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#112 : Le Retour du Roi

L'annonce du retour du Roi Richard en Angleterre bouleverse les perspectives de toute la bande : si certains se réjouissent d'un retour au bon ordre des choses, Will et Allan s'inquiètent de devoir retourner à leur ancienne vie. Pour Robin et Marian, cela signifie son mariage imminent avec Gisborne. Le hors-la-loi tente déséspérément de trouver des preuves des crimes commis par Guy, pendant que Marian accomplit une dernière mission en tant que Veilleur de Nuit. Mais bientôt, le Shérif et ses hommes encerclent Robin et ses compagnons, il semble que Robin et Marian vont être séparés à jamais ...

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Titre VO
The Return Of The King

Titre VF
Le Retour du Roi

Première diffusion
23.12.2006

Première diffusion en France
11.01.2008

Robin est jaloux (VO)
Robin est jaloux (VO)

  

Marian se venge de Gisborne (VO)
Marian se venge de Gisborne (VO)

  

Plus de détails

Réalisateur : Matthew Evans
Scénariste : Dominic Minghella

Cast secondaire
Michael Maloney ... Pitts
John Carlisle ... Ian Thornton

Dans ses appartements le Shérif ne résiste pas, une fois encore, à faire enrager son adjoint. Il lui demande quand il compte épouser Marian et lorsque celui-ci lui répond « au retour du roi », Vaisey lui annonce qu'il détient une nouvelle qui pourrait l'intéresser. Le Shérif se retourne ensuite vers ses oiseaux sans rien ajouter, et Gisborne blêmit en se demandant anxieusement de quoi il peut s'agir.

Dans la forêt, les hors-la-loi emménagent dans une grotte. Ils ont décidé de s'y abriter pendant la mauvaise saison. Grincheux, Much traîne les pieds, il n'a aucune envie de s'installer dans cette caverne où nichent des chauves-souris. Will rejoint bientôt ses compagnons, il entre dans leur nouvel abri et peine à reprendre son souffle. Tous les regards se tournent vers lui et le jeune homme finit par déclarer sur un ton grave que le roi revient en Angleterre. C'est la stupéfaction parmi les hors-la-loi. Much laisse bientôt éclater sa joie.

Très optimiste, il énonce toutes les conséquences positives de ce retour : ils vont pouvoir se débarrasser de Gisborne, Robin va pouvoir rentrer chez lui... Mais son excitation irrite ses amis qui tentent désespérément d'analyser la nouvelle rapportée par Will. Ce dernier garde d'ailleurs très bizarrement le silence si bien que Robin s'approche de lui et l'interroge. La mort dans l'âme, Will annonce à son ami que Gisborne a officiellement annoncé qu'il épouserait Marian dès samedi. Le visage de Robin se ferme et le silence s'abat dans la grotte.

Si Robin est déprimé, Gisborne exulte. C'est avec un grand sourire aux lèvres qu'il arrive à Knighton et se précipite pour soulever sa fiancée dans ses bras. Marian esquive son étreinte par une pirouette mais si Guy est surpris sur le moment, il oublie bien vite son étonnante cabriole pour l'inviter, tout en la dévorant des yeux, à le suivre jusqu'au Manoir de Locksley où une surprise l'attend.

Arrivés sur place, Gisborne et Marian sont accueillis par Thornton, le majordome de Robin. Marian le salue en lui adressant un sourire amical avant que le vieil homme ne se retire. Guy conduit la jeune femme jusqu'à une tenture derrière laquelle est accumulée toute sa fortune. Perplexe, elle contemple les coffres remplis de pièces et d'argenterie puis l'interroge sur les raisons qui le pousse à lui dévoiler ses biens. Fièrement, Gisborne lui répond qu'il est un homme aisé, prêt à partager ses richesses avec elle et qu'il sera heureux de poursuivre sa lignée avec elle pour épouse. Marian se fige en comprenant que le Roi Richard est de retour.

Guy raccompagne sa future épouse jusqu'à sa monture. Son visage affiche une félicité sans égale alors que celui de Marian est bien sombre. La jeune femme repère Robin dissimulé au milieu des draps étendus par les lavandières. Leurs regards se croisent, celui de Robin est clairement désapprobateur mais ils n'ont pas l'opportunité de discuter et Marian s'éloigne à cheval. Le hors-la-loi rejoint Thornton, Much sur ses talons.

Embarrassé, le majordome déclare à son ancien Maître qu'il est navré des événements qui se préparent. De mauvaise humeur et impatient, Robin presse le vieil homme de questions et finit par découvrir que Gisborne a prétendument été souffrant alors que lui-même se trouvait en Terre Sainte. Thornton ajoute que personne n'était autorisé à le voir. Le jeune archer comprend la mise en scène utilisée par Guy pour quitter l'Angleterre incognito et rejoindre le roi afin de l'assassiner. Il apprend le nom de médecin qui, soi-disant aurait soigné Gisborne. D'humeur massacrante, Robin repart du manoir. Il est bien décidé à trouver ce dénommé Pitts en se jurant bien d'empêcher le mariage de Marian.

Avant de poursuivre son enquête, Robin se rend à Knighton pour s'entretenir avec Marian. Il la découvre derrière le manoir, occupée manier son épée. Malheureux, il espère l'entendre dire qu'elle renonce à épouser Gisborne mais elle n'en fait rien. La jeune femme a l'intention de tenir sa parole, même si cette promesse de mariage a été faite sous la contrainte. Le ton monte entre les deux jeunes gens : Marian tente de persuader Robin que Guy a des qualités – elle tente aussi intérieurement de s'en persuader – et le jeune archer lui rétorque qu'elle ne peut pas se marier avec un homme qu'elle n'aime pas. Les éclats de voix alertent Sir Edward qui sort de sa demeure et somme Robin de partir. Avant de s'exécuter, le jeune homme se place face à Marian et s'engage à faire toute la lumière sur cette affaire.

Restés seuls, Marian et son père s'entretiennent dans le manoir. Sir Edward veut s'assurer que sa fille va bien avant de se rendre chez son ami Merton. Elle élude sa question et lui demande quels sont ses projets. L'ancien Shérif lui apprend qu'il compte, avec quelques amis, assurer la protection du roi. De son côté, Marian a elle aussi des projets. Elle avoue à son père vouloir faire une ultime escapade nocturne en tant que Veilleur de Nuit pour mieux accepter son futur mariage. Sir Edward est inquiet mais il sait qu'il ne pourra pas l'en dissuader. Avant de se séparer, père et fille s'étreignent tendrement et le vieil homme répète à sa fille qu'elle est tout pour lui...

Les hors-la-loi sont arrivés dans la rue où vit le médecin qui a soigné Gisborne. Petit Jean, Djaq et Robin entrent dans la maison pendant que Will, Much et Allan montent la garde à l'extérieur. Pitts revient chez lui et se retrouve face à Robin qui l'interroge aussitôt sur la soi-disant maladie de l'adjoint du Shérif. Le médecin commence par confirmer ce qu'avait dit Thornton mais le hors-la-loi n'est pas disposé à écouter ses mensonges et devient plus menaçant, appuyé par l'imposante carrure de Petit Jean sorti de la pénombre.
Impatient et irritable, Robin lance son poignard en direction de Pitts. L'arme vient se planter à quelques centimètres à peine de la tête du médecin qui, effrayé, confesse la mise en scène établie par Gisborne. Il a effectivement mis en place une quarantaine pour dissimuler son voyage en Terre Sainte. Robin prévient Pitts qu'il va devoir répéter ses aveux devant le roi à son arrivée puis il sort de la maison. Alors que les hors-la-loi s'éloignent, Pitts esquisse un petit sourire.

À la nuit tombée, Robin se hâte de se rendre à Knighton afin de rapporter à Marian ce qu'il a appris. Quand il arrive sur place, il trouve la maisonnée vide. Préoccupée par son absence, il comprend soudain où elle se trouve et ce qu'elle compte faire. Inquiet, il informe ses compagnons qu'il soupçonne la jeune femme d'être en train de voler l'argent de Gisborne et tous se précipitent à Locksley.

Le hors-la-loi a vu juste. Vêtue en Veilleur de Nuit, Marian a assommé deux gardes avant de s'introduire dans le manoir de Locksley. Elle monte sans bruit à l'étage et commence à remplir un sac avec les richesses que son fiancé lui a montrées. Malheureusement, un des soldats reprend conscience et donne l'alerte. La jeune femme n'a pas d'autre choix que celui de s'enfermer dans la chambre alors que Gisborne se rue dans l'escalier.

Un coup d'œil jeté par la fenêtre lui apprend qu'elle ne pourra pas s'enfuir par là : des soldats sont d'ores et déjà postés dans la cour. Marian est prise au piège. Hors de lui, Guy tente de défoncer la porte de la chambre à coups de hache mais il est bientôt interrompu par les hors-la-loi qui font irruption dans la demeure. La jeune femme reconnaît la voix de Robin et ouvre doucement la porte avant de s'engager lentement dans l'escalier, son précieux butin sur l'épaule.

Guy ne peut pas s'empêcher de provoquer son rival en lui lançant qu'il pensera à lui quand il portera Marian sur leur lit nuptial. Furieuse, la jeune femme – toujours masquée et revêtue de son costume de Veilleur de Nuit – assène deux violents coups de poings à son fiancé quand elle passe devant lui. Il riposte en la frappant au niveau du ventre. Marian étouffe un cri de douleur et laisse tomber son sac. Hors de lui, Robin envoie son pied dans la figure de Guy ordonne à ses hommes de s'emparer du butin puis sort en soutenant la jeune femme. Alors que les hors-la-loi disparaissent dans la nuit par petits groupes, Gisborne affiche un sourire triomphant en contemplant sa dague, pleine de sang.

Marian peine à suivre Robin à travers bois. Il se retourne pour l'attendre et la réprimande gentiment pour son escapade. Elle lui rétorque qu'elle a voulu profiter de ses derniers jours en tant que Veilleur de Nuit et il lui annonce, radieux, qu'elle n'est plus obligée d'épouser Gisborne. La jeune femme écoute ses explications et n'ose pas croire qu'il a enfin trouvé une preuve susceptible de la délier de sa promesse. Il faut qu'il le lui confirme pour qu'elle commence à être soulagée. Émue, Marian ne sait comment remercier le jeune homme mais lui semble avoir sa petite idée en lui effleurant tendrement la joue.

Tout guilleret, il se remet en route quand un cri de douleur poussé par la demoiselle de Knighton l'arrête dans sa course. Il se retourne et la découvre affaissée sur le sol, tordue de douleur. Robin se précipite vers elle.

Petit Jean, Djaq et Much sont de retour dans la grotte. La nuit est tombée et ils commencent à se demander où sont passés les retardataires. Un hurlement de Robin à l'entrée de la caverne les fait sursauter. Épuisé, le hors-la-loi a porté Marian dans ses bras jusqu'à leur refuge. Ils sont trempés et la jeune femme grelotte. Robin apprend à ses compagnons que Gisborne a poignardé Marian lors de leur fuite. Après avoir installé la blessée sur un rocher plat, Djaq commence à l'examiner. Quand elle appuie de part et d'autre de la plaie, sa patiente pousse un cri de douleur. La jeune Sarrasine décide de recoudre la blessure après l'avoir nettoyée. Marian s'empare de la main de Robin et la serre très fort pendant que Djaq la recoud à vif.

Pendant ce temps, Will et Allan sont assis dans un chemin creux sous des trombes d'eau. Ils contemplent le butin dérobé à Gisborne. Ruisselant, le jeune Scarlett a des remords de ne pas être retourné à la grotte et explique que les autres hors-la-loi doivent les attendre et s'inquiéter. Mais Allan a une toute autre vision de choses : ils ont enfin devant eux le fruit de leurs efforts.

Djaq s'excuse auprès de Marian pour avoir intérieurement douté de son courage, elle pense au contraire qu'elle a eu beaucoup de cran pour surmonter la douleur. Les deux femmes échangent un sourire puis Djaq s'éloigne. Restés seuls, Marian demande à Robin quelle sera la suite des événements. Quand elle comprend que Gisborne risque la pendaison pour sa trahison, elle détourne la tête, contrariée. Le hors-la-loi proteste devant tant de compassion pour un homme qui voulait l'épouser sous la contrainte, l'a poignardée et a tenté de tuer le roi ! Jaloux, il reproche à la jeune femme d'éprouver des sentiments pour son rival. Marian refuse d'entrer dans son jeu mais quand il lui reproche d'avoir pris trop de risques en continuant à agir en tant que Veilleur de Nuit, elle se fâche. Le ton monte entre les deux jeunes gens et Robin se rend compte qu'il est allé trop loin. Il est trop tard, Marian est en colère contre lui et l'accuse de ne pas la soutenir. Le jeune homme la laisse seule, pour ne pas envenimer leur dispute.

Le lendemain matin, Much s'affaire à préparer le petit déjeuner. En discutant avec lui, Djaq découvre que Marian n'est toujours pas réveillée. Elle se hâte d'aller la voir et découvre qu'elle est inanimée. Robin, qui s'était endormi à ses pieds, blêmit en lisant l'inquiétude sur le visage de la jeune Sarrasine. Celle-ci lui explique qu'elle va devoir rouvrir la plaie puis elle gifle sa patiente pour la faire réagir. Marian reprend conscience et murmure faiblement qu'elle se sent mal. Djaq ordonne à Robin d'empêcher la jeune femme de se rendormir avant de courir chercher ses instruments. Angoissé, le jeune homme s'empare de la main de la blessée.

Arrivée dehors, Djaq annonce à Much la terrible nouvelle : elle pense que Marian est en train de mourir. Sous le choc de son annonce, il panique mais la jeune Sarrasine ne perd pas son sang froid et lui donne des instructions. Elle veut tout tenter pour sauver sa patiente.

Dans la grotte, Marian est réveillée et discute posément avec Robin. Much arrive en trombe avec une potion et annonce que Djaq ne va pas tarder avec les instruments. Son extrême nervosité n'échappe pas à la jeune blessée qui comprend qu'on lui cache quelque chose.

Elle interroge Robin qui reconnaît que la situation ne se présente pas très bien. Djaq arrive et informe Marian qu'elle va devoir procéder à une nouvelle opération. Sa patiente réclame la vérité sur son état si bien que la jeune Sarrasine est contrainte de lui avouer qu'elle n'est pas sûre de pouvoir la sauver. Elle repart préparer ses instruments et laisse les deux jeunes gens seuls.

Marian semble résignée à son sort mais elle estime qu'il est temps de parler à cœur ouvert avec Robin avant qu'il ne soit trop tard. Fou d'angoisse, le jeune homme refuse de l'entendre dire qu'elle va mourir. Marian lui avoue que, même si elle n'a pas cessé de le rabrouer ces derniers mois, elle admire le chemin qu'il a emprunté et elle le voit comme un héros. Ces paroles résonnent dans la grotte comme celle d'une mourante et Robin ne peut pas le supporter. Il s'élance vers elle et s'agenouille à son chevet en prenant ses mains dans les siennes. Submergé par l'émotion, il lui fait part de ses regrets pour être parti en Terre Sainte, loin d'elle... il cherchait la gloire en partant en Croisades... une erreur qu'il se reproche amèrement aujourd'hui... jamais il n'aurait dû partir.

Marian est profondément touché par ses aveux. Les yeux humides rivés l'un sur sur l'autre, les deux jeunes gens sont sur le point de s'avouer leur amour quand Djaq les interrompt, pressée d'intervenir sur sa patience. Les choses s'accélèrent, la jeune Sarrasine incise à nouveau la blessure pendant que Robin maintient la blessée, Marian hurle de douleur puis perd connaissance. Djaq fait de son mieux mais elle se sent dépassée, elle n'arrive pas à arrêter l'hémorragie. Livide, le hors-la-loi comprend la gravité et l'urgence de la situation. Il ordonne à Much de prendre sa place en comprimant la plaie puis il se rue hors de la grotte pour aller quérir un médecin.

Dans la forêt de Sherwood, Will et Allan sont arrivés à la croisée des chemins. Devant eux se trouve la route du Nord, un nouveau départ, une nouvelle vie... Allan est excité à cette idée mais Will hésite encore. Un dernier regard en arrière et il emboîte le pas à son ami.

Robin s'est rendu directement chez Pitts à Nottingham. Il frappe sans relâche à la porte jusqu'à ce que le médecin vienne lui ouvrir. Le hors-la-loi lui explique qu'une de ses amies a été poignardée et a besoin de soins sans délai.

Pitts acquiesce mais il met du temps à se préparer. Il profite qu'il est seul à l'étage pour faire signe à deux soldats postés dans la rue puis renverse son sac contenant des pansements en redescendant l'escalier. Impatient et anxieux, Robin l'aide à rassembler ses affaires puis les deux hommes prennent la route de la forêt au grand galop. Trop préoccupé par le sort de Marian, le jeune homme ne s'aperçoit pas que le médecin jette régulièrement des bandages derrière lui, marquant ainsi le chemin jusqu'au repère des hors-la-loi.

Pendant l'absence de Robin, Djaq et Much s'occupent au mieux de Marian mais ils sont soumis à rude épreuve : le cœur de la blessée s'est en effet arrêté et la jeune Sarrasine a eu toutes les peines du monde à le faire repartir.

C'est pourquoi elle accueille avec soulagement la venue de Pitts quand il apparaît avec Robin. Djaq déchante vite, car le médecin semble très peu préoccupé par le sort de sa patiente et se contente de lui donner des réponses évasives. Il lui donne cependant une potion à déposer sur les lèvres de Marian, un produit spécialement conseillé en cas de chirurgie déclare-t-il.

Robin remarque que le sac du médecin est presque vide alors que lui-même l'a aidé à y ranger des bandages. Redoutant ce qu'il va trouvé, il s'excuse et sort de la grotte puis il commence à refaire le chemin inverse de celui qu'il a emprunté avec Pitts. Il découvre avec consternation que le médecin l'a trompé et a marqué leur route. Bientôt des hennissements et des aboiements lui apportent la confirmation que leur abri est sur le point d'être découvert.

Le hors-la-loi revient en courant à la grotte et donne l'alerte, ordonnant à Much et Petit Jean de prendre leurs armes. Il leur annonce qu'ils ne vont pas tarder à être encerclés. Much s'affole et conseille de s'enfuir mais Robin lui dit que c'est impossible, ils ne peuvent pas abandonner Marian.

Pitts s'approche des trois hommes, le sourire aux lèvres. Satisfait, il confirme avoir mis au point longtemps à l'avance un plan avec Gisborne au cas où son implication serait découverte. Il se dirige ensuite vers la sortie puis se retourne et annonce d'un ton léger à Robin que... Marian est morte !

Les trois hommes se figent mais Petit Jean a le réflexe d'empêcher le médecin de sortir tandis que Robin, blême, se dirige vers le fond de la caverne. Il croise Djaq, le visage inondé de larmes, qui lui confirme la terrible nouvelle. La jeune Sarrasine se retire alors que le jeune homme s'agenouille auprès du corps de Marian. Fou de douleur, il prend son visage entre ses mains et commence à sangloter tout en lui disant qu'il l'aime. Brisé par la mort de sa bien-aimée, Robin s'effondre en larmes.

Une voix guillerette et provocatrice s'élève à l'extérieur : le Shérif est là, avec ses hommes. Robin cesse de pleurer et relève la tête. C'est une lueur de haine qui brille dans ses yeux désormais.

A suivre... 

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM:
Gisborne entre dans les appartements du Shérif alors que celui-ci vient de sortir un de ses oiseaux d'une des cages.
Le Shérif: Ah Gisborne! Prenez un oiseau... Tenez. Allez, votre main!... (Gisborne prend le volatile que lui tend le Shérif) Bien... Donnez-lui un peu d'amour! Pauvre créature. C'est poétique pourtant, n'est-ce pas? L'oiseau en cage... un être qui devrait voler librement qui se retrouve entièrement à ma merci... (il ricane) C'est bon, j'aime ça. Tiens au fait, en parlant de jolies choses mises en cage, quand épousez-vous Marian?
Gisborne (froidement): En temps et en heure.
Le Shérif: Oh, ne soyez pas timide voyons! Ce n'est pas ce qui a été convenu dites-moi?
Gisborne: Non, nous nous marierons lorsque le Roi reviendra.
Le Shérif: Ah, au retour du Roi! Eh bien, j'ai peut-être une nouvelle pour vous.
Gisborne (intéressé): Quelle nouvelle?
Sans répondre à la question, le Shérif reporte toute son attention sur ses oiseaux.
Le Shérif: Savez-vous que je ne les nourris pas pendant des fois trois jours! C'est cruel peut-être, mais après je trouve qu'ils chantent mieux.
Gisborne (anxieux): Quelle nouvelle?
Stressé dans l'attente de la réponse, Gisborne laisse échapper l'oiseau de ses mains. Le volatile en profite pour retrouver sa liberté.
Le Shérif (réprobateur): Oh Gisborne...

FORÊT DE SERWOOD:
Les hors-la-loi déménagent.
Much: Je déteste la grotte!
Allan: Oui mais il va encore pleuvoir et on y sera au sec.
Much: Il y fait tout noir, et puis c'est... c'est horrible.
Robin: Nous avons voté Much!
Allan: Et tu as perdu, cinq contre un!
Much: Ouais, et bien on aurait dû me donner deux voix! Parce que c'est vrai que je n'aime pas cette grotte! En fait, on aurait même dû m'en donner trois! Parce que je l'aime vraiment pas du tout cette grotte!
Les hors-la-loi entrent dans la grotte en s'éclairant avec des torches. Des cris aigus retentissent et font sursauter Much.
Much: Des chauves-souris! Je déteste les chauves-souris... Les chauves-souris ce sont des rats, des rats avec des ailes.
Djaq: Non, elles sont intelligentes, elles émettent des sons qu'on ne peut pas entendre.
Allan: Je ne vois pas où est l'intérêt! Des sons que personne n'entend!
Much: À part s'il s'agit d'un son que personne n'entend...
Allan (l'interrompant): Ah, tais-toi Much!
Much (reprenant):… en dehors d'un seul individu au monde! Or, cet individu c'est moi. Je sens des choses là où les autres ne sentent rien, comme les chauves-souris! Ah, je retire ce que j'ai dit, j'aime les chauves-souris, c'est mes amies les chauves-souris, elles me comprennent les chauves-souris.
Will arrive en courant, tout essoufflé dans la grotte.
Petit Jean (grognon): Pourquoi tu as mis si longtemps?
Will ne répond pas et se contente de lancer un sac de provisions à Much.
Much (satisfait): Ah, bien joué! Du pain, parfait, hum!
Allan (volant du pain à Much): Allez, donne-moi ça!
Much (s'énervant): Voilà, c'est bon!
Robin dévisage Will, intrigué et inquiet par son étrange silence depuis qu'il est revenu.
Robin: Will! Qu'est-ce qu'il se passe?
Tous les visages se tournent vers lui.
Will (grave): Le Roi revient.

*** Générique ***

FORÊT DE SERWOOD:
Dans la grotte, les hors-la-loi sont stupéfaits par l'annonce de Will. Chacun réagit à sa manière.
Much (incrédule): Richard? Il revient en Angleterre?
Petit Jean (dubitatif): Ouais c'est ça, bien sûr...
Will (se défendant): C'est pas un bruit qui court! Thornton me l'a dit, il a entendu Gisborne en parler.
Much: En Angleterre!
Will : À Nottingham. Il aurait débarqué à Hull et s'arrêterait ici avant de se rendre à Londres.
Much: Le Roi? À Nottingham?
Will (en soupirant): Oui...
Much (enthousiaste): Oh, c'est bien ça! Non? ...(se retournant vers Will) Le Roi?
Will (calmement): Oui, le Roi.
Allan est songeur tout d'un coup.
Much (réjoui): Ah ça, c'est une bonne journée! Après tout, on a du pain et le Roi arrive!
Allan (irrité): Tu peux pas te taire un peu!
Much: Non! Enfin, c'est ce qu'on attendait tous! On va être débarrassé du Shérif et de Gisborne! Et Robin pourra rentrer chez lui, moi chez moi et Petit Jean...
Allan (l'interrompant, énervé): Petit Jean est un hors-la-loi! On l'est tous ici!
Much: Mais Robin retrouvera ses droits! Il vous pardonnera!
Allan: Hein!
Robin n'a pas encore pris part à la conversation, se contentant d'observer assis adossé à la paroi de la grotte. Le silence de Will l'inquiète visiblement. Il se lève et se dirige vers lui tandis que Much continue de s'exciter.
Robin (perplexe): Will?
Much (tout joyeux): Ah c'est merveilleux non! On devrait faire un festin! Ah, c'est formidable!
Allan
(en colère): Je t'ai dit de la fermer!
Ignorant les autres, Robin continue de s'avancer vers Will dont l'attitude lui paraît anormale.
Robin
: Will?
Much (vexé): Bon ça va! Excusez-moi de me réjouir que nos prières aient été entendues!
Robin (doucement, à Will): Allez, dis-moi... (Will se tait toujours)Vas-y parle...
Will
(hésitant): Gisborne dit que... Maintenant que le Roi est revenu, Gisborne dit que...
Will n'arrive pas à terminer sa phrase mais Robin a compris.
Robin
: Gisborne dit qu'il va épouser Marian...
Will acquiesce tristement.
Much (surpris): Ah!
Le silence s'installe parmi les hors-la-loi.
Robin (déterminé): Jamais elle n'acceptera.
Will: Gisborne dit qu'ils vont se marier samedi.
Robin semble alors consterné, le délai est bien court...

MANOIR DE KNIGHTON:
Gisborne arrive chez Marian et son père, il semble d'excellente humeur en les saluant.
Gisborne: Marian... Messire Edward.
Marian se tourne vers lui tandis que Sir Edward continue de jardiner.
Gisborne (radieux): J'ai une bonne nouvelle!... (puis, se ravisant) Non...
Il attrape soudain fougueusement Marian et tente de l'installer en travers de ses épaules pour l'emmener.
Marian: Non!
Sir Edward (outré): Qu'est-ce qui vous prend!
Marian (surprise et heurtée): Qu'est-ce que vous faites?
Tout en protestant, Marian réagit vivement en échappant aux bras de Gisborne par une très adroite pirouette suivie d'une roue dignes des prouesses du Veilleur de Nuit. Gisborne la regarde se rétablir sur ses deux pieds, interloqué. Marian tente alors d'adopter une posture naturelle.
Sir Edward (furieux): Messire Guy!
Gisborne (intrigué et embarrassé): Veuillez m'excuser, je voulais juste vous faire une surprise... Voulez-vous me suivre à Locksley?
Marian: Pourquoi?
Gisborne: Il faut que vous voyiez certaines choses.

MANOIR DE LOCKSLEY:
Gisborne précède Marian en entrant rapidement dans la demeure.
Thornton (surpris): Lady Marian!
Marian (aimable): Thornton.
Le majordome se retire discrètement.
Gisborne: Suivez-moi, je veux vous montrer quelque chose.
Il la conduit jusqu'à sa chambre où il écarte une tenture. Derrière, se trouve un coffre rempli de pièces qu'il lui montre.
Gisborne: Regardez! Mes richesses...
Marian (intriguée): Pourquoi?... Je ne vois pas très bien ce que ça veut dire.
Gisborne (froissé): Mais ça veut tout dire! Ça veut dire que je suis un homme aisé, que cette richesse je peux vous l'offrir, que je suis un homme de pouvoir! Le Shérif et moi sommes au mieux avec le... le Prince Jean. Cela veut dire que je suis un homme de lignage. L'héritage des Gisborne est imposant, je serai heureux de poursuivre cette lignée... avec vous... pour épouse.
Marian (perplexe): Quelque chose a changé... (Gisborne lui sourit et elle comprend subitement)... Le Roi Richard est de retour.

Robin et Much se tiennent devant le manoir de Locksley, dissimulés entre les grands draps qui sèchent au soleil. Gisborne raccompagne Marian à l'extérieur de la demeure. Il est aussi souriant qu'elle parait sombre. Alors qu'elle s'apprête à partir à cheval, elle croise le regard désapprobateur de Robin, appuyé contre un poteau de bois. Il la suit des yeux tandis qu'elle s'éloigne puis il se dirige vers Thornton.
Thornton (à de jeunes serviteurs): Mary! Thomas! Allons, un peu de nerf! Au travail!
Le majordome remarque alors la présence de Robin et le suit pour discuter à l'abri des regards indiscrets. Much, posté un peu plus loin, monte la garde.
Thornton (embarrassé): Robin... je ne sais pas quoi dire... je suis navré...
Robin (contrarié): Dis-moi juste ce que tu sais.
Thornton: Euh... Le Roi arrive samedi... Le mariage sera célébré samedi ici-même à Locksley. Là-bas, ils vont décorer l'église.
Robin: J'aurais besoin que tu fouilles dans ta mémoire. En mon absence, Gisborne a été absent, du moins c'est ce qu'il a dit. En fait, il s'est rendu en Terre Sainte et a tenté d'assassiner le Roi!
Thornton (sidéré): Ma foi Robin, je serais heureux de dire que vous avez raison mais il était ici et il était réellement souffrant!
Robin (haussant le ton): Mais personne n'avait le droit de le voir!
Much: Chut!
Thornton: La fièvre, la contagion...
Robin (l'interrompant, affligé): La contagion!
Thornton: Le médecin venait tous les jours. Je préparais le repas pour le Maître tous les jours, enfin le médecin le lui apportait.
Robin (fermement): Non.
Much: C'était qui ce médecin?
Thornton (cherchant dans sa mémoire): Euh... Pitts, voilà comment il s'appelle.
Robin: Et ce Pitts, où est-ce qu'il habite?
Thornton: À Nottingham maintenant, Battly Street... Mais enfin, il est...
Robin ne l'écoute plus, il s'éloigne rapidement.
Thornton: Robin!
Robin (fermement): Ce mariage ne se fera pas.
Il ramasse son arc et son carquois qu'il avait posés par terre un peu plus loin et s'en va à grands pas, Much sur ses talons.

MANOIR DE KNIGHTON:
À l'aube, Marian s'entraîne seule à manier son épée derrière sa demeure. Robin arrive pour lui parler.
Robin: Je préférerais que tu évites d'aller dans ma maison, avant qu'elle ne soit de nouveau à moi.
Marian: Guy voulait me montrer les richesses que j'aurais en tant que Lady Gisborne.
Robin: Et alors? Il t'a montré quelques breloques et tu as accepté de te prêter à ce mariage?
Marian: Je n'avais pas pas le choix, tu le sais. J'avais promis de l'épouser quand le Roi reviendrait...
Robin (l'interrompant): Sous la contrainte.
Marian: Oui sous la contrainte, pour sauver ma vie et celle de mon père.
Robin: Une promesse faite sous la contrainte, ce n'est pas une promesse.
Marian (vivement): Et alors? Tu crois que je n'ai qu'à revenir dessus et qu'il va m'en libérer avec le sourire? Si Guy savait que je l'ai trahi, s'il apprenait que c'est moi le Veilleur de Nuit, il déchaînerait sa fureur et pas seulement sur moi, mais sur mon père aussi!
Robin (s'énervant): Pourquoi est-ce que tu fais toujours ça?
Marian: Toujours quoi?
Robin: Te servir de ton père comme prétexte pour ne rien faire!
Marian: Parce que mon père a besoin de moi.
Robin (en colère): Et que toi tu as besoin de lui! Parce que, s'il n'était pas là, tu serais obligée de faire un choix!
Marian (piquée au vif): Très bien! Dans ce cas je le fais ce choix! Je choisis de me marier avec Gisborne. C'est ça que tu voulais que je te dise?
Robin (fermement): Je vais régler cette affaire.
Marian: Et comment?
Robin: Je vais démasquer le menteur et le traître qu'il est, et tu n'auras plus à l'épouser!
Marian (suppliante): Robin je t'en prie! Ne me rend pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont!
Robin (furieux et jaloux): Mais enfin, tu ne l'aimes pas!
Marian: Il a certaines qualités.
Robin (hors de lui): Ah oui! Tu peux me dire lesquelles?
Marian: Et bien je pense que ses sentiments pour moi sont sincères, il a des biens et la sécurité...
Robin (l'interrompant en criant): Et alors, "il a des biens"! Tu n'es pas sensée être le Veilleur de Nuit? Tu devrais voler ses biens à Gisborne pour les donner aux pauvres! Pas les acquérir pour toi-même!
Marian (s'énervant à son tour): Ah non! Ne me dicte pas ce que j'ai à faire, s'il te plaît!
Attiré par les éclats de voix, Sir Edward apparaît à la porte du manoir.
Sir Edward (avec autorité): Robin!
Mais Robin ne tient aucun compte du rappel à l'ordre de l'ancien shérif.
Robin (à Marian): Regarde-moi... Regarde-moi!... (Marian obtempère) Je vais régler cette histoire.
Sir Edward (en colère): Robin! Ne voyez-vous pas que vous importunez Marian?
Marian profite de l'intervention de son père pour écourter la discussion et rentrer dans le manoir. Sir Edward fait alors signe à Robin de s'en aller. Le hors-la-loi soupire et s'en va. Sir Edward rejoint alors Marian à l'intérieur de la demeure.
Sir Edward: Je dois me rendre chez Merton, ça va aller?
Marian: Vous avez des projets?
Sir Edward: C'est le Shérif qui a des projets. Je pense qu'il compte assassiner le Roi à Nottingham. Il ne peut pas risquer de perdre le Comté. Je dois intervenir! Merton est fidèle au Roi et il m'est fidèle, il va m'aider.
Marian (tristement): Et mon mariage? Je vais être obligée de m'y plier... Un homme se doit de... protéger son Roi et de se battre pour défendre son Roi...
Sir Edward: Si je pouvais vous protéger toi et mon Roi, je le ferais!
Marian (en soupirant): Je le sais, oui... (elle esquisse un timide sourire) Et de mon côté, j'ai quelque chose de prévu.
Sir Edward (inquiet): C'est à dire?... Le Veilleur de Nuit?
Marian: Une ultime folie! Un petit geste pour me permettre de me sentir un peu mieux dans ce mariage.
Il s'approche et la prend par les épaules.
Sir Edward (ému): Tu es tout ce que j'ai. Tu sais cela?
Marian: J'épouse un homme que je n'aime pas, il y a des choses bien pires dans la vie, non?... (puis, gagnée par l'émotion) Et je suis tellement heureuse, et tellement fière aussi, de vous avoir comme père. Mon merveilleux, mon honorable père!
Sir Edward effleure la joue de sa fille puis sort. Marian enlève de son doigt la bague de fiançailles que lui a offerte Gisborne et la dissimule sous une bougie. Elle va ensuite dans sa chambre et contemple pensivement son costume de Veilleur de Nuit.

NOTTINGHAM:
Djaq et Petit Jean parcourent une rue de Nottingham.
Petit Jean: Battly Street, oui. La maison du médecin...
Much les rejoint.
Much: Maître! La voie est libre!
Robin, sa capuche rabattue sur son visage, rejoint à son tour ses compagnons.
Djaq: Le médecin arrive!
Robin: Voyons ce que Pitts va nous dire sur la maladie de Gisborne.
Un peu plus loin, Much discute avec Will et Allan.
Much: J'étais en train de me dire... on a passé nos vies à roder, à nous tapir dans l'ombre, on s'y est habitué!
Will: C'est vrai...
Much (en souriant): Ça va nous faire tout drôle après!
Will: C'est dur à imaginer.
Much (réjoui): Et bientôt ça va se réaliser! Quand Gisborne sera démasqué, Robin retrouvera ses droits et à ce moment-là j'aurai mon domaine, mon Bonchurch!
Djaq fait alors signe à Robin d'entrer dans la maison du médecin.
Djaq: Robin!
Will: Allan, qu'est-ce que tu feras toi?
Allan: Moi? Ben euh, je vivrai dans ma maison! Oui, tu vois avec serviteurs, tout ça! Et toi, tu feras quoi?
Will: Menuisier je pense, le bois...
Much: Voilà Pitts!
Le médecin arrive, les bras chargés de deux paniers remplis de provisions. Allan frappe à la fenêtre de la maison de Pitts pour prévenir Robin et Djaq, postés à l'intérieur, de son arrivée imminente. Puis, les hors-la-loi se dispersent dans la rue. Pitts entre chez lui, pose ses achats et se verse un verre d'eau. Il remarque soudain la présence de Robin et de Djaq.
Pitts: Je n'ai aucun objet de valeur!
Robin: C'était quoi l'histoire?
Pitts (incrédule): Quelle histoire?
Robin: Tu es bien le médecin qui a soigné Guy de Gisborne à Locksley il y a un an?
Pitts: Vous êtes Robin?
Robin: C'était quoi l'histoire?
Pitts: Il n'y a pas d'histoire!
Robin: Je vois... alors dis-moi, de quoi souffrait-il exactement?
Pitts: Difficile à dire, la fièvre, la contagion, les humeurs malignes...
Robin: Ne mens pas. Moi aussi j'ai des humeurs malignes!
Pitts: Il était très malade! Il a de la chance d'être encore en vie!
Robin (froidement): J'ai pas le temps pour tes balivernes. Maintenant, tu vas me dire la vérité.
Pitts: Vous défendez la paix à ce que j'ai entendu dire, vous ne me ferez pas de mal.
Petit Jean surgit dans le dos de Pitts qui semble alors beaucoup moins rassuré. Il prend carrément peur quand Robin lance son poignard qui vient se ficher dans une poutre juste au-dessus de la tête du médecin.
Robin: Tu crois rendre un innocent service à Gisborne mais tu te trompes. C'est une affaire de trahison. Avoue le rôle que tu y as joué et, quand le Roi sera là, je parlerai en ta faveur.
Pitts (à voix basse): Je l'ai fait mettre en quarantaine. Les serviteurs préparaient les plats pour leur Maître et c'est moi qui les lui portais. Je restais là une heure à chaque fois et je mangeais le repas. Je rapportais les plats vides.
Robin vient se planter face au médecin.
Robin: Tu n'es qu'un idiot.
Pitts: Je n'ai rien fait de mal! Messire Guy avait des choses à faire à Londres.
Robin (en colère): Il avait des choses à faire en Terre Sainte! Il a tenté d'assassiner le Roi.
Pitts (consterné): Euh... je l'ignorais. Pardonnez-moi. Qu'ai-je fait...
Much apparaît à l'une des fenêtres.
Much: Maître, voilà des soldats!
Robin récupère son poignard, toujours planté au-dessus de la tête de Pitts.
Robin: Je vais te demander de rapporter tout ça, fidèlement, en tant que témoin devant le Roi.
Pitts (pas rassuré): Moi vraiment? Vous croyez que je... (Robin le menace de son poignard) … Oui, d'accord...
Robin: Sage décision.
Alors que les hors-la-loi se retirent, Pitts esquisse un petit sourire.

MANOIR DE LOCKSLEY:
Il fait nuit noire. Marian déguisée en Veilleur de Nuit s'introduit dans le manoir de Locksley après avoir assommé deux gardes. Après s'être assurée que Gisborne se tenait dans une pièce du rez-de-chaussée avec quelques soldats, Marian monte à l'étage et se dirige droit vers le coffre que lui a montré son riche fiancé. Elle commence à remplir un sac avec les pièces quand un des gardes reprend conscience...

MANOIR DE KNIGHTON:
Robin grimpe à la fenêtre de la chambre de Marian et commence à l'appeler à voix basse.
Robin: Marian? … Marian? … (il redescend rejoindre le reste de la bande) Il y a de la lumière, mais en fait à l'intérieur c'est vide!
Allan: Ah! C'est comme pour Much!
Il s'esclaffe, très content de lui. Les autres rient à leur tour sauf Much, bien entendu, qui se vexe.
Much: Ah oui, c'est très drôle...
Robin (préoccupé): Mais où est-elle?
Will: Elle s'est peut-être sauvée pour éviter de se marier avec Gisborne?
Robin: Non, pas Marian, elle n'est pas du genre à fuir.
Much: Ben, on a qu'à revenir demain.
Allan: Oui, ça peut attendre!
Robin soupire, déçu, et se résigne à partir quand soudain il comprend...
Robin (inquiet): Vite! Je sais où elle est! Elle est en train de voler l'argent de Gisborne.
Will: Bonne idée!
Robin part en courant suivi par les autres hors-la-loi.

MANOIR DE LOCKSLEY:
Marian continue son cambriolage lorsque soudain, le garde donne l'alerte.
Le garde: Messire Guy! Le Veilleur de Nuit!
Gisborne se précipite à l'étage et Marian a juste le temps de se barricader dans la chambre. Il commence à frapper rageusement sur la porte.
Gisborne (hargneux): Ouvre la porte! Il n'y a pas d'issue... (puis en criant, aux soldats) Donnez-moi une hache! Vous deux, dehors! Surveillez les fenêtres!
Marian se hâte de prendre son butin et d'aller vers la fenêtre de la chambre mais les soldats sont déjà postés en dessous, des torches à la main. Gisborne entreprend de démolir la porte à coup de hache. Marian comprend alors qu'elle est prise au piège... Gisborne a déjà réussi à dégager une petite ouverture dans la porte par laquelle il aperçoit son cambrioleur.
Gisborne (enragé): À nous deux, le Veilleur de Nuit!
Il reprend sa hache et la plante une nouvelle fois dans la porte quand une flèche vient se ficher juste au-dessus. Il se retourne, furieux. Les hors-la-loi ont investi le manoir et menacent les soldats de leurs armes.
Much: Mains en l'air!
Robin (joyeusement): Je peux me joindre à vous?
Gisborne: Locksley... Tu as entendu la nouvelle? J'épouse Marian!
La porte de la chambre s'ouvre et le Veilleur de Nuit apparaît, son butin sur l'épaule.
Gisborne (à Robin, en ricanant): Je penserai à toi quand je la porterai sur le lit nuptial!
Le Veilleur de Nuit assène alors deux violents coups de poings et de genoux à Gisborne qui tombe à la renverse dans l'escalier. Marian se hâte de descendre mais quand elle passe près de Guy, il lui donne à son tour un coup dans le ventre. Elle étouffe un cri de douleur et laisse échapper son sac. Furieux contre Gisborne, Robin lui envoie son pied en pleine figure puis il se précipite vers la sortie en soutenant Marian.
Robin (en criant, aux hors-la-loi): Prenez l'argent!
Gisborne tente d'attraper le sac tombé par terre près de lui mais Will est plus rapide.
Will: Ça y est, je l'ai!
Allan: Allez! On y va!
Les hors-la-loi se retirent. Allan sort le dernier, à reculons, en menaçant toujours les soldats de son arc.
Allan: Messieurs, bonsoir!
Tous se retrouvent dehors en pleine nuit.
Robin: Séparons-nous par groupe de deux ou trois! Vous savez où on se retrouve!
À l'intérieur du manoir, Gisborne retourne sa main. Il tient une petite dague pleine de sang.
Gisborne (triomphant): Je t'ai eu!

FORÊT DE SHERWOOD:
Robin et Marian se sont éloignés du manoir. Le hors-la-loi ouvre la marche à bonne allure, la jeune femme peine à le suivre. Il se retourne pour lui parler.
Robin: Qu'est-ce qui te prend de faire des choses pareilles? Cette histoire de Veilleur de Nuit, ça va finir par te tuer!
Elle s'arrête et il revient un peu en arrière pour la rejoindre.
Marian: Ce sont mes derniers jours en tant que Veilleur de Nuit. Je ne pourrai plus faire ça, une fois à Locksley.
Robin (en lui souriant): Rien ne t'oblige à retourner à Locksley, je te l'ai déjà dit. Rien ne t'oblige à l'épouser!
Marian (en soupirant): Je n'ai pas le choix.
Robin (radieux): Mais si tu l'as! J'étais venu te l'annoncer! Je tiens ma preuve, ça y est: le médecin! Le médecin va parler. Je l'ai retrouvé et il a accepté de témoigner. Il n'a pas soigné Gisborne. Gisborne n'était pas malade, il était en Terre Sainte.
Marian (n'osant y croire): Et il va dire ça en public?
Robin acquiesce avec un large sourire.
Marian: C'est vrai?
Robin: Oui.
Elle lui sourit et lui adresse un regard reconnaissant.
Marian (soulagée): Merci... (puis émue) Je ne sais pas comment te remercier...
Robin (lui souriant en effleurant sa joue): Je suis sûr qu'on va trouver... (puis, il lui adresse un clin d'œil et reprend la route tout joyeux) Allez, viens!
La joie se lit sur le visage de Marian. Elle veut emboîter le pas à Robin mais tombe brusquement à genoux, pliée par la douleur.
Marian: Robin … Robin!
Dès qu'elle l'appelle, il se retourne et découvre sa souffrance. Il se précipite vers elle, fou d'inquiétude.

Il pleut à verse. Petit Jean, trempé, rejoint Djaq et Much assis autour du feu dans la grotte.
Petit Jean (contrarié): Aucune trace... de qui que ce soit!
Much (perplexe): J'y comprends rien! Où sont-ils?
Robin pénètre alors dans la grotte en portant Marian dans ses bras. Tous deux sont trempés. Robin hurle, angoissé.
Robin: Much! Jean!
Djaq, Petit Jean et Much se précipitent aussitôt vers lui. Petit Jean s'empare de Marian qui pousse alors un cri de douleur tandis que Robin reprend son souffle.
Petit Jean: Je l'ai, je la tiens! Ça va aller, ça va aller...
Robin: Gisborne l'a poignardée!
Petit Jean: Quoi!
Robin: Dans le ventre.
Petit Jean (outré): Oh!
Marian (rassurante): Ce n'est qu'une estafilade, ce n'est pas grave...
Tous s'enfoncent dans la grotte.
Djaq: Il nous faut du linge sec, elle est trempée.
Robin (encore essoufflé): Oui... (puis, en criant) De la lumière!
Ils arrivent au centre de la grotte vers un grand rocher plat sur lequel Petit Jean dépose délicatement Marian. Djaq et Robin se tiennent à ses côtés.
Much (en tendant une torche): Voilà! … Jean! … Jean!
Petit Jean s'empare de la torche.
Djaq: Il me faut de l'eau claire pour nettoyer la plaie.
Much: D'accord!
Much part en courant et revient très vite avec une gourde remplie d'eau qu'il remet à Djaq.
Much: Tiens, voilà...
Djaq: Tu as du vin?
Much (surpris): Un peu...
Djaq: Contre la douleur...
Much: Ah... oui.
Il repart en courant pendant que Djaq verse de l'eau sur la plaie de Marian. Celle-ci pousse un nouveau cri tandis que Djaq commence son examen.
Djaq: La blessure est très courte... Avec quoi il a fait ça?
Robin: Je n'en sais rien, j'ai cru à un coup de poing...
Marian (l'interrompant): Une... une dague.
Les hors-la-loi échangent un regard consterné.
Djaq (à Marian): Vous sentez quand je fais ça?
Elle appuie de chaque côté de la blessure ce qui arrache un hurlement à Marian.
Much (indigné): T'es obligée d'appuyer là?
Djaq (très calmement): Je dois regarder ce qu'il y a dedans. Donne-moi du vin.
Robin (doucement, à Marian): Tiens...
Il l'aide en soulevant doucement sa tête et en tenant la gourde tandis qu'elle boit quelques gorgées de vin.
Djaq: Vous êtes courageuse? Ça va faire mal.
Marian (en acquiesçant): Vas-y.
Djaq examine alors l'étendue de la plaie, Marian hurle et ne peut retenir quelques larmes. Petit Jean compatit visiblement et Much ne sait plus bien comment se tenir tant il est nerveux. Quant à Robin, il supporte très difficilement de voir souffrir Marian sans rien pouvoir faire.
Robin (inquiet, à voix basse à Djaq): Hé! Tu crois que ça va aller pour elle?
Djaq le rassure d'un signe de tête.
Djaq: Je dois la recoudre, donne-moi une aiguille.
Robin (à Marian): Cette aiguille est grosse et émoussée. Tu vas supporter?
Marian: Dis de cette façon, sans aucun doute!
Il sourit en constatant qu'elle se rappelle la conversation qu'ils avaient eue lorsqu'elle-même avait dû recoudre la blessure de Robin. [épisode 104: l'Enfant Trouvé]
Djaq (tendant sa main vers Robin pour avoir l'aiguille): Donne-la-moi.
Robin confie l'aiguille à Djaq qui commence à recoudre, à vif, la plaie de sa patiente. La douleur est si intense que Marian ne peut s'empêcher de crier, elle saisit la main de Robin et la serre très fort.

Assis au bord d'un chemin de la forêt de Sherwood, Will et Allan discutent sous une pluie diluvienne. Allan fouille le sac du Veilleur de Nuit et y découvre de l'argenterie.
Allan (joyeux): Oh, oh, oh! Dis donc, tu as vu ça! De la belle camelote, quel butin!
Will: Les autres doivent nous attendre.
Allan: Ouais... Tu penses aussi à ce que je pense?
Will: Non.
Allan: Si t'y penses pas, comment tu sais ce que je pense?
Will: Je ne pense pas comme toi, c'est tout.
Allan: Non mais sans rire, tu ferais peut-être mieux! …(Will le dévisage, incrédule) Tu crois que Robin aura besoin de nous quand il aura retrouvé ses terres? Hein? Tout ira bien pour eux! Much a son domaine mais nous qu'est-ce qu'on aura?
Will (désignant le sac): Ça devrait aller aux pauvres.
Allan: Les pauvres, c'est nous maintenant! … Écoute, on était des hors-la-loi, d'accord? On avait un métier! Du coup-là, on a plus rien. C'est nous les pauvres! … (désignant le butin) Tu sais ce que c'est ça?
Will (taciturne): C'est quoi?
Allan: C'est nos indemnités.

Dans la grotte, Djaq a terminé de recoudre la blessure de Marian.
Djaq (compatissante): Ça va?
Marian: Oui, merci Djaq.
Djaq: Il faut me pardonner... (Marian la regarde, étonnée) … Je ne pensais pas que vous seriez si courageuse.
Marian lui sourit puis Djaq s'éloigne.
Djaq (à Petit Jean): Aucune trace d'Allan et Will?
Petit Jean: Non...
Robin assis par terre adossé à un rocher est resté vers Marian. Il entreprend de tailler une flèche puis croise son regard.
Robin: Alors, la mauvaise nouvelle c'est que tu as reçu un coup de poignard mais la bonne, c'est que tu n'es pas obligée d'épouser le coupable.
Elle sourit à la remarque puis le questionne.
Marian: Et ça va se passer comment?
Robin: Quand le Roi arrivera à Nottingham, je me présenterai devant lui. Il me laissera parler, il a confiance en moi. Je lui exposerai toute l'affaire, le médecin confirmera mes dires et... et Gisborne sera confondu.
Marian: Il va être pendu alors?
Robin: Oui... (il remarque son air contrarié)... Marian, il s'agit d'un homme qui t'aurait contrainte à te marier avec lui! Qui a voulu assassiner le Roi! Qui t'a poignardée!
Marian: Peut-être, mais je ne pourrai jamais admettre qu'on pende quelqu'un.
Robin pousse un grand soupir qui n'échappe pas à Marian.
Marian: Quoi? Qu'est-ce qu'il y a?
Il secoue négativement la tête sans répondre.
Marian (doucement): Non, dis-moi...
Robin: Tu as des sentiments pour lui.
Marian: Voyons, c'est un être humain!
Robin (froidement): À peine! En fait, il te trouble.
Marian (en riant): Arrête!
Robin: Il me l'a dit. Il avait raison? C'est la vérité?
Marian (en soupirant): Grandis un peu.
Robin (jaloux): Non, en fait ce matin quand tu disais que tu devrais te marier avec lui, tu t'étais résignée à ton sort d'un cœur léger! Ses soi-disant qualités, ses sentiments tellement sincères!
Marian (se défendant): Mais j'essayais de me donner du courage!
Robin (élevant la voix): Mais pourquoi?… Cette histoire de Veilleur de Nuit...
Marian (l'interrompant, fâchée): Comment ça, "cette histoire de Veilleur de Nuit"? Je ne fais rien d'autre que ce que tu fais toi, mais avec un peu plus d'intelligence!
Il se lève et s'approche d'elle, masquant sa jalousie par l'expression de sa colère.
Robin (en criant): Je croyais que tu finirais par comprendre! À chacune de tes sorties, je te signale que tu t'es fait arrêter ou pire, poignarder ou fiancer! Tu ferais mieux de rester à la maison et de faire de la broderie!
Marian est stupéfaite par ce qu'elle vient d'entendre. Un lourd silence s'installe tandis Robin retourne vers son rocher. Il se rend rapidement compte que ses paroles ont dépassé sa pensée.
Robin: Je suis désolé, je ne voulais pas dire ça...
Marian (en colère): Tu te rends compte que mon père lui-même, qui est vieux et infirme, et a autrement plus à perdre que toi, et bien même lui, il me soutient plus que toi!
Robin s'en va, mettant ainsi fin à leur dispute. Marian gémit, le fait de s'agiter en se querellant avec Robin a réveillé sa douleur. Djaq la rejoint rapidement.
Djaq (avec autorité): Marian! Il faut dormir.

Le jour s'est levé. Devant la grotte, Much souffle sur les braises pour raviver le feu.
Much (à Djaq qui arrive): Tu crois que Marian va vouloir manger? Ça mange quoi les filles?
Djaq (avec le plus grand sérieux): De plats exprès pour les filles.
Much : Tu vois bien ce que je veux dire...
Djaq: Va lui demander toi, ce qu'elle veut manger!
Much: Elle est toujours endormie. Je l'ai un peu secouée tout à l'heure mais elle ne s'est pas réveillée.
Djaq (alarmée): C'est vrai? Elle dort encore?
Elle se précipite dans la grotte où elle découvre Marian endormie, la main posée sur l'épaule de Robin qui s'est assoupi assis à son chevet.
Djaq: Marian! Réveillez-vous!
Robin (surpris et pas encore bien réveillé): Tu avais dit de la laisser dormir!
Djaq (inquiète): Ça, c'est pas dormir! C'est son corps qui l'abandonne doucement.
Robin se lève aussitôt, très inquiet.
Djaq: La lame de Gisborne a causé des dégâts à l'intérieur, il faut que je rouvre. Marian! Marian!
Comme Marian ne réagit toujours pas, Djaq lui donne une bonne gifle.
Marian (faiblement): Je ne me sens pas bien...
Djaq: Il me faut des instruments propres.
Robin: Quels instruments?
Djaq: Tu vas rester ici, tu lui tiens la main, je fais vite.
Il acquiesce et Djaq s'éloigne rapidement.
Djaq: Ne la laisse pas s'endormir!
Mais Marian semble s'être déjà rendormie, Robin commence à la secouer doucement pour la réveiller.
Robin (inquiet): Marian! Marian! …(elle ne réagit pas)... Marian!!!
Elle gémit faiblement.

Dehors, Djaq rejoint Much qui prépare le petit déjeuner.
Much : Elle s'est réveillée?
Djaq: Tout juste...
Elle commence à fouiller dans ses herbes médicinales.
Much : Alors, est-ce qu'elle veut un œuf ou est-ce qu'elle veut du bacon? Elle ne peut pas avoir les deux, même elle!
Djaq: Prie plutôt ton Dieu et le mien, elle va mourir...
Much (interloqué): Comment ça, elle va mourir?
Djaq: Son visage... J'ai vu cette expression des milliers de fois...
Much jette un regard anxieux en direction de la grotte puis il reprend en bégayant.
Much : Oh!...Ah!... Mais, mais...mais...mais on fait quoi alors?
Djaq: J'ai besoin d'eau chaude. Il me faut des instruments propres, des couteaux.
Profondément perturbé par la déclaration de Djaq, Much se brûle en retirant de son chaudron l'œuf qu'il était en train d'y faire cuire.
Much : D'accord.
Elle lui tend une poignée d'herbes qu'elle a sélectionnées.
Djaq: Tiens, écrase-moi ça et fais-en une potion... tout de suite!
Much (qui a du mal à réagir) : Oui... tout de suite.

Dans la grotte, Marian est réveillée. Robin est à son chevet et lui tient la main.
Marian: Je devrais être rentrée, mon père va finir par s'inquiéter.
Robin: Chaque chose en son temps.
Marian: Je suis agaçante.
Robin (en souriant): Oui, ça c'est vrai!
Marian (lui souriant en retour): Tu devrais me répondre "non"!
Il effleure tendrement son visage.
Robin: Et toi, tu devrais être à la maison en train de faire de la broderie...
Much les rejoint.
Much: Bon! Voilà la potion! Et les instruments arrivent!
Son comportement extrêmement nerveux intrigue Marian qui le dévisage.
Much (stressé): Et euh... Djaq... Djaq arrive aussi... et euh... (Robin lui fait discrètement signe de se calmer) … Je suis sûr... Je suis sûr que tout va...
Mais son étrange attitude a alarmé Marian.
Marian (inquiète): "Je suis sûr, je suis sûr"?
Much (posément): Je suis sûr.
Marian: "Je suis sûr", ça c'est rassurant. Mais "Je suis sûr, je suis sûr", ça l'est moins!
Much: Je suis sûr... (puis, embarrassé) Simplement, euh... Djaq est... elle est très...
Marian (impatiente): Djaq est très quoi?
Much croise alors le regard réprobateur de Robin.
Much: D'accord, d'accord, je me tais!
Robin: Voilà une bonne idée!
Much (nerveux): Oui... voilà je m'en vais... oui...
Il commence à s'éloigner puis il se rend compte qu'il a oublié de donner à Marian la potion qu'il a préparée. Il fait demi-tour et tend une gourde à Robin.
Much (à Marian): Tenez, buvez ça! Tout ce qu'il y a dedans!
Il se sauve alors en courant.
Marian (en soupirant): Oh Much...
Robin: Il veut bien faire...
Marian: Qu'est-ce que Djaq a bien pu dire?
Robin ne répond pas et évite son regard.
Marian: Ça ne se présente pas très bien? … Vas-y, dis-moi, la vérité...
Robin (en hochant négativement la tête): Pas très bien, en effet... Tiens... Lève la tête...
Il approche la gourde de potion et l'aide à boire. Djaq arrive à son tour.
Djaq: Je vais vous rouvrir... (Marian ouvre de grands yeux étonnés)... Si je trouve la lésion, je la recoudrai.
Robin se relève et commence à marcher de long en large. Marian se redresse, inquiète.
Marian: Quelles sont mes chances?
Djaq: Si je ne fais pas ça, aucune. Si je le fais, très faibles.
Marian se laisse retomber sur le rocher, essayant d'assimiler la nouvelle.
Djaq: Mon père soignait les blessés sur le champ de bataille. Il disait: "Ne mens jamais à un blessé."
Marian: Ou "Ne mens jamais à un mourant" peut-être?
Djaq: Il disait ça aussi.
Djaq repart en courant, Marian se retourne alors vers Robin debout un peu plus loin.
Marian: Donc, ne mens jamais à un mourant.
Robin (doucement): Tu ne vas pas mourir, ne dis pas ça... Et ensuite, je ne t'ai jamais menti.
Marian (en se redressant): Ah, c'est bon... Il n'y a jamais eu un seul mot de vrai dans tout ce qu'on c'est dit!
Robin: Ce n'est pas le moment de se disputer, pas vrai?
Marian: Ce n'est pas toi qui va me dire quand c'est le bon moment de se disputer!
Robin ne peut s'empêcher de sourire à sa remarque.
Marian (doucement): Qu'est-ce qu'il y a?
Robin: Je trouve que tu as plutôt l'air en forme pour une mourante!
Marian: Je parle sérieusement Robin. Il n'y a jamais eu un mot de vrai dans tout ce qu'on s'est dit. Par exemple: je te traite d'imbécile alors que je te vois comme un héros. Je critique ce que tu fais, et ensuite je me mets à t'imiter en faisant le Veilleur de Nuit. Je réprimande Robin des Bois...
Robin (l'interrompant): Chut...
Marian (s'énervant): Ne me dis pas "chut", ce sont peut-être mes dernières paroles!
Robin (angoissé): Oh je t'en prie! Ce ne sont pas tes dernières paroles, s'il te plaît! Parce que... (submergé par l'émotion) Parce que on devrait être ensemble! J'aurais jamais dû te laisser! J'aurais jamais dû partir à la guerre, c'était une erreur! … (il revient s'agenouiller à son chevet, bouleversé) Tu avais raison, c'est vrai que je cherchais la gloire! Mais crois-moi, le champ de bataille est le dernier endroit où on puisse la trouver!
Marian: Tu l'aurais toujours regretté si tu n'y étais pas allé.
Robin (prenant la main de Marian entre les siennes): Peut-être, mais pas autant que je regrette d'être parti... (puis, ému) … Non, pas autant que je regrette de t'avoir perdue... Marian, Marian je... je n'aurais pas dû partir!
Marian (gagnée à son tour par l'émotion): Robin!
Les yeux rivés l'un sur l'autre, Robin et Marian sont sur le point de s'avouer leurs véritables sentiments quand ils sont interrompus par Djaq.
Djaq: Je t'aime! Tu m'aimes! On s'aime tous les uns les autres. Buvez ce vin!
Djaq commence à relever la chemise de Marian pour l'opérer.
Robin: Voilà... (puis, à Marian) Lève la tête.
Robin redonne du vin à Marian.
Djaq: Robin, tiens-là.
Alors que Robin plaque Marian contre le rocher, Djaq procède à l'incision. Aussitôt Marian hurle.
Marian: Oh non!
Robin se mord les lèvres, supportant une nouvelle fois difficilement d'être impuissant face à la douleur de Marian.
Djaq: Ne bougez pas...
Très inquiet lui aussi, Much revient dans la grotte prendre des nouvelles.
Much: Maître...
Djaq (contrariée): Je ne peux pas l'atteindre sans causer plus de dégâts!
Much: Maître!
Mais Djaq et Robin sont trop occupés auprès de Marian pour prendre le temps de lui répondre.
Djaq: Robin, appuie ici. Arrête le sang!... (s'énervant) Oh, je ne peux pas!
Robin: Quoi?
Djaq: Je ne suis pas entraînée, je n'ai pas les bons instruments, je ne peux pas faire ça!
Robin (avec autorité): Much! Mets ton doigt ici!
Much: Moi?
Robin (impatient): Oui toi! Allez, viens! … (Much prend le relais de Robin en appuyant sur la plaie pour contenir l'hémorragie)... Il faut que j'aille chercher le médecin.
Djaq: Mais on n'a pas de temps!
Robin: Et bien, donne-moi du temps!
Djaq: Bon, fais vite!
Robin part en courant. Much n'est pas du tout à l'aise dans son rôle d'aide-soignant.
Much (en comprimant la blessure): Ici?
Djaq (rageusement): Oui!
Djaq continue à s'affairer au chevet de Marian alors que celle-ci a perdu connaissance.

Il fait maintenant grand soleil dans la forêt de Sherwood, Allan est d'excellente humeur tandis que Will semble préoccupé.
Allan: Et nous y voilà, la grande route du Nord! Alors, quel chemin on prend? On retourne à la grotte ou on change d'horizon?
Will (pas tranquille): Et s'ils ont besoin de nous, les autres?
Allan: Et pourquoi? Ils sont sauvés! Où est-ce qu'il est allé ton vieux? Et ton frangin, quand ils ont pris la fuite?
Will: À Scarborough, chez ma tante Annie.
Allan (enjoué): Bien! Moi je serais ravi de rencontrer ta tante Annie! T'en penses quoi? Tu sais ce que je me disais? Je pense que c'est que Robin voudrait pour nous. C'est vrai, il veut ce qu'il y a de mieux pour nous!
Tous deux s'engagent alors sur la route du Nord mais Will ne peut s'empêcher de jeter un regard en arrière.

NOTTINGHAM:
Robin arrive au galop devant la maison du médecin.
Robin (en martelant la porte): Pitts! Pitts!
Pitts: Oui voilà! Qu'est-ce que c'est?
Robin: J'ai besoin de toi, une amie à moi a été poignardée. Elle est en train de mourir.
Pitts ouvre rapidement la porte.
Pitts: Amenez-la ici!
Robin: Ah non, non, non. Ça je ne peux pas, je vais t'y conduire, je t'ai amené un cheval.
Pitts: Mais où est-elle? … Je veux dire, j'ai besoin de savoir au cas où n'importe qui viendrait...
Robin (l'interrompant, angoissé): Écoute, nous n'avons pas le temps, nous devons partir immédiatement!
Pitts: Je vois. Laissez-moi prendre mes affaires.
Pitts monte à l'étage préparer son sac, tandis que Robin l'attend anxieusement en bas.
Robin
: Dépêche-toi!
Pitts: Ne vous inquiétez pas mon ami, vous êtes entre de bonnes mains.
Il va alors à la fenêtre et fait signe à deux soldats postés en face de chez lui. Robin s'impatiente.
Robin: Vite! Allez!... (Pitts réapparaît, son sac sur l'épaule, en haut de l'escalier) … Dépêche-toi!
Dans sa précipitation, le médecin renverse son sac. Les remèdes et autres bandages tombent par-dessus la rampe jusque sur le plancher du rez-de-chaussée.
Pitts: Oh je suis navré... navré!
Robin se précipite et l'aide à tout remettre dans le sac.
Pitts (nerveux): Des pansements, hein?
Le hors-la-loi est déjà dehors prêt à repartir tandis que Pitts traînaille encore à l'intérieur.
Robin (impatient): Alors!
Pitts: Oui, oui.
Pitts attrape sa veste et sort à son tour. Les deux soldats les observent puis partent en courant.

FORÊT DE SHERWOOD:
Dans la grotte, Much comprime toujours la plaie de Marian tandis que Djaq, agenouillée un peu plus loin met de l'ordre dans ses affaires.
Much: Je ne fais rien du tout, j'appuie, c'est ça?
Djaq: Oui, on ne peut pas faire grand-chose de plus mais le médecin a les instruments.
Much: Est-ce que je devrais sentir son cœur battre?
Djaq: Oui.
Elle croise alors le regard angoissé de Much et se relève aussitôt pour se précipiter au chevet de Marian. En l'examinant, elle constate que ses yeux sont révulsés. Sans perdre une seconde, elle place une main sur le cœur de Marian et la frappe violemment avec le poing de son autre main.
Much tente de l'en empêcher.
Much (paniqué): Qu'est-ce que tu fais! Tu vas lui faire mal, arrête!
Djaq (en hurlant): Fais-moi confiance Much! Là où elle est, elle ne peut rien sentir!
Elle se dégage de l'emprise de Much et recommence à assener des coups de poings sur le cœur de Marian: une fois, deux fois, trois fois...

Pendant ce temps, Robin traverse la forêt au grand galop suivi par Pitts. Il ne remarque pas que le médecin jette des bandages par-dessus son épaule au fur et à mesure qu'ils avancent.

Dans la grotte, Djaq tente toujours désespérément de ranimer Marian.
Djaq (angoissée): Tu sens quelque chose?
Much (désespéré): Non! … (puis, des sanglots dans la voix) Non, allez revenez, revenez Marian!
Djaq continue à frapper rageusement le cœur de sa patiente... de plus en plus fort. Petit Jean assiste à la scène, impuissant, tout en éclairant les lieux avec la torche.
Much: Je vous en prie!
Djaq s'obstine, elle n'abandonne pas. Soudain, un cri de joie de Much l'arrête dans son geste.
Much (euphorique): C'est bon! Oui... oui... ça y est!
Épuisée, Djaq se met à pleurer de joie.
Djaq (en criant): Loué soit le Prophète!
Much (en levant les bras au ciel): Loué soit le Prophète!
Petit Jean (fou de joie en répétant après ses deux compagnons): Loué soit le Prophète!
Much (heureux, à Djaq): Comment tu as fait ça?
Djaq (précipitamment): Remets ton doigt à sa place, allez! Vite! … (puis, à nouveau inquiète) Où est ce médecin? Je ne peux rien faire seule!
Robin et Pitts mettent pied à terre en contrebas de la grotte. Robin effraie les chevaux pour qu'ils partent plus loin.
Robin (au cheval): Allez, file!
Il se précipite ensuite vers la grotte et une fois encore, Pitts tarde à lui emboîter le pas, jetant un regard anxieux par-dessus son épaule.
Robin (en criant): Djaq! Much! Jean! ...(puis, inquiet en arrivant vers Marian) Comment est-elle?
Djaq: Toujours en vie.
Robin (à Pitts): C'est à toi de la sauver.
Pitts (embarrassé): Ah! La Science est puissante mais nous sommes entre les mains du Seigneur... (puis, croisant le regard perplexe de Djaq qui comptait vraiment sur lui) Oui... euh voilà... Donnez-lui ceci, c'est une potion pour la chirurgie. Mettez-en quelques gouttes sur sa langue.
Djaq s'exécute aussitôt sous le regard anxieux de Robin. Pendant ce temps, Pitts regarde nerveusement autour de lui.
Djaq: Elle a reçu un coup de dague à côté du foie, un vaisseau sanguin a été touché alors je l'ai recousu...
Pitts (l'interrompant): Vous êtes qualifiée?
Djaq: Un peu.
Pitts: Bon... Oui alors vous lui avez probablement sauvé la vie.
Much (irrité): Elle lui a sauvé la vie!
Il adresse un regard reconnaissant à Djaq. Tous deux savent que Marian est passée très près de la mort et que, sans l'intervention de Djaq, elle ne serait plus en vie.
Djaq (à Pitts): Si vous êtes d'accord, je peux refermer sa blessure.
Pitts (jetant un très rapide regard à la blessure): Très bien, oui. Fermez c'est bon.
Djaq (surprise): Oui? … Avez-vous une aiguille propre? Du fil? Du linge?
Pitts (nerveux): Oh... oui!
Il ouvre son sac et en retire une petite sacoche qu'il tend à Djaq. Robin remarque alors que le sac du médecin est presque vide... Il jette un regard soupçonneux à Pitts.
Robin: Excusez-moi...

Il se dirige vers la sortie pour vérifier si ses craintes sont fondées. À peine arrivé dehors, il refait en courant le chemin inverse de celui qu'il a emprunté avec Pitts. Il découvre alors un premier bandage par terre.
Robin (consterné): Non...
Il ramasse le morceau de tissu blanc et reprend sa course de plus belle. Bientôt, il trouve un second bandage accroché à une branche basse. Comprenant qu'il a été dupé, il repart en courant et parvient jusqu'à un troisième pansement qu'il récupère aussitôt. Il entend alors des hennissements.
Robin (anéanti, à lui-même): Qu'est-ce que j'ai fait...
Cette fois, ce sont des aboiements qui parviennent jusqu'à lui. Robin fait brutalement demi-tour et repart en courant vers la grotte.

Robin entre en hurlant dans la grotte.

Robin: Much! Jean! Vos armes, vite!
Lui-même s'empare de son arc et de son carquois.
Much: Pourquoi?
Robin: À moins que je ne me trompe, le Shérif et Gisborne seront là d'un instant à l'autre! On va se faire encercler.
Much (stupéfait): Comment! Il faut fuir!
Robin (furieux contre lui-même): On ne peut pas fuir, "je" ne peux pas fuir! Il y a Marian...
Petit Jean (fermement): Nous ne fuyons pas.
Much: On est coincé au fond d'une grotte et on est encerclé, on va tous y rester!
Robin: C'est vrai.
Much: Oh Seigneur! … (Il trépigne alors rageusement) Allan! Bon sang, où est Allan? Et Will! Où sont-ils?...(puis, hors de lui) Je pensais que si je m'en étais tiré en Terre Sainte, c'était pour mourir au coin du feu à Locksley! Et pas dans une quelconque forêt et au fin fond d'une pourriture, pourriture de grotte!

En rage, il jette un coup de pied dans le premier caillou qui se trouve sur son chemin.
Robin (en criant): Much!
Much (en colère): Quoi?
Robin: Laisse-moi réfléchir!
Pitts s'approche alors en ricanant.
Robin: C'est toi!
Pitts (méprisant): Oh, qu'est-ce que vous croyiez? Que Gisborne ne m'avait pas prévenu qu'un jour quelqu'un pouvait venir m'interroger sur son alibi? Que nous n'avions pas un plan tout prêt pour parer à cette éventualité? La comédie est terminée.
Il sourit puis salue Robin d'un signe de tête et se dirige vers la sortie. Mais il s'arrête soudain à sa hauteur.

Pitts: Oh! Votre amie est morte.
Il repart ensuite laissant Robin pétrifié par sa dernière déclaration.
Much (sidéré, à Pitts): Morte?
Pitts (en souriant): Oui, morte!
Pitts s'avance alors pour sortir mais il est arrêté par le bâton de Petit Jean qui n'a pas du tout l'air décidé à le laisser filer. Robin se précipite au centre de la grotte. Il croise Djaq, le visage fermé et les larmes aux yeux.
Djaq: Robin... Je suis navrée...
Ne trouvant pas les mots pour exprimer ce qu'elle ressent, elle se retire et le laisse seul avec Marian.

Petit Jean et Much sortent de la grotte et se mettent en position défensive derrière de gros rochers. Petit Jean tient son fidèle bâton, quant à Much, il s'est armé d'un arc et plante une poignée de flèches dans le sol devant lui.

À l'intérieur de la grotte, Robin, en larmes, s'approche du corps sans vie de Marian. Il s'agenouille auprès d'elle et, fou de douleur, il prend son visage entre ses mains.
Robin (en sanglotant): Marian... (il effleure tendrement ses joues) Marian... Je t'aime... J'aurais dû te le dire... Pourquoi est-ce que je ne te l'ai jamais dit?... Oui, je t'aime! … Marian, je t'aime! … Marian...
Désespéré, il dépose un baiser sur ses lèvres puis prend les mains de Marian entre les siennes. Brisé par le chagrin, il s'effondre et éclate en sanglots.

La voix lointaine du Shérif pénètre jusqu'au centre de la grotte.

Le Shérif: Robin? Hou hou? Robin? … Sors de ta cachette!

En l'entendant, Robin cesse brusquement de pleurer et relève la tête. Sur son visage, on peut lire un terrible mélange de haine et de froide détermination.

*** A suivre***

Ce script a été réalisé par Allthingsrobin sur le site Hood Winked.
This transcript was made by Allthingsrobin on
Hood Winked.

 

NOTTINGHAM CASTLE. SHERIFF'S QUARTERS.
The Sheriff fishes a bird out of a cage. Gisborne enters.
SHERIFF: Ah, Gisborne. Hold a bird. Come on. Here, come on. Give him some love, hm ?
Gisborne reluctantly closes his gloved hands around the bird.
Poor thing. It is poetry though, isn’t it ? Caged bird, a creature that would fly free, absolutely under my control. Chuckles. It’s good. I like it. Now, er, talking of caged prettiness... when will you marry Marian ?
GISBORNE: In due course.
SHERIFF: Oh, come along, don’t be coy. That’s not the arrangement, is it ?
GISBORNE: No. We will marry when the King returns.
SHERIFF: Ah. When the King comes. I might have news for you there. Goes around the back of the birdcage.
GISBORNE: Slightly eager. What news ?
SHERIFF: Peers into the cage. You know... sometimes I don’t feed them for, oo, three days. Cruel perhaps, but I find it makes them sing better.
GISBORNE: Impatiently: What news ?
The Sheriff looks at Gisborne, then the bird flies away.
SHERIFF: Oh, Gisborne.

SHERWOOD FOREST. NEAR A LARGE CAVE.
Djaq, with a lit torch, leads Allan, Much, Robin and Little John, the latter loaded down like a mule with tent poles, canvas and what else, through the forest towards the cave.
They stop near the entrance
.
MUCH: I hate the cave.
ALLAN: It’s gonna rain again and it’s dry in there.
Allan sets the basket he’s been carrying by Djaq, who sits with the torch in her hand. Robin lights his torch from hers.
MUCH: It’s dark... and it’s, you know... horrible.
ROBIN: Passes Much with the torch. We voted, Much.
ALLAN: And you lost, five-one.
Djaq holds the torch to Allan so he can light his. Robin enters the cave.
MUCH: Yeah, well... I should have two votes, because I really don’t like the cave. Lights a torch from Djaq. In fact, I should have three, because I really really don’t like the cave.

CAVE. INTERIOR.
Robin and Allan enter, then Much and Little John. As Much enters bats flutter and shriek. Much yells and spins around, startled.
MUCH: Bats ! I hate bats. Bats are rats. Rats with wings.
Robin looks around as Djaq enters. Allan sets his torch in a hole in the ground in the centre.
DJAQ: No, they are intelligent. Bats make noises you cannot hear.
Much sets his torch into the ground and removes his cloak.
ALLAN: What’s the point of that ? Noises you can’t hear ?
MUCH: What if there is a noise nobody could hear ?
ALLAN: Shut up.
MUCH: And then if you were the only person in the world who could hear it... Because I am that person.
Much sets down his shield as Little John brings in the basket.
To see sense where others see no sense. Just like the bat.
Robin puts his torch into the ground by the front wall and sits down near it.
I take it back. I like the bat. Sits. The bat is my friend. The bat understands me.
Will runs into the cave, breathless.
LITTLE JOHN: What took you so long ?
Will says nothing but brings out a loaf of bread wrapped in a cloth.
MUCH: Ho-ha!
Will tosses it to Much, who catches the bundle.
Well done !
Robin sits along the wall, watching Will. Much unwraps the cloth and breaks off a piece.
Bread, good. Mmm.
Will is bent over, catching his breath and looking at Robin. Allan goes over to Much and tears off a piece of bread.
MUCH: All right !
Robin and Will stare at each other as Allan passes between them with his bread.
ROBIN: Will ?
Allan looks back and forth between them, confused.
What’s the matter ?
WILL: The King is coming.
They all look at Will expectantly.

OPENING CREDITS

MUCH: Mouth full: Richard ? To England ?
LITTLE JOHN: Sarcastically, walking between Will and Much: Yeah, that’ll be right.
WILL: It’s not a rumour, John.
Little John looks back at him.
I spoke to Thornton. He heard Gisborne talking.
MUCH: To England ?
WILL: To Nottingham. They’re saying he’s landed at Hull. He’s gonna come through here on his way to London.
MUCH: The King ? To Nottingham ?
Will nods. Oh, this is good, isn’t it ? to Will: The King ?
WILL: Quietly: Yes.
The others look at Will, knowing there’s something else he’s not saying, but Much goes on.
MUCH: Oh, this is a good day. After all, we have bread and the King is coming.
Will puts his hand to his mouth.
ALLAN: to Much: Will you just shut up ?
MUCH: No ! This is what we’ve been waiting for. The Sheriff will be ousted... and Gisborne. Then Robin can go home, I can go home, Little John—
Robin is still staring at Will.
ALLAN: Interrupts: Little John’s an outlaw. We all are.
MUCH: Robin will pardon you. Obviously.
ROBIN: Will ?
Robin stands up and pushes his hood back.
MUCH: Oh, this is great, isn’t it ?
Robin goes over to Will.
Well, we should have a feast ! This is wonderful !
ALLAN: SHUT UP !
ROBIN: Will.
MUCH: Well, excuse me for being pleased that all our prayers are answered.
ROBIN: Tell me. Will stares at him sadly. Robin circles behind him. Come on, tell me.
WILL: Gisborne is saying... Now the King’s coming back, Gisborne is saying...
ROBIN: Gisborne is saying he will marry Marian.
Will nods sadly.
MUCH: Realising. Ah.
Allan scratches his head. Djaq frowns slightly.
ROBIN: Looks around. She will never go through with it. Goes to squat by Much’s torch.
WILL: Gisborne says the wedding’s on Saturday.
Robin looks back at Will, fearful.

KNIGHTON HALL. EXTERIOR.
Marian is weaving a basket and Edward is tending the garden when Gisborne walks up.
GISBORNE: Marian. Sir Edward.
Marian faces him.
I bring good news. There’s something I... No.
He grabs Marian’s legs and picks her up.
MARIAN: Oh ! What are you doing ?
EDWARD: What do you think y—
Marian kicks out to the side and leaps back to her feet. Gisborne is taken by surprise.
Sir Guy !
Marian flips her hood back over her shoulder.
GISBORNE: Astonished. I apologise. I just wanted to sweep you off your feet.
Marian gives a slight chuckle, faintly.
Will you come with me to Locksley ?
MARIAN: Why ?
GISBORNE: There’s something you should see.

LOCKSLEY.
Several clotheslines between the manor and the pond have sheets hung on them.

LOCKSLEY MANOR. MAIN ROOM.
Gisborne quickly steps inside and Marian follows.
THORNTON: Lady Marian.
MARIAN: Thornton.
Thornton glances at each of them, then leaves.
GISBORNE: Come with me. There’s something I want to show you.
Gisborne goes upstairs. Marian hesitates at the foot, then follows.

MASTER’S CHAMBER.
Gisborne pulls aside the curtains in front of the alcove/window, revealing a chest.
GISBORNE: I show you this.
Marian hesitantly steps down into the room, looking cautiously curious. Gisborne grabs a handful of coins and lets them fall back in.
My wealth.
MARIAN: Why ? Er... I’m not sure what this means.
GISBORNE: This means everything. Steps slowly to her. This means that I am a man of substance, wealth. I can provide for you.
Marian frowns at him.
I’m a man of power... the Sheriff and I, increasingly with Ki—Prince John. This means that I am a man of lineage.
Gisborne holds out his hand to Marian, who stares at it, then takes it and Gisborne leads her further inside.
The Gisborne heritage is a proud one.
Marian crosses to the alcove.
I will be glad to continue that line... steps to her... with you... as my wife.
MARIAN: Something has changed.
She looks at Gisborne, who is smiling slightly.
The King is returning.
Gisborne’s smile widens briefly.

EXTERIOR.
Robin, in just his undershirt, and Much hide among the hanging sheets, watching the house. Marian exits the manor on her horse, stops and glances back at Gisborne, who puts his hand on the back of her horse, looking at her, and then goes back inside. Marian is about to start her horse when she sees Robin. She frowns and Robin shakes his head slightly, marking his disapproval. Marian stares at him as she rides by. Robin steps through the sheets to watch her go, as does Thornton.
THORNTON: Mary ! Thomas ! Come on ! Get with it. There’s work to be done. Turns around and sees Robin, then goes over to him.
Robin, I don’t know what to say. I am sorry.
ROBIN: Tell me what you know. Faces Thornton and puts his hands on his hips.
THORNTON: Ah, the King comes on Saturday. The wedding takes place on Saturday here at Locksley. Er... they’re going to decorate the church. Points out at the church.
Robin puts his hand on Thornton’s shoulder and they walk a few steps.
ROBIN: I need you to cast your mind back... to my absence. Gisborne was unwell, or so he said. Stops. The truth is he went to the Holy Land to try to kill the King.
THORNTON: Taken aback, thinks. Robin, I’d love to say that you were right, but... Robin starts pacing ... he was here. He was unwell.
ROBIN: Turns back to Thornton. But no-one was allowed to see him!
THORNTON: Shhh. A fever, a contagion.
ROBIN: Conta— Turns around in frustration.
THORNTON: But the physician came every day. I cooked the master’s meal every day. The physician took it in to him.
ROBIN: Shakes his head. No.
MUCH: Who was this physician ?
THORNTON: Turns to Much: Erm... Pitts is his name.
ROBIN: And where does this Pitts live ?
THORNTON: In Nottingham now, in Battley Street.
Robin walks away and Thornton follows.
But... Robin...
ROBIN: Without turning around. This wedding cannot happen.
Much hurries to follow Robin as he picks up his bow and jacket.

KNIGHTON HALL. EXTERIOR. NEAR SUNSET.
Marian is practising sword manoeuvres against a large post. Robin arrives behind her, holding a stick behind his neck with both hands.
ROBIN: I would prefer if you did not visit my house... Marian stops ... until it is mine again.
MARIAN: Not looking at Robin. Guy wanted to show me my future fortune as Lady Gisborne.
ROBIN: Crosses in front of Marian to face her. And what ? He showed you some trinkets ? Made you agree to go along with the wedding ?
MARIAN: Swings sword at post. You know I have no choice. I promised to marry him when the King returned.
ROBIN: Under duress.
MARIAN: Yes, under duress. Stops and looks at Robin. Proving my loyalty to save my life and my father’s.
ROBIN: A promise made under duress is no promise at all.
MARIAN: And what, you think I should just back out and Guy will smile and release me ? If he knew I betrayed him, if he knew I was the Nightwatchman, he would lash out, and not just at me. At my father.
Robin walks off, flustered. Marian looks after him and “hmpfs” like she has won. Robin turns around.
ROBIN: Why do you always do this ?
MARIAN: What ?
ROBIN: Use your father as an excuse for doing nothing.
MARIAN: Because my father needs me !
ROBIN: And you need him ! Because without him, you would have to make a choice.
MARIAN: Oh, very well then. I am making a choice. I am choosing to marry Gisborne.
Robin can’t believe what she’s saying.
Is that what you want me to say ?
ROBIN: I will deal with this.
MARIAN: How ?
ROBIN: Steps up and leans in towards Marian: I will expose him as the liar and the traitor that he is. Then you will not have to marry him.
MARIAN: Robin, please, do not make this more difficult than it already is !
ROBIN: But you do not love him !
MARIAN: He has qualities !
ROBIN: What qualities ?!
MARIAN: I believe his feelings for me are genuine. He has wealth and security—
ROBIN: Interrupts: What do you mean, wealth ?! You’re supposed to be the Nightwatchman.
Enter Edward from the house.
You should steal from Gisborne and give to the poor, not acquire wealth yourself !
MARIAN: Do not tell me what I should be doing, please.
EDWARD: Robin !
ROBIN: to Marian: Look at me. Look at me. I will deal with this !
EDWARD: Robin. Can’t you see that you’re upsetting Marian ?
Marian goes into the house. Robin leans against the post for moment, the leaves.

MAIN ROOM.
Marian is frustrated at herself. She knows she has to marry Gisborne but at the same time appreciates what Robin is doing.
Edward enters
.
EDWARD: I must leave for Merton. Will you be all right ?
MARIAN: Nods slightly. You have some scheme ?
EDWARD: The Sheriff has a scheme. I think he intends to kill the King in Nottingham. He cannot risk losing the shire.
Marian is disappointed.
I must act. Merton is loyal to me and to the King. He will help.
MARIAN: And my marriage... slowly: I must go through with it. A man must... protect his king. A man must fight for his king.
EDWARD: Steps to her. If I could protect you and the King, I would.
MARIAN: I know. Smiles. Anyway, I have a plan of my own.
EDWARD: What, the Nightwatchman ?
MARIAN: One final fling, something to make me feel more comfortable in my marriage.
EDWARD: Puts his hands on Marian’s shoulders. You are my world, you know that.
MARIAN: Marian smiles. I am marrying a man I do not love. There are worse things in heaven and earth. And I am glad... and proud... that you are my father. My wonderful, honourable father.
EDWARD: nudges her cheek and leaves.

MARIAN’S BEDCHAMBER.
Marian takes off Gisborne’s ring and puts it under a candle on a stand. She stares into the antechamber where her costume is waiting, then steps inside and stares at it.

NOTTINGHAM TOWN. BATTLEY STREET.
The gang are dressed in their cloaks at Pitts' house. Little John and Djaq are first.
LITTLE JOHN: Battley Street. Yeah, the physician’s.
Little John pulls a wooden shutter closed and leans against the corner of the house. Much goes to the house across the way and looks out at the street.
MUCH: Master, all clear.
Robin steps around the corner and opens the door to the house. He opens the shutters Little John just closed. Djaq steps between them.
DJAQ: The physician’s on his way.
ROBIN: Let’s see what Pitts has to say about Gisborne’s illness.
LITTLE JOHN: Aye.
Beside the house, Will sits on a table. Much stands beside him. Allan leans against the house on Will’s other side.
MUCH: I was thinking, we spend our lives skulking, hiding in shadows. I’ve grown used to it. Be strange when it’s over.
WILL: Hard to imagine.
MUCH: Well, soon it will be real. If Gisborne is exposed, Robin will be restored, and I will have my lodge, my Bonchurch.
Robin circles around behind them.
DJAQ: Robin !
WILL: Allan, what will you do ?
Robin goes around the corner and follows Djaq backwards into the house.
ALLAN: Me ?
Little John walks to and stands in the door.
Well, live in my lodge. Yeah, you know, servants and that. What about you ?
WILL: Carpentry, I s’pose. Wood.
MUCH: Walks between Allan and Will towards his post. There’s Pitts.
Will walks past Allan to another window. Pitts comes, carrying two large baskets of food. Much leans against the house and Allan knocks on the windowsill. Pitts opens the door and enters.

PITTS' HOUSE. INTERIOR.
Pitts sets down his baskets as Allan looks in. Pitts pours himself water from a pitcher and is about to drink when he sees Robin standing across from him. He looks slightly right and sees Djaq waving at him as she lies on the stairs.
PITTS: Lowering his cup: I have nothing of value.
ROBIN: What was the trick ?
PITTS: What trick ?
ROBIN: You are the physician who treated Guy of Gisborne in Locksley a year ago ?
PITTS: You’re Robin.
ROBIN: What was the trick ?
PITTS: There was no trick.
ROBIN: Quietly. I see. Sniffs. So tell me... what illness did he have ?
PITTS: Well, difficult to say. Fever, contagion, the humours out of balance—
ROBIN: Interrupts: Do not lie. My humours are out of balance.
PITTS: He was very ill. He is lucky to be alive.
ROBIN: I do not have time for this. You tell me the truth.
PITTS: You’re a peace lover. I have heard.
He sets down his cup, shakes his head and steps backward towards Little John, who steps forward out of the shadows.
You will not harm me.
Pitts turns around right into Little John and immediately turns back to face Robin. Robin throws his knife into a post right above Pitts’ head. Pitts is frightened.
ROBIN: You think you do Gisborne an innocent favour ? You do not. Steps forward and leans on the table. This is a matter of treason. Admit your part now, and when King Richard returns I will speak for you.
PITTS: I established a quarantine. The servants prepared their master’s meals,
Robin steps around the table to him.
I took the meals in to him. I sat there for an hour at a time, ate the meals myself... brought out empty dishes.
Robin faces him.
ROBIN: You’re a fool.
Djaq comes quickly down the stairs.
PITTS: I meant no harm. Sir Guy had business in London.
ROBIN: He had business in the Holy Land. He tried to kill the King.
PITTS: Whispers: I had no idea. Forgive me. What can I do ?
Much appears in the window.
MUCH: Master, soldiers.
ROBIN: I will require you to speak in evidence... takes his knife out of the post... before the King.
PITTS: I... really ? Do you think I-I— Robin holds the knife in front of his face. Yes.
ROBIN: Pats Pitts’ face. Good decision.
Robin leaves. Djaq puts her hood up and leaves. Pitts stays put, his back to the post, smiling slightly.

LOCKSLEY MANOR. EXTERIOR. NIGHT.
Marian, as the Nightwatchman, sneaks past a guard’s back at the tunnel. He turns around and she cartwheels and knocks him out. She continues to cartwheel to the front door and knocks out a guard exiting. She sets the last guard down gently inside the door to avoid the noise of him falling, then she sneaks over and peers into the back room where Gisborne and his men are sitting. She sneaks upstairs.

MASTER’S CHAMBER.
Marian opens the master’s chamber door, closes it behind her, throws open the curtains of the alcove, opens the chest, gets a sack out of her shoulder bag and starts filling the sack with coins.

MAIN ROOM.
The second guard sits up.

KNIGHTON HALL. EXTERIOR. NIGHT.
Robin has come to tell Marian about the physician. He has climbed up to her window and is now peeking in.
ROBIN: Whispers: Marian ! Marian ! Sighs, puzzled. to the gang below: The torches are on, but there’s no-one home.
Robin uses the bar to let himself down to the ground.
ALLAN: Oh, that’s like Much.
Allan and Little John laugh.
MUCH: Yeah, very funny.
ROBIN: Where is she ?
WILL: Maybe she’s run away to avoid marrying Gisborne.
ROBIN: Not Marian. She’s not the running kind.
MUCH: Well, let’s come back tomorrow. Hands Robin his bow.
ALLAN: We can wait.
ROBIN: Sighs, thinking, then realises. I know where she is. Quick ! She’s stealing Gisborne’s money !
ALLAN: Oh, good work !
The gang run off for Locksley.

LOCKSLEY MANOR. MASTER’S CHAMBER. NIGHT.
Marian continues to load coins into a sack.

MAIN ROOM.
The second guard steps towards the back room.
GISBORNE’S MAN: Sir Guy ! The Nightwatchman !
In the back room, Gisborne looks up, then stands and goes out into the main room.

MASTER’S CHAMBER.
Marian looks up.

MAIN ROOM.
Gisborne and his men run upstairs.

MASTER’S CHAMBER.
Marian bars the door shut, trapping herself in as well. Gisborne rams the door with his shoulder, then peers through a crack in the door.
GISBORNE: Open up. There’s no escape.
Marian presses her back against the door.
to his men: Get me an axe. You two, outside. Cover the windows in case he jumps.
Marian runs to grab her bag as the guard throws up an axe to Gisborne. Marian goes to the window and sees the two guards below. Gisborne swings the axe at the door. Marian gasps and turns to the door. Gisborne swings the axe three more times and a narrow piece splinters off and clatters to the floor. Gisborne reaches a hand through, but he can’t yet reach the bar. He peeks inside as Marian stands, trapped. He swings the axe again, cutting off another sliver, and peeks in again.
Time to play, Nightwatchman.
Gisborne swings the axe into the door and an arrow lands right above it. Gisborne turns and looks downstairs.

MAIN ROOM.
Two guards in the main room are paying no attention to the front door but are watching Gisborne upstairs. Djaq runs
in with a short sword and grabs one of them from behind and holds her sword to his throat.
ROBIN: Ah-ah-ah ! Mind if join in ?
Robin pulls another arrow from his quiver as Much comes in with a new recurve bow pointed at the back room. Little John holds his staff to a second guard. Djaq pushes her man against the stairs. Upstairs, Marian listens for her opportunity to escape. Allan comes in last and points his new recurve bow at the back room with Much.
GISBORNE: Locksley !
Robin smiles and aims the bow up at Gisborne. Will holds his broad-axe up to a third guard.
Gisborne steps towards the stairs
.
Have you heard the news ? I’m to marry Marian.
Marian opens the door, eyes wide, and steps out with her bag. Robin eyes her. She looks at Robin. Djaq looks up. Little John looks at Robin.
Chuckles
. I will think about you when I take her to the marriage bed. Looks at the Nightwatchman.
Marian steps forward, then suddenly kicks Gisborne down the stairs, and follows him down. When she reaches the bottom, Gisborne punches her in the stomach. Marian drops her bag, staggers a few steps and leans on a post as Robin’s temper .ares and he violently kicks Gisborne in the face, then grabs Marian and quickly helps her to the door.
ROBIN: Get the money !
Much and Allan hold off the guards as Djaq and Little John run outside. Gisborne tries to reach for the fallen bag but Will grabs it first.
WILL: Picking up sack: I’ve got it !
ALLAN: to Will: Go! Go!
Much and Will walk quickly backwards out the door as Allan points his drawn bow at Gisborne and the guards in turn, retreating backwards towards the door.
Good night, gents ! Backs out door.

EXTERIOR.
ROBIN: Split up ! Twos and threes ! You know where to meet !
All run off: Robin with Marian through the village, Will with Allan around the manor to their left, Little John with Much and Djaq around the house to their right.

MAIN ROOM.
Gisborne holds up a small curved knife which was concealed in his hand. Both are dripping with blood.
GISBORNE: Gotcha !

SHERWOOD FOREST.
Robin is running. Marian drops to walk as thunder rumbles. Robin stops at the top of a hill, looking around while waiting for her to catch up.
ROBIN: What do you think you’re doing ? This Nightwatchman business will be the death of you. Steps back down to Marian.
MARIAN: Disappointed. But these are my last days as the Nightwatchman. I will not be able to do it when I am at Locksley.
ROBIN: You do not have to go back to Locksley. I told you. Shakes his head as thunder rumbles again. You do not have to marry him.
Robin turns and takes a few more steps forward.
MARIAN: I have no choice.
ROBIN: Turns back to Marian. No ! I was coming to tell you. I have the proof I need. The physician. The physician will talk. I found him and he agreed to give evidence. He did not treat Gisborne. Gisborne was not there. He was in the Holy Land.
MARIAN: And he will say this in public ?
Robin nods, smiling. Marian chuckles in relief.
ROBIN: Puts his hand on Marian’s shoulder and listens. Shh!
MARIAN: Really ?
Robin nods, smiling.
Thank you. Half smiling, half ready to cry. I do not know how to thank you.
Marian puts her hand on Robin’s shoulder. Robin caresses her cheek
ROBIN: Lovingly: We’ll think of something. Winks at her. Come on !
Robin starts to run for the cave. Marian smiles weakly, tries to follow, gasps sharply, then collapses to a knee.
MARIAN: Softly: Robin ?
Marian chokes, looks up helplessly and grimaces in pain.
ROBIN: Marian ?
Robin’s voice echoes as he quickly runs to her and Marian blacks out.

SHERWOOD FOREST. THE CAVE. INTERIOR.
Little John enters the cave, dripping wet from the rain. He angrily walks past Much and Djaq by the fire, slams down his staff and removes his coat. Much looks at him questioningly.
LITTLE JOHN: No sign ! Of anyone !
MUCH: I don’t understand. Where are they ?
Robin enters carrying Marian.
ROBIN: John ! John !
Little John and Djaq come running. Little John takes Marian into his arms. Much stands staring.
LITTLE JOHN: I’ve got her, I’ve got her. Marian coughs. All right, all right.
ROBIN: Gisborne stabbed her.
LITTLE JOHN: What ?
ROBIN: In the belly. He bends over, catching his breath.
MARIAN: It is a shallow wound, not serious.
DJAQ: We need dry bedding. She needs to get dry.
ROBIN: to Much: Get a light.
Robin and Djaq lead Little John back to a rock laid with furs, on which Marian is laid.
MUCH: Carrying a torch: Here ! John ! John !
Little John takes the torch.
DJAQ: I need clean water to wash the wound. She examines the wound.
MUCH: Ah, here ! Here !
Much finds his flask and hands it to Djaq as Robin lights another torch.
DJAQ: Do you have wine ? Uncorks the flask.
MUCH: A little.
DJAQ: Nodding at Marian. For the pain.
MUCH: Yes. Runs to fetch the wine.
Marian winces and grunts as Djaq pours water on the wound. Robin stands helpless. Djaq examines the cut.
DJAQ: This is not long. What did he use ?
ROBIN: I don’t know. I thought he punched her.
Much returns with the wine flask and Robin takes it.
MARIAN: A dagger.
DJAQ: Can you feel this ?
Djaq pushes on the wound. Marian shouts and grimaces.
MUCH: Should you be pressing there ?
DJAQ: I need to look inside. She nods to Marian: Wine.
ROBIN: Here. He holds up the flask for Marian to drink.
DJAQ: This will hurt. Are you brave ?
MARIAN: Nodding: Do it.
Djaq spreads the wound open and Marian shrieks and arches her back.
DJAQ: Keep breathing. Marian starts to take shallow, loud breaths. Good.
ROBIN: She will be all right ?
Djaq looks up at Robin and nods very slightly.
DJAQ: I need to sew. Give me a needle.
Robin pulls a needle from the bottom of his jacket.
ROBIN: to Marian. This needle is thick... and blunt. Are you prepared ?
MARIAN: It is the way you sell it.
Robin smiles slightly at her use of his earlier words.
DJAQ: Give it to me. She gets a good grip with the help of her teeth, and starts to stitch. Robin grabs Marian’s hand as Djaq works.

SHERWOOD FOREST.
Allan and Will are sitting on a rock in the pouring rain. Allan is going through Marian’s bag. He pulls out a silver goblet and a small matching bowl.
ALLAN: Ho-ho-ho ! Look at this ! This is great stuff.
Will is sitting, refusing to take part.
WILL: The others will be waiting for us.
ALLAN: Yeah.
Thunder rumbles and Allan looks at Will.
Are you thinking what I’m thinking ?
WILL: Looks at Allan. Definitely: No. Looks away.
ALLAN: If you’re not thinking it, how do you know what it is ?
WILL: I don’t think like you do.
ALLAN: I’m not being funny, maybe you should !
Will stares at him.
What, you think Robin’s gonna need us when he’s a lord again ? Huh ?
Will stares.
It’s all right for them, innit ? Much with his lodge. What are we gonna have ?
WILL: This should go to the poor.
ALLAN: That’s us now. Will says nothing. Look, we were outlaws, right ? We had a job. We’ve got nothing now. We are the poor.
Will looks away.
You know what this is ?
WILL: Not looking at Allan. What ?
ALLAN: Severance pay.
Will looks at him with disbelief.

SHERWOOD FOREST.THE CAVE. INTERIOR.
DJAQ: to Marian: All right ?
Robin goes to sit against a nearby rock and starts to sharpen an arrow.
MARIAN: Yes. Thank you, Djaq.
DJAQ: I’m sorry.
MARIAN: Why ?
DJAQ: I did not think you would be so brave.
Marian smiles weakly. Robin watches Djaq leave, sharpening the arrow. Marian smiles at Robin.
DJAQ: to Little John, by the fire: Any sign of Allan or Will ?
LITTLE JOHN: No.
Robin stops sharpening and sits back against a large rock.
ROBIN: Well, the bad news is you’ve been stabbed. But the good news is you don’t have to marry the man that stabbed you.
MARIAN: Chuckles weakly. And what will happen ?
ROBIN: When the King comes to Nottingham, I will make an entrance. He will let me speak; he trusts me. I will present the evidence, the physician will corroborate it, and... and Gisborne will be done for.
MARIAN: Well, will he hang ?
ROBIN: Yes.
Marian weakly turns her head away, dissatisfied.
Marian, this is a man who would force you to marry him. A man who tried to kill the King, a man who stabbed you !
MARIAN: Looking back at Robin: Even so, I will never support hanging.
Robin looks like he will say something, but decides not to.
What ? Robin shakes his head. No, tell me.
ROBIN: Stares at her a moment, then shakes his head slightly. I think you feel for him.
MARIAN: He’s a human being.
ROBIN: Hardly ! Pauses. Jealously: You are stirred by him.
MARIAN: Stirred ? Chuckles and turns away.
ROBIN: He said it. And he was right, wasn’t he ?
MARIAN: Still looking away. Grow up.
ROBIN: Well, this morning when you thought you had to marry him, you were happily resigned to your fate. His... “qualities”... and his “genuine feelings.”
MARIAN: I was trying to be brave.
ROBIN: But why ? This whole Nightwatchman thing, it’s—
MARIAN: Interrupts: What whole Nightwatchman thing ? I am only doing what you do but with more intelligence.
Robin stands and goes to Marian’s side.
ROBIN: Angrily: You would have thought you would have learnt by now. Every time you go out, you get arrested... or stabbed... or betrothed. You should stay at home and do your embroidery !
Marian scoffs in utter disbelief. Robin squats down to pick up his knife and quiver, then realises what he just said and shakes his head.
I did not mean that.
MARIAN: Even my father, who is old and infirm
Robin stands up, turns his back to Marian and walks away. [louder] and has a lot more to lose than you do, even he supports me more than you do ! Writhes in pain.
DJAQ: Coming over to Marian: Marian, you need to sleep.

CAVE. EXTERIOR. THE NEXT MORNING.
Much is getting a fire started outside as Djaq returns from getting some herbs and berries. She sits down near Much, inspecting them.
MUCH: You think Marian’ll want anything to eat ? What is it girls eat ?
DJAQ: Not looking up. Special girls’ food.
MUCH: You know what I mean.
DJAQ: Ask her yourself what she wants to eat.
MUCH: She’s still asleep. I gave her a nudge earlier but she didn’t wake up.
DJAQ: Concerned: Really ? Still ? She looks up at the cave.

INTERIOR.
Marian is still unconscious. Robin is sitting on the ground at her side, slumped over asleep. Marian’s hand is resting on his back. Djaq runs in and crawls up next to Marian.
DJAQ: Marian ? Wake up !
Djaq undoes Marian’s clothes to reach the wound again.
ROBIN: Waking up: You said to let her sleep.
DJAQ: This is not sleeping. This is her body shutting down.
Robin immediately stands up.
Gisborne’s knife has caused damage inside. I must open the wound. Marian ! Marian ! She slaps Marian’s face.
MARIAN: Weakly: I do not feel well.
DJAQ: I need clean instruments.
ROBIN: What instruments ?
DJAQ: You stay here. Hold her hand. I’ll be quick. Do not let her sleep. Leaves.
ROBIN: Marian. Robin puts his arm under Marian’s head. Marian !
He shakes her chin, trying to wake her up. Marian !

EXTERIOR.
Djaq returns to Much by the fire. Much is cracking an egg into a ladle.
MUCH: She awake ?
Much puts the ladle into the pot of hot water as Djaq picks up her earlier find of herbs and berries.
DJAQ: Only just.
MUCH: Now, does she want an egg, or does she want some bacon ? She can’t have both, I don’t care who she is.
DJAQ: Pray to your god... and to mine. She is going to die.
MUCH: Die ? What do you mean, die ?
DJAQ: Her face. I’ve seen that look a thousand times before.
MUCH: Oh. Starting to panic: Ah, a, w-w-w-w-w-w-what do we do ?
DJAQ: I need hot water. I need clean instruments. Knives.
Much removes the egg from the water and throws the hot ladle away.
MUCH: Yes, er...
DJAQ: And here. She hands Much some berries. Grind this into a fine paste. Now.
MUCH: Yes. Er, er, now.

INTERIOR.
Robin kneels by Marian’s side.
MARIAN: I should go home. My father will be worried.
ROBIN: All in good time.
MARIAN: I’m a nuisance.
ROBIN: Yes, you are.
MARIAN: You were supposed to say no.
ROBIN: Jokingly: And you should be at home, doing your embroidery.
Robin lightly taps Marian’s nose. Both smile. Much comes in with a torch and a bowl, panicked, and sets the bowl down at Marian’s feet.
MUCH: Right. Here is the paste, and er... setting the torch into the ground ...the instruments are coming.
Marian lifts her head to stare at Much.
And er, Djaq is, Djaq is, er, coming, and I’m... Robin motions down with his hand to Much, indicating he needs to downplay it. ...I’m sure, I’m sure of...
MARIAN: I’m sure, I’m sure ?
MUCH: Somewhat confidently: I am sure.
MARIAN: Lays her head down. “I am sure” is reassuring. “I’m sure, I’m sure” is not.
MUCH: I am sure. It’s just, er, Djaq is... very, er... points outside. Er...
MARIAN: A bit flustered: Djaq is very what ?
MUCH: I’ll shut up.
ROBIN: Good idea.
MUCH: Yeah, I’ll go. Turns to leave, then thinks of something. Er, drink this.
Much leaves Robin the wine flask.
All of it.
Much runs out of the cave.
MARIAN: Oh, Much !
ROBIN: He means well.
MARIAN: What can Djaq have told him ?
Robin looks around, avoiding an answer.
It is not good, is it ? Tell me... the truth.
ROBIN: Maybe not so good. Here.
He holds up the wine flask to her lips. Djaq arrives and starts to undo Marian’s clothes as Marian grimaces from the burn of the wine.
DJAQ: I will cut you open.
Marian looks up at Djaq, wide-eyed with concern.
If I can find the damage, I will sew it up.
Robin turns around and walks a few steps away in worry.
MARIAN: Lifts head to look at Djaq: What are my chances?
Robin turns back around.
DJAQ: If I do not do this, none. If I do, very little.
Marian leans back, stunned by her words.
My father treated the wounded in the battlefield. He said, “Never lie to a wounded man.”
MARIAN: Or was it “Never lie to a dying man” ?
Robin looks very worried.
DJAQ: He said that, too. Leaves.
MARIAN: to Robin: So ? “Never lie to a dying man.”
ROBIN: You are not going to die. And I have never lied to you.
MARIAN: Oh, come on. Tries to sit up a little. We have never once spoken the truth to each other.
ROBIN: Now is not the time to argue.
MARIAN: A bit flustered. Do not tell me when it is the time to argue ! Robin chuckles. What ?
ROBIN: Well, I do not think there can be much wrong with you.
MARIAN: Calmly, quietly: I am serious. We have never once spoken the truth to each other. For instance, I call you a fool when I mean you are a hero. I criticise your actions and then mimic them myself as the Nightwatchman. I chastise Robin Hood—
ROBIN: Interrupts: Shh-shh-shh-shh.
MARIAN: I will not be shushed ! These might be my last words.
ROBIN: No, they will not be. They cannot be. Shifts his feet. Because we should be together. I should never have left you. I should never have gone to war. It was a mistake ! Steps back to Marian. And you were right.
Robin kneels at Marian’s side, his hand on hers.
I wanted glory. But believe me, the battlefield is the last place you will find it.
MARIAN: Quietly: You would have always regretted it if you hadn’t gone.
ROBIN: But not as much as I regret going. Not as much as I regret losing you. Marian, I should not have gone.
MARIAN: Voice trembling: Robin...
ROBIN: I—
Djaq enters, interrupting Robin.
DJAQ: Singsong: I love you, you love me, we all love each other.
Marian and Robin are frustrated as Djaq interrupts their moment.
Drink the wine.
Djaq pulls up Marian’s shirt with one hand, and holds a large knife in the other. Robin uncorks the flask and holds it to Marian’s lips.
ROBIN: Here. Lift.
Marian drinks.
DJAQ: Robin, hold her.
Robin stands up and holds Marian’s shoulders as Djaq cuts into her. Marian arches her back and screams. Robin grimaces.
Djaq is still trying to fix Marian’s wound. She is poking around inside trying to see what she needs to do. Marian moans, just about unconscious.
DJAQ: It’s too...
MUCH: Enters quietly. Master ?
Robin has his attention on Djaq.
DJAQ: Can’t reach it without causing further damage.
MUCH: Master...
DJAQ: Robin, press here. Stop the bleeding.
Robin reaches in, squirms a bit and hisses.
DJAQ: I cannot !
ROBIN: What ?
DJAQ: I am not trained. I don’t have the right instruments. I can’t do it.
ROBIN: Much, put your finger here.
MUCH: Me ?
ROBIN: Yes, you. Come on.
Much darts forward.
I need to get the physician.
DJAQ: There is no time.
MUCH: Puts his finger in. Ah, eugh.
ROBIN: Make me time.
DJAQ: Be quick.
MUCH: Here ?
DJAQ: Yes !
Djaq starts poking around again. Marian has stopped moaning, now fully unconscious. Djaq seems panicked.

SHERWOOD FOREST. THE GREAT NORTH ROAD.
Allan and Will arrive.
ALLAN: Yeah, this is it. The Great North Road.
Will leading a horse, stops and looks.
So which way are we gonna go ? Back to the cave or pastures new ?
WILL: What if they need our help, the others ?
ALLAN: What for ? They got away.
Will looks at him wide-eyed.
Where’d your old man go, and your brother, when they ran away ?
WILL: Scarborough. My auntie Annie.
ALLAN: Gets a flask off the horse and walks around to Will. Well... I wouldn’t mind meeting your auntie Annie. What do you reckon ? Drinks.
Will looks at Allan.
You know what I was thinking ? I was thinking Robin would want this for us. He would. He’d want the best for us.
Will grabs the flask and drinks as Allan steps around him, grabs the reins and starts walking. Will steps forward, looks back towards the forest, nods, raises the flask, drinks and follows Allan.

NOTTINGHAM TOWN. PITTS' HOUSE. INTERIOR.
Robin rides quickly up to Pitts’ house, leading another horse. He jumps off and runs to the window.
ROBIN: Pitts ! Pitts ! Goes to the door and knocks.
PITTS: Goes to the door and opens it a bit. Yes, yes, what is it ?
ROBIN: I need your help. A friend of mine has been stabbed. She... realises the truth he is about to speak... She is close to death.
PITTS: Opens the door fully. Bring her here.
ROBIN: Steps inside and closes the door. I cannot. I will take you to her. I’ve brought you a horse.
PITTS: Well, where is she ? I-I-I need to know in case anybody—
ROBIN: Interrupts: We must leave now. Puts his hand on Pitts’. There is no time.
PITTS: Puts his other hand on Robin’s. All right. Let me get my things. Goes upstairs.
Upstairs, Pitts grabs a large shoulder bag and starts putting things into it
.
ROBIN: From downstairs. Hurry up !
PITTS: Slightly panicked: Don’t worry, my friend ! Everything is under control ! Goes to the window. to a soldier below: Psst. Psst.
The soldier looks up at Pitts motioning to him. The soldier taps his companion and they both move towards the house. Pitts resumes his packing, reaching for a large pile of rolled-up bandages and setting them all on top.
ROBIN: From downstairs: Hurry ! Come on !
Pitts grabs his bag and goes to the stairs.
Hurry up !
Pitts smiles and tries to put the bag’s strap over his shoulder but in his panic dumps the entire bag down the side of the stairs, its contents spilling everywhere.
PITTS: Hurrying down the stairs. I’m sorry, I’m sorry.
Robin helps him collect his things. Robin grabs at the rolls of bandages and looks at Pitts.
Bandages.
They finish packing as Pitts mutters.
Muttering
: All right, let’s see. Yes, yes.
Pitts grabs his cloak and they head out the door. The soldiers watch them leave, then quickly head towards the castle.

SHERWOOD FOREST. THE CAVE. INTERIOR.
Much stands over Marian with his finger inside her. Djaq is sitting on the ground, helpless. Little John holds a torch over Marian.
MUCH: I’m not doing anything. I’m just pressing, right ?
DJAQ: Yes. There’s not much else we can do. The physician has the instruments.
MUCH: Should I be able to feel a heartbeat ?
DJAQ: Looks up. Yes.
Much looks at Djaq, panicked. Djaq gets to her feet and hurries over. She lifts up Marian’s eyelids, thinks a moment, then pounds a fist on Marian’s chest. Much grabs her arm.
MUCH: What are you doing ? What are you doing ? You’ll hurt her.
DJAQ: Trust me, Much. Where she is she cannot feel a thing !
Djaq pulls her arm away and pounds three more times.
******
In the forest, Robin and Pitts gallop towards the cave. Pitts flips a bandage behind him.
******
Djaq pounds twice more.
DJAQ: Anything ?
MUCH: Shakes his head vigorously. Oh come on. Come on, Marian.
******
Robin and Pitts gallop towards the cave.
******
Djaq pounds on Marian’s chest.
******
Robin and Pitts gallop towards the cave.
******
Djaq pounds on Marian’s chest.
******
Robin and Pitts gallop towards the cave.
******
Djaq pounds on Marian’s chest
.
******
Robin and Pitts gallop towards the cave.
******
Djaq pounds on Marian’s chest.
MUCH: Please.
******
Pitts throws another bandage.
******
Robin reins in his horse.
******
Djaq pounds on Marian’s chest and looks at Much.
MUCH: Yes ! Smiles brightly. Yes !
DJAQ: Laughs. Allah be praised !
MUCH: Raises his fists in the air. Allah be praised !
LITTLE JOHN: Arms wide. Allah be praised !
MUCH: How did you do that ?
DJAQ: Put your finger back in. Now !
Much puts his finger back in. Both of them are breathing heavily. This will happen again. Where is the physician ? I cannot wait.

EXTERIOR.
Robin shoos the horses away.
ROBIN: Yah ! Go on !
Pitts looks nervously behind him.
Djaq ! Djaq ! ... Much ! John !
Pitts follows Robin inside.

INTERIOR.
Robin enters and walks over to Marian.
ROBIN: How is she ?
DJAQ: Alive.
Robin solemnly bends over Marian. Pitts comes over.
ROBIN: to Pitts: You have to save her.
PITTS: Nervous. Science is advanced but we’re always in the hands of the Lord. to Djaq: Here, you give her this.
Pitts pulls a bottle out of his nearly empty bag as Robin takes off his cape. Pitts hands it to Djaq.
It’s a draught for the surgery. Put a little on her tongue.
Pitts looks around nervously. Robin watches Djaq.
DJAQ: She has a dagger wound near the liver. A leaking blood vessel. I have sewn it up.
PITTS: You’ve been trained ?
DJAQ: A little.
PITTS: Good, good. Then you’ve probably saved her life.
MUCH: She has saved her life.
Much nods at Djaq, who returns it.
DJAQ: If you agree, I can close up the wound.
PITTS: Relieved. Very good. Close away. Nervously looks around.
DJAQ: Do you have clean needle ? Pitts looks at Djaq. Thread ? Cloth ?
PITTS: Oh, yes.
Pitts digs in his bag and Robin notices it is void of bandages. Pitts pulls out a case and hands it to Djaq. Much wipes his forehead as Djaq opens the case. Robin glares at Pitts with just his eyes. Pitts stands, watching nervously.
ROBIN: Calmly but with a hint of urgency: Excuse me.
Robin turns and walks quietly out of the cave. Little John frowns at him, watching him go. Pitts wonders if Robin is wise to his ruse.

EXTERIOR.
Robin runs, retracing the way they came earlier. He finds a bandage and picks it up. He continues on and finds another, pulling it off a sapling’s branch. He runs a bit further and finds another bandage hanging off a branch. He looks around for any unwelcome guests, then hears a horse whinny in the distance.
ROBIN: Quietly to himself: What have I done ?
He hears more horses and dogs barking and sees the Sheriff coming through the trees. He runs back to the cave.

INTERIOR.
Little John enters, holding a torch and walking towards Djaq. Robin runs in after him.
ROBIN: Much! John ! Your weapons, now !
Little John jumps.
MUCH: Why ?
ROBIN: Pulling the arrows from his quiver: Unless I am badly mistaken, the Sheriff and Gisborne will arrive at any moment. We’ll be surrounded.
Little John puts on his coat. Much runs to Robin.
MUCH: Panicked: What ? We’ve got to run ! Starts to run outside.
ROBIN: We cannot run ! I cannot run ! Marian.
LITTLE JOHN: We do not run !
MUCH: We are trapped in a cave and surrounded. We’re all gonna die !
ROBIN: Looks at Much. Quietly: Yes.
MUCH: Oh, Lord.
Little John looks out the entrance. Much slams down his cloak.
Allan. Where is Allan ? And Will ?! Where are they ?! Slams arrows around. I thought if I survived the Holy Land, [putting on his sword belt:] then I would die by the fire in Locksley, not in some... forest in some... some poxy, poxy [he kicks dirt into the fire] cave !
ROBIN: Much !
MUCH: What ?!
ROBIN: Let me think !
Pitts walks away from Marian, towards Robin, laughing maniacally. Robin stands up.
ROBIN: You !
Much turns to face Robin.
PITTS: What did you think ? That Gisborne did not tell me that one day somebody might come asking about his alibi ? That we did not have a plan in place for just this occasion ? Sighs. The charade is over. Pitts nods once at Robin with his eyebrows raised and walks past him, then stops.
Oh, your friend is dead. Continues on towards the door.
MUCH: Dead ?
PITTS: Dead !
Robin hurries to Marian. Much looks after him in disbelief. Little John blocks Pitts’ way with his staff. Robin stops and looks at Djaq. She turns to look at him, the sad look confirming what Pitts has just said.
DJAQ: Robin. I’m sorry.
Djaq walks over to him, then passes him, leaving him alone with Marian. Meanwhile, Little John and Much go outside to face the Sheriff.

EXTERIOR.
Crouching behind a large rock, Much slams arrow points into the ground as Little John peeks over another large boulder. They hear horses coming, men shouting and dogs barking.

INTERIOR.
Robin starts to sob, looking at Marian. He slowly steps forward and kneels at her side, sobbing and sniffing. He strokes her face.
ROBIN: Softly: Marian. Puts both hands on the sides of her face. Marian !
He hangs his head and sobs, then looks in her eyes.
I love you. I should have said. Why did I not say ? I love you. Marian. I love you. Sobs. Marian.
Robin kisses her lips, then leans on her chest and cries uncontrollably.
SHERIFF: From outside the cave, singsong: Robin ? Oh, Robin ? Come out, come out wherever you are !
Robin looks up intensely, anger and revenge in his eyes.

END OF EPISODE TWELVE

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Locksley, Hier à 13:48

Bonjour Malice825 : désolée pour ce petit désagrément sur notre page d'accueil, ça se produit de temps en temps...

Locksley, Hier à 13:48

... et jusqu'ici, nous n'avons pas encore réussi à solutionner ce problème.

Locksley, Hier à 13:49

Quand ça se produit, inutile de recharger 5 fois ta page, ça se remet en place tout seul au bout de quelques minutes

Locksley, Hier à 13:49

Bonne journée !

Supersympa, Hier à 15:21

Bonjour z'à toutes z'et à tous !

Viens chatter !