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#306 : La Maladie du Roi

Le Prince Jean arrive enfin à Nottingham et il y prépare quelque chose. Gisborne et le Shérif se voient assigner chacun une mission qui pourrait sonner la fin de l'un d'entre eux. 
Robin est occupé par ses propres affaires. Qui peut bien être au centre de ses pensées ?

Captures

Titre VO
Do You Love Me ?

Titre VF
La Maladie du Roi

Première diffusion
02.05.2009

Première diffusion en France
23.04.2010

Bande Annonce
Bande Annonce

  

Scène Isabella/Robin
Scène Isabella/Robin

  

Scène combat/Kate blessée
Scène combat/Kate blessée

  

Plus de détails

Réalisateur : Patrick Lau
Scénariste : Timothy Prager

Cast secondaire
Elliot Levey ... Benjamin Palmer
Zsigmond Maier ... boucher

Gisborne est réveillé par deux gardes qui l'emmènent au camp du Prince Jean. Ce dernier lui demande s'il l'aime car il n'a pas encore réussi sa mission, tuer Robin des Bois. Guy l'assure de son amour et se voit confier une nouvelle mission, tuer le Shérif car ce dernier, selon le Prince Jean, ne l'aime pas puisqu'il ne réalise pas ses objectifs. Le Prince explique qu'il parcourt le pays pour récupérer son trône, celui que lui avait promis son père Henry et qui est revenu à son frère aîné selon la coutume.

Dans la forêt Much arrive en courant pour prévenir ses compagnons de l'arrivée du Prince Jean. Au camp, ils tentent de comprendre ce qu'il vient chercher à Nottingham. Tuck dit qu'il parcourt le pays, graissant la patte des nobles pour gagner leur loyauté et le trône au retour de son frère. Robin a peur que cela ne dégénère en guerre civile. Petit Jean voit l'aspect pratique: s'il achète les nobles alors il doit voyager avec une importante quantité d'or. Ils mettent alors au point un plan.

Au château, Gisborne tente d'accomplir sa mission pendant que le Shérif veut discuter de leurs relations notamment pour la visite du Prince. Isabella, convoquée par le Shérif, est invitée à la réception du Prince Jean.

À Locksley, Robin tente de trouver des hommes pour l'aider dans son plan. La bande maîtrise rapidement le convoi, presque trop facilement... C'était un leurre, le Prince a envoyé une doublure et des coffres vides. Lors du combat, Kate a été blessée. Chance pour eux, la doublure du Prince Jean se trouve être son médecin, Benjamin Palmer, il commence à soigner la jeune femme. Il explique que, comme la forêt est réputée pour abriter des assassins, le Prince ne pouvait la traverser en toute sécurité, il fallait envoyer « des éclaireurs » et c'est tombé sur lui.

Il doit en plus trouver une personne atteinte d'une maladie rare, le "Mal du Roi" ou "scrofule" [maladie rare de peau, s'apparentant à la tuberculose, appelée écrouelles en français] que, selon la légende, peuvent guérir les Rois d'Angleterre par le simple  toucher. Jean tient absolument à rééditer ce geste pour prouver qu'il est le vrai Roi d'Angleterre.
[Le Roi, représentant de Dieu sur Terre, possède des pouvoirs divins dont celui de soigner certaines maladies par le toucher, c'est ce que l'on appelle un pouvoir thaumaturgique. Le Roi de France soignait par ce biais une maladie de peau (les écrouelles) lors de grande cérémonie publique; le Roi d'Angleterre était plutôt réputé pour soigner l'épilepsie]

Pendant ce temps, le vrai Prince arrive, sous les cris de la foule, à Nottingham. Il est accueilli par le Shérif, Guy et sa soeur. Il est tout de suite attiré par la jeune femme. Le médecin du Prince, relâché par les hors-la-loi, arrive et raconte à son maître qu'il a été attaqué par Robin ce qui met le Prince dans une rage folle. Il demande ensuite en aparté au Shérif de lui montrer sa loyauté en tuant Gisborne qui l'a grandement déçu.

Lors de la réception, le médecin raconte une nouvelle fois son aventure et se fait arrêter tandis que Guy et le Shérif s'observent sous les yeux amusés de leur invité. Jean décide d'aller visiter Locksley. Tout en discutant avec Isabella qui le reconnaît comme son Roi, ils arrivent au beau milieu d'un mariage. Après avoir béni le couple et être remonté dans son carrosse, le Prince ordonne de brûler l'église lorsque tous seront à l'intérieur.

Ils empêchent les habitants d'éteindre les flammes sous les yeux horrifiés d'Isabella. La jeune femme tente de lui faire comprendre que ce n'est pas la bonne méthode pour être aimé et respecté. Au camp, Much prend soin de Kate pendant que les autres cherchent un moyen de récupérer l'or entreposé au château quand Allan annonce le dernier méfait du Prince à Locksley.

Gisborne et le Shérif sont désignés pour empêcher l'extinction de l'incendie, Guy tente de tuer le Shérif en faisant s'effondrer sur lui une maison en flammes, le Shérif se cache et simule sa mort. Alors que Guy a le dos tourné, il lui tire une flèche qui atterrit ... dans le dos d'un autre, sauvant la vie de Gisborne! Les hors-la-loi arrivent pour aider les villageois avec Isabella.

La jeune femme discute avec Robin avant de repartir pour Nottingham. Elle accepte de l'aider et il récupère ses bijoux pour faire croire qu'elle a été attaquée. Il lui « vole » également un baiser. Robin emmène ensuite la jeune femme, les yeux bandés, au camp sous les yeux ébahis de ses compagnons. Isabella propose de les faire entrer au château.

Tuck a alors une idée: puisque le Prince veut absolument accomplir le toucher des malades, ils vont lui en présenter une fausse que le Prince ne pourra pas guérir, il sera alors humilié devant tout le monde. Cette diversion leur permettra pendant ce temps de voler l'or. Le médecin pourra les aider à convaincre le Prince et Kate, déjà affaiblie, se fera passer pour la malade.

Isabella retourne au château et raconte son histoire au Prince. Elle lui promet que les gens n'attendent qu'une preuve pour le reconnaître comme Roi. Elle fait libérer le médecin en lui faisant croire qu'il a vu une femme capturée par Robin atteinte de scrofule. La nuit venue, elle fait rentrer le gang et la « malade ».

La cérémonie commence pendant que Much, Allan, Petit Jean et Tuck s'occupent du reste. Le Shérif et Gisborne se lancent dans un combat à mort tout en s'expliquant.

Robin, Kate et Palmer s'enfuient laissant un Prince très énervé par son échec. Gisborne blesse le Shérif avec un poignard et le laisse pour mort. Le Prince Jean continue sa réception et son opération de séduction des nobles. Isabella le console quand Gisborne arrive avec une preuve de la mort du Shérif, une de ses dents fétiches. Le Prince l'annonce à l'assemblée et impute le crime à Robin.

 

Au camp, les hors-la-loi fêtent leur butin. Le corps du Shérif est emmené mais sa main bouge encore ....

MANOIR DE LOCKSLEY

Gisborne est couché sur le côté sur son lit. Ne portant que son pantalon, il dort d’un sommeil très agité. Il donne des coups avec sa main gauche puis se retourne brutalement sur le dos. On entend alors les sabots de plusieurs chevaux puis le hennissement d’un cheval. Terrorisé, Gisborne agrippe avec force les couvertures. Les chevaux semblent s’être arrêtés tout près. Un des chevaux hennit une nouvelle fois. Gisborne ouvre alors les yeux. Des soldats font irruption dans la pièce et se précipitent sur lui. Ils le tirent de son lit.

Gisborne : « Non ! NON ! NOOOOON !... NON ! »

Les soldats le traînent dehors.

 

CAMP DU PRINCE JEAN DANS LA FORÊT DE SHERWOOD

Les soldats galopent dans la forêt puis ils entrent dans la tente du Prince Jean en traînant Gisborne. Ils le déposent aux pieds du Prince Jean. Terrorisé, Gisborne tombe à genou et attend, tête baissée, la réaction du Prince, assis sur son trône.

Le Prince Jean : « Vous m’aimez Gisborne ? »

Gisborne, effrayé : « Oui, Sire. »

Le Prince Jean : « Je suis heureux de l’entendre parce que je doute fort que le shérif, lui, aime son prince... Non. Non. Je ne crois pas qu’il l’aime… Mon heure approche Gisborne… [Ne comprenant pas le prince, Gisborne relève légèrement la tête] Savez-vous que mon père, Henri, Dieu ait son âme, voulut que ce soit moi le roi et pas mon frère Richard. Moi… Roi. Tel était son souhait… [Il soupire en fermant les yeux] Et il en sera ainsi bientôt… Mon père m’a appris à ne m’entourer que des plus loyaux serviteurs, de ceux qui m’aiment… »

Gisborne relève la tête à la hauteur des genoux du Prince. Ce dernier se penche alors sur lui.

Le Prince Jean : « Vous feriez un excellent shérif, Gisborne… »

Gisborne lève son regard vers le prince.

Le Prince Jean : « Je n’ai pas le moindre doute là-dessus… [Gisborne se redresse sur ses genoux] Êtes-vous heureux que j’aie une si grande confiance en vous ? »

Gisborne, inquiet et ravi à la fois : « Oui, Sire. »

Le Prince Jean : « Hum… [Regardant toujours Gisborne, il se cale dans son fauteuil] Robin des bois vit toujours… [Honteux, Gisborne baisse la tête] Je vous l’avais dit. Je l’avais dit au shérif… Je veux que Robin des bois soit exécuté. Sa mort est un présent que je convoite mais personne ne me l’offre. Si le shérif aimait le Prince Jean… il m’offrirait ce présent. Et comme il ne l’a pas fait, je dois en conclure qu’il ne m’aime pas… Eh bien j’aurais quand même du sang. »

Gisborne, à genoux, regarde le sol, pensant sa dernière heure arrivée.

Le Prince Jean : « Celui du shérif. »

À la fois soulagé et surpris, Gisborne relève la tête vers le prince qui se penche à nouveau vers lui.

Le Prince Jean : « Vous allez tuer le shérif pour moi, Gisborne. Discrètement. [Murmurant] Nous serons les seuls à savoir. [Enjoué] Nous partagerons ce petit secret… [Il prend le visage de Gisborne entre ses mains] Et vous ferez ça pour moi, Gisborne… parce que vous aimez votre prince. »

Le Prince Jean sourit.

 

***** Générique *****

 

FORÊT DE SHERWOOD

Robin, Allan, Petit Jean et Tuck marchent sur un chemin lorsque Much court à leur rencontre.

Much : « Arrêtez !... [Essoufflé] Le Prince Jean a établi son camp là-bas… [Il pointe du doigt l’endroit d’où il vient] pas très loin. »

Robin : « Répète ça ? [Il regarde dans la direction indiquée par Much] Combien d’hommes y-a-t-il ? »

Much : « Oh des milliers ! »

Petit Jean : « Non ? »

Much : « Ben des centaines alors ?... Bah j’allais pas m’arrêter pour compter ses hommes ! D’ailleurs je sais pas compter. »

Soudain, ils entendent hennir un cheval et voient deux cavaliers, arborant les couleurs du Prince Jean, galoper vers eux.

Robin : « Courez ! Vite ! »

La bande se sauve en courant.

 

CAMP DES HORS-LA-LOI

Robin a esquissé une carte de la forêt sur le sol du campement avec des brindilles et des cailloux. Toute la bande se tient debout autour de la carte et la regarde attentivement.

Allan : « Qu’est-ce qu’il fabrique dans la forêt ? »

Robin : « Bah c’est clair, non ? »

Allan : « Ah ! Ben si tu le dis ! »

Robin, pointant la carte : « Ils vont lever le camp et prendre la route du nord vers Nottingham. »

Petit Jean, enjambant la carte : « Pourquoi est-ce qu’il vient ? »

Tuck : « Il rend visite à tous les nobles du pays pour leur graisser la patte. »

Robin, enjambant la carte : « Il va tenter d’acheter leur loyauté avant le retour du roi Richard. »

Allan : « Quoi ? Il croit qu’il peut les acheter ? »

Tuck : « Il le croit pas. Il le sait. Il achète les nobles et leurs hommes pour s’emparer du trône. Ainsi, le Roi Richard reviendra dans l’Angleterre du Roi Jean. »

Robin : « Chaque noble qui tombe sous sa coupe nous rapproche d’une guerre civile. Et s’il y a une guerre entre le Prince Jean et le Roi Richard… Ça achèvera de déchirer ce pays. »

Petit Jean : « S’il a prévu de les acheter, il a forcément apporté de l’or. »

La bande réalise qu’il a raison.

Tuck : « Beaucoup d’or. »

Kate sourit pendant que Robin réfléchit intensément.

Robin : « Eh ben, c’est simple. On va l’empêcher de voler la couronne en lui volant son or. »

Petit Jean, Tuck et Kate ricanent.

Allan, souriant : « Vous êtes malades ? »

Petit Jean : « T’as raison ! On est complètement malades ! »

Tuck : « Tu dois avoir une petite armée. »

Robin : « C’est juste. »

Robin s’agenouille près de la carte. Much, Petit Jean et Allan l’imitent.

Robin : « Notre seul avantage, c’est la surprise. Le meilleur endroit pour lancer une attaque, c’est ici… [Il plante son couteau à plusieurs reprises dans la carte entre deux routes] à l’extérieur de Locksley. »

Robin à Kate : « À toi de trouver des hommes pour nous aider. »

Kate, confiante : « Je m’en occupe. »

 

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Pressentant un danger, le shérif marche lentement dans un large corridor où aboutissent plusieurs portes.

Le shérif : « Gisborne ? »

Gisborne surgit de derrière l’un des piliers du corridor et se dirige, en silence mais d’un pas décidé, vers le shérif qui lui tourne le dos. Tout en marchant, il met la main sur un couteau, coincé dans sa ceinture, dans son dos. Mais le shérif se retourne vivement vers lui. Gisborne s’arrête et redresse la tête, tout en gardant sa main derrière son dos.

Le shérif, ricanant légèrement : « Gisborne. »

Gisborne, calmement : « Messire. »

Le shérif : « Vous tombez bien. Je vous cherchais… [Gisborne lui sourit tout en gardant sa main dans son dos] J’ai beaucoup pensé à nos relations récemment. Il faudrait les améliorer, vous ne croyez pas ?... »

Le shérif tente de contourner Gisborne mais celui-ci le suit tout en souriant.

Le shérif : « Nos rapports étaient quelque peu tendus autrefois. Je dois bien l’avouer. »

Gisborne se croise les bras sur sa poitrine.

Le shérif : « Mais à la lumière de la prochaine visite du Prince Jean, ma foi… je crois que l’unité est sans doute la meilleure attitude. »

Le shérif entraîne Gisborne à marcher à ses côtés.

Le shérif : « L’unité entre vous et moi, hum ? Nous devons faire front, être unis. Qu’en dites-vous ? »

Le shérif s’arrête et fait face à Gisborne. Mais ce dernier ne dit rien. Le shérif poursuit son chemin. Gisborne le laisse partir.

Le shérif : « Le passé est le passé… [Gisborne se met rapidement en marche derrière lui] Il faut le laisser à sa place derrière nous. »

Gisborne, regarde derrière lui, pour voir s’il est observé, tout en prenant son couteau derrière son dos. Mais une fois encore, le shérif se retourne face à lui.

Le shérif : « Le Prince Jean est un tyran, Gisborne. Vous et moi le savons. Il est dangereux. La seule façon de survivre, c’est… l’unité. »

Le shérif tend les bras vers Gisborne. Celui-ci l’imite en lui souriant. Rassuré, le shérif ricane en s’approchant de Gisborne. Ce dernier marche vers le shérif et d’un geste rapide, il prend son couteau dans son dos. Mais une porte sur le côté s’ouvre, le shérif se retourne légèrement, Gisborne se retrouvant derrière lui. Les deux hommes aperçoivent Isabella qui entre et marche vers eux. Gisborne cache alors sa main tenant le couteau derrière son dos.

Isabella : « Euh… J’espère que je ne vous dérange pas. »

Le shérif : « Non… Pas du tout. Votre frère et moi avions une discussion… philosophique, n’est-ce pas ? »

Il se retourne vers Gisborne.

Gisborne, lui souriant : « Ouais. Nous parlions du passé… et de l’avenir. »

Isabella au shérif : « Vous avez demandé à me voir ? »

Le shérif : « Oui, en effet. Vous êtes conviée au souper des nobles demain en l’honneur du Prince Jean alors… tâchez de vous montrer divertissante. »

Il ricane puis se tourne vers Gisborne.

Le shérif : « L’unité. »

Le shérif s’en va. D’abord souriant, Gisborne perd son sourire en regardant sa sœur. Il tourne les talons et s’en va à son tour, remettant son couteau dans sa ceinture derrière son dos. Isabella le regarde partir en remarquant le couteau dans son dos.

 

LOCKSLEY

Robin, Tuck et Kate marchent à travers le village, entourés des hommes afin de les convaincre de les suivre pendant que Petit Jean monte la garde.

Robin : « On a besoin de votre aide. Vous savez qui on est. On se bat pour l’Angleterre et pour le Roi Richard. »

Tuck : « Il faut stopper le Prince Jean coûte que coûte. En lui volant son or, on tue ses ambitions. »

Kate : « C’est un usurpateur. Ce n’est pas notre roi. Il ne s’agit pas de trahison. On a besoin de vous. »

 

FORÊT DE SHERWOOD PRES DE LOCKSLEY

Un carrosse aux couleurs du Prince Jean, escortés par des soldats, empruntent un chemin serpentant au fond d’une ravine. Robin et ses hommes sont cachés derrière les arbres surplombant le chemin. Robin tire sur le cocher. C’est le signal de l’attaque. Les hors-la-loi se ruent vers le convoi. Petit Jean bloque la roue arrière du carrosse en plaçant son bâton à travers les rayons puis se tourne vers un soldat pour se défendre. Il le frappe violemment, le garde tombe à terre. Robin tire son épée et s’installe sur le siège du conducteur. Tuck tire avec sa sarbacane sur l’un des cavaliers à l’avant du convoi. Le soldat tombe à terre.

Tuck à Robin : « T’es prêt ? »

Robin à Tuck : « Attention ! »

Il tend son épée en direction du second cavalier qui fait demi-tour pour faire face à Tuck. Pendant ce temps, les soldats, à l’arrière, se sont regroupés derrière leur bouclier afin de faire face aux attaquants. Deux villageois, tenant chacun le bout d’une corde, court en direction des soldats, tenant la corde tendu entre eux. Le groupe de soldats est renversé par la corde. Petit Jean attaque alors un soldat pendant que Tuck désarçonne le cavalier le menaçant. Robin pare une attaque avec son épée puis saute à terre pour faire face au soldat. Kate attaque les gardes puis se met en retrait près d’Allan qui en a plein les bras avec un soldat ce qui fait qu’il ne voit pas Kate recevant alors un couteau dans l’abdomen. Alors que les hors-la-loi combattent les soldats, Kate s’effondre. Les hors-la-loi viennent à bout des gardes. Robin se précipite vers le carrosse et regarde à l’intérieur tandis que le reste de la bande converge vers lui. Personne ne remarque que Kate git à terre à quelques pas de là. Les hors-la-loi entourent le carrosse et lèvent les voiles qui obstruaient les fenêtres et aperçoivent un homme richement vêtu à l’intérieur, les regardant avec une certaine inquiétude.

Palmer : « Bonjour. »

Much, surpris : « Dieu du ciel ! On a mis la main sur le Prince Jean ! »

Robin et Tuck ouvrent chacun une porte et Robin tire Palmer à l’extérieur.

Robin : « Descendez ! »

Tuck monte dans le carrosse et en sort derrière Palmer puis l’attrape par le bras.

Palmer, avec inquiétude : « Faîtes comme vous l’entendez. Mais je-je vous saurais gré d’épargner ma vie. »

Allan et Much sortent un coffre du carrosse et le posent par terre devant Petit Jean qui force la serrure avec son bâton.

Robin, agrippant Palmer et l’emmenant près du coffre : « Par ici. »

Petit Jean : « L’or est forcément là. Forcément. »

Il ouvre le coffre.

Petit Jean : « Ah ben c’est vide ! »

Il se relève et regarde Palmer avec colère.

Petit Jean : « Y’a absolument rien là-dedans ! »

Robin à Palmer : « Eh bien le Prince Jean n’est qu’un lâche ! [À ses hommes] Si c’était lui le Prince Jean, ses soldats ne l’auraient pas laissé tomber. Et pis, il essayerait de nous acheter. On a affaire à une doublure. » 

Much : « Où est Kate ? »

Much regarde autour de lui et voit Kate, un peu plus loin, allongée sur le sol.

Much : « Kate ! »

Il se rue vers elle, laissant tomber son épée. Allan court derrière lui.

Much : « Kate ! »

Much s’agenouille et soulève la jeune femme par les épaules. Allan s’agenouille près de lui et l’aide à porter Kate.

Much : « Kate ! Kate ! »

Kate : « Ça va aller. »

Kate s’évanouit.

Allan : « Kate ?... Kate ? »

Craignant le pire, les deux hommes se dévisagent. Tuck, Robin, Petit Jean et Palmer les rejoignent. Tuck s’agenouille près de Much, Robin, à ses côtés, constatant que la jeune femme est blessée, penche la tête en soupirant.

Robin, relevant la tête : « Allongez-la ! Allez ! Poussez-vous ! Laissez-la respirer. »

Allan et Much acquiescent de la tête puis reposent Kate par terre. Très inquiets, les deux hommes se relèvent et reculent. Tuck, toujours agenouillé, regarde la blessure de Kate en réfléchissant.

Robin à Tuck : « Qu’est-ce que tu attends ? »

Tuck : « Enlever le couteau pourrait la tuer. Elle risque de faire une hémorragie. »

Ne supportant pas ce qu’il entend, Allan tourne la tête sur le côté.

Tuck à Much : « Ramenez-moi de l’écorce d’orme et des orties. Vite ! »

Allan et Much acquiescent de la tête. Après un dernier coup d’œil inquiet vers Kate, Allan suit Much.

Palmer : « Un cataplasme. »

Robin, Tuck et Petit Jean se tournent vers lui.

Palmer : « C’est un remède efficace. Ça aspire le mal tout en évitant d’infecter la plaie. »

Alors que les hors-la-loi semblent indécis, Palmer se précipite sur Kate, s’agenouille et lui enlève le couteau, planté dans son abdomen.

Tuck : « Mais qu’est-ce que vous faîtes ? »

Palmer : « Agir autrement l’aurait tué… [Il compresse la blessure avec ses mains] Je vais contenir l’hémorragie pendant que vous préparez le cataplasme. Ensuite il faudra équilibrer ses humeurs. »

Robin : « Mais vous êtes qui ? »

Palmer, regardant la blessure de Kate : « Benjamin Palmer, médecin du Prince Jean. »

Étonné, Tuck penche la tête sur le côté tout en le dévisageant.

Palmer, relevant la tête : « Mais je ne suis ni son partisan ni son apologiste. »

 

Plus tard…

Tuck bande la blessure de Kate, inconsciente, allongée sur le sol sous la surveillance de Palmer. Robin est assis sur une souche d’arbre à proximité, tenant l’épée de Kate, la lame pointant vers le sol. Derrière lui, Allan et Petit Jean sont debout et scrutent les environs. Much est assis près d’eux.

Palmer : « Deux soldats ont dit qu’ils avaient vu des assassins dans la forêt... [Robin et Much échangent un regard tandis qu’Allan et Petit Jean s’intéressent à ses propos] Il fallait une doublure au Prince Jean. Il ne pouvait annuler son dîner avec le conseil des nobles demain soir et il y avait que moi. Je-j’aurais pu refuser mais on m’aurait coupé la tête… »

Robin ricane.

Palmer : « Mon prédécesseur a été décapité parce qu’il ne trouvait aucun cas d’écrouelles. »

Robin : « C’est quoi les écrouelles ? »

Tuck, faisant le bandage de Kate : « Une maladie très rare. »

Palmer : « Si rare que je ne trouve aucun cas non plus. »

Tuck : « On raconte que seules les mains d’un roi peut la guérir. »

Robin : « Mais pour quelles raisons il vous a demandé ça ? »

Palmer : « C’est une véritable obsession. »

Tuck : « Un jour, il a vu son père, Henri, guérir un enfant atteint de cette maladie. »

Robin semble sceptique.

Allan : « Mon père m’a raconté cette histoire. »

Petit Jean, acquiesçant de la tête : « Oui, je la connais aussi. »

Palmer : « Le Prince Jean m’a emmené dans l’espoir que je trouve un patient afin qu’il accomplisse un miracle. Comme son père avant lui. Il espère prouver ainsi qu’il est le vrai roi d’Angleterre, contrairement à Richard. »

Comprenant la situation, Robin acquiesce de la tête.

Palmer : « Bien sûr, rien ne prouve que les mains d’un roi guérisse quoi que ce soit. Mais je n’ai pas envie de perdre la tête. Alors je me garderai bien de lui révéler le fond de ma pensée. »

Faible et pâle, Kate se réveille.

Kate : « Un peu… Un peu d’eau, s’il vous plaît ? »

Aussitôt, Much se relève.

Much : « J’y vais ! »

Allan : « Non moi ! »

Les deux hommes courent chercher de l’eau. Robin les regarde partir avant de prendre une gourde près de lui. Il se lève et se penche sur Kate.

Robin : « Tiens… [Il approche la gourde près de sa bouche] Bois. »

Kate boit puis Robin lui caresse affectueusement les cheveux.

Robin : « Tu te sens mieux ? »

Kate : « Merci. »

Robin lui sourit. 

 

Plus tard…

Robin, Palmer, Much et Allan s’éloignent du lieu de l’embuscade en empruntant le chemin menant à Nottingham.

Robin : « Merci de nous avoir aidé à sauver Kate... Vous êtes libre. »

Allan : « Oui, je vous suis très reconnaissant. »

Much : « Ouais, vraiment très reconnaissant. »

Allan : « Ouais. »

Palmer : « C’est moi qui vous remercie… [A Robin] d’avoir épargné ma vie. »

Robin : « Donc vous… Vous retournez auprès du Prince Jean ? »

Palmer : « Je suppose qu’il le faut. »

Robin : « Je vois… [A Allan et Much] Ligotez-le ! »

Much : « Hein ? »

Palmer, perdant son sourire : « Euh je… »

 

NOTTINGHAM

Le carrosse du Prince Jean traverse la ville en liesse. La foule l’accueille avec enthousiasme. Elle brandit des foulards jaune et rouge tandis qu’une femme lance des pétales de rose devant le convoi royal.

 

CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Au moment où le Prince Jean passe la porte de la cour, le shérif arrive sur le perron, Gisborne sur ses talons. Le convoi royal pénètre dans la cour et s’arrête au bas des marches du perron que le shérif et Gisborne descendent avec empressement. Isabella les suit de près. La voiture s’arrête. Le Prince Jean descend et ne semble pas content. Il s’avance vers le shérif.

Le shérif, ouvrant les bras : « Bienvenue à Nottingham, Votre Altesse. »

Il s’incline devant le Prince Jean.

Le Prince Jean : « Vous êtes toujours en vie ? »

Gisborne regarde le Prince avec inquiétude.

Le shérif, se relevant et tout sourire : « Oui, naturellement. »

Le Prince Jean : « Voilà qui est surprenant… »

Il dépasse le shérif et s’arrête devant Gisborne.

Le Prince Jean : « Je n’apprécie guère les surprises. »

Le Prince Jean poursuit sa route vers Isabella. Le shérif regarde Gisborne qui baisse les yeux.

Le Prince Jean, plus enjouée : « Quel est votre nom ? »

Isabella : « Isabella. »

Le Prince Jean : « Ravissante ! [Il lui soulève le menton] Italienne ou espagnole ? »

Isabella : « Comme Votre Altesse préfère ! »

Le Prince Jean rit, tout comme Isabella, puis il se retourne en entendant les sabots d’un cheval martelant les pavés de la cour. Il s’avance dans la cour en perdant le sourire. Un soldat amène un cheval par la bride. Sur le dos de l’animal, un homme est couché en travers, pieds et poings liés. Il s’agit de Palmer. Après avoir été libéré par le soldat, Palmer enlève le tissu qui lui bandait les yeux et se retrouve face au Prince Jean.

Le Prince Jean, mécontent : « Que s’est-il passé ? »

Palmer : « Félicitations ! Nous sommes tombés dans un piège. Votre plan a fonctionné, Votre Altesse. Votre supériorité n’a pas d’égale. »

Le Prince Jean, faisant fi de ses flatteries : « Qui vous a attaqué ? »

Palmer : « Robin des bois. »

Contenant sa colère, le Prince Jean ferme les yeux. Il fait demi-tour et monte les marches du perron.

Le Prince Jean : « Gisborne ! »

Aussitôt celui-ci le suit. Inquiet, le shérif les regarde partir tous les deux.

Le Prince Jean, montant les marches : « Prouvez votre loyauté. Débarrassez-moi de ce Robin des bois. »

Isabella, le shérif et Palmer montent les marches à la suite du Prince et entrent dans le château.

 

DANS UN COULOIR DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Le shérif se dirige vers ses quartiers lorsqu’il aperçoit une ombre sur le mur. Il se retourne en vitesse, pensant qu’il y a quelqu’un derrière lui. Mais il ne voit personne. Soucieux, il regarde autour de lui en tendant l’oreille. Il recule jusqu’à la porte de sa chambre. Il l’ouvre puis la referme prestement derrière. Il écoute pour entendre ce qui se passe derrière la porte, en vain. Il recule tout en faisant face à la porte. Soudain, il sort sa dague de sa manche gauche. Derrière lui, le Prince Jean est assis dans un fauteuil.

Le Prince Jean : « M’aimez-vous, shérif ? »

Le shérif se retourne en vitesse.

Le shérif : « De tout mon cœur, Sire. »

Le Prince Jean se relève rapidement et s’avance vers le shérif.

Le Prince Jean, le visage triste : « Donneriez-vous votre vie pour moi ? »

Le Shérif : « Ma vie ? Juste ma vie, oui. »

Le Prince Jean : « Est-ce que vous tueriez pour moi ? »

Le shérif : « La réponse est encore plus aisée. »

Le Prince Jean, s’arrêtant devant le shérif et triste : « Gisborne m’a déçu. Il m’a amèrement déçu. »

Le shérif : « Comme il m’a déçu moi-aussi, Altesse. »

Le Prince Jean : « L’obéissance, la loyauté et l’amour. Ce n’est pas trop demandé, si ? Le roi exige qu’on lui promette les trois... Lequel de vous deux est le plus loyal, shérif ? Vous ou Gisborne ? »

Le shérif : « Moi, naturellement, Sire. Ma loyauté est sans limite. »

Le Prince Jean : « C’est bien. Alors prouvez-le-moi ! Débarrassez-moi de Gisborne, shérif. Vite, discrètement. Nous ne voulons pas incommoder nos nobles hôtes avec cette vilaine affaire… Tuez-le pour moi, shérif. »

Le shérif : « C’est pour moi un honneur, Sire. »

Le Prince Jean lui fait un signe de la tête lui indiquant de sortir.

Dans le couloir, Gisborne est caché derrière un pilier. Lorsque la porte s’ouvre, Gisborne sort de sa cachette. Son sang se glace lorsqu’il voit le Prince Jean sortir des quartiers du shérif. Le Prince Jean s’arrête et dévisage Gisborne puis continue son chemin sans rien dire. Le shérif sort à son tour. Les deux hommes se dévisagent en se fusillant du regard.

 

DANS LA GRANDE SALLE DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Le Prince Jean, Isabella, Palmer, le shérif et Gisborne sont attablés avec les nobles du comté. Le Prince Jean est assis en bout de table tandis qu’Isabella est assise sur sa gauche, Palmer à ses côtés. En face d’elle et à gauche du prince, sont installés le shérif et Gisborne, l’un à côté de l’autre, dos à la cheminée. Un jeune serviteur dépose deux bols de prunes entre le shérif et Gisborne.

Le Prince Jean, soucieux, à Palmer : « Où avez-vous été attaqués ? »

Palmer : « Près d’un village. »

Le shérif : « Le village de Locksley. »

Gisborne prend une prune dans son bol puis s’apprête à l’avaler lorsqu’il s’arrête et regarde le jeune garçon servant l’invité d’à côté.

Palmer : « Nous nous sommes battus comme des lions mais ils étaient bien plus nombreux que nous. »

Le shérif : « Nul doute que les villageois ont apporté leur aide. »

Le shérif observe Gisborne donnant sa prune au jeune serviteur afin qu’il la goûte.

Palmer : « Et au terme d’une lutte acharnée, j’ai été capturé. »

Le Prince Jean : « Par Robin des bois en personne ? »

Le shérif : « Enfin c’est ce qu’il a dit… »

Voyant qu’il n’y avait pas de danger, Gisborne congédie le garçon d’un revers de la main et se sert dans le bol de prunes.

Le shérif : «… Après tout, nous avons été dupés plus d’une fois. N’est-ce pas, Gisborne ? »

Gisborne le regarde tout en dévorant ses prunes sans lui répondre. Le shérif jette un coup d’œil discret sur le bol de Gisborne sans toucher au sien.

Le Prince Jean : « Mais cette fois-ci, c’est Robin des bois qui a été dupé. »

Palmer : « Oui, Votre Altesse. »

Le Prince Jean, ricanant : « Excellent. Était-il furieux d’avoir été mystifié ainsi ? »

Palmer, souriant : « Fou de rage, Votre Altesse. »

Le Prince Jean : « Nous a-t-il maudit ? »

Palmer : « Copieusement. »

Le Prince Jean, se relevant tout excité : « Merveilleux ! »

Le Prince Jean se dirige vers Palmer. Pendant ce temps, Gisborne se penche vers la personne à côté de lui. Le shérif en profite pour intervertir le bol de prunes de Gisborne avec le sien puis se sert tranquillement. Ne s’étant aperçu de rien, Gisborne porte son gobelet à ses lèvres. Le Prince Jean arrive derrière la chaise de Palmer et s’appuie sur le dossier.

Le Prince Jean : « Qu’a-t-il dit ? »

Palmer : « Oh je-je-je n’oserais pas, Votre Altesse. »

Le Prince Jean : « Répète-moi exactement ses paroles. »

Palmer : « Mais Votre Altesse… »

Le Prince Jean : « Tu ne m’aimes donc pas ? »

Palmer, souriant : « Au contraire. »

Le Prince Jean : « Alors n’aie crainte ! »

Il lui sourit avec gentillesse et attend qu’il parle.

Palmer, pas très rassuré : « Il vous a traité de lâche. »

Soudain la musique s’arrête. Le visage du Prince se fige dans un sourire forcé tout en regardant Palmer.

Palmer : « Il a dit que seul un lâche emploierait une doublure. »

Le silence s’abat sur l’assemblée. Stupéfait, tout le monde attend la réaction du Prince. Le sourire du Prince Jean s’efface. Il relève la tête en direction de la table.

Le Prince Jean, calmement : « Arrêtez-le. »

Il retourne vers son fauteuil alors que deux gardes se dirigent vers Palmer.

Le shérif : « Avec plaisir, Votre Altesse… Et sous quel motif ? »

Le Prince Jean, se rasseyant et impatient : « Il s’est fait passer pour le Prince Régent. »

Palmer, traîné par deux gardes : « Si ça peut faire une différence, je ne partageais pas son avis. »

Le Prince Jean, affalé dans son fauteuil, se tient la tête, les yeux fermés. Soudain, il sort de son mutisme.

Le Prince Jean : « Où se trouve le village de Locksley ? Je veux y aller. »

 

LOCKSLEY

La foule est rassemblée sur la place devant l’église où des tables ont été dressées sous des dais décorées de fleurs. La foule applaudit deux hommes qui apportent un cochon à rôtir. De jeunes hommes se servent à boire dans des barriques posées sur une table en face du feu où le festin sera préparé. Le convoi royal arrive au village par le manoir de Locksley. Escorté par ses gardes, le Prince Jean est assis dans sa calèche. Isabella galope à côté tandis que le shérif et Gisborne suivent derrière.

Le Prince Jean : « Ce sont ces gens qui m’ont tendu un piège ? Pourquoi ? Ils ont l’air tout à fait charmant. »

Le convoi royal s’arrête avant la rivière.

Isabella : « On dirait un mariage. »

Le Prince Jean : « J’adore les mariages... [Il sourit puis il se lève] Je vais leur parler… [A Isabella] Vous m’accompagnez ? »

Le prince descend de sa calèche. Isabella jette un coup d’œil à Gisborne avant de descendre de son cheval et de rejoindre le prince.

Le Prince Jean, marchant avec Isabella vers les villageois : « Quelles créatures pitoyables, n’est-ce pas ? »

Isabella reste silencieuse.

Le Prince Jean : « On dirait que vous désapprouvez ? »

Isabella : « Oh mais non. Nul ne peut désapprouver son roi, Sire. »

Le Prince Jean : « Son roi ?... [Il s’arrête] Vous me voyez comme votre roi. C’est adorable de votre part. Si seulement tout le monde m’acceptait aussi facilement que vous. »

Isabella : « J’ai peut-être eu la bonne fortune de vous connaître mieux que d’autres. »

Le Prince Jean : « Cela se peut… [Ils reprennent leur marche] Et peut-être aimeriez-vous me connaître davantage ?... [Isabella, gênée, sourit] Je vois. Vous allez m’obliger à faire votre conquête. »

Isabella : « Sire, la France qui fut remportée de hautes luttes n’a telle pas plus de valeur ? »

Le Prince Jean : « Ha ! Avec vous tout devient amusant. »

Isabella ricane. Un petit garçon apporte une fleur au Prince Jean. Plusieurs hommes le suivent.

Le Prince Jean : « Bonjour, mon garçon… [Il prend la fleur] Oh, il est gentil. »

Isabella poursuit son chemin vers les hommes qui accompagnent le petit garçon.

Un villageois, invitant le prince à le suivre : « Son Altesse accepterait-elle de nous bénir ? »

Isabella : « Ce serait pour eux un honneur si vous acceptiez de bénir les futurs mariés. »

Le Prince Jean, souriant : « Naturellement. »

Un peu forcé, le prince se redresse et marche vers les villageois. Isabella se retourne vers Gisborne et le shérif. Ceux-ci ne semblent pas apprécier la situation.

Le Prince Jean : « Ha ! Vous êtes les futurs mariés, je présume ? »

Le futur marié : « Oui, Sire. »

La future mariée : « Votre Altesse. »

Le Prince Jean, levant la main devant les futurs mariés : « Je vous souhaite prospérité et bonheur. »

Le futur marié, s’inclinant : « Merci. »

La future mariée, s’inclinant : « Merci, Sire. »

Le Prince Jean : « Et je me félicite de vous avoir apporté le soleil. »

Les villageois rient. Le Prince Jean rit avec eux puis s’en retourne vers sa calèche. Les cloches de l’église se mettent à retentir. Les villageois se dirigent donc vers le bâtiment. Isabella est remontée sur son cheval tandis que le Prince Jean remonte dans sa calèche et se retourne vers les villageois en souriant et leur faisant signe de la main. Avant d’entrer dans l’édifice, les villageois lui font signe de la main.

Le Prince Jean : « Une fois qu’ils seront tous entrés à l’intérieur, mettez le feu à cette église. »

Avec légèreté, le Prince sent la fleur que le petit garçon lui a donnée alors qu’Isabella est sous le choc.

Isabella : « Vous… »

Les derniers villageois saluent le prince avant d’entrer dans l’église. Le Prince Jean leur sourit tout en les saluant de la main.

Le Prince Jean, se tournant vers ses hommes : « Maintenant ! »

Sortant des rangs, deux soldats, portant chacun une torche, galopent vers l’église. La porte de l’église se referme tandis que l’un des cavaliers allume sa torche sur le feu servant pour le repas du mariage. Puis il met le feu à l’église sous le regard ravi du prince puis il bloque la porte de l’église avec un morceau de bois pendant que son comparse continue de mettre le feu au bâtiment. Isabella jette un coup d’œil au prince qui semble satisfait. Atterrée, elle regarde impuissante les flammes dévorer les murs du bâtiment. À l’intérieur, les villageois hurlent et tentent d’ouvrir la porte mais en vain.

 

CAMP DES HORS-LA-LOI

Tuck épluche une carotte pendant que Petit Jean goutte la soupe que le moine est en train de préparer. Much fait manger Kate, allongée dans un lit surélevé. Robin s’approche du couple puis il regarde Kate en soupirant.

Kate : « Je vais bien. »

Robin : « Tu as beaucoup de courage. »

Kate lui sourit légèrement.

Petit Jean à Tuck : « De toute façon, c’est trop tard. L’or est déjà au château. »

Robin, se tournant vers Petit Jean : « Eh bien, on va le récupérer. »

Much : « C’est dangereux. »

Robin : « Ne rien faire est encore plus dangereux. »

Petit Jean tourne la tête vers l’entrée du camp. Allan arrive en courant.

Allan, essoufflé : « Le Prince Jean a mis le feu à Locksley. »

 

LOCKSLEY

Un soldat met le feu à une croix en bois sous le rire du Prince Jean. À l’intérieur de l’église, les villageois hurlent et forcent la porte d’entrée qui finit par céder. Suffoquant, les villageois sortent en courant.

Le Prince Jean aux villageois : « C’est votre punition ! Pour votre infâme manque de loyauté envers moi ! »

Les futurs mariés sortent main dans la main et s’arrêtent pour l’écouter.

Le Prince Jean : « Pour avoir hébergé et aidé Robin des bois et ses hors-la-loi ! Priez pour que Dieu vous pardonne ! »

Les futurs mariés s’enfuient avec les autres villageois pendant que les soldats saccagent les tables et que les flammes de l’incendie gagnent l’ensemble du bâtiment.

La foule : « De l’eau... Par ici. »

Alors que l’église n’est plus qu’un immense brasier, le Prince Jean se régale du spectacle jusqu’à ce qu’il aperçoive des hommes courant à la rivière, un seau à la main.

Le Prince Jean, gémissant : « Non. Non. Non. Non. Non. Non. Vous ne voyez donc pas ce qu’ils font ! Ils éteignent le feu. [Au shérif et à Gisborne] C’est pas ce que je veux ! »

Les villageois puisent de l’eau dans la rivière et tentent d’éteindre l’incendie mais l’église est entièrement en flammes.

Le Prince Jean : « Arrêtez-les ! Allez-y vous deux ! Faites quelque chose ! »

Le shérif et Gisborne galopent jusqu’à l’église.

Le Prince Jean, souriant : « Comme c’est divertissant. »

Alors que le shérif arrive près de l’église et descend de son cheval, un soldat met le feu à une partie de l’église qui ne brûle pas encore. Content de lui, le Prince Jean se rassoit dans sa calèche.

Isabella : « Vous ne voulez pas qu’ils vous aiment ? »

Le Prince Jean : « Si, bien sûr. Et je pense d’ailleurs qu’ils m’aiment. Mais je veux du respect autant que de l’amour. »

Isabella : « Un seigneur va soumettre ses serfs. Seul un roi peut les libérer. Un roi bienveillant et aimé de ses sujets. »

Le Prince Jean, étonné et regardant Isabella à plusieurs reprises : « Mais je suis bienveillant. »

Alors que les soldats continuent de mettre le feu à l’église, les villageois continuent malgré tout de déverser des seaux d’eau sur les flammes. Le shérif se jette sur l’un d’entre eux.

Le shérif, le poussant sur le côté : « DEGAGE MANANT ! DEGAGE, J’AI DIT ! »

Un peu plus loin, un soldat attrape les rennes du cheval de Gisborne afin de l’aider à mettre pied à terre.

Le shérif : « OBEIS, ESPECE DE GUEUX ! »

Gisborne se tourne vers le shérif en dégainant son épée, le shérif lui tournant le dos. Gisborne s’avance vers lui puis donne un coup d’épée dans un poteau qui soutenait un appentis en flamme. Celui-ci s’effondre. Gisborne entend le shérif hurler puis plus rien. Satisfait et croyant que le shérif sous l’appentis en flamme, Gisborne s’éloigne. Mais le shérif s’était réfugié sous un chariot non loin de là. Il aperçoit Gisborne qui retourne près de son cheval. Il rampe jusqu’à un arc, posé au sol, près du chariot puis se relève et bande l’arc. Deux villageois arrivent près de Gisborne avec des seaux.

Gisborne aux villageois : « Dégagez et vous garderez la vie sauve ! »

Le shérif tire. Mais un autre villageois arrive derrière Gisborne, armé d’une petite hache. 

Le villageois : « Je vais vous tuer, Gisborne ! Argh ! »

La flèche du shérif attend le villageois dans le dos qui s’effondre sur le sol. Gisborne se retourne et voit l’homme gisant à terre puis lève la tête en direction du shérif. Celui-ci, mécontent, abaisse son arc. Gisborne penche légèrement la tête sur le côté puis lui fait un petit signe de remerciement de la main en souriant.

Le shérif, imitant Gisborne : « Oh manqué ! »

Gisborne perd son sourire puis se retourne vers les deux villageois.

Gisborne : « DU VENT ! »

L’église est entièrement en flamme. Le Prince Jean s’approche de la rivière le séparant de l’édifice puis se retourne en souriant fièrement vers Isabella. Elle est consternée. Le Prince Jean rit puis se tourne vers l’incendie avant de retourner vers sa voiture. Gisborne et le shérif retournent auprès du prince.

Le Prince Jean, grimaçant : « Mon dieu, quel ennui !... [Aux soldats] Assurez-vous qu’il ne reste plus qu’un tas de cendres. »

Isabella, incapable d’en voir davantage : « Ti-ti. Allez ! »

Elle s’en va.

Le Prince Jean, au shérif et à Gisborne et tout sourire : « J’adore qu’on me résiste un peu avant de capituler. »

Le shérif et Gisborne lui sourirent à leur tour. Pendant ce temps, l’église continue de brûler. Le convoi royal s’en va. Le Prince Jean balance avec dédain la fleur que le petit garçon lui avait donnée, Gisborne et le shérif fermant la marche.

Robin et ses compagnons arrivent au même moment. Robin court en dégainant son épée vers l’église et les soldats que le Prince Jean avait laissés sur place. Mais les hors-la-loi en viennent rapidement à bout.

Petit Jean : « À l’église tous ! »

Much : « Vite ! Vite ! Passez les seaux ! »

Robin organise une chaîne avec les hors-la-loi et les villageois afin de faire passer les seaux d’eau le plus rapidement possible de la rivière vers l’église. Soudain, Isabella s’incorpore à la chaîne juste avant Robin.

Isabella à un villageois tendant un seau : « Passez-le-moi ! »

Robin : « Vous êtes une Gisborne. Vous devriez souffler sur les braises plutôt que de tenter d’éteindre ce feu. »

Isabella, lui tendant un seau : « Je ne juge pas par le nom mais par les actes. »

Isabella se tourne vers le villageois pour prendre un autre seau mais un bruit sourd se fait entendre. Elle se retourne.

Robin, l’emmenant un plus loin : « Attention ! »

Le clocher tombe à l’intérieur du bâtiment entrainant l’écroulement du premier étage. Puis le bâtiment s’effondre sur lui-même.

 

Quelques instants plus, le feu a tout consommé. Il ne reste plus que quelques poteaux encore fumant en lieu et place de l’église. Du puits tout proche, Robin apporte un gobelet d’eau à Isabella.

Robin : « Isabella… [Elle se tourne vers lui] »

Much, plus loin : « Il va falloir tout reconstruire. »

Robin : « Tenez. »

Robin lui tend le gobelet. Isabella le prend.

Isabella : « Merci. »

Elle boit quelques gorgés pendant que Robin se tourne vers les restes de l’église.

Robin, revenant sur Isabella : « Eh ben… »

Isabella, lui tendant le gobelet : « Merci. »

Robin : « Vous n’avez pas grand-chose en commun avec votre frère. »

Isabella : « Je ne souhaite pas ressembler à mon frère… »

Robin reprend le gobelet.

Isabella : «… Je le hais. Je le haïrais toujours. »

Robin : « Alors c’est quelque chose que nous partageons. La haine. »

Isabella : « Croyez-vous vraiment qu’on puisse être fier de partager la haine ?... Je vous laisse. »

Isabella s’en va.

 

DANS UNE CLAIRIERE

Isabella prépare sa monture pour retourner à Nottingham. Robin vient vers elle, son arc et son carquois à la main. Derrière lui, un peu plus loin, Petit Jean, Allan et Tuck l’attendent.

Allan, lui faisant signe de venir avec lui : « Robin ? »

Petit Jean et Tuck quittent la clairière.

Robin, se retournant : « Je vous rejoins. »

Allan : « D’accord. »

Much : « Allez, partons. »

Les deux hommes quittent la clairière en courant.

Robin à Isabella : « Alors ?... Retour vers Nottingham ? »

Isabella, rejoignant Robin et soupirant : « Pour détruire mon frère, oui. »

Robin : « Je vois... Vous savez où me trouver si vous avez besoin d’aide. »

Il commence à s’éloigner.

Isabella : « Vous êtes Robin des bois. Vous devriez me dépouiller, pas me proposer votre aide. »

Robin se gratte la tête tout en réfléchissant à ces propos. Il jette ses affaires sur le sol puis se tourne vers la prairie en retournant ses manches. 

Robin : « Oui, c’est vrai. J’oubliais. »

Il se tourne vers Isabella.

Robin, marchant vers elle : « Donnez-moi votre collier. »

Isabella, avec incrédulité : « Vous me le prenez ? »

Robin se plante devant elle. Il la regarde un moment, lui caresse la joue en souriant puis lui retire le collier.

Isabella, ricanant légèrement : « Savez-vous que j’adore ce collier ? »

Robin : « Voulez-vous m’aider ? »

Isabella : « Comment ça ? C’est pas comme ça qu’on procède d’habitude. »

Robin : « Vos bagues aussi. »

Isabella : « Hah ! »

Elle retire ses bagues et les donne au hors-la-loi.

Robin : « Il ne faut pas que le Prince Jean pense que vous avez coopéré. »

Isabella : « Y’a-t-il autre chose que vous vouliez ? »

Robin : « Mum… Je veux empêcher le Prince Jean de se proclamer roi à la place du Roi Richard et réduire ses ambitions à néant… [Isabella fronce les sourcils] Et je suis prêt à donner ma vie pour ça. »

Isabella : « Gardez-la précieusement. Vous êtes plus utile en vie. »

Robin : « Êtes-vous prête à m’aider ? »

Isabella : « Oui. »

Elle soulève sa robe et détache une bourse qu’elle portait accrochée à sa jambe. Robin sourit de la supercherie de la jeune femme.

Isabella : « Donnez ça aux villageois de Locksley… [Elle lui donne la bourse] pour les aider à reconstruire leur église. »

Robin acquiesce de la tête.

Robin : « Vous osez défier le Prince Jean. »

Isabella : « Il me supplie de lui tenir tête. »

Robin jette la bourse par terre puis regarde la jeune femme. Il lui caresse la joue.

Robin : « Bien… Y’a-t-il autre chose… que je pourrais voler ? »

Isabella : « Peut-être bien. »

Ils se regardent un petit moment puis Robin se penche légèrement et attend sa réaction. Elle ne fait rien pour le repousser. Il se penche alors pour l’embrasser. Ce fut d’abord un baiser léger puis il passe son bras derrière elle pour l’embrasser plus fougueusement.

Isabella, mettant sa main sur les lèvres de Robin : « Arrêtez, espèce de voleur. »

Robin sourit puis l’embrasse à nouveau.

 

CAMP DES HORS-LA-LOI

Robin a amené Isabella au campement. Elle porte un bandeau sur les yeux. Toute la bande est réunie. Robin retire le bandeau d’Isabella. Elle se retrouve face aux hors-la-loi qui ne semblent pas ravis de la voir parmi eux. Isabella a un petit rire nerveux puis s’avance timidement dans le camp.

Isabella : « C’est… C’est coquet. »

Robin à la bande : « Elle dit qu’elle va nous donner un coup de main. »

Isabella : « Oui, je… je peux vous faire entrer dans le château. »

Tuck, mécontent à Robin : « Tu veux qu’on confie nos vies à cette femme ? »

Petit Jean, se rapprochant : « Gisborne est son frère ! »

Robin, sèchement : « Je sais !... Je lui confie ma vie. »

Robin et Isabella se regardent l’un l’autre.

Allan : « Bon, admettons. Elle nous fait entrer dans le château et après ? »

Much : « Après on est capturé et je suppose exécuté. »

Isabella est mal à l’aise. Robin baisse la tête, déçu que ses compagnons ne fassent pas plus confiance à Isabella.

Tuck, relevant soudainement la tête : « La maladie du roi ! »

Tuck va au fond du campement.

Much : « Le Prince, Tuck ! C’est le prince, le malade. »

Tuck, revenant avec un livre : « Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non… [Il s’assoit] Le Prince Jean est à la recherche d’une personne avec des écrouelles. »

Robin, suivant l’idée de Tuck : « Afin de renouveler l’exploit de son père et prouver qu’il est roi de droit divin. »

Tuck : « Trouvons-lui une victime. Je peux fabriquer une potion qui donne des irruptions de cloques dans le cou tout à fait comme les écrouelles. »

Robin : « Tous les nobles seront rassemblés dans la grande salle. Et voilà le Prince Jean avec le malade, il le touche… »

Tuck, le coupant : « Il échoue. »

Robin : « On l’humilie publiquement. »

Petit Jean : « Ce qui détourne l’attention des nobles pendant que nous, on vole leur or. »

Much : « Ça peut marcher. »

Much saute du lit de Kate sur lequel il était assis et se retrouve à côté de Tuck.

Robin : « Bien. Isabella peut nous faire entrer. Toi, Allan… [Il rit d’avance] tu connais les moindres recoins du château. Tu nous feras sortir. »

Allan : « Il y a une trappe dans le cloître… Avec une corde, on peut rejoindre un tunnel qui nous fera sortir du château. Personne ne nous verra. »

Robin : « Qu’en pensez-vous ? Hein ? On peut leurrer le Prince Jean, pas vrai ? »

Tuck : « Benjamin Palmer !... [Il se relève] Le médecin ! Il est notre obligé. On l’a aidé. Lui, il convaincra le Prince Jean. »

Robin : « Vous le connaissez sûrement, Isabella. Il fait partie des familiers du prince. Vous pouvez lui parler ? »

Isabella : « Non. Il doit être exécuté demain. »

Robin : « Alors il refusera pas. Il n’a plus rien à perdre, n’est-ce pas ? »

Isabella lui sourit.

Isabella : « Je ne vous décevrai pas… [Regardant la bande, Petit Jean grogne] Je vous le promets. »

Très réticente, la bande garde le silence.

Tuck : « Maintenant, il nous faut une victime. »

Kate, assise sur son lit : « Ce sera moi. »

Much, secouant la tête et regardant Robin : « Oh ! »

Robin : « Pas question. Tu es encore trop faible. »

Kate : « Tout se passera bien. »

Robin : « Kate, c’est trop dangereux. »

Kate : « Il a mis le feu à notre église. Il voulait brûler tout le monde. Et puis… j’ai déjà l’air à moitié morte… [Elle hausse les épaules] C’est parfait. »

 

DANS LA COUR DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Palmer est assis dans une cellule octogonale dans la cour alors qu’Isabella arrive à cheval.

Un soldat : « Appelez le palefrenier ! »

Elle regarde Palmer qui se tourne vers elle. Un garde tient son cheval pendant qu’elle en descend. Elle se dirige vers Palmer mais s’arrête lorsqu’elle voit son frère venir vers elle. Elle se précipite vers lui.

Isabella, affolée : « Ce sont des bêtes sauvages. Robin des bois et sa bande de hors-la-loi, ils m’ont détroussé, volé mes bijoux. Regarde-moi... J’ai eu tellement peur. »

De la galerie semi-ouverte, le Prince Jean et le shérif regardent le frère et la sœur.

Le Prince Jean : « N’est-elle pas ravissante ? »

[Gisborne : « C’est ta faute. Tu n’avais qu’à rentrer avec nous. »]

Le Prince Jean : « Son frère sera mort avant le souper, n’est-ce pas ? »

Le shérif : « Inutile de lui réserver une place à table, Sire. »

Le Prince Jean : « Mum… Amenez-la-moi, je vous prie. »

Le Prince Jean s’en va.

 

DANS LA GRANDE SALLE DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Isabella est au centre de la pièce, racontant sa dernière rencontre avec Robin des bois à l’assemblée. Les nobles se trouvent sur les côtés. Le Prince Jean est assis sur son trône, installé sur une petite estrade au fond de la salle. Le shérif et Gisborne sont assis chacun d’un côté du prince. Isabella regarde autour d’elle puis s’arrête sur un soldat. Elle s’approche de lui.

Isabella, mettant la main sur l’épée du garde : « J’ai pris l’épée de cette manière. Je l’ai sorti de son fourreau… »

Le Prince Jean : « Oh ! »

Absorbé par le récit d’Isabella, le Prince Jean semble compatir à la souffrance de la jeune femme. Haletante, Isabella tend l’épée devant elle et balaie la salle puis se dirige vers le prince. Sentant un danger pour lui, quatre gardes s’avancent avec leur lance tandis que le Prince Jean penche la tête en arrière.

Isabella : « J’ai appuyé la lame tranchante juste là où la peau est tendue au niveau de la gorge. »

Le Prince Jean lève les deux mains. Les gardes n’interviennent pas. Isabella place son épée sur la gorge du prince.

Le Prince Jean : « Et ensuite ? »

Isabella, se reculant au milieu de la pièce en tendant toujours son épée : « Ensuite des dizaines de hors-la-loi ont surgi comme par magie… [Se voulant brave] Alors j’ai crié ‟Longue vie au Roi Jean d’Angleterre !″ »

Elle laisse tomber son épée par terre puis penche la tête en arrière tout en écartant les bras.       

Le Prince Jean : « Oh ! Quelle adorable créature ! Laissez-nous seuls ! »

Isabella redresse la tête pendant que l’assemblée se retire. Isabella se tourne vers le prince. Le shérif et Gisborne passent devant elle, suivis par les gardes.

Le Prince Jean, se relevant et marchant jusqu’à elle : « Vous leur avez parlé ? Aux villageois ? En luttant contre le feu ? »

Isabella : « Oui. »

Le Prince Jean, soupirant et inquiet : « Pourquoi le peuple ne m’aime-t-il pas comme vous m’aimez, Isabella ? »

Isabella, d’une voix douce : « Vous avez voulu les brûler vifs dans leur église. »

Le Prince Jean, après réflexion : « Oui. Et alors ? »

Surprise par sa réponse, Isabella marque un petit temps d’arrêt.

Isabella : « Le peuple est prêt à vous aimer comme son roi… Si vous pouvez prouver votre droit divin aux nobles alors le peuple suivra forcément. »

Le Prince Jean : « Vous croyez ? »

Isabella : « Bien sûr… Roi Jean. »

Le Prince Jean : « Oh ! Adorable créature… Répétez-le encore. »

Isabella, lui susurrant : « Roi… Jean. »

Le Prince Jean, fermant les yeux : « Quel doux son à mon oreille… [Se tournant vers le trône et d’une voix forte] C’est mon droit divin ! »

Isabella, se plaçant à ses côtés : « Il faut le prouver. À tout le monde. »

Le Prince Jean la regarde avec gratitude.

 

DANS LA COUR DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Palmer est assis, jambes croisés, dans sa cellule. Isabella court jusqu’à lui. Il se met debout.

Isabella : « Vous allez m’aider, Benjamin. »

Benjamin : « Ah bon ? »

Isabella : « Écoutez... Le shérif va vous faire exécuter. C’est votre dernière chance de sauver votre vie. »

Benjamin : « Oh !… Vous m’avez convaincu. »

Le Prince Jean : « Où est-il ? »

Isabella se retourne et court vers le Prince Jean qui descend prestement les marches du perron.

Isabella, pointant Palmer : « Nos prières ont été entendues, Sire. »

Le Prince Jean : « A-t-il vraiment trouvé une victime de la maladie ? Vous êtes sûre ? »

Isabella : « Oui. Il s’agit d’une femme de Locksley… Je n’en croyais pas mes oreilles. »

Le Prince Jean, devant la cage, à Palmer : « Est-ce la vérité ? »

Palmer : « Oui. »

Le Prince Jean : « Oh, je suis dans tous mes états ! »

Palmer : « J’ai euh… aperçu cette créature pitoyable quand Robin des bois me retenait prisonnier. Je jurais qu’il s’agissait d’écrouelles. »

Le Prince Jean : « Pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt ? »

Palmer : « Ben parce que vous m’av… parce que le shérif m’a enfermé dans cette cage. »

Le Prince Jean à Isabella : « Pour qui cet idiot de shérif se prend-il ? Ce brave homme est mon médecin… [A Palmer] Es-tu bien sûr que c’était des écrouelles ? »

Palmer : « Euh oui. »

Palmer et Isabella échangent rapidement un regard puis le médecin reporte son attention sur le prince.

Palmer : « Absolument certain. »

Le Prince Jean : « Les nobles auront enfin la preuve de mon droit divin à être roi… Bon écoute… Tu m’amèneras cette pauvre femme ce soir. Devant tous les nobles réunis… Je la guérirai et je prouverai que je suis bien le roi légitime. »

Il se retourne puis se dirige vers le château. Palmer regarde Isabella en écarquillant les yeux. Isabella lui sourit puis suit le prince. Deux gardes se dirigent vers la cage de Palmer afin de le relâcher.

 

LA NUIT – CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Isabella, portant un manteau à capuche, conduit les hors-la-loi le long des murs extérieurs du château. Elle marche à côté de Robin qui porte également un manteau à capuche, son arc et son carquois à la main. Le reste de la bande suit derrière.

Isabella : « Il a donné à chaque noble une cassette remplie d’or. C’est trop lourd à porter sur soi. Elles seront forcément dans leur chambre… [Ils arrivent près d’une grille] Ensuite, il y aura cinq coups de trompette. Prêtez l’oreille. »

Tuck : « Cinq. »

Isabella, ouvrant la grille : « Au cinquième, vous devrez être prêt à vous enfuir. »

Robin : « Entendu, je ferai diversion. »

Much, Allan et Petit Jean passent de l’autre côté de la grille. Tuck prend Kate à part. Robin les attend à la grille.

Tuck : « Bien. D’accord… [Tendant une fiole à Kate] Kate, bois ça. Demain, tu n’auras plus de marques. »

Kate regarde Robin puis Tuck à nouveau. Ce dernier débouche la fiole.

Tuck : « Kate ? »

Kate s’empare de la fiole et avale son contenu.

 

DANS LA GRANDE SALLE DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Un premier coup de trompette retentit annonçant l’arrivée du Prince Jean dans la salle. Ce dernier arrive par l’entrée du haut. Les nobles, déjà présents dans la salle, se tournent vers la mezzanine et applaudissent. Le Prince Jean s’appuie sur la rambarde et les regarde un petit moment en souriant, se délectant du moment puis il descend les escaliers. Pendant ce temps, Isabella pénètre dans la salle par l’entrée du bas puis elle fait passer Robin et Kate, coiffée d’un foulard de l’autre côté de l’escalier emprunté par le prince, derrière une palissade en bois où Palmer les attend déjà. Le Prince Jean rejoint les nobles dans la salle, suivi d’une dizaine de soldats.

Robin, murmurant, à Palmer : « Merci pour votre aide. »

Palmer : « Mais c’est un plaisir. »

Le Prince Jean se dirige vers son trône, marchant au milieu d’une allée, formée par les nobles qui s’inclinent sur son passage. De son côté, Kate semble nerveuse.

Robin : « Kate… Quand la cinquième trompette sonnera, à mon signal, soit prête à fuir. »

Kate acquiesce.

Robin à Palmer : « Vous devez suivre Kate. C’est compris ? On prendra la fuite ensemble. On vous laissera pas ici. »

Palmer, nerveux : « Vous êtes optimiste. »

À l’autre bout de la salle, le Prince Jean s’assied sur son trône.

 

DANS UN COULOIR DU CHÂTEAU

Petit Jean, Much et Allan marchent dans un couloir et tombent sur un garde. Petit Jean se précipite sur lui, Much et Allan lui viennent en aide. Rapidement, le soldat est mis en d’état de nuire. Tuck arrive à son tour et poursuit son chemin. Petit Jean le suit et tous deux commencent à fouiller la chambre d’un invité tandis que Much et Allan restent dans le couloir.

Much, arrivant devant Allan : « Cette fameuse trappe, elle est où ? »

Allan, réfléchissant : « Euh… Euh je crois que c’est par ici. »

Much : « Ah ouais, tu crois ? »

Allan : « Euh ouais. »

Allan s’engage dans un couloir.

Much, le suivant : « Oh ! »

 

DANS LA CHAMBRE

Petit Jean apporte un coffret rempli d’or à Tuck. Aidé par Tuck, Petit Jean, souriant, verse son contenu dans un sac. Un deuxième coup de trompette retentit.

 

DANS LA GRANDE SALLE DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Derrière la palissade en bois…

Palmer : « Ce… C’était bien le deuxième coup, non ? »

Isabella attrape Palmer par le poignet et le pousse vers le Prince Jean. Un serviteur dépose un coussin sur le sol dans l’allée formée par l’assemblée des nobles. Palmer s’avance près du coussin.

Palmer : « Faites entrer la malade, je vous prie. »

Derrière lui, Isabella escorte Kate vers le centre de la pièce. Celle-ci s’agenouille sur le coussin. Isabella poursuit son chemin et va s’assoir à côté du Prince Jean. Palmer vient se mettre derrière Kate.

Palmer : « Cette jeune personne est couverte d’écrouelles… »

Il ôté la capuche de Kate, révélant des cloques de couleur foncée sur la mâchoire et dans le cou de Kate. Le Prince Jean grimace de dégout alors que l’assemblée manifeste bruyamment son écœurement.

Palmer : «… La maladie du roi. On dit qu’elle ne peut être guérie que par les mains… d’un roi. »

Le Prince Jean se redresse, ferme les yeux comme pour se concentrer puis se lève de son fauteuil. Il descend les marches de l’estrade en levant les mains puis s’approche de Kate.

Le Prince Jean : « Je vais à présent poser mes mains… sur cette jeune femme… la guérir de cette horrible maladie… et lui sauver la vie. »

Palmer : « Euh… Quand elle sera guérie, le Prince Jean aura prouvé, comme son père l’a fait avant lui, qu’il est bien le souverain légitime d’Angleterre. »

Le prince ferme les yeux.

Le Prince Jean : « Que le mal quitte ce corps supplicié, qu’il n’y revienne jamais ! Je l’ordonne au nom de tout ce qui est Saint ! »

Le Prince pose ses mains sur les lésions cutanées de chaque côté du visage de Kate. Un troisième coup de trompette retentit.

 

DANS LA CHAPELLE DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Le shérif entrouvre légèrement la porte puis entre à l’intérieur. Gisborne se trouve agenouiller devant l’autel, la tête basse. Le shérif marche le long du mur et passe derrière l’autel, face à Gisborne. Ce dernier relève la tête.

Le shérif : « Gisborne… Que faites-vous ici ? »

Pour toute réponse, Gisborne dégaine soudainement son épée et attaque le shérif. Le shérif l’évite en se déplaçant sur le côté puis Gisborne balaie son épée au-dessus de l’autel. Le shérif se baisse puis attrape un cierge pour parer les attaques de Gisborne. Le shérif repousse Gisborne en lui donnant un coup de pied dans l’estomac. Gisborne revient à la charge mais le shérif dévie son attaque et attaque Gisborne qui tombe à terre. Le shérif veut lui donner le coup de grâce en l’assommant avec le cierge mais Gisborne roule sur le côté et lui envoie un coup de pied dans l’estomac. Gisborne en profite pour se relever. Il donne un violent coup d’épée sur le cierge du shérif qui lui échappe des mains. Gisborne l’attaque à nouveau. Le shérif s’empare du bras d’épée de Gisborne et le pousse violemment contre la fenêtre qui donne sur un couloir. Les deux hommes basculent à l’extérieur. Ils se relèvent. Le shérif recule les bras en l’air devant Gisborne qui pointe son épée sur lui.

Gisborne : « Vous représentez tout ce qui est haïssable chez un homme. »

Le shérif : « C’est pas ce qui vous plaisez chez moi ? J’avais de l’affection pour vous... »

Gisborne tente d’embrocher le shérif mais ce dernier recule à temps.

Le shérif, reculant : «… pas démesurée… »

Gisborne attaque le shérif mais celui-ci se baisse et la lame de Gisborne frappe le pilier à côté de lui.

Le shérif, se relevant : «… mais de l’affection ! »

Le shérif s’empare alors d’une torche et la brandit devant Gisborne. Ce dernier commence par reculer devant les flammes puis attaque le shérif qui le contre avec la torche. Il attrape le bras d’épée de Gisborne pour l’immobiliser puis tente de frapper Gisborne avec la torche. Mais ce dernier se baisse et donne un coup de poing dans les côtes du shérif en se relevant. Le shérif tente une nouvelle fois de frapper Gisborne avec la torche mais sans succès.

 

DANS LA GRANDE SALLE DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Le Prince Jean retire ses mains du visage de Kate sous les applaudissements des nobles. Un serviteur lui apporte une bassine d’eau. Le Prince Jean se lave les mains. Isabella regarde en direction de Robin alors qu’un quatrième coup de trompette retentit. Robin acquiesce de la tête. Isabella se joint aux applaudissements de l’assemblée au moment où le prince rejoint son trône sur l’estrade. Il s’assit, la tête légèrement en arrière et fermant les yeux comme s’il avait utilisé beaucoup d’énergie pour guérir la malade.

Le Prince Jean, rouvrant les yeux : « Est-ce que cette jeune femme est guérie ? »

Palmer s’approche de Kate et se penche sur son cou.

Palmer : « No-Non, Sire… Elle est… toujours malade. »

La foule murmure leur étonnement alors que Robin jubile en silence.

Le Prince Jean : « Comment est-ce possible ?... [Furieux, il se relève] AU NOM DU CIEL, COMMENT ? »

Les nobles s’agglutinent autour de Kate.

 

DANS LES CACHOTS

Le shérif et Gisborne dégringolent les marches de l’escalier menant aux cachots. Le shérif se relève en premier et attrape une épée. Il brandit l’épée vers Gisborne, toujours au sol.

Le shérif, essoufflé : « C’est le Prince Jean qui vous a poussé à faire ça ? Parce qu’il m’a demandé de vous tuer, Gisborne. »

Gisborne, couché sur le sol, se protège avec son bras.

Le shérif, s’avançant : « Ce n’est rien d’autre qu’un passe-temps pour lui, vous comprenez ?... Ça l’amuse de nous monter l’un contre l’autre… [Il baisse son épée et écarte les bras] L’unité, Gisborne. »

Pour toute réponse, Gisborne lui donne un violent coup de pied dans l’entrejambe. Le shérif se plie en deux, laissant tomber son épée sur le sol.

Gisborne : « Ce n’est pas le Prince Jean. »

Il attrape le shérif par sa tunique au niveau des épaules et le plaque contre le mur. Il le frappe dans le dos puis le balance contre le mur opposé. Il l’oblige à se relever et plaque sa main contre sa poitrine.

Gisborne : « Je fais ça pour moi. »

Il le frappe au visage, le balance sur le sol puis ramasse l’épée.

Gisborne : « Je veux être débarrassé de vous. »

Le shérif se retourne sur le dos, cachant ainsi un poignard sous lui. Gisborne lui met son épée sous la gorge.

Le shérif : « Tuez-moi vite. Je vous en supplie. Ayez pitié de moi. »

Gisborne : « Vous n’imaginez pas à quel point je me réjouis de vous tuer. Vous allez mourir lentement et je regarderai le venin s’échapper de vous tandis que vous agonisiez. »

Le shérif : « Gisborne, pitié. Ne m’humiliez pas. Tuez-moi vite. »

Gisborne semble hésiter puis il lève son épée mais le shérif est plus rapide que lui et le poignarde à la jambe. Plié en deux, Gisborne hurle de douleur tandis que le shérif se relève. Il lui envoie un coup de pied au visage. Il tombe sur le dos puis se relève vite fait tant bien que mal. Le shérif se retourne et ramasse l’épée de Gisborne. Mais celui-ci lui attrape le bras et le frappe dans l’abdomen. Mais le shérif se défait de lui et le frappe au visage puis dans l’entrejambe. Gisborne recule en titubant dans les marches, là où se trouvait, à sa merci, le shérif, quelques minutes plus tôt, tandis que ce dernier avance vers lui, l’épée à la main.

Le shérif : « La compassion est une faiblesse, Gisborne. C’est la vôtre depuis toujours. J’ai essayé de vous montrer pourtant. »

Gisborne rampe vers les marches en reculant devant le shérif.

 

DANS LA CHAMBRE D’UN INVITE

Un cinquième coup de trompette retentit alors que Petit Jean tient entre ses mains un petit coffret rempli de pièces d’or.

Tuck : « Ça fait cinq coups. Il faut partir. »

 

DANS LA GRANDE SALLE

Le Prince Jean est debout sur l’estrade et s’adresse, furieux, à Kate.

Le Prince Jean : « JE T’ORDONNE DE GUERIR ! »

Robin sort de sa cachette et s’approche de quelques pas derrière Kate puis arme son arc.

Le Prince Jean, descendant vers Kate : « JE TE L’ORDONNE, MISERABLE ! »

Robin tire. Kate baisse la tête et la flèche passe à côté du prince et va se planter derrière le trône. Pour attirer l’attention sur elle, Isabella s’approche immédiatement de la flèche.

Isabella, surjouant : « Monseigneur ! C’est impossible ! »

L’assemblée des nobles et le Prince Jean convergent vers elle.

Le Prince Jean : « Qui y-a-t-il ?

Profitant de la cohue, Palmer tire Kate vers le fond de la salle puis court vers la sortie. Robin les devance.

Isabella, se tournant vers la sortie : « C’est Robin des bois. »

Kate : « Benjamin, la porte ! »

Le Prince Jean : « RATTRAPEZ-LE !... [Kate et Palmer ferment la porte puis Kate la verrouille] ATTRAPEZ-LE ! »

Isabella sourit.

Le Prince Jean : « RATTRAPEZ-LES TOUS ! »

 

LE CLOÎTRE

Robin, suivi de Kate et de Palmer, arrive en courant dans le cloître où le reste de la bande a déjà ouvert la trappe et une corde descend dans le trou.

Tuck : « Ils arrivent !... Kate à toi ! »

Kate arrive en soufflant et attrape la corde, Petit Jean lui donne un coup de main.

Tuck : « Accroche-toi !... Fais vite ! »

Kate commence sa descente.

Much, lui faisant signe : « A vous, Benjamin ! »

 

DANS LES CACHOTS

Gisborne et le shérif continuent de se battre. Gisborne parvient à immobiliser le shérif dans ses bras.

Gisborne : « Marianne est morte à cause de vous. Vous abîmez tout ce que vous touchez ! »

Le shérif : « Tout ça pour une femme ? »

Gisborne le balance contre le mur puis lui donne un coup de pied dans le dos. Il le retourne face à lui, lui attrape la tête et la cogne contre le mur à plusieurs reprises puis le frappe dans l’estomac et tente de l’étrangler contre le mur. Le shérif attrape alors le poignard, touché enfoncé dans la cuisse de Gisborne. Ce dernier hurle de douleur et lâche le shérif. Gisborne recule mais le shérif lui balance un coup de poing au visage. Gisborne s’échappe par l’escalier menant aux remparts. Le shérif ramasse une épée et le suit.

 

SUR LES REMPARTS

Haletant, Gisborne arrive sur les remparts. Il se retourne vivement pour faire face au shérif qui le menace avec son épée.

Le shérif : « J’ai apprécié votre compagnie. »

Le shérif attaque Gisborne de face mais ce dernier recule en vitesse, évitant ainsi la lame. Puis le shérif balance son épée de gauche à droite, balayant la zone devant lui mais Gisborne se baisse. Le shérif lève son épée au-dessus de sa tête puis l’abat sur Gisborne mais ce dernier s’empare de son bras, le frappe dans l’estomac puis lui donne un coup de coude au visage. Gisborne attrape le shérif par la gorge, le plaque ensuite contre un créneau et tente de lui faire lâcher son épée. Le shérif lâche finalement son arme. Gisborne étrangle alors le shérif.

Le shérif, étouffant : « Gisborne ! »

Gisborne attrape sa dague, accroché à sa ceinture et la lève au-dessus de lui dans l’intention d’achever le shérif mais celui-ci lui donne un coup de pied dans l’entrejambe. Gisborne recule tandis que le shérif se relève, furieux. Gisborne attaque le shérif avec son poignard mais le shérif lui saisit le bras. Il lui donne un coup de poing dans le bras, lui faisant ainsi lâcher son poignard. Le shérif le frappe ensuite au visage. Gisborne tombe entre deux créneaux mais il se rattrape à temps en se raccrochant aux créneaux. Le shérif attrape alors le poignard, toujours enfoncé dans la cuisse de Gisborne et l’enfonce plus profondément dans la cuisse. Gisborne hurle de douleur mais ne lâche pas prise.

Le shérif : « Je vous ai aimé comme un fils… [Gisborne se redresse et le fixe du regard] Et vous, m’avez-vous aimé comme un père ? [Gisborne s’accroche toujours désespérément aux merlons] Je sais que oui. »

Le shérif attrape les jambes de Gisborne et le fait basculer dans le vide. Mais Gisborne se raccroche à l’un des créneaux avec sa main droite. Le shérif ramasse le poignard de Gisborne.

Le shérif, lui montrant l’arme : « Je crois que ça vous appartient ? »

Gisborne retire la dague de sa cuisse. Le shérif s’avance pour poignarder Gisborne mais ce dernier, plus rapide, lui plante sa dague dans le ventre. Gisborne s’accroche ensuite au merlon avec ses mains pendant que le shérif, surpris, regarde la dague, planté dans son ventre. Il lâche son arme, recule légèrement avant de s’assoir, le dos appuyé aux remparts. Pendant ce temps, Gisborne se hisse entre deux merlons et regarde le shérif agonisé.

Le shérif : « Gisborne… Ne lui faites pas confiance… [Le shérif lui attrape sa tunique] C’est compris ? »

Le shérif respire difficilement. Gisborne, surpris de son attitude, le regarde sans rien dire.

Le shérif : « Sachez que… les apparences sont trompeuses. »

Le shérif expire dans un dernier soupir. N’osant pas le croire, Gisborne le dévisage sans bouger.

 

DANS LA GRANDE SALLE

Deux tables ont été dressées, l’une pour les nobles et l’autre pour le prince et ses hôtes. Le Prince Jean est debout avec assise à sa droite, Isabella et à sa gauche un fauteuil vide. Le Prince Jean est visiblement déçu et déprimé.

Le Prince Jean, faisant bonne figure : « J’espère que vous n’oublierez pas ma générosité et les nombreux cadeaux que je vous ai faits… Tout ce que je vous demande en retour, c’est… votre loyauté et… et votre amour. »

Le Prince Jean se rassoit. Les serviteurs commencent alors à apporter les plats.

Le Prince Jean à Isabella : « Ce n’était pas des écrouelles. Cela ne se peut. »

Isabella : « Non, bien sûr que non, Sire. »

Le Prince Jean, gémissant : « Redites-le. La même chose que l’autre jour. »

Isabella, murmurant : « Roi Jean. »

Le Prince Jean : « C’est vrai que ça sonne bien à l’oreille. »

Isabella lui sourit. Mais des bruits de pas se font entendre à la gauche du prince. Ils tournent la tête et aperçoivent Gisborne sortant de derrière une bannière. Le Prince Jean lui fait signe de s’approcher. Gisborne s’exécute et vient s’assoir dans le fauteuil vide à côté du prince. Gisborne soupire puis dépose sur la table, en face du prince, la fausse dent du shérif. Puis il regarde le prince. Celui-ci ricane puis sourit à Gisborne avant de reprendre son sérieux et de se lever.

Le Prince Jean à l’assemblée : « C’est avec une immense tristesse que je dois vous annoncer la mort du shérif de Nottingham… brutalement assassiné par l’abominable Robin des bois. »

Les nobles sont consternés. Le Prince Jean s’empare de la flèche de Robin, posée sur la table devant lui.

Le Prince Jean : « Ces hors-la-loi doivent absolument être capturés. »

Isabella regarde son frère qui se tourne vers elle. Elle prend immédiatement son verre.

Isabella, levant son verre : « Longue vie au Prince Jean ! »

Les nobles l’imitent.

Les nobles : « Longue vie au Prince Jean ! »

Le Prince Jean, se rasseyant : « Longue vie à moi. »

Gisborne et Isabella se dévisagent tandis qu’ils boivent en l’honneur du prince puis ils se rassoient. Le Prince Jean se penche vers Gisborne et pose sa main sur son bras en ricanant.

Le Prince Jean : « Racontez-moi. Donnez-moi tous les détails. »

 

***** Épilogue *****

 

FORÊT DE SHERWOOD

Toute la bande, y compris Palmer, rit pendant que Petit Jean vide sur le sol un sac rempli de pièces au milieu de la bande. Robin, Kate et Tuck sont agenouillés les uns à côté des autres, Palmer se trouve à côté de Tuck tandis qu’Allan et Much sont debout derrière Robin.

Petit Jean : « Regardez ! Regardez ça ! De l’or ! Il pleut de l’or, mes amis. »

Tuck à Palmer : « De vraies pièces d’or. »

Ils continuent de rire, heureux d’avoir contrarier les plans du Prince Jean.

 

DANS UN COULOIR A L’EXTERIEUR DU CHÂTEAU DE NOTTINGHAM

Le corps du shérif est allongé sur une charrette à bras. Un soldat tient une torche tandis que l’autre recouvre le corps du shérif avec une couverture, laissant cependant visible le bras gauche du mort. C’est alors que la main du shérif bouge légèrement alors que la charrette commence à se mouvoir, conduisant le shérif vers sa dernière demeure.

 

***** Fin de l'épisode *****

Ce script a été réalisé par Allthingsrobin sur le site Hood Winked.
This transcript was made by Allthingsrobin on Hood Winked.

 

LOCKSLEY MANOR. BEDCHAMBER. NIGHT.

Gisborne punches the bed during a nightmare. Hoofbeats and a horse neighing sound in the distance, but he does not hear them. He grips the coverlet tightly. The horse whinnies loudly outside the manor, and he is jolted awake. The front door bursts open. Soldiers come into the room to arrest him and pull him off the bed.

GISBORNE : No ! [They drag him out of the room] No ! No !

 

SHERWOOD FOREST. PRINCE JOHN’S CAMP.

The soldiers gallop through the forest on horseback, bringing Gisborne into Prince John’s tent and throwing him to the ground before his throne.

PRINCE JOHN : Do you love me, Gisborne ?

GISBORNE, Softly, gruffly : Yes, sire.

PRINCE JOHN, Lets out his breath : I’m so pleased to hear it because I don’t think the Sheriff loves his prince. No, I don’t think he does at all. My time is almost here, Gisborne. [Gisborne, on his knees, raises his head a bit, staring at the Prince’s feet] You know my father Henry, God rest his soul, wanted me to be King, not my brother Richard. Me... King. That was his wish. [Takes a deep breath] And I will be... soon. My father taught me to surround myself with only those most loyal, with only those who love me.

Gisborne raises his head a bit more to stare at the Prince’s knees. Prince John leans forward.

PRINCE JOHN : You’d make a fine sheriff, Gisborne. [Gisborne looks in the Prince’s eyes] I’m confident in that. [Gisborne straightens his back, still on his knees] Does it please you that I have such confidence in you ?

GISBORNE, Softly, gruffly : Yes, sire.

PRINCE JOHN : Hm... [leans back] Robin Hood isn’t dead. [Gisborne slumps his shoulders in shame] I told you, I told the Sheriff, I wanted Robin Hood dead. His blood is a gift I covet and yet no-one gives it me. If the Sheriff loved Prince John, he would give it me. And yet I do not have it, ergo he doesn’t love me. [Pause] Well, I will have blood.

Gisborne looks at the ground, thinking his end is near.

PRINCE JOHN : The Sheriff ’s blood.

Gisborne raises his eyebrows and looks up. Prince John leans forward again. Gisborne slowly straightens.

PRINCE JOHN : You will kill the Sheriff for me, Gisborne, discreetly. Only the two of us will know. A private secret we can share. [The Prince puts a hand on either side of Gisborne’s head] And you will do this for me, Gisborne... because you love me. [Smiles.]

 

OPENING CREDITS

 

SHERWOOD FOREST. (NEAR PRINCE JOHN’S CAMP.)

Robin, Allan, Little John, Kate and Tuck are walking down a road when Much comes running to meet them.

MUCH : Wait !

ROBIN, Chuckling : All right.

MUCH, Looks behind him : Prince John and his soldiers have made camp [points behind him] down there.

ROBIN : What ? [Looks where Much is pointing] How many men has he got ?

MUCH : Thousands.

LITTLE JOHN : No !

MUCH : Hundreds.

KATE, Admonishingly : Much !

Robin glances at Allan.

MUCH : I didn’t stop and actually count them ! I can’t actually count.

They hear a horse neigh and see two soldiers, one with Prince John’s banner, come galloping down the path.

ROBIN : Run ! Run !

The gang scatter.

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Robin has drawn a map in the dirt marking the roads with a trace of his finger and placing twigs and rocks as landmarks.

KATE : What are they doing in the forest ?

ROBIN : Well, it’s obvious, isn’t it ?

ALLAN, Still confused : Yeah, all right.

ROBIN : When they break camp, they use the North Road to get to Nottingham.

Little John steps over the map.

LITTLE JOHN : Why is he coming ?

TUCK : He’s visiting all the nobles throughout England to grease their palms.

Robin steps over the map.

ROBIN : He’s trying to buy their loyalty before King Richard returns, isn’t he ?

ALLAN : What, he thinks he can be bought ?

TUCK : He knows he can. He’s buying the nobles and their men to seize the throne so that King Richard returns to King John’s England.

ROBIN : Every noble he buys will bring us closer to civil war. And a war between Prince John and King Richard... It will tear this country apart.

LITTLE JOHN : If he’s going to buy them, he’ll be carrying gold.

The gang realise he’s right.

TUCK : More than a little.

Robin thinks, chewing on his thumb. He lets out his breath with a hiss.

ROBIN : Well, we stop him stealing the crown by stealing his gold.

Tuck, Kate and Little John chuckle.

ALLAN : This is mad. [Smiles.]

LITTLE JOHN : Yes, it is. Utterly mad.

TUCK : He’ll have a small army with him.

Robin steps forward and kneels over the map.

ROBIN : Right, our only advantage is surprise. The best place to mount an attack is here... [stabs the map repeatedly with a sharpened stick]... outside Locksley.

Robin pokes Kate in the hip.

ROBIN : So you’re going to have to find more men.

KATE, Nods : Let’s do it.

 

NOTTINGHAM CASTLE. INTERIOR CORRIDOR.

The Sheriff walks through a wide corridor, alert.

SHERIFF : Gisborne ?

Gisborne steps out from behind a pillar, his hand on a knife stuck in the back of his belt. He boldly and quickly strides forward, his boots loud on the stone floor. The Sheriff turns around. Gisborne stops to face him, his head held high.

SHERIFF, Lets out a quiet sigh : Gisborne.

GISBORNE, Quietly : My lord.

SHERIFF : You’re here. I’ve been looking for you. [Gisborne fingers the knife still in his belt] I’ve, er, been thinking about our relationship. We should work on it.

The Sheriff circles Gisborne, who is careful to keep himself facing the Sheriff.

SHERIFF : Don’t you think ? It’s been a little strained in the past... I admit. [Gisborne crosses his arms in front] But in the light of Prince John’s visit, well, I think unity [Gisborne gives a gracious nod] is the best way forward.

The Sheriff and Gisborne walk together down the corridor.

SHERIFF : Unity between you and me, hm ? Standing strong, together, don’t you think ?

The Sheriff stops. Gisborne says nothing. The Sheriff steps in front, his back to Gisborne.

SHERIFF : The past is the past. We should leave it behind us.

Gisborne reaches for his knife and is about to pull it out when the Sheriff turns around.

SHERIFF : The man is a tyrant, Gisborne. We both know that. And he’s dangerous. The only way we’re going to survive is... unity.

The Sheriff holds his arms out, inviting Gisborne to embrace him. Gisborne returns the gesture and steps forward, then grabs his knife and steps behind the Sheriff. Suddenly a door opens and Isabella comes out. Gisborne whips the knife behind his back. Isabella sees them in this strange position.

ISABELLA : I hope I’m not interrupting.

SHERIFF : No... no, not at all. Me and your brother, we were just having a nice little... philosophical chat. [Looks back at Gisborne.]

GISBORNE : Yeah, about the past and the future.

ISABELLA to the Sheriff : You wanted to see me ?

SHERIFF : Yes, yes. You have been invited to the, er, nobles’ supper tomorrow evening with Prince John, so, erm, try and make yourself a little entertaining. [Smiles, then looks back at Gisborne] Unity.

The Sheriff leaves ; the door squeaks open, then closes. Gisborne turns around and puts the knife back into his belt. Isabella watches him leave, noticing the knife.

 

LOCKSLEY.

Robin, Tuck and Kate walk through the village, gathering the men together. Little John keeps watch.

ROBIN : But we need your help and you know us. We fight for England and we fight for King Richard.

TUCK : We must stop Prince John. We must ! So let’s steal his gold, thwart his ambition.

KATE : He’s a pretender and not our king. This is not treason. Help us.

 

SHERWOOD FOREST. NEAR LOCKSLEY.

The gang and their recruits hide behind the trees. Prince John’s train comes through : a coach, two outriders and several soldiers. Robin shoots the coach driver with an arrow and then he, the gang and the villagers charge the train. Little John puts his staff through a rear wheel, then punches a soldier. Robin pulls out his sword and climbs into the driver’s seat. Next to Robin, Tuck blows a pipe dart at one of the outriders. He falls to the ground and the other starts forward.

ROBIN to Tuck : Look out !

The second outrider has turned his horse around and is getting ready to fight. Robin points at him with his sword.

ROBIN : Look out !

Two villagers run downhill, a rope tied between two long tools, and knock down several soldiers with it. Little John fights one. Tuck pulls off the other outrider. Robin uses his sword and blocks a soldier, then jumps off the coach. Kate pulls a soldier off his horse, then runs behind Allan to fight more. Allan attacks with his dual swords. Kate wounds a soldier, then runs to defend Allan’s back and takes a knife in her left side. Much fights on. Kate looks down at the knife, and falls backward, sitting hard. Little John knocks out a soldier with his staff. Kate curls on the ground in pain. Allan punches out a soldier. More soldiers run off. Robin pushes a soldier into the side of the coach, slices his back, then peers inside the coach. Allan runs over to the coach, not seeing Kate behind him. Much runs to the coach. Tuck is on the other side. A well-dressed man is inside, looking warily at them all.

PALMER : Hello.

MUCH : Good God, we’ve captured Prince John.

Robin and Tuck each open a door. Robin pulls Palmer out.

ROBIN : Come here.

Tuck climbs through the coach. Robin lets Palmer go.

PALMER, Timidly : I’d be very grateful if you might spare my life.

Allan and Much lift a chest off the back of the coach and set it on the ground.

LITTLE JOHN : The gold.

Little John stabs at the lock with the butt of his staff.

ROBIN : Let’s go.

Robin and Tuck each grab one of Palmer’s arms and drag him to the chest. Little John bends over the chest, pulls off the broken lock and flips open the clasp.

LITTLE JOHN : This has to be the gold. [Little John opens the chest and it’s empty] Nothing. [Slams the lid open.]

Robin stands up and faces Palmer. Little Johns stands.

LITTLE JOHN : Absolutely nothing !

ROBIN : Well, Prince John is a coward. If this were Prince John, his soldiers wouldn’t desert him. He’d try and buy our allegiance. This is his double !

MUCH : Where’s Kate ?

Much looks around and sees Kate lying on the ground. He rushes to her, dropping his sword on the way.

MUCH : Kate !

Allan is quick on his heels. Much lifts her head into his arms.

MUCH : Kate, Kate, Kate.

KATE : I’ll be all right.

MUCH : Sh-sh.

Kate faints.

ALLAN : Kate !... Kate !

Much and Allan stare at each other, fearing the worst. Tuck, Robin and Little John come over. Robin hangs and shakes his head.

ROBIN : Lay her down. Come on, give her some space.

Much and Allan lay her head down and step back. Tuck kneels beside her, his fist to his mouth, thinking.

ROBIN, Confused why Tuck is doing nothing : What is it ?

TUCK : If I remove it, the bleeding could kill her, could cause more damage.

Allan looks away. Tuck looks at Much.

TUCK : I need the bark of an elm tree and some nettles to grind. Go, please.

Much nods, and he and Allan run off.

PALMER : A poultice.

Robin, Tuck and Little John look at Palmer.

PALMER : Quite effective. Draws out the evils while keeping the wound clean.

Palmer dashes forward and pulls the knife out of Kate.

TUCK : What are you doing ?

PALMER : To leave it in would kill her. [Palmer presses his hands to her wound] I shall will the blood back into her body while you prepare the poultice, then we’ll need to re-balance her humours.

ROBIN : Who are you ?

PALMER : Benjamin Palmer, physician to Prince John.

Tuck tilts his head, amazed.

PALMER, Looks up : But neither his supporter nor his apologist.

 

A while later, Tuck bandages Kate’s wound, Palmer looking on. Robin sits under a tree nearby, spinning Kate’s sword on its point on the ground in front of him. Much sits next to him ; Allan and Little John stand nearby.

PALMER : Two soldiers reported seeing assassins in the forest. [Robin looks at Much] The Prince needed a double. He couldn’t cancel his dinner with the Council of Nobles tomorrow and there was no-one else. I could have refused, but I’d have been beheaded. [Robin chuckles] Mind you, my predecessor was beheaded because he couldn’t find a case of scrofula.

ROBIN : And what’s scrofula ?

TUCK, Looking up from his bandaging : It’s a very rare disease.

PALMER : So rare I can’t find a case of it either.

TUCK : Legend has it, it can only be cured by the touch of a king.

ROBIN : So why would he want to find a case of it then ?

PALMER : Prince John’s obsessed with it.

TUCK : He once saw his father, Henry, successfully cure a child with scrofula.

Robin sneers, guessing it was a ruse.

ALLAN : My father told me that when I was a kid.

LITTLE JOHN : I heard it as well.

PALMER : Prince John brought me with him hoping I might find a case of scrofula for him to cure, like his father did, to prove that he’s the rightful king of England, not his brother Richard.

Robin nods, understanding now.

PALMER : Of course there’s absolutely no evidence that a king’s touch cures anything. But as I’d like to keep my head, I—I—I’ll not be the one to tell him.

Kate, awake, pale and sweaty, lifts her head. Robin sets aside her sword.

KATE : Can I have some water, please ?

Much jumps up.

MUCH : I’ll get it !

ALLAN : I’ll go.

Robin watches them both race off, then calmly stands with the water flask and leans over Kate.

ROBIN : Here you go. [Robin holds her head up] Here.

Kate drinks. Robin strokes her hair.

ROBIN : You’re all right.

KATE : Thank you.

Robin smiles.

 

Robin, Palmer, Allan and Much walk away from the scene.

ROBIN : Thank you for helping to save Kate’s life. You’re free to go.

ALLAN : Yes, I’m really grateful.

MUCH : Very grateful.

PALMER, Looks at them : Thank you all... [to Robin] ...Thank you for not killing me.

ROBIN : So... will you go back to Prince John ?

PALMER : Well... I suppose I should.

ROBIN : Right. [to Allan] Tie him up.

Allan looks questioningly at Robin. Palmer is confused.

 

NOTTINGHAM TOWN.

The royal train arrives in town. Prince John rides in an open carriage. The townsfolk cheer and throw rose petals on the street in front of him.

 

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.

The Sheriff steps out of the main doors, Gisborne behind him. The carriage enters through the portcullis. Isabella comes out behind Gisborne. The carriage stops. Prince John gets out, scowling at the Sheriff. The Sheriff comes down the steps, arms outstretched.

SHERIFF : Welcome to Nottingham, Your Highness. [Bows.]

PRINCE JOHN : You’re still alive.

SHERIFF, Stands : Yes, of course.

PRINCE JOHN : How surprising. [Gisborne shows a strained face] I don’t particularly like surprises.

Prince John goes up the steps, glaring at Gisborne, then stops at Isabella as the Sheriff glares at Gisborne.

PRINCE JOHN : What’s your name ?

ISABELLA : Isabella. [Smiles slyly.]

PRINCE JOHN : Lovely ! [Prince John lifts her chin up] Italian or Spanish ?

ISABELLA : Which do you prefer ?

Prince John smiles and chuckles. Isabella chuckles, too. They hear horseshoes on the cobblestones and Prince John turns and steps towards it. A soldier leads in a horse with Palmer face down over its back, his hands tied and a cloth tied over his face. The soldier unties him and Palmer stands facing the Prince. He takes off his blindfold and chuckles nervously.

PRINCE JOHN : Speak.

PALMER : Congratulations. We were ambushed, not you. Y—y— your plan worked, Your Highness. Y—your brilliance is unsurpassed.

PRINCE JOHN : Who attacked you ?

PALMER : Robin Hood.

Prince John closes his eyes in fury, then turns around and heads for the castle door.

PRINCE JOHN : Sir Guy.

Gisborne follows the Prince as the Sheriff watches them go.

PRINCE JOHN, Up the steps : Prove your loyalty to me. Rid me of him.

Isabella, the Sheriff, a bouncing Palmer and guards follow Prince John up the steps.

 

INTERIOR CORRIDOR.

Outside his quarters, the Sheriff spins around, watching suspiciously, then backs into the room and quickly closes the door, listening for sounds behind it. He continues to walk backwards, then hears a tap and pulls his sword out of his coat.

Prince John is sitting on his bed.

PRINCE JOHN : Do you love me, Sheriff ?

The Sheriff turns around.

SHERIFF : With all my heart, sire.

PRINCE JOHN, Stands, With a pained face : Would you give your life for me ?

SHERIFF : My life ? [No hesitation] Is that all ? Of course.

PRINCE JOHN : Would you take a life for me ?

SHERIFF : Even easier to answer.

PRINCE JOHN, Stops in front of the Sheriff : Gisborne has so disappointed me.

SHERIFF : Disappointed us both, sire.

PRINCE JOHN : Obedience, loyalty and love, is it too much to ask ? A king requires all three. Who’s more loyal to me, Sheriff ? You or Gisborne ?

SHERIFF : Of course, I am, sire. My loyalty is infinite.

PRINCE JOHN : Good. Then prove it to me. Rid me of Gisborne, Sheriff, quickly, discreetly. We don’t want to disturb our noble guests with this messy business. Kill him for me, Sheriff.

SHERIFF : A privilege, sire.

A pause, then Prince John glances at the door and slightly jerks his head that way.

Outside in the corridor, Gisborne waits behind a pillar. He sees Prince John leave the room. The Prince catches his eye and continues on. Then the Sheriff comes out. Gisborne’s anxious face glares at him ; the Sheriff glares back.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE GREAT HALL.

The Prince, Isabella, Gisborne and the Sheriff are having dinner in the Great Hall as a piper and drummer entertain. A serving boy puts two bowls of dried plums between the Sheriff and Gisborne, who are sitting with their backs to the fireplace. Prince John sits in a throne opposite them, fingering his moustache. Isabella sits to his left, and Palmer beyond her.

PRINCE JOHN : And where were you attacked ?

PALMER : Near a village.

SHERIFF : Locksley village.

Gisborne takes a dried plum and is about to eat it, then he stops and looks at the serving boy.

PALMER : We fought courageously, but we were dreadfully outnumbered.

SHERIFF : No doubt the villagers helped the outlaws.

The Sheriff watches Gisborne give a plum to the serving boy to try.

PALMER : And eventually I was captured... [The boy chews the plum]

PRINCE JOHN : By Robin Hood himself ?

SHERIFF : Or so he said. [Gisborne waves off the boy] I mean, we’ve all been proved wrong in the past... [Gisborne is quickly popping plums into his mouth] ... haven’t we, Gisborne ?

Gisborne looks up from his plums.

PRINCE JOHN : But this time Robin Hood was fooled.

The Sheriff looks at Gisborne’s bowl, scratching his chin.

PALMER : Yes, Your Highness.

PRINCE JOHN, Chuckles : Excellent. And was he angry... that I’d made such a fool of him ?

PALMER, Smiles : Very angry.

PRINCE JOHN : Did he curse us ?

PALMER : Fulsomely.

PRINCE JOHN, Stands : Wonderful !

Gisborne leans over to the person next to him. The Sheriff quickly switches bowls and takes a plum from his new dish as Gisborne raises his goblet to his lips. Prince John stands behind Palmer’s chair, and leans on the back of it.

PRINCE JOHN : What did he say ?

PALMER, Face falls : Oh, I—I—I couldn’t, Your Highness.

PRINCE JOHN : Oh, please, tell me exactly what he said.

PALMER : But Your Highness...

PRINCE JOHN : Do you not love me ?

PALMER, Smiles : Of course.

PRINCE JOHN : Well, then say ! [Smiles sweetly.]

PALMER : He called you a coward.

The music stops. Prince John freezes, the smile still on his face.

PALMER : He said only a coward would have a double.

Everyone is still. Prince John’s smiles falls a bit and he raises his head.

PRINCE JOHN : Arrest him.

Two guards step forward and Prince John takes his seat.

SHERIFF : With pleasure... and what shall I charge him with ?

PRINCE JOHN, Impatiently : Impersonating the Prince Regent.

PALMER, As being dragged away : If it makes any difference, sire, I—I didn’t agree with him.

Prince John sits slouched, hand to his head. Isabella eats a grape.

PRINCE JOHN : Where is this village of Locksley ? I want to see it.

 

LOCKSLEY.

The village is decorated with garlands and flowers. Two men bring a pig on a spit, ready to be roasted, past rows of long tables. The villagers stand and applaud as they pass by and set it over a fire between the manor and the church. Prince John’s carriage arrives from behind Locksley Manor. Gisborne, the Sheriff and Isabella ride in on horseback : Isabella to the right of Prince John and Gisborne and the Sheriff on his other side.

PRINCE JOHN : These villagers helped attack me ? Why ? They look so lovely.

The carriage stops.

ISABELLA : Looks like a wedding.

PRINCE JOHN : I love weddings. [Smiles and stands] I shall speak with them. [to Isabella] You’ll join me ?

Prince John gets out of the carriage. Isabella glances at Gisborne, then dismounts. Gisborne and the Sheriff watch from their horses.

Prince John walks with Isabella towards the people.

PRINCE JOHN : They are sad little creatures really, aren’t they ? [Isabella remains quiet] I sense disagreement.

ISABELLA : One cannot disagree with one’s king.

PRINCE JOHN : King ? [Stops] You see me as your king, how delightful of you. I wish others accepted me as readily as you do.

ISABELLA : Perhaps I’ve had the good fortune to know you better than most.

PRINCE JOHN : Perhaps. [Continues walking] And perhaps you’d like to get to know me better still. [Isabella chuckles] Ah, you’ll make me work for my conquest.

ISABELLA : Was not France more valuable because it was fought for ?

PRINCE JOHN : Hah ! You make this such good sport.

Isabella chuckles. A boy comes up with a flower for Prince John. A few men follow him.

PRINCE JOHN : Hello, young man. [Takes the flower] Oh, thank you.

Isabella walks forward.

VILLAGE MAN : Would His Highness give us his blessing ? [Stretches his arm out to welcome him forward.]

ISABELLA : They would be honoured if you would bless the bride and groom.

PRINCE JOHN : Of course. [Smiles and exaggeratedly swaggers forward.]

Isabella glances at Gisborne.

PRINCE JOHN : Hah ! Are you the bride and groom ?

BRIDE/GROOM : Yes, sir, Your Highness.

PRINCE JOHN, Holds his hand over the couple : I wish you prosperity and happiness.

BRIDE/GROOM, Bow : Thank you, sir.

PRINCE JOHN : And I’m so glad that I could bring you sun today.

The villagers laugh. Prince John chuckles, turns and walks back to his carriage. The church bell rings and the villagers make their way to the church. Prince John steps into the carriage and Isabella mounts her horse. The Prince waves and smiles at the villagers, who wave back.

PRINCE JOHN : Wait until they’re all inside the church and then burn it to the ground. [Smells his flower.]

Isabella is shocked. The last villager waves at the Prince, and he waves back. Isabella is panicked for them.

PRINCE JOHN : Burn it.

Two soldiers on horseback with cold torches gallop forward. The church doors close. They hold the torches to the flames under the pig to light them. One gallops by and throws the torch onto the roof. It lights the shingles, then drops to the ground and the wall is quickly engulfed in flames. Prince John smiles. A third soldier runs forward and puts a stick through the handles, barring it closed. The second torchbearer lights the walls on the other side. Isabella can’t help but watch. The flames rise and the people inside scream. The doors shake but don’t open.

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Tuck peels a carrot with his knife. Little John tastes the soup, makes a face, looks at Tuck, then sets the spoon back in the pot. Kate lies in an upper bunk and Much feeds her pale face a spoonful of soup. Robin sits on a log opposite them, watching Kate. He swings his feet off, comes over to her and sighs.

KATE : I’ll be fine.

ROBIN : You’re being very brave.

Kate chuckles weakly.

LITTLE JOHN to Tuck : We’re already too late. The gold is in the castle.

ROBIN, Turns to Little John : Then we’ll steal it back.

MUCH : It’s dangerous.

ROBIN : It’s too dangerous not to.

Little John looks up at Allan running in.

ALLAN : Prince John’s burning Locksley.

 

LOCKSLEY.

A soldier lights a wooden cross outside the church as Prince John laughs. Inside, people are crying and screaming. The doors rattle and finally break open. The villagers come out, coughing. Prince John calls out to them.

PRINCE JOHN : You’re being punished ! For intolerable disloyalty to me ! [The bride and groom run out holding hands, stop and listen] For harbouring and assisting Robin Hood and his outlaws ! And may God forgive you !

The bride, groom and villagers run and women scream as the soldiers upset the lavish tables. The flames rise on the church.

VILLAGE MAN 1 : To the river, quick !

VILLAGE MAN 2 : More buckets !

VILLAGE WOMAN : We need more water here !

VILLAGE MAN 1 : Bring more water !

The men race with buckets from the pond.

PRINCE JOHN, Whining : No, no, no, no, no ! They’re trying to put the fire out. [Turns to the Sheriff and Gisborne] That’s not what I want !

The villagers dump water on the flames but the church is completely engulfed.

PRINCE JOHN : Stop them, the both of you ! Go on !

VILLAGE MAN 1 : Come on, hurry up !

The Sheriff and Gisborne gallop their horses forward.

PRINCE JOHN : This should be entertaining.

VILLAGE MAN 1 : You lot, hurry up ! Get the buckets !

The villagers splash water on the flames.

VILLAGE MAN 2 : Faster !

VILLAGE MAN 1 : Bring more water, quickly !

VILLAGE MAN 2 : I’ve got two here !

A soldier sets fire to the back wall. Prince John sits, watching.

ISABELLA : Do you want them to love you ?

PRINCE JOHN : Of course. And I think they do love me. But I will have respect as well as love.

ISABELLA : Any landowner can subjugate his serf ; only a king can liberate them. A benevolent king is loved.

PRINCE JOHN : But I am benevolent. [Looks at Isabella, amazed, and double takes.]

VILLAGE MAN 1 : Everyone over here, quick ! It’s spreading ! [A man goes to the pond to refill his bucket] We need more help !

VILLAGE MAN 2 : Come on !

A man pours water on the freshly lit wall. The Sheriff pulls the man aside.

SHERIFF : Get out of the way ! Get out of the way !

A soldier holds Gisborne’s horse for him and Gisborne dismounts. The Sheriff throws the village man to the ground.

SHERIFF : Go, peasant !

Gisborne draws his sword and sees the Sheriff standing near an overhang of the church. Gisborne growls, and with all his might knocks out a supporting pole and the overhang crashes to the ground. The Sheriff screams, then is silent. Gisborne watches, smiles with satisfaction and turns away. The Sheriff peeks out at Gisborne from under the wagon where he had rolled and sees a bow and arrow on the ground in front of him. He crawls out, picks them up and aims at Gisborne’s back as Gisborne approaches two other village men.

GISBORNE : Back off and your lives will be spared !

The Sheriff lets his arrow loose just as another village man approaches Gisborne from behind with his axe raised.

VILLAGE MAN 2 : I’ll kill you, Gisborne ! Ah !

The Sheriff ’s arrow hits the would-be assassin in the back and he falls to the ground. Gisborne turns around, sees the man fall, then looks up at the Sheriff. The Sheriff lowers the bow, a grimace on his face. Gisborne smirks and waves at the Sheriff.

SHERIFF : Oh, bother.

Gisborne turns to the two men.

GISBORNE : Back off !

The church is all flames. Prince John walks towards it and looks back at Isabella, smiling proudly. Isabella stares in disdain. Prince John laughs, watching, then gets back in the carriage. Gisborne and the Sheriff come back on their horses.

PRINCE JOHN : Bored now. [to guard] Make sure it’s burned to the ground.

Isabella starts her horse, unable to watch any more.

PRINCE JOHN, Chuckling at Isabella : Ah, I love the refusal before the surrender. [Smiles and briefly raises his eyebrows.]

The Sheriff smiles ; Gisborne smirks briefly. The church continues to burn. The soldiers and the carriage quickly leave, the Sheriff and Gisborne behind him. The Prince tosses his flower out.

Robin and the gang run into Locksley and engage the few soldiers left behind, incapacitating them all.

LITTLE JOHN : Come on !

ROBIN : Come on ! Come on ! Let’s go !

Robin has organised the gang and the villagers into a bucket brigade, and Isabella joins it next to Robin by the pond and hands him a bucket.

ISABELLA : Take this.

ROBIN : You’re a Gisborne. You should be burning it down, not trying to save it, shouldn’t you ?

ISABELLA : I judge people by what I find.

Isabella turns for another bucket, but Robin hears the building collapsing and pulls her out of the way. The bucket brigade stops as the people realise there’s no saving the church. The front upper wall falls in. The belfry falls into the roof, causing the entire front of the church to collapse under the weight. The side walls fall in. The rest of the roof caves in.

 

Only smouldering timbers remain. Robin brings a cup of water from the well over to Isabella.

ROBIN : Isabella. [Isabella turns] Here.

Robin holds out the cup. Isabella takes it and drinks.

ROBIN : Well... there’s nothing about you that resembles your brother, is there ?

ISABELLA : There’s nothing about my brother I wish to be. I hate him. I will always hate him.

ROBIN, Takes Isabella’s empty cup : Well, that’s something that we share then, isn’t it ? Hatred.

ISABELLA : It’s nothing to be proud of, is it ? To share hatred ?

Isabella gazes at Robin, slightly shaking her head, then turns away.

 

MEADOW NEAR LOCKSLEY.

Isabella readies her horse, which she had tethered out of sight of Locksley before coming back to help. Robin comes up to her with his bow and quiver in hand.

ALLAN, Questioning : Robin ?!

Robin looks back at him, and Allan points the other direction.

ROBIN : I’ll catch you up !

ALLAN : Right !

MUCH : Come on, let’s go.

Allan and Much jog off.

ROBIN : So !... Will you go back to Nottingham ?

ISABELLA, Sighs : To ruin my brother.

ROBIN : Right. Well, you know where I am if you need my help, eh ? [Turns to go.]

ISABELLA : You’re Robin Hood. Shouldn’t you be robbing me, not helping me ?

ROBIN, Scratches the back of his head, tosses his things to the ground and rolls up his sleeve : Yeah, you’re right, I am. [Turns to face Isabella and motions to her] Give me your necklace.

ISABELLA, With disbelief : You’re robbing me ?

Robin stares bluntly at her a moment, then puts his hand to Isabella’s neck, pausing just before he touches her, then gently reaches around her with both hands to take it off.

ISABELLA, Chuckles : See, I like this necklace.

Robin pulls it away.

ROBIN : Are you going to help me ?

ISABELLA : Help you ? This is not the way to go about it.

ROBIN : Give me your rings.

ISABELLA : Er... [Takes a ring off each index finger.]

ROBIN : Because you don’t want Prince John to think we cooperated, do you ?

ISABELLA : Anything else you might want ?

ROBIN : Mm-hm. I want to undermine Prince John’s claim to be the legitimate King of England and humiliate his ambition. [Isabella frowns] And I’m prepared to die to stop him.

ISABELLA : You might be more effective alive.

ROBIN : Will you help me ?

ISABELLA : Yes.

Isabella pulls up her skirt and unties a purse wrapped around her left thigh. Robin chuckles.

ISABELLA : Give this to the people of Locksley. [Hands him the purse] Help them rebuild their church.

Robin nods, staring at Isabella.

ROBIN : So you defy Prince John.

ISABELLA, Shakes her head : He begs my defiance.

Robin tosses Isabella’s purse aside. They stare at each other. Robin strokes her cheek.

ROBIN : So... is there anything else... [smiles slightly]... that I might steal ?

ISABELLA : Perhaps.

They stare another moment, then Robin leans in a bit, pauses to see her reaction, then gives her a quick kiss on the lips. He sees Isabella’s eyes are still closed and wraps his arms around her and gives her a longer kiss. Afterwards, Isabella keeps her eyes closed and puts a finger to his lips.

ISABELLA, Weakly : Stop thief.

Isabella opens her eyes. Robin chuckles and kisses her again.

 

SHERWOOD FOREST. OUTLAWS’ CAMP.

Robin takes off the cloth that has covered Isabella’s eyes, then steps into the “kitchen.” Isabella looks at the uncertain faces of the gang : Kate is up on her bed ; Much sits with her. Isabella chuckles nervously and steps forward.

ISABELLA to Robin, politely but not meaning it : It’s nice.

ROBIN to gang : She said she can help us.

ISABELLA : Look, I can get you into the castle.

TUCK : You want us to trust her with our lives ?

LITTLE JOHN, Steps forward : Gisborne’s sister ?!

ROBIN : Yes. I trust her with mine.

Robin and Isabella exchange glances.

ALLAN : All right, so she gets us in the castle. Then what ?

MUCH : Well, then we get captured and I presume killed.

Robin turns away, flustered with the gang. Isabella is uncomfortable.

TUCK, Thinking, then an idea : The “king’s evil !”

MUCH : “The Prince” Tuck. The Prince is evil.

TUCK, Goes to the storage place for his red book : Oh, no, no, no, no, no, no. [Comes back and sits] Prince John is searching for a victim of scrofula.

ROBIN, Frowns, shifts his feet, thinking along with Tuck : So he can repeat that same feat, prove his divine right to the throne, yeah ?

TUCK : We give him a victim. I can make a potion which brings out red blisters on the neck which looks exactly like scrofula.

ROBIN : So the nobles all assemble in the Great Hall, in comes Prince John with his victim, he touches him—

TUCK, Interrupts : Fails—

ROBIN : Then we humiliate him.

LITTLE JOHN : Which distracts the nobles while we steal the gold.

MUCH : That might work.

Much jumps down from his perch and looks at Tuck’s book.

ROBIN : Right. Isabella can get us in, and Allan... [chuckles in anticipation]... you know the castle better than anyone, you can get us out.

ALLAN : There’s a trap door in the cloisters... now if we lower a rope down we can get into a tunnel that leads directly out of the castle. We won’t even be seen.

ROBIN : So come on, what do we think ? We can convince Prince John, can’t we ?

TUCK, Stands : Benjamin Palmer, the physician ! We helped him, he owes us. He’ll convince Prince John.

ROBIN : Isabella, you should know him. If he’s part of the Prince’s entourage, you can get to him.

ISABELLA : No. He’s due to be executed tomorrow.

ROBIN : Well, there’s no reason why he shouldn’t help us then... [Isabella smiles at Robin] ... is there ?

ISABELLA, Chuckles, then seriously : I won’t fail you... [looks at all the faces]... any of you.

The gang are silent, not trusting her an inch.

TUCK : We, er, still need a victim.

KATE : I’ll do it.

MUCH, Shakes his head : No. [Looks to Robin for support.]

ROBIN : No, you can’t. You’re not well enough.

KATE : I’ll be fine.

ROBIN : Kate, it’s too dangerous.

KATE : He set fire to our church. He intended to kill everyone. Besides... I already look half dead. [Shrugs] It’s perfect.

 

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.

Palmer is sitting in the birdcage on the ground in the middle of the courtyard. Isabella rides in on her horse.

GUARD : Send for the groom !

The guard holds the horse while Isabella dismounts. She sees Palmer in the cage and is about to go to him when she sees Gisborne and rushes to him instead, playing the victim of Robin Hood.

ISABELLA : They are beasts ! Robin Hood and his outlaws, they’ve robbed me.

Isabella runs her fingers through her hair. Gisborne puts his hands on his hips, listening.

ISABELLA : Stole my jewellery. Look at me. I was so scared.

The Sheriff and Prince John are watching from the cloister.

PRINCE JOHN : She’s lovely, isn’t she ?

GISBORNE : (Well, you should have come back with us and not tried to...)

PRINCE JOHN : Her brother will be dead before supper, yes ?

SHERIFF : Well, I wouldn’t set a place for him myself, sire.

PRINCE JOHN : Mm. Have her brought to me.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE GREAT HALL.

Isabella is in the centre of the room, recounting her story of Robin Hood to the nobles and Prince John, who is sitting on his throne opposite the balcony with the Sheriff and Gisborne on either side. She looks around her, then approaches a nearby guard.

ISABELLA : Then I took the sword in my hand and tugged it from its sheath...

The onlookers gasp as Isabella pulls out the guard’s sword. Prince John looks alarmed, totally engrossed in the tale. Isabella slowly sweeps the sword around, then approaches Prince John. Four guards step forward with their spears, then retreat when they see there is no danger

PRINCE JOHN : Ooh !

ISABELLA : And I put the sword to the soft part of his throat. [Puts the sword at Prince John’s throat.]

PRINCE JOHN : And ?

Isabella steps back to the middle of the room.

ISABELLA : Dozens of outlaws appeared from nowhere. And I shouted, “Long live King John!”

Isabella drops the sword and throws back her head and arms.

PRINCE JOHN : Oh, you adorable girl ! Everyone leave us !

Isabella lifts her head upright while the nobles mumble and leave the hall. Isabella turns around, watching Prince John. The Sheriff and Gisborne pass her, followed by the guards.

PRINCE JOHN, Stands : You spoke to them, the villagers, as you tried to put out the fire ?

ISABELLA : Yes.

PRINCE JOHN, Sighs : Why do the people not love me as you love me, Isabella ?

ISABELLA : You burnt their church to the ground with them in it.

PRINCE JOHN, Pauses a moment, thinking : Yes... and ?

ISABELLA : The people want to love you as their king. If you can prove your divine right to the nobles, then the people will follow.

PRINCE JOHN : Do you think ?

ISABELLA : Yes... King John.

PRINCE JOHN : Oh, you adorable girl. [His head drifts, thinking of the sound] Say it again.

ISABELLA, Whispers seductively : King... John.

PRINCE JOHN, Revels in the words again : It does sound good. [Turns] It is my divine right. [Sighs.]

ISABELLA : You must prove it to everyone.

Prince John looks gratefully at Isabella.

 

NOTTINGHAM CASTLE. COURTYARD.

Palmer sits cross-legged in the birdcage. Isabella runs down the steps to him. Palmer stands as he sees her approaching.

ISABELLA : You are going to help me.

PALMER, Confused : Am I ?

ISABELLA : The Sheriff is going to execute you. This is your last chance to save yourself.

PALMER : Mm. You’ve convinced me.

PRINCE JOHN : Where is he ?

Prince John comes quickly down the stairs. Isabella runs to him, pointing back at Palmer.

ISABELLA : Our prayers have been answered, sire.

PRINCE JOHN : Has he really found a victim of the disease ? Really ?

ISABELLA : He saw a woman in Locksley. I couldn’t believe my ears.

PRINCE JOHN to Palmer : Is it true ?

PALMER : Yes.

PRINCE JOHN : Oh, this is so exciting !

PALMER : I saw the poor pitiful woman when Robin Hood held me captive. I was sure it was scrofula.

PRINCE JOHN : Why didn’t you tell me ?

PALMER : Because you put me—because the Sheriff put me in this cage.

PRINCE JOHN to Isabella : What does the Sheriff think he’s doing ? The man’s my physician ! [to Palmer] Are you sure it’s scrofula ?

PALMER : Yes.

Isabella catches his eye with her finger and puts it to her chin.

PALMER : Completely and utterly certain.

PRINCE JOHN : The nobles will have their proof of my divine right to be king. Physician, you will bring this woman to me tonight. In front of all the nobles... I will cure her and prove myself their rightful king. [Turns and leaves.]

Palmer looks wide-eyed at Isabella. Isabella smiles at him and follows Prince John. Guards come forward to release Palmer from his cage.

 

NOTTINGHAM CASTLE. NIGHT. OUTSIDE THE WALLS.

A hooded Isabella leads the gang along the outside wall. Robin carries his bow and quiver and wears a cloak. The gang follow.

ISABELLA : He’s given each of the nobles a casket full of gold, too much for them to carry on their person. It will be in their rooms. [They arrive at an iron gate] There’ll be five trumpet fanfares.

MUCH : Five.

ISABELLA, Opens the gate : On the fifth, you have to be ready to escape.

ROBIN : Right, and I’ll make a distraction.

Much, Allan and Little John go through the gate. Tuck takes Kate aside. Robin waits at the gate.

TUCK : Five, good. [Holds up a phial to Kate] Kate, drink this. The marks will be gone by tomorrow.

Kate looks at Robin as Tuck uncorks the phial.

TUCK : Kate ?

Kate takes it and drinks, for Robin.

 

NOTTINGHAM CASTLE. THE GREAT HALL.

The first fanfare sounds. Prince John enters through the upper doors onto the balcony as the nobles applaud. Prince John leans on the banister a moment, reveling in the adulation, then goes down the stairs. Meanwhile, Isabella enters through the lower doors underneath and ushers Robin and Kate, in a cloak, cloth cap and headscarf, to the side opposite the stairs where Palmer is waiting. A dozen guards follow the Prince down the stairs.

ROBIN, Whispers to Palmer : Thank you for helping us.

PALMER : You’re welcome.

Kate waits nervously.

ROBIN : Kate, after the fifth blast, be ready for my signal.

Kate nods.

ROBIN to Palmer : You need to follow Kate, all right, and escape together. Don’t worry, we won’t leave you behind.

PALMER, Chuckles nervously : Very optimistic.

Prince John sits on his throne at the far end.

 

INTERIOR CORRIDOR.

Little John, Much and Allan defeat two guards. Tuck follows. They split up : Tuck and Little John search the guest rooms and Much and Allan ready their escape.

MUCH : Where is this trap door ?

ALLAN : I think it’s down here.

MUCH : You think ?

ALLAN : Yeah.

Allan walks down a corridor and Much follows.

 

GUEST ROOM.

Little John empties a small box of gold into a sack. The second fanfare plays.

 

THE GREAT HALL.

PALMER : Was that the second fanfare ?

Isabella draws Palmer forward to the Prince.

ISABELLA : Good luck.

A page sets out a cushion in the middle of the floor ; the nobles are standing along both sides of the room. As Palmer reaches the cushion, he announces.

PALMER : Bring the poor afflicted woman forward.

Isabella escorts Kate to the centre of the room and Kate kneels on the cushion. Isabella takes her place at Prince John’s side. Palmer stands behind Kate and pulls off her headscarf, revealing large blisters on her neck and lower jaw.

PALMER : This woman has scrofula... [Prince John grimaces] ... the “king’s evil” and can only be cured by the touch of a king.

Prince John closes his eyes, steeling himself, rises with his hands up, and approaches Kate.

PRINCE JOHN : I shall now lay my hands upon this young woman... cure her of her affliction... and save her life.

PALMER : When she’s cured, Prince John will be revealed, like his father before him, to be the rightful King of England.

Prince John closes his eyes.

PRINCE JOHN : I command you now, in the name of all things holy, to leave this body now and never to return.

The Prince puts his hands on either side of Kate’s face, over the blisters. The third fanfare plays.

 

CHAPEL.

The Sheriff peeks in the door. Gisborne is kneeling at the altar. The Sheriff walks along the wall and stands behind the altar. Gisborne looks up at him.

SHERIFF : Gisborne. [Scoffs] What are you doing here ?

Gisborne suddenly draws his sword and takes a hack at the Sheriff. The Sheriff steps aside to avoid it. Gisborne stabs, and the Sheriff steps the other way. Gisborne swings and the Sheriff ducks. The Sheriff picks up a thick wooden candlestick and blocks twice, then kicks Gisborne back. They fight on, and the Sheriff, with the candlestick, knocks Gisborne on his back to the floor. The Sheriff brings down the candlestick, but Gisborne rolls over and kicks back the Sheriff. Gisborne swings his sword. They fight and crash through a window into the corridor. Gisborne has the Sheriff at the point of his sword and is slowly advancing on him.

GISBORNE : You represent everything that’s loathsome in a man.

SHERIFF : I thought that’s why you liked me. I was always fond of you, Gisborne. [Gisborne swings his sword at the Sheriff ; the Sheriff retreats] Not overly fond... [Gisborne swings his sword. The Sheriff ducks behind a pillar and the sword hits it] ... but fond.

The Sheriff pulls a torch off the wall and holds it out at Gisborne. Gisborne retreats a step, then attacks. The Sheriff grabs his arm and swings the torch at him. Gisborne ducks, then punches the Sheriff in the kidney. The Sheriff swings the torch back over Gisborne’s head.

 

THE GREAT HALL.

Prince John pulls his hands off Kate. The nobles applaud. The page brings a bowl of water to the Prince for him to rinse his hands. Isabella shifts in her chair as the fourth fanfare plays. Robin nods. Isabella starts to clap as Prince John takes his seat and leans back with his eyes closed.

PRINCE JOHN : Has the disease been cured ?

Kate shifts uneasily as Palmer peers closely at her.

PALMER : No, sire. [The nobles gasp and murmur] The woman is not cured.

Prince John stares blankly at Kate as Robin smiles triumphantly.

PRINCE JOHN : How can this be ?

There is silence in the hall.

PRINCE JOHN, Stands : How can this be ?!

The nobles gather around Kate.

 

DUNGEONS

The Sheriff and Gisborne tumble down the stairs to the dungeons. The Sheriff gets up first.

SHERIFF, Panting : Did Prince John put you up to this ? He asked me to kill you, do you hear me, Gisborne ?

Gisborne sits up slowly as the Sheriff advances.

SHERIFF : This is nothing but sport for him. Putting us up against each other ? Unity, Gisborne.

Gisborne kicks the Sheriff in the groin and the Sheriff drops his sword.

GISBORNE : This isn’t for Prince John.

Gisborne grabs the Sheriff ’s coat and throws him into the wall, then punches him in his back. He grabs him again and throws him up against the opposite wall. The Sheriff doubles over and Gisborne pulls him to standing.

GISBORNE : This is for me !

Gisborne punches the Sheriff to the ground and picks up his sword.

GISBORNE : I will be rid of you.

The Sheriff turns over on to his back, hiding a knife lying on the steps under him.

SHERIFF : Quickly, quickly, please, I beg you.

Gisborne holds his sword to the Sheriff’s throat as the Sheriff feigns fear.

SHERIFF : Have mercy on me.

GISBORNE : You have no idea how much pleasure this is going to give me. You’re going to die slowly and I’m going to watch the venom drain from your body as you die.

SHERIFF : Oh, Gisborne, please. Don’t disgrace me. Kill me quickly.

Gisborne hesitates, then raises his sword over his head. The Sheriff quickly sits up and stabs Gisborne in the thigh with the knife and lets it go, still stuck in the leg. Gisborne roars with pain, doubles over and drops the sword. The Sheriff kicks Gisborne in the head. Gisborne falls back to the floor, gets himself up and cries out in rage. The Sheriff picks up the fallen sword. Gisborne grabs the Sheriff’s arm and punches him in the stomach, then the Sheriff elbows him and kicks him in the groin. Gisborne struggles backwards up the short stairs towards a cell, groaning in pain as the Sheriff advances.

SHERIFF : Humanity is a weakness, Gisborne. It’s always been your failing. I tried to teach you.

Gisborne scrambles backwards.

 

GUEST ROOM.

The fifth fanfare sounds. Tuck and Little John hold another box of gold.

TUCK : That’s five. We’d better go.

 

THE GREAT HALL.

The Prince stands in front of Kate.

PRINCE JOHN to Kate : I order you to be cured ! [Robin steps out with an arrow laid on his bow] I order you to be cured !

Robin aims and Kate ducks as she hears the bow twang. The arrow whistles past Prince John’s head and lands in the wall just above the Prince’s throne. Isabella immediately stands and draws attention to the arrow.

ISABELLA, Overdramatically : Oh, good lord ! It can’t be !

The nobles and Prince John gather round her.

PRINCE JOHN : What is it ?

Palmer pulls Kate to her feet and they run towards the door.

ISABELLA, Looking out at Robin : Robin Hood.

Robin, Palmer and Kate run out the door.

KATE : Benjamin, the door !

PRINCE JOHN : Get him ! [Kate and Palmer close the doors and Kate puts the bar down] Get him !

Isabella smiles.

GUARD : After them !

 

CLOISTER.

A square hole is in the floor and a rope hangs down into it. Allan, Tuck and Much surround it. Little John is keeping watch.

LITTLE JOHN : They’re coming.

MUCH : Quick !

Robin, Kate and Palmer run in. Little John gets out of their way.

TUCK : Kate, come on !

MUCH to Kate : Take that. [Much holds out the rope to Kate] Down you go. As quick as you can. [to Palmer] You’re next.

 

DUNGEONS.

Gisborne punches the Sheriff, then grabs him from behind.

GISBORNE : You’re the reason Marian is dead. You poison everything !

SHERIFF : All this for a woman ?!

Gisborne pushes the Sheriff forward into the wall, then kicks his behind, turns him around, pushes his back into the wall several times, then punches him in the stomach and pins his shoulders to the wall. The Sheriff grabs the knife still stuck in Gisborne’s leg. Gisborne roars in pain and grabs the knife. The Sheriff punches him. Gisborne staggers away. The Sheriff picks up the sword.

 

BATTLEMENTS.

Gisborne staggers along the battlements, the knife still in his leg. The Sheriff follows with the sword.

SHERIFF : I’ve enjoyed your company.

The Sheriff stabs at Gisborne ; Gisborne ducks aside. The Sheriff swings and Gisborne ducks. The Sheriff holds it overhead and Gisborne grabs his arm, then elbows him in the head, grabs his neck and pushes his head over the parapet. Gisborne slams the Sheriff’s hand into the merlon until the sword drops over the side, then holds both his hands on the Sheriff’s throat.

SHERIFF, Gasps : Gisborne.

Gisborne pulls his dagger out and holds it above his head. The Sheriff knees Gisborne in the groin. Gisborne swipes with the dagger, then stabs at the Sheriff. The Sheriff catches his arm and punches it, causing Gisborne to drop the dagger. The Sheriff backslaps Gisborne. Gisborne falls into the gap between two merlons, one hand on each keeping him from falling. The Sheriff shifts the knife in Gisborne’s thigh. Gisborne howls.

SHERIFF : You know, I loved you like a son. [Gisborne looks up at the Sheriff] And you loved me like a father once... [Gisborne adjusts his grip on the stones] I know you did.

The Sheriff grabs Gisborne’s feet and pulls them over Gisborne’s head. Gisborne now hangs from the merlon with one hand. The Sheriff retrieves the dagger and holds it over Gisborne.

SHERIFF : You dropped something.

Gisborne pulls the knife out of his leg and stabs the Sheriff in the chest just as the Sheriff is about to stab him. Gisborne grabs the stones with both hands. The Sheriff drops the dagger, staggers backwards, then leans on a merlon. Gisborne pulls himself up over the parapet onto safe ground. The Sheriff lowers himself to sit on the floor.

SHERIFF : Gisborne... don’t trust him. [The Sheriff puts a hand on Gisborne’s foot] Do you hear me ?

The Sheriff breathes hard.

SHERIFF : Nothing... is what it seems. Nothing.

The Sheriff dies. Gisborne stares at him, hardly daring to believe it.

 

THE GREAT HALL.

Two tables run the length of the hall. The nobles sit around the one closest to the fireplace. Prince John sits at the centre of the other, his back to the wall. Isabella sits at his right. An empty chair is to his left. Prince John stands, visibly disappointed and depressed.

PRINCE JOHN : I pray you will remember my generosity and my gifts to you all. All I ask for in return is your loyalty and your love.

The Prince sits and the feast commences.

PRINCE JOHN to Isabella, justifyingly : It wasn’t scrofula. It couldn’t have been.

ISABELLA : Of course not, sire.

PRINCE JOHN : Say it. Like you did before, say it.

ISABELLA, Whispers : King John.

PRINCE JOHN : It does sound good.

Isabella smiles. Footsteps slowly approach. Gisborne steps around a blue-and-black banner. Prince John motions him over. Gisborne sits in the empty chair, sighs, places the Sheriff jewelled tooth on the table and looks up at Prince John. The Prince chuckles, smiles slightly, then stands.

PRINCE JOHN : It is with great sadness that I must announce the death of the Sheriff of Nottingham. He has been murdered by the villainous Robin Hood.

The nobles murmur. Prince John picks up Robin’s arrow from the table.

PRINCE JOHN : These outlaws must be stopped. [Snaps the arrow in two on the word “stopped.”]

Isabella and Gisborne exchange looks. Isabella quietly stands and raises her goblet.

ISABELLA : Long live Prince John !

The nobles and Gisborne stand.

ALL : Long live Prince John !

PRINCE JOHN, Sits and leans back : Long live me. [Smiles.]

Isabella and Gisborne glare at each other as they drink, then sit. Prince John puts his hand on Gisborne’s arm.

PRINCE JOHN : Tell me all about it.

 

SHERWOOD FOREST.

Everyone laughs as Little John empties a bag of gold coins onto kneeling Tuck and Robin’s outstretched hands. Palmer kneels by Tuck and Kate by Robin. Allan and Much stand behind them.

ROBIN : Well, come on !

TUCK : Come on ! Friends, my gold is yours.

The laughter continues.

MUCH : I don’t believe it.

 

NOTTINGHAM CASTLE. EXTERIOR CORRIDOR.

The Sheriff’s body is on a cart. A guard pulls a narrow cloth over it, leaving the left arm exposed. The Sheriff raises his index finger a bit, and as the cart starts, clenches his fist.

 

END OF EPISODE SIX

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Tiens, LaFrite daigne nous faire l'honneur de nous parler^^

Supersympa, Hier à 20:07

Vite vous autres !^^

Supersympa, Hier à 20:07

Ca va ? J'en fais pas trop ?^^

EvanRoth, Hier à 21:49

T’es déter toi ^^

Supersympa, Aujourd'hui à 11:51

Bonjour z'à toutes z'et à tous !

Viens chatter !