Astrid et Raphaëlle
#101 : Hantise (1/2)

En pleine salle de tribunal, un avocat s'effondre. Diagnostic : mort de peur ! Il n'en faut pas plus pour intriguer la commandante Raphaëlle Coste et sa nouvelle partenaire criminaliste Astrid Nielsen. D'autant que peu après, la voiture de l'avocat explose en pleine rue ! L'enquête mène le duo jusqu'à une maison où se passent des phénomènes étranges, presque surnaturels. Serait-elle hantée ? Raphaëlle et Astrid comprennent rapidement que ce lieu, dont elles recherchent activement le propriétaire volatilisé, est la clé de l'énigme. Lors d'une fouille sur place, Raphaëlle tombe accidentellement au fond de la cave dissimulée de la maison et atterrit sur un cadavre !...

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Première diffusion
07.03.2020

Première diffusion en France
13.03.2020

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Vendredi 13.03.2020 à 21:05
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Jeudi 12.03.2020 à 20:35

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Suisse (inédit)
Samedi 07.03.2020 à 20:55

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Réalisateurs : Hippolyte Dard & Elsa Bennett
Scénaristes : Alexandre de Seguins & Laurent Burtin

[Dans une vieille cave sombre]

Homme : *baillonné respirant fort et gémissant* Aaaaah !

 

{Générique}

 

[Au service de documentation criminelle]

*Astrid se dirige vers son bureau*

 

[Au commissariat]

*Raphaëlle arrive*

Raphaëlle : *croise quelqu’un* Ça va toi ?

 

[Au service de documentation criminelle]

*Astrid arrive à son bureau, allume la lampe et ouvre un tiroir*

 

[Au commissariat]

*Raphaëlle arrive à son bureau, ouvre un tiroir pour y poser son arme et y récupère un biscuit entamé sur lequel elle souffle avant de le manger*

 

[Au service de documentation criminelle]

*Astrid dépose un plateau avec une théière sur son bureau avant de quitter son sac*

 

[Au commissariat]

Raphaëlle avec le biscuit dans la bouche : *croise une collègue* Salut.

Collègue : Salut.

Raphaëlle toujours avec le biscuit dans la bouche : Ça va ?

*Raphaëlle se sert un café*

 

[Au service de documentation criminelle]

*Astrid met son sac sur le dossier de sa chaise et regarde l’heure*

 

[Au commissariat]

*Raphaëlle se retourne pour aller vers son bureau*

Nicolas assis sur le bureau en face d’elle : Salut.

Raphaëlle toujours avec le biscuit dans la bouche : Salut, Nico.

Nicolas : Il est 9h30.

Raphaëlle : *regarde l’heure* Ouais, j’ai un peu de retard mais ça va il y a pas le feu.

Nicolas : Mais enfin on est lundi.

Raphaëlle : Ouais, on est lundi…

Nicolas : Ben il y a le débrif’ Raph, tout le monde t’attend, merde.

Raphaëlle : *part en courant* Oh putain le débrif’.

Nicolas : *se lève et la suit* Et ouais.

 

[Extérieur du palais de justice]

*Karlishian gare sa voiture sur une place de stationnement réservée aux personnes handicapées puis en sort*

Karlishian au téléphone : Ouais c’est Karlishian. Rappelle-moi. Je sais que c’est toi qui es derrière tout ça. C’est un peu facile de faire le mort maintenant.

*Karlishian traverse la route et manque de se faire écraser. L’automobiliste le klaxonne*

Karlishian : Putain !

Journaliste : Maître Karlishian !

Karlishian toujours au téléphone : Fais pas le con Max, rappelle.

Journaliste en lui tendant un micro : Maître Karlishian ! Une déclaration avant le procès ? … Juste un mot.

Karlishian : Je n’ai aucune déclaration à faire pour l’instant, je ferai une conférence de presse à l’issue de l’audience sans aucun problème. Je vous remercie.

 

[Dans la salle d’audience]

*Dessin du procès*

Avocate du parti civil : Monsieur Tarquin est accusé d’avoir détourné plus de 3 millions d’euros d’argent public. La seule question que vous devez vous poser est la suivante : comment puis-je faire confiance à cet élu de la République ? Élu dont je vous rappelle ici rapidement… *est atténuée en bruit de fond*

Karlishian à Tarquin : Si ça sort on est mort.

Tarquin : Non mais ça sortira pas, fais-moi confiance.

Karlishian : Je te fais pas confiance Will. Ce truc va nous péter à la gueule.

Tarquin : Arrête Ludo. *pause* Bon, on a un procès à gagner, je te paye assez cher pour ça non ?

Juge : Maître Karlishian ! Pouvons-nous avoir votre attention s’il-vous-plaît ? *pause* C’est à vous.

*Karlishian se lève*

Karlishian : Mesdames et messieurs… Monsieur le président… Personne n’est dupe ici, il s’agit tout simplement d’un procès politique. Il s’agit tout s-… *s’arrête soudainement*

Tarquin : Qu’est-ce qu’il fait là ? Non…

 Karlishian se met à chanceler avant de tomber*

Public : Ooohh… Qu’est-ce qui se passe ?

Tarquin : Ludo ? Ludo !

Juge : Qu’est-ce qui se passe ?

*un membre du public se lève*

Juge : Faites venir les secours ! Restez calme s’il-vous-plaît.

*le membre du public s’accroupit à côté de Karlishian*

Membre du public : Monsieur ? Monsieur ? *écoute si son cœur bat* Appelez les pompiers ! *commence un massage cardiaque*

 

[Au service de documentation criminelle]

*Astrid photocopie et classe des dossiers puis prend ses affaires et met une photo de Karlishian dans une pochette à son nom*

 

[Devant le service de documentation criminelle]

Gaillard : Astrid, t’es certaine de vouloir le faire ?

Astrid : Je me suis portée volontaire. En vertu du code 60 de la procédure pénale, l’officier de police judiciaire peut avoir recours à toute personne qualifiée. Je suis qualifiée.

Gaillard : Non, tu m’as très bien compris. Es-tu certaine de t’en sentir capable ?

Astrid : Je suis qualifiée. Au revoir.

Gaillard : Bonne journée Astrid. Et fais attention à toi hein ?

Astrid : Je suis qualifiée.

*Astrid regarde sa montre*

 

[Dans un bus]

*Astrid est assise et met son casque anti-bruit. Elle prend le dossier dans son sac et regarde l’heure*

 

[Devant le palais de justice]

Arthur : Nah, attendez. Je comprend pas. Elle est pas criminaliste ?

Raphaëlle : Non, elle est documentaliste. Elle travaille à la documentation criminelle.

Arthur : Et donc vous aviez besoin d’une documentaliste ?

Raphaëlle : Non, d’une criminaliste.

Arthur surpris : Et vous aviez pas de criminalistes de disponible ?

Raphaëlle : Elle est les deux Arthur. Elle est criminaliste et documentaliste. *voit Astrid arriver* Ah! La voilà.

Astrid : Bonjour Commandant Coste.

Raphaëlle : Bonjour Astrid.

Astrid : Bonjour Lieutenant Arthur Enguien.

Arthur : Bonjour. On se connaît ?

Astrid : Non, on ne se connaît pas mais je sais qui vous êtes. J’ai eu accès à vos résultats au concours de la police, ils sont excellents, bravo.

Arthur : Et ben merci.

Raphaëlle : On vous attendait pour aller sur la scène de crime.

Arthur : Oui, hein, techniquement c’est pas une scène de crime.

Raphaëlle : Non, pas encore. Officiellement c’est juste un décès dans un lieu public mais la victime est très médiatique et la mort assez spectaculaire alors on veut rien laisser passer.

Astrid : J’ai un plan cadastral du quartier et je me suis aussi munie d’une biographie de la victime. Ne pas être prise au dépourvu. C’est très important.

Raphaëlle : Vous savez, on est pas obligé de se préparer autant pour l’enquête hein. On peut défricher au fur et à mesure.

Astrid : Ce n’est pas pour l’enquête, c’est pour moi.

Raphaëlle à Arthur : Criminaliste et documentaliste.

Arthur : Ouais…

Raphaëlle : Allons-y.

 

[Sur la scène de crime]

Fournier : *enlève ses gants* Bon ben vous êtes venus pour rien.

Raphaëlle : Ça c’est vous qui le dites.

Fournier : Ah non, c’est lui. Il est décédé d’une mort subite lié à un syndrome coronaire aigu. C’est un bon vieil infarctus.

Raphaëlle : C’est bizarre j’ai vu son dossier médical, il pétait la forme.

Fournier : Non, non rien de bizarre Commandant, croyez-moi. Des comme ça j’en vois défiler tous les jours sur ma table. Le mec fume pas, il mange bio, il fait du sport et puis un jour il claque bêtement sur un court de tennis.

Raphaëlle : Ça rend optimiste votre boulot.

Fournier : Uhm.

Raphaëlle : Il paraît qu’on a des images ?

Arthur : Ouais. On a un journaliste qui est rentré avec une caméra cachée. Ils sont tous sur les dents avec ce procès. Vous savez ce qu’il risque le gars ?

Astrid : 4500€ d’amende et la saisie de son matériel. La photographie ou la radiodiffusion à la télévision de débats judiciaires est régie par l’article 39 de la loi du 6 décembre 1954 qui les interdit formellement.

Raphaëlle : Au prix où il les aurait vendues, je peux le comprendre. *regarde la vidéo sur la tablette et zoome sur la tête de la victime* Attendez c’est moi ou le type est terrifié d’un coup ?

*Raphaëlle montre la vidéo à Fournier et Arthur*

Fournier : Ah ben je sais pas mais y a de quoi avoir la trouille si on sent son cœur s’arrêter, je vous assure.

Astrid : Hun, hun.

Fournier : Quoi « hun, hun » ? Vous pensez à quelque chose ?

Astrid : Absolument.

Fournier : Ah bah… Et ça vous dérangerait de partager avec nous ?

Astrid : Absolument pas. Vous dites que l’arrêt du cœur peut provoquer la peur de la victime, mais il se peut aussi que ce soit la peur qui provoque l’arrêt du cœur de la victime. *revoit des documents scannés à la documentation criminelle* C’est identifié sous le nom du syndrome de Tako-Tsubo. Il y a plusieurs dossiers liés à ce syndrome enregistrés à la documentation criminelle.

Raphaëlle : Tako-Tsubo, qu’est-ce que c’est ?

Astrid : Le syndrome de Tako-Tsubo est une cardiopathie qui se caractérise par une dysfonction contractile localisée à la pointe du ventricule avec un aspect radiographique de ballonisation ventriculaire et d’hypercontractilité des segments vaso qui se manifeste généralement suite à un stress lié à une frayeur majeure ou une joie intense.

Raphaëlle : Ce type serait mort de peur ?

Astrid : Ou de joie, huhum.

Fournier : Ouh enfin attendez, on se calme avec le syndrome de Tako-Tsubo hein. D’abord c’est extrêmement rare, et en général ça arrive aux vieilles dames donc euh… Et puis de toute façon c’est invérifiable.

Raphaëlle : Oh la la, attention Fournier hein. La dernière fois que vous avez dit ça devant elle, ça vous a pas réussi souvenez-vous.

Astrid : C’est tout à fait vérifiable. Il suffit de regarder s’il y a ballonisation apicale et si le réseau coronaire est normal.

Fournier : Ben oui mais pour ça il faut ouvrir.

Astrid : Exactement, pour ça il faut ouvrir. Il faut pratiquer une autopsie Docteur Fournier.

Fournier : Oui ben merci.

Astrid : Je vous en prie huhum hu.

Raphaëlle : Et ben… Autopsions Fournier. Si ce type est mort de peur je veux le savoir.

Fournier : Et ben ouvrons, ouvrons. *cherche des employés du regard et s’adresse à eux* Allez tiens, embarquez. Et puis hein ouvrons, ouvrons.

 

[Dans le couloir du palais de justice]

Arthur : Et dis-moi elle est pas un peu chelou la documentaliste du Commandant Coste là ?

Nicolas : Elle est autiste Arthur.

Arthur : Sans blague, arrête ?

Nicolas : Ben ouais.

Arthur : Autiste… Genre Rain Man.

Raphaëlle : Rain Man c’est un film Arthur. Il y a 600 000 personnes autistes en France et elles comptent pas les cure-dents. À Nicolas J’aurai besoin des dernières communications de la victime et d’un relevé de localisation.

Nicolas : Attends euh… Raph … Karlishian n’est pas une victime, jusqu’à preuve du contraire il y a pas de crime.

Raphaëlle : Il y a quelque chose de pas net dans cette histoire, je le sens.

Nicolas : Tu sais très bien que le commissaire va faire la gueule si tu commences à te prendre pour l’oracle de Delphes.

Raphaëlle : Oui, huh huh. C’est pour ça que je voudrais que ce soit toi qui lui demandes.

Nicolas : Non Raph me demande pas ça…

Raphaëlle en lui faisant les yeux doux : S’il te plaît.

Nicolas : Non pas ce regard…

Raphaëlle recommence : S’il te plaît Nico.

Nicolas : C’est déloyal…

Raphaëlle : Je te jure, tu le regretteras pas. *lui fait un bisou* Merci. *part*

Nicolas à Arthur : Elle dit ça à chaque fois. *sort son téléphone*

 

[Devant le palais de justice]

*Astrid regarde les plans qu’elle avait imprimés une journaliste la voit et s’approche d’elle*

Journaliste 1 : Tu bosses pour quel média ?

Astrid : Je ne travaille pas pour un média. Je travaille à la documentation criminelle.

Journaliste 1 : Mais qu’est-ce que tu fais là alors ?

Astrid : Je participe à l’enquête en tant qu’experte. Je suis qualifiée.

Journaliste 1 surprise : Attends, il y a une enquête ?

*d’autres journalistes qui ont entendu se rapprochent*

Astrid : Je ne peux rien dire pour le moment. Rien ne prouve qu’il s’agisse d’un Tako-Tsubo. Une autopsie est nécessaire pour établir un diagnostic post-mortem valable.

Journaliste France Info : Est-ce que vous pouvez faire une déclaration ?

Astrid : Je ne veux rien dire.

Journaliste 2 : Vous ne voulez rien dire ou vous ne pouvez rien dire ?

Astrid : Je ne veux rien dire car je-je-je je ne peux rien dire.

Photographe : S’il vous plaît.

Astrid : En tant qu’experte je ne suis pas habilitée à faire des déclarations en absence de l’officier de police judiciaire en charge de l’enquête.

Journaliste France Info : Qu’est-ce que c’est qu’un Tako-Tsubo ?

Astrid : Je n’ai pas terminé de parler.

Journaliste 2 : Pour qu’il y ait une enquête, il s’agit d’un crime ?

Journaliste France Info : Qu’est-ce que c’est qu’un Tako-Tsubo ? Est-ce que c’est du poison ?

Astrid : Je- j’ai- je ne veux rien dire. *perturbée par les flashs des appareils photos et le brouhaha des journalistes* Je ne veux rien dire car je ne peux rien dire. Je ne veux rien dire car je ne peux rien dire. Je ne veux rien dire *prise d’une crise, met ses mains sur ses oreilles* car je ne peux rien dire.

Journalistes : Mademoiselle ? Mademoiselle, s’il vous plaît répondez.

*Raphaëlle arrive*

Raphaëlle : *écarte les journalistes et se met entre Astrid et eux* Laissez la tranquille. Laissez la tranquille ! Laissez la ! Laissez la !

Journalistes : Commandant s’il vous plaît.

Raphaëlle : Astrid ça va ?

Journalistes : Une déclaration, une photo s’il vous plait.

Raphaëlle : Astrid venez. Venez avec moi Astrid.

 

[Au commissariat]

*Astrid est assise au bureau de Raphaëlle avec son casque anti-bruit, elle fait un entrecroisé de Boer*

 

[Dans le bureau du commissaire]

Commissaire Bachert : Coste, je vais pas passer toute ma carrière à essayer de vous sortir du placard.

*Raphaëlle fait signe à Astrid pour lui demander si ça va et Astrid lui répond d’un signe de la main*

Commissaire Bachert : Ça va je vous dérange pas ?

*Raphaëlle lève les yeux au ciel et se retourne pour faire face au commissaire*

Commissaire Bachert : C’est pas possible Coste. Je vous envoie sur un truc de routine, un truc tout bête, un avocat qui fait un petit arrêt cardiaque et 3 heures après toute la France est en effervescence.

Raphaëlle en haussant les épaules : Bah oui, oui, ça s’est pas exactement passé comme prévu.

Commissaire Bachert : Ah c’est totalement parti en vrille oui, vous pouvez le dire.

Raphaëlle : *considère la remarque* Un peu. Mais Fournier euh… confirme ce qu’Astrid a vu sur la scène de crime ! Karlishian a pas fait un simple infarctus. Son cœur a éclaté à cause d’une émotion trop forte, ça…

Commissaire Bachert : Je sais, je sais, je sais oui. Toutes les télévisions du pays sont en boucle en disant qu’il est mort de peur. Je peux vous montrer si vous voulez ? *en lui montrant son téléphone*

Raphaëlle : Non ça va je suis au courant merci.

Commissaire Bachert : D’accord, merci. Je viens de raccrocher avec le Ministre de l’Intérieur. *pause* Vous vous rendez compte là du bordel que vous avez mis ?

Raphaëlle : Astrid s’est retrouvée avec des journalistes dans une situation qui l’a un peu dépassée, c’est vrai.

Commissaire Bachert : C’est peut-être parce que c’était pas sa place ?

*Raphaëlle se retourne lentement pour regarder Astrid qui est observée par tous les policiers du commissariat qui regardent les vidéos des journalistes*

 

[Flashback – École d’Astrid]

Professeur : Bon, je vais aller faire les photocopies. Je vous laisse une minute, je compte sur vous pour être tranquilles. Après que je sois revenue, on reprendra le TP avec un exercice pratique. D’accord ?

Astrid jeune : Après que je suis revenue. On met toujours le présent après « après que ».

*Léger brouhaha provenant des autres élèves*

Professeur : Si vous voulez Astrid. Je compte sur vous. *sort de la salle*

Élève 1 à un autre élève : Putain la cassos’…

*les élèves commencent à rire*

Élève 2 : *se lève et imite méchamment Astrid* Après le présent on met toujours la deuxième base.

*les élèves rient de plus belle*

Élève 1 à Astrid : Allez au tableau Rain Man !

Tous les élèves en tapant sur leurs bureaux : Au tableau Rain Man ! Au tableau Rain Man ! *Astrid se bouche les oreilles* Au tableau Rain Man !

Margaux : *se lève et crie* Et mais arrêtez ! Vous avez quel âge sérieux ?

Tous les élèves : Au tableau Rain Man !

Élève 1 : C’est bon…

Tous les élèves : Au tableau Rain Man ! Au tableau Rain Man ! …

 

[Fin du flashback – retour au commissariat]

Raphaëlle : Je me porte garant pour Astrid.

Commissaire Bachert : *rit* Et vous pensez vraiment que ça va me rassurer ?

Raphaëlle : *soupire* Faites-moi confiance. Et puis si je me trompe, vous pourrez toujours me charger, dire que c’est moi qui aie merdé.

Commissaire Bachert : Ah mais comptez sur moi.

Raphaëlle : Je sais ce que je fais. La mort de cet avocat ça cache quelque chose.

Commissaire Bachert : Vous avez la manie de vous engouffrer dans le moindre petit truc tordu pour trouver des affaires là où il n’y en a pas. Mais pas cette fois, il n’y a pas assez d’éléments pour appeler le juge, mort de peur ou pas.

 

[Devant le palais de justice]

*Un homme de la fourrière se charge de dégager la voiture de la victime de la place de stationnement quand la voiture explose*

 

[Au commissariat]

*Astrid est toujours assise au bureau de Raphaëlle*

Commissaire Bachert : Vous dites bien aux gars, pas de journalistes hein ? Le périmètre de sécurité est verrouillé, il reste à savoir s’il y a des blessés ou pas.

*Gabrielle regarde Astrid en souriant*

Raphaëlle l’ayant remarquée : Y a un problème Gabrielle ?

Gabrielle : Non non non, ça va, ça va… *part*

Nicolas au téléphone : Okay, merci. *raccroche* Heureusement le type de la fourrière n’a pas été touché par le souffle de l’explosion. Il y a eu aucun blessé.

Raphaëlle : On est certain que la voiture était piégée ?

Nicolas : On a retrouvé du plastique et un détonateur gyroscopique sous le pont arrière. Visiblement c’était une bombe artisanale.

Raphaëlle : Ça suffit ça Commissaire une voiture qui explose pour appeler le juge ?

Commissaire Bachert : Changez de ton Coste. Je l’ai eu il y a 5 minutes.

Arthur : *arrive des documents à la main et les donne à Nicolas* On a reçu les fadets et le relevé de localisation de la victime que vous avez demandés.

Commissaire Bachert : Déjà ? Mais on vient seulement d’avoir la commission rogatoire.

Nicolas : Euh… On a peut-être pris un tout petit peu d’avance sur le juge Commissaire.

Commissaire Bachert : Ça vous ressemble pas ça Nicolas. *se retourne vers Raphaëlle*

Raphaëlle : Bon ben l’important c’est que l’enquête avance non ? Et puis on l’a cette commission rogatoire alors euh…

Nicolas à Arthur : Bon alors ça dit quoi ce relevé ?

Arthur : L’avocat a passé un coup de fil en arrivant au tribunal, juste avant d’entrer en audition.

Nicolas : Okay et on a identifié le destinataire ?

Arthur : Pas encore, j’appelle l’opérateur tout de suite.

*Arthur part et Gabrielle arrive*

Gabrielle : Excusez-moi, y a Wilfred Tarquin qui est arrivé, il attend en salle d’audition.

*Raphaëlle se lève et commence à y aller*

Commissaire Bachert : On y va doucement Coste. Tarquin est un élu de la République.

Raphaëlle : Vous inquiétez pas, je vais pas vous l’abimer votre élu de la République. Ça va. *part*

Nicolas : Et euh… Désolé Commissaire.

Commissaire Bachert : Ouais, ouais. Bravo Nicolas.

 

[En salle d’interrogatoire]

Tarquin : Ludovic était pas seulement mon avocat. C’était aussi mon meilleur ami. On se connaissait depuis la fac.

Raphaëlle : Quelqu’un pouvait lui en vouloir à votre avocat ?

Tarquin : Vous avez pas la télé ? Ce procès le rendait pas très populaire.

Raphaëlle : Au point de vouloir le tuer ?

Tarquin : Vous pensez vraiment qu’il y a un lien entre l’attentat et la mort de Ludovic ?

Raphaëlle : Pour l’instant on en sait rien…

Tarquin : Parce que l’explosion aurait aussi bien pu me viser moi. J’étais censé monter dans cette voiture, Ludovic me ramenait toujours après les audiences.

*Raphaëlle hoche de la tête*

 

[De retour au bureau de Raphaëlle]

Raphaëlle : Astrid ?

*Astrid enlève son casque anti-bruit*

Raphaëlle : Venez avec moi Astrid, on va au cabinet d’avocat de la victime.

*Astrid récupère son entrecroisé de Boer sur le bureau*

Raphaëlle : C’est drôle ça. *montre le puzzle du doigt*

Astrid : Je ne crois pas que ce soit drôle. En tout cas ça ne m’a jamais fait rire. *range l’entrecroisé dans son sac*

Raphaëlle : Qu’est-ce que c’est ?

Astrid : C’est un entrecroisé de Boer, appelé aussi croix de charpentier ou croix chinoise.

Raphaëlle : C’est dingue qu’un aussi petit truc puisse avoir autant de nom.

Astrid : Ce n’est pas un truc, c’est un puzzle mécanique.

Raphaëlle : Un casse-tête.

Astrid : Si vous voulez oui mais je préfère dire puzzle mécanique parce que l’expression…

Raphaëlle la coupe : Est un peu trop violente pour votre pensée visuelle. C’est vrai vous me l’avez dit, excusez-moi.

Astrid : Hum.

Raphaëlle : Vous voulez pas m’en dire plus ?

Astrid : Je ne savais pas que vous vous intéressiez aux puzzles. Je pourrais vous donner les références d’un livre sur le sujet si vous voulez.

Raphaëlle : Ce ne sont pas les puzzles qui m’intéressent Astrid, c’est vous. Et… parler de puzzles avec vous, c’est une façon de mieux vous connaître.

Astrid : Hun hun. Parler de puzzles est une façon de mieux connaître les puzzles.

*Elles descendent les escaliers du commissariat*

 

[Au cabinet d’avocat de la victime]

Avocat 1 : Essayez de nous comprendre, c’est une affaire extrêmement sensible.

Raphaëlle : Je sais pas si vous m’avez bien comprise. Je suis commandant de police, j’agis sur commission rogatoire d’un juge d’instruction pour enquêter sur la mort de votre associé.

Avocat 2 : Je crois que c’est vous qui avez pas bien compris. Le secret de l’instruction passe bien au-dessus de votre commission rogatoire.

Astrid : Il a raison Commandant Coste. L’article 11 alinéa 2 de la procédure pénale stipule que toute personne…

Raphaëlle la coupe : Vous m’aidez pas là Astrid.

Astrid : Je n’ai pas terminé.

Raphaëlle aux avocats : Vous vous rendez compte que l’attentat visait peut-être son client ? *pause* En refusant de me donner ce dossier, vous risquez de mettre la vie d’un homme en danger.

Avocat 1 : Écoutez Commandant, je vais pas vous apprendre votre métier mais à mon avis vous faites fausse route. On parle d’une affaire de blanchiment de fraudes fiscales, rien de grave.

Raphaëlle s’énervant : Pardon ?! Rien de quoi ?

Avocat 2 : Il a raison. Il y a pas mort d’homme. On tue pas pour ces choses-là madame.

Raphaëlle : *se lève* Vous savez quoi… Allez vous faire foutre. *part*

Astrid : *se lève* Au revoir messieurs. *part*

 

[À l’extérieur du cabinet]

Astrid : Il me semble que ce n’est pas très professionnel de dire à un témoin « Allez vous faire foutre ».

Raphaëlle : Ce que je trouve de très professionnel c’est de pas lui avoir collé mon poing dans la gueule. Vous avez entendu comme il m’a parlé ? Avec son arrogance là. Ah, je peux pas les saquer ces avocats.

Avocat 1 : Commandant !

Raphaëlle : *se retourne* Oh… Qu’est-ce qui y a ? Vous venez savourer votre victoire c’est ça ? *s’arrête*

Avocat 1 : Écoutez je peux peut-être vous dire quelque chose. Mais pas en tant qu’associé du cabinet, là-dessus je reste solidaire de mes collègues. Ce que je vais vous dire est off, vous pourrez pas vous en servir officiellement.

Astrid : Dans ce cas ça ne sert à rien. Merci monsieur.

Raphaëlle : Astrid…

Astrid : Selon le code de procédure pénale, tout témoignage recueilli doit faire l’objet d’un procès-verbal…

Raphaëlle : Astrid…

Astrid continue : … qui pourra être relu par le témoin avant d’être signé et d’y apporter des commentaires si nécessaire.

Raphaëlle : Écoutez, faites un petit effort.

Astrid : Faire un petit effort ?

Raphaëlle : Si c’est trop difficile pour vous, je vous retiens pas vous pouvez partir.

Astrid : D’accord. *part*

Avocat 1 : Dites donc elle rigole pas votre collègue.

Raphaëlle : Bon qu’est-ce que vous aviez de si important à me dire ?

Avocat 1 : Ludovic m’avait fait des confidences du genre qui se font de très proche à très proche. Vous voyez ? *pause* Il avait reçu des menaces de mort, de nombreux mails mais rien à voir avec le procès Tarquin, quelque chose de personnel.

Raphaëlle : *se remet à marcher* Pourquoi il a pas porté plainte ?

Avocat 1 : *la suit* Je sais pas. *pause* Depuis il était devenu l’ombre de lui-même, bouffé par l’angoisse.

Raphaëlle : *s’arrête et se tourne vers lui* Au point de mourir de peur ?

*Le téléphone de Raphaëlle vibre*

Raphaëlle : Excusez-moi.

*Elle le prend et lit le message d’Arthur : Dernier appel de Karlishian identifié : Max Ribaud -32 rue Frochot Paris*

Raphaëlle : Vous connaissez Max Ribaud ?

Avocat 1 : Ça me dit rien non.

Raphaëlle : Okay merci. Restez joignable. *part*

 

[À l’adresse de Max Ribaud]

*Raphaëlle sonne et le portail s’ouvre*

Raphaëlle en découvrant l’extérieur de la maison : Sacrée baraque Monsieur Ribaud…

*Raphaëlle entre alors qu’une femme sort de la maison valise à la main*

Raphaëlle : Madame Ribaud ? *la femme pose la valise* Commandant Coste, brigade criminelle.

Madame Ribaud : Ah Commandant. Franchement, j’étais pas certaine qu’on m’est prise au sérieux quand j’ai fait ma déposition.

Raphaëlle : Quelle déposition ?

Madame Ribaud : Vous n’êtes pas là pour la disparition de mon mari ?

*On les voit entrer dans la maison depuis une fenêtre à l’étage*

 

[À l’intérieur de la maison]

Madame Ribaud : Entrez. *pause* Mon mari a disparu depuis 2 jours au moins. Je suis passée au commissariat du neuvième tout à l’heure mais je suis même pas sûre que l’agent est enregistré ma déposition. Il avait l’air de trouve ça ridicule. Tenez c’est lui. *point du doigt des photos*

Raphaëlle : Et qu’est-ce qui vous fait penser que la disparition de votre mari est inquiétante ?

Madame Ribaud : Il s’est littéralement volatilisé. Venez avec moi. *change de pièce* J’étais partie quelques jours en province voir ma mère. Je suis rentrée parce que Max était injoignable.

Raphaëlle en observant la pièce : Il fait souvent ça ?

Madame Ribaud : Non pas du tout. C’est pas du tout dans ses habitudes de disparaître comme ça. *pause* Voilà, j’ai touché à rien depuis mon retour à la maison. *on voit un repas entamé* Même la platine là. Le disque tourne toujours dans le vide… Tenez il a même laissé son téléphone. *le désigne d’un signe de tête* Il y avait un message dessus.

Raphaëlle interpellée : Je peux ?

*Madame Ribaud donne le téléphone à Raphaëlle qui lance le message*

Karlishian : Ouais c’est Karlishian. Rappelle-moi. Je sais que c’est toi qui es derrière tout ça. C’est un peu facile de faire le mort maintenant. *bruit de freins et klaxon* Putain ! *klaxon* Fais pas le con Max, rappelle.

Raphaëlle : C’était quelques minutes avant le début du procès.

Madame Ribaud : Je peux vous laisser le téléphone si vous voulez.

Raphaëlle : Merci.

Madame Ribaud : Je peux partir maintenant ?

Raphaëlle : Pourquoi vous tenez tant que ça à quitter cette maison ?

Madame Ribaud : Rester ici une nuit de plus, même une heure j’y arriverai pas. Je vous en prie.

Raphaëlle : C’est l’absence de votre mari qui vous angoisse ?

Madame Ribaud fait signe de tête : Non… C’est autre chose.

*Bruits provenant de l’étage*

Raphaëlle : Y a quelqu’un d’autre que vous ici ?

Madame Ribaud : Non, je suis toute seule.

*Raphaëlle part vérifier la totalité de l’étage*

Raphaëlle : Y a rien.

Madame Ribaud : C’est ce que j’essaie de vous dire. C’est la maison. Il s’y passe des choses étranges.

Raphaëlle : Comment ça étrange ?

Madame Ribaud : Ça fait quelques mois que ça a commencé maintenant… un… deux, peut-être plus. La télé qui s’allume toute seule à 3h du matin avec le volume à fond. Les radiateurs qui deviennent brûlants alors qu’ils sont éteints. La sonnette d’entrée qui retentit alors que la rue est déserte.

Raphaëlle : Ça c’est… Ça c’est-c’est peut-être juste un problème électrique.

Madame Ribaud : Et les pas sur le plancher alors qu’il n’y a personne… C’est un problème électrique ça ?

Raphaëlle : Bon écoutez, il y a forcément une explication rationnelle.

Madame Ribaud : La nuit dernière… la maison… elle s’est mise à gémir… *pause* C’est comme si elle était vivante. Parfois j’ai l’impression qu’elle me veut du mal.

*La sonnette sonne*

Madame Ribaud sursaute : Ah !

Raphaëlle sursaute : Ah !

*La sonnette sonne une deuxième fois*

Raphaëlle : Tout va bien. C’est juste des collègues à qui j’ai demandé de nous rejoindre.

*Raphaëlle ouvre la porte à Nicolas qui entre*

Nicolas : Ça va ?

Raphaëlle : Ouais… Attends de lire la déposition de Carole Ribaud. Tu te souviens de la collection de Sueurs Froides ?

Nicolas : Ouais.

Raphaëlle : Tu vas être servi.

Nicolas : Oh.

Raphaëlle : Bon et puis il faut que t’écoutes ce message. *lui tend le téléphone de Ribaud* Y a plus de doute, c’est Max Ribaud qui a fait des menaces à Karlishian. Les deux affaires sont liées mais je sais pas comment.

Nicolas : Et ben moi je peux te dire comment. On a retrouvé une puce dans la bombe artisanale, devine d’où elle vient.

Raphaëlle : Dis.

Nicolas : Le numéro de série nous a permis de remonter jusqu’à l’achat. Elle a été achetée par un certain Max Ribaud.

 

[Au commissariat]

*Raphaëlle se renseigne sur l’entrecroisé de Boer*

Arthur : Bon, il a un bon profil de coupable ce Max Ribaud, non ?

Nicolas : Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’il serait en cavale ?

Raphaëlle : En tout cas, le message a l’air de confirmer que c’est lui qui a fait des menaces à Karlishian.

Nicolas : Du moins c’est ce que Karlishian pensait. Écoute on a envoyé des avis de recherche partout, maintenant…

Raphaëlle : Vu l’heure on aura rien de plus *se lève* alors on reste sur le qui-vive et chacun rentre chez soi, ok ?

Arthur : Ouais pas tout à fait chacun. Carole Ribaud nous a donné accès aux comptes bancaires de son mari et c’est un sacré bordel.

Raphaëlle : Tu peux vérifier ?

Arthur : Et je cherche quelque chose de bizarre, d’inhabituel ? Ça tombe bien, j’avais rien à faire ce soir tiens.

Raphaëlle : C’est exactement ce que je me disais. *commence à partir*

Nicolas : Ben c’est parfait. *suit Raphaëlle* On va s’en jeter un petit chez Michel ?

Raphaëlle : Non je passe mon tour ce soir Nico.

Nicolas : T’as Théo ?

Raphaëlle : Oui mais c’est pas ça, je… J’ai été un peu cash avec Astrid tout à l’heure et je sais pas si elle l’a bien pris, je voudrais passer la voir à la doc.

Nicolas : Ok.

Raphaëlle : Salut. *part*

Nicolas : Salut. *soupire*

Arthur : Le Commandant Coste fait encore du baby-sitting ?

Nicolas : Pfff… Je sais pas c’est…

Arthur souriant : C’est que tu préférerais que ce soit toi qu’elle garde, c’est ça ?

Nicolas énervé : T’as pas des comptes à éplucher toi ?

Arthur : Excusez-moi Capitaine, euh loin de moi l’idée de vous froisser.

Nicolas : Raphaëlle c’est mon binôme depuis plusieurs années… *souffle* … et depuis qu’il y a Astrid ben… euh… Ben y a Astrid quoi. *pause* Tu veux pas t’en jeter un petit chez Michel toi ?

 

[Au service de documentation criminelle]

*Astrid est assise à son bureau, Raphaëlle arrive*

Raphaëlle : Bonsoir Astrid. *pause* J’ai remarqué que… dans les 6 pièces qui composent un entrecroisé de Boer, il y en a une qui est intacte, sans entaille.

Astrid : Vous vous êtes renseignée sur l’entrecroisé de Boer.

Raphaëlle : Ça m’intéresse hein.

 

[Flashback – École d’Astrid]

Astrid jeune : Le mathématicien néerlandais John Hendrick de Boer a cherché toutes les combinaisons qu’il pouvait y avoir pour assembler les pièces. Il a fabriqué plus de 321 pièces différentes et il a cherché toutes les combinaisons possibles. Après dix années de travail, il a trouvé 2906 combinaisons.

Margaux : Dix ans ? Dix ans là-dessus ? *tend la main pour prendre l’entrecroisé mais Astrid l’esquive*

Professeur : N’assommez peut-être pas votre amie avec tous ces détails Mademoiselle Nielsen.

Margaux : Non, non, je vous assure ça m’intéresse.

 

[Fin du flashback – Retour au service de documentation criminelle]

Raphaëlle : Ah si si, je vous assure ça m’intéresse. *pause* Alors vous me montrez ?

Astrid : *prend l’entrecroisé* Les pièces sont bloquées les unes avec les autres par leurs formes, imbriquées dans une combinaison unique. *retire une pièce ce qui fait tomber les autres* Mais il en faut une qui se place en dernier et qu’on enlève en premier pour que le puzzle soit manipulable. On l’appelle le verrou. *tend la pièce à Raphaëlle qui la prend*

Raphaëlle : Vous m’en voulez toujours pour tout à l’heure ?

Astrid : Pourquoi devrais-je vous en vouloir ?

Raphaëlle : Vous êtes partie un peu… brutalement.

Astrid : C’est vous qui m’avez demandé de partir. Vous m’avez dit « Je ne vous retiens pas, vous pouvez partir ».

Raphaëlle : C’était une phrase en l’air.

Astrid : Ah. La prochaine fois vous devriez faire un effort pour être un peu plus précise Commandant Coste.

Raphaëlle : Ok, désolée.

*Astrid se lève et commence à rassembler ses affaires*

Raphaëlle : Passez prendre un verre à la maison ce soir. On parlera de l’enquête y a du nouveau. Allez dites oui.

Astrid : Ce n’était pas prévu.

Raphaëlle : Pardon, je-je voulais pas vous brusquer.

Astrid : Je ne peux pas vous dire oui parce que j’ai déjà quelque chose à faire qui était déjà prévu. *regarde sa montre* Je dois partir, je-je vais être en retard. *éteint la lampe de bureau* Il ne faut pas être en retard.

Raphaëlle : Eum… Je vous avais apporté mes PV pour vous tenir à jour. *pose les dossiers sur le bureau d’Astrid* Bon c’est surement plein de fautes hein mais si ça vous écorche pas trop les yeux… *part*

*Astrid part en mettant son casque anti-bruit*

 

[Chez Raphaëlle]

*Raphaëlle est assise sur le canapé pendant que Théo prépare à manger sur la table*

Raphaëlle : Ah, si si, je te jure.

Théo : Une maison hantée ? Non ?

Raphaëlle : Mais si ! Avec des bruits de pas bizarres et tout.

Théo : Trop bien ! Et elle t’a raconté quoi d’autre ? *passe de la table au plan de travail*

Raphaëlle essaie de prendre une voix effrayante : Elle m’a révélé le secret de sa maison. *se lève et commence à avancer discrètement vers Théo* Alors que Madame Ribaud le visage creusé par une nuit à affronter les forces obscures qui sommeillent dans sa maison s’apprêtait à me révéler qu’elle était construite sur un ancien cimetière indien… Bouh !

Théo sursaute : Ah ! T’es folle !

*Raphaëlle rit*

Raphaëlle : Au fait, je fais équipe avec Astrid Nielsen. *Théo hoche la tête en souriant* Hum. Le proc a donné son accord pour qu’elle intervienne sur l’enquête en tant que… experte criminaliste.

Théo : Trop bien !

Raphaëlle : Ouais. Je lui ai proposé de venir à la maison ce soir mais elle m’a complètement envoyé bouler.

Théo : Oh… Dommage.

Raphaëlle : Hum. Je crois qu’elle préfère être seule. *pause* Tu fais des frites là ?

Théo : Hum.

Raphaëlle : Ah j’ai envie de frites.

 

[Dans la rue]

*Astrid marche avec son casque anti-bruit sur les oreilles*

 

[À la réunion de l’Association Autistes Amitiés]

*William voit Astrid de loin et lui fait signe de la main, elle lui répond et enlève son casque*

William : Bienvenue. Bienvenue à tous pour ce groupe que j’appellerai Aptitude sociale. Il s’agit de confronter entre nous des expériences et surtout s’aider à appréhender mutuellement les situations sociales qui nous entourent. D’accord ? Quelqu’un veut commencer peut-être ?

Autiste 1 : Moi quand je m’engage c’est toujours à fond. Je-je sais pas y aller à moitié, j’arrive pas à voir en gris, c’est blanc ou noir. Alors je m’attends à ce que les autres fassent la même chose et je suis souvent déçue.

Guillaume : C’est à cause des mots. Les mots pour nous sont importants, ils décrivent une réalité, ils renvoient à des images. Quand on dit quelque chose c’est du solide alors qu’on a parfois l’impression que pour les neurotypiques les mots sont flous.

Astrid : Ils disent des phrases en l’air.

Max : C’est vrai ça. Ça sert à quoi de dire des phrases en l’air ? Et comment on est censé savoir que c’est des phrases en l’air ? D’ailleurs, ça veut rien dire des phrases en l’air alors… euh comment leur faire confiance ? Pfff…

*Guillaume lève la main*

William : Oui Guillaume, vas-y.

Guillaume : Je-je… je me rends compte combien je perçois mal les intentions des gens mais du coup je vis dans l’angoisse de me faire avoir, d’être trop naïf. Je me suis fait piéger tellement de fois.

William : Ah oui, la confiance…

 

[Flashback – École d’Astrid]

Margaux imitant méchamment Astrid : C’est un entremachin de Boer. Il existe plus de 3254 combinaisons possibles *Astrid arrive* Il a mis plus de 10 ans à tout réaliser parce qu’il avait rien d’autre à foutre.

Astrid jeune : Tu te trompes Margaux. Le professeur de Boer a trouvé 2906 combinaisons.

Tous les élèves en riant : Poh poh pah…

Astrid à Margaux : C’est ma place.

Tous les élèves : Ouh ouh…

Margaux à Astrid : Des cure-dents il y en avait combien ?

Élève 1 : Rain Woman !

Tous les élèves : Rain Woman ! Rain Woman ! *commencent à taper des pieds et des mains* Rain Woman ! Rain Woman ! *Astrid met les mains sur ses oreilles* Rain Woman ! Rain Woman…

 

[Fin du flashback – Retour à la réunion]

William : C’est très important la confiance. Sans confiance pas de lien. Je ne crois pas qu’il y ait des règles absolues qui disent quand faire confiance ou non… Bien sûr il faut être prudent. Mais euh… faire confiance, c’est prendre un risque pour le meilleur ou pour le pire.

 

[Au service de documentation criminelle]

*Astrid arrive à son bureau, éclaire la lampe et s’assoit puis commence à regarder les procès-verbaux laissés par Raphaëlle*

 

[Au commissariat]

*Raphaëlle arrive avec un sachet avec un croissant qu’elle pose sur le bureau d’Arthur*

Arthur : Ah, ça c’est gentil.

Raphaëlle : Ça va pas trop crevé ?

Arthur : *ouvre le sachet et se sert* Non…

Raphaëlle : Bon alors t’as trouvé des trucs ?

Arthur : Ouais, Ribaud avait une dizaine de comptes en banque.

Raphaëlle surprise : Rien que ça.

Arthur : Ces parents sont morts il y a 20 ans, il est fils unique et il a hérité d’un bon petit pactole qui lui a permis de maintenir un niveau de vie convenable tout en restant cadre moyen. Bon jusque-là, rien d’anormal.

Raphaëlle : Mais ?

Arthur : Mais en grattant un peu plus, j’ai fini par trouver quelque chose de pas net. Il y a un compte dont sa femme n’a jamais entendu parler. Je l’ai retrouvé en remontant les actifs financiers. Il y a plus de 2000€ par mois qui partent vers un destinataire inconnu, Esperito Santo.

Raphaëlle : *prend de quoi noter* Esperito Santo tu dis ?

Arthur : Hum hum.

*Le téléphone de Raphaëlle sonne*

 

[Au service de documentation criminelle]

*Astrid est en train de feuilleter un document quand Raphaëlle arrive*

Raphaëlle : Astrid. Je suis venue dès que j’ai vu votre message. Ce que vous avez trouvé c’est sur Karlishian ou sur Ribaud ?

Astrid : Sur la maison. Dans le dossier que vous m’avez laissé hier soir, j’ai vu l’adresse de la maison de Max Ribaud. Je connais cette adresse, elle est référencée dans plusieurs dossiers. Euh, je suis même remontée jusque dans les archives.

Raphaëlle : Les archives… C’est là où on classe les dossiers qui ont plus de 50 ans c’est ça ?

Astrid : Absolument. La maison a été bâtie en 1905 par un riche boulanger Émilien Faucon. Six ans plus tard en 1911, un premier acte criminel s’y produit *ouvre un dossier* La femme de chambre du boulanger est retrouvée morte le corps transpercé par un tisonnier.

Raphaëlle : Sympa…

Astrid : Non, je ne crois pas, ça a dû être une mort lente, atroce, très douloureuse.

Raphaëlle : Bien sûr, évidemment.

Astrid : Hum. L’affaire n’a jamais été résolue. Sept ans plus tard, le 21 septembre 1918, c’est le boulanger qui meurt dans des circonstances inconnues. En 1942, le nouveau propriétaire des lieux décède pendant son sommeil alors qu’il n’était âgé que de 46 ans. Il y a eu une enquête car sa mort fut considérée comme suspecte mais l’expertise médico-légal conclue à une mort subite sans explication.

Raphaëlle : Attendez, vous êtes quand-même pas en train de me dire que cette maison est maudite ?

Astrid : Absolument pas, je suis simplement en train de vous faire part de tous les dossiers que j’ai pu réunir dont le point commun est d’avoir eu lieu au 32 rue Frochot. Puis il y a l’affaire du familicide, l’affaire du 9 novembre 1995. Laure Gana, 18 ans au moment des faits, a poignardé ses parents et son petit frère âgé de 8 ans alors qu’ils dormaient. Il y eu une enquête qui la désigna coupable mais la justice conclut à une irresponsabilité pénale.

Raphaëlle : Han… *s’humidifie le doigt avec de la salive pour tourner la page du dossier*

Astrid : Non, pas toucher, pas la salive sur les dossiers…

Raphaëlle : Pardon. *lève les mains*

Astrid : … ça les abime.

Raphaëlle : Oui.

Astrid : Oui. Ensuite la maison est restée inhabitée jusqu’au 20 juillet 1998, date à laquelle Max Ribaud l’a acquise.

Raphaëlle : Et Laure Gana. On sait ce qu’elle est devenue ?

Astrid : Au terme de son procès, Laure Gana a été placée dans un institut psychiatrique dans lequel elle réside encore aujourd’hui. L’établissement s’appelle Esperito Santo.

 

[À l’institut psychiatrique Esperito Santo]

*Astrid et Raphaëlle descendent de voiture et se dirigent vers le portail d’entrée mais Astrid s’arrête*

Raphaëlle : Allez venez Astrid. *s’arrête à l’entrée et fait signe à Astrid de la suivre*

*Astrid la suit*

Astrid : C’est un hôpital psychiatrique, je n’aime pas les hôpitaux psychiatriques.

Raphaëlle : Ça va bien se passer.

 

[À l’intérieur de l’établissement]

*Astrid et Raphaëlle arrivent au niveau de l’accueil où elles voient quelqu’un*

Raphaëlle : Bonjour. Bonjour.

Sœur : Bonjour.

Raphaëlle montrant sa carte : Commandant Coste, brigade criminelle.

Astrid : Bonjour, Astrid Nielsen, documentation criminelle.

Raphaëlle : On vient rendre visite à Laure Gana.

Sœur : Ah… Y a pas de Laure ici.

Astrid : Si !

Sœur : Euh… Pourtant je connais tout le monde. Ça fait 15 ans que je suis là alors vous pensez… *se dirige vers l’ordinateur* Je-je vais regarder. *pause* Ah ! Bien sûr. *revient vers Astrid et Raphaëlle* Venez avec moi. *part*

*Raphaëlle et Astrid la suivent*

 

[Dans une pièce collective]

*La sœur parle à une résidente avant de retourner à ses occupations. Astrid et Raphaëlle se rapproche de Laure Gana*

Raphaëlle : Bonjour. Merci d’accepter de nous parler Laure.

Laure Gana : Je me prénomme Constance. Visiblement vous faites une erreur. Je vous serai reconnaissante d’être brèves car j’ai beaucoup de travail à faire. Je dois monter le charbon, allumer le poêle et *pose un verre d’eau sur un plateau à chaque action énumérée*  je dois apporter le pots d'eau dans le cabinet de toilette *se lève avec le plateau* et je dois aussi cirer les chaussures de Monsieur.

Astrid : Vous dites que vous vous appelez Constance. Vous appelez-vous Constance Queuniot ?

Laure Gana : Absolument.

Astrid : Ah.

*Laure/Constance va poser le plateau avec les verres sur un meuble derrière elle*

Raphaëlle chuchote à Astrid : C’est qui à la fin cette Constance ?

Astrid : Constance Queuniot, la femme de chambre du boulanger, celle qui a été assassinée en 1911 avec un tisonnier.

Raphaëlle choquée : Ok… On est bien là.

*Astrid se retourne vers des résidents qui jouent aux échecs*

Astrid : *effectue un mouvement* La tour en G5. Échec et mat. *Astrid se retourne vers Raphaëlle*

 

[Dans le couloir de l’institut]

*Astrid et Raphaëlle se dirige vers la sortie*

Raphaëlle : Une maison hantée, un type mort de peur, il manquait plus qu’une femme possédée par un esprit.

Mathilde : Non. Elle n’est pas possédée. *Raphaëlle s’arrête* Elle souffre plutôt de ce que l’on appelle une fugue dissociative. C’est un trouble psychiatrique très rare et caractérisé par une amnésie de l’identité personnelle, une incapacité à se souvenir de son passé et l’adoption d’une nouvelle identité. Son esprit préfère la tromper plutôt que de faire face à la culpabilité de ce qu’elle a fait.

Raphaëlle : Vous connaissez bien Laure ? Enfin euh… Constance ?

Mathilde : Ben disons que on s’est un peu rapproché.

Raphaëlle hochant la tête : Vous pouvez me laisser vos coordonnées ? Je vais avoir besoin de plus d’informations.

Mathilde : Appelez ici, demandez simplement Mathilde. *se retourne et part*

Raphaëlle : Bien. *part dans la direction opposée*

*Astrid la suit*

 

[Au commissariat]

Raphaëlle : Ouais, une fugue dissociative. C’est bien notre veine.

Nicolas : Et il y a pourtant un lien entre Ribaud et cette femme.

Arthur : Mais on a cherché, à part Esperito Santo et le fait qu’il ait racheté sa maison, on a que dalle.

Raphaëlle : T’es sûr que sa femme est au courant de rien ?

Nicolas : Écoutes c’est ce qu’elle m’a dit, et je la crois.

Raphaëlle : On en est où sur les recherches de Max Ribaud ?

Arthur : On a pas la moindre trace.

Nicolas : On a fait son signalement dans les gares, les commissariats, les aéroports…

Arthur : Franchement, on dirait vraiment que ce type s’est volatilisé.

Nicolas : C’est clair… C’est comme si il avait trouvé la kunée.

Arthur : La quoi ?

Nicolas : *regarde autour de lui et voit que personne ne sait de quoi il parle* La kunée, c’est le casque d’Hadès qui rend invisible tout ceux qui le porte.

Raphaëlle : Mais oui Arthur, Hadès, tu sais le mec qui travaille au sous-sol.

*Tout le monde rit*

Nicolas : Mais non Had-… *voit que tout le monde se moque* Mais vous êtes vraiment trop cons vous.

Raphaëlle : Oh ça va.

Nicolas : Non mais ce que je veux dire, ce qui est difficile à comprendre c’est sa disparition.

Raphaëlle : C’est qu’il a bien préparé sa fuite Nico, c’est tout.

Nicolas : Mais c’est pas un professionnel, ça coûte une blinde de disparaître.

Arthur : Non mais c’est clair. Et en plus j’ai épluché ses comptes euh… y a eu aucun retrait important.

Raphaëlle : Bon ben je vais faire un tour à sa société voir ce que je peux trouver.

Nicolas en se retournant vers ses collègues : Bon et nous pendant ce temps on essaie de trouver un lien entre lui et Laure Gana. Il y a forcément quelque chose, ok.

Raphaëlle : Allez.

*Tout le monde se lève et va se remettre au travail*

 

[À la société de Max Ribaud]

Diego : Je peux pas imaginer Max piéger une voiture. C’est un type bien vous savez.

Raphaëlle : Hum. Parfois on croit connaître une personne et… et en fait on se trompe. Vous êtes proche de Monsieur Ribaud ?

Diego : C’est un père pour moi. Franchement, s’il avait pas été là, je sais pas où j’en serais aujourd’hui. Il est bien plus qu’un patron. *Raphaëlle se tourne vers lui à cette remarque*

Raphaëlle : Vous êtes pas associés ?

Diego : Si mais je me suis pas encore fait à l’idée. C’est récent. Avant je travaillais pour lui, il m’a aidé à monter les échelons dans notre ancienne boîte et aujourd’hui il m’a fait confiance et on a monté la nôtre.

Raphaëlle : Il vous a déjà parlé de Ludovic Karlishian ?

Diego : Non jamais. *se lève* Je vous dis que c’est pas lui qui a fait ça. Plastifier une voiture ça lui ressemble pas.

Raphaëlle : Monsieur Hansaté. *se penche vers lui* Vous l’aidez pas en nous cachant des informations.

Diego : Il m’a dit un jour qu’ils avaient étudié ensemble. Mais il l’a dit comme ça, comme une anecdote. Il avait été à la fac avec une célébrité. Et je crois pas qu’ils se connaissaient. *pause* C’est pas lui qui a fait ça.

Raphaëlle : Vous voulez convaincre qui ? Moi ? ou vous ?

 

[Au service de documentation criminelle]

*Astrid écoute du Jean-Sébastien Bach en faisant son entrecroisé de Boer dans la salle du papier*

 

[Flashback – École d’Astrid]

Principale : Merci d’être venu me voir Monsieur Nielsen. J’avais besoin de vous parler. *pause* Voilà, c’est trop compliqué, nous n’allons pas pouvoir garder Astrid.

Angus : Attendez. Ma fille a été victime d’un harcèlement et c’est elle que vous renvoyez. Je comprends pas là.

Principale : Non je ne la renvoie pas. Monsieur Nielsen, je me rends bien compte qu’Astrid n’est pas responsable. Nous ne sommes pas équipés pour recevoir des enfants comme votre fille.

Angus : Mais vous vous rendez compte de la situation dans laquelle vous nous mettez ? Qu’est-ce que je vais faire moi ?

Principale : Sa place est sans doute dans un établissement plus… spécialisé. C’est pour son bien Monsieur Nielsen.

Angus : Ma fille n’ira jamais en institution vous entendez ? Jamais. *se lève et part*

Angus à Astrid : Viens ma chérie.

*Astrid se lève et le suit*

Astrid : C’est pour ça que maman est partie. Parce que je ne suis pas comme les autres.

Angus *s’arrête* : Ne laisse jamais personne te dire ce que tu dois être Astrid. C’est un don extraordinaire de ne pas être comme les autres. Ton talent est là quelque part. La seule chose que tu dois faire c’est le trouver. Y a… Y a une personne en qui tu dois toujours avoir confiance.

Astrid : Toi.

Angus : Non. Toi Astrid. Tu dois avoir confiance en toi. *Ils partent*

 

[Fin du flashback – Retour à la documentation criminelle]

*Astrid observe les dossiers en lien avec l’enquête étalés autour d’elle puis se lève pour mieux chercher et finit par récupérer un document*

 

[Au commissariat]

Raphaëlle au téléphone : Très bien. Je vous remercie. Oui, merci. Au revoir.

Nicolas : T’as du nouveau ?

Raphaëlle un sandwitch à la main : Hum hum. Karlishian, Ribaud et Tarquin ont étudié ensemble dans la même fac. Alors c’est maigre mais je veux tout savoir sur cette période.

Nicolas : Ok. Bien.

*Astrid arrive*

Raphaëlle : Ben Astrid ?

Nicolas : Bonsoir.

Astrid : Hum.

Raphaëlle : Qu’est-ce que vous faites là ?

Astrid : Je crois savoir comment Max Ribaud a disparu de la maison.

Raphaëlle : Et comment ?

Astrid : Il ne l’a jamais quittée.

Nicolas : Euh… J’étais avec la scientifique quand ils ont retourné la maison du rez-de-chaussée au grenier, il y avait pas de Ribaud.

Astrid : C’est tout à fait exact, Capitaine Perran. Il n’est pas entre le rez-de-chaussée et le grenier mais il se pourrait qu’il soit dans la cave.

Nicolas : Mais il y a pas de cave.

Astrid : Il y en avait une en 1995. *à Raphaëlle* On ne peut rien poser sur votre bureau.

Raphaëlle : Mais si, mais si, mais si. *fait de la place en faisant tomber des documents* Regardez là. Voilà. *tape sur le bureau là où elle vient de faire de la place*

Astrid : Attention les miettes.

Raphaëlle à Nicolas : Ah putain. Elle a raison y a une cave.

Nicolas : Je peux ? *retourne le dossier vers lui*

Astrid : Doucement quand-même.

Nicolas à Astrid : Bravo.

 

[Dans la rue à proximité de la maison de Max Ribaud]

Raphaëlle : Vous voyez, je suis bien contente que tout le monde remette enfin les pieds sur Terre. Non parce que ces histoires de… de type qui se volatilise, de fantômes et de maison hantée hein… ça… ça commence à me courir.

Astrid : Il n’y a pas de raison de croire aux fantômes. Mais il n’y en a pas non plus de croire qu’il n’existe pas. D’un point de vue parfaitement rationnel, il n’y a pas plus de raisons de croire aux fantômes que de raisons de ne pas y croire.

*Raphaëlle ouvre le portail de la maison*

Raphaëlle : Vous me surprendrez toujours Astrid.

Astrid : Ah.

Raphaëlle : On y va ? Ouh, je la sens pas cette baraque…

*Elles entrent*

Raphaëlle à voix basse : Astrid.

*Raphaëlle ouvre la porte de la maison. Elles entrent et Raphaëlle essaie d’allumer la lumière mais les interrupteurs ne fonctionnent pas*

Raphaëlle à voix basse : Merde. Ils ont dû couper l’électricité.

Astrid : Ah.

*Elles sortent des lampes de poche et commencent à explorer la maison*

Raphaëlle toujours à voix basse : Le mieux c’est qu’on se sépare pour trouver l’entrée d’une cave.

Astrid : Pourquoi parlez-vous à voix basse ?

Raphaëlle à voix basse : Parce que Ribaud est peut-être encore dans la maison.

Astrid : Oui, c’est pour ça que nous sommes là Commandant, pour trouver la cave et Max Ribaud.

Raphaëlle à voix basse : C’est ça.

Astrid : Hum.

*Elles arrivent à une intersection entre plusieurs pièces, Raphaëlle fait signe à Astrid de continuer à droite pendant qu’elle va à gauche*

Astrid : Moi à droite, vous à gauche. Hum.

*Elles partent chacune de leur côté et explorent leurs pièces. Raphaëlle est en train d’observer un meuble quand un livre tombe de la bibliothèque derrière elle*

Raphaëlle sursaute : Hah !

*Elle entend des bruits de pas à l’étage et le lustre se met à trembler*

Raphaëlle : Astrid ?

*Astrid est toujours en train d’explorer sa partie de la maison. Raphaëlle reprend son exploration de son côté. Elle arrive face à un tableau qui bouge juste au moment où elle l’éclaire. Elle entend le plancher grincer et se retourne pour tomber nez à nez avec Astrid*

Raphaëlle : Ah ! *à voix basse* Vous m’avez fait peur.

Astrid : Il n’y a pas de raison d’avoir peur. Commandant Coste, il n’y a pas de raisons rationnelles de croire aux fantômes.

Raphaëlle : Oui oui oui oui, ça va, ça va, ça va, ça va…

Astrid : Même s’il n’y en a pas non plus de ne pas y croire. Hum.

*Raphaëlle repart à la recherche de l’entrée de la cave alors qu’Astrid est restée dans la pièce et remet le tableau droit. Raphaëlle entend un bruit de porte derrière elle, elle éclaire dans cette direction et voit la porte d’un placard. Elle prend son arme et ouvre la porte. Elle range son arme en voyant le contenu du placard puis tape sur la paroi du fond. Celle-ci sonne creux, Raphaëlle tente alors d’enfoncer la paroi. Après 2 échecs, elle arrive à casser la paroi et se retrouve à tomber dans les escaliers qui se cachaient derrière*

Raphaëlle en train de tomber : Ah ! Ah !

Astrid : Commandant Coste ? *cherche dans la direction d’où provenait le bruit et trouve l’entrée du placard ouverte* Cela doit être la cave. Elle a trouvé la cave. Mmh. Commandant Coste ? Tout va bien ?

 

[Dans la cave]

*Astrid descend les escaliers*

Astrid en voyant une lampe de poche : C’est la lampe du Commandant. *continue à descendre et voit Raphaëlle* Commandant.

*Raphaëlle émet un son de douleur*

Astrid : Commandant.

Raphaëlle souffre : Argh… *se tient la tête mais arrive à la tourner lentement*

Astrid : On a trouvé Max Ribaud.

*Raphaëlle regarde le cadavre derrière elle*

Astrid : Il est mort.

Kikavu ?

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chrismaz66, Hier à 12:33

Hey, nouveau sondage de circonstance chez Dr House, votez! Et bon dimanche à tous ^^

mnoandco, Hier à 13:06

SOS!!! si vous avez visionné la saison 6 de Blacklist et pas encore voté aux HypnoAwards, ce serait super sympa d'y allé de ce pas ...

mnoandco, Hier à 13:07

ne serait-ce que 4 ex aequo pour la catégorie 1 en vote jusqu'à aujourd'hui minuit...ce serait bien de pouvoir les départager...

mnoandco, Hier à 13:08

Merci d'essayer au moins

Kika49, Hier à 14:02

Hello la citadelle, venez sur le quartier The Resident faire nos animations (écriture et création), pas besoin de connaître la série.

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