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Astrid et Raphaëlle
#103 : Chaînon manquant

Une employée du Muséum d'histoire naturelle est retrouvée morte au pied d'un squelette de dinosaure. Pas une goutte d'eau à l'horizon et pourtant la victime est morte noyée ! Très intriguées par cette énigme, Raphaëlle et Astrid vont progressivement découvrir qu'un trafic de fossiles ainsi qu'une importante découverte scientifique pourraient être à l'origine de ce crime incompréhensible...

Popularité


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Première diffusion
14.03.2020

Première diffusion en France
20.03.2020

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Vendredi 20.03.2020 à 21:05
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Samedi 14.03.2020 à 22:10

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Réalisateurs : Hippolyte Dard & Elsa Bennett
Scénaristes : Alexandre de Seguins & Laurent Burtin

[Au Museum d’Histoire Naturelle]

*L’homme d’entretien arrive dans une salle d’exposition de squelettes de dinosaures en poussant son chariot. Il commence à faire la poussière sur les squelettes. Soudain, quelque chose semble attirer son attention. Il s’approche pour découvrir le corps d’une jeune femme. Il secoue son bras puis prend son pouls et s’éloigne rapidement en comprenant qu’elle est morte*

 

{Générique}

 

[Dans une épicerie]

*Un commerçant japonais ouvre la porte de sa boutique en voyant Astrid arriver*

M. Tanaka : Bonjour, Mademoiselle Nielsen.

*Monsieur Tanaka salue Astrid selon la tradition japonaise*

Astrid le saluant en retour : Ohayo gozaimasu Tanakasan.

M. Tanaka lui donne un panier : Oneigai shimasu.

*Astrid commence à parcourir les étagères de l’épicerie*

 

[Flashback – Dans l’épicerie]

*Astrid et son père entrent dans la boutique de Monsieur Tanaka*

Angus : Bonjour Monsieur Tanaka.

M. Tanaka : Ah ! Bonjour.

Angus : Vous allez bien ?

*Astrid observe les étagères pendant que son père parle à Monsieur Tanaka*

M. Tanaka : Oui, merci beaucoup.

*Angus commence à prendre des articles*

Astrid (jeune) s’arrête devant une étagère vide : Vous êtes en rupture de bol en bois de cèdre diamètre 12 centimètres Monsieur Tanaka.

M. Tanaka : Merci Mademoiselle Nielsen. Je vais passer la commande.

Astrid (jeune) : Et vous avez reçu les boîtes de thé en bambou.

M. Tanaka : En effet.

Angus : Au prochain inventaire je vous la laisse, promis.

M. Tanaka : Ah.

Angus en tendant un article : Vous l’avez en grand ?

 

[Fin du flashback – Retour à l’épicerie dans le présent]

*Astrid semble plongée dans ses pensées*

 

[Au commissariat]

*Arthur récupère le café qu’il vient de se payer à la machine mais Raphaëlle le lui prend des mains*

Raphaëlle : Ah… Merci. Je peux te demander un truc ?

*Ils sortent de la salle de repos et se dirigent vers leurs bureaux*

Raphaëlle : Je peux te confier une mission ? Une mission un peu off.

Arthur : Pas de problème.

Raphaëlle : Sans poser de questions hein.

Arthur : Ook.

Raphaëlle regarde autour d’elle pour s’assurer de ne pas être écoutée avant de tendre un papier à Arthur : Tu me trouverais des infos sur cette femme ?

Arthur lisant le papier : Mathilde Nielsen.

Raphaëlle : Ssshh.

Arthur : C’est qui ? C’est sa sœur ?

Raphaëlle : Chut. Arthur.

Arthur : Mais dites-moi qui c’est.

Raphaëlle : Sans poser de questions j’ai dit.

Arthur : C’est sa sœur ?

*Le téléphone de Raphaëlle vibre*

Arthur : Non mais juste…

*Raphaëlle le regarde de travers en prenant son téléphone. Elle décroche*

Raphaëlle au téléphone : Commandant Coste. *pause* Un cadavre ? *pause* Quelle adresse ? *pause* Ok, on arrive.

*Elle raccroche*

Raphaëlle à Arthur : Pourquoi ça me dit quelque chose 2 rue Buffon ?

Arthur : C’est le Museum national d’Histoire Naturelle. On fait dans les dinosaures nous maintenant ?

Raphaëlle : Allons-y.

*Elle part et Arthur la suit*

 

[À l’épicerie]

*Astrid est en train de faire ses courses quand son téléphone sonne lui indiquant la réception d’un message. Elle le lit :

Rejoignez moi toutes affaires cessantes au muséum d’histoire naturelle. Scène de crime potentielle.*

Astrid : « Toutes affaires cessantes »…

*Astrid range son téléphone et est sur le point de continuer ses courses. Monsieur Tanaka arrive vers elle et la voit hésiter*

M. Tanaka : Un problème ?

*Astrid hésite*

Astrid : Je dois partir toute affaire cessante. *donne son panier à Monsieur Tanaka* Je suis désolée. J-je…

M. Tanaka : Ce n’est rien.

Astrid : Je dois partir.

*Elle s’en va*

M. Tanaka : Euh… Souhaitez-vous que…

Astrid en ouvrant la porte pour sortir : Toute affaire cessante. Je ne peux pas faire mes courses.

*Elle regarde l’heure et part*

 

[Au Museum d’Histoire Naturelle]

*Raphaëlle attend Astrid à l’extérieur du musée*

Raphaëlle la voix atténuée par le casque anti-bruit d’Astrid : Merci d’avoir fait aussi vite.

*Astrid semble ne pas avoir compris alors Raphaëlle lui fait signe de retirer son casque*

Raphaëlle : Je disais : Merci d’avoir fait aussi vite.

Astrid : J’ai interrompu ce que j’étais en train de faire. C’est très important, maintenant je ne sais pas comment je vais faire.

Raphaëlle : Vous auriez pu me rejoindre après.

Astrid : Vous avez écrit « Toutes affaires cessantes ».

Raphaëlle : Mais qu’est-ce que vous faisiez de si important ?

Astrid : Je faisais mes courses pour la semaine.

Raphaëlle : Oh, mais c’est pas grave ça, c’est pas les magasins qui manquent.

*Raphaëlle se dirige vers l’entrée du musée suivie par Astrid*

Astrid : C’est le lundi matin que je fais mes courses. La prochaine fois soyez plus précise.

Raphaëlle : Alors toutes affaires cessantes une fois l’activité en cours terminée. J’y penserai.

Astrid : Merci Commandant.

Raphaëlle aux officiers qui surveillent l’entrée : Salut les gars !

Officier : Commandant.

 

[À l’intérieur du musée dans une salle menant à la scène de crime]

*Astrid et Raphaëlle se dirigent vers la scène de crime*

Arthur : Mesdames. Le corps est là-haut dans la galerie de paléontologie, celle avec les dinosaures.

Raphaëlle : Vous pouvez nous briefer ?

Arthur : La victime s’appelle Dana Barette, 36 ans, employé du Museum national d’Histoire Naturelle. Elle bossait ici dans les labos.

Raphaëlle : On sait de quoi elle est morte ?

Arthur : Pas pour l’instant mais le légiste est sur le coup.

*Ils arrivent à une intersection et s’arrêtent*

Arthur en pointant du doigt l’homme en train de se faire interroger : Commandant, Raymond Stan. La victime travaillait avec lui. Je vous le laisse, j’ai à faire là-haut.

*Arthur part. Raphaëlle et Astrid se rapproche de Raymond Stan*

Raphaëlle à l’officier en train de prendre la déposition de Stan : Merci.

*L’officier part*

Raphaëlle à Raymond Stan qui se lève : Bonjour. Commandant Coste. C’est vous qui avez trouvé le corps ?

Stan : Non, c’est une personne de l’entretien.

Raphaëlle : Vous connaissiez bien Madame Barette ?

Stan : Elle travaillait comme lithopréparatrice depuis trois ans. Elle faisait les moulages des fossiles que nous rapportons des fouilles. C’était une jeune femme un peu particulière mais un très bon élément.

Raphaëlle : Un peu particulière ?

Stan : Elle mettait la musique à fond dans les labos… et… une allure… Vous voyez ce que je veux dire ?

Raphaëlle : Non, je vois pas, non.

Stan : Euh… Elle-elle avait des piercings, des tatouages… On était loin de l’image du vieux paléontologue que vous avez devant vous.

Raphaëlle : Hum.

*Astrid regarde sa montre*

Stan : C’est tant mieux. Pauvre petite.

Raphaëlle : Ça vous ennuierait de m’accompagner près du corps ? J’ai besoin d’une identification formelle.

Stan : Non… Bien sûr.

Raphaëlle faisant signe de tête : Venez.

*Raphaëlle part en direction de la scène de crime suivie par Stan et par Astrid*

 

[Sur la scène de crime]

*Raphaëlle passe sous le ruban « Police technique et scientifique – Zone interdite », Stan la suit mais Astrid s’arrête*

Astrid : « Zone interdite ».

Raphaëlle se retourne vers Astrid : Ce sont nos services qui posent ces banderoles.

Astrid : Hum.

Raphaëlle : Ça s’adresse aux personnes qui ne font pas partie de nos services. Et vous faites partie de nos services Astrid.

Astrid : Ah.

*Raphaëlle soulève la banderole pour qu’Astrid passe dessous, puis ils se dirigent vers le corps. La police scientifique est en train d’effectuer un certain nombre de photos et de relevés*

Raphaëlle en arrivant devant le corps : C’est elle ?

Stan : Rrroh… Il y a aucun doute, c’est Mademoiselle Barette.

*Astrid regarde les squelettes de dinosaures présents dans la salle*

Arthur : Ça va aller Monsieur Stan ?

Stan : Oui merci. C’est tellement dur de la voir comme ça, sans vie. Tellement soudain.

Astrid arrêtée devant un squelette : Ce n’est pas la bonne pièce. *Arthur et Raphaëlle se tournent vers elle* La pièce ne correspond pas.

Arthur : Attendez, parce que… elle est calée en paléontologie aussi ?

Raphaëlle : Paléontologie je sais pas mais en puzzle pas qu’un peu hein.

Astrid : C-cet os n’est pas à sa place. *Raphaëlle s’approche* Anatomiquement, les attaches ne correspondent pas. Là.

Stan : C’est possible. Les squelettes entiers sont rarissimes alors la plupart sont composites. Le fémur du diplodocus par exemple, c’est un moulage venant d’un autre sauropode. Et ça, la plupart des gens ne s’en rendent pas compte.

Raphaëlle : Ah. Astrid n’est pas la plupart des gens.

Fournier : Bon. C’est pertinent cette histoire d’os là ? Parce qu’on a une enquête.

Raphaëlle : Merci Monsieur Stan. *à un officier* Vous voulez bien le raccompagner s’il vous plait.

*Stan part de la scène de crime*

Raphaëlle : Et ben alors Fournier, on est de bonne humeur aujourd’hui. Ça fait plaisir. Vous voudriez pas nous livrer vos conclusions plutôt ?

Fournier : Ah, on en est pas encore aux conclusions là. Y a que des contradictions pour l’instant.

Raphaëlle : Ben allez-y, on est là pour ça.

Fournier : Ah, j’ai des signes de détresse respiratoire mais ça colle pas avec l’examen approfondi du corps.

*Astrid observe le corps et se rappelle de dossiers*

Astrid : Submersion vitale.

Raphaëlle se rapprochant : Oui ?

Astrid : On constate une cyanose des doigts, un reste de spumes au niveau des narines, un gonflement des paupières. Il y a un faisceau d’indices concordants qui indique que cette jeune femme est morte noyée.

Fournier : Ben oui mais non. Enfin… ça colle pas. Euh… pas cette fois hein ? Vous voyez de l’eau quelque part vous ?

Astrid : Non je ne vois pas d’eau. Mais cette jeune femme est morte par noyade. Il y a un faisceau d’indices concor-

Fournier la coupe : Oui oui, d’accord ben j’ai compris le concept là.

Astrid : Je n’ai pas terminé.

Fournier : Ouais. De toute façon un diagnostic de noyade ça se fait pas à l’œil nu, il faut ouvrir pour ça.

Astrid : C’est vrai.

Fournier : ‘Fin je vois même pas pourquoi je dis ça parce que c’est tellement absurde de-de… Je veux dire une hypothèse de noyade euh…

Raphaëlle : Vous seriez prêt à parier combien Fournier ?

Fournier : Euh… Ha…

 

[À l’extérieur du musée]

Astrid : Je n’ai pas fait mes courses pour la semaine. J-je ne sais pas comment je vais faire.

Raphaëlle : Ben vous savez quoi, j’ai vu une superette au coin. Vous faites vos courses vite fait bien fait, on fout tout dans ma bagnole et je vous dépose chez vous. Ça vous va ?

Astrid : Absolument pas, ce n’est pas comme ça que cela fonctionne. Maintenant je dois aller à la documentation criminelle voir si je trouve des éléments sur la victime. C’est ça la priorité.

Raphaëlle : Mais vous inquiétez pas Astrid, on va trouver une solution.

Astrid : Je-je ne sais pas Commandant. Je-je ne sais pas, il est *regarde sa montre* … il est 11h07. 11h07. *met son casque anti-bruit et regarde sa montre avant de partir*

 

[Au commissariat]

*Raphaëlle monte les escaliers avec Nicolas*

Nicolas : Fournier a raison. Ça colle pas cette histoire de noyade.

Raphaëlle : Je suis pas d’accord. On a très bien pu déplacer le corps et l’apporter dans la galerie pour noyer le poisson.

Nicolas : Non mais t’es sérieuse là, « noyer le poisson ».

Raphaëlle : Ouais, pour brouiller les pistes, l’éloigner de la scène de crime.

Nicolas : Mais arrête !

Raphaëlle : Arrête quoi ?

Nicolas : De broder. C’est la base. On fait pas parler des preuves avec des idées préconçues en tête. Je comprends que t’aies envie qu’Astrid ait raison mais là c’est du bon sens Raph.

*Ils arrivent vers les bureaux de Nicolas et Arthur*

Raphaëlle soupire : Bon, on a retrouvé le téléphone de la victime ?

Arthur : Toujours pas. J’ai eu l’opérateur et le téléphone a arrêté d’émettre vendredi soir aux alentours du Museum.

Raphaëlle : On lui aurait volé ?

Arthur : Aucune idée mais en tout cas, ça va pas nous aider à reconstituer son programme. J’ai eu ses parents, à peu près tous ses collègues, personne sait ce qu’elle a fait.

Raphaëlle : Bon ben on a rien quoi.

Arthur : Si. On a une vidéo. Y a une caméra de surveillance sur un distributeur juste en face du Museum. On y voit distinctement Dana Barette entrer dans le Museum à 1h du matin.

Nicolas : Donc c’est mort pour la noyade. Si elle est rentrée vivante, je vois pas comment on l’aurait noyée à l’intérieur du Museum.

Raphaëlle secoue la tête : Attends Nico…

Nicolas : Raph !

Raphaëlle : Bon ok, c’est mort pour la noyade.

Nicolas : Merci.

*Raphaëlle part et Arthur et Nicolas se retournent chacun vers leur bureau*

 

[Au service de documentation criminelle – Dans une salle ouverte au public]

*Astrid range des dossiers et envoie un message à Raphaëlle : Rejoignez moi à la documentation criminelle dès que possible*

 

[Au service de documentation criminelle – Dans la salle des dossiers]

*Astrid est en train de faire un puzzle quand Raphaëlle arrive*

Raphaëlle : Ah, un nouveau puzzle.

Astrid : Ce n’est pas un nouveau puzzle. C’est même l’un des plus anciens au monde. C’est aussi l’un des plus complexes. La première fois j’ai mis plusieurs jours à pouvoir le résoudre.

Raphaëlle la regardant attentivement : Ça m’a pas l’air bien sorcier pourtant.

Astrid : C-celui-ci comporte 5 anneaux, il faut faire 31 mouvements pour pouvoir le résoudre. Quand il a 8 anneaux, il faut en faire 170 et avec 10 anneaux, 682 mouvements.

Raphaëlle : Wow.

Astrid pose son puzzle : Asseyez-vous. J’ai trouvé une affaire dans laquelle le nom de la victime est cité.

Raphaëlle s’asseyant à côté d’Astrid : Ah oui ? On a rien trouvé dans nos fichiers nous… Même pas un casier, c’est Blanche-Neige cette fille.

Astrid : Non, c’est Dana Barette. Vous n’avez rien trouvé car elle a bénéficié d’un non-lieu.

Raphaëlle : Sur euh… quelle affaire ?

*Astrid ouvre le dossier déposé sur son bureau devant elle*

Raphaëlle lisant le dossier : Trafic de fossiles ? Sans blague.

Astrid : Sans blague. Dana Barette était une ancienne trafiquante de fossiles et travaillait au Museum.

Raphaëlle : Ouais mais enfin ça constitue pas un mobile sérieux un trafic de fossiles.

Astrid : Si. Il y a un mois, un squelette de Théropode c’est échangé à plus d’un million de dollars.

Raphaëlle : La vache ! Mobile sérieux, ouais.

Astrid : Il y a un autre nom dans le dossier : Pierre Venkman. Ce dernier a été inculpé et incarcéré 6 mois.

Raphaëlle : Mobile très sérieux.

*Le téléphone de Raphaëlle sonne*

Raphaëlle : Ah.

*Raphaëlle regarde le message qu’elle vient de recevoir*

Raphaëlle : En parlant de squelette, Fournier veut me voir à l’IML.

Astrid : Uhm uhm.

Raphaëlle : Vous avez compris squelette…

Astrid : Squelette de Théropode, il est médecin légiste, vous avez fait une blague.

Raphaëlle : Ouais.

 

[À l’institut médico-légal]

*Astrid et Raphaëlle s’approchent de la table d’autopsie sur laquelle se situe le corps de Dana Barette. Elles observent le corps en quête d’indices*

Raphaëlle : Jolis tatouages.

Astrid s’arrêtant sur un tatouage en particulier : ABCD1.

Raphaëlle : Hum ?

Astrid : Qu’est-ce que c’est ABCD1 ?

Raphaëlle l’ayant rejointe et se baissant pour observer à son tour le tatouage : Alors là, je sais pas… Ça ressemble à une espèce de toile d’araignée…

Fournier : C’est l’arbre phylogénétique de Darwin. *à Astrid* Ben vous devriez connaître quand-même.

Astrid : Ah. L’arbre phylogénétique de Darwin je connais. C’est un schéma qui représente les relations de parenté entre les groupes d’êtres vivants. Chaque nœud de l’arbre symbolise un ancêtre commun. Je ne connaissais pas cette représentation.

Fournier : Ça s’est la copie du premier croquis que Darwin avait dessiné dans son notebook Transmutation of species.

Raphaëlle : Fournier. Vous en faites un peu trop là hein. Et puis avouez que vous êtes allé chercher ça sur Wikipedia pour nous impressionner en plus.

Fournier : Alors pas du tout. En tout cas, y a pas de quoi fouetter un chat, ça aurait été original sur l’épaule d’une boulangère mais enfin sur celle d’une paléontologue… Darwin… Ouais.

Raphaëlle : En tout cas ça veut dire qu’elle avait son boulot dans la peau, et ça s’est pas rien. Moi je me suis pas fait tatouer l’écusson du 36 sur l’épaule vous voyez ?

Fournier : Ouais…

Raphaëlle : Bon, elle est morte de quoi ?

*Astrid continue à examiner le corps*

Fournier commençant à se déplacer la tête baissée : Euh… Bon ben, on a un œdème pulmonaire ça s’est sûr… Euh… bon les poumons sont congestifs… *prend un document sur son bureau* Et… il y a de nombreux points hémorragiques au niveau de l’enveloppe souple alors hein… oui… voilà…

Raphaëlle ayant compris qu’elle a gagné le pari mais voulant entendre Fournier l’admettre : Donc ?

*Fournier prend des billets dans sa poche et Raphaëlle tend la main pour récupérer son gain*

Fournier lui donnant 20€ : Voilà, c’est bon. Il n’y a pas de doute possible, cette jeune femme est bien morte… euh noyée…

Raphaëlle mettant le billet dans son soutien-gorge : Merci.

 

[Au commissariat – Aux bureaux d’Arthur et Nicolas]

*Astrid pose les affaires présentes sur le bureau de manière à ce qu’elles soient droites*

Commissaire Bachert : Attendez, je suis pas sûr d’avoir bien compris là. La fille est entrée dans le Museum en bonne santé à 1h du matin et on l’a retrouvé toujours dans le Museum, noyée, 6 heures plus tard ?

Raphaëlle : Hum.

Astrid : Il y avait de l’eau dans ses poumons.

Nicolas : Bon, et on sait d’où elle vient cette flotte ?

Raphaëlle : Fournier a envoyé les diatomées au labo, on attend les résultats.

Nicolas prenant des notes : Et côté privé, qu’est-ce qu’on a sur cette Ophélie ?

Arthur : Dana, tu veux dire ?

Nicolas : Mais non, Ophélie, la noyée d’Hamlet… de Shakespeare ? *regarde le commissaire qui ne semble pas voir de quoi il parle* Bon. Côté privé on a quoi ?

Arthur : La fille était tous les soirs dans les labos au Museum. Elle avait pas beaucoup d’amis, quelques amants mais rien de sérieux.

Raphaëlle : Ce serait bien que tu creuses du côté d’un certain Pierre Venkman, paléontologue privé.

*Nicolas prend ce nom en note*

Commissaire Bachert : Un premier suspect ?

Raphaëlle : Peut-être. Astrid a retrouvé le dossier d’une enquête dans laquelle son nom est cité à côté de la victime. Elle a été blanchie mais le type a fait 6 mois de taule.

Nicolas : Et elle y serait pour quelque chose ?

Raphaëlle hausse les épaules : C’était une histoire de trafic de fossiles. Alors je sais pas si il continuait de traficoter mais ça vaut le coup de fouiller.

Arthur amusé : Fouiller sur un paléontologue. Ah elle est bonne celle-là.

Astrid : Cela ne fonctionne pas.

Raphaëlle : Qu’est-ce qui ne fonctionne pas Astrid ?

*Astrid revoit des dossiers qu’elle a scanné*

Astrid : Admettons qu’on lui ait mis de force la tête dans un seau, il y aurait des traces sur son plexus, or dans son dossier il est écrit qu’elle s’est débattue sur le ventre. Peut-être qu’il y a des baignoires dans le laboratoire mais pourquoi ses habits étaient-ils secs ? Ou alors on l’a noyée nue et on l’a rhabillée après mais il y aurait des traces, il y a toujours des traces.

Commissaire Bachert : Euh… Merci Madame Nielsen. Bon ben ça fait beaucoup d’informations. Je… pense qu’on ferait peut-être mieux tous d’aller prendre un peu l’air. On reprendra plus tard.

*Le Commissaire part vers son bureau regardé étrangement par Raphaëlle et Nicolas part de sa chaise*

Raphaëlle à Astrid : Ça va ?

Astrid : Il est 13h10. *regarde Arthur* V-vous devriez ranger votre bureau.

Raphaëlle : Vous venez avec moi Astrid ?

 

[Dans les escaliers du commissariat]

*Astrid regarde sa montre*

Raphaëlle lui souriant : Bravo pour la noyade. Je savais que vous aviez raison.

Astrid : Il ne faut pas se tromper. Je n’aime pas me tromper. Mais je ne trouve pas de solution qui soit parfaitement satisfaisante.

Raphaëlle : Je croyais que vous aimiez bien ça les énigmes.

Astrid : Ce n’est pas que j’aime les énigmes, c’est que je n’y résiste pas. Tant que celle-ci ne sera pas résolue, je ne parviendrai pas à penser à autre chose. C’est épuisant.

*Astrid regarde une nouvelle fois sa montre*

Raphaëlle : Vous voulez que je vous ramène Astrid, vous avez pas l’air bien ?

Astrid : Non, merci Commandant. C’est le lundi matin que je fais mes courses.

*Astrid part. Raphaëlle remonte les escaliers et Nicolas arrive*

Nicolas : Eh. Tu devineras jamais ce qui est mis en vente aux enchères en ce moment même.

Raphaëlle : Je sais pas des dinos ?

Nicolas : Des fossiles en tout cas. Et figure-toi qu’un crane de Théropode vient d’être ajouté au catalogue à la dernière minute.

Raphaëlle : Mise à prix ?

Nicolas : 150 000€. Pas d’infos sur la provenance mais on a le nom du vendeur.

Raphaëlle : Pierre Venkman.

Nicolas : Dans le mille.

Raphaëlle : Trouve-moi tout ce que tu peux sur ce type. Bornage de son téléphone, numéro de sécu, marque de ses slips. Tu m’envoies tout ça par mail, ça va me servir à le cuisiner. *récupère sa veste à son bureau* Moi je file là-bas, il paraît qu’il faut battre le témoin pendant qu’il est chaud. *part*

Nicolas : Ouais enfin le bats pas trop fort quand-même hein.

Raphaëlle : Ça dépendra de lui.

 

[Aux enchères]

Commissaire-priseur : Sous le lot numéro 8, nous présentons ce bel ensemble, le fossile du Crétacé supérieur. Pour ce beau lot, commençons les enchères à… 20 000€. 20 000€ à la table pour commencer, à 20 000.

*Raphaëlle arrive dans la salle*

Commissaire-priseur : 25 000 ! 25 000 l’enchère est là. À 25 000 pour l’instant. *quelqu’un lève son papier* 30 000 ! 30 000. 30 000, l’enchère est là pour l’instant. Que dit-on ?

Raphaëlle cherche Venkman du regard*

Commissaire-priseur : 30 000 par Monsieur puis par vous. 35 000 !

*Raphaëlle repère Venkman à l’autre bout de la salle*

Commissaire-priseur : 35 000 sur ma droite.

*Raphaëlle commence à se frayer un chemin vers Venkman*

Commissaire-priseur : Contre vous mon cher, 35 000. 40 000 !

*Raphaëlle trébuche sur les pieds de plusieurs femmes présentes pour les enchères*

Raphaëlle chuchote à ces femmes : Pardon. Excusez-moi, pardon.

Commissaire-priseur : 40 000. L’enchère est montée à 40 000.

Raphaëlle chuchote aux femmes en continuant à avancer : Pardon. Merci.

Commissaire-priseur : 40 000. Que dit-on ? 40 000.

*Raphaëlle traverse l’allée au milieu de la salle et atteint le côté où est assis Venkman*

Commissaire-priseur : L’enchère est là pour l’instant.

Raphaëlle chuchote à la personne devant laquelle elle passe : Pardon.

Commissaire-priseur : 45 000 !

*Venkman remarque Raphaëlle qui vient s’assoir à côté de lui*

Commissaire-priseur : 45 000. À 45 000 nous sommes.

*Raphaëlle sourit à Venkman*

Commissaire-priseur : 50 000. Merci. À 50 000. 55 000 !

*Raphaëlle regarde Venkman comme si elle voulait le séduire*

Commissaire-priseur : 55 000 nouvelle enchère troisième rang.

*Venkman la regarde à son tour et voyant son regard lui sourit*

Commissaire-priseur : À 55 000 par vous Madame. À 55 000 plus par vous.

*Raphaëlle et Venkman se sourient*

Commissaire-priseur : 55 000 pour l’instant. Plus par vous Monsieur, l’enchère est là pour l’instant.

*Venkman laisse un léger rire s’échapper puis essaie de se concentrer sur l’enchère. Le commissaire-priseur continue a parlé dans le fond*

Venkman à Raphaëlle : Vous permettez, ce lot m’intéresse beaucoup mais… si vous voulez je peux vous inviter à boire un verre après.

Commissaire-priseur : À 55 000. 60 000 !

Raphaëlle à Venkman : C’est comme ça que vous avez dragué Dana Barette ?

Commissaire-priseur : 60 000 sans regret…

Venkman : Pardon ?

Commissaire-priseur : 60 000. Que dit-on ?

Raphaëlle : Dana Barette. La jeune femme à cause de qui vous avez fait de la taule.

Commissaire-priseur : 2 000 pour une surmonte. 62 000 !

Raphaëlle : Parce que les mecs comme vous, je les vois à 10 000 kilomètres. Un peu paternalistes… Certains d’être irrésistibles… *lève son papier en parlant à Venkman ce qui laisse penser au commissaire-priseur qu’elle surenchérit*

Commissaire-priseur en montrant Raphaëlle : 65 000 par vous Madame !

Raphaëlle regardant autour d’elle : Moi ?

*Venkman lève son papier*

Commissaire-priseur : 70 000 ! 70 000.

Venkman : Qu’est-ce que c’est que ces conneries ? Dana est une amie c’est tout.

Commissaire-priseur : … sur ma gauche par vous. On est là.

Raphaëlle : Était. Elle a été assassinée.

Commissaire-priseur : … L’enchère est là. 75 000 par Madame !

Venkman : Non mais c’est pas possible. Je l’ai vu il y a à peine 3 mois, elle était…

Commissaire-priseur : 75 000, sans regret. Une fois… 75 000… 2 fois… 75 000…

Raphaëlle sortant ses menottes : Vous mentez Monsieur Venkman.

Commissaire-priseur : … 3 fois. J’adjuge à Madame, 75 000. Deuxième rang.

Raphaëlle passant les menottes à une main de Venkman : Le bornage de votre téléphone vous a trahi.

Commissaire-priseur : … Le lot numéro 9 ! …

Raphaëlle : Vous avez passé plusieurs heures à côté du Museum d’Histoire Naturelle. Pile à l’heure où votre amie a été tuée. Vous m’accompagnez gentiment… ou on se la fait façon cowboy ?

 

[Au service de documentation criminelle – Dans la salle du papier]

*Astrid fait son puzzle en écoutant de la musique classique. Elle le réussit puis se replonge dans les dossiers éparpillés par terre autour d’elle. Elle regarde autour d’elle avant de se lever et de s’approcher d’une partie des documents en particulier puis de récupérer des documents sur le sol*

 

[Au commissariat – En salle d’interrogatoire]

*Raphaëlle est assise en face de Venkman et Nicolas est assis sur la table*

Nicolas à Venkman : On sait que Dana revenait régulièrement au Museum après la fermeture. *pause* Monsieur Venkman, ça va prendre du temps mais tôt ou tard on saura si quelque chose a disparu des réserves.

*Venkman soupire en secouant la tête*

Raphaëlle : Quelque chose qui ce serait retrouvé dans une salle des ventes par exemple.

Venkman : Écoutez je sais pas si Dana trafiquait quoi que ce soit mais je vous dis que je ne l’ai pas vue depuis 3 mois. C’est facile à prouver.

Raphaëlle : Ah oui ?

Venkman : Oui. J’étais sur un chantier de fouilles, en Mongolie.

Raphaëlle : Okay. *Nicolas se lève* Et ça vous arrive souvent de vous balader à côté du Museum à 1h du matin ?

Venkman : J’étais au Museum. Mais je l’ai pas vue.

Nicolas : Hum. Va falloir trouver mieux que ça Monsieur Venkman.

Venkman : Je vous assure. Elle m’a appelé en me demandant de la voir de toute urgence. Elle avait quelque chose d’important à me dire. Je l’ai pas eu en direct, elle m’a laissé un message. Vous pouvez l’écouter si vous voulez.

Nicolas hoche la tête : Ben voilà c’est bien. On avance.

 

[Au service de documentation criminelle – Dans la salle des dossiers]

*Astrid récupère des documents dans plusieurs dossiers*

 

[Au commissariat – En salle d’interrogatoire]

*Raphaëlle lance le message que Dana Barette a laissé à Pierre Venkman*

Dana Barette voix au téléphone : Pierre, j’ai besoin de toi ! C’est hyper grave, j’ai découvert un truc de dingue mais… je peux pas t’en parler comme ça. Euh… viens au Museum. Viens s’te plait. Je te retrouverai dehors.

Venkman : Elle est jamais venue…

Nicolas : Ça reste encore à prouver ça.

*Astrid ouvre brusquement la porte de la salle d’interrogatoire*

Astrid : Le baguenaudier.

Raphaëlle : Astrid ?

*Nicolas se lève et se dirige vers Astrid*

Nicolas : Eh oh ! Ça va pas là ? Votre condition n’excuse pas tout, vous sortez.

Raphaëlle : Attends Nico, attends. *Nicolas la regarde afféré* Venez Astrid.

*Astrid rentre dans la salle*

Astrid : Mon puzzle mécanique. Le principe pour le résoudre est qu’il faut revenir en arrière pour pouvoir aller vers l’avant, la chronologie est inversée. On s’est trompé parce qu’on est parti du principe que Dana Barette est morte au moment où elle a été tuée.

Nicolas énervé et pointant du doigt la sortie : Bon vous sortez maintenant.

Raphaëlle : Attends Nico, attends. Allez-y Astrid, prenez votre temps on vous écoute.

Astrid : Noyade sèche. C’est très rare, surtout chez les adultes mais ça existe. Après avoir bu la tasse, il y a de l’eau dans les poumons, mais la victime continue à respirer. Seulement l’eau a pénétré dans les alvéoles pulmonaires prenant la place du liquide surfactant qui leur permet de rester gonflées. Les poumons s’encombrent alors de mucus et la personne meurt longtemps après. Cela peut prendre plusieurs heures. *Raphaëlle et Nicolas échangent un regard* Et les symptômes restent ceux d’une noyade. Hum. *Astrid pose les dossiers qu’elle a trouvé devant Raphaëlle* J’ai trouvé 3 cas similaires à la documentation criminelle sur les 25 dernières années. Un. Deux. Trois. C’est cela qui nous a égaré. Dana Barette est bien morte le dimanche mais le meurtre, lui, a eu lieu la veille.

*Raphaëlle réfléchit et regarde les dossiers apportés par Astrid, elle se retourne vers Nicolas qui récupère un des dossiers*

Nicolas : Merci Madame Nielsen.

*Astrid regarde la salle autour d’elle*

 

[Au commissariat – Dans le bureau du commissaire]

*Le Commissaire Bachert parcourt un dossier*

Raphaëlle : J’ai eu Fournier, les contusions sont bien antérieures à la mort. Et il a confirmé la noyade sèche.

Commissaire Bachert en reposant le dossier sur son bureau : Je partirai pas en vacances avec Fournier mais c’est un des meilleurs légistes de cette ville. Chapeau Raphaëlle.

Raphaëlle secouant la tête : J’ai rien à voir avec ça et Fournier non plus, c’est Astrid qu’il faut féliciter. *lance un coup d’œil à Nicolas qui semble encore énervé* C’est elle qui a trouvé le truc… même si sa façon de faire en gêne certains.

Nicolas : Putain Raphaëlle, j’ai rien contre Astrid mais t’imagines si elle débarque en pleine audition au moment même où un suspect est en train de cracher le morceau ?

Raphaëlle : Sans elle on serait bien dans la merde Nico.

Nicolas : Mais c’est pas ça la question !

Commissaire Bachert : Capitaine. *fait signe à Nicolas de se calmer* C’est un fait Commandant Coste. Aussi brillante soit elle, Madame Nielsen ne peut pas constamment s’affranchir des règles. Sinon on ne pourra pas continuer comme ça. On est d’accord ?

Raphaëlle : Elle a besoin d’un temps d’adaptation c’est tout.

Commissaire Bachert : Bon. Et maintenant ?

Nicolas : On a relâché Venkman. Comme le crime a eu lieu hier, il a un alibi solide. Il était dans l’avion en provenance de Mongolie. Il a atterri quelques heures avant d’aller au Museum.

Raphaëlle : Dans son message, Dana Barette dit qu’elle a trouvé un truc de dingue.

Commissaire Bachert : Et on sait de quoi elle parle ?

Raphaëlle faisant signe que non : On peut penser que s’est lié à sa mort.

Commissaire Bachert à Nicolas : On a avancé sur l’emploi du temps de la victime ?

Nicolas : Pas beaucoup. On a pas grand-chose à part le numéro avec lequel elle a appelé Venkman. Arthur a retrouvé le proprio, c’est bien Dana Barette qui lui a emprunté son téléphone Gare Saint Lazare. Elle lui aurait dit qu’elle avait plus de batterie. Ça avait l’air urgent.

Raphaëlle : Le témoignage est crédible à 99%. La localisation de l’appel le confirme. On est en train de vérifier toutes les destinations au départ de la Gare Saint Lazare. *se dirige vers la porte* Venkman est déjà parti ?

Commissaire Bachert : Il est en train de récupérer ses effets personnels.

Nicolas : Euh… Je sais pas ce que t’as à lui dire mais attends-toi à être mal reçue.

Raphaëlle en sortant : J’ai l’habitude.

Nicolas : Commissaire.

*Nicolas sort à son tour*

 

[Au commissariat – En haut des escaliers]

*Venkman se dirige vers les escaliers pour partir quand Raphaëlle le rattrape et le suit dans les escaliers*

Raphaëlle : Monsieur Venkman ? À la salle des ventes vous m’avez proposé de prendre un café. Ça tient toujours ?

Venkman : Vous vous foutez de moi ?

Raphaëlle : Écoutez, on est pas parti du bon pied, je sais…

Venkman : Pas parti du bon pied ? Vous avez foutu en l’air une vente que j’attendais depuis 3 mois. Vous voulez quoi encore ?

Raphaëlle : Coincer celui qui a tué Dana. Je vous crois quand vous dites que vous étiez son ami.

*Ils s’arrêtent en bas des escaliers*

Venkman : Et qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ?

Raphaëlle : Si elle vous a appelé, c’est qu’elle vous faisait confiance.

Venkman : Ça change quoi maintenant ?

Raphaëlle : J’ai besoin de votre aide Pierre.

*Il la regarde puis soupire*

 

[Au bar-restaurant Aux 3 passages]

Venkman : Si vous croyez que je fais ça pour l’argent, vous êtes complètement à côté de la plaque. Vous pouvez pas savoir ce que c’est qu’un chantier de fouilles. La découverte de l’objet rare. La trace du passé que l’on remonte.

Raphaëlle : Pourquoi vous avez pas fait ça dans le circuit officiel ? Au Museum.

Venkman : Ben j’aurai bien voulu. Mais les places de paléontologue sont rares. Après 10 ans d’études, j’étais sur le carreau. Et pour avoir un poste, il fallait attendre qu’une place se libère. Autrement dit que quelqu’un meurt. Et ça peut durer un temps que… je n’avais pas.

Raphaëlle hochant la tête : Je peux comprendre ça en effet, oui.

Venkman : J’arrive pas à réaliser. Dana, elle… Elle était incroyable cette fille. Capable d’obtenir tout ce qu’elle voulait sans jamais passer en force. Elle détestait l’establishment, tous ces petits cons là dans la norme.

Raphaëlle : Vous étiez faits pour vous entendre.

Venkman : Ouais, on a même été ensemble un temps, au début.

Raphaëlle : À vrai dire je… je m’en doutais un peu.

Venkman : Mais bon… La vie de couple je crois que c’était ni pour elle, ni pour moi. *pause* Qu’est-ce que vous voulez au juste ?

Raphaëlle : Ce truc de dingue qu’elle aurait découvert… et dont elle parle dans son message. Vous savez ce que c’est ?

Venkman : Non je sais pas. Mais si c’était une découverte scientifique, elle a sûrement cherché à le publier. Vous pourriez contacter les revues spécialisées.

Raphaëlle : Et si c’était quelque chose de moins… recommandable ?

Venkman : Non… Je la vois pas avoir repris le trafic de fossiles. Elle était tellement fière d’être entrée au Museum. C’était sa vie ce job. Jamais elle aurait fait quelque chose qui aurait pu le lui faire perdre. Jamais.

 

[Au Museum d’Histoire Naturelle]

Astrid : Je vous remercie d’être venue aussi vite Commandant Coste. Je n’aurais pas pu effectuer cette demande sans un officier de police judiciaire.

Raphaëlle : À vrai dire, je pensais que vous étiez partie vous reposez. Ou faire vos courses.

Astrid s’intéressant au contenu d’une étagère : Hum. Je n’ai pas eu le temps. J’étais à la documentation criminelle où je me suis employée à essayer de sortir du cadre pour trouver les réponses aux questions qui nous font défaut.

Raphaëlle : C’est pour ça que vous vouliez un inventaire des réserves du Museum ?

Astrid : Absolument. Oui c’est pour ça. La paléontologie et la criminalistique, c’est un peu la même chose.

Raphaëlle : Comment ça ?

Astrid : Les procès-verbaux qui se trouvent dans les rayonnages de la documentation criminelle sont un peu comme des fossiles. La chair a disparu, c’est-à-dire la violence consécutive au crime n’est plus là mais il reste le squelette. Le fossile de l’enquête à partir duquel on peut reconstituer toute l’histoire comme on reconstitue un dinosaure à partir de quelques-uns de ses os.

Raphaëlle hoche la tête : Hum, hum.

Astrid : Un peu comme un puzzle. Uhm, uhm. *pause* Peut-être que cette jeune femme a fonctionné de la même manière que moi. Dana Barette ne participait jamais au chantier de fouilles mais si ce qu’elle a découvert est d’ordre scientifique, c’est peut-être dans les réserves du Museum qu’elle l’a trouvé. Ce qui expliquerait qu’elle y venait tous les soirs… tard.

*Une porte s’ouvre et Monsieur Stan arrive*

Stan : Ah. C’est vous qui avez demandé une copie de l’inventaire des réserves ?

Astrid : Oui.

Stan : Ça… a un lien avec la mort de Dana ?

*Astrid commence à faire un tour dans le bureau*

Raphaëlle : Ah… c’est confidentiel. Y a un problème ?

Stan : Aucun. À condition que vous ayez de quoi les emporter. *montre du doigt une pile de cartons*

Raphaëlle pointant la pile du doigt à son tour : Ah, c’est…

Stan : Oui, la dématérialisation de l’inventaire est pas tout à fait terminée… *Astrid prend un livre sur le bureau* Et 5 siècles d’expédition, forcément, ça finit par faire du monde.

*Le livre qu’Astrid tient dans les mains est Darwin et son arbre. On peut voir le croquis de l’arbre phylogénétique sur la couverture*

Stan : Y a que 10% des pièces qui sont exposées dans le Museum.

Raphaëlle : On va appeler un coursier. On fait livrer tout ça à la doc Astrid ?

*Astrid revoit le tatouage de la victime*

Raphaëlle : Astrid ?

Astrid : Il faut aller à l’institut médico-légal.

Raphaëlle : Quoi maintenant ?

Astrid : Oui maintenant. Oui hum.

Raphaëlle : Bon. Merci Monsieur Stan.

*Elles partent*

Stan : Ben et… et les caisses j’en fais quoi ?

Raphaëlle : On vous enverra quelqu’un. Merci.

 

[À l’institut médico-légal]

*Fournier découvre le haut du corps de la victime*

Astrid en montrant le tatouage de l’épaule : Là.

Raphaëlle : Oui ? Oui Astrid, oui ?

Astrid met le livre à côté du tatouage : Là.

Raphaëlle regardant le tatouage plus attentivement : Oui quoi ?

Astrid en montrant le tatouage puis le livre : L-la branche. Là elle y est, là elle y est pas.

Raphaëlle : Sans blague. Vous avez vu ça Fournier ?

Fournier : Je vois quoi… Oui c’est l’arbre phylogénétique de Darwin. Enfin j’ai une vague sensation de déjà-vu là.

*Astrid tend le livre à Fournier*

Raphaëlle : Il y a une brache de plus.

Astrid : Avec 3 ramifications.

Fournier : Comment ça ?

Raphaëlle : Ben là regardez, là. Y a une branche de plus que sur l’original de Darwin.

Fournier regarde plus attentivement puis rend le livre à Astrid : Ouais… Ben ouais, oui oui. Et alors, oui. Ben son tatoueur a fait du zèle, je vois pas le rapport.

Raphaëlle : Ah non. L’encre a l’air plus fraîche sur la nouvelle branche, regardez bien Fournier.

*Fournier se rapproche et soulève ses lunettes*

Astrid : Ça veut dire qu’elle l’a rajoutée après.

Fournier : Oui je vous remercie, j’avais compris, oui oui…

Astrid : Je vous en prie Docteur Fournier. C’est avec un grand plaisir.

Raphaëlle : Je sais pas ce qu’elle voulait dire à Venkman mais ça avait l’air assez important pour qu’elle se le mette dans la peau.

 

[Chez le tatoueur de Dana Barette]

*Raphaëlle est en train de regarder des documents sur le bureau de l’accueil*

Astrid : Êtes-vous certaine que c’est ici ?

Raphaëlle : Ah certaine. C’est l’adresse que m’a donné Venkman.

Astrid : Ah.

*Astrid et Raphaëlle passent l’accueil et explorent les lieux*

Astrid : C’est un peu étrange comme établissement quand-même hein.

Raphaëlle : Il m’avait dit que c’était ici que Dana Barette c’était fait tatouer son arbre il y a 10 ans. *regarde des bocaux avec des serpents ou autres animaux conservés dans un liquide. Astrid regarde un autre bocal* Ce serait logique qu’elle soit revenue au même endroit pour faire sa bouture.

Astrid en parlant du bocal avec ce qu’il semble être une tête humaine : I-Il reste la peau mais il n’y a plus le crâne.

Raphaëlle regardant à son tour le bocal : Ah oui.

*Levinas, le tatoueur arrive vers Astrid et Raphaëlle*

Levinas à Astrid : Mais quel épiderme fabuleux ! Vous ne prenez pas souvent le soleil vous n’est-ce pas ?

*Astrid secoue la tête. Levinas s’approche d’elle les mains en avant*

Astrid : Pas toucher.

Levinas : Oh, pardon. Je ne voulais pas vous brusquer. Mais comme je le dis toujours, la peau du visage est la plus nue de tout le corps. Et c’est une nudité qui n’est pas indécente. Ne voyez surtout pas dans mon regard la moindre impudeur.

Raphaëlle : Excusez-moi. Vous êtes bien tatoueur ?

Levinas : J’y suis venu par la force des choses. J’ai étudié la biologie de la peau. Mais je n’étais pas fait pour la vie d’universitaire. Disons que le tatouage était plus proche de ma sensibilité.

Raphaëlle : Je vois. Raphaëlle Coste, Commandant de police et voici Astrid Nielsen, experte en criminalistique. Dana Barette ça vous dit quelque chose ?

Levinas : Dana ? *part dans la pièce où il fait les tatouages* Mais bien sûr, mais comment donc ? Mais c’est elle qui a eu cette idée formidable… *détache le modèle du tatouage pour le montrer* du croquis de Darwin.

Astrid : L’arbre phylogénétique.

*Raphaëlle se rapproche pour regarder le modèle*

Raphaëlle : C’est vous qui avez rajouté une branche à son tatouage ?

*Un client de Levinas en train de lire un magazine tourne la tête et croise le regard d’Astrid qui tourne immédiatement la tête dans la direction opposée*

Levinas : Comment pouvez-vous imaginer qu’elle est fait transformer son tatouage… mon tatouage par quelqu’un d’autre que moi ?

Raphaëlle : Ehm… Et vous savez pourquoi elle voulait faire une extension ?

Levinas : Bien sûr. Elle avait découvert le fossile d’une nouvelle espèce de dinosaures.

Raphaëlle : Une nouvelle espèce de dinosaures ? *se retourne vers Astrid* Ben c’est incroyable ça non ?

Astrid : Hum.

Levinas : Désolé de vous décevoir mais l’on découvre une nouvelle espèce de dinosaures à chaque fois que l’on soulève un caillou.

Astrid : Hum. Hum.

Raphaëlle : Ah. Et qu’est-ce qu’il avait de si exceptionnel ce fossile alors ?

Levinas : Elle prétendait que ça remettait en question la classification des Théropodes et… qu’ils auraient appartenus à l’ordre des Ornithischiens et non pas à celui des Saurischiens.

Raphaëlle : Euh… Ça vous ennuierait de me l’écrire ?

Levinas : Je peux même vous le tatouer si vous voulez ?

*Raphaëlle le regarde, pas sûre de s’il s’agit d’une blague ou s’il est sérieux*

Levinas riant : Je plaisante évidemment.

Raphaëlle : J’avais compris.

 

[Dans la rue devant l’atelier du tatoueur]

*Raphaëlle tient la porte à Astrid pour qu’elle sorte. Astrid regarde sa montre ce qui attire l’attention de Raphaëlle*

Raphaëlle : Qu’est-ce qui vous contrarie Astrid ? Ce sont vos courses ? Elle ferme à quelle heure votre épicerie ?

Astrid : Je ne sais pas. Je n’y vais jamais le soir.

Raphaëlle : Pourquoi ?

Astrid : Parce que c’est le lundi matin que je fais mes courses, à 9 heures, à l’ouverture. Ça a toujours été comme ça.

Raphaëlle : Attendez, vous faites vos courses de la semaine dans la même boutique, tous les lundis matin depuis toujours ?

Astrid : Hum. Évidemment. Pas vous ?

Raphaëlle : Ben non…

Astrid : Ah.

Raphaëlle : Et pendant les vacances, vous faites comment alors ?

Astrid : J’en prends le moins possible, seulement quand je suis obligée mais la plupart du temps je reste chez moi.

Raphaëlle : Non, j-je parlais de la boutique. Ils prennent bien des congés ces gens-là ?

Astrid : Ah. Monsieur Tanaka s’absente quelques fois mais il se fait remplacer et il me prévient toujours suffisamment à l’avance pour que je puisse m’y préparer. *pause* Commandant Coste. Est-ce réellement important que nous ayons cette conversation maintenant ? Il est 18h52, nous n’optimisons pas vraiment mes chances de trouver cette… l’épicerie encore ouverte.

Raphaëlle : Oui, allons-y Astrid. Allons-y.

Astrid : Allons-y.

*Elles partent en direction de la voiture de Raphaëlle*

 

[Devant l’épicerie de Monsieur Tanaka]

*Raphaëlle et Astrid descendent de voiture. Astrid va jusqu’à la porte et essaye d’ouvrir mais celle-ci est fermée. Elle regarde les horaires d’ouverture puis sa montre*

Astrid : C’est fermé.

Raphaëlle : On repassera demain ?

Astrid : C’est le lundi matin que je fais mes courses. À 9 heures. Il est 19h32. Je n’ai pas fait mes courses pour la semaine. Je n’ai rien à diner pour ce soir. C’est la première fois que ça arrive.

Raphaëlle : Euh… Bah… Venez à la maison. On commande un truc et puis voilà.

Astrid : Ce n’était pas prévu.

Raphaëlle : Diner c’est dans vos habitudes ?

Astrid : Hum.

Raphaëlle en retournant à la voiture : Alors rentrer chez vous sans diner ou venir à la maison, les deux sont imprévus. Mais au moins, en venant chez moi, vous vous coucherez pas le ventre vide. *pause* Oh allez, venez Astrid. J’ai Théo ce soir en plus, il sera hyper content de vous voir.

 

[Chez Raphaëlle]

*Astrid est installée à table en face de Raphaëlle et Théo*

Astrid en train de résoudre son puzzle : Le mathématicien Louis Gros a théorisé la méthode pour résoudre le baguenaudier. Il a écrit un code dans lequel 0 est un anneau démonté et 1 est un anneau monté. Sans le savoir, il a inventé le code Gray, à l’origine de l’informatique moderne.

*Astrid laisse retomber la base du puzzle sur la table après avoir retiré le dernier anneau*

Raphaëlle en montrant le baguenaudier : Et… tout ça à partir d’un machin millénaire ? C’est génial.

Astrid : V-vous dites cela pour me faire plaisir.

Raphaëlle : Ah non. Non, non, vraiment, ça m’impressionne beaucoup vraiment.

Astrid en souriant : Hum.

Théo : Et votre enquête au Museum, ça avance ?

Raphaëlle : Oui, oui… Pfff… Hein… Un truc de politichiens et de… d’ornithorynques…

Astrid : Non. Vous avez mal compris. Les Théropodes appartiendraient à l’ordre des Ornithischiens et non à celui des Saurischiens.

Théo : Quoi ?! C’est un truc de ouf !

Astrid : Un truc de ouf.

 

*Astrid est maintenant assise sur le canapé en train de résoudre une nouvelle fois le baguenaudier alors que Théo et Raphaëlle sont assis par terre autour de la table basse*

Théo à Raphaëlle en lui montrant différentes figurines de dinosaures : Ok donc ça *montre une première figurine* ce sont les Saurischiens, et ça *montrant une deuxième figurine* ce sont les Ornithischiens. Ce sont les deux grandes bandes de dinosaures. Et pour les ranger, il fallait bien trouver un truc. Alors, il y a plus de 100 ans en Angleterre, un gars c’est basé sur la forme de leur bassin et tout le monde a dit : ‘Okay’. Donc eux *montrant la troisième figurine* ils représentent les Théropodes. Jusqu’à maintenant, on les avait rangés avec les Saurischiens. *mettant la troisième figurine à côté de la première*

Raphaëlle prenant le temps de suivre du doigt pour comprendre : Les Saurischiens. Ouais, okay je te suis.

Théo : Bon… Mais votre dinosaure changerait tout ça *prend la troisième figurine et la met cette fois à côté de la deuxième* Les Théropodes seraient en fait des Ornithischiens.

Astrid : C’est incroyable. Hum. Vous ne trouvez pas Commandant ?

Raphaëlle rit : Ah, si c’est incroyable ! *redevient sérieuse* Qu’est-ce qui est incroyable ?

Théo : Ben… ça changerait l’arbre généalogique des dinosaures sur lequel tout le monde se base depuis le XIXe siècle.

Raphaëlle comprenant enfin quelque chose : D’où le tatouage.

Astrid : Exactement.

Raphaëlle : D’où le tatouage ! *à Théo* Mais t’es génial toi tu sais ? T’es génial. *se rapproche de lui et l’attrape pour l’embrasser sur les joues à plusieurs reprises* Qu’est-ce que je ferais si je t’avais pas ?

Théo : Stop maman, c’est bon…

*Raphaëlle lâche enfin Théo qui s’essuie dans son sweat. Le téléphone de Raphaëlle sonne*

Raphaëlle en le regardant : Ah ! *lit le message puis s’adresse à Astrid* Je crois qu’Arthur a trouvé le mobile.

Astrid : Pour quelle raison ?

Raphaëlle : Il y a bien eu une demande de publication dans une revue de paléontologie mais c’est pas Dana Barette qui l’a faite. C’est Raymond Stan.

Astrid : Ah.

 

[Au commissariat – Dans la salle de repos]

*Arthur récupère le café qu’il vient de se payer*

Arthur pose son café sur la table à laquelle est assis Nicolas : En fait mon contact à la revue de paléontologie m’a expliqué que Raymond Stan avait fait une demande de publication dans la prochaine édition.

Nicolas : Hum, hum.

Arthur : Une étude qu’il menait depuis environ 2 ans mais qu’il a brusquement changé d’avis pour tout annuler et faire une nouvelle demande.

Nicolas : Oui… qui est sans doute une spoliation de la découverte de la victime. Et ça traitait de quoi son étude en cours avant ça ? *regarde le café d’Arthur sur la table*

Arthur regardant dans un dossier : C’est un truc dont je retiens jamais le prénom… Ah, voilà. *enlève une page du dossier et la dépose sur la table*Il planchait sur un nouveau spécimen d’un sous-genre de Phorusrhacos.

Nicolas prenant la feuille : C’est quoi ? C’est une bestiole spectaculaire ?

Arthur : Pfff… Tu parles, c’est un truc qu’ils auraient honte de mettre dans Jurassic Park. Une espèce de grand oiseau préhistorique là, 2 mètres 50 de haut. Donc en gros l’apothéose de sa carrière ça aurait été la description d’un poulet géant dont on a déjà identifié une dizaine de spécimens.

Nicolas : Ok. Alors que sa petite assistante allait publier une découverte qui allait laisser son nom dans l’histoire… ouais. Je comprends que le vieux ait eu un petit peu les boules. *regarde l’heure* Qu’est-ce qu’elle fout Raph ? Elle est à la bourre là…

Arthur : Elle m’a dit qu’elle avait un truc super important à faire.

Nicolas laissant Arthur ranger la feuille dans le dossier et en profitant pour lui prendre son café avant d’aller à son bureau : Bon. Allez. Au boulot.

Arthur : Non mais mon… mon café. C’est une manie, c’est pas possible.

*Arthur fouille ses poches pour trouver de la monnaie mais laisse tomber et récupère le dossier sur la table avant d’aller à son bureau*

 

[À l’épicerie de Monsieur Tanaka]

*Astrid choisit une pomme et la met dans son panier*

Raphaëlle : C’est très aimable à vous d’avoir ouvert un peu plus tôt votre boutique pour nous Monsieur Tanaka.

M. Tanaka : Mademoiselle Nielsen n’est pas tout à fait une cliente comme les autres.

Raphaëlle : Ah, c’est pas une personne comme les autres non plus.

M. Tanaka : C’est la seule cliente qui a eu la délicatesse d’apprendre les bases de japonais pour pouvoir me saluer poliment.

Raphaëlle : Ça m’étonne pas d’elle.

*Astrid arrive à la caisse où ils étaient en train de parler avec son panier de courses et le pose*

M. Tanaka en saluant Astrid : Ah, arigato.

*Astrid le salue en retour puis se retourne vers Raphaëlle qui recule d’un pas pour la laisser prendre un article à côté d’elle*

 

[Dans la rue devant le magasin]

M. Tanaka : Arigato gozaimashita, Madame Nielsen. Osore irimasu.

Astrid le salue : Sayônara Tanakasan.

Raphaëlle imite Astrid et salue également M. Tanaka qui salue en retour. Puis Astrid commence partir.

Raphaëlle à M. Tanaka : Sayônara.

*Raphaëlle suit Astrid*

Astrid s’arrête : Je ne sais pas comment vous remercier Commandant Coste.

Raphaëlle : Oh, c’est rien, c’est normal.

Astrid : Non ce n’est pas normal, vous ne vous rendez pas compte, j’ai réussi à faire mes courses un mardi. J’ai fait mes courses, c’est très important. Merci

Raphaëlle : Oh, je vous en prie Astrid.

*Elles partent*

 

[Au Museum d’Histoire Naturelle]

*Arthur est en train de parcourir les documents présents dans le tiroir d’un bureau*

Stan : Vos collègues ont déjà fouillé le bureau de Madame Barette vous savez.

Raphaëlle regardant des documents avant de les reposer : Vous savez ce qu’on dit, on est jamais mieux servi que par soi-même.

Stan : Ah moi ça me pose pas de problème, hein. Si je peux vous aider.

Raphaëlle : Mmh… Ah ce qui me chagrine c’est que j’ai la certitude que la victime venait de faire une grande découverte. Mais j’en vois la trace nulle part. On a rien trouvé dans son ordi et rien dans son bureau.

Stan : Vous êtes sûre de vous ? Qu’est-ce qui vous fait penser ça ?

Raphaëlle : On a retrouvé des mails entre elle et une université du Michigan. *Arthur la regarde l’air surpris* Des photos, des croquis, des tartines de texte. Un truc sur les gastéropodes, j’ai rien compris.

Stan : Ah… peut-être que Madame Barette c’était un peu trop avancée hein. Comme je vous l’ai dit, elle était originale.

Raphaëlle : Vous avez certainement raison. Merci pour votre temps Monsieur Stan. *s’approche d’Arthur* Arthur, on y va.

*Arthur et Raphaëlle sortent*

 

[Dans le parc à l’extérieur du Museum]

Arthur : Attendez, il faut qu’on l’arrête là.

Raphaëlle : Mais on a rien Arthur, on a pas de preuves.

Arthur : Et dites, vous venez pas de planter une de vos fameuses petites graines là ? L’histoire de mails avec le Michigan.

Raphaëlle : Peut-être bien.

Arthur : Parce qu’on est d’accord qu’ils existent pas ces mails.

Raphaëlle fait signe de tête que non : Pas le moins du monde.

Arthur souriant : J’en étais sûr.

Raphaëlle : Maintenant il croit que Dana Barette avait déjà partagé sa découverte. Et pour vérifier, il va être obligé de sortir du bois.

*Arthur hoche la tête*

 

[Au commissariat]

*Nicolas se dirige vers le bureau de Raphaëlle un document à la main*

Nicolas : Fournier vient d’envoyer les résultats d’analyse des diatomées retrouvées dans les poumons de la victime. Elles correspondent à une espèce très spécifique à l’embouchure de la Touques. *s’assoit en face de Raphaëlle*

Raphaëlle : En d’autres termes ?

Nicolas : En d’autres termes, la noyade a eu lieu à Deauville ou dans les alentours. Ce qui correspond parfaitement à l’appel à Saint-Lazare que la victime a passé à Venkman.

Raphaëlle : Donc. Le téléphone de Raymond Stan cesse d’émettre à Paris pour se rallumer 8 heures plus tard en Picardie où il a un alibi en béton.

Arthur dans le fond au téléphone : Okay, merci. *raccroche et se lève pour aller vers le bureau de Raphaëlle*

Raphaëlle : Sauf que 8 heures pour un Paris-Amiens c’est beaucoup quand-même.

Nicolas : Sauf s’il fait un détour par Deauville.

Arthur en arrivant souriant : Dites Commandant, vous avez la main verte on dirait.

Raphaëlle : Pourquoi ?

Arthur : Votre graine, elle a germé. Stan vient d’envoyer un mail à l’Université du Michigan.

*Raphaëlle regarde Nicolas puis Arthur avec un grand sourire*

Nicolas : Bravo.

*Nicolas se lève et part*

 

[Au service de documentation criminelle – Dans la salle du papier]

*Des dossiers sont éparpillés par terre*

Raphaëlle : Vous avez trouvé l’aiguille dans la botte de foin.

Astrid : Non. J’ai trouvé le fossile de Dana Barette. Et je n’y serais jamais arrivée sans le mail que vous m’avez fait parvenir. Celui que Raymond Stan a envoyé à l’Université du Michigan. I-il y est bien plus précis que dans sa demande de publication.

Raphaëlle : Et c’était ça le truc justement. Si on avait trop attendu, il aurait pu maquiller les éléments. Là pour prétendre que l’idée venait de lui, il a été obligé d’aller trop vite.

Astrid : Et dans son mail, il précise même le numéro de collection du fossile à partir duquel il a fait sa-sa découverte.

Raphaëlle : À partir duquel il prétend avoir fait sa découverte, attention.

Astrid : Euh… Tout à fait Commandant Coste. MNHN.F.RJN.78.

Raphaëlle : Qui veut dire ?

Astrid : MNHN pour Museum National d’Histoire Naturelle, F pour fossile, RJN pour Reptile Jurassique Normandie, 78 pour le numéro de spécimen.

Raphaëlle : D’accord.

Astrid : Ils ont un système de classification vraiment très intéressant. Figurez-vous que leur nomenclature est basée sur un système logarithmique alphanumérique qui rappelle…

Raphaëlle la coupant : Astrid, on s’égare. Bon et qu’est-ce que ça veut dire ce MNH… euh truc là ?

Astrid : MNHN.F.RJN.78.

Raphaëlle : Oui.

Astrid : Il s’agit d’un ischion de Théropode. Et dans l’inventaire, *Astrid se retourne vers les cartons disposés dans un coin de la salle alors que Raphaëlle se tourne dans la direction opposée* il est écrit que… *voyant que Raphaëlle ne regarde pas au bon endroit* Les cartons Commandant Coste.

Raphaëlle se retournant : Oui.

Astrid : L’inventaire ce sont les cartons.

Raphaëlle : Oui.

Astrid : Oui. Il est écrit que Raymond Stan l’avait étudié il y a 3 ans. Mais il l’avait décrit comme un ischion tout à fait banal.

Raphaëlle : Et 3 ans après, il prétend avoir fait une super grande découverte à partir du même fossile. C’est…

Astrid : Il y a mieux. Il y a des bons de sortie là qui prouvent que MNHN.F….

Raphaëlle avec un air suppliant : Ummh…

Astrid : Que l’ischion *Raphaëlle sourit et hoche la tête* L’ischion c’est plus simple.

Raphaëlle : Merci Astrid.

Astrid : Que l’ischion a été sorti à plusieurs reprises des réserves par Dana Barette.

Raphaëlle en pointant les bons de sortie : Oui, donc ça prouve que c’est elle qui a fait la découverte. Là où ce pauvre Raymond n’avait vu qu’un nonos.

Astrid : Hum.

Raphaëlle : C’est marrant, parce que vous me faites un peu penser à elle avec votre manie de voir les choses que les autres ne voient pas.

Astrid : Hum. Huhu.

Raphaëlle : Attendez. Attendez. *se baisse pour regarder les documents de plus près* Vous vous souvenez sur la scène de crime, vous m’avez dit qu’un os n’était pas à sa place. C’était quelle partie du squelette exactement ?

Astrid : C’était un ischion. *se penche pour montrer du doigt un document* Là. Le fossile découvert par Dana Barette. *Raphaëlle le montre du doigt à son tour* Un ischion de Théropode.

*Raphaëlle regarde Astrid l’air admirative*

 

[Au Museum d’Histoire Naturelle]

*Raphaëlle soulève la banderole et passe dessous pour entrer sur la scène de crime*

Raphaëlle en montrant la banderole : Regardez Astrid. Regardez bien.

Astrid lisant la banderole : Police technique et scientifique – Zone Interdite – Sauf pour personnes habilitées. Je suis habilitée. Huhu.

Raphaëlle lui soulevant la banderole : Venez. *Astrid passe dessous* J’ai juste passé un coup de fil à la scientifique.

Astrid : Merci Commandant Coste.

*Elles se dirigent vers le squelette sur lequel Astrid avait remarqué l’os mal placé*

Astrid après un coup d’œil : Le fossile a été changé. Ce n’est pas celui que j’ai vu la dernière fois. *montrant du doigt l’os changé* Là. L’ischion.

Raphaëlle : Ah… C’est pour ça qu’elle est revenue ici la nuit de sa mort. Pour récupérer son trésor.

Astrid : Elle aurait été interrompue par la noyade sèche.

Raphaëlle : Elle a dû sentir qu’elle allait perdre connaissance. Alors elle l’a caché là où elle pensait que personne ne le trouverait, sous le nez de tout le monde, à la galerie de paléontologie. Mais vous avez sans doute fait tilter Raymond Stan quand vous avez dit qu’un fossile était pas à sa place. Il l’a remplacé par un autre et il a pris l’original.

Astrid : Je suis désolée Commandant Coste. C’est de ma faute, c’est à cause de moi.

Raphaëlle : Ah non pas du tout Astrid.

Astrid : Si.

Raphaëlle : Au contraire. Parce que maintenant, je sais comment le coincer.

Astrid : Ah.

 

[Au commissariat – En salle d’interrogatoire]

*Raymond Stan tient une contravention à son nom*

Stan : C’est une amende de stationnement…

Raphaëlle : Hum hum.

Stan : Je vois pas le problème.

Raphaëlle : C’est énervant hein. Ils mettent plus le papier maintenant et 3 semaines après bim ! 35 balles dis donc ah… Le problème c’est que c’est une amende qui a été enregistrée sur votre véhicule à Deauville.

Stan : Et la crim se préoccupe des amendes de stationnement maintenant.

Raphaëlle : Ah, quand une personne n’est pas là où elle devrait être ça nous intéresse oui.

Stan : Ben y a aucune loi qui interdit de passer par Deauville pour aller à Amiens.

Raphaëlle : Vous vous êtes peut-être demandé pourquoi je vous ai fait tellement attendre. *pause* Une de nos équipes était en train de faire une perquis chez vous.

Stan : Mais vous n’avez pas le droit.

Raphaëlle : Oh, si. Si si. Mais on a tout fait dans les règles de l’art. Vous inquiétez pas. *va récupérer quelque chose dans une pochette sur la table* Et figurez-vous qu’on a trouvé ça. *fait glisser le fossile devant Raymond Stan pour le lui montrer* Ça a dû vous faire mal de vous faire doubler par une gamine un peu particulière avec tous ses tatouages et ses piercings. Nous seulement vous alliez passer à côté de la chance de votre vie mais vous alliez aussi passer pour un imbécile. Vous avez pas l’étoffe d’un assassin Stan. Quand je vous ai vu la première fois à la galerie, je me suis dit que c’était la mort de votre assistante qui vous perturbait. Mais c’était la culpabilité. *pause* Vous tuez Dana à Deauville et vous la retrouvez le lendemain sous votre nez. Oh ben y a de quoi être troublé. *pause* Tout vous désigne Monsieur Stan.

Stan : On sait pas ce que c’est de tuer quelqu’un. *Raphaëlle s’assoit en face de Stan* Je lui ai tenu la tête sous l’eau pendant… si longtemps… ç-ça m’a paru interminable… Elle se débattait et puis tout à coup… plus rien.

Raphaëlle secoue la tête : Mais elle était pas morte. Elle a dû se relever quelques secondes après.

Stan : J’étais plus là. Je me suis enfuit une fois que j’ai réalisé ce que j’avais fait. *On voit Astrid de l’autre côté du miroir sans teint* Alors j’ai cru que je devenais fou quand on m’a dit qu’on avait retrouvé son corps dans la galerie.

*De retour dans la salle d’interrogatoire*

Raphaëlle : Vous lui avez proposé d’aller à Deauville pour fêter son futur succès et quand elle vous a parlé de sa découverte, vous avez pensé immédiatement à vous débarrasser d’elle.

Stan : Mais vous comprenez que c’est dégueulasse. J’ai fait 40 ans de carrière. J-j’ai ciré les pompes de tout l’aéropage. J’ai tout fait bien comme il faut. Et elle allait me voler ma seule chance de mettre mon nom quelque part ! Elle… qui avait jamais rien fait dans les règles hein, avec ses piercings et sa musique de merde !

*On voit Astrid un peu choquée par la vulgarité de Stan puis on retourne dans la salle d’interrogatoire où l’on voit Stan tête baissée*

Raphaëlle : Ouais… C’est peut-être parce qu’elle sortait justement du cadre qu’elle laissera son nom et qu’on oubliera le vôtre.

*Raphaëlle tourne la tête vers le miroir sans teint derrière lequel est Astrid puis se lève pour sortir de la salle d’interrogatoire sans oublier de récupérer la pochette et le fossile*

 

*Raphaëlle rejoint Astrid dans la salle accolée à la salle d’interrogatoire*

Raphaëlle : Bon ben voilà. Tout ça pour une histoire d’amour propre. La petite assistante un peu punk qui coiffe le vénérable scientifique au poteau. Il pouvait pas laisser passer ça, vous comprenez ?

Astrid : Non. Depuis bientôt 19 ans que je lis des procès-verbaux, je comprends de mieux en mieux comment les gens s’entretuent. Je ne parviens toujours pas à comprendre pourquoi.

*Raymond Stan est menotté et emmené par un policier*

 

[À l’épicerie de Monsieur Tanaka]

*Monsieur Tanaka, à genou, prépare du thé à la façon traditionnelle. Raphaëlle est assise en tailleur face à lui*

M. Tanaka : Dans la culture japonaise, tout est codifié. Tout a un sens.

Raphaëlle : C’est un peu pareil pour Astrid, c’est ça ?

M. Tanaka déposant un bol devant Raphaëlle: Les rituels sont d’une importance capitale pour elle. Ce sont des points de repères *on voit un flashback avec un Monsieur Tanaka plus jeune ayant servi un thé à une jeun Astrid sous les yeux du père de celle-ci* qui lui permettent de ne pas perdre pied.

Raphaëlle voix par-dessus le flashback : Vous la connaissez bien.

M. Tanaka voix par-dessus le flashback : Elle vient depuis toujours. Et puis, Mademoiselle Nielsen a appris le japonais, c’était la moindre des choses que j’essaye d’en savoir un peu plus sur l’autisme.

*On change de flashback pour un plus récent où Monsieur Tanaka regarde Astrid boire son thé*

Raphaëlle voix par-dessus le flashback : Et qu’est-ce que vous avez appris ?

M. Tanaka voix par-dessus le flashback: Que les personnes autistes sont très sensibles. Elles ont une centaine d’informations à traiter en même temps. Et parfois c’est difficile de faire le tri *Fin des flashbacks* alors prévoir ce qui va se passer leur permet de s’y préparer.

Raphaëlle : Ouais mais euh… La vie elle est bourrée d’imprévus. Surtout dans notre métier.

M. Tanaka : Alors, il faut apprendre à prévoir l’imprévu. Trouver des points de repère qui permettent de faire face aux situations inattendues.

Raphaëlle : Mais… Je sais pas comment on fait ça moi…

M. Tanaka : Vous n’avez pas besoin de faire. Être c’est bien déjà.

*Raphaëlle hoche la tête*

M. Tanaka : J’ai vu comment Mademoiselle Nielsen se comportait avec vous. Vous êtes en train de devenir un de ses points de repère.

*Raphaëlle sourit, heureuse d’apprendre ça puis elle salue Monsieur Tanaka avant de boire*

M. Tanaka la salue en retour : Arigato gozaimasu.

 

[Chez Raphaëlle]

Raphaëlle à Astrid, en ramassant les assiettes : Bon ben voilà, c’est notre nouveau rituel. Tous les lundis soir, vous venez diner à la maison. Et c’est pas improvisé puisque c’est programmé.

Astrid : Si c’est programmé, ce n’est pas improvisé. *tend son assiette à Raphaëlle* Huhu.

Raphaëlle prenant l’assiette : Voilà.

*Le téléphone de Raphaëlle vibre*

Raphaëlle en prenant le téléphone : Excusez-moi.

*Raphaëlle s’éloigne de la table et décroche*

Raphaëlle au téléphone : Allo ?

Arthur voix au téléphone : Bonsoir Commandant. Je suis désolé de vous déranger si tard. *On voit Arthur au commissariat* C’est pour vous dire que j’avais trouvé quelques trucs sur la mission un peu off que vous m’aviez confiée.

Raphaëlle au téléphone : Alors ?

Arthur voix au téléphone : Mathilde Nielsen est la mère d’Astrid. *On retourne au commissariat* Elle a passé les 20 dernières années aux États-Unis. *Arthur regarde autour de lui pour être sûr de ne pas être entendu* Et elle a rejoint le territoire le mois dernier pour des raisons médicales.

Raphaëlle au téléphone : Merci Arthur.

Arthur voix au téléphone : J’ai aussi trouvé son adresse actuelle si vous voulez et un numéro de téléphone. Vous allez lui en parler à Astrid ?

*Astrid est en train de résoudre son baguenaudier*

Raphaëlle se retournant pour regarder Astrid qui la regarde juste à ce moment-là : Je sais pas Arthur. Je sais pas.

*Astrid marque un moment de pause comme si elle réfléchissait à quelque chose avant de retourner à la résolution de son baguenaudier*

Kikavu ?

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22.03.2020 vers 10h

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schumi  (22.03.2020 à 10:24)

Premier épisode que je regarde et je suis assez déçue... le personnage d'astrid est assez prometteur et plutot bien joué même si l'histoire des courses était assez répétitive. Mais bon ça montre bien les bloquages du personnage.  Le meurtre était assez intrigant et original. Mais il n'y avait aucun mystère sur le  coupable.  Deux suspects dont un rapidement innocenté... ça laisse peu de place au doute et à l'imagination... 

Syldana  (20.03.2020 à 21:49)

Le scénariste de cet épisode doit être un fan des films Ghostbuster : Dana Barrett, Venkman, Raymond Stan...les personnages de l'épisode de ce soir ont des noms... très inspirés

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