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Série : Fisica o Quimica
Création : 09.04.2011 à 16h17
Auteur : stephy
Statut : Terminée
« Suite de la fiction « tous ensemble à Zurbaran ». Bon de 6 ans dans l’histoire de notre bande d’amis. Que sont-ils devenus? Nos couples sont-ils toujours ensembles? » stephy
Cette fanfic compte déjà 73 paragraphes
Après différents passages de nos mannequins dont la fameuse séquence de la robe de mariée qui était censé être le final. Ruth avait chamboulé complètement son programme et pour elle, le clou de son spectacle allait être le passage des enfants. C’est ainsi que le moment tant attendu par Fred et David ainsi que Greg et Paula était enfin arrivé. César revint alors sur scène.
César : Je vous avez prévenu que c’était exceptionnel mais ce n’est pas fini puisque nous avons la joie et l’honneur de vous présenter deux enfants merveilleux qui ont hâte de monter sur scène. Accueillons chaleureusement Sofia, huit ans dans sa magnifique robe de princesse qui a été conçue spécialement pour elle au gré de ses envies. Ainsi qu’Isaac Jr, trois ans dans un merveilleux costume de soirée blanc cassé qui lui va comme un charme.
Les enfants s’avancèrent sur le podium en se tenant la main.
Le public (attendri) : Oh! Ils sont trop choux….. Trop mignons…. Vraiment adorables…
Paula (émue) : Regarde Greg, notre p’tit bonhomme. Il est magnifique notre bébé.
Greg (souriant) : C’est le plus beau comme son père.
Paula : Allez! Prend des photos.
Greg (râlant) : Mais Paula, il y a des dizaines de photographes.
Paula : Mais je m’en fou. Fais-en, j’te dis.
Greg : Très bien madame la chef.
Paula (à Fred et David) : Elle est sublime aussi votre Sofia.
David (souriant) : C’est une princesse notre Sofia. Fred, t’as vu comme elle fait sa belle?
Fred (une larme coulant sur son visage) : C’est notre fille!
David (ému) : Oui, notre fille.
Sur le chemin du retour, Isaac Jr s’arrêta à la moitié du podium et se mit assis. Sous les rires du public, César se précipita sur la scène.
César (parlant dans son micro) : Ah! Petit souci, je vais voir ce qui ne va pas.
Sofia : Mais Isaac, qu’est-ce que tu fais? Lève toi, on a presque fini.
César (près d’Isaac) : Bah alors mon bonhomme, tu as un problème?
Isaac Jr (prenant le micro de César) : Maman, dois pipi toilette!
Toute la salle s’esclaffa à nouveau. Paula alla rejoindre son fils sur scène. Elle le prit dans ses bras et tout en rigolant s’adressa au public.
Paula : On n’a qu’à dire que c’est les aléas du direct.
César (rigolant) : Bien sur. Allez, on applaudit tous Isaac Jr et Sofia. Mais avant de faire une pause, je vous demanderai d’accueillir la merveilleuse styliste de la soirée. Elle est jeune, elle est belle et bourrée de talents, faites une acclamation à Ruth Gomez et à toutes les mannequins qui l’accompagnent.
Ruth s’avança sous les applaudissements de la salle. Son cœur battait la chamade. C’était la première fois pour elle qu’elle goutait à l’ambiance d’un défilé dont la créatrice n’était autre qu’elle. C’était une sensation de bonheur, de joie immense. Ruth était très émue.
Ruth : Je vous remercie vraiment beaucoup pour l’accueil que vous me réservez. Çà me fait chaud au cœur. Je suis très émue alors je vais faire court. Merci, sincèrement merci à vous tous ici présent.
César : Bravo Ruth, tu nous a offert un spectacle formidable. C’est le moment de l’entracte maintenant. Alors, je me dois de vous rappelez que le bar se trouve à votre gauche pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu. Et à votre droite se trouve un stand, c’est là qui vous devez aller pour déposer vos offres pour les créations de la talentueuse Ruth ici présente. J’ajouterai que vous pourrez également faire l’acquisition de différents articles à l’effigie de la chanteuse Paula Blasco ainsi que son nouvel album en exclusivité.
Ruth (souriant) : Oui et vous trouverez également des tee-shirts et débardeurs dédicacé par ce beau jeune homme à mes côtés.
César : Voilà, il ne me reste plus qu’à vous dire à tout à l’heure alors et croyez moi d’après ce que j’ai entendu aux répétitions, le concert vaut vraiment le détour.
Pendant l’entracte toute la bande était venue dans les coulisses pour féliciter Ruth de son succès. Étant constamment entourée, César avait enfin réussi à la prendre à part cinq minutes.
César : Tu as été merveilleuse ma chérie, je suis si fier de toi.
Ruth : Mon dieu! C’était absolument incroyable. Quelle sensation! J’en reviens toujours pas.
César : Tu le mérites. Tout ses applaudissements étaient pour toi et ton travail. Et tu ferais bien de t’y habituer parce que je suis certain que ce n’est que le commencement.
Ruth (souriant) : Je t’ai déjà dit que je te trouvais très mignon dans ton costume.
César : Hum! Hum! Et moi, est-ce que je t’ai dis que tu es la plus belle femme ici ce soir?
Ruth (se mordillant la lèvre) : Humm… que ce soir?
César (souriant) : Bien sur que non, tu es mon p’tit rayon de soleil. Tu seras toujours la plus belle à mes yeux.
Ruth (émue) : Je t’aime mon cœur.
César (prenant Ruth dans ses bras) : Tu sais ce qui me ferait plaisir?
Ruth (le regardant droit dans les yeux) : Dis moi.
César : Et bien, tu es la femme de ma vie et je n’ai plus envie de perdre le moindre temps. Alors, je me demandais si tu accepterais de vivre avec moi
Ruth (les yeux qui brillent) : C’est oui mon amour.
César (rigolant) : Alors dés ce soir je te kidnappe.
Ruth (souriant) : Mais j‘y compte bien.
César : Je sens que ma déco va passer à la trappe.
Ruth (le regard pétillant) : Parfaitement! Et puis, j’aimerai bien faire quelques travaux. Peut être abattre le mur de l’entrée, çà agrandira le salon. À moins qu’on…
César (l’attrapant par la taille) : Oui mon amour, tu t’occuperas de tout ce que tu veux. Mais maintenant, c’est moi qui vais m’occuper de toi.
C’est alors, qu’il l’embrassa passionnément. Les deux tourtereaux avaient perdu assez de temps éloigner l’un de l’autre. Emménager ensemble était donc la suite logique quant à leur impatience de construire leurs vies à deux.
Sofia avec l’aide de son papa Fred cherchait partout dans les coulisses Lola. Elle avait quelque chose pour elle. Elle finit enfin pour la trouvée avec Jules sur le côté de la scène. Ces derniers s’extasiaient devant le nombre de personnes présentes, ils en revenaient toujours pas de toute cette mobilisation. Sofia courra vers eux, elle était pressée de donner sa surprise.
Sofia (criant) : Ah! Enfin tata Lola on te trouve.
Lola (souriant) : Tu me cherchais ma puce?
Fred (arrivant essoufflé) : Oh! Que oui, elle te cherche. Je crois que je n’ai jamais autant couru de toute ma vie.
Jules (rigolant) : Je vois çà, t’es rouge écarlate.
Sofia (râlant) : Hé! Je suis là.
Lola : Oui ma chérie. Alors, dis moi, pourquoi tu me cherches?
Sofia (souriant) : Ma Lola, j’ai quelque chose pour toi dans mon sac.
Lola : Une surprise! Super, j’adore les surprises.
Sofia : Ferme les yeux, pendant que je la sors et surtout triche pas. Tonton Jules, met lui tes mains devant ses yeux.
Jules (rigolant) : À vos ordres mademoiselle.
Sofia (sortant la surprise de son sac) : Papa, tu peux tenir mon sac s’il te plaît?
Fred (souriant) : Allez, donne le moi ma loulou.
Sofia (le prévenant) : Et abîme le pas papa, c’est tata Joy qui me l’a offert.
Fred (rigolant) : T’inquiète pas, j’y ferai très attention.
Lola : Ma chérie, c’est pas que je veux te presser mais je suis toujours dans le noir là.
Sofia (contente) : Tu peux ouvrir les yeux.
Lola (étonnée à la vue de la surprise) : Une tirelire?
Sofia : Oui ma tirelire avec toutes mes économies. Je veux que tu la prends pour aider les enfants à aller dans de belles écoles toutes neuves.
Lola (émue) : Ma chérie, c’est très gentil de ta part mais tu n’es pas obligée.
Sofia (insistant) : Ah! si, tu la gardes. Moi aussi, je voulais faire quelque chose pour toi. Et puis, moi j’ai une belle école et c’est pas juste que des enfants n’en ont pas, alors prend tout mon argent. Je suis contente d’aider.
Lola (prenant la petite dans ses bras) : Tu es une petite fille exceptionnelle.
Jules (à Fred) : T’étais au courant?
Fred : Non! Elle n’a rien voulu me dire mais je suis très fier de son geste.
Jules (souriant) : Et il y a de quoi. C’est une magnifique initiative.
Sofia (levant la tête vers Lola) : Ma Lola, je veux pas que tu pars mais je sais que tu dois le faire pour aider les enfants. Tu vas encore beaucoup me manquer.
Lola (très touchée) : Il nous reste encore une semaine à passer tous ensemble et on va en profiter pour s’amuser. Puis, une fois partie, je te promets de t’appeler et de t’écrire comme je l’ai toujours fait.
Sofia : Je vous adore tonton Jules et toi, ce sera pas pareil sans vous ici.
Jules (ému également) : On t’adore aussi ma puce mais qui sait peut être qu’un jour avec tes papas vous pourrez nous rendre visite.
Fred : Mais oui ma loulou. Allez, arrête de penser aux départs et profite des moments qu’on passe ici tous ensemble.
Sofia (souriant) : Oui papa, t’as raison. Allez, passe moi mon sac, je vais faire des photos avec mon polaroïd.
Sofia passa alors tout son temps dans les coulisses à faire des photos de tout le monde. Elle s’éclatait à prendre les gens en photos par surprise. Ils faisaient tous des têtes pas possible et tout çà l’amusait énormément.
La deuxième partie du spectacle allait commençait avec le concert de Paula accompagné par Diego au piano. Ce concert allait être retransmis en direct sur la radio où Fred travaillait. César en parfait maître de cérémonie s’avança à nouveau sur la scène.
César : J’espère que vous êtes prêt pour la suite. Il est jeune, c’est un musicien de génie, mettant son talent au service du cinéma. Ce soir il s’allie à la magnifique et talentueuse chanteuse que vous adorez tous. Mesdames et messieurs, chers auditeurs, je vous demande un tonnerre d’applaudissement pour Diego Dominguez et Paula Blasco.
Sous les applaudissement du public, les deux amis arrivèrent sur scène. Diego s’installa derrière son piano et Paula se mis à ses côtés assise sur un tabouret. Tout deux arborés des tenues très élégantes confectionner par Ruth pour l’occasion. L’éclairage était intimiste laissant ainsi place à une ambiance feutrée. Toutefois, des faisceaux de lumière caressaient les visages de Diego et Paula les mettant ainsi en valeur. Dès les premières notes de musique, le silence envahit la salle. Au vu du public présent, la prestation de Paula au chant faisait mouche.
Greg, Joy et Isaac Jr étaient assis aux premières loges.
Greg : T’as vu ta maman mon fils? Elle est exceptionnelle. Et quelle voix!
Isaac Jr : Oui maman belle.
Greg : Oui elle est très belle aussi tu as raison.
Joy : Waouh!!! Les frissons que j’ai. Regarde Greg, j’ai la chair de poule.
Greg : Ils se sont bien trouvés tout les deux. C’est vraiment un duo d’enfer.
Joy (souriant) : Tu sais que Diego m’a fait craqué en me jouant une magnifique chanson au piano. J’étais comme une proie hypnotisée par un serpent.
Greg (rigolant) : Diego, un serpent?
Joy : Mais oui. Sous ses airs calme, se cache un véritable charmeur. D’ailleurs les filles là bas commencent à m’agacer à piailler comme des poules en le regardant. Non mais c’est indécent!
Greg (rigolant) : Elles sont sous l’effet de l’hypnose, tu ne peux rien y faire.
Fred (arrivant) : Tiens Isaac! Comme promis je te ramène le poster de ta maman.
Isaac jr (souriant) : Méci tonton Fed!
Joy (rigolant) : Tonton Fed! Moi, il m’appelle toujours tata Doy!
Greg (râlant) : Non mais Fred, je sais bien que tu ne lui refuses rien mais bon des posters de sa mère, sa chambre en est rempli.
Fred : Oh! Mais c’est pas grave çà. Si çà lui plait d’avoir un poster maintenant et bien il l’a maintenant, voilà!
Greg (souriant) : Pourri gâté ce môme, j’te jure.
Fred : Non mais tu sais, çà me fait autant plaisir de lui offrir que lui de le recevoir.
Isaac Jr (à Fred) : Sofa où?
Fred (souriant) : Sofia est resté avec tonton Jules et tata Lola. On ira la voir après si tu veux.
Isaac Jr (content) : Oui, voit Sofa.
Greg : Il l’adore Sofia, tout les jours il me parle d’elle. C’est Sofa par ci, Sofa par là.
Joy : Oh! C’est trop mignon.
Isaac Jr : Papa! maman chante à moi.
Greg (souriant) : Oui, elle chante pour toi. Et elle chante pour papa aussi?
Isaac Jr : Non à moi.
Greg (rigolant) : Très bien mon bonhomme, que pour toi alors, j’ai compris.
Joy : Bon, je vais aller voir un peu côté coulisses comment çà se passe.
Fred (surpris) : T’écoute pas ton homme.
Joy (souriante) : Mais moi j’ai droit à des concerts privés. Et oui! Mon cher.
Fred : Je vois. Sinon Joy, si tu vois ma loulou, dis lui qu’elle vienne nous voir comme çà je ne devrai pas courir partout pour la trouver après.
Joy : Pas de souci, je lui dirai.
Côté coulisses, Ruth avait été interviewé par de nombreux journalistes. Et c’est à ce moment là qu’elle le vit. Roman questionnait une de ses mannequins. Ruth l’observa pendant un petit moment, devait-elle allait le voir? Hésitante dans un premier temps, elle finit tout de même par s’approcher de lui.
Ruth : Je pensais pas te trouver ici.
Roman (sentant un pincement au cœur) : Ah! Ruth.
Ruth (souriant) : Je suis contente que tu sois là.
Roman (baissant la tête) : Je fais mon travail. D’ailleurs, c’est un de mes collègues qui va s’occupé de ton interview.
Ruth : Oui Antonio, je l’ai déjà vu.
Roman (fuyant le regard de Ruth) : Si çà ne t’ennuie pas de me laisser, j’ai encore du travail.
Ruth (mal à l’aise) : Attend Roman. Euh… Je voulais te dire… euh…Tu passes une bonne soirée?
Roman (soufflant) : Ne jouons pas à ce jeu là Ruth, tu veux. Si tu as quelque chose à me dire, ne tourne pas autour du pot. Si nous évitera de prendre notre temps.
Ruth (anxieuse) : Très bien, je voulais vraiment m’excuser pour tout le mal que je t’ai fait. Je m’en veux énormément Roman et je sais pas si un jour, tu pourras me le pardonner mais je voulais vraiment que tu le saches.
Roman (les larmes aux yeux) : Ruth, excuse moi mais faut que j’y aille.
Ruth : Mais… Roman!
Il était déjà partit. Ruth comprenait qu’il était encore très affecté par cette rupture. Çà lui faisait mal au cœur de le voir ainsi dans cet état. Parce que même s’ils n’étaient plus ensemble, Ruth l’estimait énormément. À quelques mètres d’elle, Joy et Alma avaient assisté à toute la scène.
Joy : Ah! Il est encore accroc, le pauvre, çà ne doit pas être évident pour lui.
Alma (souriant) : Je pourrai peut être aller le consoler. Roman est parfaitement à mon goût.
Joy (soufflant) : C’est reparti! Arrête de courir après tout ce qui bouge.
Alma : Facile à dire pour toi, t’es casée. Non, mais en fait je crois bien que je vais aller le voir ce Roman. Je pourrai lui proposer qu’il me questionne sur la soirée. Après tout, faut bien forcé un peu le destin si on veut que les choses bougent.
Joy : Laisse le bosser tranquillement Alma et puis je pense pas qu’il est d’humeur à subir tes avances. À tout les coups, il te remballera.
Alma (souriant) : Tu sais je suis plus à un râteau près maintenant. Bon, je vais quand même le laisser tranquille ce soir mais tu me passeras son numéro?
Joy : Ah! Non, tu te débrouilles.
Alma (les yeux suppliants) : S’il te plaît ma chérie. Au fait, je t’ai dit que c’était toi celle qui défilait le mieux.
Joy : Arrête ton baratin, je te le passerai son numéro mais je te préviens, ne le harcèle pas. Si tu vois que tu n’as pas la moindre chance avec lui t’abandonne.
Alma (d’un sourire diabolique) : Bien sur Joy.
Joy (la fixant) : Oula! Je suis pas certaine de pouvoir te faire confiance.
Alma (souriant) : Peut être mais tu me le donneras quand même son numéro.
Alma et Joy avaient finit par nouer une amitié solide. Partageant la même passion, celle du mannequinat, elles s’étaient beaucoup rapprochées. Qui aurait pu croire au temps du lycée que toutes les deux aller devenir de véritables amies? Personne, Joy en ce temps là avait des envies de meurtre sur Alma. Mais le temps passe, les personnalités évoluent tout comme les affinités et parfois notre ennemi d’hier devient l’un de nos meilleurs amis d’aujourd’hui.
La soirée approchait à sa fin, Paula et Diego entamés les dernières chansons de leur concert. Pendant ce temps, César tomba enfin sur David dans les coulisses.
César (impatient) : Alors David, comment on s’en sort? Qu’est-ce que çà donne les comptes?
David : Bah justement, je partais voir où on en est. Il faut préparer le chèque.
César : Oui bah, je voulais te parler de çà. David peu importe le montant final, tu montes à 100 000, j’ajouterai la différence.
David (stupéfait) : Tu veux que je monte à 100 000 euros?
César : Oui mais tu laisses pas arrondi comme çà. Tu n’as qu’à mettre je sais pas moi, euh… 118 975 euros. Oui voilà, tu mets çà. Tu sais, pour l’association de Lola, j’ai envie qu’on passe la symbolique des six chiffres, c’est amplement mérité.
David : Oui, je suis d’accord. Mais t’es certain? Non je dis çà parce que tu as déjà pris tout les frais engagés pour la soirée à ta charge.
César (souriant) : Oui, d’ailleurs comme je te l’ai déjà dit pas un mot, çà reste entre nous.
David : T’inquiète pas, j’ai dit à tout le monde que tout les frais avaient été pris en charge par les divers professionnels qui ont travaillé avec nous.
César : Bon, c’est un demi mensonge puisqu’il est vrai que certains nous ont offert leurs compétences et pas mal de matériels.
David (très heureux) : N’empêche, c’est génial ce que tu fais César.
César (gêné) : Arrête c’est rien du tout.
David : Je n’ose même pas imaginé à quel prix tu vas racheté les parts de Jules.
César (souriant) : Je vais doublé la somme qu’il me demande et s’il refuse, je lui dirai que je la triple.
David (rigolant) : Ah! T’es terrible! Au fait, tant que j’y pense, tiens! J’ai une carte de visite que tu dois remettre à Ruth.
César (prenant la carte) : C’est qui?
David (souriant) : C’est une charmante dame qui a complètement flashé sur le travail de Ruth. Elle prépare activement son mariage, et elle voudrait que Ruth la contacte absolument pour confectionner sa robe de mariée. Là, elle était pressée et devait s’en aller, donc je lui ai promis de faire la commission.
César (heureux) : Mais c’est super, Ruth sera très heureuse de compter une cliente de plus à son actif.
David : En plus, cette dame m’a dit qu’elle allait parler de cette jeune styliste talentueuse autour d’elle. Je crois bien qu’elle va lui faire une pub d’enfer, elle était très enthousiaste.
César : Ah! Quand je vais dire çà à ma chérie, elle ne va pas en revenir. N’empêche, cette soirée se passe divinement bien.
David : Alors là, complètement d’accord. Bon, je dois y aller César, je te ramène le chèque dans cinq minutes.
César : Oui vas-y et surtout pas un mot sur mon soutien financier.
David (souriant) : Mais oui je sais, t’inquiète pas çà reste entre nous.
César était heureux de pouvoir aider financièrement l’association de Lola. L’argent n’était pas un problème pour lui, c’est donc tout naturellement qu’il avait pris à sa charge toutes les dépenses occasionnées pour la réalisation de cette soirée et qu‘il avait décidé de faire grimper les chiffres. C’était un très beau geste qu’il faisait et pourtant il souhaitait rester discret. Il avait agit dans l’ombre car il ne voulait pas de remerciement. Pour lui, le mérite ne revenait pas à l’argent qu’il donnait mais plutôt à son amie Lola qui portait à bout de bras un projet exceptionnel.
Paula sous les feux de la rampe entamée sa dernière chanson qui n’était autre que "solo un cuento" version piano-voix. L’émotion envahie toute la salle ainsi que Paula dont la voix tremblée légèrement. Les cœurs se serraient et battaient à l’unisson avec celui de l’artiste et son pianiste. Arrivée à la toute dernière note de piano, le public ne réagit pas pendant quelques secondes, moment parfait de flottement et de communion. Puis reprenant leurs esprits, c’est l’acclamation. Toute la salle était débout pour applaudir chaleureusement celle et celui qui leur avaient offerts un moment de pur magie. Paula et Diego saluèrent le public très touchés par cette ovation. Puis le moment de quitter la scène et cet instant de grâce arriva et César revint alors sur le devant de la scène pour la dernière fois de la soirée.
César : Mais quelle soirée! J’espère que nos chers auditeurs ont ressentis comme nous tous ici toute cette émotion quand à la fabuleuse prestation de ces deux grands artistes. Merci à tous d’avoir répondu présent ce soir. La cause est importante et c’est pourquoi je vous demande un tonnerre d’applaudissement pour Mlle Lola Ariste créatrice de l’association "un enfant, une école, un avenir".
Le public debout applaudissait Lola avec beaucoup de ferveur. Tout ses amis étaient fiers et émus pour leur amie. Elle était la fille la plus combative qu’ils connaissaient. Toujours debout contre les injustices, elle avait un cœur énorme. Et c’est avec beaucoup d’émotion qu’elle prit le micro et s’adressa au public.
Lola : Merci à vous tous ici présent, merci à tout ceux qui envoient leurs dons depuis plus d’un mois maintenant. À mon arrivée sur les terres africaines, j’ai été meurtrie. On entend tous parler des problèmes de pauvreté, de malnutrition, du manque d’éducation mais le voir de mes propres yeux m’a complètement retournée. J’ai décidé de m’investir, je suis devenue enseignante au Kenya. Cependant, un problème m’a tout de suite frappé. Certains de mes élèves devaient parcourir de longues distances à pied pour pouvoir venir à l’école et ma classe comptait plus de 60 élèves. Il y a un manque cruel de moyens et les politiques ne s’intéressent guère à l’éducation. Savez-vous qu’en Afrique Subsaharienne, plusieurs millions d’enfants sont non scolarisés? Le problème est grand et mon envie de faire quelque chose l’est tout autant. Soyez-en convaincus.
César : Lola, merci pour ton engagement. Beaucoup d’actions ont été mises en place afin de recueillir le plus d’argent possible. C’est donc avec plaisir que je te remets ce chèque d’un montant de 118 975 euros.
Lola (prenant le chèque) : Je vous remercie vraiment tous autant que vous êtes de m’avoir soutenue pour cette cause importante qu‘est le droit à l‘éducation pour tout les enfants. C’est une très belle somme, vraiment je ne m‘attendais pas à autant. Merci également à tout mes amis qui ont organisés et participés à cette soirée. Merci aux bénévoles, intermittents du spectacle, et aux divers professionnels qui se sont alliés à notre cause. Et enfin, un grand merci spécialement à Jules pour son soutien inconditionnel. Voilà, je suis très émue et le combat ne fait que commencer.
C’est alors sous un raz de marée d’applaudissements que Lola s’en alla vers les coulisses.
La soirée avait été un franc succès. La salle se vida jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne. Notre bande se retrouva seule dans cette grande salle. Jules avait demandé aux filles d’éloigner Lola de la scène, il lui préparait quelque chose de très spécial.
Lola : Joy, çà fait un quart d’heure qu’on cherche ton bracelet dans la loge de Paula. Tu es sûre qu’il est ici?
Joy (râlant) : Ne me dis pas que tu me prends pour une menteuse Lola.
Lola : Mais non, bien sur que non mais tu aurais pu le perdre ailleurs, on en sait rien.
Paula (mentant) : Non, elle l’avait à son poignet quand on est arrivé dans la loge.
Ruth (confirmant le mensonge) : Je l’ai vu aussi, c’est vrai.
Alma : Je crois qu’on devrait regarder en dessous de ce meuble.
Pendant ce temps, Jules préparait sa surprise avec l’aide des garçons et des enfants.
Jules : Je crois que tout est prêt maintenant.
Fred (ému) : Ah! J’en reviens pas de ce que tu t’apprêtes à faire.
César (souriant) : C’est beau l’amour.
Greg (à Isaac Jr) : Non Isaac Jr! Ne souffle pas sur les bougies.
Diego (rigolant) : Bon c’est pas grave, je les rallume de suite.
Isaac Jr : Gâteau, où papa?
Greg (rigolant) : C’est pas un anniversaire mon chéri, les bougies c’est pour faire beau, pas pour mettre sur un gâteau.
Isaac Jr (triste) : Pas gâteau!
Fred (s’approchant) : Tiens mon p’tit Isaac, un bonbon. Je sais que tu les aimes beaucoup ceux là.
Isaac Jr (mangeant le bonbon) : Humm! Bon bonbon!
Sofia (ne tenant plus en place) : Tonton! Tonton! Je peux aller chercher tata Lola maintenant.
Jules (souriant) : Oui, vas-y.
David : Ma fille tu tiens ta langue, pas un mot.
Sofia (rigolant) : Mais oui papa, promis.
Du côté des filles. Joy, Ruth, Paula, Alma et Lola étaient toutes les cinq accroupis par terre depuis de longues minutes maintenant. Lola n’en pouvant plus se leva d’un coup.
Lola : Bon qu’est-ce qui se passe?
Paula (l‘air de rien) : Quoi, qu’est-ce qui se passe? On cherche la bague de Joy.
Lola : La bague? Non mais vous plaisantez, je croyais que c’était un bracelet.
Ruth : Euh… oui en fait, c’est le bracelet et la bague qu’on cherche.
Lola (agacée) : Vous vous foutez de moi là, c’est pas possible autrement.
Alma : Mais non pas du tout, je t’assure qu’on cherche les deux. Joy l’a dit tout à l’heure, t’as pas du bien entendre c’est tout.
Sofia (arrivant en courant) : Tata Lola, vite! Viens avec moi s’il te plaît.
Joy (criant) : Ah! Mon bracelet et ma bague sont là, ils étaient dans ma poche. Là j’avoue qu’on pouvait toujours chercher, on aurait pas trouvé.
Lola : Bon ma Sofia je te suis parce que je sais pas ce qui se passe ici mais elles me prennent pour une andouille.
Joy, Ruth, Paula et Alma se regardaient puis n’en pouvant plus, elles finissaient par éclater de rire. Lola était encore plus agacée à cette vue. Toutefois toutes les filles avaient fini par sortir de la loge de Paula afin de se diriger vers la salle de spectacle.
Enfin arrivé dans la salle de spectacle, Lola n’en croyait pas ses yeux. Le podium était éclairé par des dizaines de bougies, de nombreuses fleurs étaient disposées de part et d’autre et sur un grand écran défilé des photos d‘elle et Jules. Ce dernier l’attendait au milieu de la scène. Les filles ramenèrent Lola devant lui, Jules lui pris alors sa main.
Jules (souriant) : Lola ma chérie, tu ne peux savoir à quel point je suis heureux de t’avoir trouvé. Tu es une femme exceptionnelle. Être à tes côtés c’est comme vivre un rêve éveillé. Derrière moi, sur cet écran, c’est nous, notre vie, notre amour. Bien sur, il y a eut ce long passage à vide où la vie nous a mis sur des chemins différents mais c’était pour mieux se retrouver. On nous a mis à l’épreuve et pour finir notre amour en est sortit encore plus grand.
Lola (une larme coulant sur sa joue) : Oh! que oui.
Jules (le cœur palpitant) : Lola, tu es celle qu’il me faut. Celle qui dans le fond d’un regard, en silence comprend mes joies et mes peines. Celle qui fait que le matin je me lève pressé de vivre ma journée car je sais que tu seras à mes côtés. Tu es celle pour qui je m’efforce d’être l’homme que tu mérites car grâce à toi, j‘ai ressenti enfin ce qu'était l'amour. Tu sais ce véritable amour qui fait que sans l’autre, on ne se sent pas complet. Lola, ma chérie…
Jules s’agenouilla et sortit alors une petite boîte de sa poche.
Lola (stupéfaite) : Oh mon dieu!
Lola était totalement déconnectée de la réalité. Son cœur battait la chamade. Elle sentait le feu consumé ses joues, tout ses membres se mirent à trembler. Des étoiles brillées dans ses yeux et des perles de larmes coulées sur ses joues.
Jules finit par ouvrir la petite boîte laissant apparaître ainsi une sublime bague.
Jules (ému) : Lola, ma chérie, tu es la femme de ma vie. Et aujourd'hui, devant tout nos amis, je me dois de te poser la question la plus importante de toute ma vie. Lola, mon amour, me ferais-tu la joie et l’honneur de devenir ma femme?
Lola (en pleurs et souriant) : Oui! Oh oui! Je veux être ta femme.
Lola se jeta dans les bras de Jules. Tout les deux enlacés, dont les cœurs battaient à l’unisson, partager un de ces moments suspendu hors du temps. Puis Jules regarda Lola droit dans les yeux, d’un geste suave il caressa la joue de sa bien aimée. La regardant amoureusement, sa main se déplaça derrière sa nuque. Et dans un "je t’aime" soufflé au bord des larmes, il l’embrassa passionnément. Tout le monde visiblement très émus applaudissaient les deux amoureux. Les garçons sifflaient et les filles pleuraient. Puis chacun leur tour, notre bande d’amis allaient les féliciter.
Jules et Lola étaient sur un nuage dont ils n’étaient visiblement pas près de redescendre. S’en suit, une véritable agitation, tout le monde débordait de joie, la bonne humeur était ainsi de mise.
Sofia (criant) : Vive les mariés!
David (rigolant) : Non ma puce, ils ne sont pas mariés mais ils le seront bientôt.
Sofia : Et vous mes papas, c’est pour quand?
Fred : Oula! ma chérie, sujet tabou. Alors, pour répondre à ta question, je te dirai quand ton papa David arrêtera de penser que le mariage n’est qu’un bout de papier.
David : Bah! Autant dire jamais alors.
Fred (souriant) : Ne jamais dire jamais, c’est une règle d’or mon chéri.
David : Ah! Ma Sofia, je te jure. Moi qui pensait en avoir finit avec ce sujet, il faut que tu lui remets l’idée en tête.
Sofia (haussant les épaules) : Bah quoi! C’est une bonne idée.
Joy (arrivant avec Diego) : Qu’est-ce qui est une bonne idée?
Sofia : Que mes papas se…
David (la coupant) : Non, rien du tout. Sofia pourquoi t’irais pas jouer un peu avec Isaac Jr?
Sofia (souriant) : J’y vais mais je te préviens, je vais insisté.
Fred (se tournant vers David) : T’inquiète pas je lui expliquerai plus tard que çà ne va pas se faire.
David : Merci Fred.
Fred (souriant) : Pour l’instant.
David (rigolant) : Oh! Toi, tu vas pas lâcher l’affaire.
Joy (ne comprenant rien) : Quelle affaire? Mais de quoi vous parlez? Tu comprends quelque chose Diego?
Diego (souriant) : Absolument rien.
Fred : Vous inquiétez pas, il n’y a rien à comprendre. Alors, vous deux comment avez-vous trouvé la soirée?
Joy : Fabuleuse. Et puis cette nouvelle, ce mariage, c’est génial.
Alma (arrivant) : Dis Joy, tu m’as pas encore passé le numéro de Roman.
David (surpris) : Roman?
Joy (souriant) : Faites pas attention! Nous aussi on a nos p’tits secrets. N’est-ce pas Alma?
Alma : Exactement.
Diego : Au fait, vous avez vu Ruth et César?
Fred : Ah! Bah les voilà qui arrivent. Alors les amoureux, j’ai entendu dire qu’il y avait de bonnes nouvelles de votre côté?
Ruth (souriant) : Oui, on va vivre ensemble.
Joy (prenant Ruth dans ses bras) : Oh! Mais c’est génial ma Ruth. Je vous souhaite beaucoup de bonheur dans votre chez vous.
César : Et il y en aura, d’ailleurs dés ce soir j’embarque ma chérie avec moi.
David (souriant) : Ah, pressé à ce que je vois.
Greg (arrivant) : Alors comme çà David, tu ne veux pas te marier avec mon cousin?
David : Sofia?
Greg (rigolant) : Bah oui, Sofia! Elle nous a bien fait rire avec Paula.
Paula (arrivant à son tour) : On parle de moi, j’espère en bien.
Fred : Pas du tout, on disait qu’on en pouvait plus de toi.
Paula : Très drôle Fred! Allez, regarde un peu par là, ta fille apprend à danser à Isaac jr.
Ruth : Oh! Ils sont adorables, çà mérite d’être filmer çà.
César : Oui, en plus avec nos fiancés à côté qui ne se quittent plus. D’ailleurs, c’est une danse à rallonge qu’ils nous font là.
Il est vrai que Jules et Lola, dans les bras l’un de l’autre dansaient depuis un long moment. Ils étaient dans leur bulle et profiter de ce moment pleinement.
Jules (souriant) : Regarde les tous, çà fait plaisir à voir.
Lola (émue) : Ah! Qu’est-ce qu’ils vont tous me manquer! Mais bon, notre mariage sera l’occasion de tous nous revoir.
Jules (l’embrassant tendrement) : J’aime t’entendre dire "notre mariage".
Tout comme elle avait commencée, la soirée se terminait de la meilleure façon possible. Pour Jules et Lola, il ne faisait aucun doute qu’ils venaient de vivre la soirée de leurs vies.