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Série : Fisica o Quimica
Création : 13.06.2011 à 18h45
Auteur : stephy
Statut : Terminée
« Jalousies, rivalités, tensions mais également amours et amitiés sont au centre de la vie des élèves du Zurbaran. Chaque paragraphes sera du point de vue d’un des personnages. » stephy
Cette fanfic compte déjà 63 paragraphes
Ce samedi allait être une journée très marquante pour tout le monde. Que ce soit en bien ou en mal, c’est un jour particulier qui pourtant débuta tout à fait normalement.
Fred :
«Aujourd’hui j’avais décidé d’inviter Joy et Jules à déjeuner chez moi. Dernièrement, j‘ai passé beaucoup moins de temps avec eux et même si on était tout les trois d‘accord pour çà et bien je ne peux m'empêcher de m'en vouloir un peu. Le déjeuner c’était assez bien passé. Bon! les petites réflexions fusaient toujours de part et d’autre mais j’étais habitué. On était tranquillement installés dans le canapé, je m’étais quand même mis par précaution entre Jules et Joy, on ne sait jamais ce qui pourrait se passer entre eux.»
Fred : Bon les amis, on fait quoi cette après-midi?
Jules : Je pars après t’as oublié?
Fred : Ah! Oui, ta mère rentre de son voyage. Bon, bah ma chérie on va rester en amoureux tout les deux.
Joy : Je suis désolé Fred mais je ne vais pas pouvoir rester non plus.
Fred (souriant) : Un rendez vous galant?
Jules : Le pauvre je le plains alors.
Joy : Mais arrête toi! Pour tout vous dire, je vais voir Berto.
«Alors là, elle me surprenait grandement. Je la poussais souvent à aller voir son frère sans grande réussite.»
Jules : C’est bien que tu vas le voir en prison.
Fred : Attend! Mais t’es au courant pour Berto?
Joy : Oui, il le sait je lui ai dit.
Fred : Tu lui as dit? À lui? À Jules?
Jules : Et alors, je vois pas pourquoi t’es tout choqué?
Fred : Certainement parce qu’elle ne se confie qu’à moi et là le fait qu’elle te le dit c’est pas normal, vu vos relations je comprends pas.
Joy : Je lui ai dit dans un moment de faiblesse mais va pas croire qu’il est mon confident alors là hors de question.
Jules : Parce que tu crois que çà m’amuserait de t’entendre te plaindre sur ta p’tite vie à longueur de journée.
Joy : On est d’accord alors!
Jules : Mais parfaitement d’accord.
Fred : Joy, je suis désolé.
Joy : Bah pourquoi?
Fred : Pour que tu vas te confier à Jules c’est vraiment que je n’étais pas là pour toi.
Joy (souriant) : C’est pas grave, ne t’inquiètes pas et puis t’as remarqué je ne t’ai pas fait une seule réflexion.
Jules : Grâce à qui?
Joy (râlant) : Oui à toi c’est bon.
«J’ai vraiment dû louper un grand épisode entre les deux mais bon passons car de toute évidence çà n’avait pas changer grand chose à leur relation.»
Joy : Bon, je vais y aller.
«Elle se leva, puis me chuchota à l’oreille.»
Joy : Un de ces quatre, il faudra que tu me parles de ce qui se passe avec ce David.
Fred : Je le sais déjà pas moi-même mais promis je te tiens au courant s’il y a du neuf.
«Elle s’en alla puis quelques minutes plus tard, je m’aperçus qu’elle avait oublié son portable. Quelle tête en l’air! Jules qui devait partir me proposa alors de la rattraper pour le lui rendre. Moi qui penser leur manquer et bien je me retrouvais tout seul chez moi un samedi après midi. Et c'est au moment où je pensais çà, qu’on sonna à ma porte, j'allais ouvrir et découvrit alors avec étonnement David!»
Ruth :
«Mais qu’est-ce qu’il fait? Il devrait déjà être là depuis un bon moment. J’arrive pas à croire que je suis obligée d’attendre César auprès de Paula. Je ne savais même pas qu’elle serait avec nous aujourd’hui, il va m’entendre César quand il va arrivé. Pourtant depuis quelques temps avec Paula on s’ignorait complètement. Bizarrement, elle avait arrêté de me lancer des piques, j’avais donc décidé d’en faire de même. Mais là, elle commençait sérieusement à m’agacer.»
Ruth : Tu peux arrêter de taper du pied, c’est énervant à la fin!
Paula : Mais il est chiant d’être en retard comme çà, j’aime pas attendre.
Ruth : Moi non plus mais je sais me tenir quand même.
Paula : Dis tout de suite que je suis mal élevée.
Ruth : C’est toi qui le dit, pas moi.
Paula : Ruth commence pas sur ce terrain.
Ruth : Et qu’est-ce que tu vas faire?
Paula : Rien! C’est bon, je lâche l’affaire.
«Qu’est-ce qui lui prend? C’est bizarre qu’elle ne répond plus à mes provocations. Je vais aller plus loin pour voir si elle va réagir.»
Ruth : Ton frère va bien?
Paula : En quoi çà te regarde?
Ruth : Mais je l’aimais bien ton frère, il était plus sympa que toi. À croire qu’il était le seul à avoir hérité du gène de la gentillesse dans la famille.
Paula : Ruth! Je sais très bien où tu veux en venir en parlant de mon frère mais je ne m’énerverai pas, je respecte mon deal.
«Son deal? Mais qu’est-ce qu’elle raconte?»
Ruth : Explique moi pour que je comprenne mieux.
Paula : Non, j’ai pas envie de parler de çà. Bon là, je vais appeler César pour savoir ce qui le retient autant.
«Elle s’éloigna pour l’appeler, elle ne voulait pas que j’écoute leurs conversations, je trouvais çà complètement débile. Puis là, je l’observais et j’avais l’impression qu’il se passait quelque chose de pas clair. Je m’approchais d’elle.»
Paula : «Bon je comprends rien de ce que vous me dîtes… Vous venez de trouver le portable… oui!… mais… Comment çà on va a dit qu’il y a eut un accident?… Bon, vous croyez que c’est mon ami ou vous en êtes sur?… En gros, vous ne savez rien du tout!… Mais non, je ne m’énerve pas!… Bon, écoutez je vais raccroché et j’irai voir à l'hôpital, on ne sait jamais.»
«Je commençais à paniquer en ayant entendu cette conversation téléphonique.»
Ruth : Paula, ne me dit pas que César a eut un accident?
Paula : Ne panique pas Ruth! On en sait rien mais j’avoue qu’il serait plus prudent qu’on aille vérifier. D’autant plus qu’il devrait être avec nous depuis un bon p’tit moment et qu’un homme a trouvé son portable au sol à l’endroit où il y a eut un accident peu avant.
Ruth : Mais c’est pas possible Paula, non je n’y crois pas!
Paula : Tu veux que je vais voir toute seule et que je te tiens au courant?
Ruth : Non, je viens avec toi.
Paula : L’hôpital le plus proche est à cinq minutes d’ici, on attend le bus ou pas?
«Sans lui répondre je me mettais alors à courir sans faire attention si Paula me suivait. Il fallait que je sache au plus vite ce qu'il se passait, çà en était vital.»
Joy :
«Berto, je ne pensais qu’à lui et j’étais vraiment pressée de le voir. Mon esprit s’évadait au loin, j’imaginais la surprise que çà allait être quand il me verrait. Je lui écris, beaucoup même. Parfois j’ai le bonheur d’entendre sa voix au téléphone mais je n’ai jamais réussi à franchir le pas d’aller le voir dans ce terrible endroit, dans cette prison. Et mon frère est un vrai amour parce qu’il ne me l’a jamais reproché. Je marchais maintenant depuis de longues minutes puis là je m’arrêtais. Mais qu’est-ce qui m’a pris de rêvasser comme çà? J’étais complètement perdue, ajouter à cela que j’étais dans une petite ruelle totalement déserte. Une rue très sombre qui était tout sauf accueillante, j’accélérais le pas, sans pouvoir me l’expliquer mon cœur s’emballa. J’avais un mauvais pressentiment, le silence autour de moi me pesait. Puis, là il fut brisé d’une manière brutale. En un instant furtif, je me retrouvais plaquer contre un mur, le couteau sous la gorge et avec la main horrible de cet homme sur ma bouche. J’étais terrorisée, complètement morte de peur. Tout les membres de mon corps tremblés, la situation était surréaliste, indéfinissable. Le temps était suspendu en même temps que ma vie qui était alors entre les mains du bon vouloir de mon agresseur.»
L’agresseur : Je vais retiré ma main et tu ne vas pas crié. De toute façon, il n’y a personne alors je serai toi, je ne ferai pas cette erreur.
«Il retirait alors sa main puis se saisit de mon sac à main et en sortit alors mon porte monnaie.»
L’agresseur : Trente euros! Tu n’as que çà?
Joy : Je… je…
L’agresseur : Tes bijoux, donne les moi!
«Des larmes coulaient sur mon visage, je tremblais tellement qu’il m’était difficile d’enlever mon collier. C’est alors, qu’il pointa son couteau à nouveau en ma direction. À présent, je pouvais sentir la lame parcourir mon visage. Je paniquais encore plus, il m’arracha alors mon collier avec une violence sans nom. Puis il s’amusa alors à glisser son couteau le long de mon cou.»
L’agresseur : Tu crois que la vie est belle? Non ma jolie, la vie est une grosse merde! Je te rendrai surement un très grand service en te la retirant. Tu sais la vie ne tient qu’à un fil, en une fraction de seconde, je pourrai te trancher la gorge. Et ta minable petite existence serait alors terminée.
Joy (en pleurs) : Laissez moi partir, je vous en prie.
«Il se mit à rire, il aimait me torturer. Je remarquais des balafres sur son visage, il était vraiment répugnant à voir. Son regard me pétrifiait, je ne sais comment me l’expliquer mais ses yeux étaient empreint d’une folie immonde. Il était grand et très musclé, il arrivait sans effort à ce que je ne puisse faire aucun mouvement pour me dégager de son emprise. Ses cheveux étaient sales et il dégageait une odeur irrespirable. Son couteau se baladant toujours sur ma peau, je fermais les yeux ne supportant plus cette vue. Je me résignais à vivre mes dernières minutes de façon effroyable. Il m'enlèvera la vie, me tranchant surement la gorge et çà en serait fini!»
Jules :
«Mais elle est où bordel? J’ai pas que çà à faire de lui courir après. Bon, je vais me renseigné.»
Jules : Excusez moi madame, vous n’auriez pas vu une jeune fille de mon âge, brune… Oh! Mais attendez, j’ai son portable!… Voici sa photo!… Alors?
La dame : Désolé! Non, je ne l’ai pas vu.
«Après avoir interroger plusieurs personnes, j’étais prêt à lâcher l’affaire. Tant pis pour son portable, elle le récupéra demain et puis voilà. Toutefois, j’allais quand même demander pour la dernière fois à cet homme là bas. Je lui faisais montrer la photo.»
L’homme : Oui, je l’ai vu il y a dix minutes environ. Je me rappelle d’elle parce qu’elle était dans la lune, je l’ai bousculé sans faire exprès et elle n’a même pas réagit.
Jules : C’était où?
L’homme : Vous avez un papier et un stylo? Je vais vous indiquer le chemin.
«Armé de mon plan à la main, je partais à la recherche de Joy. Elle était dans la lune qu’il a dit, à tout les coups, elle devait penser à son frère qu’elle allait voir en prison. J’espère que je vais la trouver au plus vite parce que ma mère va me tuer si elle ne me voit pas à la maison quand elle rentrera de son voyage. Si d'ici quelques minutes, je ne la vois pas et bien c'est pas grave, je rentrerai chez moi.»
David :
«Je suis chez Fred depuis plusieurs minutes maintenant. Quand j’ai reçu un texto de Jules me prévenant que Fred était seul chez lui et bien je n’ai pas hésité une seule seconde et suis venu aussi vite que j’ai pu. On est tranquillement installés dans le canapé à mater un film. Ne me demandez pas ce que c’est parce que je n’y ais absolument pas prêter attention. Je suis plus occupé à dévisager Fred. Parfois il tourne la tête pour me regarder et quand je croise son regard, je fonds littéralement.»
Fred : En tout cas c’est sympa d’être passer, çà me fait plaisir. Tu veux quelque chose à grignoter? À boire peut être?
David : Non merci, rien çà ira!
«J’arrive pas à croire que je suis à côté du mec qui me fait tourner la tête depuis plusieurs semaines sans personne autour de nous. On est jamais seuls, au lycée on est toujours entourés. Quand on fait des sorties c’est souvent en groupe. La seule fois où j’ai pris mon courage à deux mains pour lui proposer une sortie rien qu’à deux, on s’est retrouvés accompagner par ses meilleurs amis. Là, il est prés de moi, et mon cœur s’emballe à chaque regard qu’il me lance, à chaque mot qu’il m’adresse. Je suis accroc, s’il savait à quel point!»
Fred : David!
David : Oui.
Fred : T’es bien silencieux depuis tout à l’heure, tout va comme tu veux?
David : Oui, c’est juste que le film m’intéresse.
Fred (souriant) : Pourtant, tu ne regardes pas souvent en direction de la télévision.
«Il m’avait donc bien repéré. Faut dire que la discrétion et moi çà fait deux. Je souriais quelque peu gêné de mettre fait prendre en faute.»
Fred : David, on devrait peut être arrêter ce petit jeu du chat et de la souris, non?
«Il me fait rire parce qu’en y repensant, depuis quelques temps on est rentré dans un jeu de séduction. Tout y passe, les échanges de regards, les jeux de mains franchement pas innocents, les attentions particulières qu’on se porte l’un à l’autre. Pourtant, j’aime ses instants, les moments où on s’apprivoise, où on cherche à savoir ce que peut bien penser l’autre, où le moindre petit geste équivoque te serre le cœur et déclenche immédiatement un sourire béat sur ton visage. Mais il a raison, çà doit finir ce petit jeu parce qu’on arrive au moment où cela devient impossible de ne pas aller plus loin tant le désir et l’envie d’être ensemble atteint son paroxysme.»
David : Je suis complètement d’accord! Et je sais comment passer à l’étape supérieure!
Fred : Je t’écoute avec impatience alors.
David : Pas besoin d’écouter pour çà!
«Je le regardais en souriant. Le moment de vérité arrive David! Sa bouche est un véritable appel à la luxure pour moi et j’ai l’impression que son regard transperce mon âme tellement il est intense. Là, c’est trop, je sens que je vais cédé à mes pulsions. Je mis alors ma main sur l’une de ses joues, je plongeais à nouveau mon regard dans le sien, nos deux visages se rapprochèrent et mes lèvres épousèrent les siennes avec délectation. D’ailleurs j’aime ses lèvres, elles sont très douces, ce baiser fut tellement exquis que quand il s’achève, j’en redemande encore plus.»
? : Je dérange?
«Je sursautais à ce moment là, je ne m’attendais absolument pas à ce que quelqu’un entre.»
Fred : Euh! Maman… Mais t’es déjà là?
Carmen : Depuis quand mon fils embrasse des garçons?
«C’est pas vrai, sa mère n’est pas au courant. Il y a-t-il un trou quelque part pour que je m’y engouffre!»
Fred : Très drôle maman.
Carmen : Bon, tu me présentes?
«Ouf! Elle plaisante. Sa mère ne devait pas se rendre compte de la peur qu’elle venait de me faire subir mais elle ne manquait pas d’humour et çà j’aime beaucoup.»
Fred : Et bien maman, je te présente David.
Carmen : Ah! C’est donc toi le fameux David, j’ai beaucoup entendu parler de toi.
«Fred rougissait légèrement et moi je trouvais çà très craquant. Je le regardais alors en souriant, sourire qu’il me rendit aussitôt. Je suis aux anges!»
Carmen : Tu restes manger avec nous ce soir?
David : Je ne voudrai pas déranger.
Carmen : Mais non sinon je ne te le proposerai pas.
Fred : Te sens pas obligé d’accepter.
David : Non, non je vais rester avec plaisir.
Carmen : Fred! Tu peux monter dans ta chambre si vous avez besoin d’intimité.
Fred : Maman!
Carmen : Je dis çà pour toi, moi à ton âge je détestais que ma mère soit constamment sur mon dos quand ton père venait me voir.
Fred : Bon on va monté alors. Tu me suis?
David (souriant) : Oui bien sur et merci madame pour l’invitation.
Carmen : Et poli en plus, je sens qu’on va bien s’entendre tout les deux.
«Elle est géniale sa mère et là je partageais entièrement son avis, on s’entendrait bien. Je n’avais aucun doute à ce sujet.»
Paula :
«Pourquoi c’est si long? J’en reviens pas du monde qui arrive depuis tout à l’heure, j’ai l’impression de me retrouver propulsée dans un monde nouveau. Un monde où j’entends constamment les sirènes des pompiers, les pleurs des personnes qui nous entourent et la désagréable sensation que la mort rode autour de nous. Autant de malheur autour de moi me donne envie de fuir. Mais je reste pour César, je suis certaine qu’il va bien du moins j’essaie de m’en convaincre. Ruth est muette, je ne l’ai jamais vu dans un état pareil. Elle se ronge les ongles, et je vois dans son regard de la panique. Elle est aux bord des larmes que je me sens obligée de lui demander si elle tient le coup. Elle ne me répond pas. Greg arrive et accoure dans ma direction.»
Greg : Il est où César? Il va bien?
Paula : On en sait rien, on nous a dit de patienter. Ils sont complètement débordé, il y a eut un bus scolaire accidenté. On sait qu’il est ici, il est bien noté dans le registre des arrivées mais avec tout le monde présent, il leur est difficile de nous en dire plus.
Greg : Vous ne savez donc rien mis à part qu’il est bien dans cet hôpital?
Paula : Oui, on attend depuis une demi-heure maintenant mais t’as vu tout ce monde! Je crois qu’on est vraiment dans un mauvais jour. J’en reviens pas d’assister à tout çà.
Greg : Je vais pas attendre, je vais essayé de trouver quelqu’un pour me renseigner. Reste avec Ruth, elle n’a pas l’air bien.
«Une fois Greg parti, je me rasseyais auprès de Ruth.»
Paula : Çà va aller Ruth! Je suis certaine que ce n’est pas grave.
Ruth : Qu’est-ce que t’en sais? La dernière fois que je suis venue ici, mes parents sont morts.
«Mais merde alors! Je n’avais même pas penser à çà. Ses parents étaient décédés dans un accident de voiture, et là elle se retrouve au même endroit, dans la même salle d’attente. La scène se rejouer sauf qu’il s’agissait maintenant de son petit ami.»
Paula : Non Ruth, on ne va pas paniqué. On garde espoir, on ne sait pas ce qu’il a mais je suis certaine que si c’était grave, on nous l’aurait déjà dit.
Ruth : Je ne peux pas revivre çà Paula, je ne tiendrai jamais le coup.
Paula : T’as pas le droit de baisser les bras Ruth.
Ruth : Je crois surtout que je n’ai pas le droit d’être heureuse, on m’enlève toujours les personnes les plus importantes de ma vie.
Paula : Ruth, arrête! César n’est pas mort à ce que je sache alors s’il te plait cesse de dire des conneries.
Ruth : Ma mère est décédée sur le coup mais mon père a survécu quelques heures de plus. On m’a dit exactement comme toi, que je devais garder espoir et on a vu le résultat.
«Et si elle avait raison? Et si je ne voulais pas voir ce qui pourrait se produire? Non! Ce n’est pas grave, je le sais, je le sens! César est fort, oui je sais ce n’est pas un surhomme mais çà va aller, il ne peut en être autrement. Je posais alors ma main sur celle de Ruth.»
Paula : Ruth! On va garder espoir parce que c’est la seule chose qui nous permettra de tenir le coup. Je t’interdis, tu entends? Je t’interdis de penser au pire.
Ruth : Je l’aime Paula. Tu ne peux pas savoir à quel point je l’aime!
Paula : Et tu lui diras après, j’en suis certaine.
«Ruth craqua complètement, elle pleurait maintenant à chaudes larmes. Je ne sais comment l’expliquer mais je la voyais de manière totalement différente. Elle n’était plus la Ruth sûre d’elle qui m’agaçait. Elle était fragile, elle était touchante, elle était la fille que César me décrivait et dont je refusais effrontément de la voir comme çà. Depuis tout à l’heure j’essayais tant bien que mal de ne pas craquer. Mais là, c’était trop, je la pris alors dans mes bras et me laissa submerger par l’émotion. À ce moment là, la voix de Greg mit fin à ce moment qui pour le coup était vraiment surréaliste.»
Greg : Regardez qui je vous amène?
Paula et Ruth : César!
«Avec Ruth, on fonça sur lui. Il était là, le bras cassé, avec quelques égratignures au visage. Mon cœur se soulevait de bonheur à cette vue, non pas que je m’en fichais qu’il était blessé mais il était là, en vie. On devait le serrer tellement fort avec Ruth, qu’il cria de douleur.»
César : Aïe les filles! Pas si fort.
Ruth (l'embrassant) : Je t’aime, j’ai eu si peur!
Paula : Mais qu’est-ce qui t’es arrivé?
Greg : Il a joué les héros en sauvant une petite fille qui allait se faire renversé. Notre César mérite une médaille.
César (gêné) : J’ai pas voulu jouer les héros, j’ai vu cette petite fille et la voiture qui arrivait droit sur elle, j’ai pas réfléchi et j’ai foncé.
Ruth : C’est un beau geste mais ne me refais plus un coup pareil! J’étais morte de peur.
César : N’empêche çà m’a quand même permis d’assister à une scène franchement inimaginable pour moi. Et oui! Vous voir enlacez toutes les deux, je n’aurai jamais cru voir çà de ma vie. Si j’avais su qu’il fallait me casser le bras pour çà et bien je l’aurai fait plus tôt.
Ruth et Paula : Idiot!
«On finissait tous par rire aux éclats. Puis là, Ruth me regarda et me remercia pour avoir été là près d’elle, je lui répondais par un sourire. On venait vraiment de partager elle et moi un de ces moments tellement fort émotionnellement que nos disputes paraissaient être à des années lumières.»
Joy :
«Je ne veux pas mourir! Pas maintenant, pas comme çà! Depuis de longues minutes, il s’amuse à me faire peur, me disant que me retirer la vie serait pour lui un jeu d’enfant. Je ne comprends pas pourquoi çà l’amuse autant de voir ma détresse et pourquoi il laisse traîner en longueur cet instant abominable. Mais qu’il s’en va! Qu’il me laisse! Je veux qu’il parte! Mais il reste à mes côtés, écoutant ma respiration haletante et mes sanglots, regardant la panique dans mes yeux et les frissons qui parcourent mon corps. Parfois il s’éloigne de moi mais pas assez pour que je m’en aille, je le vois tourner en rond, parlant de vengeance et de prix à payer. Il est complètement fou, oui c’est un fou dangereux! Torturer les gens lui procure un plaisir ignoble, ce type devrait être enfermer. Quand il revient vers moi c’est pour mieux recommencer son cirque et me menacer de son couteau. Je ne crois plus en ma vie, c’est donc çà sentir la mort imminente! Je fermais à nouveau les yeux ne pouvant plus faire face à cette vision d‘horreur. Soudain, j’entendis un hurlement de douleur qui me sortit alors de ma torpeur. Quelqu’un m’ordonnait de courir aussi vite que je pouvais. Sa voix, je la connais, j’ouvrais les yeux, oui c’était bien lui, c’était Jules.»
Jules (hurlant) : Joy! Joy! Mais merde, cours! Il ne va pas rester à terre longtemps.
«Mon agresseur était au sol, Jules venait de le frapper avec un bout de bois qu‘il avait dû trouvé au sol. Le choc était grand à cette vue surtout que je le voyais se relever lentement. Jules me saisit alors par la main et m’emmena avec lui dans une course effrénée. Je ne pensais plus à rien, juste à courir. Puis au bout de quelques instants, Jules commença à ralentir notre cadence pour finalement s’arrêter complètement. Il prit mon visage entre ses mains et me parla d'une voix essoufflée et empreinte d'inquiétude.»
Jules : Joy, tu vas bien? Réponds- moi Joy!
«Mes jambes me lâchaient complètement à ce moment là. Je m’écroulais sous le poids de la pression insoutenable qui avait été mis sur mes épaules. Jules paniquait complètement.»
Jules : Joy! Mon dieu! Qu’est-ce que je dois faire?
Joy : Emmène moi chez moi.
«Il m’aida alors à me relever, je m’appuyais alors contre lui et nous marchions alors dans un silence écrasant. Il devait être également sous le choc. J‘étais dans un état second, je peinais à réaliser ce qui venait de se produire et pourtant je pouvais encore sentir la lame de ce couteau qui parcourait ma peau.»
Jules :
«Je viens d’appeler Fred, il ne va pas tardé à arriver. La mère de Joy n’est pas là et pire même, elle reste injoignable. Joy me dit qu’elle rentrera de toute façon demain, elle est en visite chez une de ses amies. J’ai appelé les gendarmes. Ils se sont déplacés au domicile de Joy et on leur a expliqué tout ce qu’il s’était passé. Joy a même pu le décrire avec beaucoup de détails. J’espère qu’ils le retrouveront ce connard! S’il ne faisait pas deux tailles de plus que moi, je m’en serai bien occupé moi-même de celui là. Un des gendarmes a conseillé à Joy une aide psychologique qu’elle a refusé, je ne pense pas que ce soit raisonnable mais c‘est sa décision. Là, je la voyais à bout de force.»
Jules : Va te reposer Joy!
Joy : Non! Je n’ai pas envie.
Jules : Joy, s’il te plait! Regarde toi, tu tiens à peine debout.
Joy : Très bien, je vais y aller.
Jules : C’est plus sage en effet.
Joy (gênée) : Euh! Tu pourrais venir avec moi, s’il te plait?
«Je m’en doutais, elle a peur et ne veut pas rester seule. Je la suivais jusqu’à sa chambre. Je m’allongeais à côté d’elle et lui prit la main. Elle ferma les yeux puis quelques secondes plus tard, les rouvrit de suite.»
Joy : Je peux pas Jules, je le vois.
«Elle se mit à sangloter, je la pris alors dans mes bras.»
Jules : Çà va aller! Je suis là et je ne partirai pas. Je vais rester ici! D’accord?
Joy : Oui!
«Je pris sur sa table de chevet une photo.»
Jules : C’est toi là?
Joy : Oui avec Berto, on était à la plage et il n’arrêtait pas de détruire mes châteaux de sable.
Jules : Ah! Le grand frère qui terrorise sa petite sœur. Classique!
Joy : On se disputait constamment enfant mais au fond on ne savait pas faire l’un sans l’autre.
«Je la faisais parler de son frère pendant de longues minutes afin qu’elle pense à autre chose. Pour finir, elle tomba endormie. Je restais un instant à la regarder puis je me décidais à lui mettre une couverture sur le dos. Quelques minutes plus tard, on sonna à la porte. C’était Fred accompagné par David.»
Fred : Elle est où Jules? Je veux la voir.
Jules : Chut! Elle vient de s’endormir.
Fred : Mais pourquoi elle? Pourquoi?
Jules : Fred calme toi, tu paniques là.
David : Jules a raison, on devrait peut être s’asseoir.
Fred : Mais comment voulez-vous que je ne panique pas? C’est de Joy qu’il s’agit, ma Joy!
Jules : Je sais Fred mais s’il te plait baisse d’un ton, je ne voudrai pas que tu la réveilles.
Fred : Oh! mon dieu, j’arrive toujours pas à y croire.
«David finit par le prendre dans ses bras pendant de longues minutes pour le calmer. Puis il essuya avec beaucoup de tendresse les larmes qui coulaient sur le visage de Fred. Il ne m’en fallait pas plus pour comprendre qu’il s’était passé quelque chose entre eux. On avait décidé de tous rester chez Joy cette nuit, elle allait avoir besoin d’un maximum de soutien à son réveil.»
Ruth :
«Ce samedi a été pour moi une vraie torture. Tout m’est remonté à la surface et je revivais les instants où la peur et l’angoisse avaient fini par devenir un océan de tristesse et de colère à l’annonce de la mort de mes parents. Je n’arrivais pas à dormir, mes pensées étaient embués de souvenirs malheureux. Puis, je me revoyais quelques jours après la mort de mes parents. J’étais une toute autre personne que celle que je suis maintenant, je n’avais plus aucun goût à la vie.»
César : Ruth, tu ne dors pas?
Ruth : Non mais ne t’inquiètes pas et rendors-toi.
«Il me scrutait longuement du regard puis se mis assis dans le lit.»
César : Dis moi ce qui se passe?
Ruth : C’est dur César! Je suis en train de prendre conscience que ma vie aurait pu à nouveau basculé dans l’enfer aujourd’hui.
«Il me caressa le bras.»
César : Je vais bien Ruth, ne t’inquiète pas.
Ruth : Il faut que je te parle de quelque chose César.
César : Quoi donc?
«Je me levais et alla chercher mon journal intime, je cherchais les pages dont je n’avais plus relu une seule ligne depuis maintenant plus de deux ans. Je tendais mon journal à César.»
Ruth : Lis le à voix haute, tu comprendras.
César : «Il faut que tout cela cesse, la douleur me consume à petit feu. J’étouffe dans ce monde que je déteste, il n’est pas fait pour moi. Je suis obsédée par une seule idée, celle de mettre fin à ce cauchemar qui je le sais ne finira jamais si je ne prends pas les devants. J’imagine déjà la mort me chercher, se délectant de ma folie, elle m’aspira vers elle comme un grain de poussière dont le monde ne se souviendra même pas…»
Ruth : Continu!
César : Non je ne peux pas, c’est au dessus de mes forces.
«Pour la première fois de ma vie, je le voyais le regard embué de larmes. Cette partie de ma vie, il ne la connaissait pas. Je m’étais simplement confiée à Clara. Elle m’a sauvé, je lui dis souvent mais c’est vrai. Cette femme, cette deuxième maman pour moi m’a ouvert son cœur pour me laisser y entrer. Jamais je ne l’oublierai, jamais!»
Ruth : C’était avant que Clara m’accueille chez elle. On était pas encore ensemble tout les deux et la vie ne m’intéressait plus. Je la trouvais horrible, me faire souffrir autant à quoi bon la continuer! C’est ce que je pensais à l’époque!
César (choqué) : Tu as tenté de te suicider?
Ruth : Non, je ne l’ai pas fait parce que je n’arrivais pas à franchir le pas pourtant c’est pas l’envie qui me manquer. Puis je suis partie vivre avec Clara, pendant quelques temps mes idées noires étaient toujours là. Et tout a changé le jour où Clara n’en pouvant plus de me voir sombrer dans ma déprime m’a dit qu’elle m’aimait. C’est peut être idiot mais là j’ai pris conscience, que je comptais pour quelqu'un et que je n'étais pas seule.
César : C’est pas idiot Ruth, moi je trouve çà touchant et tu ne peux pas savoir à quel point je me sens reconnaissant envers Clara à l’heure actuelle. Parce que je me rends compte que sans elle, tu ne serais peut être plus là.
Ruth : Je le sais et c’est difficile pour moi de penser à çà. Je suis tellement heureuse avec toi que j’avais mis de côté tout çà et aujourd’hui tout m’est revenu en pleine figure et çà fait mal!
César : Je suis là Ruth, je serai toujours là pour toi. Je ne sais pas pourquoi tu ne t’es pas confiée plus tôt à moi mais sache que je suis prêt à tout entendre aussi difficile que ce soit.
Ruth : Je t’aime plus que tout!
César : Moi aussi ma chérie.
«Je me jetais alors à son cou et je dois dire que ma confession m'a fait énormément de bien. Non pas que j'avais cherché à lui cacher cette partie de mon passé mais je l'avais tout simplement reniée. Aujourd'hui, je me sens idiote d‘avoir été aussi faible à l'époque, j'étais prête à en finir avec la vie et si j'avais eu le cran de le faire, je serai passer à côté de beaucoup de belles choses. Je tressaillis à cette pensée et renforça alors mon étreinte avec César. Contre lui, je me sens la fille la plus heureuse du monde parce que César est devenu la personne la plus importante de ma vie avec Clara.»
Fred :
«Je suis passé cherché Joy ce matin pour aller au lycée, je ne pouvais m’empêcher d’être inquiet pour elle. D’ailleurs, je n’étais pas le seul à avoir eu cette idée puisque Jules était également présent. Je multipliais les questions à Joy, c'était plus fort que moi. Je voulais tellement qu'elle ne souffre pas et j'étais mort de peur à l'idée qu'elle ne s'en remettrait pas.»
Fred : Comment tu vas aujourd’hui?
Joy : Je ne veux pas que tu t’inquiètes pour moi.
Fred : Impossible, tu es ma meilleure amie ce qui fait que je me ferai toujours du souci pour toi.
Joy (les larmes aux yeux) : Je sais Fred mais ce n’est pas ce que je veux!
Jules : Fred, il faut que je te parle.
Fred : Euh! On va pas laisser Joy toute seule quand même.
Joy : Ah! Paula et Greg sont là bas, je vais les voir.
Paula :
«Greg et moi depuis quelques temps, on est sur un petit nuage. Depuis que tout c’est arrangé avec ma mère, la vie nous est plus agréable. Il peut même venir dormir à la maison et çà je dois dire que jamais j’aurai crû çà possible. D’ailleurs, quand j’en parle avec Isaac au téléphone, il hallucine complètement. Ce matin, on est tout les deux dans notre bulle qu’on a même pas entendu Joy arriver.»
Joy : C’est beau l’amour! Je vous dérange peut être?
Paula : Non pas du tout! Comment tu vas?
Joy : Bien!
Greg : T’as pas l’air en forme, je me trompe?
«Je voyais que Joy était gênée par la question de Greg, je me décidais à prendre les choses en main.»
Paula : Tu peux nous laisser entre filles mon cœur!
Greg : Pas de souci, je vais voir César.
César :
«Depuis sa confession, je redouble les attentions envers Ruth. Je crois même que je deviens collant mais il faut à tout prix qu’elle sache que je suis là pour elle et cela en toutes circonstances.»
César : Et si on séchait aujourd’hui?
Ruth (souriant) : Bien sur, Clara sera ravie sans aucun doute.
César : Ah ouais c’est vrai, j’avais complètement oublié Clara.
Ruth : César, je sais ce que tu fais et merci!
César : Mais merci à toi d’être entrer dans ma vie.
Greg (arrivant) : Alors mon pote comment çà va avec ton bras aujourd’hui?
César : T’inquiète pas, je gère mais c’est galère pour les tâches quotidiennes.
Ruth : Mais je prends soin de lui alors tout va bien.
Greg : Oh! le plan infirmière et tout çà, vous ne devez pas vous ennuyez alors.
César : Ruth, je crois qu’on t’appelle.
Ruth : Ah! David, celui là il a intérêt à tout me raconter en détails. Je vais le voir.
Jules :
«Fred ne doit pas s’en rendre compte mais son stress déstabilise complètement Joy. Je me dois de lui expliquer calmement la situation. Parce que hier, quand il est parti et bien moi j’ai très bien vu que Joy est au plus mal et qu’elle le cache. Mais si tout le monde lui rappelle sans cesse ce qui s’est passé, elle ne va jamais reprendre le dessus.»
Jules : Fred, je veux que t’arrêtes d’être toujours derrière Joy. Il faut que tu agis normalement, c’est pas évident pour elle alors fais des efforts.
Fred : Elle ne va pas bien, n’est-ce pas?
Jules : Faut lui laisser du temps et ne pas la brusquer enfin je pense que c’est comme çà qu’il faut s’y prendre.
Fred : Elle te parle à toi? Parce qu’à moi, pas du tout. Elle ne me parle pas de ce qui s’est passé, de ce qu’elle ressent et moi je flippe complètement parce que je n’arrive pas à l’aider.
Jules : Je sais ce qui s’est passé puisqu’elle a tout raconté à la police devant moi. Pour c’est qui est de ce qu’elle ressent, elle nous en parlera quand elle sera prête. Faut juste être là pour elle sans la forcer à nous parlez, tu comprends?
Fred : Oui, je comprends. Tu sais que tu m’impressionnes Jules. Je sais que Joy n’a jamais été pour toi une amie mais que tu la soutiennes autant, çà me touche beaucoup.
Jules : Je me sens concerné Fred parce que j’étais là, j’ai vu cet homme et crois moi c’était un vrai psychopathe. J’ai eu la peur de ma vie alors j’imagine très bien que çà doit être cent fois pire pour Joy.
Fred : On va la rejoindre là!
Jules : Ah! Mais David est arrivé, il est avec Ruth. Tu devrais aller voir ton mec!
Fred : Joy!
Jules : Je m’en occupe, ne t’inquiètes pas.
Fred : Merci Jules, tu es vraiment génial comme ami.
Joy :
«Paula me questionnait sur ce qui n’allait pas depuis quelques minutes mais je n’arrive pas à lui dire. Mais elle est têtue et elle insistait visiblement inquiète. Çà m’étonnait grandement parce qu’on a jamais été très proches toutes les deux.»
Paula : Arrête d’éviter mes questions et raconte moi s’il te plait?
Joy : C’est pas évident à dire.
Paula : Tu me fais peur Joy!
Joy : Si je te le dis, promets moi de me poser aucunes autres questions.
Paula : Je te le promets.
«Je soufflais un grand coup et là je repensais à ce qui m’était arrivé. La scène se rejouait devant mes yeux pour au moins la centième fois depuis samedi. Mais qu’est-ce que je fais au lycée? Là, j’avais envie de fuir! Non seulement, il m’est impossible de dire à Paula ce qui m’est arrivée mais en plus, je me rends compte que je ne me sens pas en sécurité ici. Et s'il me retrouvait? Et s'il m'observait là quelque part? Attendant le moindre de mes faux pas pour m'attraper à nouveau et finir son travail en me retirant la vie.»
Paula : Joy, qu’est-ce qui se passe?
Jules (arrivant) : Çà va Paula?
Paula : Moi oui mais Joy est bizarre, elle ne réagit pas.
Jules : Joy! Joy!
«J’entendais sa voix, la voix de mon sauveur.»
Joy : S’il te plaît, partons d’ici Jules!
David :
«Quand j’ai appelé Ruth, elle a foncé vers moi à une allure inimaginable et depuis quelques minutes, je me dois de lui raconter tout en détails de ce qui s’est passé entre Fred et moi.»
Ruth : C’est une marrante sa mère à Fred mais bon elle aurait pu trouver un autre moment pour débarquer. Et alors la suite?
David : La suite et bien, c’est plus compliqué parce qu’il est arrivé quelque chose de terrible à Joy et on est resté chez elle ce week-end.
Ruth : Qu’est-ce qu’elle a?
David : Elle s’est faite agressée et si Jules ne serait pas arrivé à temps et bien je ne sais pas ce qui ce serait passé.
Ruth (choquée) : Mon dieu! Et comment elle va?
David : Chut! Fred arrive et je ne veux pas le stresser davantage parce qu’il est vachement à cran avec çà.
«C’est peut être con mais quand je le vois arrivé vers moi, je ne peux m’empêcher de sourire comme un idiot. D’ailleurs Ruth étouffa un rire nerveux à cette vue. Fred qui était maintenant à mes côtés m’embrassa tendrement, mon cœur chavire à nouveau.»
Ruth : Vous êtes trop mignons! Je crois que je vais vous laissez en amoureux.
David : Je ne suis pas contre cette idée!
Fred (souriant) : Moi non plus.
Ruth : Compris! Je ne suis plus là mais je vous le dit encore je suis trop contente pour vous deux.
Fred et David (enlacés) : Merci!
Joy :
«Tout va bien Joy, calme toi et respire. Il y a plein de monde autour de toi, c’est idiot de paniquer, il ne peut rien t’arriver. Jules, pourquoi t’es si long? C’est dingue à quel point je m’accroche à son soutien. C’est peut être dû au fait qu’il a été mon sauveur et aussi parce que c’est le seul qui a vu mes faiblesses. Hier, avec tout ce monde à la maison, Fred qui n’arrêtait pas de me demander sans arrêt si je vais bien. Ma mère qui a complètement fait une crise de panique en apprenant la nouvelle. David qui était aussi muet qu’une carpe, tellement gêné par la situation. Et bien moi, au milieu de tout çà, j’ai simulé que ce n’était pas grave. J’ai affiché mon sourire toute la journée et me suis effondrée en larmes au soir dans mon lit. Jules qui parlait avec ma mère dans le salon avait décidé de venir me voir. Il a bien vu mon état mais ne m’a dit aucun mots et çà j’apprécie. Il s’est seulement allongé près de moi et a attendu que je m’endorme.»
Jules : Tiens! Ton petit pain Joy!
Joy : Merci mais je t’assure que je n’ai pas faim.
Jules (insistant) : Mange et ce n’est pas négociable.
Joy : D’accord! Par contre, tu vas peut être me prendre pour une folle mais là j’ai vraiment envie de rentrer chez moi.
Jules : Tu ne veux pas qu’on reste dans le centre ville? Je suis là même si j’aurai pas dû te laisser seule cinq minutes, j’ai vu au loin que tu paniquais légèrement.
Joy : Oui j’avoue que je n’étais pas tranquille! Tu me ramènes alors?
Jules : Très bien, on y va! Au fait, j’ai reçu un texto de Fred, il va passer chez toi après les cours.
Joy (souriant) : Çà ne m’étonne absolument pas! Au fait, tu te rends compte que depuis… tu sais quoi! On ne sait pas engueuler une seule fois.
Jules (souriant) : Et çà te manque, pas vrai?
«Qu’il est con! Mais bon sa remarque avait quand même pour but de me faire sourire.»
Joy : T’as pitié de moi, allez tu peux me le dire!
Jules : Pas du tout, n’oublie pas que moi aussi j’ai eu la peur de ma vie.
Joy : Tu crois que la police va le retrouver?
Jules : J’en sais rien mais j’espère de tout cœur que oui.
Joy : Je peux te demander un service?
Jules : Dis moi!
Joy : Tu peux rassurer ma mère, s’il te plait. Je te dis pas de lui mentir mais dis lui comme moi que je vais bien.
Jules : Mais c’est pas le cas Joy!
Joy : Çà passera avec le temps.
Jules : J’en suis pas certain.
Joy (râlant) : Tu le feras oui ou non?
Jules (rigolant) : Ah! Bah, on y est, je me demandais quand tu allais à nouveau me parler sur ce ton là.
Joy : Oui, bah on ne perds pas ses vieilles habitudes aussi facilement et là je te trouve agaçant.
Jules (râlant) : C’est bon! Je vais parlé à ta mère.
Joy (souriant) : Je préfère merci! N’empêche, tu plis vite maintenant.
Jules : Je me fais une raison parce que je sais très bien que tu vas insistée pendant des heures et franchement si je peux zapper çà et bien je préfère.
Joy : Ah! Donc en gros, c'est pour pas que je te saoule davantage.
Jules (souriant) : Exactement!
Joy : Je suis désolé en tout cas de te faire loupé des cours par ma faute.
Jules (ironique) : C’est sûr que j’adore l’école et je vais surement me rendre malade d’avoir manquer un jour.
Joy : Ok! J’ai compris, çà te fait une bonne excuse pour ne pas y aller.
«C’est incroyable à quel point je le vois autrement en seulement quelques jours. Avant, j'aurai tout donné pour ne pas le voir ne serait-ce qu'une journée! Et maintenant, j'avoue qu'il est le seul avec qui je me sens en sécurité, sa présence m'apaise et me rassure. Même s'il est vrai que je me sens gênée de m'accrocher à lui comme à une bouée de secours. Mais en même temps, il se montre tellement rassurant que je ne peux pas faire autrement.»
Paula :
«Je m’apprête à faire ce que jamais je n’aurai pensé faire. Je vais proposée à Ruth qu’on fasse les magasins toutes les deux. Après la peur que César nous a fait, il est temps pour moi d’apprendre à mieux connaître sa petite amie. On est vraiment partit du mauvais pied elle et moi et laisser derrière nous de multiples engueulades et vacheries en tout genre ne va pas être évident mais je me sens d’attaque à ce qu’on s’entende toutes les deux. Je m’approchais de Ruth qui était alors avec César, puis je demandais alors à lui parler seule, ce qu‘elle accepta directement.»
Paula : Je sais que c’est un peu étrange voir même très bizarre ce changement dans notre relation qui était jusqu’à présent pour le moins compliquée.
Ruth (souriant) : Compliquée c’est pas le mot, je dirai plutôt explosive.
Paula : Ouais, t’as raison! Mais, je pense qu’on est d’accord toutes les deux pour que çà change.
Ruth : Mais parfaitement d’accord. J’ai vraiment appréciée ton soutien à l’hôpital et je dois dire que je te vois autrement.
Paula : C’est pareil pour moi et je me demandais si t’accepterais qu’on fasse les magasins toutes les deux?
Ruth : Et bien, je te dirai que c’est un bon commencement.
César : Çà fait plaisir à entendre tout çà.
Ruth : Parce que t'écouter?
César : Bien sur, je ne voulais pas manquer çà.
Paula : Allez! Maintenant que t’as entendu, tu peux partir et nous laisser toutes les deux.
César : J’y crois pas, vous me virez maintenant.
Ruth : Mais oui parfaitement. Va rejoindre Greg, il est tout seul le pauvre.
César : Ah! Ces filles alors!
Paula : Quoi ces filles? Vous ne serez rien sans nous vous les mecs.
César : Faux! Et je prend pour exemple David, et oui il n’a pas besoin de filles lui.
Ruth : Côté amour peut être mais pour le reste tu te trompes.
César : C’est pas vrai, vous voulez toujours avoir raison ma parole!
Paula : Mais c’est parce qu’on a tout le temps raison, t’as pas encore compris çà.
César : Bon je crois qu’il est temps pour moi de partir et de quitter cette dictature du pouvoir des filles.
Ruth : Je t’aime quand même mon chéri même si tu ne veux pas reconnaître que les filles dominent les mecs.
César : Parce que ce n’est pas le cas, c’est pas pour rien que la majorité des gens qui dirigent et gouvernent le monde sont des hommes.
Paula : .....
«César venait de mettre sa main sur ma bouche pour m’empêcher de répliquer à ses remarques que je trouvais complètement machistes.»
César : Je t’économise ta salive Paula!
Ruth : Allez! Laisse là tranquille, la pauvre elle ne va plus savoir respirer.
«Il retira alors sa main et s’en alla aussi rapidement que superman.»
Paula : Ah! Celui là, il ne changera pas.
Ruth : Oui et entre nous j’espère bien. Il est juste parfait.
Paula : Même s’il est un peu macho?
Ruth : Oui parce que je ne peux pas imaginer ma vie sans lui.
Paula : Je te dirai bien que çà me surprend mais en fait Greg est pareil que César et çà ne m’empêche pas de l’aimer à la folie.
«On parla pendant un long moment elle et moi et je fus très surprise du nombre de points communs qu’on a toutes les deux. C’est bizarre de se dire qu’on a perdu tant de temps à cause de préjugés ridicules.»