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Série : Fisica o Quimica
Création : 13.06.2011 à 18h45
Auteur : stephy
Statut : Terminée
« Jalousies, rivalités, tensions mais également amours et amitiés sont au centre de la vie des élèves du Zurbaran. Chaque paragraphes sera du point de vue d’un des personnages. » stephy
Cette fanfic compte déjà 63 paragraphes
César :
«Cela fait une semaine que Joy n’est plus venue en cours. J’en ai discuté un peu avec Ruth et on est tout les deux d’accord pour dire que cette fille a besoin d’aide. Il y a deux ans quand Ruth traversait la pire période de sa vie en devant affronter la mort de ses parents. Moi, à ce moment là, je sais que c’est cruel de dire çà mais je souhaitais de toutes mes forces que mon père meurt. Ce qu’il nous a fait subir à ma mère et moi est inhumain. Utiliser sa force pour assouvir son pouvoir et son ascendance sur nous est quelque chose qu’encore aujourd’hui je trouve révoltant. Il en a fallut du courage à ma mère et moi pour mettre fin à ce cauchemar mais tout çà nous a marqué aussi bien physiquement que moralement. Mais une personne m’a aidé et aujourd’hui je pense que cette personne pourrait le faire également avec Joy. Je sonnais alors à sa porte.»
Fred : César? Mais qu’est-ce que tu fais là?
César : Si çà ne t’ennuie pas je souhaiterai parler à Joy.
Fred : Entre!
«J’entrais alors et saluer tout le monde qui étaient dans le salon. Il y avait la mère de Joy, David forcément puisque Fred était là et enfin Jules ce qui pourrait me surprendre mais en fait pas du tout. Ils se sont beaucoup rapprochés tout les deux, pas étonnant dans ces circonstances. Joy accepta de me voir en privé, elle m’emmena alors dans sa chambre.»
César : Je sais que tu dois être surpris de me voir vu qu’on ne se parler jamais auparavant.
Joy : Oui j’avoue que je suis très surprise.
César : Pourquoi on ne te voit plus en cours depuis une semaine?
Joy : Oh çà! Et bien, on va dire que je me prends des petites vacances.
«Elle me disait çà sur le ton de la plaisanterie mais son regard ne me trompe pas, elle a peur. Elle a été traumatisée et ce qu’elle fait maintenant ne va pas l’aider bien au contraire.»
César : Cesser de vivre ta vie ne va pas t’aider à aller mieux. Je sais que tu dois te sentir en sécurité chez toi mais il faut que t'affrontes tes peurs. Et si je suis là aujourd’hui, c'est pour te conseiller d'aller voir quelqu'un à qui tu pourrais confier tes angoisses.
Joy : Tu veux que je vois un psy? Je ne suis pas folle César.
César : Est-ce que tu trouves que je suis fou?
Joy : Non!
César : Pourtant, tu as devant toi un type qui va chez une psy.
Joy : Toi? Mais pourquoi? Je veux dire, tu m’as l’air parfaitement équilibré.
César : Écoute Joy! Il ne faut pas avoir honte d’avoir besoin d’aide et j’en ai eu besoin. Je sais que beaucoup de monde ont su pour mon père donc je suppose que toi aussi, n’est-ce pas?
«Elle acquiesça de la tête.»
César : J’étais réticent au début à aller voir un psy puis ma mère m’a dit de ne faire qu’une séance juste pour voir et je dois avoué qu’à la fin de celle-ci, c’était difficile. Mais, je me suis rendu compte que c’est ce que j’avais besoin, je devais extérioriser cette souffrance par des mots et çà m’a beaucoup aidé.
Joy : Je ne pense pas être capable d’en parler. J'arrive à peine avec Jules alors face à un inconnu, je ne sais pas.
César : Je peux t’accompagner si tu veux, je le ferai avec plaisir. C’est un premier pas Joy, un premier pas important mais pour cela il faut se donner du courage et je suis certain que tu en as. Alors, tu accepterais de venir voir ma psy avec moi juste pour une séance et après tu décideras ce que tu veux?
Joy : Je me sens idiote César, je veux dire je n’ai aucune blessures physiques et pourtant je me sens si mal.
César : Les coups à l’âme font parfois aussi mal voir plus que les coups physiques. Chacun réagit à sa façon et çà ne fait pas de toi quelqu’un qui est censé souffrir moins parce que tu n’as pas été frappé.
Joy : Je vais le faire César, oui je vais venir avec toi pour une séance.
César : Je suis content que tu acceptes.
Joy : Merci de ton aide!
César : Mais de rien.
«Joy m’avait invité à rester dîner chez elle en compagnie de tout les autres. Paula, Ruth et Greg nous avez même rejoint par la suite à la demande de Joy qui voulait que je fasse venir ma chérie et mes amis. On avait passer une très bonne soirée tous ensemble. Je crois que çà a fait le plus grand bien à Joy et j’en suis très heureux pour elle.»
Ruth:
«Hier soir, on a passé un très bon moment chez Joy, c’est pourquoi pour la remercier avec Paula, on l’a invité à se joindre à nous pour faire les magasins. Si çà peut la faire sortir de chez elle un petit peu et bien c’est déjà çà de gagner. J’essayais une petite robe à fleur qui n’était pas top du tout. Et tout çà parce que je voulais voir la réaction de Paula. Notre relation a changé mais j’étais curieuse de savoir si elle oserait me dire que cette robe est moche. Je sortis de la cabine d’essayage pour avoir l’avis des filles.»
Ruth : Alors! Qu’est-ce que vous en dîtes?
«Paula et Joy s’échangèrent un regard assez douteux.»
Paula : Bien!
Ruth : Comment çà bien? Çà me va ou çà me va pas? C’est pas compliqué à dire.
Joy : Çà te va!
Ruth : C’est pas très enthousiaste çà! Bon, Paula, dis moi ce que t’en penses?
Paula : On commence à bien s’entendre alors je ne voudrais pas être vexante.
«Elle me fait rire là! Elle ne veut pas égratigner mes sentiments mais j’ai envie de l’entendre me parler honnêtement.»
Ruth : Paula! J’insiste. Allez dis moi!
Paula : Oh et puis zut, cette robe est un désastre Ruth. Elle ne te met pas du tout en valeur. Pourtant je trouve que t’as beaucoup de goût d’habitude mais là franchement, c’est un mauvais choix. Cette robe à part peut être une grand-mère, je ne vois pas qui voudrait la porter.
Ruth : À ce point là?
«Joy acquiesçait de la tête pour dire qu’elle était d’accord avec Paula.»
Paula : M’en veut pas d’être honnête!
Ruth (rigolant) : Mais flippe pas comme çà! T’as rien dit de mal et puis vous savez quoi, je la déteste aussi cette robe. Je vouloir voir si tu me le dirais Paula.
Paula : J’y crois pas, tu me testes alors?
Ruth : Ah oui, on peut dire que c’est un test mais tu l’as réussi haut la main je dois dire.
Paula : Me refais pas un coup pareil Ruth!
Ruth : Soit tranquille, je ne le ferai plus.
Joy : Vous me faîtes rire les filles, je trouve çà cool d’être là avec vous! Çà me change de la compagnie des garçons et c’est agréable je dois dire.
Paula : Çà se passe comment avec eux alors? Je veux dire, ils ne sont pas trop lourds?
Joy : Non, c’est des amours mais c’est vrai qu’un peu de compagnie féminine, çà fait du bien quand même.
Ruth : C’est sûr que parler chiffon avec Jules et bien çà doit pas trop le faire!
Joy : En effet oui! Même si je suis sûre qu’il m’écouterait parler chiffon parce que je peux lui parler de tout.
Paula : On peut dire que vous êtes amis maintenant.
Joy (souriant) : Oui on peut le dire, c’est vraiment quelqu’un de bien. C’est dommage de ne s’en rendre compte que maintenant. On a rendu la vie impossible à Fred alors qu’avec des efforts, on aurait pu s’entendre à merveille comme c’est le cas maintenant.
Ruth : Tiens çà me rappelle une autre histoire, n’est-ce pas Paula?
Paula : Je ne vois pas du tout de qui tu veux parler!
«On finit par rire toutes les trois. L’après midi défila à une allure folle quand soudain une personne tapota sur l’épaule de Joy, cette dernière sursauta de peur et s’accrocha alors à mon bras. L’homme voulait juste avoir l‘heure, Joy était incapable de répondre alors c'est Paula qui le lui indiqua.»
Ruth : Joy, c’est rien, il voulait juste l’heure.
Joy : Oui je sais! Je ne suis qu’une idiote.
Paula : Mais non pas du tout.
Joy : Je suis désolé!
Ruth : Mais pourquoi?
Joy : D’avoir peur pour un rien mais je ne vais pas rentrer d’accord! On se fait le ciné comme on a dit. Il faut que je dépasse tout çà.
Ruth (souriant) : Tu y arriveras, j’en suis certaine.
Paula : Mais oui, çà va peut être te prendre un peu de temps mais un jour tout çà sera derrière toi.
Joy : Merci les filles!
«Elle me touche beaucoup Joy. Cette souffrance qu’elle porte, je la reconnais très bien puisqu’elle a été mon fardeau me poussant à des envies de suicide. La vie étant ce qu’elle est, la gérer n’est pas chose aisée pour tout le monde. Surtout quand t’as l’impression, que la vie t’offre plus de souffrances que de bonheur. Et là tu bascules comme çà été le cas pour moi, tu te retrouves au fond du trou, seule et incomprise. Reprendre goût à la vie n’a pas été chose facile. J’ai d’abord commencé à apprécier des p’tits moments de vie par-ci par-là pour aller crescendo jusqu’à l’acceptation que je pouvais tout compte fait vivre dans ce monde et surtout que je le voulais. Joy ne passera pas par là parce qu’elle est entourée de part et d’autre et que je compte bien faire partie de ceux qui seront toujours là pour elle.»
Un mois plus tard.
Berto :
«Depuis un mois maintenant, je mets tout en œuvre pour retrouver le pourri qui a agressé ma sœur. Quand ma mère m’a annoncé ce qui était arrivé à Joy, j’ai cru devenir fou. Moi, son frère, je n’étais même pas là pour protéger ma petite sœur. Quand j’ai Joy au téléphone, elle me rassure sur son état mais j’entends parfois des sanglots dans sa voix et là des envies de meurtres me prend sur cet enfoiré. Du fin fond de ma cellule, je me sens impuissant mais j’ai noué des liens avec un grand malfaiteur qui est l’un des dirigeants d’un trafic en tout genre allant de la télévision, à la voiture de luxe en passant par les œuvres d’art. Il m'aide du mieux qu'il le peut. Respecté de tous ici, il est tombé non pas pour ce trafic bien que de nombreux soupçons pèse sur lui, mais pour le meurtre du violeur de sa fille. Il s’appelle Santiago surnommé Santi par ses amis dont je fais parti étant donné qu’on partage notre cellule depuis presque un an. Au premier abord, c’est un homme froid et distant mais sous ses airs de grand caïd qu’il se donne, il y a une personne de cœur. Homme de paroles que je ne veux pas juger sur qui il est à l’extérieur parce qu’il est sans conteste un homme différent ici. Il m’a pris sous son aile depuis mes premiers pas dans cette prison, me disant constamment que je lui rappelle son fils. Çà me touche beaucoup étant donné que mon père nous a abandonné enfants ma sœur et moi. J’attendais depuis maintenant quelques minutes les infos qu’il devait avoir aujourd’hui sur l'avancée de la recherche de l'agresseur de ma soeur.»
Santi : On l’a repéré Berto!
Berto : Comment çà?
Santi : Tu sais que je connais grand nombres de malfrats! J’ai mis beaucoup de monde sur ce coup là et crois moi, ces gars là sont cent fois plus efficaces que ces flics! Alors il s’appelle Pablo, il a trente cinq ans, solitaire invétéré, il vit de petits boulots et crèche dans des squats.
Berto : J’imagine le tableau.
Santi : C’est pas tout Berto! Mes hommes ont rencontré une personne qui l’a côtoyé pendant quelques mois et il le décrit comme un misogyne, il déteste vraiment les femmes et surtout ayant des tendances paranoïaque.
Berto : Et ce mec là, il aurait pas pu trouver les flics pour les prévenir qu’un fou dangereux vivait en liberté.
Santi : Il ne pouvait pas, il trempe dans des affaires pas clairs. T’as beau dire ce que tu veux, il se protège avant tout. Mais çà c’est notre avantage parce que ce type n’aurait jamais partagé ses infos aux flics alors qu’avec nous çà ne lui pose pas de problèmes. C’est notamment grâce à lui que mes hommes ont pu retrouvé l’agresseur de ta sœur.
Berto : Mais on est certain que c’est lui?
Santi : D’après la description de ta sœur, à priori oui c’est lui. Depuis qu’ils l’ont repéré, cet homme à l’air clairement dérangé et surtout ils ont déjà aperçu des signes qui laissent présagé qu’il est prêt à agresser à nouveau. Il suit une jeune femme depuis plusieurs jours.
Berto : Putain! Tu crois qu’il a suivi ma sœur et attendu le moment approprié pour l’agresser?
Santi : J’en suis certain!
Berto : Mais c’est un traqueur alors! Il est ignoble, çà me donne la gerbe tout çà. Non mais j’y pense, tu crois qu’il peut s’en reprendre à ma sœur? Il doit connaitre ses habitudes.
Santi : Il ne le fera pas parce qu’il sait que la police enquête sur cette histoire. Çà serait le mettre en danger de poursuivre à nouveau sa proie. Maintenant, il faut agir vite donc on balance les infos aux flics en anonymat. Ils le coincent et se donnent tout les mérites de cette arrestation. Ils convoqueront ta sœur qui devra alors le confondre parmi d’autres suspects et si c’est lui et bien direction prison.
Berto : Ah! Elle devra encore le voir, çà me fait chié qu’elle doit encore passer un sale moment.
Santi : Oui mais crois moi après ce sera la délivrance pour ta sœur.
Berto : Je voudrai l‘avoir en face de moi ce connard! Tu pourrais pas faire jouer tes contacts pour qu’il finisse dans cette prison?
Santi : Berto, je ne suis pas un surhomme! Et puis, tu es le frère de la victime alors crois moi les chances qu’il atterrisse ici sont quasiment nulles. Et puis, tu sors bientôt de prison.
Berto (surpris) : Comment çà?
Santi (souriant) : L’info est venue à mes oreilles. Dans peu de temps, une date sera fixée pour ta libération et crois moi que quand on me dit ce genres d’infos, elles se sont toujours révélées exactes. Tu seras bientôt libre mon pote.
Berto : Libre!
«Je purge ma peine depuis presque un an maintenant et je vais être libre. Je n’arrive pas à y croire assis sur mon lit dans ma cellule! La vie ici n’en est pas une et l’idée de retrouver un semblant de vie très bientôt me semble presque irréel. Un trafic de voitures volées m’a emmené entre ses quatre murs. Ici, tout s’achète et si tu ne peux pas, tu n’es plus personne aux yeux des autres et tu pourris dans ton coin dans l’ignorance de tous. J’ai de la chance que ma mère me passe de l’argent par le biais de mon avocat, parfois elle donne mon argent à un maton qui n’hésite pas à mettre au passage quelques billets dans sa poche. L’hygiène ici est plus qu’approximatif, la nuit je dors très peu de peur de me faire bouffer par de sales bestioles. Dans mon malheur, j’ai quand même pu rencontrer Santi et il me fait bénéficiait de nombreuses faveurs pour mieux digérer cette vie en prison, si tant est qu’on peut la supporter! Il me tarde vraiment de sortir d‘ici, respirer l‘air frais, me balader pendant des heures, retrouver mes proches, parler jusqu‘à pas d‘heure avec ma sœur.»
Santi : Hé Berto! Je vois que t’es ailleurs mais c’est normal, la liberté tout le monde en rêve ici alors quand tu sens qu’elle est à porter de main, çà cogite! Au fait pour l’extérieur ma proposition tient toujours tu sais?
Berto : Non, je veux repartir dans le droit chemin. Alors, faire parti de ton business, non merci. Tu ne m’en veux pas?
Santi : Pas du tout! J’ai toujours su que tu n’étais pas comme moi. Tu es un mec bien comme mon fils qui je dois le dire a eut la présence d’esprit de m’avoir fui comme la peste.
Berto : Tu n’es pas si terrible que çà!
Santi : Oh! Crois moi, je suis pourri jusqu’à la moelle. Je ne suis pas fier de ce que je suis devenu mais c’est trop tard pour moi.
Berto : Santi tu peux me promettre que tu feras jouer tes relations pour que ce monstre passe un enfer en prison?
Santi : Considère que c’est fait.
Berto (ému) : Merci! Merci pour tout! Vraiment!
«Connaissant Santi, cet abominable monstre va sentir ce que c’est que la peur! Pour une fois, il sera de l’autre côté de la barrière et comme apparemment il a aimé traîné en longueur ses menaces envers ma sœur jouissant comme un porc de sa détresse et bien il vivra la même chose mais en beaucoup plus long. Il paiera et çà je dois dire que çà me fait un de ses bien fou même s’il est vrai que j’aurai aimé le torturer moi-même.»
Ruth :
«À la sortie du lycée, j’étais de très bonne humeur. Je discutais encore un peu avec Paula en attendant César. C’est dingue à quel point notre relation a changé! Elle est devenue pour moi une très bonne amie et contre toute attente une confidente aussi. Quelque fois, je lui dit qu’on a été idiotes toutes les deux et parfois on s’amuse à se remémorer les vacheries qu’on se lancer constamment.»
Paula : Tu te rappelles quand j’ai su que tu sortais avec César et que je t’avais attrapé dans un coin du lycée pour te dire de ne pas t’approcher de lui.
Ruth (souriant) : Ouais mais çà ne m’avait pas empêcher de continuer à le voir.
Paula : Heureusement quand même! T’imagines si t’avais plié à mes menaces.
Ruth : Oh! Non, je ne veux même pas me l’imaginer.
Paula : Tiens, en parlant du loup le voilà qui sort.
«Je m’avançais vers César quand une fille me dépassa à toute vitesse et se trouva près de lui en un rien de temps.»
? : Enfin je te trouve, çà doit faire un mois au moins que je te cherche. J’ai déjà dû faire une bonne dizaine de lycée.
«Je regardais Paula d’un drôle d’air.»
Ruth : Mais c’est qui celle là?
Paula : J’en sais rien, viens on va voir.
«J’arrivais près de César avec Paula, celui-ci regarda cette fille visiblement intrigué tout comme nous.»
? : Tu ne te souviens pas de moi, n’est-ce pas?
César : Pour tout te dire et bien non!
? : Je suis Alma et c’est toi qui a sauvé ma petite sœur Celia.
César : Ah! Donc elle s’appelle Celia. J’aurai bien aimé la voir mais les secouristes m’ont empêché de me lever.
Alma : J’ai à peine pu te remercier vite fait qu’il t’avait déjà embarqué. Je peux savoir le prénom du sauveur de ma petite sœur?
César : Je m’appelle César!
«Je me raclais la gorge pour faire montrer que j’étais là aussi!»
César : Oh ma chérie, excuse moi donc voici Alma…
Ruth (le coupant) : Oui! Oui! J’ai bien entendu! Et moi je suis Ruth, sa petite amie.
Alma : Enchantée Ruth et toi tu es?
Paula : Je suis Paula la meilleure amie de César.
Alma (regardant César) : Et bien tu es bien entouré à ce que je vois. Bon les filles, je me dois de vous l’empruntez maintenant.
Ruth : Comment çà?
Alma : Oui, il faut à tout prix que je le remercie pour son geste.
César : Non, pas besoin je t’assure.
Alma : Mais si j’insiste, laisse moi te payer un verre!
«Elle le tira par le bras et l’emmena au loin avec elle. J’ai à peine pu entendre César qui me disait qu’il allait m’appelé ce soir. On était tellement ahuries Paula et moi qu’aucun mots n’avaient pu sortir de notre bouche à ce moment là!»
Ruth : Pince moi Paula parce que là je rêve! Mais elle est vraiment sans gêne cette fille.
Paula : Tu m’étonnes! Mais ne t’inquiètes pas, elle voulait juste le remercier.
Ruth : Mais j’espère bien et qu’elle n’essaie même pas de tenter sa chance parce qu’elle aura affaire à moi.
Paula (souriant) : Et à moi aussi!
«On finissait par rire toutes les deux, surtout pour le comique de la situation. Il y a encore quelques semaines, on se battait toutes les deux et là on était prêtes à faire front ensemble face à une possible menace portant le doux prénom d’Alma. D’ailleurs, il faudra que je surveille çà de très près.»
Paula :
«On est mardi et Greg n’est pas au mieux de sa forme. Il faut dire qu’il est déçu que je n’aille pas avec lui à son match de boxe samedi. Mais je me suis engagée auprès de David pour qu’on aille ensemble à un concert et je n’allais pas lui faire faux bon. D’autant plus, qu’on a prévu çà depuis un bail. Je lui parlais doucement pour ne pas qu‘Irène nous entendent.»
Paula : Greg, fait pas la tête! Trouve toi quelqu’un d’autre pour t’accompagner.
Greg : César c’est même pas la peine, il sera encore avec Ruth et à part lui je ne vois personne d’autre.
Paula : Ah! Mais je sais à qui tu pourrais demander.
Greg : Qui?
Paula : Fred! Puisque David vient avec moi au concert, lui il est tout seul samedi.
Greg : Fred! Fred!
Paula : Mais pourquoi tu te répètes? Et puis c’est l’occasion de faire connaissances parce qu’on va pas dire que tu lui parles souvent.
Greg (soufflant) : Non mais Paula! T’imagines Fred à un match de boxe toi.
Paula : Moi j’aime pas çà et t’étais prêt à m’emmener et puis je vois pas où est le problème. Ah! Je sais c’est parce qu’il est gay, c’est çà?
Greg : Mais non, ne t’imagine pas n’importe quoi c’est juste que je sais pas, je trouve çà bizarre de sortir avec lui.
Paula : Oh! Et puis zut, tu fais ce que tu veux!
Greg : Bon, très bien je vais lui demander.
Fred :
«Je m’endormais un peu sur ma chaise pendant le cours d’Irène. Non pas que çà ne m’intéressait pas mais j’étais complètement crevé. Tout un coup, je sentis une vive douleur dans le bas du dos. Je me retournais alors et je m’aperçus que c’était Greg qui s’amusait à me piquer avec son stylo.»
Fred : Mais t’es con ou quoi, çà fait mal!
Greg : Ouais bah depuis tout à l’heure je t’appelle mais tu réagis pas.
Fred (à David) : T’as entendu qu’il m’appelait toi?
David : Pas vraiment!
Greg : Je me demande ce que vous avez foutu cette nuit moi, on dirait des zombies.Oh! Et puis non, je ne veux même pas le savoir.
«Je souriais en le voyant grimacer à la pensée de ce qui s’était passé entre David et moi cette nuit. Puis là je reprenais mes esprits et je me demandais bien ce qu’il me voulait.»
Fred : Qu’est-ce que tu me veux Greg?
Greg : Faut que je te parle après, retrouve moi à la cafétéria après le cours.
Joy :
«Je suis en retard mais aujourd’hui, j’avais une excellente raison pour l’être. Ce matin, j’ai été convoqué au commissariat. Et là, çà été le choc parce que mon agresseur était là. J’ai dû l’identifié parmi d’autres suspects. Quand je l’ai vu, mon estomac s’est retourné, j’avais envie de vomir tellement l’apparence de cet homme et le souvenir de son attaque sur moi me répugnait. Mon cœur s’est accélérée et j’ai crû étouffé dans cette petite salle. Heureusement que ma mère était à mes côtés pour m’aider à supporter ce moment. Quand je suis sortie du commissariat, j’ai ressenti un immense soulagement , je vais pouvoir vivre normalement sans penser qu’il m’épit sans cesse. Quand Berto va apprendre la nouvelle, il ne va pas en revenir. J'ai hâte de l‘appeler car je sais qu'il est mort d'inquiétude pour moi. J'arrive enfin devant ma salle de classe, je frappe deux coups puis entre et me présente alors devant Irène.»
Joy (entrant) : Excuse moi Irène pour mon retard!
Irène : Je t’en prie, installe toi!
«Je m’asseyais alors près de Jules qui était curieux de savoir pourquoi j’ai été convoqué au commissariat.»
Jules : Alors?
Joy : C’est fini Jules! Ce cauchemar est fini! Ils l’ont arrêté et ils m’ont dit que c’était l’aboutissement d’un travail sans relâche et que çà avait enfin payé.
«Fou de joie, il me prit dans ses bras sans se soucier qu’on était en plein cours, dans une classe pleine à craquer d’élèves et par-dessus avec la présence d’une prof.»
Jules (criant) : Mais c’est génial çà!
Joy : Je sais mais tout le monde nous regardent là!
Jules : Et alors?
Irène : Jules et Joy, vous pouvez m‘expliquer un tel débordement d‘affection en plein milieu de mon cours? Et j’espère pour vous que vous avez une bonne excuse parce que mon cours n’est pas le lieu approprié pour des effusions si vous voyez ce que je veux dire.
Jules : L’agresseur de Joy est derrière les barreaux.
Irène : C’est pas vrai! Mais c’est fantastique çà! Tu dois être soulagée Joy?
Joy : Carrément! Je me sens déjà plus légère!
«Tout le monde dans la classe exprimer leurs joies quand à cette nouvelle. Çà me fait chaud au cœur à voir tout çà et mon Fred ne sait pas gêné pour venir m’embrasser et me prendre dans ses bras.»
Irène : Bon Frédéric, c’est bien pour une fois mais maintenant je te demanderai de rejoindre ta place.
Fred (à Joy) : Oh! Ma chérie, tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux de cette nouvelle!
Irène : Frédéric!
Fred : Oui Irène, j’y vais!
Joy : Merci mon cœur!
«Il me faisait un clin d’œil et regagna sa place. Le cours se déroula sans encombres par la suite. Mais avec Jules, on ne pouvait s’empêcher de nous sourire et de se parler par écrit pour ne plus attirer l’attention d’Irène.»
César :
«On arrive à la cafétéria avec Ruth et là c’est avec surprise que je vois Alma. Ruth commence à râler tout bas et moi je suis curieux de voir ce qu’elle me veut.»
César : Alma! Mais qu’est-ce que tu fais là?
Alma : J’ai pas ton numéro de portable alors je suis venue au seul endroit où je sais que je te trouverai. En fait, Celia voudrait te voir.
César : Mais avec plaisir.
Alma : Super samedi soir chez moi, pour le repas?
«J’observais Ruth et au vu de sa tête, je comprenais vite que çà ne lui faisait pas très plaisir mais j’avais vraiment envie de voir la petite.»
César : Très bien! Faudra que tu me passes ton adresse alors. Au fait, Ruth peut m’accompagner?
Ruth : Oui, je voudrai bien venir si çà ne t’ennuie pas.
Alma : Pas de soucis. Franchement, il est sympa ce lycée et même s’il est plus loin de chez moi que mon lycée actuel. Je me laisserai bien tenter à venir ici l’année prochaine.
Ruth : Tu plaisantes là?
Alma : Mais non! Pourquoi çà te dérangerait que je vienne?
Ruth : Non mais en fait le lycée n’est pas si cool que çà tu vois. Les profs, ils sont lourds et ils nous couvrent de devoirs. Franchement, je ne pense pas que tu te plairais ici.
«Je souriais en voyant la tentative désespérée de Ruth qui dans son mensonge voulait à tout prix éloigner Alma de cette école.»
Alma : Oui mais c’est partout pareil tu sais Ruth!
«Elle est adorable Ruth, elle me fait rire! Là, je tournais la tête et voyait Paula et David qui nous observez apparemment impatient de savoir ce qui se passer à notre table.»
César : Paula et David te font signe d’aller les voir.
Ruth : Ouais, j’y vais!
Greg :
«Fred arrive enfin auprès de moi à la cafétéria, il s’assis et me regarde d’un air interrogateur.»
Fred : Alors Greg! Qu’est-ce que tu me veux?
Greg : J’ai acheté des tickets pour aller voir un match de boxe samedi, çà m’a coûté les yeux de la tête. Et maintenant je me retrouve avec un ticket en trop sur les bras parce que Paula ne va pas m’accompagner.
Fred : Donc si je te suis bien, tu voudrais que je t’accompagne à un match de boxe.
Greg : Euh!… ouais… en gros c’est çà!
Fred : Moi à un match de boxe! De boxe!
«Vu qu’il se répétait, je comprenais vite fait comme je l’avais pensé d’ailleurs que ce n’est pas le genre de truc qu’il apprécie.»
Greg : Oublie! Laisse tombé!
Fred : Non mais attend! C’est d’accord, je viens avec toi. Ce sera l’occasion de découvrir ce sport bien qu’au premier abord, la violence j’aime pas trop.
Greg : C’est de la compétition Fred.
Fred : Ouais je sais!
«Je le sens mal cette sortie! Il ne s'y connait vraiment pas. Mais pourquoi j'ai écouté Paula? J'espère que pendant la soirée de samedi, il ne va pas m'assommer de remarques comme quoi la boxe c'est violent etc etc…»
Ruth :
«Depuis plusieurs minutes, j’observe de loin Alma et César avec Paula et David.»
Ruth : Non mais regarde la façon dont elle passe la main dans ses cheveux, et son sourire niais. Elle le drague, c’est sûr!
David : Tu te fais des films Ruth.
Paula : J’aurai tendance à penser comme David mais je serai toi je me méfierai quand même.
Ruth : Ah! Tu vois David. Paula me dit que je dois me méfier.
David : Mais pourquoi çà t’emmerde autant? Je veux dire quand je draguais César, çà te faisait ni chaud ni froid.
Ruth : Mais c’est pas pareil, c’était pour rire.
David : Admettons qu’elle le drague, bien que rien ne le prouve pour l’instant. Tu sais très bien que César est fou de toi, c’est simple il ne voit que par toi! Pourquoi çà t’inquiète?
Ruth : Mais c’est pas César qui m’inquiète, j’ai confiance en lui. C’est juste que le p’tit jeu d’Alma m’agace.
David : Tu veux un conseil?
Ruth : Alors çà oui je veux bien.
Greg (arrivant) : Fred t’attends David!
«David partit alors à toute vitesse.»
Ruth (criant) : Et mon conseil alors?
Paula (rigolant) : Tu ne fais pas le poids face à Fred.
Greg : Bon Paula, on y va et je te préviens tu m’habilles pas comme un plouc en costard-cravate et tout.
Ruth : De quoi il parle?
Paula : Figure toi que pour l’anniversaire de ma mère, elle nous invite au resto ce soir et moi j’ai décidé de me charger de lui trouver quelque chose de correct à se mettre.
Greg (râlant) : Dis tout de suite que je n’ai pas de goût.
Paula (souriant) : Mais si mon amour mais pas pour un dîner chic. Bon, on te laisse.
Ruth : Attends et pour Alma je fais quoi?
Paula : Laisse courir pour l’instant. Voit ce qui se passe samedi et si tes craintes se confirment et bien je te promets qu’on réfléchira à la suite qu‘on donnera toutes les deux.
«Laisser courir mais çà va pas! Déjà, il faut que je trouve un moyen d'abréger leur conversation.»
David :
«Je m’approchais rapidement de Fred puis me sentant un esprit taquin, j’avais envie d’improviser un p’tit jeu.»
David : Jeune homme! Cette place est libre?
Fred : Oui mais je ne sais pas si mon petit ami serait ravi de me voir près d’un bel inconnu.
David : Oh crois moi, il doit être ravi. D’ailleurs je crois qu’il aimerait bien que t’embrasses l’inconnu.
«Fred se leva et m’embrassa alors intensément! Puis je m‘asseyais à ses côtés, sans toutefois m‘empêcher de lui tenir la main.»
David : Alors raconte à l’inconnu ce que te voulait Greg?
Fred : Il m’a invité à le joindre à un match de boxe samedi soir.
David : Et t’as dit quoi?
Fred : J’ai accepté vu que mon petit ami m’abandonne pour aller à un concert.
David : Oui mais il va vite se dépêcher de te rejoindre après.
Fred : Et il aura bien raison parce que ce n’est pas tout les jours que mes parents partent tout un weekend.
«Notre p’tit jeu fut finalement interrompu par un Jules visiblement agacé.»
Jules : C’est qui ce type avec Joy?
Fred : Un admirateur secret qui a surement dû prendre son courage à deux mains pour aborder notre jolie Joy.
Jules : Tu crois?
Fred : Bah peut être et puis çà lui ferait du bien de rencontrer quelqu’un après tout ce qu’elle a vécu.
Jules : Ouais mais pas lui! Ah! Il s’en va, je vais aller voir ce qu’il lui voulait.
«Jules s’en alla et moi je ne pouvais m’empêcher de rire.»
Fred : Mais qu’est-ce qui te prend de rire comme çà?
David : Notre jules est jaloux!
Fred : Jaloux? Non, pas possible.
David : Samedi passé, quand on était dans le parc avec Jules et qu’on attendait Joy. Tu as bien vu tout comme moi, cette fille qui le bouffer des yeux et lui qu’est-ce qu’il a fait? Il l’a ignoré!
Fred : Ouais, mais çà veut rien dire pour moi. Il ne l’a peut être pas remarqué.
David : Crois moi, il l’a très bien vu. Je vais te donner un autre exemple. Quand Joy est arrivée et qu’on leur a proposé de venir avec nous en boîte. Et bien, ils ont refusé prétextant vouloir passer une soirée calme. Non mais t’imagines toi Jules qui ne veut pas sortir et qui préfère une soirée pépère pantoufle.
Fred : Là, c’est vrai que c’est pas lui du tout.
David : T’es aveugle Fred parce que moi j’ai déjà bien repéré les regards qu’ils s’échangent et crois moi çà ne trompe pas.
Fred : J’arrive pas y croire. Jules et Joy!
David : T’as déjà du mal à les voir amis, pas étonnant que tu ne vois pas qu’ils se rapprochent à grands pas vers l’amour.
Fred : Çà me laisse sans voix!
David (rigolant) : Et c’est pas souvent que çà arrive. Pas vrai mon cœur?
Fred : Mais fait moi taire alors.
David : Tout de suite!
«Je partais à nouveau à la conquête de ses lèvres et je dois dire que je ne m’en lasse pas bien au contraire.»
Joy :
«Aujourd’hui, je me sens au mieux de ma forme. C’est la première fois que je me sens aussi bien d’ailleurs.»
Jules : Hé! Hé!
Joy : Oh! Excuse moi, j’étais ailleurs.
Jules : À cause du mec?
Joy : Quel mec?
Jules : Bah celui qui te parler il y a encore deux minutes.
Joy : Ah! Lui! Non çà n’a rien avoir.
Jules : Il te voulait quoi d’ailleurs?
Joy : Oh! rien de spécial. Il m’a dit qu’il a apprit pour mon agresseur et qu’il était content pour moi.
Jules : Mais tu le connais?
Joy : Bah non pas trop.
Jules : Tu crois qu’il a des vues sur toi?
Joy : Peut être bien mais c’est pas mon genre.
Jules : Et c’est quoi ton genre?
«Est-ce que je dois vraiment le dire? Là maintenant! J’entendais alors Ruth m’appelait. Ouf! Sauvée! Je me sentais vraiment pas prête à lui dire quoique ce soit.»
Ruth : J’ai besoin de ton aide!
Alma :
«Je parlais longuement avec César. Quand soudain, on fut interrompu par une fille accompagnée par Ruth.»
César : Ah! Joy! On se voit après comme prévu?
Joy : Oui en fait, je voulais te parler de çà. Je sais que mon rendez vous n’est que dans une heure mais j’aimerai bien me balader un peu avant. Tu m’accompagnes?
César : Bien sur, pas de problèmes. Oh! Je t’ai pas présenté, Joy- Alma, Alma-Joy!
Joy (souriant) : Enchantée!
Alma : Moi de même. Dîtes çà vous ennuie si je vous accompagne?
Ruth : Tu veux les accompagner? Pourquoi?
Alma : J’ai besoin d’une raison pour çà.
César : Mais non, accompagne nous! T’es d’accord Joy?
Joy (regardant Ruth) : Euh… Bah… oui elle peut venir. Et toi Ruth tu fais quoi?
Ruth : Je viens aussi, je vais pas rester toute seule ici.
César : Mais je n‘allais pas te laisser toute seule ma chérie!
Ruth (souriant) : Je sais mon amour!
«J’ai l’impression que Ruth est très froide avec moi. Oh! À tout les coups je m’imagine des choses.»
César :
«Ruth est incroyablement silencieuse. Je sens qu’elle n’apprécie pas trop la compagnie d’Alma. Pourtant, je fais tout ce que je peux pour qu’elle se sente à l’aise mais elle voit Alma comme une menace. Elle ne devrait pas, bien que sa jalousie m’amuse beaucoup. On était tous installés sur un banc dans le parc, je ne lâchais pas la main de Ruth. Alma était en pleine discussion avec Joy. Elle parlait comme à son habitude de sa sœur Celia.»
Alma : Celia est un ange! C’est vrai que çà l’a choqué ce qui s’est passé mais bizarrement celle qui n’arrive pas oublier cet accident, c’est moi.
Joy : Tu as eu peur pour ta sœur, c’est compréhensible.
Alma : J’arrête pas de penser que si César n’avait pas été là…
César : Alma, arrête! Tu te fais du mal pour rien.
Ruth : Bon et si on changeait de conversation. Non pas que ta vie ne m’intéresse pas Alma mais bon, on pourrait parler de quelque chose de plus joyeux quand même.
Alma : Mais pas de soucis Ruth, je comprends. Alors dis moi, toi et César, je veux tout savoir?
Ruth (sèchement) : En quoi çà te regarde!
César : Ruth! C’est juste une question!
Alma : Désolé! Je t’assure, je ne voulais pas être indiscrète. On m’a toujours dit que j’étais curieuse et je sais que c’est un vilain défaut. Excuse moi Ruth si je t’ai froissé parce que ce n’était absolument pas mon intention.
Ruth : Ok! On oublie!
Alma : Merci, c’est gentil de ta part!
«Après ce malheureux épisode, tout s’était plutôt bien passé.»
Joy : Merde! César, on va être en retard si on ne part pas de suite.
César : Allez, vite on se dépêche alors! Les filles, on vous laisse. Ruth, je te rejoint après chez toi.
Ruth : Bien sur mon amour!
César : Quand à toi Alma, je te dis à samedi alors.
Alma : Mais oui, on se dit à samedi. Il me tarde que vous voyez Celia, toi et Ruth.
«J’embrassais Ruth puis je partais alors avec Joy en direction du cabinet de Maria, la psy.»
César : Elle me fait rire Ruth avec sa jalousie, je trouve çà très craquant même! Bon, par contre, elle n’a aucune raison de l’être.
Joy : Elle pense qu’Alma te drague. À tort ou à raison, je ne sais pas.
César : Elle se trompe. Quand Alma m’a invité à boire un verre, son principal sujet de conversation a été sa sœur. Et puis, je sais reconnaître un plan drague, David m’en a fait voir un florilège.
Joy : David te draguer? Çà devrait m’inquiéter pour Fred ou pas?
César : Non! Non! Rassure toi, c’était sur le ton de la plaisanterie. D’ailleurs Ruth l’aider pas mal, c’était leur p’tit jeu préféré. Eux deux, j’te dit pas mais ils se sont bien trouvés. David ne serait pas gay que çà me rendrait mort de jalousie.
Joy : Ah! Je vois, c’est vrai qu’ils s’entendent super bien tout les deux.
César : Et si on parlait de toi un petit peu?
Joy : Bah moi j’ai hâte d’apprendre à Maria la nouvelle concernant mon agresseur. D’ailleurs, je te le dit pas assez mais merci de m’avoir conseillé de la voir et de m’y emmené à chaque fois, çà me fait du bien de lui parler.
César : Je sais je suis génial comme type.
Joy (souriant) : Oh! Comment qu’il se vante! J’y crois pas.
César : C’est bien de flatter son égo de temps en temps.
«On continuait à plaisanter jusqu’à ce qu’on arrive au cabinet. Pour une fois, Maria a accepté que j’entre avec Joy pour sa séance au vue de la bonne nouvelle. J’ai passé un moment très sympa, surtout en voyant Joy tellement euphorique, çà change de ses jours où je la voyais avec le moral dans les chaussettes.»
Greg :
«Il me tarde de voir la réaction de Paula quand on rentrera chez elle. Je l’ai laissé m’habiller comme elle le voulait dans les magasins. Là, je regardais ma montre et je pense qu’il doit être arrivé maintenant. Je pressais un peu Paula sur le chemin du retour à son appartement.»
Paula : Mais Greg, qu’est-ce qui te prend? Je sais bien que çà va mieux avec ma mère mais que tu sois autant pressé de rentrer chez moi, çà me fait bizarre.
Greg : Arrête de parler et avance plus vite!
Paula (criant) : Mais merde alors, j’en ai marre de courir à moitié. C’est bon, je m’arrête!
«Oh! Non, elle ne peut pas me faire çà maintenant. Quand mademoiselle n’est pas contente, çà se sait. Mais si elle savait ce qui l’attend chez elle, c’est moi qui devrait courir derrière elle.»
Greg : C’est pas le moment de bouder Paula! Allez, fais moi confiance et suis moi rapidement s’il te plaît.
Paula : Tu m’énerves! D’accord! Je suis pas à tes ordres non plus. Laisse moi respirer quand même.
«Tant pis pour elle, je la traînais alors de force par le bras. Elle avait beau râler tout en cherchant à se dégager de mon emprise mais c’était peine perdue pour elle.»
Paula :
«Mais il a complètement perdu la tête Greg? Il m’énerve à agir comme çà, je suis pas son chien non plus. Je montais les marches qui mener à mon appartement tout en lui faisant la gueule. D’ailleurs, il m’énervait à rigoler en voyant ma tête. Arriver devant ma porte, j’entre et me rend directement dans ma chambre sans saluer ma mère qui devait être comme à son habitude dans le salon. On toque à ma porte.»
Paula : Greg lâche moi! Laisse moi me calmer cinq minutes sinon je vais être de mauvaise humeur toute la soirée.
«La porte s’ouvrit, j’avais alors mis ma tête dans mon coussin. Quand soudain, j’entendis une voix familière.»
Isaac : Quel bordel ici! Çà pas changé!
Paula : Isaac!
«Mon cœur venait de faire un de ses bon. Il était là, dans ma chambre, me souriant. Je fonçais en sa direction pour le prendre dans mes bras. Il me manque tellement, c’est pas croyable.»
Isaac : P’tite sœur, je vais plus savoir respiré là.
Paula : Désolé! Mais qu’est-ce que tu fais ici?
Isaac : C’est l’anniversaire de maman et puis on m’a dit que ma sœur était perdue sans moi alors me voilà.
Paula : Perdue faut pas exagérer non plus mais tu me manques oui je l’avoue.
Greg (arrivant) : Alors, tu t’es calmée?
Paula : Oh! Toi alors! T’étais au courant, j’en suis sûr.
Greg : Et oui mais je n’allais pas te le dire, c’était une surprise.
Isaac : Et il a bien eu raison, j’ai adoré voir ta tête quand tu m’as vu.
Paula : Je suis tellement contente que tu sois là.
«Je me trouvais entourée par les hommes de ma vie! Je ne pouvais pas être plus heureuse à ce moment là.»
Isaac :
«Ma sœur est dans tout ses états, je ne l’ai jamais vu comme çà. Quand je pense à notre quotidien avant mon départ où il ne se passait pas un jour sans qu’on s’engueule elle et moi, le changement est radical. J’avoue quand même que ce qui me surprend le plus, c’est la relation de Greg avec ma mère. Bien que Paula m’a prévenu qu’ils s’entendaient bien maintenant, le voir de mes propres yeux me choque pas mal je dois dire. Au restaurant, je suis assis près de Paula, en face de nous se trouve Greg et ma mère.»
Greg : Euh! Loli, c’est quoi çà? Quand je lis le menu, j’ai l’impression de lire un poème.
Loli : Comment çà?
Greg : Non mais «la déesse de la mer vous ouvre son écrin» ou encore «cœur rougeoyant des près». Je comprends rien du tout!
Loli : La première c'est des fruits de mers, quand à la deuxième c'est tout simplement du boeuf.
Greg : Mais ils font pas des hamburgers?
Paula : Non mais Greg, on est pas au mac do ici.
Loli : Soit pas si dure Paula. Je connais très bien le chef ici, et il n’y aura aucun problème à ce qu’il te prépare çà.
Greg (souriant) : Ah! bah merci.
Isaac : Moi aussi, je veux pareil. C’est pas que j’aime pas la gastronomie et tout çà mais franchement un bon hamburger, j’en salive d’avance.
Paula : Vous êtes pas croyables vous deux.
Isaac (rigolant) : Je suis certain que tu préférerais aussi manger çà.
Paula : Oui bon d’accord, c’est vrai!
Loli : Et bien, menu hamburgers frites pour tout le monde alors.
Paula : Quand je pense que tu vas dépensé une fortune alors qu’on aurait pu aller au mac do d’en face.
Loli : Mais tu verras que fait maison, c’est dix fois plus meilleur que ton mac do là.
Isaac : Au fait maman, demain soir tu me ramènes à l’aéroport?
Paula : Quoi? Tu pars déjà demain?
Isaac : P’tite sœur je peux pas manqué les cours, d’autant plus que de ce côté-là, c’est plus au moins pas terrible et qu’il faut que je m’accroche mais je te promets de revenir vite.
Paula : Demain, je sèche les cours maman, t’es prévenu!
Loli : Mais je le savais déjà çà ma fille.
«On passa un agréable moment au restaurant. Au soir, avec Paula on a parlé jusqu’à pas d’heures. Elle veut tout savoir de ma vie, surtout de ma vie amoureuse mais de ce côté-là, c’est plus au moins le désert. Couché à trois heures du mat, la voilà qui me réveille à huit heures ayant prévu un programme pour toute la journée. Elle m’a complètement explosé au bowling se vantant pendant un long moment de sa victoire sur son frère. Elle m’a complètement épuisé à la patinoire mais comme c’est agréable de la voir rire aux éclats. Et enfin, elle m’a complètement ému à l’aéroport en voyant les perles de larmes qui coulaient sur son visage au moment où elle me regardait m’en aller. Elle va me manquer c’est sûr et bien que çà me brise le cœur de devoir à nouveau laisser mes proches, ma vie n’est plus ici désormais.»
Jules :
«On est jeudi et après les cours avec Joy et David, on est chez Fred. Tranquillement installés dans le canapé à mâter un film, la mère de Fred arrive les bras chargés de courses.»
Joy : Un coup de main Carmen?
Carmen : Ce sera pas de refus ma chérie.
David (se levant) : Attendez, je vais vous aidez aussi.
Carmen : Merci, t’es un ange!
«Ils partirent alors en direction de la cuisine. Ils étaient long d’ailleurs.»
Fred (criant) : David! Ramène moi des chips s’il te plaît.
Jules : Pour moi aussi et un coca.
Fred : Ah ouais moi aussi j’ai soif!
«Carmen déboula à vive allure dans le salon visiblement agacée avec Joy et David.»
Carmen : Non mais les pachas, çà va!
Fred : Bah quoi?
Carmen : Vous avez des jambes comme tout le monde. Et puis David et Joy ne sont pas à votre disposition. Ils sont déjà assez serviable pour m’avoir aider au contraire de vous deux, les paresseux.
Jules (faisant la moue) : Carmen! Je suis désolé! Pardonne moi.
Carmen : C’est bon Juju je te pardonne mais rien que pour cette fois.
David (rigolant) : Juju?
Jules : Toi, ne t’avise pas de m’appeler comme çà, c’est réservé à Carmen.
«D’ailleurs, elle m’appelait Juju depuis que j’étais enfant. Elle me connaît par cœur, faut dire que j’ai passé énormément de temps ici depuis de nombreuses années. Je me sens chez moi que j’en oublie parfois que je ne suis qu’un invité. Mais bon, comme Carmen me dit sa maison m’est toujours ouverte alors j'en profite. Surtout qu'il n'y a qu'ici que je sens ce que c'est qu’une famille.»
Fred : Allez, on se bouge!
Jules : Ouais, direction cuisine.
Fred :
«En revenant avec Jules dans le salon, j’hallucinais quand je voyais que ma mère faisait montrer à David et Joy des films de mon enfance.»
Carmen : Là, c’était leur premier jour à l’école primaire. Ils étaient déjà inséparables mon Fred et Juju.
Fred : Non mais maman, t’aurais pu éviter de mettre çà. David et Joy ne sont pas là pour visionner toute mon enfance.
David : Mais j’aime bien moi et puis t’étais déjà très mignon enfant.
Jules : Et moi tu me trouves comment?
David : Bien!
Jules : Bien? C’est tout! Non mais t’es pas objectif toi.
Carmen : Fred ne savait pas faire sans son Juju que quand il était absent, il simulait d’être malade pour rentrer à la maison.
Jules : Tu faisais çà?
Fred (gêné) : Bon, maman! T’as pas autre chose à faire?
Joy : Mais c’est tout mignon çà. Ton p’tit Juju n’était pas là alors tu ne voulais pas rester à l’école sans lui.
«Je ne sais plus ou me mettre là. Oh! Et puis merde! Si çà les intéresse tant que çà, autant leur dire.»
Fred : Bon, c’est vrai je le faisais mais j’étais petit d’accord!
Jules : Ah! J’y crois pas, j’en apprend de ces choses des années plus tard.
Carmen : Il faut absolument que je vous fasse montrer leur premier spectacle de fin d’année!
Jules : Non Carmen pas celui là!
Joy : Pourquoi tu ne veux pas qu’on le voit?
Fred (rigolant) : Ah mais oui, il était tellement stressé de devoir lire son texte devant tout le monde, qu’il a fini par vomir en plein milieu de la scène.
Jules : Carmen! S’il te plaît, épargne moi que je revive à nouveau ce moment traumatisant.
David : Oh! il a été traumatisé ce grand garçon.
Joy : Arrête David, çà pas dû être très drôle pour lui.
Jules : Merci Joy!
Carmen : Bon Juju, je ne vais pas le montrer par contre en échange tu me donneras un coup de main pour le repas car je suppose que tout ce p’tit monde reste manger.
Fred : Tu supposes bien!
Jules : Pas de souci Carmen, je suis un as dans le domaine de la cuisine tu le sais.
Carmen : Mais oui c’est pour çà que j’ai besoin de tes services.
Fred : On va tous aider, j’ai compris la leçon de tout à l’heure.
Carmen : Il va neiger alors, mon fils va cuisiner.
David : Pourquoi il cuisine jamais?
Carmen : Mon dieu, non! Attends toi David, à manger du surgelé ce weekend. D’ailleurs, en parlant de çà, je compte sur toi mon fils pour que la maison reste nickel en l’absence de ton père et moi.
Fred : C’est bon maman, j’ai plus quatre ans tu sais!
Carmen : Allez! Les petits jeunes, tous en cuisine.
«Mise à part les quelques fois où elle parle un peu trop, ma mère reste tout de même la femme la plus merveilleuse du monde. C’est pas pour rien que Jules depuis des années aime venir chez moi. Faut dire que sa mère à lui est constamment aux abonnés absent, je le plains parfois.»