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Série : Fisica o Quimica
Création : 13.06.2011 à 18h45
Auteur : stephy
Statut : Terminée
« Jalousies, rivalités, tensions mais également amours et amitiés sont au centre de la vie des élèves du Zurbaran. Chaque paragraphes sera du point de vue d’un des personnages. » stephy
Cette fanfic compte déjà 63 paragraphes
Paula :
«Enfin, on est samedi! Il me tarde d’assister à ce concert du groupe Despitaos. Avec David, on attend depuis une demi-heure dans la file d’attente et là mes nerfs commencent à être mis à rude épreuves. Un groupe de filles derrière nous me casse les oreilles à hurler comme des hystériques. En plus, pour couronner le tout, elles n’arrêtent pas de me pousser. J’ai du mal à croire qu’on a le même âge, mauvaise éducation je ne vois que çà de toute façon. Depuis tout à l’heure, je lance des regards affligés à David qui se contente de sourire de mon agacement. Après une nouvelle bousculade, là çà en était trop pour moi, je me retournais prête à lâcher mon mécontentement.»
Paula : Mais çà va pas la tête de pousser comme çà?
Une des filles : T’as un problème? Pauvre tâche!
David : Paula! Non, ne réagis pas. Je te connais, çà monte mais laisse redescendre la pression. Elle n’en vaut pas la peine.
«Je la regardais sévèrement, cette fille avait beau être plus grande de taille que moi, je me disais que çà ne m’empêcherait pas de la réduire en bouillie. Elle faisait sa maligne, d’ailleurs une de ses amies lui disait de se calmer. Apparemment, elle s’appelait Monica! Et bien cette Monica si elle continue à me regarder méchamment comme çà et bien je vais lui sauter à la gorge.»
David : Paula! Regarde moi!
Paula : Mais quoi?
David : Laisse tomber!
Monica : Tu ferais mieux d’écouter ton copain si tu ne veux pas que je te fasse passer un sale quart d’heure.
Paula : Des menaces? Je l’avais pas vu venir celle là! Tu crois que tu me fais peur, les filles dans ton genre en disent beaucoup mais au moment où il faut passer à l’action et bien il n’y a plus personne.
Monica : Tu fais deux tailles de moins que moi alors crois moi je suis pas prête de me dégonfler.
Paula : Mais qu’est-ce que t’attends pour venir? Ah! T’attends que ta copine te retient pour ne pas avoir l’air d’une dégonflée. Allez! Viens, grande perche! Tu verras ce que çà fait d’avoir affaire à moi.
David : Paula, c’est bon!
Monica : T’es complètement folle ma parole!
Paula : Moi folle? Non mais regarde toi, tu n’es qu’une pauvre gamine hystérique et mal élevée.
«À ce moment là, un homme de la sécurité arriva. Là, je m’apercevais qu’une de ses amies à cette Monica était à ses côtés et qu’elle était partie le chercher. Bien sur, elles faisaient les anges face à lui et moi je m’énervais encore plus. Bon, j’ai fini par insulter l’homme de la sécurité pour son manque de compétence et résultat avec David, on s’est fait viré.»
Paula : Je suis désolé David de m’être emportée comme çà. Pourtant t’as bien essayé de me calmer mais comme à mon habitude j’en ai fait qu’à ma tête.
David : Mais c’est pas grave et puis tu sais ce que je regrette?
Paula : Que je te fais loupé le concert par ma faute, je m’en doute.
David : Non pas du tout! Ce que je regrette c’est que tu ne lui en as pas collé une à cette Monica.
Paula : Tu ne m’en veux pas alors?
David : T’es dingue! J’adore te voir t’énerver, je ne serai pas gay que çà me donnerait presque envie de te sauter dessus.
Paula (rigolant) : Arrête t’es con!
David : Mais quand Paula sort les griffes moi j’adore sauf quand il s’agissait de Ruth. Là, çà m’emmerder pas mal parce que je l’adore Ruth mais bon je suis content que tout çà soit derrière vous maintenant.
Paula : Moi aussi je suis contente. Tu veux faire quoi maintenant David?
David : On va se faire un ciné!
Paula : Super! Et après tu vas chez Fred à ce que j’ai compris.
David : Ouais! D’ailleurs en parlant de çà, t’imagines qu’en ce moment Fred est à un match de boxe avec ton mec. Je me demande comment çà se passe?
Paula : J’en sais rien, en tout cas eux ils ne font que regarder des bastons alors que moi j’étais prête à en déclencher une.
David : Allez! Oublions çà!
«On partait alors en direction du cinéma. Je l’adore ce type, plus compréhensif que lui, tu trouves pas! Quand je pense à cette Monica, vaut mieux pour elle que je ne la recroise jamais.»
Jules :
«Ce samedi soir, j’étais chez moi. Très étonnant pour moi l’éternel fêtard mais mes envies ont changé. Depuis l’agression de Joy, je prends conscience que la vie n’est pas sans fin et que justement la fin peut arrivé plus vite qu’on ne le pense. Je me surprends à aimer le calme, moi qui pourtant à toujours aimé être entouré de jolies filles, le verre à la main dansant sur des rythmes effrénés jusqu’à l’aube. Ce n’est plus le cas, l’alcool ne me dit plus rien, la sensation d’être le roi de la fête est devenu à mes yeux quelque chose de puéril et sans grande importance. Quand aux filles et bien je dois avoué qu’elles ne m’intéressent plus pour la simple et bonne raison qu’une fille ne quitte plus mes pensées. Une fille que j’ai détesté pendant plus d’un an et demi, qui m’a insulté de tout les noms d’oiseaux, qui est agaçante au possible mais aussi une fille attachante, drôle et je peux le dire maintenant que j’ai toujours trouvé très jolie. Il s’agit de Joy et encore aujourd’hui, je me demande comment j’ai pu passé à côté d’elle aussi longtemps. En parlant de celle-ci, je l’a trouvé devant ma porte avec étonnement!»
Jules : Joy! Mais qu’est-ce que tu fais là? T’es venue toute seule?
Joy : Rassure toi j’ai pris un taxi. J’ai une excellente nouvelle!
Jules : Vas-y, dis moi!
Joy : Je t'avais dit que Berto allait être libéré, et bien la date est fixée. Dans un mois, je vais pouvoir prendre mon frère dans mes bras, çà fait un an que j’attends ce moment et il va arrivé.
Jules : C’est génial Joy, il n’y a pas d’autres mots. Je suis super content pour toi et pour ton frère aussi et il me tarde de le rencontrer.
Joy : Il va t’adoré surtout qu’il me parle de toi au téléphone, tu ne peux pas savoir à quel point il est reconnaissant envers toi.
Jules : Je crois que cet événement nous a tous touché et c’est vrai qu’on a eu beaucoup de chance dans ce malheur parce que ton agresseur, ce con était vraiment un psychopathe.
Joy : On peut éviter de parler de lui, ce soir on fête la liberté prochaine de mon frère. Çà mérite bien un p’tit verre.
Jules : Euh! J’ai pas d’alcool à la maison.
Joy : Toi! T’as pas d’alcool chez toi? Tu plaisantes là!
Jules : Et bien non, on va dire que j’ai revu mes priorités dans la vie et l’alcool n’en fait plus partie.
Joy : C’est bien Jules! Tu as parfaitement raison! Viens, on va se balader dehors!
«Elle me prit alors par la main pour que je la suive mais je m’arrêtais net! Elle me regarda l’air interrogative et moi la seule chose qui me venait à l’esprit, c’était de l’embrasser. J’en mourrai d’envie, d’ailleurs, je ne me gênais pas pour le faire! Nos lèvres se sont touchés quelques secondes et Joy finit par reculer sous l’effet de la surprise.»
Jules : Désolé! Oh, je suis vraiment con.
Joy : Non, pas du tout. C’est juste que çà me surprend parce que je pensais être la seule…
Jules : La seule quoi?
Joy : Bah! La seule à vouloir qu'entre nous, il y ait plus que de l‘amitié.
«Elle me disait çà d’un air embarrassé, d’ailleurs elle avait du mal à me regarder droit dans les yeux. Elle était très craquante je dois dire avec son regard légèrement fuyant, ses joues rougissantes et son sourire quelque peu gêné. Je m’approchais alors à nouveau d’elle, lui prit son visage entre mes mains, la forçant en quelque sorte à ce qu’elle plonge son regard dans le mien. Elle me sourit, un véritable sourire magnifique. Mes lèvres goutèrent aux siennes une nouvelle fois et nous partageons alors un baiser sans fausse note, un baiser incroyable pour moi! Sans doute, parce que pour la première fois de ma vie ce baiser était accompagné de sentiments et çà le rendait beaucoup plus magique à mes yeux.»
Greg :
«Quel spectacle! C’est du vrai show! L’ambiance est à l’apogée, tout le monde hurlent afin de soutenir son poulain. Çà c’est du sport, la boxe j’adore et avant de prendre place dans la salle, j’ai briefé un peu Fred. J’ai très bien vu qu’il n’y connaissait absolument rien. Mais il me surprend, il s’est vite mis dans le truc et franchement je suis halluciné de voir à quel point il se prend au jeu. Je pensais pas que je m’éclaterai ce soir avec lui mais pourtant c’est le cas. Après avoir quitter l’ambiance survoltée qui régnait dans la salle, Fred m’a invité à boire un dernier verre chez lui ce que j'accepta avec plaisir. On arrivait enfin dans son quartier tout en continuant de parler de la soirée.»
Greg : Franchement Fred, c’était excellent cette soirée! Alors qu’est-ce que t’en as pensé de la boxe?
Fred : J’en ferai pas mais à regarder oui c'est sympa. Après tout, c’est des mecs musclés qui se battent en short.
Greg : Je vois, c’est pas la beauté du sport que t’as apprécié mais plutôt les boxeurs.
Fred : Mais non, enfin si peut être un peu.
Greg : Je le savais, parce que tu as quand même plus commenter le physique des boxeurs que le match en lui-même.
Fred : En même temps j’y connais rien donc fallait bien que je commente quelque chose. La prochaine fois, je te promets de me renseigner un peu plus sur ce sport. Bon, tu m’as expliqué des trucs mais je t’avoue que j’ai pas trop retenu.
Greg : Tu verras que je vais finir par faire de toi un adepte de ce sport. Pour commencer et bien on matera des matchs à la télévision. Comme çà je vais pouvoir t’expliquer calmement parce que c’est vrai que quand tout le monde gueulent autour de toi, c’est pas évident.
Fred : Non mais franchement l’ambiance terrible, çà j’ai surkiffé!
Greg : Moi aussi j’adore, bon après t’as la voix qui part un peu en sucette mais çà vaut le coup.
Fred : J’ai pas dû assez crier alors parce que ma voix çà va.
Greg : En parlant de crier, quelqu’un t’appelle là ou je rêve?
«J’entendais effectivement qu’on l’appelait, je me retournais et voyait quelqu’un se dirigeait vers nous en courant.»
Fred : Accélère le pas Greg!
Greg : Pourquoi?
Fred : C’est Pedro, un gars de mon quartier. Il va encore me faire chié.
Greg : Bah qu’il essaye!
«Je m’arrêtais en attendant ce fameux Pedro! Il arriva enfin près de nous puis fixa Fred pour ensuite me regarder. Et cet abruti se mettait alors à rire.»
Greg : T’as un problème?
Pedro : Çà m’amuse de voir deux tapettes c’est tout.
Greg (à Fred) : Il vient de dire quoi l'autre idiot là?
Fred : Laisse tomber Greg, on y va!
Pedro : Bah alors Fred, toujours une mauviette à ce que je vois. Mais bon pas étonnant avec des gens comme toi.
Greg : Mais il est fou ce mec! Çà va pas de l’insulter comme çà!
Fred : Fait pas attention à lui Greg, j’ai l’habitude de ses remarques homophobes.
«Je m’approchais alors de Pedro et le poussa violemment! Fred essayait tant bien que mal de me dire d‘arrêter mais je ne supportais pas sa tête de con à l’autre là. S'il croit que je vais le laisser insulter Fred sans réagir et bien il ne s'est pas à qui il a affaire.»
Greg : Excuse toi auprès de Fred sinon je n’hésiterai pas à aller plus loin.
Pedro : Plutôt crevé!
«Il fonça vers moi pour me mettre son poing dans la figure mais il n’était pas vraiment à la hauteur puisque j’avais déjà esquivé son attaque. Par contre, lui n’a pas vu arrivé la droite que je lui ai mise. Il tomba à terre, puis il essuya d’un geste de la main le sang qui coulait de sa lèvre. Je me retournais alors vers Fred!»
Greg : T’as vu comment qu’il faut calmé des cons comme lui?
Fred (criant) : Attention!
«Je n'ai même pas eu le temps de réagir, que Fred me poussa légèrement. Et c’est en me retournant que je compris que Pedro était un lâche parce qu’il allait m’attaqué par derrière. Mais là je vis quelque chose d’incroyable parce que Fred lui avait très bien vu son manège. Il a donc prit les devants et c’est dans un sublime crochet du droit qu’il le renvoya au tapis.»
Greg : Bah merde alors! Moi qui voulait te défendre et bien voilà que c’est toi qui couvre mes arrières.
Fred (hurlant) : Aïe çà fait mal!
Greg : Alors Pedro, on a toujours pas entendu tes excuses!
«Ce mec là est un vrai dégonflé parce qu’il se sauva en courant. C’est bien beau de provoquer mais s’il n’y a rien derrière et bien on se la ferme! En tout cas, j'espère bien que çà lui aura servit de leçon à celui là.»
Greg : Putain Fred! Une soirée à regarder de la boxe, çà t’as inspiré. Waouh! J’ai du mal à y croire mais elle était belle la droite que tu lui as mise, comment je suis impressionné là!
Fred : Crois moi je suis pas fier de moi sur ce coup là mais j’avais pas le choix.
Greg : Quoi t’es pas fier de toi? Mais tu plaisantes, il le méritait grave cette raclée.
Fred : Je sais mais çà fait un mal de chien. T’as pas mal toi?
Greg : Çà me lance un peu mais çà va. On devrait aller chez toi au plus vite te mettre de la glace!
«En arrivant chez Fred, je m’occupais de suite de soigner sa main. Rien de bien méchant mais je rigolais en voyant son air catastrophé. Il m’a même dit que c’était la première et surement la dernière fois qu’il frappe quelqu'un. Il n’aime pas çà et je peux le comprendre mais je trouve çà cool qu’il m’est défendu. Il n’a pas réfléchi, il a vu le danger arriver et a agit comme un pote l'aurait fait. Hallucinant comment cette soirée a été pour moi une véritable réussite! D'ailleurs, elle n'était pas encore finie puisque j'avais décidé de rester avec Fred jusqu'à ce qu'arrive David.»
Ruth :
«On arrive devant chez Alma. Je respire un grand coup et je sonne à la porte. Elle me fait rire quand même, elle a déjà remercié César et là elle l’invite à son domicile pour à nouveau le remercier. Alors soit elle est vraiment reconnaissante ou alors comme je le pense, elle est tombée sous le charme de mon copain. Alma nous ouvrit la porte.»
Alma : Entrez! Mon père aurait dû être là aujourd’hui mais il a dû partir précipitamment en voyage d’affaires. Il s’excuse auprès de vous.
César : Pas de soucis.
Alma : Je vais cherché Celia, je reviens!
«Son père n’est pas là, comme par hasard! Tout à coup, je tournais les yeux vers Alma qui revenait avec sa petite sœur.»
Alma : César, voici Celia. Alors ma puce, César se trouve devant toi.
Celia : Je peux te toucher?
Alma : Elle aime bien toucher le visage pour se faire une idée de la personne en face d’elle.
César (souriant) : Mais oui, pas de soucis!
«Je ne mettais absolument pas préparer à çà. Celia est une jolie petite fille, très souriante, des cheveux bouclés comme sa sœur. Mais ce que j’ignorais c’est qu’elle était non-voyante. César ne m’en avait absolument pas parlé. Je la voyais alors poser ses petites mains sur le visage de César, rigolant quand celui-ci fit semblant de lui manger la main. Çà me touche beaucoup d’assister à cette scène.»
César : Maintenant que tu me connais mieux physiquement, je peux te faire un bisous?
Celia (souriant) : Oui!
«Il déposa alors un baiser sur la joue de la petite fille qui était sans conteste très heureuse de cette initiative.»
Celia : Merci monsieur pour la voiture.
César : Mais c’est rien çà! Par contre pas de monsieur, appelle moi César.
Celia : D’accord César!
Alma : Maintenant Celia, je voudrais te présenter Ruth. Tu te souviens? Je t’en ai parlé.
Celia : Oui c’est la gentille amoureuse de César.
Alma (me souriant) : Oui c’est çà ma puce!
«Ses quelques mots me faisait réaliser que je mettais tromper sur toute la ligne sur Alma. Qu’elle parle de moi en ses termes à sa petite sœur le prouve bien. Pourtant, avec elle, j’ai été tout sauf gentille, à croire qu’elle ne m’en tient pas rigueur. Qu'est-ce que je peux être idiote parfois! Voilà où mène la jalousie, à du grand n'importe quoi!»
Alma : Çà te dérange Ruth que Celia te voit à sa façon?
Ruth : Pas du tout!
«La petite glissa ses mains lentement sur mon visage. J’en étais extrêmement émue, c’est la première fois que quelqu’un me découvre de cette façon qui plus est une enfant. Elle souriait au contact de ma peau, quelle sensation étrange! C’est beau, c’est touchant et en même temps c’est tellement indescriptible tant le moment que je vis est intense. Puis Celia caressait maintenant mes cheveux délicatement comme une petite fille pourrait le faire avec sa poupée.»
Celia : Pas de boucles comme moi et Alma! Ils sont longs tes cheveux! Je crois que tu dois être très belle.
Ruth : Mais toi, tu l’es encore plus. Alors dis-moi Celia, tu as quel âge?
Celia : Sept ans et trois mois.
Alma (rigolant) : Comme tu l‘entends Ruth, c’est important de rajouter les trois mois.
Ruth (souriant) : Je prend note alors, sept ans et trois mois.
Celia (faisant un câlin à sa sœur) : Alma, j’ai faim, mon ventre va bientôt faire du bruit et je veux pas que tout le monde l’entend.
Alma (souriant) : Tout le monde à table alors!
Celia : Merci ma sœur, je t’adore.
Alma : Moi aussi ma puce.
«Toute la soirée passa à une allure incroyable. La petite Celia doit être l’enfant la plus enjouée que je n’ai jamais vu. Elle a constamment le sourire aux lèvres, riant aux éclats et surtout partageant une complicité impressionnante avec sa sœur. Alma nous a expliqué que Celia la considérée un peu comme sa maman étant donné que leur mère a été emporté par un cancer du sein quand la petite avait deux ans. Alma avait fini par coucher sa petite sœur qui n‘a pas hésité à nous réclamez un câlin avant d‘aller au lit.»
Ruth : Elle est adorable! Un vrai p’tit rayon de soleil.
Alma : C’est ma vie Celia, je ferai n’importe quoi pour elle, y compris remercier chaque jours que dieu fasse le sauveur de ma sœur.
César : Arrête Alma, çà me gêne!
Alma : Je m’en veux énormément vous savez. Je n’ai même pas été capable de la protéger ce jour là et pire même c’est de ma faute ce qui s’est passé.
Ruth : Comment çà?
Alma : J’avais en charge Celia et je vous assure que je veillais sur elle avec vigilance. Un touriste m‘a demandé un renseignement. Pour lui indiquer la route sur son plan, j’ai lâché la main de Celia et puis quelques secondes mais vraiment quelques secondes plus tard, j’ai entendu Celia m‘appeler. La scène qui s’est déroulée ensuite m’a complètement choquée, je t’ai vu César prendre la place de ma sœur et cette voiture…
César (la coupant) : Arrête de te torturer Alma!
Alma (les larmes aux yeux) : Mais j’ai lâché sa main et…
Ruth : Tu ne pouvais pas savoir ce qui allait se passer.
Alma : Celia m’a dit qu’elle avait perdu son bracelet et qu’elle pensait qu’il n’était pas loin. Quand elle s’est rendue compte qu’elle était sur la route, elle a paniqué et a hurlé mon prénom. Je l’entends encore son cri, j’en cauchemarde la nuit!
Ruth : Faut que tu tires un trait sur ce qui s’est passé. Celia va bien, César aussi, ne laisse pas çà te bouffer la vie.
César : Mais oui Ruth a raison. C’est vraiment un concours de circonstances. Ne te rend pas coupable de çà. Tu es une très bonne sœur et on l’a bien vu avec Ruth ici ce soir.
Ruth : Celia t’adore, j’ai aucun doute là-dessus. Elle ne t’en veut pas parce qu’elle t’aime comme pas permis. D’ailleurs, je suis certaine qu’elle ne t’a jamais tenu pour responsable de ce qui s’était passé.
Alma : Merci de me dire tout çà! Bon, je vais me chercher des mouchoirs parce que là c’est les chutes du Niagara.
«On discuta tous ensemble jusqu’à très tard dans la nuit. C’est une chouette fille Alma, on s’est d’ailleurs échangés nos numéros de téléphone pour se revoir à l’occasion. Et puis, on avait promis à la petite Celia de l’emmener en balade avec nous prochainement. Une promesse se tient et celle là plus que tout.»
David :
«Après avoir déposé Paula chez elle, je me dépêchais de me rendre chez Fred au plus vite. Quand il m’a dit qu’il serait seul chez lui ce week-end en affichant un sourire espiègle, j’ai de suite compris où il voulait en venir. Si çà ne tenait qu’à moi, j’aurai même annulé ma sortie avec Paula mais bon je l’aime beaucoup cette fille et je ne suis pas du genre à faire faux bon à mes amis. Quand j’arrive devant chez lui, je tape à la porte par politesse même si je meurs d’envie d’entrer chez lui au plus vite. Rien! Il ne vient pas m’ouvrir. C’est très étrange, après plusieurs coups à la porte toujours sans réponse, je me décidais à l’ouvrir et à ma grande surprise elle n’était pas verrouillée. Je longe le couloir et me trouve rapidement dans le salon. Là, je suis abasourdi par ce que je vois, Fred est endormi dans le canapé mais le plus beau de tout, c’est que Greg est à ses côtés sa tête posé sur l’épaule de mon chéri. Je reprends mes esprits et m’amuse alors de la situation. Je m’approche alors d’eux et me penche vers Fred. Afin de le réveiller tout en douceur, je l’embrasse dans le cou. Il bouge légèrement, mes baisers deviennent alors de plus en plus intense et c’est avec surprise que finalement il me découvre en ouvrant les yeux.»
Fred : Oh! David, tu es là!
David : Oui, il me tardait de te voir mais je vois que tu es en bonne compagnie.
«Il tourna légèrement la tête vers sa droite et se rendit compte que Greg avait trouvé le sommeil sur son épaule. Il souriait à cette vue tout en me regardant ensuite quelque peu gêné par le visuel qui s'offrait à moi. Il bougea alors délicatement la tête de Greg qui ne semblait pas réagir et dormait toujours paisiblement.»
Fred : On s’est endormi, je suis désolé mais comment t’es entré?
David : Tu n’as pas fermé ta porte à clé, d’ailleurs c’est très imprudent même si tu n’es pas seul.
Fred : Jaloux?
David : De Greg? Non! Par contre, c’est moi qui devrait être à sa place.
Fred : Sans aucun doute!
«Je ne pouvais m’empêcher de sourire à sa remarque. Puis là, il se leva alors du canapé, me prit par la taille et m’entraîna alors contre lui. Puis il m’embrassa langoureusement, n‘hésitant pas à prolonger ce plaisir pendant un long moment.»
Fred : C’est un petit avant goût! Qu’est-ce qu’on fait? On réveille Greg?
David : Bah, vaut mieux maintenant que plus tard.
Fred : Ouais t’as raison, il pourrait nous surprendre. Non mais t’imagines?
David (rigolant) : Le pauvre, déjà qu’il n'est pas très à l’aise par rapport à tout ce qui touche à l’homosexualité…
Fred (le coupant) : Je pensais comme toi et je croyais que le fait qu’il nous parle jamais c’était parce qu’on est gay mais je me suis trompé et il me l’a bien prouvé ce soir.
David : Raconte?
Fred : Tu es certain que tu veux que je te raconte parce qu’on va perdre beaucoup de temps.
«Quand il me dit çà, je réagis immédiatement. Je m’approche de Greg et m’évertue à le réveiller sans trop le brusquer mais il a vraiment le sommeil lourd. Alors je me décide à le secouer plus fortement ce qui provoque les rires de Fred qui peut voir alors que mon impatience arrive à sa limite. Greg finit par se réveiller enfin.»
Greg : Merde mais qu’est-ce que je fais encore ici moi?
David : Bah oui je me le demande aussi. Bon Greg, ta chérie est chez elle, tu devrais passer la voir.
Greg : T’es dingue! À cette heure-ci, je risque de réveiller sa mère.
David : Bah réveille là alors, c’est pas grave.
Greg (regardant Fred) : Mais il est fou ton mec!
Fred : Je crois juste qu’il est pressé que tu t’en ailles.
Greg : Ah! Ah! Je vois. Bon dans ce cas je vais y aller tout de suite. Et encore bravo Fred pour le crochet du droit que tu lui as foutu à cet enfoiré.
«Greg se dépêcha d’enfiler sa veste et s’en alla très rapidement. Là, il fallait absolument que je pose une question à Fred.»
David : Tu t’es battu? Non mais sans blague contre qui?
Fred : Pas le temps de t’expliquer, on a mieux à faire.
«Étonnamment quand il dit çà, je n’ai plus très envie d’en savoir plus sur cette histoire. Je préfère m‘abandonner dans les bras de mon copain à qui je glisse au creux de l‘oreille un je t‘aime qui vient du cœur.»
Ruth:
«Le weekend a défilé à vive allure. Aujourd’hui, notre classe est de sortie pour une journée détente. Balade en vtt dans la nature était au programme. Bien que j’avoue il fait assez froid et bien c’est toujours mieux qu’une journée de cours. Vaquero nous a laissez champ libre jusque 16h, autant dire qu’on en profite. J’apercevais au loin Fred et David, de suite je pars en vtt pour les rejoindre et j’arrivais alors à toute vitesse près d’eux et faisait un dérapage contrôlé en arrivant à leur côtés.»
David : Bah dit donc, tu m’avais caché ce talent!
Ruth : Et ouais moi et le vélo on est très amis. En fait, j’en faisais souvent avec mes parents. Pendant les vacances d’été, je crois qu’on devait en faire pratiquement tout les jours, j’ai même participé à plusieurs courses.
Fred : Impressionnant je dois dire.
Ruth : Vous venez avec nous?
David : Bah ouais d’autant plus que Joy et Jules sont aux abonnés absent. Va savoir pourquoi?
Fred : Moi, je me pose même plus de questions.
Ruth : Au fait Fred, j’ai su que tu nous avais caché quelque chose.
Fred (surpris) : Quoi donc?
Ruth (rigolant) : Que tu aimes te prendre pour Rocky Balboa.
Fred : Ça y est Greg l’a déjà dit à tout le monde.
Ruth : Depuis tout à l’heure, il nous parle de çà. Il te couvre tellement de compliments que çà en devient affolant.
Fred (souriant) : Tiens donc, il fait çà! Je vais aller le voir de suite. Vous venez?
David : Vas-y de l'avant, je dois parler avec Ruth.
Jules :
«Avec Joy, on a décidé de se mettre à l’écart des autres pour profiter un peu plus l’un de l’autre. Je suis heureux, oui enfin heureux! J’ai toujours été quelqu’un qui aimé sa vie comme elle était mais aujourd’hui je me rends compte qu’elle n’a jamais été complète. Et cette prise de conscience n’est pas étrangère au fait que Joy et moi laissons enfin libre court à nos sentiments. Toutefois, je garde à l’esprit que Joy est encore très fragile et que cette relation ne doit pas être précipitée. Cependant cet amour naissant me donne des ailes et je ne peux garder cette nouvelle pour moi sans en prévenir Fred. Il est notre meilleur ami en commun avec Joy et il doit donc être le premier à le savoir.»
Jules : Je vais parlé à Fred!
Joy : Non laisse moi m’occuper de çà.
Jules (souriant) : On le fera à deux alors! Tu crois qu’il va être choqué?
Joy : Surement! Déjà, qu’il est halluciné de nous voir autant amis. Mais en même temps c’est compréhensif, il y a encore quelques temps, on se lançait encore des remarques assassines à toutes heures. Le pauvre quand même, il en a vu. Je lui parlais pendant des heures lui disant à quel point je te détestais.
Jules : Hé! Moi aussi! En plus, j’arrêtais pas de lui dire que t’étais pas une bonne amie pour lui et que tu lui pourrissais la vie.
Joy : Pourquoi on en est venu à se détester autant?
Jules : En y réfléchissant, maintenant que j’ai l’esprit plus clair. Je crois tout simplement, que tu as rompu notre quotidien à Fred et moi quand tu es arrivée. Je devais le partager alors que pendant des années, çà toujours été lui et moi. Tout çà a suffit pour moi à déclencher mon hostilité envers toi.
Joy : C’est vrai que je ne comprenais pas pourquoi tu étais si désagréable avec moi au début. Je suppose que j’ai cessé de faire des efforts pour m’entendre avec toi à ce moment là.
Jules : En gros, c’est de ma faute je crois bien.
Joy : Mais je ne t’ai pas facilité la tâche non plus. Et puis moi aussi, je détestais devoir partagé Fred avec toi et avec quiconque d’ailleurs.
Jules : Et maintenant, on en est là!
«Je lui caressais la joue tendrement, elle me souriait en retour. Nous partagions alors un baiser très doux qui est rapidement devenu plus passionnel.»
Greg :
«Je suis en pleine discussion avec César et Paula. J‘explique en long, en large et en travers, la fameuse bagarre de samedi.»
Paula : Greg! C’est bon là! Çà fait au moins vingt fois que tu nous le racontes.
Greg : Non mais t’es jalouse parce que Fred et moi on a fait ce que toi t’aurais bien aimé faire à cette Monica.
Paula : T’as pas tort j’avoue.
César : Quelle Monica?
Paula : Je t’expliquerai plus tard.
«À cet instant, Fred nous avez rejoint.»
Greg : Ah! Le champion est là.
Fred : Greg n’exagère pas s’il te plait!
César : Prend les compliments tant qu’il en fait parce que c’est pas tout les jours.
Paula : C’est vrai çà en plus!
Greg : Tu sais quoi Fred! Ce soir, il y a un match à la télé. Passe à la maison.
Fred : Pas de soucis, je viendrai.
Greg : Allez les mecs un p'tit défi, on fait la course jusqu’au bout là bas!
Paula : Les mecs! les mecs! Je suis là au cas où tu ne l’aurais pas remarqué.
Greg : Ok! Je me reprends! Dîtes les mecs et la merveilleuse jolie fille qui se trouve être ma petite amie. On se le fait ce p’tit défi alors?
César : Bien sur mais je vous préviens, vous n’avez aucune chance contre moi.
Fred : Moi je dis, je vais vous ratatiné.
Paula : Çà se voit que vous ne connaissez pas super Paula, la reine du vtt.
César (rigolant) : La reine du vtt! Çà va les chevilles Paula?
Paula : Mais très bien César.
Greg : Allez là, au lieu de discuter. On la fait cette course ou pas?
Paula : Mais je suis prête moi.
David :
«Je voulais rester avec Ruth pour lui parler de ses craintes envers Alma parce qu’il est vrai que la dernière fois qu'elle souhaitait en discuter, je suis un peu parti comme un voleur. Alors que la pauvre avait véritablement besoin de conseils.»
David : Alors Ruth, t’en es où avec cette histoire de drague d’Alma?
Ruth (souriant) : Tu avais raison, j’avais tort.
David : Ah! Elle ne le draguait pas alors. Je le savais!
Ruth : Et oui, elle n’en avait pas après le corps de mon homme.
David : Par contre moi, je dirai pas non!
Ruth (me faisant les gros yeux) : David!
David (rigolant) : Je plaisante, tu devrais le savoir à force quand même. Et puis, je suis avec Fred, un vrai amoureux transi moi. Parfois, je me reconnais pas. C’est la première fois que je me sens aussi bien avec quelqu’un.
Ruth : Ah! L’amour, c’est dingue ce qu’on est prêt à faire pour le protéger quand on l’a trouvé. Tu vois pour ma part, je sais que César est un bel homme et je me dis qu’il est normal que je m’inquiète quand on s’approche de trop près de celui que j’aime.
David : Mais oui c’est normal, moi je dis que quand il y a de la jalousie, c’est qu’il y a beaucoup d’amour. Après faut pas que ce soit abusé non plus. Tu vois le genre à fliquer son mec tout le temps, tout ces trucs du genre!
Ruth : Là, j’avoue que je ne vais pas jusque là. Par exemple, je le laisse accompagné Joy à toutes ses séances chez la psy sans moi. Çà m’inquiète pas du tout!
David : En même temps, il n’y a rien d’inquiétant. Il l’aide beaucoup en faisant çà.
Ruth : Je sais et je suis contente qu’il ait pris l’initiative de le faire. Je suis même très fiére de lui qu’il ait pensé à çà.
David : Et sinon à part çà! La soirée de samedi raconte?
Ruth : J’ai fait connaissance avec une petite fille extraordinaire. Elle s’appelle Celia et c’est la petite sœur d’Alma qui est non-voyante.
David : C’est la petite fille que César a sauvé?
Ruth : Oui c’est elle. Celia, c’est la bonne humeur personnifiée. Elle vit avec son handicap d’une manière très courageuse. Elle ne s’apitoie pas sur son sort et prend la vie comme elle vient en gardant le meilleur. C’est une belle leçon de vie qu’elle m’a donné.
David : J’imagine très bien! D’autant plus, que cela ne doit pas être évident pour cette petite.
Ruth : Elle est super bien entourée et là je te parle d’Alma, cette fille ne voit que par sa sœur, c’est dingue à quel point elles sont complices. Franchement, Alma m‘a surprise, énormément même.
David : Tout est bien qui finit bien alors!
Ruth : Exactement et c’est tant mieux comme çà.
Fred :
«Greg vient de nous mettre une raclée lors de notre petite course. Mais bon, j’avoue que mes jambes m’ont lâché sur ce coup là. Pourtant d‘habitude, je ne suis pas si mauvais.»
Greg : Je vais vous ratatiné, c’était bien tes mots tout à l’heure Fred!
Fred (essoufflé) : Vas-y, savoure ta victoire.
Greg : Mais je savoure, t’inquiète pas pour çà.
Fred : Je ne suis pas dans un bon jour sinon je suis sûr que je t’aurai gratté sans problème.
César : Moi, je suis content, je suis quand même deuxième. J’ai dépassé la reine du vtt qui finit bonne dernière.
Paula : J’ai déraillé! Soyez pas si fiers de vous parce que sans çà, je vous aurai mis minables.
César : Mais oui, on va te croire! Quelle mauvaise foi Paula!
Paula : Allez! Tais toi et vient m’aider à remettre ma chaîne.
«Je m’assis alors près de Greg puis là David arriva avec Ruth. Il descendit de son vélo et vient alors à ma rencontre le sourire aux lèvres. Il me tend alors sa bouteille d’eau.»
Fred : Merci! T’es vraiment un amour.
Greg : Vous avez loupé la course du siècle. N’est-ce pas Fred?
Fred (rigolant) : Il dit çà parce que c’est lui qui a gagné.
Ruth : Parce que je n’étais pas là sinon face à moi, tu n’avais aucune chance.
David : Là, j’avoue que Ruth est assez impressionnante et je suis d’avis qu’elle t’aurait sûrement battu Greg si elle avait été là.
Greg : Très bien, laissez moi me reposer un peu, et puis on s’affrontera tout les deux après.
Ruth (souriant) : Mais pas de soucis!
David : Je mise sur Ruth!
Fred : Moi sur Greg.
David : Vraiment?
Greg : Pourquoi çà t’étonne David? Il mise sur le futur vainqueur c’est normal. Je suis le meilleur et Fred le sait très bien.
Fred : Exact!
David (regardant Ruth) : Tu vas l’exploser hein? Parce que Greg m’a l’air vachement confiant.
Ruth : Soit tranquille! Je vais en faire qu’une bouchée.
Greg : C’est ce qu’on verra!
Paula (criant au loin) : Greg! Viens nous aidé là, César est trop nul!
Greg : J’y vais avant qu’elle nous fait un meurtre.
Ruth : Je viens avec toi, je suis une experte en vélo, je vous serai sûrement d’une très grande aide.
«Greg s’en allait alors retrouver Paula avec Ruth. Plusieurs minutes plus tard, Joy et Jules arrivèrent près de nous.»
Fred : Mais qu’est-ce que vous avez foutu?
Jules : Euh!…
Joy : Fred, on doit te dire quelque chose.
David (tout bas) : C’est le moment!
«Depuis que David m’a ouvert les yeux sur la relation plus qu’ambigüe qu’entretienne Jules et Joy. J’ai moi-même remarqué des choses, là il est évident qu’ils sont ensembles mais je vais les faire flippé un peu.»
Fred : Dîtes moi ce que vous voulez du moment que ce n’est pas que vous êtes en couple!
Joy : Quoi?
Fred : Je plaisante Joy! D’ailleurs, vous deux en couple, c’est pas possible. Vous n’allez pas du tout ensemble, ce serait franchement horrible. N’est-ce pas David?
David : Mais parfaitement d’accord! En plus, je sais pas mais je trouve que vous feriez un couple catastrophique. Vous croyiez pas?
Jules (énervé) : Je me fous de ce que vous pensez parce que oui Joy et moi on est bien ensemble et çà n’a rien d’horrible ou de catastrophique. Je suis déçu de vous deux mais encore plus de toi Fred. Moi qui a tout fait pour que tu te rapproches de David et qui a toujours été là pour toi. Je pensais pas que tu allais réagir de cette façon.
Joy : On est heureux Fred et j’espère que t’accepteras notre relation parce qu’on a pas l’intention d’y mettre fin.
«Je ne m’attendais pas à ce qu’ils me parlent comme çà. Je me rends compte qu’ils prennent très à cœur leur relation. Je suis un peu ému pour eux là. Même si c’est très étrange de les entendre parler de leur couple.»
Fred : Je suis content pour vous et j’avais bien compris que vous étiez ensemble. On vous a juste fait un peu marcher avec David.
Jules (souriant) : Vous êtes cons! Mais c’était plutôt réussi je dois dire.
David : T’as bien plongé dedans! Je crois même que c’est la première fois que je te vois autant énervé.
Jules : C’est parce que Fred c’est Fred tu vois! C’est important pour Joy et moi qu’il soit heureux pour nous.
Joy : Alors c’est vrai Fred, tu es vraiment heureux pour nous?
Fred : Bien sur même s’il faut que je m’habitue à l’idée. Mais vous méritez tout les deux d’avoir droit au bonheur alors moi je dis vive l’amour! Voilà!
«Je prenais alors Joy dans mes bras. Cette dernière était visiblement soulagée de ma réponse. Le reste de la journée se déroula dans la bonne humeur. Ruth avait bel et bien battu Greg pour son plus grand malheur. Toutefois, il avait fait une belle course, du moins c’est ce que je lui ai dit en voyant sa déception. Faut dire que les autres le charrier pas mal sur sa défaite alors un peu de réconfort ne lui faisait pas de mal. On s’est quand même bien marrer parce qu’avec notre petite bande qu’on formait maintenant, les délires ne manquer pas. Franchement çà vraiment été une journée sans fausses notes et j‘espère en vivre de nombreuses autres comme celle-ci.»
Un mois plus tard
Berto :
«La porte de la prison se referme derrière moi. Je suis dehors, je suis libre! J’ai encore du mal à y croire. Toutefois, voir Joy qui s’élance vers moi en courant me conforte dans l’idée que tout ceci est vrai. C’est en pleurs que nous nous prenons dans les bras. Je me sens coupable, oui coupable d’avoir fait vivre des moments de douleurs à ma mère et ma sœur. Elles ne méritaient pas çà, ici j’ai eu le temps de réfléchir à mes erreurs et j’ai pris conscience que çà n’avait pas toucher que moi mais aussi toute ma famille. Espérons que le temps guérira les blessures que je leur ai infligé, je l'espère vraiment du plus profond de mon cœur.»
Berto : Tu es toujours aussi jolie, je dirai même que tu t’es embellie petite sœur.
Joy : Je voudrai bien te dire pareil mais tu m’as l’air fatigué.
«Bien sur, elle ne pouvait pas me mentir. Mon apparence a extrêmement changé. Je suis amaigri parce que la bouffe là bas, c’est vraiment dégueulasse. Et puis ajouter à çà, les conditions extrêmes de détention, çà te change un homme. Mon visage est marqué par la fatigue, mes yeux sont cernés, mes traits tirés. J’espère ne pas trop lui faire peur.»
Joy (inquiète) : Berto, tu vas bien?
Berto : Mais oui je vais bien surtout depuis que je te vois. Une nouvelle vie commence pour moi et je t’assure que ce coup ci, je n’ai pas l’intention d’être une déception pour la famille.
Joy : Tu n’es pas une déception pour moi et tu ne le seras jamais.
Berto : C’est gentil de me dire çà. Tu sais que je t’aime petite sœur.
Joy (émue) : Oui et moi encore plus.
Berto : Impossible!
Joy : Tu m’as manqué! Tu ne peux pas savoir à quel point!
Berto : Toi aussi! Hé mais c’est Fred là bas!
«Fred était déjà ami avec Joy quelques mois avant mon emprisonnement. Et le plus étonnant, c’est que je l’ai vu plus souvent au parloir que quand j’étais encore chez moi. Il a pris l’initiative de venir me voir pour me parler de Joy, prendre de mes nouvelles et c’est surtout grâce à lui qu’elle était plus au moins rassurée. Je ne lui ai jamais demander de mentir mais simplement d’adoucir le trait, je ne voulais pas effrayé Joy. Elle n’arrivait pas à venir me voir et tout compte fait, je crois que c’était mieux comme çà. C’est un très bon ami qu’elle a et je lui ai souvent dit que j'étais très heureux qu'il soit dans la vie de ma sœur. Fred arrivait vers moi et je ne pouvais m'empêcher de le prendre dans mes bras.»
Fred : Çà me fait plaisir de te voir dehors.
Berto : Merci! Je suis content d’être à vos côtés là. Tu vas bien?
Fred : Mais c’est à moi de te poser cette question!
Berto : Maintenant je sais que çà va aller. Toujours avec ton copain?
Fred (souriant) : Ouais toujours!
Berto : C’est cool çà!
Joy : Berto! Je voudrai te présenter Jules! Tu sais je t’en ai parlé.
Berto : Je ne suis pas près d’oublier ce prénom là.
«Je m’approchais de lui et lui tendit ma main qu’il serra volontiers.»
Berto : Merci Jules! Ce que tu as fait pour ma sœur, je t’en serai à jamais redevable.
Jules : C’est pas nécessaire, je crois que n’importe qui au vue de la situation aurait agit de la même manière.
Berto : Tu te trompes Jules, il faut énormément de courage pour intervenir et toi tu en as eu et çà force mon respect je dois dire.
Jules : C’est gentil, çà me touche beaucoup ce que tu me dis là.
Berto : Mais je le pense, sincèrement.
Joy : Berto, si on allait à la maison maintenant? Maman t’attend avec le reste de la famille et puis j’ai envie de partir d’ici.
Berto : Oh! Moi aussi, vite fuyons.
«Je jetais un dernier coup d’œil à la prison tout en pensant à mes compagnons de cellules que je laissais derrière moi. Je pensais surtout à Santi, mais il était heureux pour moi je le sais. On ne se reverra probablement plus jamais. À sa sortie de prison dans quelques années, il retrouvera ses habitudes, son quotidien peu recommandable. Il m’a dit tout à l’heure, qu’il ne me recontactera pas, non pas parce qu’il ne veut pas mais parce qu’il veut éviter que je sois trop proche de lui. Il vit dans un milieu clairement dangereux et effectivement pour moi qui a fait le choix de mener une vie stable et sans ennui, c’est mieux comme çà. Bien que çà me fasse quand même un petit pincement au cœur de savoir que je ne le reverrai plus surtout après tout ce qu'il a fait pour moi.»
Ruth :
«On est lundi et une rencontre sportive opposant notre lycée à celui d’Alma va débuter dans quelques minutes. Un match de basket départagera nos deux lycées. Moi, j’ai décidé de ne pas y participer, après tout on nous laisse le choix alors il est évident que je préfère être spectatrice de tout çà. Et puis, je vais supporter César du mieux que je peux et çà va déjà me prendre assez d’énergie comme çà. Dés qu’Alma me voit, elle vient directement prendre place à mes côtés. On s'est vu plusieurs fois ce mois-ci et on s'entend super bien toutes les deux.»
Ruth : Comment çà va Alma?
Alma (tristement) : On fait aller!
Ruth (inquiète) : Qu’est-ce qui se passe?
Alma : Je suis un peu contrariée pour Celia. Elle veut aller à l’école!
Ruth : Pourquoi elle n’y est pas?
Alma : Non, on a toujours préféré avec mon père, qu’elle étudie à la maison. Elle a besoin de beaucoup d’attention. Alors c’est ce qu’on a privilégié pour elle. On aurait pu la mettre dans un centre pour enfants non-voyants mais c’était loin et elle aurait dû y rester toute la semaine alors on a préféré qu’elle reste avec nous et on a engagé un tuteur.
Ruth : Je vois mais je peux comprendre qu’elle veut aller à l’école. C’est une enfant, elle a envie de se faire des amis, de s’amuser, c’est normal Alma.
Alma : Mais elle a des amis, enfin pas beaucoup c’est vrai mais des enfants de notre quartier viennent jouer avec elle parfois.
Ruth : C’est pas pareil. Chez toi, toute la journée elle est seule avec son professeur ou sa nourrice je suppose. Et puis si elle va à l’école, elle sera constamment entourée d’enfants, c’est génial pour elle.
Alma : Ruth, tu sais tout comme moi que les enfants peuvent être cruel entre eux. J’ai peur qu’il se moque de la différence de Celia. Je ne le supporterai pas, elle a tellement souffert tu vois! Çà me briserait le cœur qu’elle subisse les railleries des autres enfants.
«Je réfléchissais un instant à ce qu’elle venait de me dire. Dans un sens, je sais qu’elle n’a pas tort mais à côté de çà je crois qu‘elle surprotège sa sœur.»
Ruth : Tu veux la protéger du monde entier, très bien! Mais tôt ou tard, elle devra malheureusement faire face à ce genre de situations difficiles. Je ne suis pas certaine que la garder dans votre cocon familial l’aide. Je sais qu’elle est heureuse mais je pense que c’est important pour elle d’être un peu indépendante.
Alma : Mais elle est si petite Ruth. Je ne pense pas qu’elle soit prête à faire face à tout çà, du moins pas maintenant.
«J’avoue que je ne suis pas forcément d’accord avec le fait qu’elle ne laisse pas la chance à Celia de s’intégrer aux autres. Je me décidais alors à insister.»
Ruth : Elle veut vraiment aller à l’école? Réponds moi franchement Alma.
Alma : Oui sans aucun doute je l’avoue.
Ruth : Il faut que tu convaincs ton père alors. Si c’est important pour Celia, il faut que vous cédiez à sa demande. Tu crois pas?
Alma : Et même si je le voulais. Je ne sais même pas si l’école près de chez moi pourrait prendre en charge Celia.
Ruth : Et pourquoi pas? Ce serait franchement révoltant qu’ils ne l’acceptent pas. Ils devront s’adapter à ses besoins c’est sur mais c’est faisable et je le pense sincèrement.
Alma : Ok! Partons du fait qu’elle peut y aller. Çà ne résout pas les craintes que j’ai par rapport aux autres élèves
Ruth : Allez voir à l’école avec ton père, demandez à ce qu’on informe les élèves sur l’handicap de Celia avant son entrée. Le dialogue c’est important et les enfants peuvent très bien comprendre la situation si on leur explique bien.
Alma : C’est vrai qu’on pourrait faire çà. Peut être que çà se passera bien avec les autres enfants.
Ruth : Je n’exclue pas qu’elle aura peut être des réflexions mais je suis certaine que globalement tout ira pour le mieux. Pourquoi pas faire un essai? Deux semaines par exemple.
Alma : Oui, c’est pas bête comme idée! Tu dois vraiment me trouver égoïste mais elle est si importante pour moi. Je voudrai tellement qu’elle va à l’école et que çà se passe bien pour elle mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir peur.
Ruth : Tu n’es pas égoïste puisqu’avant tout tu penses au bien être de ta sœur mais parfois il faut faire des choix importants en mettant de côté ses frayeurs. C’est difficile je sais mais il faut le faire, pour Celia et pour son avenir.
Alma : Tu es vraiment de bons conseils, tu sais çà?
Ruth : On me l’a déjà dit. Je suis même devenue la conseillère en amour d’un ami.
Alma (rigolant) : Et pour moi, tu es ma conseillère familiale. Faudrait peut être penser à en faire ton métier.
Ruth : J’y penserai! Promis!
«J’espère sincèrement que la petite Celia pourra bientôt aller à l’école et je souhaite vraiment de tout mon cœur que çà se passe pour le mieux. Alma agit vraiment comme une maman face à sa sœur. Tout çà me rappelle ma mère quand elle se faisait un sang d’encre à chacun de mes petits bobos au corps ou à l’âme. Grand nombre de fois, elle venait me consoler en affichant un sourire bienveillant sur moi, sa jolie petite chipie comme elle avait l’habitude de m’appeler. Elle manque à ma vie, ainsi que mon père qui malgré une certaine sévérité était un homme aimant, adorant la vie et avec qui je me sentais si protégée à ses côtés. La vie est parfois injuste, mon cœur s’est brisé en mille éclats qui ne pourront hélas jamais se recoller. Mais à l’heure d’aujourd’hui, je m’efforce à aller de l'avant et à vivre ma vie pleinement. C'est ce que mes parents auraient voulu, j'en suis entièrement convaincue.»