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Série : Fisica o Quimica
Création : 13.01.2012 à 20h31
Auteur : maelysmiss
Statut : Terminée
« Suite de "Londres: Escapar del tiempo". » maelysmiss
Cette fanfic compte déjà 19 paragraphes
J’étais allongée dans ce grand lit. Je sentais les rayons du soleil sur ma peau. Une belle journée allait commencer. Je pensais à ma fille, au regard qu’elle aurait pu poser sur moi, à ses premiers mots, ses premiers pas. Je ne me sentais plus bouger. J’étais comme paralysée. J’essayais d’ouvrir les yeux. Sans succès. Il fallait que je revienne. Je ne pouvais pas la laisser, elle et son père que j’aime tant. Je luttais depuis quelques semaines déjà. Je les entendais autour de moi se demandant quand j’allais me réveiller. Je ne sais pourquoi mais j’ouvris enfin les yeux.
Je sentis alors une douleur atroce dans ma poitrine comme si on m’enlevait la vie. Leurs visages s'effaçaient.Je sortais de mon état comateux. Je regardais autour de moi. Personne. Pas un bruit. Tout ce ramdam que j’avais entendu avait disparu. Je me levais doucement de mon lit. Tout autour paraissait aseptisé et froid. Des tuyaux sortaient d’un peu partout de mon corps. Je les déchirais tous. Je me dirigeais vers la salle de bain. Je me mis en face du miroir. Pas une trace de blessure, de bleu, de bandage. Mes cheveux étaient détachés, j’avais une robe de chambre blanche. J’avais envie de pleurer sans savoir pourquoi mais je n’y arrivais pas. Où étais-je ? Que faisais-je ici ? Si je n’avais pas de blessures apparentes, pourquoi un hôpital ? Et pourquoi personne n’était à mes côtés à mon réveil ? J’essayais de me souvenir de qui pouvait attendre mon réveil. Et là rien. Pas le moindre souvenir. Je me regardais une nouvelle fois dans le miroir. Qui étais-je ? Je n’en avais aucune idée.
Je sortis de la salle de bain et m’asseyais sur le bord du lit. Je réfléchissais quelques secondes sur ce qui m’arrivait. Je finis par sortir de la chambre. Je m’engouffrais dans les longs couloirs.
-… :Il y a quelqu’un ? S’il vous plait. Aidez-moi.
Je tournais en rond dans les couloirs. Je pensais être dans un rêve. Tout ça était si irréel. Je retournais dans ma chambre. Là j’essayais d’ouvrir la fenêtre. Impossible.
-Iz : Pas possible de s’enfuir d’ici.
-… : Merci mon dieu, il y a quelqu’un dans cet hôpital. Qu’est-ce que vous faites là ? cet endroit me donne la chair de poule pas vous ? Allons-nous en.
-Iz : Je vous l’ai dit c’est impossible.
-… : Vous plaisantez ? C’est quoi cette histoire ! Et puis qui êtes-vous d’abord ? Pourquoi il y a personne dans cet hôpital ? Où on est ?
-Iz : Calmons-nous. Je m’appelle Iz. Et vous ?
J’essayais inlassablement de me souvenir de mon nom mais ce fut impossible.
-… : …je m’appelle…Nina. Depuis combien de temps êtes-vous ici ?
-Iz : J’ai eu un accident il y a longtemps. Ça n’a plus d’importance.
-Nina : Vous comptez sortir parce que moi je ne compte pas pourrir ici !
-Iz : Vous ne m’écoutez pas ! J’ai déjà tout essayé. Il n’y a aucune issue. On est comme…condamné.
-Nina : Mais … comme est-ce possible enfin ? Serais-je devenue folle ? C’est pour ça que je ne me rappelle de rien… On est dans un hôpital psychiatrique…
-Iz : je ne dirais pas ça comme ça. Disons qu’on nous surveille.
-Nina : De quoi ? De qui ?
-Iz : Je ne sais pas. C’est à vous de le découvrir.
-Nina : Si ça se trouve je parle à un plus fou que moi.
-Iz : ça m’étonnerait. Avec tout ce que vous avez fait.
-Nina : comment ça ? Qu’est-ce que vous savez ?
-Iz : oh rien du tout, enfin les gens parlent vous savez…
-Nina : Et vous parlez aux murs dans ce cas car je ne vois personne à part nous !
-Iz : Des gens nous surveillent je vous ai dit. Je ne peux rien dire de plus.
-Nina : Donc vous travaillez pour ces gens… Écoutez, j’en ai assez de tout ce cirque ! Je sortirai un point c’est tout ! Et si des gens me surveille et bien tant mieux pour eux car je m’en contre fiche !
Je sortis de ma chambre.
-Nina : Qui que vous soyez, regardez-moi bien car je ne serai bientôt plus là !
-Iz : Attendez. Vous ne pouvez pas faire ça !
-Nina : Qui m’en empêchera ! Et puis arrêtons de nous vouvoyer ! c’est lassant à la fin.
-Iz : D’accord je t’accompagne. Tu es nouvelle ici, tu t’en sortiras pas seule.
-Nina : Je n’ai pas besoin d’aide à la normale mais tu pourrais m’être utile. Une condition. Que tu me dises ce qu’est cet endroit.
-Iz : C’est un endroit de transition avant…avant de prendre un nouveau départ.
-Nina : Sois plus explicite.
-Iz : Je sais pas moi, ça fait plus de 10 ans que je suis … que j’ai eu mon accident.
-Nina : Tu as un accident et on te met dans un espèce de centre pendant 10 ans… mais pourquoi.
-Iz : j’ai eu pas mal de changement dans ma vie. Et j’ai perdu les gens que j’aimais. Je suis tombé sur ce "centre" comme tu dis. Ça m’a sauvé. J’ai pris un nouveau départ.
-Nina : Mais pourtant si ce centre t’as fait tant de bien, tu es encore là !
-Iz : Tu verras quand tu le connaîtras, tu ne pourras plus en partir.
-Nina : J’espère le connaitre le moins possible. Je suppose que quelqu’un m’attend quelque part. Je ne peux pas me permettre de rester ici. Ecoutes. Tu n’entends rien ?
-Iz : Nan, qu’est ce qui se passe ?
-Nina : Un bébé. J’entends les cris d’un bébé.
Iz m’aidait à m’asseoir.
-Iz : ça va ?
Je sentis une drôle d’impression en moi. Je ne pouvais l’expliquer. C’est comme s’il me manquait quelque chose.
-Nina : Là-bas je sens qu’on va trouver de l’aide. On y retourne.
On arrivait dans une grande pièce. Vide.
-Iz : Regardes !
-Nina : Excusez-moi Madame. Je voudrais savoir où je peux trouver des docteurs ou des infirmiers ?
-Clara : Je pense qu’ils doivent être dans la pièce de ce côté. Que vous arrive-t-il ?
-Nina : Je suis coincée ici. C’est insupportable. Je voudrais retrouver ma famille. Je vous présente Iz. Il est un peu bizarre mais gentil apparemment. Je dois vous laissez. Et merci pour l’info.
Nina s’éloignait tandis que Clara et Iz parlaient.
-Clara : Comment est-ce que le travail avance.
-Iz : Pas facilement. Ça va être dur. T’as vu comment elle est. Elle pense qu’elle peut partir d’ici. Elle n’a pas encore réalisé où elle était.
-Clara : C’est normal. Personne ne peut réellement accepter cet autre monde. Je me demande si le patron n’a pas fait d’erreur en te choisissant. Tu prends les choses tellement à cœur. Et tu racontes beaucoup trop de choses. Je t’ai entendu.
-Iz : Tu nous a espionné !
-Clara : Estimes toi heureux que ça a été moi et non le patron ! Alors tes métaphores tu les gardes pour le moment.
-Iz : Et je réponds quoi à ces questions ? Je lui mens.
-Clara : C’est à elle de faire son chemin. Il faut qu’elle comprenne qu’elle ne sortira jamais. Et il faut qu’elle l’accepte ensuite. Je sais que je suis un peu dure avec toi. Mais c’est une étape importante pour elle. David et moi n’aurions pas pu faire ce chemin avec elle. On la connait trop. Tout serait devenu rapidement compliqué. Ne perds pas de vu nos objectifs.
-Iz : Je réussirai. Ce n’est pas la première que j’aide. Et puis mon objectif c’est la promotion. Je ne te l’avais pas dit. C’est ma dernière mission en tant que « passeur ». Ensuite je pourrais devenir ange à plein temps. Pourquoi t’es venue à la « porte de l’embarquement » au fait ? Tu m’attends toujours après d’habitude.
-Clara : Je sentais que cette mission serait plus difficile. Je voulais mettre les choses à plat avant le grand départ. Je pense que tu seras retardé avec Alma. Elle ne passera pas la sécurité, enfin ceux qu’elle appellera infirmiers.
Je marchais en direction des infirmiers.
-Nina : Excusez-moi. Où est-ce que je peux trouver un médecin.
-Infirmier : Ils ne sont pas disponibles pour le moment. Désolé revenez plus tard.
-Nina : c’est une blague ! J’ai dit : j’ai besoin de voir immédiatement un médecin !
-Infirmier : Calmez-vous mademoiselle. Je vous le répète ils ne sont pas là pour l’instant, ils s’occupent d’un cas plus urgent.
-Nina : Mais… mon cas est URGENT.
-Infirmier :…
-Nina : D’accord ! Je vais aller les chercher moi-même.
-Infirmier : Vous ne pourrez pas. Tant que vous n’aurez pas accepté votre état.
-Nina : Qu’est-ce que vous me racontez ! Je suis plus vraiment sure d’être la patiente !
-Infirmier : Vous ne l’avez jamais été.
-Nina : Il est temps d’en finir.
Je m’approchais de deux portes battantes. Plus j’avançais, plus mon souffle ralentissait. Tout à coup mon corps n’avançait plus. Il était figé.
-Nina : M’est qu’est-ce qui m’arrive.
-Infirmier : Acceptez votre destin. Choisissez le bon chemin.
-Nina : Arrêtez avec votre charabia.
-Infirmier : Reculez. Votre corps se remettra en marche.
Je m’exécutais. Mon corps se remit en effet en marche. Une ligne imaginaire agissait comme une frontière. Mais qu'est ce qu'il pouvait y avoir derrière ces portes?
-Nina : Que faut-il pour que je passe ? Vous voulez quoi hein ? Ma carte d’identité ? Mon certificat de naissance…
-Infirmier : Regardez autour de vous. Ceci n’est pas la réalité et vous le savez. Depuis le début. Comment vous appelez vous ? Quel âge avez-vous ? D’où venez-vous ? Etes-vous mariée ? Des enfants ? Quelle est votre profession ?
-Nina : Arrêtez ! Je vous en supplie !
Je pleurais comment aurait-il pu en être autrement. Je sentis qu’il fallait que je retrouve Iz. Que seul lui connaissait toutes les réponses.
-Nina : C’est quoi ces histoires ! Il faut que tu sois franc avec moi. Qu’est ce qu’il se passe ?
-Iz : ils t’ont refoulés c’est ça ? Je te l’avais dit.
-Nina : ils m’ont parlé d’un chemin à suivre… j’ai pas trop compris. Il faut que je te dise quelque chose. Je… je ne suis pas Nina. Enfin si mais pas vraiment. Pour être honnête je ne sais pas qui je suis. Je me suis réveillée dans ma chambre avec aucun souvenir. Je suis perdue… J’ai peur. Tu veux pas me dire quel est cet endroit ? ce que je fais ici ? Je t’en supplie Iz, je sais que tu sais la vérité.
-Iz : je ne peux rien te dire. C’est compliqué…
-Nina : je pensais qu’on avait un bon feeling tous les deux. Comment veut tu que je m’en sorte si je ne comprends rien à la situation.
-Iz : Viens avec moi.
Iz m’emmena dans une pièce isolée.
-Iz : je ne peux pas te dire où l’on est car ça serait trop dangereux.
-Nina : pour toi ou pour moi ?
-Iz : je t’aime beaucoup et je ne veux pas… j’aimerais te le dire, te révéler toute la vérité mais c’est impossible à cause des autres. Si je te le dit je risque gros.
-Nina : qu’est-ce qu’on fait alors ? je reste cloitrée 10 ans comme toi pour comprendre ! je ne sais rien à propose de toi. Si ça se trouve tu me mens depuis le début. Pourquoi je devrais croire à ton histoire d’accident ! Donne-moi de bonnes raisons de te croire.
-Iz : regarde-moi. Je ne te mens pas. Je m’appelle Iz, j’ai 17 ans et j’ai eu un accident de quad. J’étais avec des amis. C’était un voyage scolaire. Un soir on est parti en quad. J’avais deux amis qui s’enguelaient à cause d’une fille. Et puis on était un peu éméchés. On avait fumés. L’un deux à voulut faire le beau en défiant l’autre sur le quad. Je suis monté avec lui. On a eu un accident. Je m’en suis remis. Et puis une fois à l’hôpital j’ai fait une attaque cérébrale. Puis j’ai atterri ici. Voilà.
-Nina : je suis désolée. J’ai été injuste avec toi.
-Iz : tu ne pouvais pas savoir. Ce n’est rien. Mais ceci reste entre nous. Il pourrait m’arriver des ennuis s’ils venaient à apprendre que je t’ai révélé pourquoi j’étais ici.
-Nina : d’accord. Je te remercie de ta confiance
Dans la chambre de Nina.
-Nina : tu penses que quelqu’un m’attend quelque part ?
-Iz : bien sûr. Tu te souviens toujours de rien.
-Nina : non. Pas vraiment. Et si j’étais une horrible fille. Et si j’avais tué quelqu’un ou si j’étais une toxico ou n’importe quoi d’autre.
-Iz : impossible.
-Nina : si ça se trouve tu parles au mal en personne.
-Iz : ne t’en fais pas. Je te connais depuis peu mais je sens que t’es une fille bien. Concentre-toi. Cherche au plus profond de toi. Qui es-tu ?
J’essayais de toutes mes forces. Mais rien. Comment avais-je pu oublier ?
-Iz : allez va y.
-Nina : ne le prends pas mal mais est-ce que tu pourrais me laisser seule un moment.
-Iz : pas de problème.
Une fois Iz partie, je me concentrais sur un bruit, un tout petit bruit. On aurait dit comme une horloge. Ce bruit semblait venir d’un tiroir. Je m’approchais. Je l’ouvris et découvris une montre. C’était apparemment une montre d’homme. Je la pris dans mes mains et là j’eu comme un flashback. Je voyais … Roman. C’est ça c’est la montre de Roman. Roman mon amour. Je me mis à pleurer. Je ne savais si c’était de joie ou de tristesse. Je sortis de ma chambre et cherchais Iz.
Dans le couloir devant la chambre de Nina.
-David : Le patron veut te voir.
-Iz : maintenant ? Mais je suis en mission.
-David : t’en fais pas il m’a dit de te remplacer. Il n’avait pas l’air commode.
-Iz : de me remplacer ! Mais pourquoi ?
Iz se rendit dans le bureau du patron.
-Iz : t’as demandé à me voir ? je suis là.
-Ruben : Mon petit Iz. On ne peut pas dire que je sois ravie de ton travail. J’ai entendu dire que ta mission se compliquait.
-Iz : oui mais ce n’est pas grave. J’ai l’habitude. Ça va s’arranger.
-Ruben : j’ai bien peur que ce soit finit pour toi sur ce cas.
-Iz : quoi ?
-Ruben : oui, je t’ai laissé plusieurs chances mais là je ne peux rien faire. Je ne peux pas te traiter comme…
-Iz : comme un ami.
-Ruben : je suis désolé. Tu t’es trop impliqué dans cette affaire mais ne t’en fais pas tu pourras toujours avoir ta promotion.
-Iz : je me contre fous de la promotion. Je t’en supplie laisse-moi Alma. Je suis le meilleur. Tu n’as jamais eu à te plaindre de moi.
-Ruben : pas avant que tu lui dévoiles les circonstances de ta mort.
-Iz : je n’ai pas commis d’erreurs. Et elle n’a pas fait le rapprochement. C’est impossible. Elle ne peut pas puisqu’elle ne me connait. Elle ne sait pas qui je suis.
-Ruben : il est trop tard. Le processus est enclenché.
-Iz : et tu as choisi ce cher David pour me remplacer ! Alors qu’il est novice ! Pour un cas aussi important.
-Ruben : il faut bien un début. Je suis désolé encore une fois.
-Iz : tu peux garder tes excuses.
Iz sortie en claquant la porte.
-Clara : tu as fait le bon choix.
-Ruben : j’espère. Je ne sais pas si David sera à la hauteur.
-Clara : il le faudra.
Je me précipitais à l’extérieur de ma chambre pour trouver Iz . J’étais impatiente de lui dire ma découverte. Quelqu’un m’attendais bien quelque part, cette fois j’en étais sure.
-David : mademoiselle, attendez.
-Nina : excusez-moi je n’ai pas le temps, il faut que je trouve mon ami Iz.
-David : il n’est plus là.
-Nina : Pardon ? et en quel honneur ?
-David: Je suis désolé de vous dire ça mais il ne veut plus vous voir.
-Nina : c’est une blague ! Qu’est-ce que vous lui avez fait ? et qui êtes-vous ?
-David : Je suis ...Dan, un ami d’Iz. Il m’a chargé de vous le dire.
-Nina : il avait l’air pourtant … bien avec moi. C’est étrange cette histoire… vous me mentez.
-David : pas le moins du monde. Il m’a dit que je devais m’occuper de vous.
-Nina : il s’en va, ne veut plus me voir, mais il vous demande de s’occuper de moi ? c’est pas un peu paradoxale.
-David : écoutez, IL NE VEUT PLUS VOUS VOIR. Un point c’est tout. Il m’a dit qu’il vous trouvait inintéressante et totalement folle.
-Nina : il a dit ça ?
-David : ce sont ces propres mots.
-Nina : mais…
-David : pas de mais. Il faudra vous y faire. Et puis je suis là moi.
-Nina : je n’ai pas besoin de vous !
-David : oh si croyez-moi ! ici on a toujours besoin de quelqu’un.
Iz croise Clara dans les couloirs.
-Iz : qu’est ce que tu fais là ? t’as pas d’autres révélations à faire sur quelqu’un ? Tu sais ce qu’on faisait des gens comme toi y’a des siècles ? on les brulait. Va savoir pourquoi.
-Clara : d’accord, tu es en colère. Mais pas de chance je suis déjà morte. Je ne suis pas la méchante ici. J’ai fait ça pour toi.
-Iz : pour moi ouais…
-Clara : tu es comme un fils pour moi je ne voulais pas te blesser.
-Iz : heureusement que tu n’as jamais eu de fils. Vu comment tu te comportes avec moi, le pauvre.
-Clara : tu sais très bien que ta relation avec Alma allait trop loin. Je te connais, sous tes airs de roc tu es un sentimental. Tu t’es accroché à elle n’est-ce pas ?
-Iz : je crois oui. C’est incroyable. J’ai fait des tas de missions et voilà que la dernière est la plus difficile.
-Clara : tes sentiments sont décuplés n’oublies pas. Tu n’es pas vraiment toi-même. Seuls les vrais anges sont impartiaux. Tu as encore tes sentiments d’humain.
-Iz : comment tu fais toi ? Pour , ne pas être attaché. Tu es là depuis peu et ça a l’air tellement facile.
-Clara : ça ne l’est pas. Je me bats constamment contre ces sentiments. La tristesse, le malheur, l’envie, la peine, l’amour. Tu crois que je n’ai pas souffert, que je n’ai pas regretté la vie d’en bas ? je la regrette tous les jours mais je m’acclimate. De toute façon que peut-on y faire. Nous sommes coincés là à aider les autres à prendre le même chemin que nous vers un ailleurs…
-Iz : comment ne peut-on pas s’attacher, on passe notre vie à leur côté, puis un jour on nous demande d’effacer notre mémoire, d’oublier ces moments avec eux. On reste lié à eux même en étant à mille lieux. Je suis désolé de t’avoir traité comme ça.
-Clara : c’est grâce à toi si j’ai réussi à accepter l’autre côté. Tu es mon sauveur en quelque sorte. Je me dois de te secourir quand il le faut. Et puis dans quelques jours tu seras un ange.
-Iz : ouais. Moi un ange. Qui aurait cru ça.