HypnoFanfics

Rendez-vous au café du coin.

Série : Fisica o Quimica
Création : 03.05.2014 à 17h09
Auteur : LunaBlue 
Statut : Abandonnée

« Et si tout ça c’était l’œuvre du destin ? Je ne pensais pas le revoir après 10ans …. / Je ne pensais pas la revoir après 10 ans… » LunaBlue 

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Ruth :

Vendredi 2 avril , 7h- Le téléphone d’un petit appartement new-yorkais venait de sonner.

Ruth se jeta sur le téléphone et manqua de trébucher sur une girafe en plastique laissé par terre par Paulita.

Ruth : Allô

Stefan : C’est moi, je suis désolée, je sais qu’on avait convenu que je prenne la petite ce soir, mais je ne peux !

Ruthsentant la colère montée en elle : Tu te moques de moi ? Tu ne l’as que deux fois par semaine et tu trouves toujours le moyen d’avoir un truc à faire quand c’est ton tour !

Stefan : Ecoute, ça ne m’arrange pas plus que toi, tu sais qu’elle manque… mais j’ai du travail ce soir et je ne peux pas…

Ruth : Du travail ? Tu te fous vraiment de moi !

Stefan : … Bon on fait comme ça ? Je te rappelle demain pour prendre des nouvelles de la petite.

Ruth : Comme si tu t’en souciais !

Ruth raccrocha et se dépêcha d’aller poser Paulita à la maternelle. Elle avait encore exactement 15minutes avant d’être au retard au travail… Elle avait donc largement le temps d’aller chercher un bon café frappé au café du coin. Ruth ne tiendrait probablement pas la journée sans une bonne donne de café.

Le serveur : Un café frappé Mlle Ruth ?

Ruth : Oui, et par pitié Jimmy, arrête de m’appeler Mlle Ruth, ça sonne… vraiment très bizarre. Tu peux m’appeler Ruth, depuis le temps que je viens ici !

Le serveur : Très bien Mlle… Je veux dire Ruth.

Ruth savait pertinemment que Jimmy l’appellerai exactement pareil la prochaine fois.

Plus que Cinq minutes… Ca y est cette fois c’est sûr, Ruth allait vraiment être en retard. Ni une, ni deux, Ruth ramassa son sac, pris son café à la main et se leva d’un bon de la chaise, direction la porte de sortie. Celle-ci était si abordée par les choses qui lui arrivaient en ce moment, qu’elle ne vit pas l’homme qui passa la porte. Les deux se rentrèrent dedans.

: Vous ne pourriez pas faire….

Ruthconfuse : Je suis sincèrement désolée !

Les deux jeunes gens relevèrent la tête en même temps et une expression de surprise et de malaise se dessina sur les deux visages.

 


LunaBlue  (07.05.2014 à 11:04)

César :

Vendredi 2 avril – 7h15, dans un hôtel New-Yorkais.

Javier, criant : César t’as foutu où le dentifrice !

César : Sur mon lit !

César était devant la télévision en train de regarder les résultats du match d’hier, qu’il n’avait pu regarder.

Javier, avec un petit sourire : Alors c’était comment hier ?

César feignit de ne pas savoir de quoi son ami voulait lui parler, il n’y avait aucune vantardise là dedans, mais le jeune homme était plutôt fière de l’effet qu’il produisait sur la gente féminine.

César : Je ne vois pas de quoi tu parles !

Son ami lui balança sa serviette en plein visage.

César : Sérieusement ! Je sais que tu es plutôt fière de ton anatomie mais crois-moi, je ne tiens pas vraiment à la voir, et surtout au réveil !

Les deux hommes, collègues depuis maintenant 4ans se mirent à rire.

Javier : Bon alors tu me racontes ? Il s’est passé quoi après que vous ayez quitté le bar.

César : Rien de particulier, elle a voulu que je la raccompagne jusqu’à chez elle, et un vêtement en entraînant un autre…. Je te laisse deviner la suite !

Javier : Je ne sais pas comment tu fais, ça me déprime ! Notre avions a atterri hier à 14h et à exactement 22h tu étais déjà en train de partir avec une fille à ton bras !

César : L’expérience ! L’expérience !

Javier : Le jour où tu comptes te poser, n’oublies pas de me filer tous tes tuyaux !

César : Crois-moi, ce jour n’est pas près d’arriver.

Il avait beau avoir la trentaine, l’idée de se caser ne le faisait en rien rêver. Au contraire, cela lui donnait même des sueurs froides. Pourquoi chercher à n’appartenir à qu’une seule femme quand on peut avoir toutes celles que l’on désire ? Pourquoi donner une chance à quelqu’un de nous faire souffrir lorsqu’on peut se protéger ?

César : Bon on se retrouve au café en face de l’hôtel dans 40 minutes.

Javier : Okay !

César partit donc faire son jogging matinal, une routine à laquelle il s’y tenait depuis maintenant de nombreuses années et qui lui permettait de se vider l’esprit.

36 minutes et 20 secondes plus tard, il arriva devant le café. Il ouvrit la porte tout en regardant les messages qu’il avait reçu et ne vit pas la femme qui arrivait droit devant lui.

César, énervé : Vous ne pourriez pas faire….

Ruth, confuse : Je suis sincèrement désolée !


LunaBlue  (07.05.2014 à 11:25)

La première chose à laquelle Ruth pensa fût « Pourquoi ne suis-je pas allée chez le coiffeur hier ! De toutes les personnes qu’il fallait que je voie aujourd’hui avec cette foutue tâche de yaourt sur mon chemisier, il fallait que ce soit lui ! »

A l’inverse, César se moqua éperdument de ce qu’il était en train de porter en ce moment, de savoir à quoi il ressemblait, car la seule chose à laquelle il pensait en ce moment, c’est à quel point Ruth était toujours aussi magnifique que dans ses souvenirs.

Un serveur, à César : Vous allez bien ?

Les deux jeunes gens sortirent de leurs rêveries.

César : Oui, oui, ce n’est rien, juste un peu de café.

Ruth, confuse : Je suis vraiment désolée ! Je ne regardai pas où j’allais.

Ruth sortit un papier et un crayon de son sac et se mit à griffonner dessus.

Ruth : Tiens voici mon numéro de téléphone, appelle-moi pour me dire combien t’aura coûté le pressing, je te rembourserai.

César se rappela à ce moment là que Ruth n’était non pas une connaissance qu’il avait perdue de vu depuis plusieurs mois, mais une personne à laquelle il n’avait pas parlé depuis 10ans.

César : Non je t’assure, ce n’est qu’une…

Puis il s’arrêta, lui aurait-elle donné son numéro de téléphone s’il elle ne lui avait pas renversé son café dessus ? Lui aurait-elle-même adressée la parole, ou bien, aurait-elle feint de ne pas le connaître ?

César : D’accord, je t’appellerai.

Ruth : Bien, bon bah, à une prochaine fois peut-être !

« A une prochaine fois peut-être ! Ce que tu peux parfois être stupide Ruth, c’est juste un ex ! », pensa la jeune femme.

César : Peut-être que tu pourrais prendre un café avec moi avant de partir.

Ruth : Euh… Je viens juste d’en prendre un.

César : Ah oui, c’est vrai !

« Abruti ! », pensa-t-il

César : Mais si tu te rappelles bien, tu l’as renversé sur moi !

Ruth : Ecoute je…

Le visage de César changea d’expression et son sourire disparu.

César : C’est bon j’ai compris. A une prochaine fois peut-être !

Ruth : Ce n’est pas que ça ne me ferait pas plaisir de parler avec toi, mais je dois filer au travail je suis vraiment désolée.

Ruth s’apprêtait alors à sortir du café, lorsqu’elle se retourna au dernier moment, regrettant immédiatement son geste.

Ruth : Si tu veux dimanche je suis libre, on pourrait se rejoindre ici à 9h et prendre un café ensemble… Enfin si tu n’as rien à faire.

Au fond d’elle, Ruth priait pour que César ait quelque chose à faire.

César : Parfait, je suis libre !

« Et merde ! », pensa Ruth.

Ruth, essayant de sourire : Parfait !


LunaBlue  (08.05.2014 à 20:13)

Dimanche, 9h devant la devanture du café.

Ruth avait une boule à l’estomac rien qu’à l’idée de retrouver César. Elle avait passé tout son samedi à se demander ce qu’ils allaient bien pouvoir se raconter. Qu’ils ne sachent pas de quoi parler n’était pas le problème, au contraire Ruth n’aurait rien trouvé d’anormal à cela, après tout, c’est toujours comme ça, non ? Ce qui l’inquiétait réellement, c’était de se rendre compte que sa vie était un véritable fiasco, et qu’hormis Paulita elle n’avait aucune chose dont elle pouvait être fière. « Honte » ! Oui, c’était exactement le mot pour décrire dans quel état Ruth se trouvait en ce moment. Elle avait honte de sa vie actuelle, elle avait honte de ses échecs, mais elle avait encore plus honte de ne pas avoir réussi à garder le contact avec ses amis, malgré la promesse qu’ils s’étaient faits. Etait-ce ça « devenir adulte », perdre son insouciance et oublier ce qu’on était autrefois ?

Ruth se décida enfin après un long moment de réflexion à ouvrir la porte du café. César était déjà là, cela fit sourire Ruth, lui qui avait pourtant l’habitude d’être souvent en retard.

César, souriant : Je pensais que tu ne viendrais pas !

Ruth regarda sa montre et s’assis.

Ruth : On avait bien dit 9h, non ?

César : Oui, oui ! Je voulais dire par là, que je pensais que tu ne viendrais pas tout court ! Tu n’avais pas vraiment l’air emballé hier.

Ruth : Je suis désolée… C’est juste que j’étais vraiment à la bourre et que ma journée avait très mal commencée.

Le serveur arriva pour prendre leur commande.

Le serveur : Comme d’habitude Mlle Ruth ?

Ruth : Oui, s’il te plait.

César : Pour moi, ça sera un café frappé s’il vous plaît.

Le serveur : Très bien, donc deux cafés frappés !

Les deux reprirent leur conversation là où ils l’avaient laissée.

César : Et tu travailles dans quoi ?

Ruth : Euh… Je suis secrétaire dans une agence commerciale.

César : Ah euh…

C’était exactement le regard que craignait Ruth, un regard empreint de déception !

Ruth : Oui, je sais, c’est loin de ce que je voulais faire étant plus jeune…

César sentit alors qu’il l’avait peut-être froissé, malgré lui.

César : Ce n’est pas ce que je voulais dire… je

Ruth : Non c’est pas grave, ne t’inquiète pas.

César : Si ce n’est pas trop indiscret, puis-je te demander pourquoi tu n’as pas continué.

Ruth : Bien… A vrai dire je ne sais pas moi-même ! Lorsqu’on s’est quitté, je suis montée à New-York pour ce fameux stage qu’on m’avait proposé… et rien ne s’est passé comme prévu. La boîte m’a fait savoir en arrivant qu’il y avait eut une erreur dans les données informatiques et que l’assistante chargée d’envoyer les mails s’étaient emmêlé les pinceaux. Résultat, je me suis retrouvée à New-York sans un sous. J’ai donc écumé les petites annonces et fait avec. Ca fait maintenant 5ans que je travaille dans la boîte où je suis.

César : Et tu aimes ?

Ruth : Disons-juste que ça me permet de payer les factures !

Le téléphone de Ruth sonna. Un visage inquiet se dessina sur le visage de la jeune femme.

César : Un problème ?

Ruth : Paulita a de la fièvre, je dois aller la chercher. Je suis désolée.

César : Paulita ?

Ruth : Ma fille ! 


LunaBlue  (12.05.2014 à 14:53)

« Ma fille ! ». Lorsque César avait entendu cette phrase, une étrange sensation s’était mise à l’envahir, la sensation d’avoir été volé d’un bien précieux. Il savait pertinemment que ce genre de pensée était totalement absurde. Il était évidemment qu’en 10ans, Ruth avait connu des hommes, il avait lui-même connu de très nombreuses femmes. Cependant, il ne s’attendait pas à ce que celle-ci ait déjà sa propre famille.

Vendredi 9 avril, 7h10

Ruth était partie en trombe la dernière fois et elle et César n’avaient pas eu le temps de convenir d’une autre rencontre. Le jeune homme ne voulant pas s’arrêter là, avait alors demandé au serveur que Ruth semblait bien connaître, si celle-ci était une habituée, ce à quoi Jimmy répondit oui. Après avoir discuté un bon moment avec ce dernier, César prit la décision de venir le vendredi 9 avril au café, à la même heure où Ruth et lui s’étaient rencontrés pour la première fois en 10 ans.

Les minutes semblaient défilées lentement. 7h11… Aucun signe de Ruth, 7h12… Peut-être qu’elle ne viendra pas, 7h13… Il pleut, peut-être qu’elle n’a pas envie de se mouiller, 7h14… C’est sûr, elle ne viendra pas, 7h15… Elle est là ! Elle vient de passer la porte, 7h16… Elle vient de l’apercevoir et s’approche de lui.

Ruth : César ! Qu’est-ce que tu fais là ?

César : Je viens prendre un café !

Ruth, souriant : Ca va de soi !

César : Alors, ta fille va mieux ?

Ruth : Oui, oui, ce n’était rien de grave, je m’inquiète toujours pour rien. D’ailleurs, je suis désolée, la dernière fois je suis partie si vite que je n’ai même pas eu le temps de te dire au revoir.

César : Ce n’est pas grave, et puis, ce n’est pas comme si c’était la dernière fois qu’on se voyait. Et sinon, ta fille s’appelle Paulita, c’est ça ?

Ruth : Oui ! Elle est vraiment adorable, c’est un vrai petit ange.

César : Quel âge a-t-elle ?

Ruth : Deux ans, elle est encore jeune… ce qui ne l’empêche pas d’être une vraie chipie. Elle me fait tourner en bourrique, j’ai parfois l’impression de devenir chèvre.

Ruth semblait si différente lorsqu’elle parlait de Paulita. On était bien loin de la Ruth qui se lamentait sur sa carrière professionnelle. La Ruth d’aujourd’hui semblait fière de sa vie actuelle. C’est peut-être ça d’être parent. César avait toujours voulu devenir père, mais sa situation actuelle, quelle soit professionnelle ou personnelle, ne le laissait pas l’envisager pour le moment.

César : J’image que toi et ton mari devaient être fière d’elle.

Ruth : Ex-mari !

César : Tu… tu es divorcée ?

César n’avait pas imaginé cette solution, il ne savait pas encore quoi faire de cette information. Il ne comprenait d’ailleurs pas pourquoi cette information le rendait à la fois triste et joyeux.

Ruth : Oui, j’ai rencontré le père de Paulita il y a 5ans. Nous nous sommes mariés lorsqu’on a appris que j’étais enceinte et 1an après, nous avons divorcés. Nous nous sommes rendu compte que finalement ça ne collait pas entre nous.

César : Et… si ce n’est pas trop indiscret, tu es toujours en contact avec lui ?

Ruth : Oui, c’est le père de ma fille et je tiens à ce que Paulita connaisse son père même si celui-ci ne semble pas du même avis.

Ruth avait terminé sa phrase avec une pointe de colère ce qui n’échappa pas à César.

César : Ca ne se passe pas bien ?

Ruth : Disons que Stefan préfère flirter avec les filles qu’ils rencontrent plutôt que de s’occuper de sa fille. Bon et si on arrêtait de parler de moi, tu sais tout sur moi, alors que je ne sais absolument rien sur ta nouvelle vie.

César : Il n’y a rien d’intéressant !

Ruth : Arrête de faire le modeste, je suis sûr que tu as fais plein de chose ces dernières années !

César regarda sa montre et sourit.

César : D’accord, je te dirai ça une prochaine fois !

Ruth : Non maintenant !

César :  T’es sûre, c’est pour toi que je dis ça !

Ruth : Pour moi ?

César : Regarde ta montre !

7h59. Le visage de Ruth se décomposa tandis qu’un sourire amusé se dessina sur le visage de César.

Ruth : Cette fois-ci je suis morte ! Je dois filer !

César : On se voit vendredi prochain même heure ?

Ruth chercha son porte-monnaie dans son sac, en vain.

Ruth : Euh… Quoi ? Euh…

César : Je vais payer ne t’inquiète pas, file.

Ruth : Merci, je te rembourserai la prochaine fois.

César : A vendredi alors ?

Ruth : A vendredi !


LunaBlue  (21.05.2014 à 11:07)

Vendredi 16 avril, 7h15

Cette  fois-ci, César et Ruth n’avaient eu aucun mal à se trouver, ils s’étaient assis directement, avaient chacun commandé leur café et la discussion était partie aussi tôt.

Ruth : Donc comme ça tu n’es qu’en voyage d’affaire ?

César manquât de s’étouffer en entendant ce mot.

César : Dit comme ça, j’ai l’impression d’être quelqu’un d’important !

Ruth : Et ce n’est pas le cas peut-être ?

César : J’avoue que j’ai certaines responsabilités.

Ruth : Tu es sur le point de passer présentateur officiel de matchs de foot, sur l’une des plus grande chaîne d’Espagne !

César : Ce n’est pas encore fait, pour l’instant je suis toujours qu’assistant !

Ruth : Un assistant qui voyage à New-York, qui reçoit un salaire probablement deux, voir trois fois plus élevé que le mien et j’en passe. Mais tu as raison, ta vie craint !

César, souriant : D’accord, j’avoue j’ai une vie de rêve. Mais comme tous les boulots, il y a aussi des gros inconvénients.

Ruth, intriguée : Ah oui, lesquels ?

César : Et bien tout d’abord, grâce à mon salaire plutôt élevé j’ai pu me payer un joli et plutôt grand appartement, le problème c’est que c’est deux fois plus de ménage à faire et que j’ai horreur du ménage.

Ruth : J’imagine comment ça doit être dur. Quoi d’autre ?

César : Et bien, comme je traîne souvent avec les joueurs, disons que j’ai plutôt la côte avec les filles. C’est embêtant, car choisir me donne de vraies migraines !

Ruth : Décidemment ton travail est vraiment plus dur que ce que j’imaginais.

César : Attends, et tiens toi bien, il y a encore pire. Là où je bosse, le café est immonde !

Ruth se mit à rire et donna une tape à César.

César : Non plus sérieusement, j’adore vraiment mon job, je n’ai pas à me plaindre, mes parfois j’aimerai avoir un peu plus de temps pour moi.

Ruth : Et… tu as quelqu’un ?

Ruth essaya tant bien que mal d’avoir l’air détaché en posant cette question.

César : J’ai eu quelques petites amies, mais rien de bien sérieux, comme je te l’ai dit, je n’ai pas vraiment le temps.

Ruth : Et tu aimerais ? Je veux dire, tu aimerais te poser.

César : Oui et non. Disons que je ne suis pas pressé, mais si je trouve la bonne personne, oui , je me poserai sans aucun doute. D’ailleurs en parlant de famille, quand est-ce que tu comptes me présenter ta fille ?

Ruth : Et bien… Je ne sais pas… Que dirais-tu de la prochaine fois ?

César : Ça me va ! J’ai hâte de voir à quoi mini Ruth ressemble !

Ruth : Mini Ruth ?

César : Ça ne te plait pas ?

Ruth : Pourquoi pas ! Je peux te poser une question ?

César : Tu veux savoir pourquoi je n’ai pas continué à jouer au foot ?

Ruth : Si ça te ne gêne pas.

César : Aucun souci. Deux ans après que nous ayons rompus, j’ai eu un grave accident. J’étais en boîte avec des amis et on est reparti chez nous en voiture. On avait tous pas mal bu et un ami à moi conduisait. Il a prit un virage un peu trop rapidement et la voiture à faire un tonneau. J’étais du côté passager et ma jambe a un peu morflé.

Ruth : Je… je

César : On a eu beaucoup de chance, personne n’a été gravement blessé, on a tous pu sortir de l’hôpital après deux semaines. Quant à ma jambe droit disons juste que le médecin m’a dit que j’aurai du mal à continuer le sport à haut niveau voir le sport tout court. Du moins pour tout ce qui est de la marche ou de la course.

Ruth : J’imagine que ça a du être dur.

César : Au début oui, et puis comme je te l’ai dit, je me suis rendu compte qu’on avait eu beaucoup de chance, pas seulement parce qu’aucun d’entre nous était blessé, mais aussi parce que nous n’avons blessé personne d’autre. Et puis au final, j’adore mon job maintenant.

Ruth : Dis comme ça, ça sonne un peu moins dramatique.

Bipppppp…. Ruth attrapa son téléphone portable dans son sac.

Ruth : Je dois y aller. Cette fois-ci je ne peux vraiment pas être en retard.

César : On se voit la semaine prochaine ?

Ruth : Sans faute !


LunaBlue  (27.05.2014 à 20:16)

Vendredi 23 avril, 7h18 au café habituel.

Ruth poussa la porte du café et chercha César du regard. Rien à l’horizon. ‘Celui-ci n’est probablement pas arrivé’, pensa Ruth.

Jimmy l’aperçut et s’approcha de suite.

Jimmy : Je présume que vous avez rendez-vous avec l’homme de la dernière fois ?

Ruth : On ne peut rien te cacher Jimmy !

Jimmy : Même table que d’habitude ?

Ruth : J’aime bien cette table, alors pourquoi changer !

Ruth s’installa calmement et pris un café en attendant César, après tout, deux cafés ne pouvaient pas lui faire du mal. La jeune femme avait une tonne de travail à rendre pour Lundi, et mieux valait qu’elle s’y mette le plus tôt possible. Ne voyant toujours pas César arriver, elle décida donc de sortir les quelques vingtaines de feuilles qui encombrent son sac afin de commencer son rapport.

20 minutes plus tard

Une serveuse : Vous désirez quelque chose d’autre ?

Ruth regarda sa montre.

Ruth : Je veux bien un autre café s’il vous plait.

Ruth commençait à se demander si César allait venir. Son téléphone sonna.

Ruth : Oui, Stefan que veux-tu ?

Stefan : Je voulais savoir si je pouvais prendre la petite ce week-end ?

Ruth, surprise : Tu veux la petite ?

Stefan : Oui, je suis son père, je peux bien la voir, non ?

Ruth,confuse : Oui, bien sûr.

Stefan : Et puis Margie adore les enfants, elle hâte de voir Paulita.

Ruth : Margie ?

Stefan : Oui, une institutrice que j’ai rencontré le mois dernier.

Ruth : Et qu’as-tu fait de Sylvia, Monica, Carmen et Laura ?

Stefan : Ruth ! Je croyais que tu avais dépassé le stade de la jalousie ! Ecoute, je sais que tu as du mal à m’oublier mais…

Ruth n’en revenait pas. Venait-il vraiment de dire ça ?

Ruth : Qu’on soit bien d’accord, tu peux te taper qui tu veux, je me m’en moque, mais si tu utilises Paulita pour draguer une des tes poufs alors là, tu peux toujours rêver !

Sur ce Ruth raccrocha. Elle devait avouer que parfois ça faisait du bien de dire ce qu’on avait sur le cœur. Elle regarda ensuite une dernière fois sa montre, puis voyant que César ne viendrait pas, elle décida de partir.

Jimmy : Vous partez déjà ?

Ruth : Oui, on dirait que César m’a posé un lapin !

Une serveuse s’arrêta en entendant ce nom.

La serveuse : Excusez-moi, vous avez dit César, comme César Cabano ?

Ruth : Oui… c’est ça.

La serveuse : Donc vous êtes Ruth Gomez ?

Ruth : C’est bien ça !

La serveuse : Je suis désolée de ne pas vous avoir prévenu plus tôt, j’ai complètement oublié. Un homme a appelé ce matin au café pour me demander d’informer une certaine Ruth Gomez que son rendez-vous d’aujourd’hui ne viendrait pas. D’après ce que j’ai compris au téléphone, votre ami a du s’envoler d’urgence en Espagne.


LunaBlue  (05.06.2014 à 17:50)

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