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Série : Gossip Girl (2007)
Création : 31.08.2009 à 20h26
Auteur : michou15
Statut : Terminée
« cet épisode se déroulerait après la saison 3, ce qui me permet de prendre davantage de libertés. je préfère l'écrire seule, merci. » michou15
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Présent
Elles restèrent silencieuse une bonne partie du chemin, Blair est étonnamment calme, elle semble avoir changé depuis son retour de France, elle est plus forte. . . Serena regardait la ville défiler devant ses yeux, elle avait toujours aimé parcourir NY de nuit, elle l’hypnotisait avec ses lumières partout, le calme apparent alors que s’était une véritable fourmilière. Blair était toujours silencieuse, elle aussi regardait la ville, elle aussi aimait NY de nuit car comme elle le disait si bien, On ne sait jamais combien de temps on a devant de nous et pourtant à NY le temps semble s’arrêter lorsque le soleil disparaît, il semble s’étirer à l’infini. Serena se décida à la regarder, et à sa grande surprise Blair riait,
_Blair ? Tu es sûre que ça va ? . . .
(rires) _ On n’a vraiment pas de chance hein ? Dan et Georgina et maintenant Chuck et Vanessa ! (rires) Au moins la vie ne s’est pas arrêtée, il y a eu du changement ici (silence), Il y a encore beaucoup de choses comme ça que tu ne m’as pas dites ? Blair ria mais bientôt les larmes coulèrent et elle éclata en sanglots, la douleur étant trop dure à supporter.
_Non, elle n’a pas changé . . . Serena l’enlaça et se laissa elle-même à pleurer.
Une semaine, deux semaines passèrent. La vie continuait, Blair se faisait discrète, elle n’avait revue personne hormis Serena et Carter, Cet idiot se fait de plus en plus présent auprès de Serena, il va falloir que je lui en parle . . . Nate, Chuck même Dan étaient passés chez elle, mais elle s’était fait portée malade, Dorota était une alliée imparable,
_La nourriture française est bien trop grasse pour Miss Blair, cela lui a totalement retourné son système digestif, vous comprendrez qu’elle a besoin de repos . . . Aucun n’avait été dupes, mais ils n’osaient contredire Dorota, elle savait comme personne se mettre en colère. Blair sortie de ses pensées, il fallait qu’elle se dépêche, S l’attendait pour le petit déjeuner.
Chuck était de forte mauvaise humeur, il avait passé la nuit sur un dossier épineux et voulait profiter de la matinée pour se reposer, cependant Vanessa avait exigé qu’ils déjeunent ensemble . . . Elle veut qu’on passe toujours plus de temps ensemble, les moindres excuses sont bonnes. J’ai l’impression de lui avoir donné trop d’espoir l’autre matin . . .
Il y a deux semaines, le lendemain du retour de Blair.
Chuck était de forte mauvaise humeur, il n’avait pas dormi de la nuit. Après le départ de Vanessa, il était resté au restaurant se faisant servir plusieurs scotchs d’affilés, Il se sentait désemparé, ne sachant quoi faire, ni ce qu’il souhaitait, Le retour de Blair a tout chamboulé, mais comment pourrais-je la récupérer de toute façon ? Son regard le hantait, Si triste, si douloureux . . . Elle s’est sentie trahie, je lui avais promis que je l’attendrais . . . je l’ais trahie. Le regard de Vanessa s’imposa ensuite à lui, Si doux, si chaleureux, tout le contraire de Blair . . . Mais il savait qu’il ne pouvait les comparer. Il sortit de l’ascenseur, décidé à la trouver puisqu’elle ne répondait pas à ses appels, cependant il n’eu à faire que quelques pas dehors. Elle était là, assise par terre, l’attendant telle . . . Une mendiante ! Blair ne se serait jamais abaissée à ça . . . Il chassa cette pensée, il s’était promis, alors il s’avança vers elle sans oublier de plaquer un sourire sur ses lèvres. Vanessa le vit arriver, tout sourire. Elle fût surprise, puis lui rendit son sourire,
_J’ai pensé que tu avais besoin d’être seul pour réfléchir. La situation peut paraître compliquée, elle sourit, encore.
_ Effectivement j’ai pas mal réfléchi . . . Il l’a regarda, presque intensément, est-ce le bon choix ? Il n’en savait rien. Vanessa repris,
_ Tu sais je ne pensais pas que tu aurais une réaction aussi . . .
_ Violente ? proposa-t-il,
_ Oui, violente, je me rends compte que tes sentiments pour Blair sont encore présents, trop présents. Elle ne souriait plus, elle avait un petit air triste mais résigné, Chuck sut alors que ce n’était peut-être pas le bon choix mais que c’était celui qu’il devait faire,
_ C’est vrai mes sentiments pour Blair sont là, bien présents mais ce n’est pas avec elle que je veux être désormais, c’est avec toi ! Il lui tendit la main et il l’aida à se relever, elle le regardait incrédule cherchant une marque d’hésitation sur son visage, une marque d’incertitude, mais tout semblait dire oui, tout son corps semblait vouloir être avec elle. Alors elle se pelotonna sous bras et l’entraîna dans la rue. Mais son cœur que disait-il ?
Serena avait rdv avec Blair mais celle-ci était encore et toujours en retard. En temps normal elle aurait râlé en l’appelant, oui en temps normal, sauf que cette fois-ci elle n’était pas seule à attendre. Carter était avec elle, encore. Serena ne comprenait pas elle-même pourquoi le jeune homme passait autant de temps avec elle, comme lors de l’été dernier alors qu’elle recherchait son père, pourquoi il était si gentil, si prévenant . . . tout le contraire de ce qu’elle savait de lui, de ces jeunes années. Elle ne comprenait pas mais ne s’en plaignait pas non plus car la présence de Carter lui redonnait le sourire, lui faisait goûter aux petits plaisirs de la vie, ceux qu’elle avait cru perdu à jamais après . . . Après quoi Serena ? Ose le dire, alors peut-être que tu seras guérie. Après quoi ? Après ma séparation définitive avec Dan. Elle sourit, Bon sang ce que je peux être puérile ! Carter la regardait,
_ C’est que je dis qui t’amuses ? Le ton n’était pas accusateur, les plis à l’extrémité de ses yeux montraient que la situation l’amusait aussi, Parce-que sincèrement le fait que je qualifie Blair de garce parce qu’elle nous fait attendre un jour de pluie n’a rien d’amusant. Bien au contraire, cette fille est l’image même de l’exaspération, elle rendrait dingue le Daïli Lama et son armada de bouddhistes sereins ! Serena rigola, sa voix résonnant contre les murs, emportée par le vent, Sa voix est une vraie musique . . . Elle est d’une beauté absolue lorsqu’elle rit. Il secoua la tête, Et voilà que je tombe dans le pathos ! Heureusement qu’elle ne lit pas mes pensées, je serais foutus ! Serena riait toujours lorsqu’elle reçue un message de Blair,
_ Elle arrive, pas besoin de râler, elle le taquinait sachant qu’il allait répliquer,
_ Bien bien je m’en vais avant qu’elle ne me voit, je ne veux pas subir son courroux, je crois que ma présence l’embête . . . mais je suis sûr que tu m’appelleras au secours dans moins de 10 minutes ! Il lui déposa un baiser sur le front et s’éloigna, Sur le front ?
Sur le front ? Il l’embrasse sur le front ? Mais d’où il sort celui-là ?
Blair fulminait, elle était au coin de la rue et s’était arrêtée net à la vue de cette scène aussi ridicule qu’improbable. Déjà que l’omniprésence de Carter auprès de Serena l’agaçait autant qu’elle ne la laissait suspicieuse, mais alors si cet idiot commençait à prendre ses aises voilà qui frôlait le surnaturel,
Serena et Carter et puis quoi encore ? . . . On est plus à ça prés à vrai dire.
Elle rigola de son propre cynisme, mais se repris, Je ne le laisserai pas profiter d’elle ! Elle vit qu’il venait droit sur elle, alors elle se replia dans l’angle du bâtiment afin de l’intercepter.
Il avait décidé de se rendre à leur endroit de rdv à pied, l’air frais lui éclaircirait les idées et achèverait de le réveiller, ce que je donnerais pour pouvoir dormir en ce moment même . . . Il accéléra le pas, plus vite ce serait fini, plus vite il serait libre, Enfin, j’espère.
Il s’apprêtait à traverser lorsqu’il la vit, elle, Blair . . . Avec . . . Carter ?! Son sang ne fît qu’un tour puis son instinct de fouineur lui intima de se dissimuler derrière l’angle du bâtiment. Il les observa tandis que ses pensées se bousculaient dans sa tête, tel un groupe de teuffeurs au son d’une musique techno quelconque, Qu’est-ce que Blair peut bien foutre encore avec cette vermine ? Il repensa alors au dernier post de GG, celui qui disait que Blair se tairait dans son antre, ne voyait personne hormis Serena et . . . Carter ! La colère se mêla à la souffrance, la jalousie alors qu’il songea au fait que Blair avait refusé de le voir lorsqu’il était passé, Jaloux ? Moi ? C’est bien la dernière chose qui pourrait m’arriver, surtout de ce con ! Et pourtant, il sentait en lui comme un lion qui se déchaînait contre sa cage, Carter toucha l’épaule de Blair, le lion rugit.
Il n’était plus fatigué, il n’avait plus envie de dormir, Vanessa l’attendait sous la pluie.
_ Rassure-moi et dis-moi que tu n’espères pas la séduire en l’embrassant sur le front ? Blair affichait un sourire condescendant, presque suffisant. L’ironie perçait dans sa voix, le ton était railleur. Carter s’arrêta net et se retourna pour lui faire face,
_ Blair . . . malgré ton retard tu trouves le temps d’espionner les gens. La réplique se voulait cinglante, elle renforça son sourire,
_ Espionner ? Je n’en n’ai nullement besoin, tout NY a dût assister à la scène. Tu t’es inspiré de quel film à l’eau de rose pour ça ? Carter perdit toute retenue, s’avança vers elle et lui pris l’épaule,
_ Blair ne me cherche pas, si tu cherches quelqu’un pour passer tes nerfs . . . Elle le coupa,
_ Ne gaspille pas ta salive, je vais être brève Carter, Serena m’attend, mais intransigeante, ne l’approche pas ! Je t’interdis de la manipuler et de l’utiliser, car je sais que c’est ce que tu veux faire comme avec Nate, comme avec moi. Son regard était dur, ne laissant aucun doute sur ce qu’elle serait prête à faire pour l’éloigner de Serena. Il soupira,
_ Tu te trompes sur toute la ligne, et tourna les talons sachant que tenter de la convaincre serait peine perdue tout comme l’avouer à Serena. Blair fût décontenancé par cette réponse. Se pouvait-il qu’il y ait du vrai dans son attitude ? Elle rit silencieusement, Carter amoureux ? Décidément le cynisme était de rigueur ces derniers temps.
Chuck s’était rapproché furtivement, espérant entendre des bribes de conversations mais seule la proximité de leurs corps parvenait à son esprit comme un signe de danger. Sans vraiment réfléchir à ce qu’il faisait il se dirigea vers Blair alors que Carter partait dans la direction opposée,
_ On peut savoir que tu fais avec lui ? Il me semble t’avoir déjà prévenu qu’il n’était pas fait pour toi Blair. Il vit sa nuque se raidir, cette nuque qu’il avait tant désirée, puis caressée, embrassée, tandis que des frissons y apparaissaient.
Il dut lutter pour garder le contrôle de son esprit, de son corps l’interdisant de poser ses mains sur cette partie du corps si douce, si tendre, Non, pas maintenant ! Blair se retourna, et ce fût la douche froide. Son regard était plus affûté qu’une lame il y voyait la colère qui crépitait, bouillait en elle. Il songea à une vieille chanson française, « Elle a les yeux revolvers, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première, elle m’a touché c’est foutu ». Un peu plus et il se serait laissé à sourire mais le ton cassant de Blair le fit revenir sur terre,
_ Sincèrement Chuck je ne perdrais pas mon temps à te faire des remontrances parce que tu flirt avec la racaille de Brooklyn alors ne perd pas non plus le tien.
Flirt ?! Elle voulait le titiller, il ne tomba pas dans le panneau et soutint son regard, Bien sûr tout le monde à droit de bouder ses amis pour traficoter avec de la vermine. Il la vit ciller, sa remarque avait fait mouche, mais brusquement elle rit,
_ Traficoter avec Carter, moi ? Parce-que tu crois vraiment que j’ai envie de passer mon temps avec lui ? (nouveau rire) Puisque que ça t’intéresse tant monsieur le fouineur, c’est à Serena qu’il faut demander ça pas à moi. Chuck l’interrogea du regard, Serena ? Avec Carter ? Cela ne l’enchantait guère mais au plus profond de lui-même le lion s’assagit et ronronna.
_ Où tu vas ? Blair venait de tourner les talons, il avait tenté de contrôler sa voix, ce qui n’échappa pas à Blair, elle souri,
_ La voir justement.
_ Je t’accompagne. Le sourire de la jeune femme s’effaça aussitôt.
Serena fulminait, elle faisait les cents pas tentant de se réchauffer, Blair va passer un sale quart d’heure ! Soudainement elle s’arrêta net, victime d’une illusion, d’un mirage. Si elle aurait bu elle aurait avoué être ivre tant ce qu’elle voyait était improbable. En effet, Blair accompagnée de Chuck se dirigeait vers elle, Mais qu’est-ce qu’il peut bien faire avec elle. Se sont-ils réconcilier ? Serena remarqua cependant que le visage de son amie traduisait son mécontentement d’être aux côtés de Chuck. Ce dernier n’était pas fier non plus, son visage fermé ne laissait rien voir d’autre que son agacement. Serena était stupéfaite de voir deux personnes qui quelques mois plus tôt s’aimaient ardemment, se déchirer aussi facilement. Elle interrogea du regard Blair qui leva les yeux au ciel, signe qui valait mieux éviter la question de la présence de Chuck, alors elle interrogea le jeune homme,
_ Je ne pensais pas te voir ici Chuck, tu prends le petit-déjeuner avec nous. Blair la fusilla du regard, priant certainement intérieurement qu’il refuse l’invitation.
_ Nous devons parler tout d’abord de choses importantes petite sœur. Visiblement, il n’appréciait pas l’humour de si bon matin, préférant attaquer tout de suite. L’expression de Blair changea, passant du triomphe à la culpabilité ce qui incita Serena à consacrer davantage d’intérêt à Chuck.
_ Je viens d’apprendre que tes fréquentations étaient quelque peu douteuses ces derniers temps, continua-t-il, l’air suspicieux.
_ Pardon ? Elle regarda Blair, Ce n’est pas sérieux ? Rassure-moi et dit moi qu’il ne parle pas de Carter ?
_ Tu vois toi aussi tu admets qu’il est douteux, triompha la jeune fille. Serena tu dois m’écouter . . .
_ Nous écouter, rectifia Chuck. Blair leva les yeux au ciel et se retint de faire profiter Chuck de son nouveau penchant pour le cynisme.
_ Nous écouter, insista-t-elle, car tu sembles aveugler par ses faux airs de bon samaritain. Chuck sourit et leva lui-même les yeux au ciel, Quoi ? Tu veux encore ajouter quelque-chose ?
_ Je trouve que l’image du bon samaritain est un peu forcée, même avec le plus grand des efforts je n’arrive pas à le voir comme tel.
_ Oh merci pour ton intervention très judicieuse, nous voilà avancé, je suis sûre que Serena est convaincue que Carter est un salaud maintenant !
_ Oui voilà, salaud convient tout à fait à la situation ! affirma Chuck, très sérieux ce qui exaspéra davantage Blair.
Serena assistait à la scène, amusée par la tournure qu’elle prenait, Ces deux là sont inimitables ! Elle rigola puis se retint en un hoquet. Blair la fusillait de regard tandis que Chuck repensait à cette chanson française, Elle aurait pu être inventée pour elle, elle a de vrais yeux revolvers ! Il rigola à son tour, la tension y étant sûrement pour quelque chose.
_ Et bien ! Puisque la situation amuse tout le monde tant mieux, mais moi ça ne m’amuse pas S ! Ce n’est pas parce que ton chagrin est plus fort que toi que tu dois te laisser aller avec Carter ! Il va profiter de ton bon cœur pour finalement te le briser. Ni Serena, ni Chuck ne riaient à présent, Blair savait capter son auditoire quitte à utiliser des phrases de grands romans.
_ Elle a raison Serena, tu ne dois pas passer ton temps avec lui, t’accrocher à lui comme à une bouée. Ce n’est pas la personne la mieux placée pour ça, il est trop instable, machiavélique . . . Il chercha ses mots, voulant marquer l’impact mais Serena ria ce qui le déconcerta.
_ Non mais sincèrement, vous devriez vous voir tous les deux ! Vous êtes imparables, si jamais un jour vous, vous demandez si vous êtes bel et bien fait pour être ensemble, ne cherchez pas, ça saute aux yeux ! Même esprit tordu, fouineur, machiavélique, ça oui ! Elle riait toute seule sous les yeux incrédules de Chuck et Blair qui n’osaient se regarder de peur de lire l’évidence dans le regard de l’autre. Oui ils s’étaient posés la question et ils n’avaient pu y répondre, car sinon peut être que Chuck aurait attendu Blair, peut être que Blair lui aurait laissé le temps de s’expliquer le soir de son retour, devant le restaurant. Blair se reprit la première,
_ Là n’est pas la question S ! Il s’agit de toi et de Carter ! Tu dois t’éloigner de lui bon sang ! Blair commençait à s’énerver, ce n’était pas censé se passer comme ça. Chuck voulu la calmer,
_ Blair, si Serena . . .
_ Oh la ferme ! Il me semble t’avoir conseillé de ne pas me faire de remontrances, ce n’est pas si compliqué quand même ? Chuck se rembrunit, il n’insista pas. Au contraire Serena laissa éclater sa colère,
_ Tu es bien placée pour lui dire de ne pas donner de conseils, B. Quel culot tout de même, on ne doit pas se mêler de ta vie mais toi par contre tu dois tout contrôler chez les autres, c’est plus fort que toi !
_ Il me semble que cela ne t’as pas gêné lorsqu’il fallait te sortir de tes nombreuses embrouilles Serena ! Oh mais bien sûr tu as la mémoire courte . . . Chuck les coupa,
_ Pas la peine de vous emportez, on pourrait aller au sec pour discuter calmement . . .
_ Oh la ferme Chuck ! Les deux voix claquèrent l’air, cinglantes. Chuck leva les mains en signe d’apaisement mais ne put se retenir d’esquisser un sourire, en faisant demi-tour sur lui-même, tant la situation lui semblait hors du commun. Ce sourire s’effaça brusquement, ses mains se baissèrent, ses épaules se voutèrent. Vanessa venait vers lui, visiblement très irritée.
_ C’est pour ça que tu m’as laissé poireauter seule sous la pluie ? Chuck n’appréciait pas ce ton, il détestait qu’on le réprimande encore plus devant un public, bien qu’à la vue de Vanessa, les deux amies avaient tournés le dos à la scène, Plutôt mourir que d’assister à leur dispute, pensa Blair.
_ Ca ? questionna Chuck agacé, ça c’est Serena et Blair au cas où tu l’aurais oublié pendant la nuit. Elles avaient besoin de mon aide alors je leur ai apporté. Ils se toisèrent, le regard plongé l’un dans l’autre, la tension était palpable.
_ C’est quand même marrant, il faut toujours que cette poufiasse est besoin de toi ! déclara Vanessa, en désignant Blair, le visage dur, sans pitié.
Chuck ne put répondre tellement il était furieux, son regard en disait long sur ce qu’il voulait infliger à Vanessa pour avoir osée prononcer ces paroles. Le sang de Blair, lui, ne fît qu’un tour. D’un geste vif elle se retourna, écartant d’un geste Serena qui voulait la retenir, et se planta devant Vanessa. Son visage n’était que colère bien qu’on y discernait une pointe de tristesse.
_ Poufiasse ? Tu es sûre Vanessa ? Pourtant je ne devais pas tant ressembler que ça à une poufiasse il y a deux mois quand tu es venue me supplier de te sortir des griffes de Scott ! Oups j’avais oublié c’était notre petit secret !
Son ton montait dans les aigus, elle sentait sa respiration s’accélérer, son pouls s’emballer, tandis que des larmes de fureur lui montaient doucement aux yeux, Non je ne dois pas montrer ma faiblesse devant elle . . . devant elle et surtout devant lui. Juste une minute, juste une . . .
_ Bien sûr on est bien content quand Blair se salit les mains pour les autres, même si elle doit en payer les pots cassés ! continua-t-elle, C’est pour tout le monde pareil ! Mais faut tout de même l’avouer, on la préfère davantage quand elle prend un vol pour la France, n’est-ce pas Vanessa ?!
Son expression se durcit un peu plus, ses yeux n’étaient plus que deux fentes d’où perçaient la colère,
_ Et bien pas de chance ma petite, il y avait un billet de retour avec l’aller alors la poufiasse est à NY et elle a bien l’intention d’y rester !
Blair tourna les talons et s’éloigna d’un pas vif, rapide. Elle voulait fuir, être le plus loin possible. Une larme roula sur sa joue, puis une autre, elle ne pouvait plus les retenir, c’est le trop plein des émotions contraires qui bouillonnaient en elle, qui s’épanchait sans qu’elle ne puisse rien y faire. Trop vécu trop jeune, trop seule, Je ne mérite pas qu’on s’occupe de moi, je ne comprends pas, je n’ai besoin de personne. On cherche l’amour, on croit le trouver. Puis on retombe. De haut. Mieux vaut tomber que ne jamais s’élever ? . . . J’ai fais de ma vie un calvaire. Ses pensées confuses se mêlaient dans sa tête dans un méli mélo. Des bras l’enserrèrent et annihilèrent sa détresse, elle sent une caresse dans ses cheveux, sur ses yeux qui la brûlent, sur ses joues inondées,
_ Je suis là Blair. Oui Serena était toujours là.
Hello ici Gossip Girl ! Mais qu’à donc fait Vanessa pour rendre notre Queen B aussi furieuse ? Lui piquer son petit ami par exemple ? Miss Waldorf a remis les pendules à l’heure et ainsi remis à sa place Cendrillon alias Miss Abrams. Faut-il lui libérer une place dans le vol NY-Brooklyn ? Le conte de fée va bientôt prendre fin, Xoxo GG.
Chuck était resté immobile depuis le départ de Blair et de Serena. Il ne pouvait détacher son regard de l’endroit où elles avaient disparus comme hypnotisé par cette vision. Les mains dans les poches il se tenait droit, ses traits étaient tirés à l’extrême traduisant son désarroi. Vanessa non plus n’avait pas bougé, de peur que le moindre geste ne fasse éclater la fureur de Chuck, car elle savait que son attitude n’était qu’une façade, un moyen de dissimuler l’ouragan qui se déchainait en lui.
Il essayait de comprendre ce qu’il venait d’entendre. La tirade de Blair repassait en boucle, et une seule et même phrase retenait son attention, « Pourtant je ne devais pas tant ressembler que ça à une poufiasse il y a deux mois quand tu es venue me supplier de te sortir des griffes de Scott ! ». Après deux mois de questionnement, la vérité se dévoilait enfin à lui alors qu’elle avait toujours été sous son nez. Il regarda enfin Vanessa, Oui sous mon nez . . .
_ Tu as l’intention de me donner une explication ou il faut que je joue aux devinettes ? Sa voix était calme, trop calme presque doucereuse comme s’il voulait endormir sa proie avant de la croquer.
_ Chuck, commença Vanessa, je . . ., elle cherchait ses mots ne sachant que dire, par où commencer. Je suis désolée pour Blair, je n’aurai pas du m’emporter ainsi, je ne pensais pas . . . Agacé il l’a coupa.
_ Si il y a bien une chose que tu ne penses pas c’est ce que tu es sur le point de dire, alors épargne-moi ça. Son ton était déjà moins conciliant, l’énervement plus présent. De toute façon tu sais que ce n’est pas de ça que je veux parler, je veux que tu me dises la vérité Vanessa, la vérité à propos de Scott !