Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Gossip Girl (2007)
Création : 31.08.2009 à 20h26
Auteur : michou15
Statut : Terminée
« cet épisode se déroulerait après la saison 3, ce qui me permet de prendre davantage de libertés. je préfère l'écrire seule, merci. » michou15
Cette fanfic compte déjà 85 paragraphes
Jenny courait à en perdre haleine, elle n’arrivait pas à se faire à l’idée qu’elle venait de le perdre. Lui, Nate, celui qu’elle aimait depuis qu’ils s’étaient rencontrés, celui pour qui elle avait tant changé. Du moins c’est ce qu’elle espérait, car au fond avait-elle vraiment changé ?
Les larmes inondaient ses joues sans qu’elle puisse y faire quelque chose. Mais pourquoi pleurait-elle vraiment ? Parce qu’elle avait perdu Nate ? Parce qu’elle avait été trahie pas une amie ? Parce qu’elle se doutait que ce bonheur ne pouvait qu’être éphémère ? Les sanglots se firent plus violents, l’empêchant de courir, mais elle continua comme si sa vie en dépendait. Elle savait que si elle s’arrêtait maintenant elle ne se relèverait peut être jamais. Comment l’amour, sensation si douce et si forte, pouvait-il vous détruire ainsi ?
Soudainement le talon de sa chaussure se brisa, Jenny se retrouva à terre, plus démunie qu’elle ne l’avait jamais été, sanglotant, seule. Toujours seule. Mais un autre sentiment la gagna aussitôt, chassant sa peine. Jenny ressentit en elle cette haine qu’elle s’efforçait de contenir à chaque coup dur, cette haine si forte si galvanisante. Non elle ne se laisserait pas abattre mais au contraire elle abattrait les autres. Après tout n’était-elle pas Queen J ? Et d’ailleurs elle connaissait une ancienne Queen qui serait ravie de lui apporter son aide pour se venger.
Hello hello, ici Gossip Girl! Mais que se passe-t-il dans l’Upper East Side ? L’amour n’est-il plus au goût du jour ? A voir la petite blonde devenue grande pleurer à même le sol il semblerait qu’un autre couple ait volé en éclats. A qui la faute ? Sûrement à Cendrillon, déchue de son trône, qui se trouvait devant la porte de l’amant tant convoité quelques minutes plus tôt. XOXO Gossip Girl.
Chuck tournait en rond, réfléchissant intensément. Il était préoccupé depuis qu’il avait appris le coup tordu que Blair et Georgina avaient monté contre Scott. Il y avait de quoi, il avait toujours considéré Scott étrange mais il était aussi dangereux, N’a-t-il pas tenté d’agresser Serena ? Et s’il décidait de se venger de Blair ? S’il la menacé ? Chuck donna un coup de poing rageur sur son bureau. Il savait qu’un danger pouvait survenir d’un instant à l’autre mais il ne pouvait pas protéger celle qui aimait, il ne pouvait pas être aux côtés de Blair, Etre à ses côtés . . . voilà tout ce que je souhaite !
Depuis le retour de la jeune femme, tout en lui la réclamait, son corps, son cœur. Blair était présente dans la moindre parcelle de lui, réveillant de sentiments qu’il pensait pouvoir oublier, Quel idiot je fais ! Et maintenant je n’ai plus qu’à me languir tout seul. Oui tout seul, parce qu’il refusait d’aller la voir. Non pas par fierté, du moins pas seulement. Parce qu’il savait qu’avec lui Blair ne pouvait que souffrir et il ne voulait plus lire sur son visage cette expression si douloureuse. Non il voulait la voir heureuse, et cela ne pouvait être que sans lui. Chuck prit sa tête entre ses mains, se haïssant d’avoir tout gâcher trois mois plus tôt, se haïssant de ne pouvoir lui apporter sa sécurité maintenant. Sa sécurité . . . Bien sûr ! Pas besoin de l’assurer moi-même, il me suffit d’engager quelqu’un de confiance ! Chuck sourit, c’est exactement ce qu’il allait faire, ainsi il ferait deux pierres d’un coup puisqu’en même temps son agent secret pourrait le tenir informer de la vie de la jeune femme. Aussitôt dit aussitôt fait, Chuck appela un ami de la famille en qui il pouvait avoir entièrement confiance.
_ Allo ?
_ Chuck Bass à l’appareil !
_ Mr Chuck ! Quelle surprise ! Que me vaut donc cet appel ? Affaires je suppose.
_ Vous voyez juste Gautier. J’ai une mission à vous confier, strictement personnelle.
_ Une mission rien que ça ? Hmm je vois. De quoi s’agit-il ? Espionnage ?
_ Plus ou moins. En réalité j’aimerais que vous assuriez la sécurité d’une personne proche de moi, et cela va de soi la suivre dans ses moindres mouvements afin de s’assurer que rien ne lui arrive.
_ Je vois Mr Bass. De qui s’agit-il ?
_ Melle Blair Waldorf. Il se pourrait que quelqu’un essaye d’intenter à sa sécurité, je veux donc éviter cela.
_ Dois-je également trouver des informations sur cette personne ?
_ Non, ça je m’en occupe personnellement. Vous aurez bien assez à faire avec Melle Waldorf, elle n’est pas du genre à rester sur place. Chuck se laissa à sourire, il imaginait déjà Gautier suivant Blair lors de ses multiples rendez-vous.
_ Je vois Mr Chuck. Il pourrait donc qu’une équipe de plusieurs hommes soit nécessaire. Vous n’y voyez pas d’inconvénients ?
_ Tant que vous avez confiance en vos hommes non. Surtout soyez discret, je ne veux pas qu’elle ne se doute de quoique ce soit !
_ Bien sûr Mr Chuck. Devrais-je vous tenir au courant quotidiennement ?
_ Oui, une fois par semaine suffira, à mon bureau. Le mardi à 16h sera parfait, c’est l’heure de sa séance au coiffeur, elle ne nous surprendra pas.
_ Hmm, dites-moi Mr Chuck, pourquoi faite vous suivre une femme dont vous connaissez l’emploi du temps par cœur ? Un silence s’installa, Gautier crut un instant que son interlocuteur avait raccroché, puis Chuck répondit,
_ Ce n’est pas de la filature Gautier, c’est dans le but d’assurer sa sécurité ! Vous m’avez compris ?!
_ Parfaitement Mr Chuck. Nous commencerons demain.
_ Parfait. Au revoir Gautier. Chuck raccrocha ne laissant pas le temps à Gautier de faire preuve de politesse. Il l’avait agacé avec sa réflexion hors de propos. Le jeune homme se surprit à douter de ses véritables motivations à vouloir faire suivre Blair. Parce que oui, il allait la faire suivre. Sa sécurité était-elle la seule source de son inquiétude ? N’essayait-il pas d’être présent dans la vie de la jeune femme indirectement ? Comme si j’avais le choix ! Ce n’est pas comme si je ne voulais pas en faire parti ! Un nouveau poing rageur s’abattit sur le bureau.
Quelques minutes passèrent sans que Chuck n’ai bougé, puis il s’installa dans l’un des fauteuils de son bureau, s’assoupissant, les pensées dérivant vers celle qui occupait ses rêves ces derniers jours. Soudain un bruit assourdissant le fît sursauter.
_ Chuck !! Ouvre cette porte bon sang ! Nate tambourinait la porte en chêne du bureau de son ami. Bientôt il aurait plus d’estime pour cette porte que pour Chuck lui-même, surtout s’il ne se décidait pas à ouvrir. Il redoubla d’intensité tout en l’exhortant de le laisser entrer.
_ Chuck, cesse de te terrer dans ta tanière tel un loup des montagnes !! Si tu ne m’ouvre pas, je vais . . . Nate s’arrêta net, la porte venait de s’ouvrir sur un Chuck endormi, mi consterné, mi amusé.
_ Je me demande à quoi ça serve que je paye des hommes pour assurer la sécurité et le bien être de cette entreprise si c’est pour avoir un dingue qui vienne défoncer ma porte ! Chuck inspecta minutieusement la vieille porte en chêne, lançant de temps en temps des regards amusés à Nate. Celui accepta les remontrances, le sourire aux lèvres.
_ Tu me laisse entrer? A moins que ton air endormi ne soit qu’un alibi pour me cacher une invitée . . .
_ Ton sens de l’humour est intact, parfait. Entre donc. Chuck s’effaça, laissant son ami pénétrer dans son antre et s’installant dans ce fauteuil si confortable dans lequel il s’était assoupi quelques minutes plus tôt. Alors Nathaniel, que me vaut cette visite fracassante ?! Taquiner son ami était aussi délectable qu’un bon verre de scotch. Nate ne perdit pas son sourire pour autant bien que Chuck remarqua ses traits tirés, inquiets.
_ Bah je voulais venir te voir en début d’après-midi mais j’ai eu une visite plutôt inattendue.
Chuck souleva un sourcil interrogateur, Nate savait éveiller sa curiosité. Il servit deux verres de son breuvage préféré attendant la suite.
_ Une visite inattendue qui a conduit à ma rupture avec Jenny. Chuck comprit instantanément,
_ Vanessa est venue te voir ? Nate hocha la tête, son sourire s’était dissipé. Visiblement cela avait été une épreuve.
_ On s’est embrassé et jenny nous a surpris. Forcément t’imagines la scène, elle était dans une colère noire, mais je crois que le pire c’était la déception d’avoir été trahie que je lisais sur son visage qui m’a fait la plus mal. Chuck hocha à son tour la tête, ne sachant que trop bien ce que le jeune homme éprouvait. Nate poursuivit,
_ Elle s’en est pris à Vanessa, et lui a dit de sortir de sa vie.
_ Jenny est forte dans le genre théâtral. Elle sait soigner ses tirades ! Chuck sourit, cette petite savait l’étonner, ce qui était déjà étonnant en soi.
_ Seulement j’ai eu l’imbécilité de laisser comprendre que je ne voulais pas que Vanessa parte. Donc c’est Jenny qui est partie, en pleurs.
_ Hmm, elle ne va pas s’en remettre immédiatement c’est sûr mais si tu veux être avec Vanessa alors c’est ce qu’il fallait faire.
_ Alors ça ne te gêne pas, Vanessa, moi . . . Chuck ria de bon cœur !
_ C’est ça qui t’inquiète ? Ha Nathaniel qu’est ce que je vais faire de toi ? Les deux amis rirent ensemble. Vanessa et moi c’est terminé, donc il n’y a pas de problèmes, d’ailleurs je crois que nous ne nous sommes jamais vraiment aimés elle et moi. On avait besoin l’un de l’autre pour survivre. Les deux hommes ne riaient plus, le visage de Chuck redevint celui de l’homme torturé par son amour. Nate reprit,
_ Je crois que Vanessa t’aime plus qu’elle ne veut l’accepter. Du moins jusqu’à ce que vous vous soyez séparer.
_ Ces sentiments s’effaceront vite, je suis sûr qu’elle s’est laissé granger par sa pitié pour moi. Chuck avait exposé ces faits sans aucune rancœur, il savait que s’était la vérité, point. Vous pouvez vivre votre histoire pleinement !
_ C’est bien beau mais il n’y a aucune histoire Chuck. Premièrement parce qu’elle est partie en me disant qu’elle ne voulait pas se remettre avec moi sous prétexte qu’elle était venue me voir seulement pour passer un moment avec moi, et ensuite parce que je ne sais pas ce que je veux. Nate paraissait dépité, découragé.
_ Voilà les dommages que peuvent faire les femmes sur un homme ! Chuck s’amusa intérieurement de sa pensée. Le tout est de savoir qui aimes-tu vraiment Nate ? Jenny, Vanessa ? Avec laquelle te sens-tu le plus égal à toi-même ?
_ Mais qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de Chuck Bass ? Nate sourit tandis que Chuck levait les yeux au ciel. Quoi ? Il y a une période où tu m’aurais tout simplement conseillé de d’alterner entre les deux !
_ Oui, c’est exact. Mais certains événements ont changé ma vision des choses, et de l’amour. Le jeune homme plongea son regard dans son verre, laissant les images de Blair envahir son esprit. Nate le sortit de ses pensées,
_ Qu’est ce que tu compte faire Chuck ? Blair est rentrée, plus tôt que prévue certes, mais il semble judicieux que vous ayez une explication. On ne peut pas dire que vous vous soyez parlé depuis son départ en juin. Je me trompe ?
_ Non tu ne te trompes pas. Chuck se remémora le message qu’il lui avait laissé sur son répondeur. Ce message qui avait tout déclenché. Si je ne m’étais pas borné à croire qu’elle m’avait trompé avec Scott, alors qu’en réalité elle nous venait en aide pour l’éloigner.
_ Oui je suis au courant, Vanessa m’a avoué la vérité. Personne ne s’en doutait, Blair agit toujours en secret et souvent en solitaire ! Quitte à se mettre en danger.
_ Exact, c’est pourquoi j’ai engagé quelqu’un pour sa sécurité et . . . Nate le coupa, éberlué,
_ Quoi ?! Tu as engagé quelqu’un ? Pourquoi ? Il suffit que tu sois avec elle ! Et puis si elle le découvre, mec t’es mort ! Nate riait, imaginant Blair entrant telle une furie dans le bureau de son ami, Là tu pourras vraiment t’inquiéter pour ta vieille porte !
_ Je ne peux pas être avec elle Nate ! Chaque fois que l’on est ensemble elle souffre. Regarde où cela l’a mené, elle a faillit mourir et a du s’exiler en France pour pouvoir s’en sortir. Non je refuse de devoir relire sur son visage la douleur que j’y ai vu à cause de moi. Chuck était résigné, rien ne pourrait le faire changer d’avis. Cependant Nate était sceptique,
_ Et tu as pensé à ce que Blair souhaite ?
_ Comment ça ? Chuck était suspicieux quant à la suite ;
_ Et si au contraire d’être éloignée de toi, Blair voulait être avec toi, tu ne crois pas qu’il faudrait le prendre en considération ? Chuck sourit amèrement,
_ Si tu avais vu le regard qu’elle m’a lancé l’autre jour crois moi il n’y a pas de doute !
_ Chuck imbécile ! Tu sais parfaitement que ce n’est qu’une façade. Blair est comme une rose qui met en avant ses épines pour se protéger mais c’est une carapace extérieure . . . Chuck regardait Nate avec un intérêt feint, se moquant intérieurement, Bon oubli la comparaison !
_ Te fatigues pas Nate, je sais que Blair est aussi fragile qu’une fleur et qu’elle met tout en œuvre pour se protéger. Mais justement en perçant ses défenses, je l’ai rendu vulnérable. Je ne lui apporte rien de bon.
_ Chuck . . .
_ Nathaniel n’insiste pas s’il te plaît. Le ton n’était pas dur mais assez autoritaire pour dissuader Nate de continuer.
_ Bien bien ! Je me demande juste une chose . . . Nate attendit quelques secondes avant de continuer. Tu dis que tu t’es raccroché à Vanessa après le départ de Blair pour survivre, hein c’est ça ? Mais maintenant que tu as décidé de rester seul, comment tu fais pour survivre justement? Les deux hommes se regardèrent un instant, puis Chuck avoua tout simplement,
_ Je n’en sais rien du tout.
Les deux hommes passèrent la soirée ensembles, se remémorant le passé, leur jeunesse, leurs nuits d’excès en tout genre. Ils passèrent une soirée ensembles comme au bon vieux temps.
Serena s’inspecta dans le grand miroir de sa chambre, cherchant le petit détail manquant à sa tenue. Elle voulait être parfaite ce soir, elle voulait lui en mettre plein la vue. Elle savait que c’était une attitude digne d’une lycéenne mais sans réellement savoir pourquoi Carter l’avait changé. Avec lui tout paraissait plus simple à la jeune femme, comme si le monde tournait sans elle, sans que cela l’affecte. Pourtant ils s’obstinaient à entretenir une relation amicale. L’autre jour Blair avait éveillé ses soupçons en lui assurant que Carter voulait sortir avec elle afin de pouvoir la manipuler. Serena avait donc observé l’attitude du jeune homme pendant la semaine passée, elle devait se rendre à l’évidence Carter n’avait que yeux pour elle, cependant jamais un de ses gestes ne le trahissait. Il se comportait toujours en un ami. . . Un ami précieux, qui ne m’a pas quitté depuis notre revue le soir du retour de Blair. Ainsi même si je me suis éloignée de tout ce qui touche Dan de près ou de loin, je ne me suis pas sentie seule. Et maintenant. . . Et maintenant elle remarquait que la présence du jeune homme lui était vitale, elle remarquait que Blair avait raison de l’avertir, car oui elle était en train de tomber amoureuse. Mais Blair avait tout de même tort sur une chose, Cela ne peut que m’apporter du bonheur.
Serena sortit de ses pensées, et s’inspecta de nouveau dans la grande glace. Il manquait indéniablement quelque chose mais elle ne parvenait pas à dire quoi. Elle tourna sur elle-même, se retourna, souleva sa robe de quelques centimètres, la laissa retomber, essaya un collier en strass plongeant sur son décolleté . . . Ah parfait ! Voilà ce qu’il me fallait. Elle s’inspecta une énième fois, puis satisfaite enfila un blaser noir, attrapa son sac et sortit. Carter ne savait pas que Serena allait le rejoindre, mais la jeune femme savait qu’il avait l’habitude de se rendre le vendredi soir dans un club select sur la rive est de New York. Elle avait passé l’après midi avec Blair, et avait constaté une fois de plus l’état déplorable du moral de son amie. Cela l’avait fait prendre conscience qu’elle voulait plus que tout être heureuse et ce avec un homme qui l’aimerait autant qu’elle. Blair avait eu cette chance mais elle comme Chuck avait gâché cela. Cette soirée serait donc le moment pour Serena de saisir cette chance, car elle voulait être avec Carter, elle voulait pouvoir l’aimer, elle voulait qu’il puisse l’aimer.
Quelques minutes suffirent à Serena pour se rendre au club habituel de Carter. C’était un endroit discret, coincé entre deux bâtiments lugubres, mais la foule se serrait sur le trottoir espérant pouvoir y mettre un pied. La jeune femme n’eu aucun mal à y rentrer, son seul nom suffisait à lui ouvrir toutes les portes. Elle s’engagea dans un couloir sombre et étroit, s’orientant grâce à la lumière qui perçait au fond et au son groove qui ‘échappait de la salle. Une odeur de fumée était imprégnée aux murs rendant l’atmosphère étouffante, voire angoissante. Malgré cela Serena gardait son sourire et son assurance, elle ne voulait que rien ne gâche sa surprise, que rien ne gâche leur moment. Parvenue au bout du couloir elle s’arrêta un instant, pris sa respiration, tenter de calmer son excitation puis pénétra dans la salle principale. Il y avait peu de monde si bien que tous les regards se tournèrent vers elle, cependant elle n’en cherchait qu’un seul. Elle fouilla la salle du regard, tout en tâchant de rester indifférente, de ne pas laisser croire qu’elle mourait d’impatience de le voir. Mais son sourire s’effaça à mesure qu’elle comprenait qu’il n’était pas là. Elle se sentit soudainement ridicule, vulnérable. Comme toujours elle s’était monté la tête un peu trop vite, s’était gonflée d’espoir mais tout ça pour rien. Plongée dans ses pensées elle n’avait pas remarqué qu’un homme à l’âge avancé s’était rapproché d’elle.
_ Vous cherchez quelqu’un petite ? La voix rocailleuse de l’homme la fit sursautée,
_ Oh, non non je . . .
_ Voyons je vois bien que vous cherchez quelqu’un, je lis votre déception sur votre joli minois. Serena aurait pu être méfiante, mais quelque chose chez cet inconnu la rassurait,
_ En fait j’étais venue rencontrer un ami, Carter Baizen, peut être le connaissez-vous . . . L’homme lui coupa la parole, devenant moins agréable,
_ Il est là haut votre ami, dans la salle à droite. Il lui lança un regard dans lequel elle sembla distinguer de la tristesse, ou peut être de la pitié. Serena ne comprenait pas vraiment mais décida de ne pas s’en inquiéter. Elle se dirigea vers l’endroit indiqué, la salle était fermée par une porte en verre opaque, mais elle n’était pas verrouillée. Elle lut l’inscription qui y figurait dessus, Salle insonorisée. La jeune femme en fut interloquée, ne sachant que penser. Pouvait-elle entrer ? Elle lança un regard derrière elle, tout le monde feignait s’intéresser à leurs affaires mais elle comprenait bien que son attitude intéressait ce petit monde. Ne pouvant rester devant cette porte indéfiniment, elle se décida à l’ouvrir tout en pensant à afficher un sourire de circonstance. Un sourire qui s’effaça aussitôt à la vue de ce qui l’attendait dans cette salle insonorisée.
A peine ouvrit-elle la porte que l’opacité du verre disparut tandis que des cris emplirent la salle principale. Ces cris n’étaient cependant pas des cris de souffrance ou de peur mais bien des cris de plaisir. Serena ouvrit la porte en grand et reçut un choc à la vue de Carter à moitié nu sur une jeune femme brune vêtue d’un accoutrement digne d’une catin des années 80. L’intrusion de Serena eu pour effet de refroidir leur ardeur, tandis que Carter interloqué lança un regard d’incompréhension à la jeune femme, Mais qu’est ce qu’elle fait là ? Cette question résonnait dans sa tête comme le signal d’un danger imminent. S’il avait toujours pensé que parvenir à sortir avec Serena lui serait une tâche compliquée, elle allait être maintenant impossible. Cependant il ne pouvait s’empêcher de chercher à comprendre la véritable raison de sa venue d’autant plus qu’elle était superbe. A trop penser, Carter ne songea pas à s’écarter de la jeune brune et encore moins à se rhabiller, mais la voix perçante de Serena le ramena sur terre,
_ Je comprends maintenant pourquoi tu tiens tant à ce club Very Select ! Et bien pas de chance j’ai réussi à rentrer ! On ne peut pas dire que je m’attendais à ce genre de spectacle mais au fond ce n’est pas vraiment étonnant ! Serena ne criait pas, mais on sentait la nervosité dans sa voix qui portait à travers la salle principale, attirant les badauds un peu trop curieux.
_ Si tu pouvais au moins éviter de te donner en spectacle devant tout le club ça nous arrangerais, la situation est déjà assez gênante comme ça.
_ Ah bon ? Pourtant tu ne t’empresses pas pour te rhabiller à ce que je vois. On dirait même que tu serais près à continuer ta petite affaire vu comme tu reste collé à cette fille.
Carter se dégagea brusquement, attrapa son jean et sa chemise qu’il enfila avec hâte. Il commençait à s’agacer, et Serena ou pas il n’allait pas se laisser ridiculiser. La jeune femme elle ne décolérait pas, elle avait bien l’intention de faire payer Carter de s’être foutu à ce point d’elle, de lui avoir donné tant d’espoir, de l’avoir faite tomber amoureuse de lui. Toute l’estime qu’elle avait jusque là ressentie pour sa personne était descendue en flèche et elle ne voyait désormais que cet adolescent vulgaire, sans intérêt, manipulateur, qu’elle s’évertuait tant à éviter. Comment avait-elle pu croire qu’il avait changé ? Serena chassa ses pensées, ne voulant pas laisser la tristesse et la déception l’envahir. Du moins pas maintenant. Notamment que Carter venait de lui empoigner le bras avec force l’entraînant vers la sortie. Des hommes présents dans la salle, dont l’inconnu de tout à l’heure s’étaient levés près à lui venir en aide, mais ne s’appelant pas Serena pour rien, elle se dégagea d’un coup d’épaule et laissa sa colère exploser.
_ Qu’est ce que tu crois ? Que tu peux m’entraîner comme ça où tu veux, et me donner une explication bidon dans l’espoir que je te pardonne ? Tu peux rêver Carter, je ne veux plus entendre parler de toi, et encore moins avoir affaire à un looser ! Parce que oui tu es un looser Carter, incapable de changer et de tenir tes promesses ! Carter la regardait d’un air mauvais tandis que tout le monde les regardait maintenant. Sachant qu’il arrivait à un point de non retour il décida de ne surtout pas la laisser l’insulter sans qu’elle n’en paie le prix. Il se doutait que si elle était venue ici c’était pour le surprendre espérant terminer la soirée avec lui. Carter n’aurait pas pu espérer plus, car c’était ce qu’il vouait aussi, mais maintenant il ne pouvait que se servir de cet amour déchue pour lui faire mal.
_ Non mais attends de quoi je devrais me faire pardonner ? C’est tout de même pas ma faute si tu débarques ici sans prévenir et que tu me surprends en train de me taper une call girl ! Il avait prix un ton cassant dénué de toutes émotions. L’expression du visage de Serena se tira, l’incitant à continuer. Et puis de quelles promesses tu me parles ? A t’entendre on a l’impression qu’on était sur le point de se marier ! Pour ton info mademoiselle je me crois pour le centre du monde, tu n’as jamais été rien d’autre qu’une amie. Du moins c’est ce que je croyais mais vu que tu me prends pour un looser je te conseil de te casser d’ici ! Parce que moi non plus je ne veux plus entendre parler de toi ! Je n’ai pas envie de perdre mon temps avec une gamine incapable de contrôler ses sentiments !
Carter lui lança un dernier regard chargé d’amertume et tourna les talons en direction de la salle insonorisée. Dans une dernière provocation, il ferma la porte tout en se déshabillant. Ce que Serena ne voyait pas c’est que son visage était tordu de douleur et qu’à peine la porte fermée il s’accroupit au sol près à se faire vomir pour vider toute cette haine qu’il éprouvait contre lui-même.
Hello, ici Gossip Girl! Vue Serena entrant dans un club very select de l'east river. Mais ce club n'est-il pas réservé aux Gentlemens? Hum sûrement pas étant donné que Carter Baizen y est entré quelques minutes plus tôt! Attention Serena tu risques toi aussi de te retrouver à courir à travers NY mais peut être y laisseras tu plus qu'un simple talon!
Xoxo Gossip Girl
Blair se regarda dans la glace, son reflet ne lui plaisait guère. Elle avait passé la nuit au téléphone avec Serena, son amie était tout simplement déchirée. Ne l’avais-je pourtant pas prévenu ? Blair soupira, elle sentait une migraine pointer et elle devait aller la voir afin qu’elle ne soit pas seule. La journée allait être longue. Elle sortie en hâte, oubliant son reflet fatigué.
Quelques instants plus tard Blair se trouvait dans le hall de l’hôtel Bass, là où était l’appartement de Serena, l’appartement de Chuck. Elle patientait devant l’ascenseur, cet ascenseur qu’elle prenait si souvent avant, Avant quand j’étais toujours avec Chuck. Elle ne s’était pas imaginé que cela pouvait être une épreuve si dure que d’être ici, mais heureusement Chuck part toujours très tôt au bureau. Du moins en général. . . Les portes s’ouvrirent, Blair s’avança puis poussa un hoquet de surprise. Chuck se tenait là, entre la jeune femme et l’ascenseur, si près d’elle. L’un et l’autre ne s’attendait pas à se voir ici, leurs regards se cherchèrent, leurs mains bougèrent imperceptiblement puis Chuck s’écarta afin de lui libérer le passage. Blair s’avança, son épaule frôla le torse du jeune homme, qui huma le parfum si enivrant de ses cheveux. Lorsqu’elle se retourna il était déjà en marche vers la sortie, elle le regarda jusqu’à ce que les portes se soient fermées, puis soudain il se retourna lui lançant un regard plein d’amour, de compassion. Du moins c’était ce qu’elle aurait du y lire si elle ne s’était pas attardée sur ce sourire en demi coin qu’il affichait chaque fois qu’il la taquinait. Ce sourire à lui seule avait le pouvoir de l’ébranler, de faire monter les pulsations de son cœur à 2OO. L’émotion passée, Blair sourit à son tour, visiblement le Chuck dont elle était tant amoureuse était de retour et il voulait jouer avec elle.
_ S, j’apporte le petit déjeuner !
Blair pénétra dans l’appartement, se dirigeant directement dans vers la chambre de son amie. Apparemment elles étaient seules. Arrivée devant la porte, elle frappa à plusieurs reprises mais Serena ne répondit pas. Cependant Blair percevait un bruit de musique, elle reconnut alors Boxes de Charlie Winston, la musique qu’elles écoutaient jeunes lorsqu’elles se sentaient délaissées de tous et surtout des garçons. Elle se décida alors à rentrer, le spectacle qui l’attendait ne l’encouragea guère à poursuivre. La chambre était plongée dans le noir, la musique n’était qu’un fond sonore, Serena elle, était enfouie dans son lit, la couette remontée sur la tête. Blair prit une profonde inspiration, ouvrit les rideaux en grand et s’installa aux côtés de son amie. Elle attendit, ouvrant le sachet de muffins qu’elle avait apporté avec les cafés. Elle savait pertinemment que l’odeur des délicieux gâteaux lui ferait sortir la tête. Quelques minutes suffirent pour lui donner raison, Serena se décida en effet à sortir le nez de sa couette, lançant un pauvre regard à Blair. Celle-ci lui sourit, ne sachant que trop ce qu’elle pouvait ressentir, ce sentiment désespéré de manque d’amour, d’être définitivement seule.
_ Tu sais S, on croit toujours que ce que l’on ressent en ces moments sont les dernières choses que l’on ressentira de toute notre vie, mais au final, ça disparaît, ça se dissipe. D’autres événements nous tombent alors dessus, bonheur, mélancolie, nostalgie, fou rire, d’autres sentiments pansent la plaie. Et puis plus rien.
Serena écoutait son amie tout en mangeant un muffin, des larmes perlaient sur les bords de ses yeux immenses,
_ Dans combien de temps ?
Serena avait murmuré, Blair la regardait avec un air interrogateur ne comprenant pas le réel sens de la question. Dans combien de temps ce sentiment disparaitra ? Blair sourit avec peine, elle avait mal pour Serena, son regard implorant l’appelait à l’aide, mais elle ne savait comment la sortir de sa douleur, elle n’avait déjà pas réussit à s’en sortir elle-même. Alors elle fît ce qu’elle savait faire de mieux, être là pour son amie. Blair ôta ses chaussures, souleva la couette et s’installa confortablement tout en prenant sous son bras Serena. De l’autre main elle prit les cafés et les muffins, elles allaient s’accorder une matinée de détente, bercée par la musique de Charlie Winston.
Les deux jeunes femmes avaient finalement décidées d’aller déjeuner dans un petit restaurant sur l’avenue de Broadway. Ce n’était pas parce que l’on était triste que l’on ne pouvait pas se faire plaisir, bien au contraire. Serena était maintenant seule à la table, Blair venait de partir, un rendez-vous urgent. Elle terminait son café, et irait sûrement faire quelques boutiques. Il paraît que cela apaise de dépenser tout son argent lorsque que le cœur n’y est plus.
Serena sortit, l’addition étant déjà payée par Blair, dehors le soleil l’éblouit, mais l’air froid et sec lui balaya le visage. Elle s’emmitoufla dans son parka et se dirigea vers la 5eme avenue, la plus réputée du monde. Elle traversa pour aller chez Dior, se regarda dans la vitrine mais elle avait l’impression que son reflet n’apparaissait pas dans cette vitrine au luxe calme et moiré. Ce jour là Serena avait l’impression de ne pas pouvoir jouer son rôle sur la scène illuminée de son monde. Elle était chez Dior et avait l’air passionnée par le catalogue Accessoires, cependant elle ne faisait qu’en tourner les pages sans les voir, et elle erra. Elle erra parmi les fringues extravagantes, les sacs en selle de cheval, les D, les I, les O, les R. Elle tâta l’étoffe zébrée d’un maillot de bain qui n’aura plus aucun sens l’année prochaine. C’était bête mais elle le prit quand même. Elle marcha entre les New-Yorkaises, elle suivit la farandole des prix comme le Petit Poucet ses cailloux. Sur son bras marbré s’entassaient des cintres où s’agitaient de luxueux haillons qu’elle ne porterait jamais. Elle les acheta quand même, puis sortit dans la 5eme avenue sans savoir où aller.
L’avenue est d’une agitation trépidante, qu’elle ne ressentait même pas. Elle se sentait stupide, elle avait les yeux grands ouverts mais ne voyais rien. Elle traversa la rue, son regard chercha l’horizon mais il s’arrêta sur un couple se tenant la main. Un jeune homme beau, plutôt bien bâtit habillé de façon décontractée mais tout en restant distingué. A son bras une jeune femme, brune et mince, elle semblait flotter à ses côtés. Soudainement le jeune homme tourna la tête vers elle, les klaxons insistant des chauffeurs de taxis l’avait intrigué, Serena le reconnut alors . . . Carter ! Son nom résonna dans sa tête comme une alerte, qu’il lui indiquait de fuir, vite et loin. Le jeune homme eut un mouvement en sa direction mais se retint finalement. Serena, elle, retourna sur se spas en toute hâte, dévala l’avenue sans rien voir de ce qui l’entourait, débouchant enfin sur une rue adjacente qui tranchait par sa sérénité immaculée. Elle s’arrêta finalement refaisant surface. Elle en eut le souffle coupé, l’impression de s’être pris un coup de poing entre les deux yeux, une douleur atroce l’irradiant toute entière. Elle sanglota pitoyable, en plein New-York. Ses mains tremblantes s’écrasèrent sur sa bouche, sa nuque se courba, ses jambes la soutenaient à peine, finalement elle lâcha ses précieux sacs de courses.
On lui tend un soudainement un mouchoir. Elle leva la tête, mais ne discerna à peine l’inconnu à travers l’écran lacrymal qui brouillait sa vision. Elle s’essuya précautionneusement les yeux, se moucha comme une bonne petite fille. Ses yeux étaient maintenant capables de distinguer l’ange consolateur. Il avait bel et bien un visage d’ange, deux étincelles éclairaient ses yeux frangés de cils immenses, il a un peu plus de vingt ans, et il souriait.
_ Ca va aller ?
Il lui tendit ses sacs. Dans son autre main, encore des sacs, elle avança la main,
_ Non ceux là ce sont les miens. L’inconnu sourit encore. Je crois que l’on se connaît, c’est pour ça que je me suis permis de venir te déranger. Je peux te raccompagner chez toi si tu veux ou te déposer à un taxi si tu n’as pas envie de subir une présence. Tu n’es pas en état de continuer tes courses.
Serena secoua la tête sans mot dire et tourna les talons. Elle s’éloignait déjà. Il y avait quelques secondes, elle croyait que rien ne la relèverait, ses jambes tremblaient encore mais elle ne savait plus réellement pourquoi. Ce n’est pourtant pas le moment pour un coup de foudre. Elle marcha lentement, elle savait qu’elle ne pleurerait pas dans le taxi. Elle savoura le soleil sur sa peau, cette ambiance nonchalante et joyeuse. Serena était vorace de vivre, les épreuves la courbaient mais ne l’abattaient jamais. La vie continuait. Au bout de quelques mètres elle se retourna en souriant, elle eut juste le temps de voir le bel inconnu tourner au coin de la rue, Tant qu’il restera un soleil sur New York j’aurai envie de croire au bonheur.