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Série : Gossip Girl (2007)
Création : 31.08.2009 à 20h26
Auteur : michou15
Statut : Terminée
« cet épisode se déroulerait après la saison 3, ce qui me permet de prendre davantage de libertés. je préfère l'écrire seule, merci. » michou15
Cette fanfic compte déjà 85 paragraphes
_ Blair attend ! Jenny se précipitait derrière Blair. Cette dernière soupira puis se retourna non sans oublier d’afficher un sourire sur ses lèvres. Les deux jeunes femmes s’observèrent un instant, l’un et l’autre cherchant quelque chose. Jenny réagit la première,
_ Tu sais tu n’es pas obligé de faire semblant avec moi. Peut être que ça marche avec les autres mais moi je sais observer.
Blair osa les sourcils, s’interrogeant. Jenny pouvait-elle avoir tant changé en quelques mois, comme si elle avait subitement mûri, ayant été confrontée trop tôt à toutes sortes d’aléas. Une pensée soudaine lui fit l’effet d’un électrochoc. Elle eu soudain l’impression de se retrouver en face d’elle-même quelques années plus tôt, de voir Queen B. Son sourire si fit plus sincère mais on y décelait une pointe de nostalgie.
_ On marche ? Surprise Jenny la rejoignit, puis elles marchèrent un moment en silence. Blair rompit enfin le silence, Je crois que j’ai du mal à te considérer comme Queen J et non plus comme Little J, et pourtant tu es tellement différente. Comme si cela faisait des années que je ne t’avais pas vu !
_ C’est un peu grâce à toi non ?! Jenny avait dit cela en souriant, de manière légère, mais Blair prit un air grave, sérieux,
_ Tu penses vraiment que je suis à l’origine de ta métamorphose ? La question n’était que rhétorique, mais Jenny voulut s’expliquer,
_ A l’ origine oui, c’est en t’observant que j’ai remarqué qu’il était utile de s’imposer pour pouvoir exister. Mais j’étais jeune alors tu étais mon modèle. Jenny avait mimé les guillemets en prononçant le mot. Après je crois que j’ai eu besoin de me faire ma propre opinion, et j’ai effectivement compris que l’on vivait dans une ville de requins ! Elle rit mais on voyait que tout cela l’attristait.
_ Certes mais tout ça tu le savais déjà avant l’été, avant que je ne parte. Je me rappelle de ton regard le jour de mon départ, même si tu étais déjà une Queen affirmée, ton regard a toujours su resert celui d’une jeune fille. Mais là ce n’est plus le cas, ton regard est devenu dur, désabusé. Blair s’arrêta et observa intensément Jenny, Est-ce en rapport avec un certain post de Gossip Girl à ton sujet ?
Jenny s’était également arrêtée, elle avait oublié à quel point Blair pouvait se montrer observatrice elle aussi. Elle n’avait pas prévu d’aborder ce sujet avec elle, du moins pas de cette manière, surtout qu’elle n’était pas réellement prête d’admettre qu’elle était triste à en mourir depuis sa rupture avec Nate et que seul l’espoir de vengeance lui permettait de continuer à occuper son rôle dans le monde social. Parfois la peine irradiait de son cœur, déclenchant des vagues épouvantables dans son crâne et ses membres, parfois elle était suffisamment forte pour endurer.
Jenny n’avait pas seulement pensé cela elle l’avait dit tout haut, ce qu’elle comprit lorsqu’elle remarqua le regard ahuri de Blair. Cependant l’ahurissement se transforma en compassion,
_ Je crois que je peux comprendre ça. Les femmes semblent être destinées à subir la douleur de l’amour déchu, hein ? Blair ne posait pas vraiment la question, elle semblait plutôt chercher la réponse en elle-même.
Les jeunes femmes reprirent leur marche, tout en continuant de discuter,
_ Dois je attendre que tu m’en parles ou dois je te tirer la confession ? L’expression de Blair se fit interrogatrice, bien qu’elle se doutait de quoi jenny voulait parler. Celle-ci appuya son regard, signe qu’elle n’était pas dupe. Blair capitula,
_ Je sors à peine de son bureau, je dois donc t’avouer que je ne suis pas certaine que la vanne à larmes soit fermée. De toute façon il n’y a pas grand chose à dire, je suis partie, il ne m’a pas attendue.
_ C’est un peu réducteur non ?
_ Oui j’avoue. Ce serait en fait plus simple si c’était le cas mais en réalité c’est tellement compliqué que moi-même je m’y perds. Je souhaite plus que tout pouvoir enfin avancer, seule sans obstacles, mais tout me raccroche à lui, Chuck Bass. Blair soupira,
_ Blair ? On sait que tu es partie à cause de ta boulimie mais es-tu guérie ? Qu’as-tu fait en France ?
_ Guérie ? Oui je pense que je le suis mais c’est un équilibre très précaire que je dois sans cesse consolider afin d’éviter qu’il ne s’écroule. J’ai réussi à en fonder les bases durant mon séjour en France mais c’est au quotidien que ça se joue. Je ne te cache pas que ça a été un calvaire, je ne veux pas tout gâcher.
_ Un calvaire ?
_ Oui. Blair laissa le silence s’installer un instant puis avoua enfin ce qu’elle avait osé dire à Serena, Mon père m’a envoyé en clinique dans le sud de la France. Je ne l’ai pas revu depuis, je ne suis même pas sûre qu’il soit au courant que j’en suis partie, car j’aurais du y rester jusqu’à la fin de l’année.
Jenny la regardait les yeux grands ouverts. Elle comprenait maintenant pourquoi Blair avait cet air d’animal blessé, son père l’avait abandonnée à son sort, et voilà qu’en rentrant à New York elle apprend que Chuck en a fait de même. Les deux hommes qu’elle aime le plus au monde ne prennent même pas la peine d’être à ses côtés. Même si Chuck l’aurait sûrement accompagné s’il n’avait pas été persuadé tel un idiot qu’elle l’avait trompé avec Scott.
_ Mes soucis me paraissent dérisoires maintenant.
_ Rien n’est dérisoire lorsque ça concerne notre cœur. Personne ne devrait avoir le droit de le piétiner ainsi. Blair avait prit des accents de féministe aguerrie, ce qui conduisit Jenny à se rappeler pourquoi elle voulait tant parler à Blair. Celle-ci se douta de ce qui allait suivre avant même que Jenny l’évoqua,
_ Il me semble avoir entendu dans tes confessions de tout à l’heure le mot vengeance, je me trompe ?
Jenny sourit, un air résigné durcissant ses traits, Non tu ne te trompe pas. Tu dois aussi te douter qu’en t’ayant pris pour modèle alors que tu étais Queen B, que j’aimerais que tu m’aides à cette vengeance. De plus ton propre malheur n’a-t-il pas été causé par la même personne que mon propre chagrin ?
Elles se regardèrent dans les yeux, Blair hésitant. Elle avait besoin d’avancer pas de rester bloquer sur ce qui avait été fait. Comment pouvait-elle avancer si elle ne tirait pas un trait sur tout ça ? Pourtant jamais elle n’avait laissé quelqu’un la détruire ainsi sans en payer le prix lors de sa relève. Jenny en avait fait les frais l’année de leur rencontre, Vanessa n’échapperait pas à la règle. Le visage de Blair prit une expression de satisfaction malsaine, son sourire se fit mesquin, Jenny comprit qu’elle pourrait compter sur elle.
Hello ici Gossip Girl ! Que peuvent bien se raconter deux Queens lorsqu’elles se rencontrent ? Non vous ne rêvez pas, Queen J et l’ex Queen B ont profité de la fraicheur de la soirée pour faire quelques pas ensemble. L’élève ressent-il le besoin de retrouver son mentor, ou a-t-elle enfin remarqué que le costume était trop grand pour elle ? Attention Queen J, aucun retour en arrière ne sera possible ! You know you love me, Xoxo
Easy for a good girl to go bad and once we gone, best believe we've gone forever don't be the reason You better learn how to treat us right cause onces a good girl goes bad , we gone forever (Good girl gone bad, Rihanna)
Il regarda l’adresse pour la énième fois, mais non il ne s’était pas trompé. Celle qui cherchait habitée bien dans ce luxueux immeuble en plein Upper East Side. Il rît de sa naïveté. Après tout il ne devrait pas être étonné, elle lui avait toujours donné l’air d’être tirée à quatre épingles, comme une poupée de porcelaine tout juste sortie de son emballage. N’empêche il se sentait mal à l’aise, lui débarquant tout juste à New York avec son air délabré et son cœur en bandoulière. Car oui c’était bien son cœur qui l’avait conduit à claquer ses économies pour traverser l’Atlantique et venir la voir, Elle, et surtout la surprendre. Oui la surprendre, et pour ça il ne pouvait abandonner si près du but simplement pour une raison d’ego.
Il pénétra dans le hall de l’immeuble, attirant tous les regards sur lui, C’est bon je suis repéré ! Il tenta de prendre un air détaché mais ne pouvait empêcher son regard de se poser sur chaque recoin tellement c’était chic. Un peu plus et sa bouche allait s’ouvrir béate et sa langue pendre tel un chien devant un trésor. A la réception il attendit que l’on s’intéresse à lui mais il semblait être devenu invisible, alors il héla à plusieurs reprises l’homme derrière le comptoir. A mesure de ses appels sa patience diminuait, le rendant fébrile et nerveux, ainsi lorsque le réceptionniste passa devant lui l’ignorant superbement il lui agrippa le poignet,
_ Ca vous dérangerez que je vous pose une question ? Son anglais était imparfait ainsi il dut répéter subissant une humiliation supplémentaire, comme si que le regard que lui lançait l’homme ne suffisait pas. Après de longues minutes on lui indiqua enfin l’étage où elle habitait et quel ascenseur emprunter. Enfin il allait la voir.
_ Excusez-moi ?! Vous voulez voir Miss Blair ? Mais . . .mais . . . Qui êtes-vous ?
Dorota inspecta d’un œil mauvais cet hurluberlu qui osait se présenter ici chez Miss Blair, et qui voulait la voir en plus. Jamais, grand Dieu, jamais Miss Blair ne fréquenterait ce genre d’individu ainsi elle voulut l’expédier directement d’où il venait pour ensuite téléphoner au réceptionniste pour lui faire savoir que son boulot laissait à désirer ces temps derniers. Cependant les tentatives d’explications du jeune homme la résonnèrent et elle écouta ce qu’il avait à dire,
_ Croyez moi Blair sera contente de me voir, nous avons passé l’été ensemble au centre. Nous sommes amis.
Le centre. Ainsi donc Miss Blair lui avait caché qu’elle avait fait des rencontres, à moins que ce soit cet individu qui se persuadait être ami avec Miss Blair. . . Elle l’observa, nota sa nervosité à sa manière de trépigner sur place, mais aussi cette note d’espoir qui dansait dans ses prunelles. Après tout il avait tout de même traversé l’atlantique, ce que Dorota pouvait qualifier de romantique. Elle leva les yeux au ciel, si elle tombait dans le sentimentalisme qui allait soutenir Miss Blair ? Elle lui laissa tout de même le bénéfice du doute et l’autorisa à attendre le retour de la jeune femme. Alors qu’il s’engageait vers le salon elle l’interpella,
_ Vous n’espérez tout de même pas accueillir Miss Blair dans cet état jeune homme ? A peine eut-il le temps de protester que déjà Dorota lui saisissait le bras et l’entraînait vers la salle de bain des visiteurs.
Moins d’une heure plus tard il ressortit comme métamorphosé, arrachant presque un sourire à Dorota qui ne put s’empêcher de noter qu’il était bel homme. Certes ses cheveux en bataille avaient besoin d’un rafraîchissement mais au moins il n’avait plus sa barbe de trois jours. Elle se dit également que son look négligé lui donnait un air tout à fait séduisant. C’est en soupirant qu’elle l’invita à rejoindre le salon mais il n’eut pas le temps de s’installer que Miss Blair pénétra or de l’ascenseur.
_ Blair ? Un sourire fendit le visage du jeune homme, Blair je suis venue, j’ai traversé l’atlantique pour toi, pour te surprendre. Je t’aime Blair.
_ Andrea ? Pour être surprise Blair était surprise.
Centre de repos les pervenches, un après midi d’été.
Blair était arrivée depuis 2 semaines seulement et elle était sûre de deux choses : elle s’ennuyait à mourir et surtout il lui manquait à mourir . . . Elle passait donc ses journées à errer dans le centre, sans pouvoir en sortir et supportant ces regards curieux des autres pensionnaires. Sans occupations elle ne parvenait pas à se libérer l’esprit si bien qu’il ne quittait pas ses pensées. Une seule et même question tournait en boucle, Pourquoi ne m’a-t-il pas fait confiance ? Pourquoi a-t-il réagit ainsi ? Pourquoi m’a-t-il quitté ? En réalité une foule de questions se bousculait dans sa tête et cela l’agaçait. Blair avait donc décidé d’avoir ses réponses, elle écrivait une lettre à Chuck.
France, un après midi d’été
« Je ne veux plus perdre mon temps dans cette relation à sens unique, presque futile. Mes efforts ne sont apparemment rien à tes yeux alors passe du bon temps avec Scott mais ne cherche pas à me revoir. Adieu Blair. » : Comment de simples mots peuvent-ils être sources de tant de douleur? Dis-moi Chuck, explique-moi car je n’ai jamais été autant perdue. Sans toi. Depuis ton message je ne suis qu’attente, attente de compréhension, attente de retrouvailles. Parce qu’il n’y que toi qui me fasse vivre, vivre vite et fort, comme si c’était ce que j’avais toujours voulu, comme si je ne pouvais que vivre pour ces effusions de cœur et de pleurs. Cela deviendrait-il une dépendance ? Sûrement car à l’heure d’aujourd’hui tu n’es pas là et je ressens ce vide comme une morsure. Mon corps et mon cœur te réclament, faisant de moi un être sans substances. Bon sang Chuck reviens-moi ! Je ne guérirais pas de cet amour, pas sans toi. Tu m’as pris ma sève, ma confiance. Mes jours sont vides, ma vie est morte. Je ne fais que semblant, de sourire, d’écouter, de répondre aux questions. Tous les jours j’attends un signe, un geste, que tu me délivres de ce trou noir dans lequel tu m’as laissée et que tu me dises pourquoi. Pourquoi m’as-tu abandonnée ?
En attendant le soir, seule dans mon lit, je déploie un écran gigantesque, et dans ce cinéma de mes rêves, où je suis la seule spectatrice, je me projette à l’infini la scène de nos retrouvailles.
Centre de repos les Pervenches, un après-midi d'été
Andrea est las, il vient encore de subir les remontrances du médecin, Vous devez vous ressaisir, ne pas faire ça, préférez ceci . . . Tout cela n’avait plus aucun sens, plus rien n’avait de sens. Sa vie se résumait à d’innombrables séjours dans d’innombrables centres comme celui-ci, si bien qu’il avait l’impression d’être balloté dans sa propre vie. Mais était-il en vie ? Oui, il l’avait été ce matin d’été, deux semaines auparavant alors qu’elle descendit de sa voiture, qu’elle fit tournoyer ses cheveux dans le vent, qu’elle se dirigea vers lui, vers son existence. Depuis qu’il l’avait aperçu il cherchait sans cesse, et sans même le savoir, à la revoir, la croiser, lui parler. Mais cette fille n’était pas de celle qu’on aborde avec un claquement de doigts, tout en elle lui imposait le respect. En soupirant il sortit sous la pluie battante, il irait bouquiner sous l’auvent.
Il regarda les alentours et son regard s’attarda se faisant contemplatif. Elle était là, assise sous son auvent tandis que les rares rayons de soleil transperçant les nuages caressaient sa silhouette immobile et la transformaient en tableau de Delacroix. Soudain elle s’anima pour le regarder à son tour. Il ressentit une brûlure soudaine et intense le déconcertant, le visage de cette fille était d’ange et son regard d’or. Poussé par une force implacable Andrea descendit les dernières marches du perron et se dirigea vers elle, seule au monde et à quelques pas seulement. Dans moins de dix secondes il l’abordera et lui adressera la parole, mais comment aborder une femme comme ça ?
Neuf secondes. A Marseille ses conquêtes se limitaient le plus souvent à des bimbos de la cité qu’il baratinait dans des boîtes le samedi soir.
Huit secondes. Il plissa des yeux pour déchiffrer le titre du livre poser aux côtés du papier à lettre ; Le dernier amour de Georges Sand.
Sept secondes. Il n’avait jamais lu Georges Sand. On ne lisait pas cela dans son quartier pourri de Marseille. On ne lisait pas cela sur les chantiers où il avait travaillé. La culture, il s’y était mis très tard et il avait encore beaucoup de choses à rattraper.
Six secondes. Après tous les efforts consentis pour devenir un autres homme, il avait de nouveau l’impression que son origine populaire était inscrite sur son front et que l’on allait la lui envoyer à la figure.
Cinq secondes. Il ne contrôlait plus rien, il se laissa emporter par son élan.
Quatre secondes. Andrea ne savait toujours pas comment l’aborder. Il allait se prendre un râteau c’était sûr. Une gifle peut-être. Mais avait-il un autre choix que d’y aller au culot ?
Trois secondes. C’était étrange, il ne s’était encore rien passé et déjà il avait peur de la perdre.
Deux secondes. C’était donc ça le coup de foudre ? Il y a quelques semaines l’un des pensionnaires lui avait confié sa détresse après être tombé amoureux d’une femme plus jeune. Un amour non partagé qui l’avait plongé dans le désarroi. Andrea l’avait écouté avec attention tout en étant persuadé qu’une chose pareille ne risquait pas de lui arriver.
Une seconde. Il regretta sa tenue négligée, es cheveux trop longs, sa barbe de trois jours. Il ouvrit la bouche. Il sut que son numéro de play-boy ne marcherait pas et qu’il allait se couvrir de ridicule.
_ Vous croyez au grand amour ? Andrea fut le premier étonné de cette réplique. Blair leva la tête avec un mélange de circonspection et de curiosité. Généralement elle rembarrait sans tarder les petits dragueurs qui tentent leur chance, mais une gravité inhabituelle se dégageait de cet homme. Andrea la relança,
_ Le grand amour vous y croyez ?
Blair posa un regard sur sa lettre, un nom vint dévier ses pensées et comme par défi elle répondit en faisant la moue,
_ Non.
_ Moi non plus admit Andrea. Il y a encore 2 semaines je n’y croyais pas.
Blair resta silencieuse, plantant son regard dans celui de cet étrange individu. C’est alors qu’elle reconnut l’homme du balcon, celui qui l’observait alors que son père lui disait au revoir de manière maladroite. Elle sourit comme pour l’engager à poursuivre,
_ Je ne croyais pas à tout ça, le coup de foudre, l’âme sœur, la quête de la moitié perdue . . . Andrea s’arrêta brusquement devant le changement d’expression de Blair. Elle non plus n’y croyait pas à tout ça, du moins elle n’y croyait plus et elle avait peur de ne plus pouvoir y croire. Et voilà qu’un homme qu’elle ne connaissait pas osait venir lui parler de tout ça, ravivant sa douleur.
_ Où voulez-vous en venir ? Si vous avez quelque chose à me dire autant y aller franchement. Son ton était plus sec qu’elle ne l’aurait voulu mais elle voulait déguerpir et vite. Andrea sut que c’était perdu mais posa tout de même sa dernière carte,
_ Et si c’était moi l’homme de votre vie ? Le rire de Blair retentit, se répercutant dans le vide. Andrea ne s’attendait pas à cette réaction et son expression renforça l’hilarité de Blair.
_ Vous êtes très fort, vraiment. Blair l’observa un instant plongeant ses prunelles dans celle du jeune homme. Elle y décela quelque chose d’étrange, d’intriguant la poussant à poursuivre. Mais si vous étiez l’homme de ma vie vous ne vous comporteriez pas comme ça . . .
_ Vraiment ? Et que ferais-je alors ? Blair ne voulait pas rentrer sur ce terrain là mais la situation l’amusait ce qui la changeait grandement,
_ Si vous étiez l’homme de ma vie vous sauriez me surprendre et m’émouvoir. Or là vous me faites rire !
Sur ces paroles elle se leva et partit sous la pluie. Andrea ne sut que penser, se disant tout de même que le rire c’était un bon début. Blair elle songeait qu’il avait un certain culot et qu’elle n’était pas prête de le laisser lui adresser de nouveau la parole. Et pourtant sur le chemin la menant à sa chambre elle passa devant une poubelle dans laquelle elle jeta sa lettre pour Chuck.
Présent.
Serena se précipita dans sa chambre où son téléphone sonnait avec acharnement,
_ Allô ?
_ Bon sang S tu mangeais ton portable ou quoi ? Ca fait des heures que j’essaye de te joindre !
_ Salut B ! Je vais bien merci, et toi ? Un peu agacée non ? Des fois Serena se demandait comment Blair et elle pouvaient être les meilleures amies.
_ Agacée ? Je suis dans un merdier monumental S !
Ah oui c’était pour ça ! Blair arrivait toujours à rendre son existence aussi passionnante que celle des stars d’hollywood, l’entraînant dans des histoires sorties tout droit d’un script.
_ S tu m’écoutes oui ? Il est là, ICI, à New York ! Mais bon sang quelle idée est-ce qu’il a eu ? Que croyait-il ?
_ Blair arrête et rembobine ! Si tu veux que cette conversation se transforme en dialogue il faudrait déjà que tu me dises de qui sommes-nous en train de parler !
_ Andrea ! Andrea est ici à New York, ou plus précisément dans mon salon ! Au son de sa voix Blair semblait être hystérique, hystérie qui gagna Serena par jeu sûrement,
_ Mais que fait-il ici ? Que t’a-t-il dit ? Je croyais qu’il était trop fauché pour pouvoir venir te voir.
_ Exactement ! Mais ce n’est pas le plus grave, je t’ai dit aussi qu’il en pinçait pour moi et bien il vient clairement de me dire qu’il m’aimait et qu’il n’avait pas cessé de penser à moi depuis mon départ !
_ Oh Blair ! C’est super romantique, il a traversé l’atlantique pour t’avouer son amour ! Serena plongeait déjà dans un rêve émerveillé dans lequel le bel inconnu de l’autre jour, qui avait ramassé ses paquets, sautait d’un hélicoptère et atterrissait devant elle avec des roses dans les mains. Blair rompit le charme et pire encore,
_ Romantique ? C’est d’un cliché oui, c’est horrible, c’est une catastrophe ! Il doit repartir illico presto par le premier avion direction son trou dans le sud de la France ! Serena en fut presque choquée,
_ Blair c’est une plaisanterie ? Tu ne peux pas le renvoyer comme cela. Et puis je croyais que tu l’aimais bien, vous étiez souvent ensemble cet été, il a été là pour toi. C’est à toi d’être là pour lui maintenant. A l’autre bout de la ligne Blair fit mine de vomir mais s’arrêta brusquement préférant éviter ce genre d’allusions surtout dans une situation aussi critique,
_ C’est vrai que je l’aimais bien, mais enfin S c’était cet été en France alors que je me croyais complètement perdue. Maintenant que je vais mieux je n’ai pas envie de me jeter dans les bras du premier venu !
_ Ah ce n’est pas ce que tu affirmais il y a quelques temps, je cite « Je te jure S que je serais prête à accepter n’importe quel rendez vous du moment que la tête de ce con de Chuck disparaisse de mes pensées ! » Tu t’en souviens ou il faut que je répète ?
_ Oui oui c’est bon pas la peine d’être aussi cruelle ! Le rire de Serena retentit un bref instant, ce qu’elle pouvait aimer ces conversations avec son amie. Elle reprit,
_ Blair essaye donc d’être gentille avec Andrea, passe quelques semaines avec lui, explique lui que tu ne veux pas t’engager mais que tu lui laisses une chance.
_ Et puis quoi ? Il s’installe à New York et à moi de le materner ? Et depuis quand est-ce que je suis gentille ? Serena soupira,
_ Depuis qu’un homme t’a brisé le cœur et que tu ne veux pas faire la même chose ? Le silence s’installa, Blair ? Ecoute je suis sérieuse, tu ne peux pas l’envoyer paitre sans lui laisser une chance. Toi-même tu m’as dit que avais découvert quelque chose de nouveau avec Andrea, qu’il ne te regardait pas comme les autres hommes. Tu as toujours recherché l’homme de ta vie, et bien peut être qu’il avait raison et que c’est lui !
_ Tu veux devenir conseillère matrimoniale ou quoi ?
_ Blair ! Je répète je suis sérieuse ! Tu veux oublier Chuck oui ou non ?
_ Oui ! Blair voulait que son ton soit catégorique mais sa voix avait tremblé, elle précisa dans un murmure, Enfin je crois . . . Depuis notre dernière discussion avec Chuck . . . enfin j’ai été dure avec lui mais je ne suis pas sûre de vouloir qu’il disparaisse réellement de ma vie.
_ Vous ne pourrez pas vous fréquenter entre « amis » tant que l’un et l’autre vous n’aurez pas fait un trait sur l’autre. En ce qui te concerne la seule manière est de fréquenter d’autres hommes, et Andrea est là, pour toi, parce qu’il t’aime.
Blair resta silencieuse le temps de réfléchir à ces paroles. C’est vrai qu’elle pourrait passer du temps avec Andrea, elle en avait envie après tout, ça serait comme durant l’été. Mais elle ne lui promettrait rien, elle se laisserait le temps. Elle avait tout de même l’impression de se servir de lui, tentation qui n’était pas sans charme, surtout si c’était pour se servir de lui contre Chuck . . . Non ! On oubli tout de suite ! Blair sourit,
_ Merci S, heureusement que tu es là hein ?! Je crois que je vais faire comme tu dis. J’ai une drôle de vision quand même, j’ai l’impression d’être comme toi lorsque t’as commencé à fréquenter Dan, La Belle et la Bête ! La jeune ria mais Serena fit la moue,
_ La ferme Blair, ce n’est pas drôle. D’ailleurs en parlant de Dan peut être pourrais-tu lui demander avec toute la gentillesse dont tu sais faire preuve s’il accepterait d’héberger Andrea au loft vu qu’il y habite seul . . .
_ Oh mais oui, c’est une superbe idée ça ! Merci s décidément tu es une vraie amie pour moi ! Les deux jeunes rirent, insouciantes du futur, du temps qui s’écoulait.
Plusieurs semaines avaient passé et Dan ne parvenaient pas à se faire à Andrea. Non décidément il était vraiment bizarre, et Dan ne faisait même pas preuve de mauvaise foi en disant cela. Il ne dormait quasiment pas, veillant la nuit avant de sortir pour revenir au petit matin, prendre une douche et rejoindre Blair. Lorsqu’on l’interrogeait il restait toujours évasif, échappant aux questions par des pirouettes, il ne parlait quasiment pas de sa vie en France, en réalité la seule partie qu’il voulait bien évoquer c’était sa rencontre avec Blair durant l’été, et encore il ne disait pas pourquoi lui il était au centre de repos. Certes Blair avait évoqué cette histoire de tentative de suicide, mais Dan restait suspicieux. Ce qui le dérangeait plus encore c’était tout simplement l’attitude, ou plutôt le changement d’attitude d’Andrea quand Blair était présente. A croire qu’il la prenait pour son messie. Blair ! Le comble tout de même ! Bref tout cela intriguait Dan si bien qu’il avait décidé de se poster devant la porte de son ancienne chambre, occupée maintenant par Andrea, et il allait le cuisiner !
Il entendit enfin du bruit, Andrea semblait être en train de s’habiller. Dan s’agita, chercha une autre position, il n’allait pas rester planté comme ça les bras croiser à quelques mètres de la porte, ça pouvait le brusquer. Il s’assit alors sur le bord de la table, faisant mine de réfléchir lorsqu’enfin Andrea sortit. Le jeune français stoppa net à la vue de Dan, celui-ci se félicita intérieurement de n’être pas resté devant la porte,
_ Salut. Andrea n’avait pas cru utile de ponctuer sa phrase d’un peu d’enthousiasme alors Dan décida de ne pas rentrer directement dans le vif du sujet,
_ Je t’attendais. (Intérieurement) __ Bon sang idiot, j’ai dit pas directement dans le vif du sujet ! __ Euh j’ai. . . j’étais sur le point de préparer le ptit-déj alors je me demandais si tu voulais manger avec moi. C’est vrai, on partage le même loft et on mange pratiquement jamais ensemble, en fin surtout le matin parce que la journée on est rarement ensemble. Pourtant il paraît que partager le petit déjeuner avec les invités était une tradition à l’époque en France. Dan s’arrêta net devant le regard intrigué d’Andrea ___ Je parle trop ! Il va comprendre que je suis nerveux, mais pourquoi je suis nerveux justement ? ___ Laisses tomber tu veux ? C’est idiot de ma part de vouloir t’imposer le ptit-déj.
_ Non y’a pas de mal, je suis d’accord, surtout que je suis affamé ! Andrea sourit mais il trouvait que ce mec était quand même lourd avec ces envies de ptit-déj. Il espérait fortement qu’il n’était pas gay, ce n’était pas parce qu’il était avec une fille, bizarre elle aussi d’ailleurs, qu’il était purement hétéro. C’est en pensant aux probabilités qu’il soit gay qu’Andrea s’installa à la table tandis que Dan s’activait déjà aux fourneaux.
_ Je vais te faire gouter un vrai petit-déj américain !
_ Blair m’a déjà emmené en prendre plusieurs tu sais, te donnes pas trop de mal non plus.
_ Non, mais là c’est le vrai petit-déj américain Maison, façon Humphrey. Rien n’est comparable crois-moi !
Andrea commençait à croire qu’il voulait l’impressionner, il faudrait tout de même qu’il se renseigne auprès de Blair, et s’il se révèle que Dan ait effectivement des tendances homo alors il éclaircirait la situation sans tarder. C’est vrai que Dan était un chouette type, il l’a hébergé sans poser de questions, faisait tout pour que ça se passe bien. Justement peut être que ça cachait quelque chose. Quelques minutes plus tard les deux jeunes hommes étaient en train de savourer ce qu’Andrea qualifiait d’un ptit-déj d’enfer, mais le silence régnait Dan ne sachant comment aborder le sujet et Andrea ne voulant avouer qu’il se régalait. Dan rompit finalement le silence,
_ Alors New-York t’en penses quoi ? Ca change de la France hein ?
_ Oui j’avoue qu’il y a de quoi être impressionné.
_ Je suppose que Blair te fais visiter un maximum. Il n’y pas mieux que elle pour visiter New-York, c’est sa ville, elle l’aime plus que n’importe quel autre endroit, et elle la connait pas cœur.
_ C’est vrai qu’elle connait bien la ville, je ne risque pas de me perdre avec elle. Dan sourît, il venait de lui tendre une perche,
_ Et la nuit comment tu fais ? Elle n’est pas avec toi pourtant, tu dois avoir du mal à te repérer.
Les deux garçons se regardèrent, se toisèrent, puis soudainement un sourire fendit le visage d’Andrea pour finir en éclat de rire. Dan en fût déconcerté mais resta sur ses gardes, cela pouvait être un moyen d’échapper aux questions.
_ Voilà qui me rassure ! C’est pour me poser des questions que tu m’as fait tout ce cinéma ? Devant l’incrédulité de Dan qui affirma d’un mouvement de tête, Andrea rit de plus belle, puis avoua,
_ Et moi qui crois que tu voulais m’impressionner !
_ T’impressionner ? Mais euh . . . pourquoi voudrais-je t’impressionner ? Devant le regard amusé et insistant d’Andrea, Dan comprit immédiatement, et se laissa lui-même gagner par l’amusement,
_ Tu pensais que je voulais te draguer ? Que je suis gay ? Andrea haussa les épaules un air désolé sur le visage, puis se leva, déposant son assiette dans levier, prenant son manteau et sortant.
Dan resta un moment immobile, il venait de se faire avoir comme un bleu. En se laissant amuser par la situation il avait laissé Andrea filer, et il était prêt à parier qu’il n’était pas prêt de le croiser. Il allait le fuit comme la peste maintenant qu’il s’avait que Dan se posait des questions sur ses agissements.
_ Espèce d’idiot !
Blair attendait patiemment devant son entrée que son retardataire d’ami se décide à venir. En temps normal elle aurait déjà appelé la personne concernée pour lui faire savoir que l’on ne faisait pas attendre une Waldorf, mais Blair ne semblait pas pressé de le voir. Serait-elle déjà lassée d’Andrea ? Elle refusait de se l’avouer car tant qu’elle était avec lui elle ne songeait pas au reste, à Chuck en somme, ce qui ne pouvait être que bénéfique. En réalité Blair se sentait bien avec Andrea, il était très amusant, et au travers de son regard elle redécouvrait NY. Il avait en effet toujours une anecdote à lui faire part, ou encore une remarque à laquelle Blair n’aurait pas songée mais qui lui faisait voir d’un autre point de vue cette ville qu’elle aimait tant. Pourtant elle ressentait une certaine gêne chaque fois qu’Andrea lui prenait la main ou lui déposait un baiser sur la joue. Elle n’arrivait pas à se laisser faire, à s’abandonner totalement, car chaque fois l’idée qu’elle se servait de lui surgissait dans sa tête, chose qu’elle ne voulait pas s’avouer. Et pourtant n’est-ce pas pour se servir d’Andrea que chaque matin elle le conviait à une ballade dans le quartier huppé de NY, pour ensuite prendre un petit déjeuner. N’espérait-elle pas en effet tomber sur Chuck et voir sur son visage cette tristesse infinie qui l’avait gagnée lorsqu’elle l’avait elle-même surpris avec Vanessa ? Blair soupira, se sentant ridicule, Ce n’est pas comme ça que je vais aller de l’avant !
_ Hey Blair ! Andrea se tenait de l’autre côté du trottoir, agitant frénétiquement la main. Blair ne put s’empêcher de se dire qu’il avait l’air profondément idiot et que ce n’était sûrement pas Lui qui aurait fait ça. Malgré cela elle afficha un sourire rayonnant sur son visage et s’engagea dans sa direction.
_ Désolé pour le retard, Dan ne m’a pas lâché. Il m’a fait l’honneur de me préparer un ptit-déj façon Humphrey ; j’avoue que c’était délicieux mais bon . . .
_ Mais bon quoi ? Blair venait de remarquer un certain agacement chez le jeune homme, c’était-il passé quelque-chose avec Dan ?
_ Non rien, c’est juste qu’il a profité du ptit-déj pour me poser des questions, rien de grave rassures-toi. Joignant le geste à la parole, Andrea prit Blair dans ses bras et l’embrassa sur la joue. Mais il ignorait que la jeune femme était têtue.
_ Quel genre de questions ?
_ Blair je te dis que ce n’est rien, on ne va pas en faire une histoire ! Le regard insistant celle qu’il aimait le poussa à poursuivre. Après tout peut être suggérerait-elle à Dan de se mêler de ses affaires,
_ Des questions sur mon passé, ma vie en France quoi ! Et puis je crois qu’il se demande pourquoi j’ai tout quitté comme ça là-bas pour venir te voir. Il ne doit pas comprendre que l’on puisse être fou amoureux . . . le regard d’Andrea se fit plus tendre, alertant Blair qui s’écarte imperceptiblement et continua la conversation,
_ J’irais lui parler si tu veux, Dan est du genre curieux tu sais, mais il suffit de lui expliquer et il se calmera. Sur ces paroles elle s’engagea dans la rue et ajouta, Puisque tu as déjà pris le petit-déjeuner on va aller faire une de mes activités favorites, du shopping ! Cette fois-ci le sourire de Blair n’était pas feint.
Le visage de Chuck n’exprimait rien d’autre qu’un profond énervement, son regard dur et froid suivait le jeune couple dans la rue, s’attardait parfois sur la fille, sur son visage, sur sa bouche entrouverte dans un éclat de rire. Si Chuck avait possédé à cet instant une arme à destruction massive, la rue se serait transformée en un paysage d’apocalypse, car il fallait l’avouer rien ne pouvait le rendre de plus mauvaise humeur que de tomber sur Blair et Andrea se promenant dans NY, main dans la main, et ce de bon matin en plus ! Chuck n’avait jamais été matinal mais alors là il y avait de quoi le dégouter pour le restant de ses jours de l’idée même de petit déjeuner. Car c’était bien pour aller prendre le petit déjeuner que Chuck était sorti si tôt, bien que ce ne soit pas son idée, mais celle de son collaborateur. C’est alors qu’il remarqua Gautier suivant discrètement le couple, ce qui fit sourire Chuck. Décidément cet homme avait un don pour lui remonter le moral.
Après plusieurs heures à déambuler dans les boutiques, Blair avait laissé Andrea près de Central Parc. Jenny venait de l’appeler, la jeune fille avait apparemment de bonnes nouvelles et voulait la voir le plus tôt possible. Ne pouvant rater l’occasion de ce répit, Blair lui donna rendez-vous dans le parc mythique de la ville, au moins elles ne seraient pas surprises par des oreilles indiscrètes. Elle distingua enfin la chevelure blonde de Jenny qui l’interpela aussitôt,
_ Salut ! J’espère que je ne t’ai pas dérangé en plein, milieu d’un truc important, mais je te jure que l’on tient l’occasion de faire voir à Vanessa ce que c’est que se frotter à l’Upper East Side ! Jenny semblait effectivement ravie d’elle, ce qui attrista quelque peu Blair. En effet malgré son avertissement sur le fait qu’il n’y aurait pas de retour en arrière après cela, Jenny prenait son rôle très au sérieux.
_ Et bien comme quoi que la patience permet d’arriver à ses fins ! Je t’écoute. Quelle est cette superbe circonstance du destin ? Les deux jeunes filles rirent,
_ Ce n’est même pas le destin qui nous offre cela mais Vanessa elle-même ! Jenny devint encore plus rayonnante, Blair sentît également l’impatience la gagner. Tu sais que Vanessa est une cinéphile en herbe, et qu’elle a l’ambition de devenir cinéaste ? Blair opina levant les yeux au ciel. Et bien elle a décidé de faire sa propre promotion et ce en organisant une sorte de gala auquel elle présentera un court métrage, tourné par elle !
Les yeux de Blair s’illuminèrent, elles tenaient enfin leur vengeance.
_ C’est l’occasion rêvée ! Blair réfléchit un instant, il faudrait trouver le moyen de la filmer à son insu afin de remplacer son court métrage par notre propre court métrage, lui qui ne durera que quelques minutes de quoi agacer ceux qui auront payé pour venir.
_ Parce que tu crois que des personnes vont se déplacer pour ça ? Jenny ponctua sa phrase d’un petit rire narquois.
_ Mais ça j’espère bien qu’il y aura du monde ! Je vais même m’en occuper personnellement ! En ce qui concerne le film c’est une autre histoire, il va falloir trouver un moyen de la coincer et ce sans qu’elle ne se doute de quoique ce soit.
_ Ca j’en fais mon affaire ! Les deux jeunes femmes se sourirent et dans l’impatience du moment tant attendu ne se rendirent pas compte qu’un homme les espionnait.