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Série : Gossip Girl (2007)
Création : 06.04.2011 à 19h12
Auteur : princesse8
Statut : Terminée
« C'est une fic que j'écris qui se déroule a la fin de la saison 4. Je veux l'écrire seule » princesse8
Cette fanfic compte déjà 42 paragraphes
Blair contempla son téléphone
"10 appels manqués de Chuck". Elle grogna. Il commençait à la souler, celui là ! Il n'avait pas compris qu'eux deux, c'était fini, qu'elle était avec Dan et parfaitement heureuse ?
Pourquoi fallait-il qu'il s'accroche encore ? Elle ne l'aimais plus, elle lui avais déja dit !
FLASH BACK :
Chuck inspira profondément. Elle était là, au fond de la salle. Il devait aller lui parer, et tout lui déballer. Qu'il l'aimais encore, qu'il n'avait jamais cessé de l'aimer, que toutes ces histoires, avec Eva ou Raina, ce n'était rien à ses yeux. Il avança vers elle.
Chuck : Salut.
Blair : Hey... Chuck.
Chuck : Tu m'évitais ?
Blair : Non, pourquoi je le ferais ?
Chuck : Tant mieux, car il faut qu'on parle, toi et moi.
Blair : Oui, il faut qu'on parle. Chuck, j'ai...
Chuck : Moi d'abord. Tu te souviens de ce que je t'avais dit, le soir du bal maqué ? Que si deux personnes étaient faites l'une pour l'autre, elles se retrouveraient un jour ou l'autre ? Ce jour est arrivé, Blair.
Blair : Chuck, attends, je...
Chuck : Non, laisse moi finir, sinon je n'y arriverais pas. Et je dois y arriver. Je t'ai dit autre chose, ce soir là : on va construire nos futurs ensembles.
Blair : Chuck...
Chuck : Et je t'ai dit une autre chose, très importante : je t'aime. Et tu m'as répondu que tu m'aimais aussi. Alors, voilà. On s'est finalement retrouvés, pour se construire un avenir à nous deux. Et je t'aime. Tu veux toujours de moi ?
Blair : Non.
Chuck : Quoi ?
Blair : Il s'est passé trop de choses, Chuck, et tu étais avec Raina...
Chuck : Mais c'est fini, avec Raina !
Blair : Et comme par hasard, tu reviens vers moi à ce moment là ! Pendant que tu tombais amoureux de Raina, moi, je t'aimais encore !
Chuck : Blair... je n'ai jamais été amoureux de Raina. Oui, j'ai eu des sentiments pour elle. Mais je suis amoureux de toi, et je l'ai toujours été. Et je sais que tu m'aime encore, toi aussi.
Blair : Non. Tu m'as fait trop de mal. Je ne t'aime plus. J'ai embrassé quelqu'un d'autre.
Chuck : Qui ?
Blair : Je ne te le dirais pas. C'est fini, Chuck. Je veux que tu m'oublie.
FIN FLASH BACK
Blair regarda à nouveau son portable. "1 nouveau message". Avec un grognement de frustration, elle l'écouta. A sa grande surprise, ce n'était pas un message de Chuck, mais de sa mère. "Chérie, c'est maman. Rentre à la maison, il y a une chose très importante dont il faut que je te parle. Je t'aime. Bisous"
Blair héla un taxi qui se mit en route. Elle ignorait de quoi sa mère voulait lui parlait, mais elle semblait vraiment flippée. Elle espérait que ce n'était rien de grave.
Blair entra dans son appartement.
Blair : Maman ! Je suis rentrée !
Eleanor : Oh. Ma chérie, c'est toi. Viens dans le salon et assieds-toi, s'il te plaît.
Bizarre. La voix de sa mère était distante. Blair se dirigea dans le salon et eut un sursaut de surprise.
Dans le salon, sur le canapé, à côté de sa mère, se trouvait... son père. Et plus bizarre encore, Roman ne l'accompagnait pas.
Blair : Papa ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Harold : Blair, assieds-toi, s'il te plaît, ta mère et moi avons à te parler.
Le coeur de Blair se serra. Son père parlait très rarement aussi sérieusement. Elle s'assit sur le fauteuil en face de ses parents.
Blair : D'accord. Qu'est-ce qui se passe, tout va bien ? Ce n'est rien de grave ?
Eleanor : En fait, Blair, ça dépend de la manière dont tu va prendre la nouvelle.
Blair : Quelle nouvelle ?
Harold : Eh bien, deux ans avant ta naissance, ta mère et moi avons eu une grosse dispute.
Blair : A propos de quoi ?
Elle vit sa mère prendre une grande inspiration avant de continuer :
Eleanor : A propos d'une relation extra conjuguale que j'avais eu.
La mâchoire de Blair lui en tomba. Une relation extra conjuguale ? Sa mère avait couché avec quelqu'un d'autre ? Et elle qui avait détesté son père pour la relation qu'il avait eu avec Roman. Elle était gonflée ! Elle se tourna vers son père.
Blair : Et toi, tu as réussi à pardonner à cette salope ?
Elle avait dit ça méchamment, en espérant blesser sa mère. Et le cri offusqué que laissa échapper celle-ci lui prouva que ça avait eu l'effet escompté. Tant mieux.
Eleanor : Blair !
Blair : Quoi ? Tu va pas le nier, quand même ! Je savais que tu étais une menteuse et une salope, mais à ce point là...
Harold : Ca suffit, Blair !
Blair : Tu la défends encore, toi ? Bon toutou.
Eleanor : Blair, arrête. Ce n'est pas fini.
Blair : Comment ça ? T'as fait pire ? Dis toujours, au point où j'en suis...
Elle défiait sa mère, elle voulait la pousser à bout, la mettre en colère. Pour qui se prenait-elle, de lui cacher un truc pareil ? Malheuresement, sa mère resta calme.
Eleanor : Je suis tombée enceinte. De mon amant. Mais je ne voulais pas m'occuper de cet enfant, je ne voulais pas détruire mon mariage. Donc, à la naissance du bébé, je l'ai laissé au père, et...
Blair : Tu essaie de me dire quoi, là ?
Harold : Tu as un frère. Enfin, un demi-frère. Il s'appelle Julian David.
Blair : Oh mon Dieu...
Le monde se mit à tourner autour d'elle. Elle était sous le choc de ce qu'elle venait d'apprendre : sa mère infidèle, sa mère enceinte de son amant, abandonnant le bébé à la naissance. Et elle, Blair Waldorf, qui avait toujours cru être fille unique (du moins, jusqu'au mariage de sa mère avec Cyrus, faisant d'Aaron, l'ex de Serena, son nouveau demi-frère), se découvrait un frère caché ! En relevant la tête, elle vit que ses parents la dévisageaient, inquiets. Menteurs, va.
Eleanor : Blair... ça va ?
Blair : Tais toi. Je ne veux plus te parler, plus jamais. Sale menteuse. Je te déteste.
Harold : Blair...
Blair : A toi non plus. Toi aussi, tu es un menteur. Et un idiot. Comment tu as pu lui pardonner ça ?
Harold : Je ne sais pas, mais j'ai pu.
Blair : C'est ça. Je vous déteste, vous m'avez menti toute mon enfance, je ne vous le pardonnerai jamais.
Harold : Tu as le droit de nous en vouloir. Mais on veux que tu rencontre ton frère.
Blair : Jamais de la vie !
Alors ça, c'était la meilleure ! Elle connaissait l'existence de ce frère depuis à peine deux minutes et en plus, il fallait qu'elle fasse ami-ami avec ! Dans vos rêves.
Eleanor : Blair, soit raisonnable ! C'est ton frère, tu ne veux pas le connaître ?
Blair : Mais LA FERME ! Je ne veux pas ! C'est ton fils, à toi ! Et est-ce que tu as essayé de le rencontrer ?
Eleanor : Oui, il y a deux ans. Mais il ne veux pas me rencontrer. Il ne veux plus jamais me revoir.
Blair : Cool. Ca me fait au moins un point commun avec lui. Et j'espère que c'est le seul.
Eleanor : Si jamais tu change d'avis, son père m'a donné son numéro.
Blair : Je n'en veux pas. Oublie.
Harold : Blair, écoute nous !
Blair : Non ! Je ne vous écouterais plus jamais !
Furieuse, elle quitta le salon et l'appartement. Elle fondit en larmes dans l'ascenceur. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle avait fait pour mériter ça ? Elle avait besoin de réconfort. Et elle savait qui pouvait la comprendre et la consoler. Elle monta dans un taxi.
Chauffeur : On va où ?
Blair : Brooklyn, s'il vous plaît.
Elle allait en parler à Dan. Elle savait que son petit ami trouverait les mots qu'il faut pour la réconforter.
On dirais que la famille de notre Queen B ait caché plus de choses qu'on ne le pensait ! Heursement pour toi, B, le garçon plus-si-solitaire-que-ça est là pour t'aider ! Espérons qu'il ne te mente pas non plus, ma chérie, car tout le monde semble te mentir !
Dan était assis sur son fauteuil, en train de lire Les Misérables, son œuvre préférée. Il s'adonnait aussi à un de ses nouveaux passe-temps favori : penser à Blair. A une époque, c'était à Serena qu'il pensait nuit et jour. Blair était la petite amie parfaite : belle, drôle, intelligente... La première fois qu'il l'avait vu, il n'avait vu en elle qu'une pimbêche superficielle et pourrie gâtée. C'était incroyable comment une opinion pouvait changer. Serena le lui avait dit : Blair avait beau avoir l'air froide et méchante en surface, elle cachait une grande sensibilité. Et c'était vrai. En parlant de Serena, il était d'ailleurs content qu'ils aient pu rester amis malgré la relation que Dan entretenait avec la meilleure amie de celle-ci. Des coups de sonnettes le tirèrent de sa rêverie.
Dan : Oui, j'arrive !
Il ouvrit la porte, et vit Blair. Il sourit à sa petite amie.
Dan : Salut ma jolie ! J'étais justement en train de penser à toi.
Son sourire s'effaça quand il vit la mine grave et déconfite de Blair. Quand à ses yeux rouges, ils trahissaient qu'elle avait pleuré.
Blair : Salut. Je peux entrer ?
Elle avait une petite voix, qu'il ne reconnaissait pas.
Dan : Oui, bien sûr ! Qu'est-ce qu'il ya, tout va bien ?
Blair : Heu... non.
Elle entra et fondit en larmes. Il la prit doucement dans ses bras et la serra fort, en lui caressant le dos. Qu'est-ce que...
Dan : Tu veux m'en parler ? Viens avec moi.
Il la prit par la main et l'entraîna dans sa chambre. Ils s'assirent sur le lit et il lui tendit une boîte de mouchoirs. Elle en prit un et s'essuya les yeux avant de continuer.
Blair : Merci. C'est ma mère... et mon père aussi.
Dan : Qu'est-ce qu'ils ont ?
Blair : Ils m'ont menti, durant toute mon enfance !
Dan : A propos de quoi ?
Blair : Avant ma naissance, ma mère a eu un amant. Elle est tombée en cloques et a abandonné l'enfant au père à la naissance. Résultat j'ai un demi-frère et ils me l'ont caché depuis plus de 20 ans !
Dan : T'as un frère ?
Il était choqué. Mais si lui l'était, il n'osait pas imaginer pour Blair.
Dan : Et tu va le contacter ?
Blair : Oui... enfin, non. J'en sais rien, en fait.
Dan : Fais comme tu veux, mais si tu veux mon avis, si j'étais à ta place, je le rencontrerais. Et il ne faut pas lui en vouloir. Ce n'est pas sa faute si tes parents t'ont menti.
Blair : Je lui en veux pas. Je lui en ai voulu au début, mais comme tu le dis, ce n'est pas sa faute. Après tout, ma mère l'a abandonné, donc il doit souffrir aussi.
Dan : Ouais. Et tes parents voulaient peut-être juste te protéger en te cachant la vérité.
Blair : Ah nan, ça, tu ne me le feras pas avaler. Je ne leur pardonnerais pas de sitôt de m'avoir menti.
Dan : Je te comprends.
Blair : Mais il y a un truc qui me fait peur : mon frère n'a pas voulu rencontrer ma mère, et c'est normal. Mais si moi non plus, il ne voulait pas me rencontrer ?
Dan : Il n'y a aucune raison. C'est vrai, toi, t'as pas de raison de lui en vouloir, je ne vois pas pourquoi lui il en aurait. Mais quoi qu'il arrive, je serais là pour toi.
Blair : Merci.
Elle regarda son petit ami dans les yeux et lui sourit. Elle lui était si reconnaissante ! Elle se pencha vers lui et l'embrassa doucement. Ils se séparèrent et se regardèrent dans les yeux avant de s'embrasser à nouveau, plus fougueusement cette fois. Ils s'allongèrent sur le lit. Dan retira son tee-shirt et se mit à l'embrasser dans le cou. Il défit les boutons du chemisier de soie de Blair un à un. Un moment il releva la tête.
Dan : Tu veux aller plus loin ?
Blair : Oui.
Dan : T'es sûre ?
Blair : Hum hum.
Ils recommencèrent à s'embrasser tout en se déshabillant lentement et firent l'amour pour la première fois qu'ils étaient ensembles.
Il semblerait que Queen B et Mister Brooklyn aient enfin franchi le pas au bout de deux semaines de relation ! Qui aurait pu croire que finalement, B aimerait s'intoxiquer à ce point ?
Blair se réveilla et serra les draps contre elle. Elle sourit. Elle se sentait si bien ! Dan la serra dans ses bras.
Dan : Bonjour vous.
Blair : Hey !
Dan : Ça va ?
Blair : Parfait.
Dan : Tu va parler à tes parents ?
Blair grogna. Il n'allait pas la lâcher avec ça ?
Blair : Nan.
Dan : Et ton frère ?
Blair : Je ne sais pas. Je vais peut-être l'appeler, je ne sais pas.
Ce dont elle avait besoin maintenant, c'était l'avis de Serena. Sa meilleure amie trancherait pour elle. Elle se leva et commença à s'habiller.
Blair : Il faut que j'en parle à Serena.
Dan : Attends.
Dan l'attrapa par la main et la fit se rassoir.
Blair : Quoi ?
Dan : J'ai un truc à te dire. Ça fait deux semaines qu'on sort ensembles, et on ne se l'est pas dit. Tu doit t'en douter, mais je voulais le dire à voix haute. Je... je t'aime.
Elle écarquilla les yeux, surprise. Avait-elle bien entendu ?
Blair : C'est vrai ?
Dan : Ouais.
Blair Wouah...
Dan : Wouah ? Attends, je te dit «je t'aime» et tu dit «Wouah» ?
Blair : Désolée, je ne m'y attendais pas en fait ! J'attendais juste que tu me le dise pour te le dire mais... moi aussi, je t'aime.
Ils se sourirent et s'embrassèrent.
Blair : Bon, je dois parler de cette histoire à Serena.
Elle se rhabilla, embrassa son petit ami et sortit de l'appartement.
Lorsque le taxi la déposa devant le Palace Hotel, elle descendit et se retrouva nez-à-nez avec... Chuck. Elle voulut le contourner, malheureusement il lui barrait la route, un sourire idiot aux lèvres.
Chuck : Salut, Blair !
Blair : Bonjour, au revoir.
Chuck : Tu n'as répondu à aucun de mes appels.
Elle poussa un soupir exaspéré. Décidément, il prenait grand plaisir à la faire sortir de ses gonds.
Blair : Bah oui, je voulais pas te parler. J'évite de parler aux gens que j'aime pas.
La mine de Chuck s'assombrit. Elle eu un sourire satisfait. Elle savait que c'était en appuyant là où ça fait mal qu'elle réussirait à s'en débarrasser. Malheureusement, l'air vaguement triste de Chuck se transforma en sourire moqueur.
Chuck : T'as pris le taxi ? Où t'étais partie ?
Blair était si en colère qu'elle mourrait d'envie de le gifler pour faire disparaître son sourire de crétin. De quoi je me mêle ?
Blair : Ça ne te regarde pas. Allez, bouge !
Elle tenta de le contourner, il la bloqua. Elle le fixa, et une envie de meurtre s'empara d'elle. Pour qui se prenait-il ?
Blair : A quoi tu joues ?
Chuck : Je sais d'où tu viens. Tu est allée à Brooklyn. Et tu t'es tapé Humphrey.
Blair ricana. Oh, et puis, à quoi bon de nier ? De toute façon, ça ne le regardais pas, et la vérité le remettrai à sa place. Elle le regarda droit dans les yeux et lui adressa un sourire méchant.
Blair : Bravo, Sherlock. Tu m'explique comment tu devines ça ?
Chuck : C'est très simple : tu as exactement la tête de quelqu'un qui s'est intoxiqué. Tu sais que les MST courent à Brooklyn ?
Blair en resta bouche bée. Alors là, il allait trop loin. Elle le gifla avec force, une gifle qui retentit. Une marque rouge commença à apparaître sur la joue de Chuck, et des remords dans son regard. Blair, elle tremblait de colère. Si elle ne s'était pas retenue, elle l'aurait assassiné au lieu de se contenter de le gifler.
Blair : Connard.
Chuck : Blair, j'aurais pas du dire ça, je suis désolé...
Blair : Je m'en fous. Je suis venue voir ma meilleure amie, je n'ai pas de temps à perdre avec toi. Alors écarte toi.
Chuck obtempéra, et Blair entra dans le hall, d'un pas qui traduisait son énervement. Il la regarda et soupira. Il aimait Blair plus que tout au monde, et chaque dispute avec elle lui faisait du mal. Il savait aussi que si Blair ne le détestait pas avant, c'était chose faite maintenant. Il repensa alors à tous les moments qu'ils avaient eu depuis leur enfance. Quand à 4 ans, quand ils se poussaient mutuellement à la balançoire du parc. A 10 ans, quand ils ont partagé leur première cigarette. A 12 ans, quand ils jouaient à «cap ou pas cap» et qu'il l'avait mise au défi de piquer une paire de lunettes de soleil chez Prada. Leur première nuit dans sa limousine. La première fois qu'il lui avait dit «je t'aime». Elle avait été sa meilleure amie avant d'être sa petite amie, et à présent, il était la personne qu'elle haïssait le plus sur Terre. Drôle de concours de circonstances, étant donné qu'elle était la personne qu'il aimait le plus au monde.
Blair entra dans l'appartement de sa meilleure amie.
Blair : S ! Tu es là ?
Serena descendit les escaliers. Elle sourit à son amie.
Serena : B ! Quelle bonne surprise !
Blair : Il faut que je te dise un truc, j'ai besoin de conseils.
Serena : Bien sûr, ma chérie ! Viens, on va sur le sofa.
Elles s'assirent. Blair savait combien l'avis de sa meilleure amie serait décisif pour la suite.
Blair : Alors, je te dis, tu va être sur le cul.
Serena : Vas-y, raconte !
Blair : Avant ma naissance, mes parents se sont engueulés. Ma mère l'avait trompé et elle est tombée enceinte. Sauf que comme elle ne voulait pas de l'enfant, elle l'a laissé à son amant. Résultat, mes parents m'ont caché pendant 20 ans l'existence de mon frère.
Serena : Oh mon Dieu ! B, ça a du te choquer !
Blair : Tu m'étonnes, à présent, je hais mes parents. Ma mère en particulier.
Serena : Et à part moi, qui est au courant ?
Blair : Dan, c'est tout.
Serena : Et que t'a-t-il dit ?
Blair : Il m'a conseillé de faire connaissance avec mon frère.
Serena : Wouah ! Bien sûr, que tu doit faire connaissance avec lui !
Blair : Je sais pas trop, et s'il ne voulait pas me connaître ?
Serena : B, dit pas ça ! Qu'est-ce qui ta fait croire ça ? Tu es sa sœur, je suis prête à parier qu'il sait que tu existes et qu'il meurt d'envie de te connaître !
Blair : Donc, d'après toi, je dois le rencontrer ?
Serena : Bien sûr, andouille !
Blair : Merci. C'est ton avis que j'attendais. Je vais donc l'appeler.
Serena : Bonne chance, B.
Blair : Merci, S. De m'avoir conseillée, et aussi... d'être ma meilleure amie.
Les deux filles se sourirent. Puis, elle se prirent dans les bras et se serrèrent très fort. Blair adressa un clin d'œil complice à son amie et partit.
Dès qu'elle fut rentrée chez elle, sa mère se précipita vers elle et la serra dans ses bras avant que Blair n'ait pu l'en empêcher.
Eleanor : Oh, ma chérie ! Je suis contente que tu sois revenue !
Blair se dégagea et fusilla sa mère du regard. Pour qui se prenait-elle ? Elle ne lui avait toujours pas pardonné de lui avoir menti
Blair : Ne rêve pas trop. Je t'en veux encore, je veux juste le numéro de mon frère.
Eleanor : Je l'ai posé sur ton bureau. Et, Blair ?
Blair : Quoi, encore ?
Eleanor : Je suis contente que tu veuille le connaître.
Blair : Ouais.
Elle monta les escaliers et rentra dans sa chambre. Elle vit un papier sur son bureau. «Julian David» était-il inscrit dessus, et en dessous un numéro. Blair saisit son BlackBerry et composa le numéro. Il y eu 4 sonneries avant qu'une voix masculine ne réponde. Elle respira à fond.
Blair : Bonjour ! Heu... est-ce que j'ai affaire à Julian David ?
Julian : Oui. Qui est à l'appareil ?
Blair : Je m'appelle Blair Waldorf. Ma... mère s'appelle Eleanor Waldorf et... je crois que je suis ta sœur, et...
Julian : Blair ? La fille d'Eleanor ?
Blair : Oui, malheureusement.
Julian : Ecoute, excuse moi, mais je... je ne veux plus que tu m'appelles.
Blair : Quoi ?
Julian : N'appelle plus.
Blair : Non, attends, je n'ai pas...
Elle n'eut pas le temps de finir, Julian avait déjà raccroché. Elle fixa son téléphone, frustrée et vexée. Crétin. Comment osait-il lui raccrocher au nez comme ça ? Est-ce qu'il se rendait au moins compte des efforts que ça lui avait demanandé de l'appeler ? Une larme perla sur sa joue. Elle n'éprouvait pas que de la colère : elle éprouvait aussi des regrets. A présent qu'elle avait plus ou moins coupé les ponts avec ses parents, il restait sa seule vraie famille. Et le fait qu'il ne veuille même pas la connaître lui faisait de la peine. Elle qui voulait tant connaître son frère ! Il devait sans doute la détester autant qu'il détestait sa mère. Sinon, pourquoi raccrocher ainsi ?
Désolée, B, mais il semblerait que Big Brother ne soit pas enchanté à l'idée de rencontrer Little Sister !
Les rayons du soleil filtrèrent à travers les rideaux de Serena. Elle se réveilla et sourit : c'était une journée comme elle les aimait : beau soleil, les oiseaux qui chantent, les...
Blair : Il m'a raccroché au nez, S ! J'y crois pas !
Serena grogna. Bien sûr, il avait fallu que sa meilleure amie entre en hurlant pour gâcher ce moment tranquille. Blair s'allongea à côté d'elle en fulminant :
Blair : Il croit qu'il va s'en tirer comme ça ? Il rêve ! Personne, je dis bien, personne ne raccroche au nez de Blair Waldorf impunément ! Il croit quoi, lui ? Faut qu'il redescende sur Terre ! Je suis Blair Waldorf et je suis sa sœur, alors il va changer de comportement envers moi ! Mais dis quelque chose, toi, au lieu de ne rien dire et de rester couchée comme une idiote !
Serena se tourna vers sa meilleure amie, excédée. Elle lui dit le plus sarcastiquement possible :
Serena : Excuse-moi, B. Excuse-moi de me réveiller et d'être encore dans le brouillard, alors que toi, tu es déjà en mode tornade. Et que tu débarque dans ma chambre en criant.
Blair : On s'en fout, tu dormiras plus tard !
Serena en resta bouche bée. Des fois elle se demandait comment B et elle pouvaient être meilleures amies, depuis aussi longtemps en plus.
Serena : Ok. Mais tu me dois une grasse matinée ! Au fait, bonjour !
Blair : Oui, oui, passons aux choses sérieuses ! Mon frère m'a raccroché au nez !
Serena : Oh, mais en même temps, tu t'attendais à quoi ? A ce que vous fassiez gentiment causette ? B, ça l'a surpris, c'est normal qu'il ai raccroché !
Blair : Tu veux bien arrêter de dire n'importe quoi et me donner de vrais conseils ?
Serena : Quoi, que suis-je censée te dire ? Oh, j'ai compris : comme tu es Blair Waldorf, tu pense que personne ne peut réfléchir si ça te fait patienter !
Blair : Bon, de toute façon, on a pas le temps de se disputer, S ! Il faut que tu me conseilles ! Je suis censée faire quoi ?
Serena : Rappelle le !
Blair : C'est ça, ouais. Pour qu'il raccroche à nouveau ? Il a été très clair sur le sujet : il ne veut plus que je l'appelle !
Serena : Dans ce cas, attends qu'il fasse le premier pas !
Blair : C'est pas possible qu'il le fasse, puisque c'est moi qui l'ai fait !
Serena : Je m'exprime autrement : attends qu'il fasse le prochain pas, qu'il revienne vers toi. Il te rappellera peut-être, ou il viendra chez toi !
Blair : Et si il ne le fait pas ?
Serena : Je ne parierais pas là dessus. Après tout, qu'il le veuille ou non, tu fais partie de sa famille ! Mais il faut que tu lui laisses le temps.
Blair : Ouais. Merci, S. Malgré un faux départ, tu as su être une bonne conseillère !
Serena : T'es pas croyable !
Elle donna un coup de coude à son amie, qui le lui rendit. Puis elles éclatèrent de rire, à ne plus pouvoir s'arrêter. Blair se sentait si bien ! Finalement, peu importait qu'elle ne soit plus avec Chuck, que sa mère soit une salope, que ses parents lui ai menti, que Chuck soit un sale con et que son frère ne veuille pas d'elle. Elle était toujours amie avec Serena et Dan était parfait comme petit ami. D'ailleurs, quand on parle du loup, pensa Blair en souriant. Son petit ami l'appelait.
Blair : Salut, mon cœur ! Quoi de neuf ?
Dan : Rien. Je pensais à toi.
Blair sourit et elle devina que Dan en faisait autant à l'autre bout du fil.
Blair : Ah oui, vraiment ?
Dan : Bien sûr. Bon, à part ça, et ton frère.
Le sourire de Blair s'évanouit.
Blair : Eh bien, il m'a raccroché au nez.
Dan : Je suis désolé.
Blair : Bah, c'est pas grave, je me vengerais plus tard !
Dan : Je te reconnais bien, là !
Tout deux éclatèrent de rire.
Blair : Que veux-tu que je te dise ? Je suis Blair Waldorf, j'adore me venger.
Dan : Je sais. Mais laisse lui le temps.
Blair : Tiens, Serena et toi, vous faites de la télépathie, ou quoi ? Je suis jalouse.
Dan : Serena t'as dit la même chose que moi ?
Blair : Mot pour mot.
Dan : Donc, c'est vrai. On est deux à te dire la même chose, donc c'est vrai !
Blair : Bon, ok, vous avez gagné : je lui laisse le temps. Comment voulez-vous que je gagne : deux contre une. Ce n'est pas combat égal, c'est injuste !
Blair, Serena et Dan à l'autre bout du fil partirent d'un grand éclat de rire.
Dan : T'es la meilleure. Je t'aime.
Blair : Moi aussi. Bisoux.
Ils raccrochèrent et Blair sourit. Elle se tourna vers Serena, celle-ci affichait un sourire taquin.
Blair : Quoi ?
Serena : Avant de raccrocher, tu lui as dit «moi aussi». Et pour lui dire «moi aussi» il faut qu'il te dise «je t'aime». C'est bien ce qu'il t'a dit ?
Blair : Bah oui.
Serena : C'est du sérieux, donc.
Blair : Tu ne serais pas jalouse, S ?
Serena : Dis pas de bêtises, B. Je suis contente pour vous.
Blair fit semblant de la foudroyer du regard et lui sourit.
Blair : T'as plutôt intérêt. Je t'adore, S.
Serena : Moi aussi, ma puce.
Blair serra sa meilleure amie dans les bras et partit. Serena sourit. La jalousie qu'elle avait ressentie les premiers jours vis-à-vis de la relation de Blair avec Dan avait définitivement disparu. Tout ce qu'elle éprouvait maintenant, c'était le bonheur de voir sa meilleure amie enfin heureuse. Ne le méritait-elle pas ? Si, définitivement, surtout après tout le mal que Chuck lui avait fait.
Blair rentra chez elle. Elle sursauta devant la vision d'un jeune homme brun de dos en costume. Chuck ?
Blair : Bon Dieu, Chuck ! Qu'est-ce que tu fous encore là ?
Le jeune homme se retourna et Blair vit que ce n'était pas Chuck. Il avait les yeux bleus glaciers. Quand à ses traits, ils étaient fins. Oh. Mon. Dieu. Les traits du jeune homme bruns étaient fins, tout comme... tout comme les siens. Était-il possible que...
Blair : Qui êtes-vous ? Que faites-vous chez moi ?
Homme : Blair. Ne panique pas, d'accord ? Je suis Julian.
Blair : Julian ? Julian, mon...
Julian : Oui. Je suis ton frère.
Blair : Oh, mon Dieu.
Blair dévisagea son frère, puis, sans lui dire bonjour ni rien, monta quatre à quatre les escaliers. Lorsqu'elle arriva devant la porte de sa chambre, elle se retourna. Sans surprise, son frère l'avait suivie. Elle avait envie de lui proposer d'entrer et de faire connaissance avec lui. Mais elle eu une autre idée. Je me vengerais plus tard avait-elle dit à Dan. Ce moment était arrivé. Elle fixa Julian, puis elle prit l'air de quelqu'un qui ne l'avait jamais rencontré, qui ne le connaissais pas.
Blair : Qui t'as dit de me suivre ?
Julian : Oh, je croyais que...
Blair : Je t'ai jamais demandé de me suivre, moi ! Tu pensais quoi ? Je t'ai appelé, et toi, tu m'as raccroché au nez !
Julian : Ouais, au fait, désolé pour ça, mais...
Blair : Tant pis pour toi ! On va la jouer œil pour œil/dent pour dent : tu me connaîtra plus tard. Au revoir, Julian !
Sur-ce, elle rentra dans sa chambre et claqua la porte au nez de Julian. Une fois dans sa chambre, elle pouffa de rire. Mais en entendant son frère soupirer, elle éprouva un pincement de culpabilté. Tant pis songea-t-elle. De toute façon, il l'avait cherché. Elle ne voulait pas couper les ponts avec lui, juste lui donner une bonne leçon. Car personne ne se moquait de Blair Waldorf sans représailles, petites ou grosses.