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Série : Gossip Girl (2007)
Création : 06.04.2011 à 19h12
Auteur : princesse8
Statut : Terminée
« C'est une fic que j'écris qui se déroule a la fin de la saison 4. Je veux l'écrire seule » princesse8
Cette fanfic compte déjà 42 paragraphes
Dan : Pourquoi tu lui as claqué ta porte au nez ? Blair, t'es pas croyable, quand même !
Il était au téléphone avec Blair. Celle-ci l'avait appelé pour lui annoncer que son frère était passé la voir et qu'elle lui avait tout simplement... claqué la porte au nez. Ma petite amie est bizarre a-t-il songé avec un sourire dès qu'elle le lui avait annoncé.
Blair : Ne me fais pas la leçon ! De toute façon, que voulais-tu que je fasses ?
Dan : Je ne sais pas, moi, mais autre chose que lui claquer ta porte au nez !
Blair : C'est de sa faute ! Je l'appelle environ 3 heures après avoir découvert son existence, ce qui m'a demandé de gros efforts. Il a le culot de me raccrocher au nez, puis il débarque, comme ça, chez moi, sans prévenir ! Sérieusement, Dan, j'étais censée faire quoi ?
Dan : Je ne te comprends pas. Je pensais que tu voulais le connaître !
Blair : mais j'en ai encore envie ! Je veux juste le faire mariner un peu !
Dan sourit. Bien sûr qu'elle voulait faire mariner son frère ! Elle l'avait lui même fait mariner quelques semaines auparavant, involontairement. Après leur premier baiser, elle était sortie avec Louis, mais l'avait quitté au bout d'une semaine. Lorsqu'il avait appris cette nouvelle, Dan avait tenté sa chance et lui avait dit qu'il voulait être avec elle. Elle avait réfléchi quelques jours avant d'accepter.
Dan : C'est bien toi, ça ! Mais tu devrais quand même le rappeler. Tu en va pas le faire mariner trop longtemps, quand même ! Vous n'allez pas jouer au chat et à la souris. On dirait presque toi et...
Blair : Moi et qui ?
Dan : Heu... personne, oublie.
Il avait failli dire «toi et Chuck». Pourquoi il avait fallu qu'il pense à son pire ennemi ? La première semaine où il sortait avec Blair, Chuck a tenté de la lui piquer. Mais il avait dépassé les bornes en lui caressant la cuisse. Blair s'était dégagée vivement, rouge de colère. Dan, lui, avait décoché une droite à Chuck, et s'était jeté sur lui. Les deux jeunes hommes s'étaient battus jusqu'à ce que Nate les sépare. Blair le tira de sa rêverie.
Blair : Dan ? T'es toujours là ?
Dan : Ouais, ouais.
Blair : Bon, je fais quoi avec Julian ? Tu sais quoi, je vais demander l'avis de Serena, et si elle réponds la même chose que toi, je le rappelles !
Dan : Donc, tu peux déjà le rappeler !
Blair : Pourquoi ?
Dan : Serena et moi, on fait de la télépathie, tu te rappelles ?
Blair : Très drôle !
Ils rigolèrent et raccrochèrent.
Sitôt après, Blair téléphona à sa meilleure amie.
Serena : Hey, Blair !
Blair : Salut ! Dis, il faut que je te dise un truc, mais tu jures de pas m'engueuler.
Serena : C'est quoi ?
Blair : Mon frère est passé hier soir, et je lui ai claqué ma porte au nez.
Serena : B !
Blair : Tu avais dit que tu m'engueulerais pas !
Serena : Je t'engueule pas, je suis étonnée ! Tu voulais le connaître !
Blair : Oui, mais je voulais aussi me venger !
Serena : Blair Waldorf ne serait pas Blair Waldorf sans vengeance, hein ?
Blair : Ouais. Bon, je fais quoi, maintenant ?
Serena : Tu veux toujours le connaître ?
Blair : Oui !
Serena : Eh bah rappelles le !
Blair : Et si il me remet un vent, je lui en remet un ?
Serena : Non, Blair, sinon vous vous rencontrerez jamais ! Et d'après ce que tu m'a dit, tu ne parles plus à tes parents ? Donc, techniquement, c'est ta seule famille.
Blair : T'as raison. Je vais lui demander de venir me voir.
Serena : Bah voilà, quand tu veux !
Après avoir raccroché, Blair rechercha le numéro de Julian et le recomposa. Pendant que ça sonnait, son cœur battait la chamade. Elle le réalisait : elle ne voulait pas qu'il la rejette. Il restait son unique famille, du moins, la seule personne de sa famille avec qui elle pouvait parler, maintenant qu'elle ne voulait plus entendre parler de ses parents. Julian décrocha et son cœur fit un bond.
Julian : Allô ?
Elle prit son courage à deux mains.
Blair : Julian ? Raccroche pas, d'accord ? C'est Blair.
Julian : Blair. Si je raccroche, tu me reclaqueras la porte au nez ?
Blair : C'est pas marrant. Ecoute, Julian, je prends sur moi, là ! Je t'appelles pour m'excuser. C'était pas cool de te claquer la porte au nez alors que tu habites normalement à...
Julian : En Caroline du Nord. A Columbia.
Blair : C'est ça, et que tu as dû faire je-ne-sais combien de kilomètres pour me voir. Bref, c'était pas simpa, ma réaction.
Julian : J'ai fait 1144 kilomètres. Mais te raccrocher au nez alors que tu avais fait des efforts pour m'appeler, c'était pas cool non plus. Moi aussi, je te présente mes excuses.
Blair : Bref. A part ça, tu es toujours en ville ?
Julian : Ouais, j'aime bien New-York et si je continue à m'y plaire, je pourrais m'y installer.
Blair : Cool. Parce-que... eh bien, pour me racheter, je voudrais que tu passes chez moi, ensuite, on pourrais... je pourrais te faire visiter la ville !
Julian : Ouais, ça serait génial ! Je passe quand ?
Blair : Pourquoi pas tout de suite ?
Julian : Ok. A tout de suite. Sœurette.
Blair pouffa de rire et raccrocha. Elle était si contente de pouvoir enfin connaître son frère ! Malheureusement, la voix de sorcière horrible de sa mère la fit descendre de son nuage.
Eleanor : Je suis contente que tu veuille connaître ton frère, Blair.
Blair la foudroya du regard, plissa les yeux et lui dit le plus méchamment qu'elle put :
Blair : Julian est la seule famille qui me reste, à présent.
Elle se leva et tenta de contourner sa mère mais celle-cila retint par le bras.
Eleanor : Blair... quand me pardonneras-tu ?
Blair se dégagea.
Blair : J'en sais rien, mais certainement pas maintenant.
Sur ce, elle sortit de sa chambre et laissa sa mère plantée là.
Dan entra dans l'appartement de Blair, et croisa Serena.
Serena : Eh ! Salut !
Dan : Salut ! Blair t'as demandé de passer ?
Serena : Ouais ! Tu sais pourquoi, toi ?
Dan : Je n'en ai pas la moindre idée.
Blair l'avait appelé une demi heure auparavant, lui demandant de passer la voir immédiatement. Elle n'avait pas précisé, juste dit que c'était urgent. D'ailleurs, elle descendait les escaliers.
Blair : Dan ! S ! Merci d'être venus !
Blair leur sourit tour à tour. Elle embrassa Dan et claqua la bise à Serena. Elle avait besoin d'eux. Elle voulait les présenter à son frère et aussi... elle avait besoin de leur soutien.
Dan : Salut, mon cœur. Pourquoi on est là, tous les deux, Serena et moi ?
Blair : Tu verras ça tout de suite !
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et Blair ressentit des sentiments partagés : excitation, peur, joie... son frère entra, et regarda Dan et Serena avec curiosité.
Julian : Salut, Blair ! Qui est-ce ?
Blair s'avança, prit son frère par le bras et l'entraîna vers Dan et Serena.
Blair : Julian ! Je te présente Dan, et Serena. Dan, Serena, voici Julian... mon frère.
Serena : Ton frère ! Wouah !
Dan : Tu nous a fait venir pour nous présenter ton frère ?
Blair : Je voulais qu'il connaisse les deux personnes que j'aime le plus ! Julian, voici Serena, ma meilleure amie.
Julian et Serena se serrèrent la main.
Julian : Enchanté !
Serena : De même !
Blair : Et Dan, mon petit ami.
Une expression bizarre passa sur le visage de Julian, qui attira l'attention de Blair. Ce fut bref, mais l'expression de son frère était vraiment bizarre, et elle ne put la déchiffrer. Puis, Julian se remit à sourire.
Julian : Salut, Dan.
Dan : Salut !
Blair : Dan et Serena comptent vraiment beaucoup pour moi. Je voulais te les présenter !
Julian : Ils ont l'air sympa.
Serena : Merci !
Dan : Bon, je pense que vous voulez faire connaissance, donc on va vous laisser !
Il embrassa Blair, et de nouveau, celle-ci entrevit l'expression bizarre passer sur le visage de Julian. Mais à nouveau, cette expression disparut rapidement. Dan et Serena partirent, et Blair entraîna son frère dans le salon. Ils s'assirent dans le sofa.
Julian : Bon.
Blair : Bon.
Julian : Si tu me disais un peu comment est notre mère.
Blair : Boh, une vraie garce : menteuse et salope. De plus, tu n'as pas loupé grand chose, elle ne s'est presque jamais occupée de moi. Je ne sais même pas si il est possible de l'appeler une mère.
Julian : Je suis désolé.
Blair : Nan, c'est pas grave. Je t'en voulais, au début.
Julian : A moi ? Pourquoi ?
Blair : Je te tenais responsable du divorce de mes parents. C'est idiot, je sais. Je suis désolée.
Julian : Ce n'est rien. Tu sais, je t'en voulais aussi, au début. En plus je ne sais même pas pourquoi. Mais je suis content de te connaître.
Blair : Moi aussi. Tu es la seule famille qui me reste, j'ai plus ou moins coupé les ponts avec mes parents.
Une larme perla sur sa joue, elle la laissa couler sans l'essuyer. Julian l'étreignit. C'était un geste maladroit, mais Blair apprécia le geste. Ils s'écartèrent et elle sourit.
Blair : Bon, on ne va pas se morfondre ! Allez, viens avec moi, je vais te faire découvrir New-York.
Julian : Impossible de dire non à Blair Waldorf. Autrement, des portes risquent de se claquer.
Ils éclatèrent de rire, et une sensation de bien-être envahit Blair. Elle avait retrouvé une famille.
Chuck était devant le Palace Hotel, de l'autre côté de la rue. Il hésitait : aller chez Blair, ne pas y aller... ? Ils ne s'étaient pas parlé depuis leur dernière conversation, celle où elle l'avait giflé. Il voulait tant lui parler... mais elle, il savait qu'elle ne voulait pas. Un taxi s'arrêta devant le Palace, et Blair en sortit en compagnie d'une jeune homme brun. Ils échangèrent quelques mots et se prirent dans les bras. Pendant cette étreinte, le garçon écarta légèrement les cheveux de Blair et déposa un petit baiser dans son cou. Si Blair ne sembla rien remarquer, Chuck, lui, avait bien vu. Tiens tiens. B fait des infidélités à Humphrey. Intéressant pensa-t-il en souriant. Il voulut prendre une photo, mais Blair et le jeune homme s'écartèrent et ce dernier partit. Sitôt après, Chuck alla à la rencontre de Blair. Il la prit par la taille. Il adorait faire ça, ça énervait toujours Blair et lui, ça lui donnait de délicieux frissons. Mais Blair se dégagea.
Blair : Dégage, Bass ! Ne me touche pas, pour qui te prends-tu ?
Chuck : Tu fais des infidélités à Humphrey, maintenant ?
Blair : Hein ?
Chuck : Ce gars, là. C'est ton amant ? Tu sais, je te comprends, Humphrey est si fade. Mais tu aurais pu choisir un autre amant. Je sais pas, par exemple, hum... moi
Blair le regarda, interloquée. Il reconnaissait cet air. Cet air qu'elle avait quand elle niait des faits indéniables.
Blair : Quoi ? Attends... tu veux dire que le gars qui vient de partir... tu me soupçonnes d'avoir une liaison avec ?
Chuck : Oui, Blair, tu ne peux pas le nier !
Blair le regarda et éclata de rire. Elle se plia en deux, en pleurait. Chuck la regarda rire sans comprendre. Qu'est-ce que j'ai dit de si drôle ? Il la regarda, un sourire amusé aux lèvres.
Chuck : Mon bébé... je sais que je suis drôle, mais là, j'ai l'impression que tu te forces plus qu'autre chose.
Blair : Alors, déjà, tu ne m'appelles pas «mon bébé». De plus, je ne me force pas, je ris pour de vrai. Encore mieux, je me fous de ta gueule. Parce-que ce type, en question... c'est mon frère.
Chuck : Il y a bien une personne au monde à qui tu ne peux pas mentir, c'est moi. Je te connais par cœur.
Blair : Je ne mens pas. Tu es sur de me connaître si bien ?
Il la regarda droit dans les yeux, et avec surprise, se rendit compte... qu'elle était sincère. Pourtant, il avait vu ce type l'embrasser dans le cou. Je ne comprends rien.
Chuck : T'as un frère ?
Blair : Il s'appelle Julian David. Et oui, c'est mon frère, et non mon amant, donc désolée pour toi, mais tu n pourras rien divulguer sur Gossip Girl.
Chuck : Explique moi pourquoi alors ton frère t'a embrassée dans le cou.
Blair : C'est toi qui ment.
Chuck : Blair... je ne te mentirais jamais sur un truc aussi grave que l'inceste.
Blair : Mon cul ! L'inceste est l'un de tes tabous préférés, espèce de pervers ! Mais suis-je bête ! Pourquoi je parle d'inceste, il n'y en a pas ! Il y a juste un gros menteur nommé Chuck Bass !
Chuck : Tu es sûre que c'est ton frère ? Je sais pas, moi, ça pourrait être un gars un peu dérangé à qui tu plais et qui veux se rapprocher de toi.
Blair : Je ne sais plus en quelle langue te le dire : Julian est mon frère !!!!!! Alors arrête avec ta paranoïa et fous moi la paix ! Et pour la dernière fois, il ne m'a pas embrassée dans le cou !
Chuck soupira et lui prit les mains. Ce geste l'avait toujours apaisée. Il voulait l'apaiser, car il savait qu'au fond d'elle, elle le croyait.
Chuck : Blair... tu ne t'en ai peut-être pas rendue compte, car il a été discret, mais moi, je l'ai vu. Et frère ou pas, je ne le sens pas. Si c'est vraiment ton frère, il a un problème.
Blair : Tu ne sens personne, de toute façon.
Chuck : Blair ! Il peut être dangereux !
Blair : Bien sûr, tu va me dire que mon frère est un psychopathe !
Elle ricanait, ce qui l'énerva. Elle se foutait de sa propre sécurité, elle se mettait en danger.
Chuck : Eh bien, au risque de me prendre une nouvelle gifle... oui. Si ton frère t'embrasse dans le cou, alors oui, c'est un taré.
Blair : Là, ce n'est pas une gifle, mais mon poing que tu risque de prendre.
Chuck : Blair, écoute...
Blair : Non ! C'est toi qui va m'écouter ! J'ai supporté tes jalousies envers tous les mecs qui m'ont approchée : Marcus, Nate, Carter, Louis, Dan... mais là, j'ai l'impression que tu es jaloux de mon propre frère ! Tu es répugnant, et je te déteste. Alors, fous moi la paix, et fous la paix à Julian.
Chuck : Blair, tu te rends compte que tu es peut-être en danger d'agression. Je ne...
Mais elle ne l'écoutait plus. Elle dégagea ses mains et entra dans le Palace Hotel d'un pas rageur. Une fois qu'elle fut partie, Chuck saisit son portable et composa un numéro.
Voix d'homme au téléphone : Allô ?
Chuck : Andrew ? Je voudrais que vous enquêtiez sur une personne, Julian David. C'est le frère de Mlle Blair Waldorf, et...
Andrew : Vous me demander d'enquêter sur une personne proche de la fille que vous aimez ? Vous êtes étrange.
Chuck : Je me méfie de lui. Je veux être sûr que Blair soit en sécurité. Je veux le plus d'informations possible sur ce type. Et je veux également savoir si c'est bien le frère de Blair. C'est dans vos cordes.
Andrew : Parfaitement, monsieur.
Chuck : Merci, Andrew. Et soyez discret. Je ne veux pas que Blair se doute de quelque chose, ou pire encore, que ce type se doute de quelque chose.
Andrew : Bien, monsieur. Voulez-vous que je me charge aussi de la sécurité de Mlle Waldorf ?
Chuck : Non, ça ira, ça, je m'en charge.
Il raccrocha. Si Blair ne voulait le croire, il allait prendre les devants et essayer de lui prouver que ce type était un vrai danger pour elle. La protéger, avec ou contre son gré. Voilà ce que je veux. La simple idée de penser que Blair était en danger lui retournait l'estomac. Elle était la seule personne qui comptait réellement pour lui, et il ne voulait pas la perdre pour toujours. Car si ce type était vraiment cinglé et si il passait à l'attaque... alors il aurait définitivement perdu Blair.
Serena était assise sur son lit, et réfléchissait. Le fait d'avoir revu Dan chez Blair avait réveillé quelque chose... d'étrange chez elle. Allons, ne sois pas stupide, Dan est le mec de B, et B est ta meilleure amie, tu ne peux pas lui faire ça. Pas encore une fois, songea-t-elle. En plus, elle te tuerait, ajouta-t-elle mentalement en souriant. Mais elle n'y pouvais rien : elle avait des sentiments pour Dan. Elle pouvait toujours se mentir à elle même, ça ne marcherait pas. Elle l'aimait toujours. Elle n'avait bien sûr aucunement l'intention de le piquer à Blair : pour une fois que sa meilleure amie était heureuse, elle ne pouvait pas lui faire un coup pareil. Ou plutôt, lui refaire un coup pareil. Elle ne voulait pas recommencer la même histoire qu'avec Nate. Car si B le lui avait pardonné, elle ne pourrait jamais le faire cette fois ci. Blair était la meilleure amie que Serena ait jamais eue, la seule qui soit restée à ses côtés, parfois même juste après une dispute. Elle ne pouvait pas perdre une amitié si précieuse. Elle devait en parler à Blair. Elle devait être honnête avec elle. Elle lui dira juste qu'elle aime encore Dan, mais qu'elle ne fera rien pour s'immiscer entre eux. Elle devait le faire. Ou peut-être pas, finalement. Elle connaissait B par cœur, et savait donc exactement comment son amie réagirait : elle péterait les plombs et organiserait un plan à la Waldorf pour la détruire pour de bon. Son portable vibra, ce qui la tira de sa rêverie. Elle regarda l'écran. «Un appel de Charlie». Elle répondit.
Serena : Charlie ?
Charlie : Salut, cousine préférée ! Ça te dit une virée shopping avec ta cousine préférée ?
Serena : Tu n'es plus folle à lier ?
Charlie : Très, très amusant. Non, rassure toi, je reprends mes médicaments et je vais bien.
Serena : Dans ce cas, OK pour le shopping !
Charlie : Génial ! Oh, et si tu demandais à Blair de nous accompagner ?
Serena : Je ne sais pas trop... jures moi de ne pas tenter de la tuer, au moins, car il faut que tu sache qu'elle sort avec Dan.
Charlie : Serena ! Ne plaisantes pas avec ça. Je sais que Blair est avec Dan, je lis Gossip Girl. Et je te dis que je ne suis plus folle, donc arrêtes ! Et Blair est mon amie, maintenant. Et je ne suis plus amoureuse de Dan.
Serena : T'as raison, désolée. Je vais demander à B, je te rappelles plus tard.
Charlie : Super ! Je te retrouve chez toi tout à l'heure !
Après que sa cousine ait raccroché, Serena hésita à appeler Blair. Non qu'elle ne voulait pas la voir : elle adorait faire des virées shopping avec B. Mais là, elle se sentirait mal à l'aise en sa présence. Elle se sentait coincée : si elle ne parlait pas à B de la virée shopping, Charlie lui demanderait pourquoi Blair n'est pas là et dès que Blair l'apprendrait, elle lui demanderait des comptes et lui demanderait pourquoi elle n'a pas été invitée. Finalement, elle prit son portable et appela Blair. Son amie décrocha à la troisième sonnerie.
Blair : Salut, S !
Serena : Coucou ! Dis, Charlie viens de m'inviter à faire un peu de lèche-vitrines, et elle propose que tu viennes, ça te dit ?
Blair : Charlie ? Ta cousine timbrée ? Elle ne va pas essayer de me faire la peau parce-que je sors avec ton ex dont elle est raide dingue ?
Serena : B ! Charlie est ma cousine et c'est également ton amie !
Blair : Désolée, j'ai pas pu m'en empêcher. Bon, OK, je viens ! Je te rejoins chez toi tout de suite ! Bisous !
Serena raccrocha et soupira. Elle décida finalement de ne pas dire tout de suite à Blair qu'elle aimait encore Dan. Elle attendrait le bon moment pour la confession.
Blair, Serena et Charlie étaient en plein lèche-vitrines. Elles s'attaquaient à la boutique Louboutin quand Charlie se tourna vers Blair.
Charlie : Blair, j'ai entendu parler que tu avais un frère ? Julian, c'est ça ?
Blair : Serena te l'a dit ?
Charlie : Oui. Dis-moi, hem... il est... mignon dans son genre ?
Blair : Voyons, je réfléchis... c'est mon frère, et si c'est mon frère, alors il me ressemble physiquement et si il me ressemble physiquement, alors... il n'est pas juste mignon, mais il est aussi canon que sa sœur !
Serena poussa un petit grognement et poussa sa meilleure amie.
Serena : B ! Tu es toujours aussi narcissique !
Blair la poussa à son tour en éclatant de rire.
Charlie : Et il est... célibataire ?
Blair dévisagea son amie et lui fit un clin d'œil complice.
Blair : Dis le, Charlie.
Charlie : Quoi ? Dire quoi ?
Blair : Dis le que tu veux que je t'arrange un coup avec mon frère !
Charlie : Oh ! Non, non, ce n'est pas ce que...
Blair : Tu t'es grillée toute seule !
Les 3 filles partirent d'un grand éclat de rire. Serena désigna l'autre côté de la rue.
Serena : Oh, Charlie ! Tu va pouvoir observer la marchandise de plus près !
Charlie et Blair suivirent son regard. En effet, de l'autre côté de la rue se trouvait Julian. Il rangea quelque chose qui ressemblait à un appareil photo dans sa sacoche, releva la tête et fit un large sourire aux 3 filles, qui traversèrent pour le rejoindre.
Blair : Salut, Julian !
Julian : Eh ! C'est Blair, qui fait les boutiques avec sa meilleure amie Serena et...
Blair : Et une autre amie, Charlie. Charlie qui est aussi la cousine de Serena.
Julian : Enchanté !
Charlie : De même !
En jetant un coup d'œil à son amie, Blair remarqua que Charlie regardait Julian d'un air appréciateur. Retenant un sourire, elle se tourna vers son frère.
Blair : Tu prends la ville en photo ?
Julian : Hein ?
Blair : Tu avais ton appareil photo. Tu prends New-York en photo ?
Julian : Ah... oui, oui ! New-York est... une très belle ville.
Blair le dévisagea bizarrement. Julian semblait distrait. Puis, il changea de sujet.
Julian : Dis, Blair... le mec qui t'as parlé quand je suis parti... est-ce le fameux Chuck Bass ?
Blair serra les dents. Puis, une lumière se fit jour dans son esprit. Comment diable Julian connaissait Chuck alors qu'elle ne lui avait montré aucune photo de lui ? Elle lui avait juste parlé de lui, sans plus.
Blair : Heu... ouais. Comment tu sais que c'était Chuck ?
Julian : Oh, j'ai été sur... ce site dont tu m'as parlé, Gossip Girl. J'y ai vu sa photo sur son profil, et je me suis rappelé que tu m'avais parlé de lui.
Blair haussa les sourcils. Oh... oui, Gossip Girl, bien sûr. Elle se retint de se mettre une claque. L'espace d'une seconde, les propos de Chuck de ce matin lui étaient revenus à l'esprit.
Blair : T'as été sur Gossip Girl ? Pourquoi ?
Julian : Je voulais voir les frasques de ma petite sœur !
Blair : Ah, ah ! Très amusant.
Serena : T'as parlé à Chuck, B ? Je croyais que c'était un connard et que tu ne voulais plus entendre parler de lui.
Blair : C'est le cas, qu'est-ce que tu crois ? C'est lui qui m'a parlé. J'ai voulu le renvoyer bouler, mais il m'a fait chier.
Julian : Il t'a dit quoi ?
Blair : Oh, des conneries. Du Chuck Bass, quoi !
Elle ne voulait pas le vexer en lui rapportant que Chuck l'avait plus ou moins traité de barjo incestueux.
Julian : Du Chuck Bass ?
Blair : Chuck est un con, Julian. Tous ces propos sont des conneries destinées à foutre la merde autour de lui. Il fout la merde, et dès qu'il est satisfait de son carnage, il se contente de sourire débilement et sa seule excuse est sa stupide phrase fétiche : «Je suis Chuck Bass».
Elle avait débité tout ça très vite sous le coup de l'énervement. En se tournant vers les autres, elle vit qu'ils avaient tous un sourire en coin. Ce qui combla son énervement.
Blair : Qu'est-ce que j'ai dit de si drôle ?
Julian : Rien, c'est juste que... tu n'as pas l'air de l'aimer beaucoup.
Blair : Tu m'as écoutée quand je t'ai parlé ce matin ? Ce n'est pas que je l'aime pas, non, c'est pas ça : c'est que je le déteste.
Julian : T'inquiètes pas, j'avais remarqué. Bon, je vous laisse à votre shopping les filles !
Charlie : Bye !
Blair se retint de rire. Charlie avait gazouillé. Sérieusement ! Si ça, c'était pas une preuve que Julian lui avait tapé dans l'œil... d'ailleurs, sitôt après que Julian soit parti, Charlie se tourna vers Blair. L'excitation la faisait littéralement sautiller sur place.
Charlie : Oh mon Dieu ! Ton frère est un pur canon ! Tu dois absolument m'arranger un coup !
Blair : J'avais bien remarqué qu'il te plaisait !
Serena : B, pourquoi tu t'es disputée avec Chuck ?
Blair : Il a dit... des conneries.
Charlie : Quel genre de conneries ?
Blair : Eh ben... j'en ai pas parlé devant Julian, car ça l'aurait vexé mais... les conneries le concernaient.
Serena : Ah bon ? Qu'est-ce que Chuck peut bien avoir contre Julian ?
Blair : D'après lui, Julian est soi-disant un sociopathe incestueux. Il prétend l'avoir vu, tenez-vous bien : il prétend l'avoir vu m'embrasser dans le cou !
Charlie : Quoi ? Attends, il est sérieux, là ? Mais bordel, si Julian t'avait embrassée, tu l'aurais remarqué !
Blair remarqua que Charlie en était au même point qu'elle : sur le point d'exploser de rire.
Charlie : T'as réagi comment ?
Blair : J'ai éclaté de rire !
Les deux filles se regardèrent, essayant de retenir leur fou rire, une main devant la bouche. Peine perdue : elles éclatèrent de rire à en pleurer. Elles riaient tellement fort qu'elles en avaient le hoquet. Lorsqu'elles furent calmées, Blair remarqua que Serena ne riait pas : sa meilleure amie affichait une mine soucieuse.
Blair : Quelque chose ne va pas, S ?
Serena : Tu va sûrement me haïr de dire ça, mais... tu aurais pu prendre Chuck un tout petit peu plus au sérieux.
Blair : Quoi ?
Serena : B, tu sais très bien que Chuck t'aime, et...
Blair : Et alors ? Pas moi, alors je m'en fout.
Serena : Le problème n'est pas là...
Blair : Il est où, alors ? Chuck est un menteur, S, tu ne va pas me dire que tu le crois !
Serena : Ce n'est pas que je le crois, c'est juste que... Chuck t'aime, je ne vois pas pourquoi alors il t'aurait menti sur un truc aussi grave que l'inceste !
Blair : Parce-que il voulait me faire chier, et que l'inceste est son tabou préféré !
Serena : J'en doute, Blair. Chuck voulait te prévenir, te protéger...
Les yeux de Blair n'étaient plus que deux fentes lançant des éclairs.
Blair : Il n'y a que toi qui soit assez conne pour gober des conneries pareilles, Serena ! Mais si je suis bien ton raisonnement, dans cette histoire, t'es du côté de Chuck, et non pas de celui de Julian et moi !
Serena : Ce n'est pas ça, B, c'est juste que...
Blair : Ça en a tout l'air, pourtant !
Folle de rage, Blair rajusta ses sacs, tourna les talons et commença à partir.
Charlie : Tu vas où, Blair ?
Blair se retourna.
Blair : Désolée, Charlie. Là, ce n'est pas contre toi que j'en ai, mais contre Serena.
Serena : B...
Blair : Ta gueule. J'aurais aimé que au moins ma meilleure amie me soutienne. Mais tout ce que t'as trouvé à faire, c'est te ranger du côté de Chuck. Alors, bravo, tu peux être fière de toi : tu mérites amplement le titre de la pire amie de l'année.
Sur ce, elle tourna les talons et partit d'un pas énervé. Serena soupira. Elle aussi ressentait de la colère à présent : Blair était tellement tête de mule. Elle se tourna vers Charlie.
Serena : Elle est tellement imbuvable quand elle réagit comme ça !
Charlie : Bah, elle a raison, quand même.
Serena : Quoi ?
Charlie : Tu ne crois pas que si Julian l'aurait embrassée, elle s'en serait rendue compte ? Il ne t'est pas venu à l'idée que ce Chuck pouvait mentir.
Serena : J'en doute, Charlie ! Chuck aime Blair, il ferait n'importe quoi pour elle, n'importe quoi pour qu'elle soit en sécurité !
Charlie : Oui et il peut aussi mentir ! Honnêtement, tu crois vraiment que Julian serait un psychopathe ? Tu crois vraiment qu'il serait capable de faire du mal à Blair ? C'est son frère !
Serena : Non ! Enfin... Julian a l'air vraiment gentil, je ne dis pas le contraire, mais... on ne peut pas lui faire aveuglément confiance ! On le connaît à peine, B le connaît à peine ! On a même pas la preuve qu'il soit réellement son frère !
Charlie : Ça y est, tu tourne parano !
Serena : Je ne tourne pas parano ! Tu sais quoi ? La seule raison pour laquelle tu refuse d'envisager une seule seconde cette possibilité, c'est parce-que tu es déjà raide dingue de Julian et que tu refuse de penser qu'il pourrait être dangereux pour Blair !
Charlie se décomposa, et Serena éprouva un élan de culpabilité. Elle y était peut-être allé un peu fort...
Charlie : Alors c'est vraiment ce que tu penses ? Que je ne suis qu'une potiche tellement aveuglée par son amour que je suis incapable de penser à la sécurité de mon amie ?
Serena : Non, Charlie, je ne pense pas ça, c'est juste...
Charlie : Je m'en vais.
Charlie tourna les talons et partit, laissa Serena seule sur le trottoir. Elle soupira. Bien. Blair et Charlie refusaient de s'ouvrir ne serait-ce qu'un peu à la possibilité que Julian soit dérangé. Ce n'est pas qu'elle croyait Chuck à 100%, mais son hypothèse la laissait dans le doute. Elle saisit son portable. Chuck décrocha à la quatrième sonnerie.
Chuck : Salut, sœurette.
Serena : Chuck ? Il faut qu'on parle, c'est important.
Chuck : Je bosse. Qu'est-ce qu'il y a de si important ?
Serena : Eh bien, dès que tu as fini, passe me voir. C'est à props de Blair... et de Julian.
Chuck : B t'as finalement parlé de notre conversation de ce matin. C'est rassurant de voir qu'il y a au moins une personne qui me croit.
Serena : Je ne te crois pas à 100%, mais je ne pense pas que tu ai menti à propos de cette histoire de baiser dans le cou.
Chuck : B ne l'a même pas remarqué.
Serena : Peut-être, mais si tu l'as vu, je suis prête à te croire. Donc dès que tu as fini de bosser, passe me voir.
Elle raccrocha et héla un taxi. Quelque chose lui revint à l'esprit. Peu avant de leur parler quelques minutes plus tôt, Julian avait rangé quelque chose dans sa sacoche : un appareil photo. Oh mon Dieu. Elle pria pour que ce ne soit pas ce qu'elle croyait. L'idée de penser que Julian soit peut-être un cinglé qui collectionnait des photos de B partout lui faisait froid dans le dos. Bien sûr, elle n'était pas totalement sûre que ce soit le cas, et espérait de tout cœur que ça ne le soit pas.
Assise sur son lit, Serena attendait Chuck. En l'attendant, elle prit son portable et décida d'appeler Blair. Comme elle s'y attendait, elle finit par tomber sur la messagerie. Sa meilleure amie boudait encore.
Salut ! Vous êtes bien sur le portable de Blair Waldorf, je ne suis pas disponible pour l'instant, merci de rappeler plus tard ou de me laisser un message.
Serena : B... il faut vraiment qu'on parle, c'est important. Tu as pris mes propos de toute à l'heure de travers. Écoute... on en discutera plus tard d'accord ? Rappelles moi, ou passe chez moi. Bisous.
Elle avait tout juste raccroché quand une voix rocailleuse se fit entendre sur le pas de sa porte.
Chuck : Blair te fait la gueule ?
Serena fit volte-face et se retint de lever les yeux au ciel.
Serena : Ça ne te regarde pas, Chuck.
Chuck haussa les épaules et s'installa sur le rocking-chair.
Chuck : Laisse moi deviner : tu lui as parlé de l'éventualité que je pourrais avoir raison à propos de son frère, elle a pété les plombs et t'a envoyée chier. Bienvenue au club.
Serena : On est pas là pour parler de Blair et de moi. Je règle seule mes disputes avec ma meilleure amie, je n'ai pas besoin de toi pour ça.
Chuck prit un air faussement attristé.
Chuck : Ce que tu dis me déchire le cœur ! Rappelles-moi juste : il y a deux ans, quand pour la énième fois tu t'es disputée avec Blair, qui vous a aidé à vous réconcilier en vous enfermant dans un ascenceur ?
Serena : C'est toi, merci beaucoup ! Maintenant, parle-moi de ce que tu as vu !
Chuck : De ce que j'ai vu ?
Serena le regarda, et une envie de meurtre s'empara d'elle. Alors après l'avoir narguée à propos de sa dispute avec Blair, il voulait jouer les amnésiques sur quelque chose de grave ?
Serena : Chuck ! Arrête de jouer ! Je te rappelles que Blair est peut-être en danger ! A moins que tu t'en fiche, bien sûr.
Chuck reprit son sérieux et carra la mâchoire.
Chuck : Eh ! Ne dit pas ça. Tu sais très bien que je ne m'en fiche pas du tout, bien au contraire. Et si mes soupçons se confirment, tu sais aussi que je ne laisserais pas ce type toucher à un seul cheveu de Blair.
Serena : Dans ce cas, aides-moi. Dis-moi juste : est-ce que tu as menti à Blair à propos du baiser que Julian lui aurait donné dans le cou ?
Chuck : Non.
Serena : Mais Blair n'a rien senti. Es-tu sûr de ce que tu as vu ?
Chuck : Tu étais la seule personne à me croire à propos de ça. Était.
Serena : Non, si tu dis que tu ne mens pas, alors je te crois. Mais il faut d'abord s'assurer qu'on ne se lance pas sur une fausse piste.
Chuck : C'est pour ça que j'ai engagé un détective pour enquêter sur Julian.
Serena : Un détective ?
Chuck : Oui, honnêtement, tu me vois aller enquêter personnellement sur ce type, c'est-à-dire aller lui parler, pour savoir si oui ou non c'est un taré transi de sa demi-sœur, éventuellement prêt à la violer si il continue un peu loin dans son délire ? Andrew est parfait : discret, efficace...
Serena : Mais si Blair apprends que tu as engagé un détective privé pour surveiller son frère, elle te tue.
Chuck : Si Blair m'avait tué à chaque fois que l'envie lui aurait pris, je serais mort depuis longtemps. Ne lui dit rien quand même.
Serena : Pour que je lui dise, il faudrait déjà qu'elle me parle. Mais dis-moi, cette idée de détective, ce n'est pas un moyen pour retourner indirectement dans la vie de B ?
Chuck : Pardon ?
Serena : Tu l'aimes, Chuck. Tout le monde...
Chuck : Je t'arrête : tout le monde ne sait pas que j'aime Blair.
Serena : Bien sûr que si, tout le monde : toi, évidemment. Blair le sait aussi, mais, désolée de retourner le couteau dans la plaie, tu sais aussi qu'elle s'en fiche comme de l'an quarante. Je le sais, Nate le sait. Dan le sait aussi, si on en juge la bagarre que vous avez eu quelques semaines plus tôt après que tu ai tripoté Blair.
Chuck : Je n'ai pas tripoté Blair !
Serena : Arrête de m'interrompre ! Si, tu l'as fait. Et étant donné que Gossip Girl a divulgué cette bagarre sur son blog, et qu'elle a dit dans son message que c'était dû à «un joli petit triangle amoureux dont B est le centre», tout Manhattan le sait aussi.
Chuck : Bon, ok, t'as raison, tout le monde sait que j'aime Blair. Mais de toute façon, qu'est-ce que ça peut te faire ? Ta meilleure amie est avec Humphrey, Dieu seul sait pourquoi, et elle est heureuse, aussi invraisemblable que ça puisse paraître. Et comme tu es sa meilleure amie, si elle est heureuse, tu es heureuse pour elle. Même si, d'après ce que je viens de comprendre, en ce moment, tu n'es plus tant sa meilleure amie que ça.
Serena : Merci de retourner le couteau dans la plaie !
Chuck : Chacun son tour. Enfin bref, là, j'ai comme l'impression que tu fais tout pour que Blair et moi, on se remette ensemble. Et même si c'est ce que je veux aussi, je me demande bien pourquoi tu fais ça. J'ai bien une petite idée, mais...
Serena : Je t'arrêtes tout de suite avant que tu sortes la grosse connerie que tu t'apprêtes sortir.
Chuck : C'est bien ce qui me semblait.
Serena : De quoi ?
Chuck : Tu aimes encore Humphrey.
Serena se mordit la lèvre. Démasquée. Elle décida de se défendre quand même.
Serena : N'importe quoi !
Mais Chuck ne démordait pas. Il souriait d'un air moqueur.
Chuck : Tu l'as dans la peau !
Serena : Mais non !
Chuck : Oh, que si !
Serena : Non, ce n'est pas vrai !
Chuck : C'est vrai. Blair le sait ?
Serena poussa un énorme soupir. Elle tenta de ne pas paniquer. Chuck l'avait de toute façon démasquée. Et si il en parlait à Blair ? Sa meilleure amie était suffisamment fâchée contre elle, pas besoin d'en rajouter ! Mais Blair détestait Chuck, elle ne le croirait peut-être pas. Mais ça ne changeait rien : un jour où l'autre, Serena serait obligé d'affronter la vérité devant Blair. Oh, et puis merde !
Serena : Non, Blair ne le sait pas. Et ne lui dis pas, s'il te plaît.
Chuck : Je ne sais pas trop...
Serena : Chuck !
Chuck : Ok, ok, je serais une tombe. Si tu en es une. Ne dis pas à Blair que j'ai demandé à un détective d'enquêter sur Julian, et je ne lui dis pas que tu aimes son mec.
Serena : Elle finira par le savoir, pour le détective.
Chuck : Et elle finira aussi par savoir, pour son mec.
Serena resta sans voix. Il n'avait pas tort : Blair finirait par savoir que Serena aimait Dan, et à ce moment là, elle devra être prête à assumer. Elle s'apprêtait à prendre un livre, quand Chuck se retourna sur le pas de sa porte.
Chuck : Serena ?
Serena : Quoi ?
Chuck : T'en fais pas trop. Blair ne boudera pas longtemps. T'es sa meilleure amie, et vous avez eu tellement de disputes que ce n'est pas celle-ci qui détruira votre amitié.
Serena : Merci. Et t'en fais pas non plus, Blair finira par revenir vers toi, laisses-lui juste le temps. Vous êtes faits pour être ensemble. Donc, vous allez finir ensemble, c'est écrit.
Chuck : Merci, sœurette. Mon petit doigt me dit que ça t'arrangerait bien !
Serena éclata de rire et Chuck partit. Elle tenta de rappeler Blair, mais comme elle s'en doutait, Blair ne répondit pas. Mais elle ne s'en faisait pas : sa meilleure amie finirait par l'écouter. Mais si il y avait bien une chose qu'elle ne savait pas, c'est ce qu'ils feraient (ce «ils» désignant toute la bande : Blair, Chuck, Serena, Nate et Dan) si les soupçons de Serena et Chuck à propos de Julian se confirmaient. Dans ce cas, que ça plaise à Blair et Dan ou non, il leur faudra s'allier avec Chuck.
Dan : T'embrasser dans le cou ??? Chuck va loin, là.
Blair soupira. Après sa dispute avec Serena, elle avait foncé chez Dan pour lui parler des propos de Chuck et du fait que Serena les croyaient.
Dan : Et Serena le croit ? C'est bizarre de sa part.
Blair : Tu crois ça, toi ? C'est censée être ma meilleure amie, et tout ce qu'elle fait, c'est croire Chuck ! Alors que Chuck ment comme il respire, tout le monde le sait !
Dan : Pas tout le monde, apparament.
Blair : Toi, au moins, t'es de mon avis ! Mais pourquoi Serena croit Chuck ?? Comment elle peut ?
Dan : Je n'en sais rien. En temps normal, Serena n'aurait jamais cru Chuck.
Blair : Ouais, bah alors elle est pas normale.
Dan : Vous devriez en parler. Ce n'est peut-être pas exactement ce qu'elle voulait dire.
Blair : Ah, parce-que tu la défends, toi, maintenant ?
Dan : Non... excuse moi... mais t'as pas besoin de t'en prendre à moi !
Blair soupira et se blottit dans les bras de son petit ami.
Blair : Désolée. Je suis à cran. Je me suis engueulée avec Chuck ce matin, et le fait que Serena prenne son parti, ça me dégoûte.
Dan : Je sais.
Blair : Je vais y aller. On s'appelle, d'accord ?
Dan : Ça marche.
Blair embrassa son petit ami et partit.
Assise sur son lit, elle regarda ses albums photos. Prise de nostalgie de leur petite bande d'avant, elle les avait ouverts. Toute son enfance et son adolescence étaient là dedans. Blair, Chuck, Nate et Serena, tout sourires lors de la fête d'anniversaire des 5 ans de Blair. Blair et Serena, à la plage, l'été de leurs 15 ans. Blair et Nate, 16 ans, amoureux. Blair et Chuck, 19 ans, amoureux. Eux quatre, à 14 ans, lors de leur rentrée à Constance et St Jude. Blair et Serena, 11 ans, en train de faire des cookies dans la cuisine des Van der Woodsen. Blair et Chuck, 8 ans, se disputant une énorme sucette. Blair et Serena lors des 15 ans de Serena. Blair, 6 ans, à dos de poney. Eux quatre et leurs camarades de maternelle faisant la ronde dans la cour de l'école à 3 ans... Et d'autres photos d'elle et Dan, plus récentes. Des coups hésitants à sa porte l'interrompèrent dans ses souvenirs. Serena entra, et Blair leva les yeux au ciel. Que diable Serena foutait là ?
Serena : Salut.
Blair : Qu'est-ce que tu fais là ?
Serena : Ecoute, je sais que tu m'en veux encore, mais...
Blair : Touché. Maintenant sors.
Serena : Mais il faut qu'on parle.
Blair : Parler ? De quoi ? De toi qui traite mon frère de taré ?
Serena : Ce n'est pas ce que j'ai fait...
Blair : Tu as dit que Chuck avait raison à propos de ça, donc ça revient au même.
Serena soupira et s'installa à côté de son amie. Elle vit les photos que Blair regardait et sourit à la vue d'une d'entre elles : Blair, Serena, Nate et Chuck, à 9 ans, faisant des gâteaux pour la kermesse de l'école. Ils avaient de la pâte à gâteau, du glaçage et du chocolat plein le visage et souriaient.
Serena : J'adore cette photo.
Blair s'autorisa à sourire en voyant la photo que Serena lui désignait.
Blair : Celle là ? Tu rigoles ? Je suis affreuse là dessus !
Serena : Non, pas du tout !
Blair : Bien sûr que si, regarde ce que j'ai sur le visage ! Et Chuck et dessus, ça gâche tout.
Serena : Justement, c'est pour ça que j'adore cette photo. Tu es naturelle, là dessus, et notre bande est réunie. C'était tellement bien avant que tout ne se complique. Je sais pas... ça te manque pas, des fois ?
Blair : Tu veux dire si Chuck ne me manque pas ? Non, pas du tout.
Serena : Pas seulement Chuck, mais la façon dont on était tous amis avant. Tu ne détestais pas Chuck, à ce moment là.
Blair : Parce-que à ce moment là, Chuck n'était pas un connard. C'était mon meilleur ami. Mais en 6ème, il a commencé à devenir con, et j'ai commencé à moins l'apprécier. Et en 3ème, alors là, j'en étais carrément au point où je le supportais uniquement parce-que je sortais avec Nate et que c'était le meilleur pote de Nate.
Serena : C'est vrai que Chuck a été différent de la primaire. Mais après, il a à nouveau changé, et tu en es même tombée amoureuse !
Blair : Mais il est redevenu con, Serena. Et puis, pourquoi tu fais ça ?
Serena : Je fais quoi ?
Blair : On dirait que tu essaies de me pousser dans les bras de Chuck.
Serena : Non ! Je ne te pousse pas dans ses bras ! Mais je veux juste que vous recommenciez à bien vous entendre ! Ça va durer combien de temps, cette gué-guerre entre vous ?
Blair : Eh ben va lui dire, à lui, c'est pas moi qui ai ouvert les hostilités !
Serena : Oh, s'il te plaît, B...
Blair : Quoi, «s'il te plaît B» ?
Serena : C'est toi qui a ouvert les hostilités.
Blair : Non c'est faux !
Serena : Blair...
Blair poussa un soupir exaspéré et reporta son attention sur les photos. Elle sourit à la vue d'une d'elles : elle et Serena, 13 ans, en uniforme de pom-pom girls bleu et or l'année de leur 5ème. Elle se rappelait à peine que leur collège avait une équipe de basket, et donc une troupe de pom-pom girls (dont Blair était la capitaine, évidemment).
Blair : Regarde ! J'avais presque oublié qu'il y avait une troupe de pom-pom girls, au collège !
Serena : Oh, ouais ! Je me rappelle que quand on est entrée en 3ème, on était dégoûtées car il y avait pas d'équipe à Constance !
Blair : Ah oui, j'en ai même pleuré !
Les deux filles èclatèrent de rire. Un sentiment de bien-être envahit Serena. Doucement, elle était en train de se réconcilier avec Blair. Elle se doutait que sa meilleure amie ne bouderait pas longtemps.
Serena : Tu étais une parfaite capitaine.
Blair : Boh, à la base, si je me suis inscrite, c'est parce-que je sortais avec Nate, qu'il était capitaine de l'équipe de basket et que je voulais le voir plus souvent.
Serena : C'était à l'époque où l'entente était parfait entre nous quatre.
Flash-back : l'année de 5ème, pendant un match.
Commentateur : C'est le match décisif pour les Lions ! Si ils le gagnent, ils accèderont à la finale du championnat ! Bass drible, évite l'adversaire, passe à Archibald qui va tenter le tir final...
Tout le monde avait les yeux rivés sur Nate. Tout se jouait dans ce seul tir : si il marquait, les Lions iraient en finale de championnat. Si il le ratait, ils pourraient dire adieux à la saison de basket. Il se concentra, tira... le ballon tourna un instant sur l'anneau avant le tomber pile dans le panier. La foule acclama.
Commentateur : Il est dedans ! Les Lions accèdent à la finale !
Tout le monde acclama les joueurs, les pom-pom girls se précipitèrent sur le terrain pour les féliciter. Blair se jeta dans les bras de Nate pour l'embrasser.
Blair : J'ai le petit ami le plus génial de la Terre !
Nate : Merci, ma belle. Mais tu m'aimerais encore si j'avais raté ce panier ?
Blair fit mine de réfléchir.
Blair : Hum... non.
Nate haussa les sourcils et Blair lui fit un clin d'oeil.
Blair : Ou si, mais beaucoup moins.
Nate haussa plus haut les sourcils et Blair lui fit une moue taquine.
Blair : Mais oui, idiot, je t'aimerais encore !
Nate : Je préfère ça. Moi aussi, je t'aime.
Ils s'embrassèrent encore et Chuck tapota dans le dos de Nate.
Chuck : Eh, Nathaniel, lâche princesse deux secondes, faut que je te dise un truc.
Blair et Nate levèrent les yeux au ciel.
Nate : Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler «Nathaniel» ! Qu'est-ce que tu as à me dire ?
Chuck : On va boire un verre chez moi avec les gars de l'équipe, tu viens ?
Nate : Ben... ouais, pourquoi pas.
Chuck lui donna une accolade et se tourna vers Blair.
Chuck : Toi et tes copines pom-pom girls sont les bienvenues aussi.
Blair : Ok, merci.
Chuck : Oh, de rien. Ca sera plus marrant avec des filles. Qui sait, y'en a peut-être une qui se glissera dans mes draps !
Chuck leur fit un clin d'oeil salace et Blair fronça le nez de dégoût.
Blair : Dégueulasse.
Chuck : Fais pas cette tête, chérie, tu serais la première à t'y précipiter.
En voyant les têtes de Blair et de Nate, Chuck leva les yeux au ciel.
Chuck : Ca vous fait pas rire.
Nate : Nan, c'était pas marrant, en sachant que Blair est ma petite amie...
Blair : Et que, qui plus est, même si je n'étais pas avec Nate, tu es la dernière personne avec qui j'ai envie de finir dans un lit, Chuck, et tu le sais.
Chuck haussa les épaules et tourna les talons.
Chuck : Vous n'avez aucun sens de l'humour. On se retrouve chez moi !
Blair et Nate sortirent du gymnase, main dans la main.
Blair : Sérieusement, comment tu peux encore être ami avec lui !
Nate : Et toi ?
Blair : Quoi, moi ?
Nate : Tu es encore amie avec Chuck.
Blair : Oui, mais plus comme avant ! En primaire, c'était mon meilleur ami, mais depuis l'an dernier, il a changé, c'est plus le même !
Nate : Pas tant que ça...
Blair : Avoue-toi même que c'est devenu un gros dégueulasse obsédé par le sexe depuis qu'il a couché avec Georgina l'an dernier.
Nate : Bon, c'est vrai que cette... expérience a changé son caractère.
Blair : Pour un peu, oui ! Il est devenu comme Georgina, elle l'a vampirisé !
Nate eu un sourire amusé.
Nate : Vampirisé ?
Blair : Je suis sûre que Georgina est un vampire, et qu'elle a fait de Chuck un vampire, comme elle.
Nate : Un vampire ? Je sais que tu hais Georgina, mais de là à dire que c'est un vampire...
Blair : Justement, je hais Georgina parce-que c'est un vampire ! Ou une sorcière, ou un truc dans le genre. Mais c'est une créature du Mal et des Ténèbres, la fille du Diable en personne.
Nate : Et comme tu hais Georgina, je suppose que tu hais Chuck aussi.
Blair : Non... je ne hais pas Chuck. Mais c'est plus mon meilleur ami. C'est encore mon ami, mais il me serai impossible d'être la meilleure amie de Dracula.
Nate éclata de rire et pressa la main de Blair.
Nate : Je vais me changer. On se retrouve chez Chuck tout à l'heure ?
Blair : OK.
Fin du flash-back.
Blair : Ouais. Enfin, Chuck et moi, on s'entendait un peu moins à cette époque mais bon...
Les deux filles se sourirent.
Serena : On est réconciliées, alors ?
Blair : Bien sûr que oui, tu sais bien que quand je suis fâchée contre toi, ça ne dure pas longtemps !
Les deux amies se prirent dans les bras et Serena partit. Une fois sa meilleure amie partie, Blair regarda à nouveau les photos. Et tout à coup, sans savoir pourquoi, elle se sentit nostalgique de... de Chuck. Chuck Bass, l'homme qu'elle était sûre de détester le plus au monde... lui manquait, un peu. Elle ne saurait dire si elle était plus nostalgique de son amitié que de son histoire d'amour. Mais il lui manquait. Après tout, il avaient passé leur enfance ensemble. Mais elle était sûre d'une chose : si il y avait bien une chose qu'elle ne ressentait plus pour Chuck, c'était de l'amour. Elle n'était plus amoureuse de lui. D'une, parce-que son coeur appartenait désormais à Dan, mais aussi parce-qu'il s'était passé trop de choses. Et elle ne pouvait s'empêcher de le détester quand même pour ce qu'il avait fait... et ce qu'il n'avait pas fait.
Aperçue, Blair Waldorf, nostalgique de ses plus belles années... et de son ancien amour de toujours. Et Lonely Boy, dans tout ça ? La qestion est : B, quand cesseras-tu de jouer la girouette ?
Le lendemain matin, Blair se rendit sur la 5ème avenue pour rendre visite à Julian à l'adresse qu'il lui avait donnée. En arrivant devant l'appartement, elle vit un homme brun sortir par la porte de derrière, une besace à l'épaule regardant dans tous les sens comme un animal traqué. Il la vit qui le fixait, blêmit, baissa la tête et disparut dans un taxi. Blair fronça les sourcils. Elle n'en n'était pas sûre, mais elle aurait juré que c'était Andrew Tyler, le détective privé de... Chuck. Que diable faisait Andrew Tyler faisait chez Julian ? Comment osait-il s'introduire chez lui ainsi ? Son boulot était d'enquêter sur les gens que Chuck lui demandait. Chuck... Le cerveau de Blair tourna à toute allure, et la jeune femme commença à fulminer. Il n'avait pas osé quand même... si, il avait osé. Sinon, que ferait son détective chez Julian ? Et pourquoi son détective en question aurait blêmi à ce point en la voyant ? Comment avait-il pu ? Et lui qui lui manquait la veille ! Pauvre idiote. Folle de rage, elle se mit à fulminer toute seule :
Blair : Je vais tuer Chuck Bass, je vais tuer Chuck Bass, je vais tuer Chuck Bass, je vais...
Julian : Blair ? Ça va ?
Blair se tourna vers son frère qui venait d'arriver.
Blair : Oh, salut, Julian ! Désolée, j'étais dans mes pensées.
Julian : Tu t'imaginais en train de tuer Chuck ?
Blair : Exactement !
Julian : Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
Blair : A moi, rien, mais à toi...
Julian : A moi ?
Blair : Son détective privé vient de sortir de chez toi.
Julian : Tu veux dire que Chuck a demandé à son détective d'enquêter sur moi ? Mais pourquoi ?
Blair : Tu va sans doute le prendre mal, je l'ai pris mal. Chuck pense que... tu es dangereux pour moi et que tu veux me violer.
Blair rit jaune et Julian baissa la tête. Puis, il la releva, une lueur de colère dans les yeux. Son air était si menaçant que Blair recula d'un pas. Mais Julian n'était pas en colère contre elle.
Julian : Comment il peut penser ça de moi ? Tu es ma petite sœur !
Blair : Je sais.
Julian : Je m'en doutais un peu.
Blair : Comment ça ?
Julian : Quand j'allais au resto où ce genre de choses, j'ai vu un gars brun bizarre me suivre.
Blair : Je suis vraiment désolée, Julian.
Julian : Nan, t'y es pour rien.
Blair : Je vais en toucher deux mots à Chuck.
Blair serra son frère dans les bras et commença à partir.
Julian : Essaie de ne pas commettre de meurtre !
Blair éclata de rire et monta dans un taxi. Oh, oui, elle allait en parler à Chuck. Mais elle n'était pas sûre de se retenir de le tuer.
Chuck était assis à son bureau quand il entendit frapper.
Chuck : Entrez !
La porte s'ouvrit sur Andrew Tyler, complètement paniqué.
Andrew : Monsieur Bass ! Monsieur Bass, c'est épouvantable !
Chuck : Allons, Andrew, calmez-vous ! Qu'est-ce qu'il se passe ?
Andrew : Mademoiselle Blair, monsieur... mademoiselle Blair...
Chuck : Quoi, mademoiselle Blair ? Elle est en danger, ou...
Andrew : Non, monsieur ! Mademoiselle Blair m'a vu !
Le sang de Chuck ne fit qu'un tour.
Chuck : Quoi ?!
Andrew : J'ai été chez son frère, quand il n'était pas là, pour enquêter sur lui comme vous me l'avez demandé. Mademoiselle lui rendait visite, et elle m'a surpris en train de sortir dechez lui !
Chuck se mordit la lèvre. Maintenant que Blair avait vu Andrew, elle allait automatiquement faire le rapprochement avec Chuck. Il fut tenté de renvoyer Andrew, mais il avait besoin de lui pour avoir des informations sur Julian.
Chuck : Bon sang, Andrew ! Je vous avez demandé d'être discret !
Andrew : Je sais, monsieur, je suis sincèrement désolé...
Chuck : Je devrais vous virer, Andrew ! Mais...
Andrew : Oh, non, s'il vous plaît, monsieur !
Chuck : Laissez-moi donc finir ! Je ne le ferais pas pour deux raisons : la première est que vous avez eu l'honnêteté de venir m'en parler. La deuxième est que j'ai besoin d'informations sur ce Julian. Veillez à être plus discret la prochaine fois. Blair va m'arracher les yeux !
Andrew : Je m'en doute, monsieur, j'en suis désolé.
Justement, des coups furieux tapèrent à la porte, et Blair entra telle une furie.
Blair : Chuck Bass !!! Je vais t'étriper !!!
Chuck se leva et leva les mains pour la calmer.
Chuck : Blair, je vais t'expliquer...
Blair : Tais toi !!! C'est moi qui parle !
Jamais il ne l'avait vue furieuse à ce point. Elle paraissait en pleine crise de démence. Elle s'approcha d'Andrew, une distincte envie de meurtre dans les yeux.
Blair : Vous ! Comment avez-vous osé vous introduire chez mon frère ? Comment avez-vous osé le suivre ? Répondez !
Andrew paraissait sur le point de faire dans son pantalon.
Andrew : Je suis désolé, mademoiselle, je ne faisait qu'exécuter les ordres que monsieur Chuck...
Blair : Je me fous de ce que cet enfoiré de Chuck vous a demandé de faire ! Ça ne change rien au fait qu'on ne s'introduit pas chez les gens ainsi !
Chuck : T'en prends pas à lui, Blair, c'est moi qui lui ai demandé...
Blair : Je sais !!! Comment tu as pu faire une chose pareille ? C'est immoral, dégueulasse et totalement pervers, et tu le sais !
Chuck : Puis-je me permettre ? Le plus pervers n'est pas moi, mais ton frère. C'est lui qui t'a embrassée dans le cou alors que vous êtes censés avoir le même ADN.
Blair s'avança vers son lui, plus menaçante que jamais.
Blair : Oh, toi, je vais te...
Elle l'aurait sans doute déchiqueté si Andrew, venant au secours de Chuck, ne l'avait pas retenue.
Andrew : Mademoiselle, s'il vous plaît, calmez-vous !
Blair se dégagea et le fusilla du regard.
Blair : Je ne me calmerais pas ! Je veux que vous oubliez mon frère !
Andrew : Mais mademoiselle !
Blair : Il n'y a pas de mademoiselle qui tienne ! Oubliez Julian !
Elle se tourna ensuite vers Chuck, et plus déterminée que jamais, prit une grande inspiration avant de continuer :
Blair : Et toi... toi, oublies-moi.
Chuck : Andew, laissez-nous, je vous prie, il faut que je parle à Blair.
Blair : Non, inutile, Andrew, restez, je pars ! Chuck et moi n'avons plus rien à nous dire.
Chuck : Andrew, sortez.
Le regard d'Andrew passa de l'un à l'autre, et il sortit. Blair voulu le suivre, mais Andrew ferma la porte derrière lui et Chuck lui lança :
Chuck : Blair, reste, il faut qu'on parle.
Blair poussa un soupir exaspéré et fit volte-face.
Blair : Bien ! Qu'on parle ! Pourquoi t'as mis un détective au cul de Julian ?
Chuck : Tu ne voulais pas m'écouter, j'ai pris les devants.
Blair : J'y crois pas, j'y crois pas, mais j'y crois pas ! Mais pour qui te prends-tu ?
Chuck : Pour un mec qui essaye de t'éviter de te faire agresser !
Blair : De me faire agresser ? Par qui ? Julian ?
Chuck : Éventuellement. Je ne dis pas que je suis sûr de cette hypothèse, mais on ne sait jamais !
Blair : Mais pourquoi tu fais ça, Chuck ? Pourquoi tu ne veux pas me laisser tranquille ?
Chuck : Parce-que je tiens trop à toi pour te laisser te faire attaquer !
Il avait sorti cette phrase d'un bloc, sans réfléchir. Mais à peine avait-il sorti ces mots qu'il se rendit compte qu'il les pensait. Blair se mordit la lèvre. Elle semblait sur le point de fondre en larmes.
Blair : Alors tu tiens à moi ? Tu tenais à moi le jour où tu m'as envoyée me prostituer chez ton oncle pour garder ton hôtel ? Où le jour où tu as couché avec Jenny Humphrey ? Combien de fois encore tu m'as brisé le cœur alors que tu étais censé tenir à moi ?
Chuck se mordit la lèvre et baissa la tête. Il ne savait pas quoi répondre. Blair avait tapé en plein dans le mile.
Chuck : Je suis vraiment désolé.
Minable. Il n'aurait pas pu trouver mieux ? Oh, il savait parfaitement quoi dire...
Chuck : Je...
Pourquoi il n'arrivait toujours pas à le dire ? Il le fallait pourtant, il ne la laisserait pas partir cette fois ci.
Chuck : Je t'aime.
Il voulut la prendre dans ses bras, l'embrasser, ne plus jamais la lâcher, mais elle ne dégagea. Elle le fixa les larmes aux yeux.
Blair : J'ai peur que ça ne change pas grand chose, Chuck. Si vraiment tu m'aimes, alors pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi tu essaies de m'arracher mon frère ? Il est ma seule vraie famille, la seule famille qui ne m'a jamais menti. Si tu m'aimes, pourquoi essaies-tu encore de me faire souffrir ? On ne fais pas souffrir la personne qu'on aime, jamais.
Chuck soupira et prit ses mains dans les siennes. A sa grande surprise, elle ne les enleva pas.
Chuck : Je sais, Blair. Tu as raison, je t'ai fait souffrir, j'ai eu tellement tort ! Je suis tellement désolé. Je n'ai jamais voulu ça, jamais. J'ai peur, Blair, peur de mes sentiments. Pourtant, ça fait longtemps que je ressens ça, et ce n'est pas la première fois. Mais le fait est que même si, quand j'étais avec Eva, ou Raina, même si je croyais être amoureux d'elles au moment où j'étais avec elles, je ne l'était pas. Je ne les aimait pas comme je t'aime toi. Un amour, comme j'en ressens pour toi, je n'en ressentirais pour personne d'autre.
Blair : Chuck... j'ai un petit ami. Je suis avec Dan. Je suis heureuse avec Dan. J'aime Dan.
Chuck : Je le sais. Mais le fait est que je t'aime. J'ai beau me dire que tu es heureuse, que tu es mieux sans moi, je te laisse être heureuse...
Blair : Non, c'est faux. Tu ne me laisses pas être heureuse.
Chuck : D'accord, t'as peut-être raison. Mais je ne veux pas cacher mes sentiments. Si je te les dis, c'est justement parce-que je sais que tu ne les partages pas, je ne l'aurais pas fait sinon. Je suis amoureux de toi. Je t'aime. Je t'aimerais toujours.
Une larme coula sur sa joue, il la laissa couler. Blair pleurait également.
Blair : Je suis désolée, Chuck. Mais je dois partir. Au revoir.
Elle enleva ses mains, commença à partir. La main sur la poignée de la porte, elle se retourna.
Blair : Et s'il te plaît, oublies cette histoire avec Julian. Je t'en prie.
Sur-ce, elle sortit du bureau. Chuck s'assit et soupira, la tête dans les mains. Il se laissa doucement pleurer. Pourquoi ? Pourquoi être amoureux apportait autant de souffrances ? Il avait besoin de Blair pour vivre, il en avait l'intime conviction. Mais il savait qu'il ne pouvait pas être avec elle. Chaque fois qu'ils étaient ensembles, il la faisait souffrir. Son téléphone sonna. Il fut tenté de ne pas décrocher, mais ne céda pas à cette tentation.
Andrew : Ca va, monsieur Chuck ?
Chuck : Je m'en remettrai. Pourquoi m'appelez-vous, Andrew ?
Andrew : Pour savoir si je devais continuer mon enquête, après que mademoiselle Blair soit au courant.
Chuck : Puis-je vous poser une question ? Vous travaillez pour moi ou pour Blair ?
Andrew : Pour vous.
Chuck : Bien. Donc vous allez me faire le plaisir de continuer à enquêter sur ce type, avec discrétion cette fois-ci. Je veux tout savoir de ce type. Blair ne se méfie pas, mais moi si.
Andrew : Bien, monsieur.
Chuck raccrocha. En regardant au-dessus de son bureau, il vit une photo de lui et Blair. Il soupira et détourna les yeux. Si seulement tout avait pu rester à l'époque de cette photo... songea-t-il tristement.
Pauvre C... tu n'étais pas au courant que l'amour demandait des sacrifices ?
Allongée sur son lit, Blair réfléchissait. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle venait de faire ce qu'elle s'était juré de ne plus jamais, au grand jamais, faire : pleurer devant Chuck, et pour Chuck. Elle en avait ras-le-bol qu'il trouve le moyen de la faire souffrir, même quand elle ne l'aimait plus.
Pourquoi tu ne veux pas me laisser tranquille ? Parce-que je tiens trop à toi pour te laisser te faire attaquer ! Tu tenais à moi quand tu as couché avec Jenny Humphrey ? Je t'aime. Ça ne changera rien. Elle soupira. Pourquoi elle n'arrivait pas à oublier Chuck ? Non qu'elle ne l'aime, loin de là. Mais elle voulait tellement l'oublier, qu'il sorte de ses pensées ! Peine perdue. Va te faire foutre, Chuck Bass. Ses pensées furent interrompues par l'arrivée de Julian. Son frère s'allongea à ses côtés.
Julian : Salut, petite sœur.
Blair : Hey.
Julian : T'as parlé à Chuck.
Blair : On s'est plus disputés qu'autre chose.
Julian : Tu veux me raconter ?
Blair : C'était horrible. J'ai commencé à lui crier dessus, je pensais que ça s'arrêterai là. Que je l'engueulerais un bon coup, puis que je pourrais partir tranquille, mais il m'a retenue et m'a dit pleins de trucs genre mélo, comme «je tiens à toi» ou «je t'aime». C'était atroce, il essayait de me faire culpabiliser !
Julian : Mais t'as rien à te reprocher, toi.
Blair : Je sais.
Julian : Il pense toujours que je suis cinglé ?
Blair : Il en démordra pas.
Julian : C'est dégueulasse. Il essaie de se mettre entre toi et moi. Il veut t'élogner de moi. Il te veut pour lui tout seul.
Drôle d'expression. C'est peut être de Caroline du Nord. Julian ne semblait pas cinglé. Il semblait triste. Blair lui prit la main, la serra, et sourit à son frère. Puis, elle lâcha sa main, mais Julian tenait toujours la sienne et il la balançait entre eux. Blair sourit mais retira sa main. Elle crut voir de la... contrariété, peut-être, dans le regard de Julian. Mais cette expression laissa place à un sourire. Julian se leva.
Julian : Je dois y aller. Appelles-moi dès que t'as besoin.
Blair : OK. Merci, Julian.
Julian : C'est normal.
Il sortit. Blair sourit. Au fond, elle se demanda pourquoi elle avait besoin de se sentir si triste.
C'est vrai, elle avait un petit ami parfait, une meilleure amie géniale et un grand frère comme elle avait toujours rêvé d'en avoir (depuis toute petite, elle voulait un frère ou une soeur, grand ou petit).
Le lendemain, aux aurores, Chuck reçut un appel d'Andrew.
Chuck : Andrew, il est 6h30 du matin, donc j'espère que c'est important.
Andrew : Ça l'est, monsieur Chuck. J'ai réussi à faire un dossier sur Julian, et je pense que ça pourrait vous intéresser.
Chuck : Bien, passez me voir à mon bureau dans 15 minutes.
15 minutes plus tard, Andrew frappa à la porte du bureau de Chuck, un dossier plein et une clé USB à la main.
Chuck : Qu'est-ce qu'il y a sur cette clé USB ?
Andrew : Je vous montrerai plus tard. Alors, Julian David est allé au lycée Willian Shakespeare de Caroline du Nord. Lors de son année de terminale, il a fait une fête un peu trop arrosée. Lui et sa petite amie, Nikki Hampton, ont pris la voiture, il était au volant. Ils ont heurté un arbre. Il ne s'en est sorti qu'avec des blessures superficielles, mais Nikki est morte sur le coup.
Chuck : Attendez, cette Nikki... elle ressemble...
Andrew : A mademoiselle Blair.
Sur l'article de journal racontant l'accident, une photo de Nikki Hampton était affichée. Les cheveux châtains foncés, les yeux marrons... c'était le portrait craché de Blair. Et si Julian s'était fait passer pour le frère de Blair afin de se rapprocher d'elle, espérant retrouver sa petite amie ? Fêlé tordu.
Chuck : C'est répugnant. Je savais que ce gars n'était pas net.
Andrew : C'est pire que ça. Il y a environ 3 ans, une jeune fille du nom de Brooke Wells a porté plainte contre lui pour agression sexuelle. Apparament, il l'aurait entraînée dans les buissons un soir où elle rentrait du travail et aurait tenté de la violer. D'après l'enquête, il était en pleine crise de folie. Il n'arrêtait pas, selon les dires de Brooke, de dire «Nikki, Nikki, tu es revenue».
Chuck eut une grimace de dégoût. Il se sentait sur le point de vomir. Je le savais. Je le savais que Julian était un porc sadique, songea-t-il.
Chuck : Mon Dieu. Il n'a pas été interné ?
Andrew : Non, il a juste été en prison et on lui a interdit d'approcher mademoiselle Wells à sa sortie.
Chuck : C'est incroyable comment la justice peut être débile.
Andrew : Et, comme on peut s'y attendre, Brooke Wells ressemble beaucoup à Nikki... et à Blair.
Chuck : Vous pensez que Blair est la prochaine ?
Il espérait de tout son cœur que non. Mais ça lui semblait inévitable.
Andrew : On est sûr de rien. Il a vu un psychiatre lors de son séjour en prison. Mais je ne vous cache pas qu'il y a un danger. Si j'étais vous, je préviendrais mademoiselle Blair.
Chuck : Elle ne m'écoutera pas.
Andrew : Je peux vous garantir que si vous lui montrez le dossier, elle vous écoutera. Regardez un peu : il y a des centaines de photos, que j'ai trouvé dans sa chambre : des photos de Nikki Hampton et de lui, des photos de Brooke Wells... et des photos de mademoiselle Blair.
Chuck observa les photos de Blair. Des photos récentes : Blair, Serena et Charlie en train de faire du shopping. Des photos de la première dispute de Blair et Chuck à propos de Julian (il les reconnaissait grâce au fait que sur l'une d'entre elles, Chuck tenait les mains de Blair). Des photos de Blair et Dan. Des photos de Blair en lingerie, en train de s'habiller, sans doute prise de la porte de sa chambre. En temps normal, ces photos aurait arraché un sourire salace à Chuck. Mais là, ça ne fit que le dégoûter, il se rendait compte que Julian était vraiment dégoûtant et dangereux pour Blair. Il eut un sourire triste en voyant ces photos. Blair était vraiment innocente sur ces photos, il était évident qu'elle ne savait même pas qu'elle était photographiée. Elle n'avait rien fait pour mériter ça. C'était tellement injuste. Certaines photos étaient plus anciennes, sans doute des photos que Julian avait volé à Blair : le bal de promo de leur année de terminale, le bal des débutantes, des photos de leur enfance, des photos de Blair et Chuck à l'époque où ils sortaient ensembles... et des posts de Gossip Girl parlant de Blair. Chaque photo où Blair était avec un garçon (que ce soit Nate, Marcus, Chuck, Louis ou Dan), la tête du garçon était barrée d'un grand X rouge. Les têtes de Chuck et de Dan étaient particulièrement barrées de la mention «Ennemi n°1». Whaou. Il en a surtout après Humphrey et moi. Malheureusement, son supplice n'était pas fini.
Andrew : J'ai photographié sa chambre, il y a des photos de mademoiselle Blair placardées partout. Ce gars a vraiment un problème.
Chuck observa les photos, dégoûté. Il y avait au moins une bonne centaine de photos de Blair sur chaque mur.
Chuck : Et sur la clé USB, il y a quoi ?
Andrew : Des vidéos de mademoiselle Blair. Je lui ai volé. Il les conserve toutes là. Il en avait une aussi pour mademoiselle Wells.
Chuck : Comment le savez-vous ?
Andrew : Car chez lui, il y avait une autre clé USB avec marqué le prénom de mademoiselle Wells. J'ai pris celle avec le prénom de mademoiselle Blair.
Chuck observa la clé USB blanche où le prénom BLAIR se détachait en grosses lettres noires faites au marqueur. Il l'inséra dans son ordinateur. Aussitôt, des dizaines de vidéos s'affichèrent. Il cliqua sur l'une d'entre elles. C'était une vidéo de Blair et de Serena en train de se disputer en pleine rue, le regard de Charlie passant de l'une à l'autre.
Serena : Le problème n'est pas là...
Blair : Il est où, alors ? Chuck est un menteur, S, tu ne va pas me dire que tu le crois !
Chuck crut savoir de quelle dispute il s'agissait. Serena lui avait raconté qu'elle avait parlé de la possibilité que Julian soit timbré à Blair, et que cette dernière lui avait fait une scène.
Blair : Il n'y a que toi qui soit assez conne pour gober des conneries pareilles, Serena ! Mais si je suis bien ton raisonnement, dans cette histoire, tu es du côté de Chuck, et non pas de celui de Julian et moi !
Serena : Ce n'est pas ça, B, c'est juste que...
Blair : Ça en a tout l'air, pourtant !
Chuck arrêta la vidéo et en mis une autre. C'était une vidéo de lui et Blair.
Chuck : Tu fais des infidélités à Humphrey, maintenant ?
Blair : Hein ?
Chuck : Ce gars là... c'est ton amant ? Tu sais, je te comprends, Humphrey est si fade...
Une autre vidéo attira l'attention de Chuck. Il cliqua dessus... et regretta aussitôt de l'avoir fait. Chuck et Blair étaient en sous-vêtements sur le lit de Blair et s'embrassaient, Blair à califourchon sur Chuck. Cette vidéo datait de l'époque où Chuck et Blair étaient dans leur phase «ennemis avec bénéfices», environ un an auparavant. A cette époque, il leur arrivait parfois de coucher ensembles juste après une dispute, et cette fois-ci, Chuck avait voulu se venger et les avait filmés.
Blair : Je te hais, Chuck Bass !
Chuck : T'es tellement sexy quand tu me dis ça.
Blair : La ferme ! Ne gâche pas tout à parler.
Chuck : T'es une salope. Une salope incroyablement sexy mais une salope quand même.
Blair : Et toi, le roi des connards ! Et tu n'es pas sexy, tu me sers juste à me divertir.
Blair et Chuck de la vidéo recommencèrent à s'embrasser, une main de Chuck sur la cuisse de Blair, l'autre dégrafant son soutien-gorge. Chuck arrêta la vidéo dégoûté. La simple pensée de Julian regardant cette vidéo le répugnait. Mais pourquoi j'ai tourné ça, moi ?
Chuck : Comment il a eu cette vidéo ?
Andrew : Il a piraté votre ordinateur. Ce gars est vraiment un malade, monsieur Chuck. Si vous aimez vraiment mademoiselle Blair, offrez-lui la sécurité. Elle ne doit plus voir ce type. Il est vraiment dangereux pour elle, il pourrait s'attaquer à elle comme il s'est attaqué à Brooke Wells.
Chuck : Est-ce réellement le frère de Blair ?
Andrew : Oui, son père était bien l'amant d'Eleanor Waldorf, et j'ai fait des tests ADN avec un mouchoir de Julian et un autre de mademoiselle Blair. Les tests sont positifs. Julian David et Blair Waldorf sont bien frère et sœur, ce qui est encore pire vu les circonstances.
Chuck se mordit la lèvre et carra la mâchoire. Il enleva la clé USB, la mis dans sa poche et se dirigea vers la sortie, le dossier sur Julian sous le bras.
Andrew : Où allez-vous, monsieur ?
Chuck : Chez Blair. Il est grand temps qu'elle ouvre les yeux sur la vraie personnalité de son frère.
Sur-ce, il sortit de son bureau et courut à sa limousine. Il allait sans doute se faire mitrailler de débarquer chez Blair à presque 7 heures du matin, mais pour une fois, Blair verrait qu'il a raison. Elle allait enfin l'écouter. Cette fois, je peux la protéger songea-t-il avec un soupir de soulagement. Car maintenant que ses soupçons sur Julian étaient fondés, il n'allait certainement pas le laisser l'approcher.
Voyez-vous ça ? Même les petits nouveaux ont de très vilains secrets ! Attention, B, Big Brother n'est pas la figure fraternelle que tu pensais ! Le surnom Big Brother ne lui va plus, donc. Si on le surnommait, je sais pas moi... cinglé ? Ça le fait, non ?