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Série : Gossip Girl (2007)
Création : 06.04.2011 à 19h12
Auteur : princesse8
Statut : Terminée
« C'est une fic que j'écris qui se déroule a la fin de la saison 4. Je veux l'écrire seule » princesse8
Cette fanfic compte déjà 42 paragraphes
Blair fut réveillée par le bruit désagréable d'une clochette. Elle enfouit la tête sous sa couette tandis que Dorota passait la sienne dans l'embrasure de la porte.
Dorota : Mademoiselle Blair, j'ai frappé, mais vous ne vous réveilliez pas...
Blair : Dorota ! Pourquoi tu viens me réveiller à 7h00 du matin ?
Dorota : Je suis désolée, mademoiselle, mais monsieur Chuck demande à vous voir.
Blair : Comment ça, Chuck demande à me voir ? Il n'aurait pas pu passer plus tard ? Et je croyais avoir été claire avec lui, je ne veux plus lui parler.
Dorota : Il dit que c'est important, mademoiselle.
Blair : Chuck et moi n'avons visiblement pas la même notion de l'importance.
Dorota : S'il vous plaît, mademoiselle. Il a l'air vraiment sérieux.
Blair : Bon, OK, il peut venir, alors ! Mais qu'il se dépêche avant que je change d'avis !
Dorota sortit et Blair enfila sa robe de chambre et ouvrit les rideaux. Quelques instants plus tard, Chuck entra, un dossier plein sous le bras. Blair leva les yeux au ciel et poussa un long soupir d'exaspération.
Blair : J'espère pour toi que ce que tu as à me dire est vraiment, vraiment important.
Chuck : Ça l'est, crois-moi.
Blair : Et que ça ne concerne pas Julian.
Chuck : Je suis désolé, mais ça concerne aussi Julian.
Blair : Dans ce cas, je ne veux rien entendre, sors.
Chuck leva les yeux au ciel. Le contraire l'aurait étonné.
Chuck : Blair, écoute-moi, s'il te plaît. C'est on ne peut plus important. Cette fois-ci, j'ai des preuves que Julian n'est pas net.
Blair : Ah oui ? Comment ça ?
Chuck : Andrew Tyler s'est montré efficace, il m'a ramené un plein dossier...
Blair : Parce-que tu as demandé à Andrew Tyler de continuer ? Je t'avais dit d'arrêter !
Chuck : Ouais, et ben quand t'auras vu le dossier, tu seras enfin d'accord avec moi !
Il s'assit à côté de Blair, posa le dossier et l'ouvrit sous les yeux perplexes de la jeune femme devant les photos.
Blair : Qu'est-ce que...
Chuck : Je t'expliquerais. Est-ce que Julian t'a parlé d'une certaine Nikki Hampton ?
Blair : Non, jamais.
Chuck : Ce n'est pas étonnant. Il sortait avec elle au lycée. Un soir de leur année de terminale, il l'a emmenée en voiture. Il conduisait, et était en état d'ivresse. Ils ont heurté un arbre...
Blair : Oh, mon Dieu...
Chuck : Nikki est morte sur le coup. Comme tu peux le constater d'après cet article de presse, c'est ton portrait craché.
Blair : Quoi ?
Elle regarda l'article parlant de la mort de Nikki Hampton. En effet, Nikki lui ressemblait énormément. Mais qu'est-ce que...
Blair : C'est quoi cette plaisanterie ?
Chuck : Ce n'est pas une plaisanterie. Andrew Tyler a trouvé ces documents dans la chambre de Julian et en enquêtant sur lui. Regarde : il y a environ 3 ans, une jeune fille du nom de Brooke Wells a porté plainte contre lui pour agression sexuelle. Il a tenté de la violer, et apparemment, il l'a appelée Nikki. Et bien sûr, elle ressemble trait pour trait à Nikki... et à toi.
Blair : Et toutes ces photos, qu'est-ce que c'est ? Pourquoi il a autant de photos de moi ?
Chuck : Parce-qu'il est instable. Regarde : il n'y a pas seulement des photos de toi, il y en a aussi de Nikki Hampton et de Brooke Wells. Andrew Tyler a également photographié la chambre de Julian : il y a des tas de photos de toi sur chaque mur.
Blair observa toutes ces photos d'elle, des photos qu'elle ne se doutait même qu'elles étaient prises. Certaines photos la montraient même en sous-vêtements, en train de s'habiller. Elle frissonna de dégoût. Ça n'a pas de sens. Ça n'a pas de sens, se répéta-t-elle en boucle. C'est impossible. Pourtant, c'était possible. Julian était réellement fêlé. Chuck avait raison depuis le début et elle ne l'avait même pas écouté, mettant ainsi sa propre vie en danger. Comment avait-elle pu être aussi stupide, aussi naïve ?
Blair : Je veux juste savoir une chose : est-ce que Julian est réellement mon frère ?
Chuck : Blair, écoute, je...
Blair : C'est une question qui implique un oui ou un non, Chuck.
Chuck : Oui.
Blair : C'est assez. J'en ai vu assez.
Chuck : Pourtant, ce n'est pas fini.
Il sortit la clé USB, prit l'ordinateur portable de Blair et inséra la clé dedans.
Blair : C'est quoi, ça ?
Chuck : Il ne s'est pas contenté de te prendre en photo. Il t'a aussi filmée.
Blair : Quoi ?
Chuck : Blair, tu es sûre que tu veux voir ça ?
Blair : Oui. Il faut que j'affronte ce problème.
Chuck : OK. Il y a plusieurs vidéos : une dispute entre Serena et toi, une dispute entre toi et moi, des...
Blair : Attends une seconde... c'est quoi, ça ?
En voyant la vidéo que Blair lui désigna, il blêmit. Merde, merde, merde, merde. La vidéo de leur sex-tape. La vidéo que Chuck avait tourné.
Chuck : Ce n'est rien, ce n'est rien du tout !
Il voulu retirer la clé USB, mais avant qu'il n'ait pu le faire, Blair avait déjà cliqué sur la vidéo. Une grimace où se mêlaient dégoût et colère se forma sur son visage.
Blair : Chuck, qu'est-ce que c'est que ça ?
Chuck : Blair, je te demande pardon, je...
Blair : Je ne veux pas de tes excuses, je veux des explications !
Chuck : J'ai tourné cette vidéo depuis ton ordinateur pendant notre époque «ennemis avec bénéfices». Tu te rappelles, on se détestait et on couchait ensembles. Quand tu as eu le dos tourné, je me suis envoyé cette vidéo par e-mail et je l'ai effacé de ton disque dur pour que tu ne te doutes de rien. Sauf que Julian a piraté mon ordinateur.
Blair : Pourquoi tu nous as filmé au lit ?
Chuck : Je suis sincèrement désolé. Je n'aurais pas dû. Pardonne-moi.
Blair : Te pardonner ? Alors que mon psychopathe de frère s'est procuré cette vidéo et a donc pu me mater nue ? Tu n'aurais jamais dû filmer ça.
Chuck : Je sais, Blair. Je suis vraiment désolé.
Blair : Laisse tomber, de toute façon, ce n'est pas à toi que j'en veux le plus, c'est à Julian. Mon frère, mon propre frère m'a menti et en plus, il se fait des idées salaces sur moi. C'est dégoûtant.
Elle fondit en larmes, pleura sans pouvoir se retenir. Elle tenta d'imaginer Julian, assis sur son canapé crado, à regarder cette vidéo et à la mater. Elle l'imagina aussi derrière son appareil photo, à la mitrailler. Elle en eut un haut-le-cœur. Chuck ne savait plus quoi faire. Il l'avait déjà vue en larmes, parfois par sa faute, mais jamais dans cet état. Elle semblait si vulnérable, si fragile, si effrayée... il lui passa un bras autour des épaules et l'étreignit. Blair se blottit contre lui et se laissa pleurer. Chuck tenta tant bien que mal de la consoler, lui caressa le dos, les cheveux. Il voulait la protéger de Julian, ou de quiconque susceptible de lui faire du mal d'une façon ou d'une autre. Puis il réalisa que lui même l'avait déjà fait souffrir. Blair s'écarta de lui et sécha ses larmes. Une brusque envie de l'embrasser saisit Chuck. Il dû faire de gros efforts pour se retenir.
Blair : Qu'est-ce que je vais faire, maintenant, Chuck ? Je ne pourrais plus être à côté de lui sans avoir peur.
Chuck : De toute façon, il est hors de question que tu te retrouves à côté de lui. Trouve un moyen quelconque de l'éviter jusqu'à ce qu'on trouve une solution, mais je ne veux plus qu'il s'approche detoi, je ne veux plus qu'il touche à un seul de tes cheveux. Et préviens tout le monde.
Blair : Tout le monde ?
Chuck : En tout cas, ceux qui comptent pour toi et ceux qui peuvent t'aider. Serena, Humphrey...
Blair : Dan.
Chuck : D'accord, Dan. Je me charge d'en parler à Nate. Et parles-en à tes parents.
Blair : Je suis en froid avec eux.
Chuck : Oui, et bien je t'ordonne de leur en parler. Tu as besoin d'eux plus que jamais. Et dans le cas où tu te retrouves seule avec Julian, ne panique pas et reste normale, pour ne pas éveiller ses soupçons. Mais veille quand même à ce qu'il s'éloigne de toi, on ne sait pas comment il peut réagir. Il a vu un psychiatre lors de son séjour en prison après l'agression de Brooke Wells, mais il semblerait que ça n'ait pas suffit. Mais je ne le veux plus près de toi.
Jamais Blair n'avait entendu autant de détermination dans la voix de Chuck. Il semblait sincèrement inquiet pour elle.
Blair : D'accord, j'en parlerais à mes parents.
Chuck : J'aime mieux ça. Sois prudente, surtout, et ne t'inquiète pas, on va très vite trouver une solution.
Blair : D'accord. Merci, Chuck.
Chuck : C'est normal de protéger la fille que j'aime, non ?
A peine avait-il sorti ces mots qu'il le regretta. Non pas qu'il ne les pensait pas, non, mais il savait que Blair avait un petit ami, qu'elle était heureuse avec et qu'il ne pouvait donc pas la draguer aussi ouvertement et lui déballer ses sentiments toutes les 5 minutes. Mais Blair ne releva pas. Il voulut se lever, mais Blair le retint par le bras et le fit se rasseoir. Le cœur de Chuck se mit à battre la chamade. Après un instant d'hésitation, Blair jeta ses bras autour du cou de Chuck et le serra fort dans ses bras. Chuck lui rendit son étreinte, humant son doux parfum de vanille et de lilas.
Blair : T'es vraiment quelqu'un de génial, Chuck.
Chuck ne savait plus quoi répondre. La seule chose à laquelle il pensait, c'était essayer de résister à l'envie de l'embrasser. Ne l'embrasse pas. Ne l'embrasse pas. Ils se séparèrent, Chuck lui lança un dernier regard de courage et sortit. Chuck parti, Blair refondit en larmes. Comment avait-elle pu être stupide au point d'entrer en contact avec un psychopathe ? Elle était tellement aveuglée par l'envie d'avoir une famille qu'elle était passée à côté de nombreux indices : la tête de Julian quand elle embrassait Dan, quand elle a relâché sa main, les propos qu'il avait tenus à propos de Chuck : il veut t'éloigner de moi. Il te veut pour lui seul. Oui, elle était passée à côté d'indices aussi flagrants. Pauvre idiote. Si Chuck n'avait pas continué son enquête, jusqu'où cette histoire serait allée ? Après la colère, la tristesse et la déception, Blair éprouvait maintenant la peur. Peur de se retrouver face à face avec Julian. Peur que Julian ne pète un câble et la viole, ou pire, la tue.
Chuck était assis à son bureau lorsque son portable sonna. Il regarda l'écran : «Appel de Blair». Il décrocha aussitôt, priant pour que Julian ne sois pas en train d'agresser Blair et qu'elle ne l'appelle pas pour ça.
Chuck : Blair, ça va ?
Blair : Ouais, ça va.
Il poussa aussitôt un soupir de soulagement.
Blair : Pourquoi, tu croyais quoi ?
Chuck : J'avais peur que tu ne m'appelles au secours parce-que Julian t'agressait.
Blair : Non, rassure-toi, c'est pas ça.
Chuck : Qu'est-ce qu'il y a, alors ?
Blair : Voilà, hum... je voudrais que tu m'aides à annoncer à tout le monde que Julian est taré.
Chuck : A tout le monde ?
Blair : Oui, du moins, à Serena, Nate, Dan et Charlie.
Chuck : Charlie ? Mais elle est au moins aussi folle que Julian !
Blair : Arrête, Charlie est mon amie.
Chuck : Désolé.
Blair : Bon, retrouve moi chez moi, et j'appelle tout le monde. Et n'oublie pas le dossier.
Chuck : Je l'ai laissé chez toi.
Blair : Oh, oui, c'est vrai. D'ailleurs, tu pourras le récupérer après qu'on en ai parlé à tous nos amis, je veux pas que Julian tombe dessus.
Chuck : D'accord. A toute à l'heure.
Dan était assis sur le sofa de Blair, Nate à sa droite, Serena à sa gauche, Charlie à côté de Serena, Blair leur faisant face.
Dan : Blair, pourquoi tu nous as tous appelés ?
Blair : Attends, deux secondes ! Il faut attendre que Chuck soit là.
Dan, Nate, Serena et Charlie : Chuck ?!
Serena : B, pourquoi Chuck ? Je croyais que tu détestais Chuck ?
Dan : Ouais, c'est vrai, qu'est-ce que Chuck peut bien avoir à...
Il fut interrompu par la sonnerie de l'ascenceur, dont Chuck sortit.
Chuck : Désolé d'être en retard, Blair.
Il prit place sur le fauteuil à côté de celui de Blair.
Dan : Bass, ça t'ennuierait de nous expliquer ce que toi et ma petite amie trafiquez ?
Blair : Chuck et moi, on a un truc important à vous dire.
Charlie : Oh, c'est pas vrai...
Blair se tourna vivement vers son amie, qui levait les yeux au ciel.
Blair : Quoi ?
Charlie : Je m'en doutais.
Blair : De quoi ?
Charlie : Je me doutais que Chuck et toi, vous alliez finir par recoucher ensembles !
Les yeux de Blair faillirent sortir de leurs orbites.
Blair : Quoi ???!!!
Serena (au même moment) : B !
Blair : Quoi ?
Serena : T'as couché avec Chuck ?
Blair : Bien sûr que non ! N'importe quoi !
Elle entendit Chuck marmonner dans son coin, de manière pourtant parfaitement audible (l'avait-il fait exprès ?).
Chuck : J'ai essayé, pourtant...
Tous les regards se tournèrent vers lui, ceux de Blair et de Dan le mitraillant, ceux de Serena, Nate et Charlie perplexes. Chuck releva la tête et sourit.
Chuck : Je plaisantais.
Blair : Oui. Hahaha, hilarant. Bon, pour votre gouverne, je n'ai pas couché avec Chuck. C'est beaucoup plus grave.
Charlie : Tu l'as épousé en cachette ?
Blair : Oh, pitié, Charlie...
Tout le monde partit dans un grand éclat de rire, mais Blair et Chuck retrouvèrent leur sérieux.
Blair : S'il vous plaît, c'est grave.
Dan : On t'écoute.
Blair : C'est à propos de Julian.
Nate : Ton frère ?
Blair : Oui. Comment tu sais ça, toi ?
Nate : Tu m'as envoyé un message sur Facebook pendant que j'étais en vacances en Italie.
Blair : Ah, oui, c'est vrai. Bref, Chuck, ou plutôt, le détective de Chuck a découvert un truc à son sujet.
Serena : Je savais.
Blair : Pardon ?
Serena : Après notre dispute, j'ai demandé à Chuck de passer me voir pour me parler de ce qu'il avait vu Julian faire, et il m'a dit qu'il avait engagé un détective enquêter sur lui, donc je savais.
Blair : Pourquoi tu ne me l'as dit ?!
Chuck : Blair...
Blair : Ca fait rien. Chuck ne mentait pas. Julian m'a sans doute bel et bien embrassée dans le cou, bien que je ne m'en sois pas rendue compte. Parce-que... c'est un psychopathe.
Dan : Oh non, Blair...
Blair : J'ai refusé de le croire pendant longtemps, parce-que ça venait de Chuck. Mais il disait la vérité. Il y a des preuves.
Nate : Lesquelles ?
Blair se leva, monta à sa chambre et redescendit quelques secondes plus tard, le dossier sous un bras, son ordinateur portable sous l'autre, la clé USB à la main.
Dan : C'est quoi, ça ?
Blair : C'est ce qui prouve que Julian est un fêlé.
Nate, Dan, Charlie et Serena se penchèrent sur le dossier. Les exclamations fusèrent.
Serena : Oh, mon Dieu...
Charlie : Regardez ces articles : «Columbia pleure la mort tragique de Nikki Hampton» et «Inculpation de Julian David pour agression sexuelle : sa victime, Brooke Wells nous explique». Regardez à quel point Nikki et Brooke se ressemblent, à quel point elles ressemblent à Blair !
Nate : C'est dégueulasse, toutes ces photos. Regardez celle-là !
Il désigna la photo du bal des débutantes, où on le voyait accroché au bras de Blair, sa tête barrée d'une croix rouge.
Nate : Ce malade a barré ma tête !
Dan : Ca pourrait être pire, regarde.
Il désigna une photo de Blair et de lui que Julian avait sans doute piqué à Blair. La tête du jeune homme était barrée de la mention «Ennemi n°1».
Chuck : T'occupes, Humphrey, il a fait pareil avec les photos de Blair et moi.
Serena poussa un long soupir. Elle se doutait qu'il y avait quelque chose de bizarre avec ce Julian. Elle voulait tant protéger sa meilleure amie de ce malade... elle se tourna vers elle.
Serena : Et sur la clé USB, il y a quoi ?
Blair : Des vidéos.
Serena : Je ne veux même pas voir ça.
Dan : On va faire quoi, maintenant ?
Chuck : Déjà, Blair doit faire en sorte d'éviter ce gars le plus possible. Ensuite, il va falloir trouver un plan pour le faire partir, rapidement... et ensembles.
En disant ces mots, il se tourna vers Dan et le regarda avec insistance.
Dan : Quoi, pourquoi tu me regardes comme ça, Bass ?
Chuck : Pour que tu te fasses à l'idée que, que ça te plaises ou non, tu va devoir travailler avec moi, et crois-moi, ça ne m'enchante pas non plus.
Dan serra les dents. Cette idée ne lui plaisait pas non plus, au contraire, et il ne le faisait quepour Blair.
Dan : Puisqu'il le faut...
Chuck : Pense à ta copine. C'est pour elle que tu fais ça. C'est pour elle que je fais ça. C'est pour elle qu'on fait tous ça.
Blair : Ah ouais, et on fait quoi, justement ?
Chuck : Toi, tu évites Julian au maximum. Nous, on échaffaude un plan.
Blair : Je peux pas vous aider ?
Chuck : Si. Reste à l'écart de Julian et si tu te retrouves en face de lui, manipules-le, mais il ne faut pas qu'il s'approche de toi.
Blair : Et je fais quoi, si il m'agresse ?
Chuck : Tu m'appelles. Ou Nate, ou Dan. Mais l'un de nous, de préférance un garçon. Sans vouloir offenser Serena et Charlie. Tu appelles aussi la police. Et ensuite, tu te défends, tu fais le maximum pour rester en vie, même si tu dois le tuer pour ça.
Blair : Exagères pas, je veux pas finir en taule.
Chuck : Tu finiras pas en taule si c'est de la légitime défense.
Blair : Ouais, c'est vrai.
Serena : Bon, on va te laisser. Mais je suis là pour toi, dès que tu en as besoin. On est tous là, B.
Sur-ce, elle se pencha vers son amie et la serra dans ses bras. Bientôt, tout le monde vint les rejoindre. Ils se séparèrent tous et se dirigèrent vers l'ascenceur. Dan l'embrassa et se dirigea à son tour vers l'ascenceur avec Chuck, après que Nate, Serena et Charlie soient partis.
Blair : Chuck, attends.
Chuck et Dan se retournèrent en même temps.
Chuck : Qu'est-ce qu'il y a ?
Blair : Tu as oublié le dossier et la clé USB.
Chuck vint les chercher. Il se tourna vers Blair, plongeant ses yeux dans les siens.
Blair : Merci, Chuck. Pour tout ce que tu fais pour moi.
Chuck : C'est normal. Viens par là.
Il la prit dans ses bras et la serra fort. Il sentit le regard de Dan lui brûler le dos. Lorsqu'ils se séparèrent, il vit que Dan l'attendait toujours devant l'ascenceur, le regard froid. Il se tourna vers Blair, et son regard s'adoucit.
Dan : Au revoir, mon coeur.
Blair : Je t'aime.
Dan : Moi aussi.
Dan et Chuck entrèrent dans l'ascenceur. Les portes étaient à peine fermées que Dan se tourna vers Chuck et lui dit d'une voix aussi glaciale que son regard :
Dan : Je crois que tu en fais un peu trop, avec Blair.
Chuck rit jaune. Alors, comme ça, Humphrey, qui venait d'apprendre que le propre frère de sa petite amie était un fêlé, n'avait rien d'autre en tête que sa jalousie ? Incroyable.
Chuck : Tu viens d'apprendre que le frère de Blair était taré et dangereux pour elle, mais la seule chose que tu ressens, c'est la jalousie de me voir essayer de l'aider ?
Dan le regarda, l'air meurtrier et le plaqua contre la paroi de l'ascenceur.
Dan : Fais attention, Bass, car Blair et moi, c'est pas un jeu. Je sais pas trop ce que t'as en tête, est-ce que t'as l'intention de me piquer Blair, ou...
Chuck se dégagea et le foudroya du regard.
Chuck ; Je n'ai pas l'intention de te piquer ta copine, Humphrey !
Dan : A quoi tu joues, alors ? Si tu l'aimes, dis lui, mais...
Chuck : Je lui ai déjà dit. Mais elle veut pas de moi. Elle n'aime que toi.
Dan : Alors, pourquoi tu continues de jouer avec elle ?
Chuck : Je ne joues pas avec elle.
Dan : Tu la prends dans tes bras, tu es toujours présent pour elle, tu...
Chuck : J'agis comme un ami. Bien sûr, j'aimerais être plus pour elle, mais c'est comme ça qu'elle me considère, et je ne veux pas gâcher cette amitié que j'ai avec elle. Et que ça te plaise ou non, elle a besoin de moi.
Dan : En tout cas, elle a pas besoin que tu la fasses souffrir à nouveau.
Chuck : Je ne veux pas lui faire du mal. Elle est heureuse, c'est tout ce qui compte pour moi. Maintenant, arrête un peu de m'agresser.
Dan : Désolé. Mais je suis amoureux d'elle.
Chuck : Je le suis aussi. Mais la différence, c'est que moi je ne peux pas être avec elle. Toi si. Mais elle a déjà bien assez souffert. Alors, je te déconseille de lui briser le coeur, car si tu lui fais du mal, je t'en ferais à toi.
Sur-ce, les portes de l'ascenceur s'ouvrirent et Chuck sortit.
Tiens, tiens... on dirait que Chuck Bass avait raison à propos de Big Brother et que cette fois-ci, tout le monde le sache. Mais si B doit s'inquiéter de sa sécurité, Lonely Bot devrait s'inquiéter d'autre chose... son couple avec Queen B. Comment ça, C a juré qu'il n'essaierai pas de la lui piquer ? Pitié... vous connaissez C, il est incapable de se tenir devant B. Je pense que ça va être amusant, pas vous ?
Blair attendait sur le sofa, stressée. Quelques minutes plus tôt, elle avait envoyé un sms à ses parents : «Je vous pardonne. Il y a un truc important que vous devez savoir». Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, et Eleanor, Harold et Cyrus entrèrent. Eleanor prit place aux côtés de Blair et lui entoura les épaules de ses bras.
Eleanor : Oh, ma chérie, je suis si heureuse de te retrouver.
Blair se blottit contre elle et lui rendit son étreinte.
Blair : Moi aussi.
Cyrus : Alors, qu'est-ce qu'il se passe ?
Harold : Blair... ce truc important, c'est... est-ce que tu es enceinte ?
Blair : Quoi ???
Eleanor : Eh bien, oui, tu as un nouveau petit ami, il me semble, il est possible que tu sois tombée enceinte, ma chérie, ce n'est pas grave.
Blair : Je ne suis pas enceinte de Dan, maman !
Harold : Et ton ex-petit ami, comment il s'appelle, déjà... Chuck.
Blair : Quoi, Chuck ?
Cyrus : Si tu n'es pas enceinte de Dan, tu es peut-être enceinte de Chuck, Blair. Mais ce n'est pas grave non plus.
Blair : Ça suffit ! Je ne suis enceinte ni de Chuck, ni de Dan, ni de personne d'autre ! D'ailleurs, pour votre gouverne, je n'ai pas recouché avec Chuck depuis notre rupture, c'est à dire depuis cent-mille ans.
Eleanor : Blair, ta rupture avec Chuck remonte de l'été dernier, et je sais que tu as recouché avec lui cette année, ne crois pas que je ne vous ai pas entendus.
Blair : Maman !
Eleanor : Quoi ?
Blair : C'est dégoûtant, ce que tu viens de dire ! Je ne te permets pas de parler de ma vie sexuelle devant papa et Cyrus ! En plus, Chuck et moi, on était pas... vraiment ensembles à ce moment là.
Harold : Hum hum... une sorte d'amitié améliorée ? Je connais ça.
Blair : Papa ! Vous avez fini tous les deux ? Ce que j'ai à vous dire est grave.
Eleanor : On t'écoute.
Blair : Julian est... comment dire... il est déséquilibré. Ça tourne pas très rond dans sa tête.
Harold : Peux-tu être plus précise, s'il te plaît ?
Blair : Julian a une sorte d'obsession... pour moi.
Eleanor : Oh mon Dieu, Blair...
Harold : Comment le sais-tu ?
Blair : Chuck me l'a dit. Au début, j'ai refusé de le croire, mais il a mis un détective sur l'affaire, et il y a des preuves.
Eleanor : Il faut aller voir la police immédiatement.
Blair : Non !!!
Elle avait crié ça si fort que Cyrus, son père et sa mère se tournèrent vers elle, perplexes. Gênée, elle baissa les yeux sur ses chaussures.
Blair : Enfin, je veux dire... on va trouver un plan.
Eleanor : Qui ça, «on» ?
Blair : Dan, Chuck, Serena, Nate, Charlie et moi.
Eleanor : Je vois. Blair, tu n'es plus au lycée, ce genre de manigances, c'est fini. Là, il s'agit de ta vie.
Blair : Je sais ! Mais il faut la jouer fine, si on ne veux pas énerver Julian. S'il te plaît. Fais-moi confiance.
Eleanor : Très bien. Je te fais confiance. Mais si jamais je vois que tu cours un danger, on fera appel à la police.
Blair : D'accord, promis.
Mère et fille se prirent dans les bras, au moment pile où la sonnerie d'ascenceur retentit... et que Julian en sortit. Blair sursauta, effrayée, mais fit de gros efforts pour paraître normale. Elle fit un grand sourire à son frère.
Blair : Salut, Julian ! Ça va ?
Blair faillit défaillir devant le regard dur de Julian. Mais elle continua à sourire. Il ne fallait absolument pas éveiller ses soupçons.
Julian : Tu reparles à ta mère ?
Blair : Hum... oui, et je pense que tu devrais lui laisser une chance, toi aussi. Après tout, c'est ta mère à toi aussi.
Julian : Nan, j'ai rien à faire avec cette sale garce. D'ailleurs, je pensais que toi non plus.
Blair : Julian...
Julian : En même temps, c'est une habitude chez toi de pardonner à tout le monde : d'abord Chuck, ensuite ta mère...
Blair serra les poings. La situation devenait incontrôlable. Il fallait qu'elle parle à Chuck pour lui dire de se dépêcher avec le plan. Elle se leva d'un bond et fit mine de partir.
Julian : Tu va où ?
Blair : J'avais oublié, mais... j'ai quelque chose d'urgent à faire.
Julian : De quoi ? Je peux t'accompagner ?
Blair : Non. Non, c'est très gentil, mais ça ira. On se voit plus tard, hein ?
Julian : OK. Je vais y aller, alors.
Blair voulut entrer seule dans l'ascenseur, mais Julian entra en même temps qu'elle, et elle dut se taire pour ne pas paraître suspecte. Après un silence qui parut interminable, Julian lui dit, glacial :
Julian : Tu es bizarre, Blair.
Blair dut faire des efforts surhumains pour garder son calme, mais elle n'avait qu'une envie : arrêter l'ascenseur et appeler la sécurité pour leur dire que son frère était un malade obsédé par sa propre sœur. Au lieu de ça, elle se tourna vers lui et lui répondit, le plus innocemment qu'elle put :
Blair : Comment ça ?
Julian se tourna vers elle, le regard dur.
Julian : J'ai l'impression que tu m'évites.
Blair déglutit difficilement.
Blair : Non, pas du tout.
Julian : Si. Qu'est-ce qu'il se passe ?
Blair : Rien du tout.
Julian : Arrête de mentir !
Il avait hurlé si fort que Blair sursauta. Tout à coup, il parut penaud, une fois l'éclat de colère passé.
Julian : Pardon, j'aurais pas dû dire ça mais... je suis désolé. Je suis vraiment heureux de te connaître, Blair. Tu es ma petite sœur. Je me sens vraiment bien avec toi. Je ne supporte pas de penser que tu m'évites.
Blair : Je ne le fais pas.
Julian : Tu comprends, je veux vraiment compter pour toi. T'es ma sœur, je veux compter pour toi. Et je veux que tu m'aimes, moi je t'aime. Et, j'espère que tu m'aimes, hein, Blair ?
Blair : Ouais.
La sonnerie de l'ascenseur sonna enfin, et les portes s'ouvrirent. Blair voulut sortir mais au dernier moment, Julian la retint par le bras.
Julian : Plus que Chuck ?
Blair : Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Chuck est un ami, c'est tout.
Julian : Dans ce cas, plus que Dan ?
Mon Dieu, je vous en prie, sortez-moi de là, par pitié. La situation dégénérait de plus en plus, et Blair était prête à agir impulsivement si ça dégénérait trop.
Blair : Ce n'est pas le même genre d'amour, Julian.
Julian : Pourquoi ?
Il pressa de plus en plus son bras. N'y tenant plus, elle se dégagea et sortit de l'ascenseur.
Blair : Au revoir, Julian.
Sur-ce, elle sortit dehors le plus vite possible, mais pas trop vite pour ne pas éveiller les soupçons. Une fois dehors, elle héla un taxi. Avant de monter, elle regarda par-dessus son épaule : comme elle s'y attendait, Julian était encore devant l'ascenseur et la fixait d'un air effrayant.
Quelque chose me dit que Big Brother est de plus en plus bizarre, vous ne trouvez pas ? Conseillons donc méfiance et prudence à notre Queen B, ainsi que astuce, car quelque chose me dit que ça ne va pas être facile de se débarrasser du psychopathe !
Chuck était assis à sa table, buvant tranquillement un verre de scotch lorsque la sonnerie de l'ascenseur retentit, et une Blair paniquée entra comme une furie.
Blair : Chuck, la situation devient vraiment urgente, il faut agir et vite.
Elle tremblait comme une feuille, il ne l'avait jamais vue dans un tel état. Il se leva, avança vers elle et attrapa fermement ses épaules pour la calmer.
Chuck : Eh, Blair. Calme-toi, respire, et explique-moi.
Blair : J'ai une meilleure idée.
Elle s'avança vers le verre de scotch pas encore fini de Chuck et le vida d'une traite, sous le regard surpris du jeune homme.
Blair : Là. Ça va mieux.
Chuck : Euh... super. Qu'est-ce qu'il y a ?
Blair : C'est Julian. Je pense qu'il va falloir qu'on se bouge sérieusement, avant qu'il ne pète un plomb.
Chuck : Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Blair : Rien du tout, mais il commence à soupçonner quelque chose. Il faut faire quelque chose, Chuck. Il va craquer.
Quand il la regardait dans les yeux, il voyait toute la peur qui se reflétait. Il la serra dans ses bras.
Chuck : Ok, calme-toi, assieds-toi, j'appelle les autres.
Une demi-heure plus tard, ils étaient tous assis en cercle dans le salon de Chuck : Blair, Chuck, Nate, Serena, Dan et Charlie.
Dan : Donc, si j'ai bien compris, Blair, au moment où tu t'es réconciliée avec ta mère, Julian a débarqué et t'a fait une scène.
Blair : C'est ça.
Serena : Ensuite, quand tu es partie, il t'a rejointe dans l'ascenseur et t'a fait une crise.
Blair : Une crise très inquiétante. Il m'a dit pleins de trucs bizarres, c'était horrible.
Elle inspira profondément. Dan, juste à côté d'elle, lui pressa la main. Elle sourit à son petit ami et lui pressa la main en retour.
Chuck : Il faut trouver un plan. Julian devra avoir vidé les lieux ce soir.
Nate : Je propose qu'on le piège tous.
Serena : C'est ce que je pensais aussi. Il faudrait qu'on aille chez lui, avec les flics.
Chuck : Mauvaise idée, en plus, vu sa petite scène, il y plus de chance qu'il soit chez Blair. Mais au cas où, Serena, Charlie et Humphrey...
Dan : Mon prénom, c'est Dan.
Chuck : ...Vous ferez le guet devant chez Julian.
Serena : Ça va pas, non ? On va se faire attaquer !
Chuck : Non, parce-que c'est Blair qui l'intéresse.
Blair : Merci, mais ça ne me rassure pas du tout.
Chuck : Désolé. Ce que je suggère, c'est que vous l'attendiez, si il est là, vous nous prévenez, si il n'est pas là, c'est qu'il est chez Blair, donc c'est elle qui nous préviendra. Il ne fera sans doute rien si il est seul contre nous tous. Et comme on aura appelé les flics, il se fera coffrer en deux-temps-trois-mouvements. Ensuite, je pense qu'il sera sans doute interné.
Blair : Tu penses vraiment qu'il y ait un risque qu'il soit chez moi ?
Chuck : Oui, et dans ce cas là, paraîs le plus normale possible et appelle-nous.
Blair : Et si il devient agressif ?
Chuck : Tu appliques ce que je t'ai dit. Tout le monde est d'accord ?
Blair : Je suis d'accord avec n'importe quel plan qui consiste à le virer de ma vie.
Dan : Ouais, moi aussi.
Serena : Moi aussi.
Charlie : Je marche.
Nate : Je marche aussi.
Chuck : Bien.
Tout le monde se leva et partit, à l'exception de Blair qui resta assise sur le canapé. Chuck s'approcha d'elle, tandis que Dan qui s'apprêtait à prendre l'ascenseur se retourna et s'approcha à son tour.
Dan : Blair, tu viens ?
Blair se tourna vers lui et fit non de la tête.
Chuck : Qu'est-ce qu'il ne va pas ?
Blair : J'ai peur.
Chuck et Dan se regardèrent puis s'assirent tous les deux aux côtés de Blair, la main de Dan sur le genou de sa petite amie, celle de Chuck dans son dos.
Dan : De quoi t'as peur ? De Julian ?
Blair : Oui. Et si il était chez moi, près à m'agresser ?
Dan : T'as pas à avoir peur, si c'est le cas, tu nous appelles et tu sais qu'on viendra immédiatement.
Blair : Tu habites à Brooklyn, tu pourras pas venir immédiatement.
Dan : Moi peut-être pas, mais Chuck oui. Il habite assez près de chez toi, tu l'appelles...
Chuck : … Et tu sais que je viendrai immédiatement. Ensuite, Nate et Dan viendront aussi. Ne t'inquiètes pas, on le laissera pas te faire du mal, jamais. Tu le sais.
Blair : Oui. Vous avez raison, je vais rentrer.
Dan : Tu veux que je t'accompagne ?
Blair : Non merci, je pense que je vais y arriver.
Chuck : Tu es sûre ?
Blair : Oui. Merci, à tous les deux.
Chuck : C'est normal.
Blair se leva et prit Chuck dans ses bras.
Blair : T'es l'un de mes meilleurs amis, et t'es un mec génial. Merci de faire tout ça pour moi.
Chuck : C'est normal, je le ferais mille fois s'il le fallait.
Blair le relâcha et lui sourit, de ce sourire qui avait le don de faire fondre le jeune homme. Il dut faire appel à toute sa volonté pour garder le contrôle de ses émotions. Puis, Blair s'approcha de Dan et l'embrassa.
Blair : Je t'aime.
Dan : Je t'aime aussi.
Elle fit un petit signe de la main à Chuck et entraîna Dan dans l'ascenseur. Avant qu'ils ne partent, Chuck la rappela :
Chuck : Blair, attends.
Blair se retourna et revint vers lui.
Blair : Oui ?
Chuck : Au cas où, je veux que tu ai ça sur toi.
Il lui tendit une bombe lacrymogène. Blair la prit et lui sourit.
Blair : Merci, Chuck.
Chuck : Fais-en bon usage.
Blair : Compte sur moi.
Elle le prit à nouveau dans ses bras et repartit en compagnie de Dan. Resté seul, Chuck se rassit et se resservit un verre de scotch. L'un de ses meilleurs amis... il avait tout gâché avec Blair, et voilà ce qu'il était désormais pour elle. Le cœur de Blair était à présent à Dan, et il savait que pour ne pas le lui briser à nouveau, il devait le laisser à sa place. Bien sûr qu'il aimerait vraiment être plus qu'un simple ami pour Blair, mais après tout le mal qu'il lui avait fait, il ne pouvait pas, ne devait pas lui refaire ça. Il aimait Blair, il l'aimait vraiment, seulement il ne pouvait pas être avec elle. Pas après tout ce qu'il lui avait fait subir.
La taxi de Blair et de Dan s'était garé devant le Palace Hotel, et Dan demanda pour la énième fois à Blair :
Dan : Tu es sûre que tu ne veux pas que je t'accompagne chez toi ?
Blair : Non, tu es adorable, mais ça va aller, alors file chez toi !
Dan : D'accord. Blair, tu sais que je t'aime plus que tout.
Blair : Moi aussi, je t'aime plus que tout.
Ils s'embrassèrent et Blair descendit du taxi d'un pas presque guilleret.
Blair entra dans son appartement et... recula d'horreur. Le sol était jonché de bougies et de centaines et centaines de photos d'elle, ressemblant à celles que le détective de Chuck avait trouvé chez Julian. Julian... il n'y avait que lui pour faire ça. Effrayée, elle fit demi-tour vers l'ascenseur et tenta de l'ouvrir, mais un néon rouge au-dessus scandait clairement «BLOQUE». Elle était bloquée chez elle, avec Julian sans doute quelque part dans l'appartement. Ce n'est qu'un cauchemar. Un cauchemar... un cauchemar qui se révéla réalité quand une voix à glacer le sang se manifesta derrière elle : Julian.
Julian : Salut, Blair.
Elle se retourna d'un bond et fit face à son frère. Celui-ci arborait une expression plus effrayante que jamais, presque démente. Malgré cela, elle tenta tant bien que mal de jouer la comédie et lui sourit.
Blair : Salut, Julian.
Julian : T'aimes la déco ?
Blair : Oh... c'est toi qui a fait ça ?
Julian : Oh, mais ne joues pas les innocentes, tu le savais.
Blair : Ah euh... l'ascenseur est bloqué.
Julian : Ouais, ils le sont tous. Je les ai tous bloqués.
Blair : Oh... mais tu sais, tu devrais pas faire ça, en plus il faut que j'y aille, je...
Julian : Oh non. Tu n'iras nulle part sans moi. Ce soir, tu va rester avec moi et comme tous les ascenseurs sont bloqués, personne ne viendra nous déranger. Ce soir, tu es à moi, et à moi seul.
Blair se mordit la lèvre. Cette fois, elle ne pouvait plus faire semblant. Elle se précipita vers l'escalier mais Julian la retint et la serra contre lui, se colla contre elle. Blair poussa un cri d'effroi tandis que Julian lui reniflait les cheveux et lui chuchotait dans l'oreille.
Julian : Oh, Blair, je t'aime, je t'aime tellement... tu le sais, hein ? Tu es à moi, Blair, rien qu'à moi...
Blair : Non, Julian, s'il te plaît, je t'en supplie... Arrête...
Elle était au bord des larmes tandis qu'il lui caressait la cuisse. Puis, elle se souvint de la bombe lacrymogène que Chuck lui avait donnée. Elle fouilla dans son sac à sa recherche, puis la trouva enfin. Elle la saisit et en projeta une bonne dose vers les yeux de Julian qui la relâcha en poussant un cri de douleur. Elle en profita pour se ruer dans sa chambre et ferma la porte à clé. Puis elle s'empara de son portable et composa le numéro de Chuck. Le jeune homme décrocha à la deuxième sonnerie.
Chuck : Blair ?
Blair : Chuck ! Chuck, il est chez moi, il est chez moi !
Chuck : Quoi ?
Blair : Julian est chez moi ! Il a bloqué tous les ascenseurs, je ne peux plus sortir, je me suis enfermée dans ma chambre, il est de l'autre côté, il essaye d'enfoncer la porte, il a complètement perdu les pédales !
De l'autre côté de la porte, elle entendit Julian hurler :
Julian : T'appelles encore ton petit Chuck ! T'es qu'une salope ! T'es à moi, pas à lui ! Mais il pourra rien pour toi, rien du tout, les ascenseurs sont bloqués, comment veux-tu qu'il vienne ?
Blair : Laisse-moi tranquille, Julian !
Chuck : Blair ! Blair, écoutes-moi, ne bouge pas, j'arrive !
Blair : Mais comment tu va rentrer ? Les ascenseurs sont bloqués, Chuck !
Chuck : Je vais trouver un moyen. D'accord, Blair ? Compte sur moi, fais-moi confiance, je vais trouver un moyen.
Blair : D'accord. Fais vite, s'il te plaît !
Chuck : Compte sur moi, j'arrive tout de suite.
Elle raccrocha au moment pile où Julian enfonçait sa porte et faisait irruption dans la chambre. Blair, les yeux écarquillés d'effroi, recula vers le fond de la pièce. Elle fondit en larmes.
Julian : Ne pleure plus, mon amour... je suis là.
Blair : Non... non, sors.
Julian : Je peux pas sortir, ma belle. Si je suis là, c'est pour toi, Nikki.
Blair : Nikki ? Je ne suis pas Nikki, Julian, je suis Blair... Nikki est morte. Et moi je suis ta petite sœur, tu ne peux pas me faire ça.
Julian : Je suis là, Nikki, je suis là... je t'aime, Nikki, je t'aime.
Il avançait de plus en plus vers elle, évitant les objets que Blair lui lançait : lampe de bureau, livres... il arriva vers elle et la saisit par le bras. Blair tendit la main vers sa bombe lacrymogène mais Julian s'en saisit avant elle et la balança à l'autre bout de la pièce.
Julian : Tu n'auras pas besoin de ça, Nikki.
Elle le griffa au visage, il résista et lui saisit cette fois-ci les deux bras.
Pendant ce temps, Chuck était accoudé à la réception du Palace Hotel et tentait en vain de faire comprendre à ce crétin de réceptionniste qu'il fallait débloquer les ascenseurs de toute urgence. Devant les ascenseurs, une foule de gens interloqués parlaient fort entre eux, de sorte que Chuck était obligé de crier pour parler.
Chuck : Je vous le répète pour la dernière fois : débloquez ces ascenseurs immédiatement, c'est un cas d'extrême urgence.
Réceptionniste : Je suis désolé, mais je ne peux pas. Il me faut l'accord du directeur.
Chuck : Votre directeur ira se faire foutre, il y a dans un des appartements une jeune femme coincée avec un psychopathe chez elle, si on ne libère pas les ascenseurs immédiatement, elle risque de mourir.
Réceptionniste : Je suis sincèrement désolé, mais il me faut absolument l'accord du directeur, et il est injoignable. Je suis sûr que cette jeune femme a encore le temps, on va vite trouver le moyen de débloquer ces ascenseurs.
Chuck le regarda, et une vive envie de meurtre s'empara de lui. Comme si il avait perdu le contrôle de lui même, il saisit le réceptionniste par le col.
Chuck : Écoutes-moi bien, espèce de crétin...
Réceptionniste : Holà, du calme !
Chuck : La fille que j'aime est coincée avec son taré de frère chez elle, elle n'a aucune issue, et je peux te garantir que si on ne se dépêche pas de débloquer ces ascenseurs, elle va se faire violer et tuer ! Alors tu va te magner à m'ouvrir ces ascenseurs, sinon c'est à toi qu'il arrivera du mal, vu ?
Réceptionniste : Oui, oui, du calme !
Il se tourna vers son ordinateur et quelques instants plus tard, les ascenseurs se débloquèrent tous en même temps. Chuck se précipita dans l'un d'eux.
Cela faisait 10 minutes que Blair luttait contre Julian, et le forces commençaient à lui manquer. Elle eut un moment de faiblesse dont Julian profita pour la pousser sur le lit et se plaquer sur elle, un sourire mauvais et pervers aux lèvres. C'est à ce moment que Chuck fit irruption dans la chambre.
Chuck : Blair !
Il se rua sur Julian et Blair vit Chuck le plaquer avec violence contre le mur.
Chuck : La touche pas, espèce de malade, sale con !
Julian : La ferme, Bass ! Blair est à moi !
Chuck : Certainement pas et si tu la retouche encore, je te tue !
Julian plaqua Chuck par terre et se mit à le ruer de coups de pieds.
Blair : Chuck !
Elle se précipita sur Julian, lui sauta sur le dos et lui enfonça ses ongles dans le visage. Julian s'arc-bouta et la fit tomber sur le lit et se jeta sur elle, lui écartant les jambes et remontant sa robe courte.
Chuck : Ne la touche pas !
Il se jeta à nouveau sur Julian, et à ce moment là, Nate et Dan firent irruption dans la chambre. Nate se précipita vers Blair pour s'assurer qu'elle allait bien, et Blair se jeta dans les bras de son ami. Pendant ce temps, Dan aidait Chuck à frapper Julian.
Dan : Chuck, va voir si Blair va bien, et laisse-moi m'occuper de son cas.
Chuck relâcha Julian et alla voir Blair qui pleurait dans les bras de Nate et Dan se mit à ruer la figure de Julian de coups de poings.
Dan : Toi, je t'interdis d'approcher à nouveau de ma petite amie !
Julian : Toi et Bass, vous n'êtes que des connards qui me volent ma Nikki !
Dan : Mais tu délires complètement ! Celle à qui tu es en train de faire du mal, c'est Blair, ta petite sœur, espèce de pauvre timbré !
Julian : Elle est à moi !
Dan : Non ! C'est ma petite amie et si tu l'approche encore, je te jure que tu finis au cimetière.
Julian réussit à se dégager de Dan et le projeta contre terre. Nate et Chuck se levèrent et se remirent à se battre avec Julian. Dan se releva et les aida.
Julian : Lâchez-moi, bande de salauds ! Vous ne comprenez pas ? Blair est à moi !
Nate : Toi, je te jure que si tu approche encore ma meilleure amie, je te démolis la tête !
Chuck poussa Julian dans le couloir et continua la bagarre, aidé de Dan et Nate. Chuck vit les escaliers se rapprocher de ses pieds, il savait que Julian pouvait l'y pousser si il en avait envie quand une idée lui vint à la tête. Il se retourna et poussa Julian dans les escaliers, de toute ses forces. Julian roula plusieurs fois avant de tomber en bas, inanimé.
Dan : Il est mort ?
Chuck : Non, il respire, il est juste assommé.
Nate : J'appelle les flics.
Dan : Je le surveille. Chuck, va voir comment va Blair, on se relaiera pour le surveiller.
Chuck : D'accord.
Chuck se dirigea vers la chambre de Blair et la trouva assise près de son lit, tremblante comme une feuille, en larmes. Il s'approcha doucement d'elle, et elle se jeta dans ses bras. Il la consola, lui caressant le dos.
Chuck : Blair... chut... ça va aller, c'est fini, Blair.
Blair : Où est Julian ?
Sa voix tremblait, il ne l'avait jamais entendu parler de cette façon. Où était passé Blair Waldorf, l'inébranlable, cette Blair si impressionnante mais pas impressionnable ? Julian lui avait ôté toute sa force et son courage.
Chuck : T'as plus à t'en faire, on l'a poussé dans les escaliers, ça l'a assommé. Nate et Dan le surveillent. Les flics vont arriver. Et moi, je suis là. C'est fini, Blair. Il peut plus te faire du mal, c'est terminé. Il va être interné.
Blair se remit à pleurer sur l'épaule du jeune homme qui tentait de la réconforter.
Pendant le quart d'heure qui suivit, Nate, Chuck et Dan surveillèrent Julian et réconfortèrent Blair à tour de rôle. Puis, la police arriva, accompagnée d'une ambulance de l'hôpital psychiatrique, qui emportèrent Julian tandis que la police interrogeait les 4 jeunes gens.
Chuck : J'ai chez moi un dossier qui prouve que Julian a des antécédents de ce genre, je peux vous le ramener demain ?
Agent : Avec plaisir.
Blair : Et il va se faire interner ? Il pourra plus jamais m'attaquer ?
Chuck et Dan lui pressèrent la main en même temps pour la rassurer.
Agent : Ne vous en faites pas, mademoiselle, il ne vous approchera plus.
Puis, tout le monde partit, laissant Blair, Nate, Chuck et Dan seuls. Serena et Charlie débarquèrent, à bout de souffle. Serena prit sa meilleure amie dans ses bras.
Serena : C'est fini, B, c'est terminé, ça va aller. Je suis là.
Charlie : J'arrive pas à croire que Julian en soit arrivé jusque là.
Blair : Moi non plus.
Serena garda sa meilleure amie dans ses bras, puis tout le monde les rejoint.
Serena : Tu veux que je reste, cette nuit ?
Blair : Non, merci, t'es adorable, S, mais ça va aller.
Serena : Je suis ta meilleure amie, B, si tu as besoin que je reste ici avec toi, je le ferais.
Blair : Ouais, tout compte fait, je préfère que tu sois avec moi, j'ai peur toute seule.
Dan : Tu veux que je reste aussi ?
Nate : On a qu'à tous rester.
Chuck : Je suis d'accord.
Charlie : Ouais moi aussi.
Blair : Vous êtes adorables, mais...
Chuck : Il n'y a pas de «mais» qui tienne. On est là pour toi, tous. Tu ne va pas traverser ça seule.
Il lui prit la main et la pressa contre la sienne.
Dan : Moi, je suis ton petit ami, je t'aime, tes problèmes sont les miens.
Blair leur sourit faiblement. Elle était plus traumatisée que jamais, mais elle était entourée des gens qu'elle aimait le plus au monde : Serena, Dan, Chuck, Nate et Charlie. Ses parents, Cyrus et Dorota entrèrent également dans la chambre, et sa mère la prit dans ses bras.
Eleanor : Oh, ma chérie ! C'est tellement horrible...
Dorota : Mademoiselle Blair, si vous avez besoin de quoi que ce soit...
Blair : Je voudrais que tu prépare 4 matelas, s'il te plaît. Les gens que j'aime sont là pour moi ce soir.
Chuck : Et on le sera toujours.
Et voilà : Big Brother a montré son vrai visage ! Heureusement pour B qu'elle a ses amis pour la retenir par les cheveux.
Environ une semaine après l'agression, un matin, Dan passa voir sa petite amie. Il ouvrit la porte de sa chambre et la vit endormie dans son lit... avec Chuck endormi à ses côtés. Il dut faire un effort surhumain pour garder son calme. D'accord, ils étaient habillés, mais ça ne prouvait quand même pas qu'il ne s'était rien passé ! Furieux, il sortit de la chambre de Blair et entendit bien vite des pas derrière lui. Il se retourna, faisant face à Chuck. Ne se contrôlant plus, il le plaqua contre le mur.
Chuck : Eh ! Qu'est-ce que tu fous, Humphrey ?
Dan : Ça ne t'a pas suffit de te la taper, tu viens me narguer en plus ?
Chuck : Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes, t'es malade ou quoi ? Tu as tes règles ?
Dan : Me cherche pas trop...
Chuck le repoussa en le foudroyant du regard.
Chuck : Je n'ai pas couché avec Blair, crétin ! Si j'ai dormi ici, c'est parce-que ta copine, qui, si ta mémoire est bonne tu devrais t'en rappeler, à subi une agression et que depuis elle est traumatisée ! Elle avait peur de dormir seule, donc elle m'a appelé !
Dan : Pourquoi toi ?
Chuck : Parce-que je lui ai dit qu'elle pourra toujours compter sur moi ! Si t'as plus confiance en elle, à quoi ça sert que tu reste avec elle ?
Dan : J'ai... j'ai confiance en Blair.
Chuck : D'après ce que je viens de voir, pas tant que ça vu que tu as même pensé qu'elle avait couché avec moi !
Dan : Non, ce n'est pas ça, c'est juste que... je suis jaloux, c'est tout. Surtout que tu l'aimes encore.
Chuck : T'as rien compris à ce que je t'ai dit la dernière fois ou quoi ? Oui, j'aime encore Blair, mais non, je ne vais pas essayer de te la piquer, alors arrête ta crise !
Dan : Je suis désolé. C'est juste que j'ai beaucoup de mal à avoir confiance en toi.
Chuck : T'es pas obligé d'avoir confiance en moi, mais tu pourrais au moins avoir confiance en Blair, c'est quand même ta petite amie !
Dan : Je sais, et j'ai confiance en elle, seulement je sais pas ce qui m'a pris, mais quand je t'ai vu dans son lit, j'ai cru que...
Il fut interrompu par une voix féminine derrière lui.
Blair : Tu as cru quoi ?
Il fit volte-face et vit Blair derrière lui, en nuisette. Celle-ci le fixait d'un air interrogateur.
Chuck : Je vais vous laisser. Blair, si tu as besoin de quoi que ce soit, tu m'appelles, d'accord ?
Blair lui répondit d'un hochement de tête distrait. Une fois Chuck partit, elle se tourna vers son petit ami, le regard froid.
Blair : Alors ?
Dan : J'ai cru que vous aviez couché ensembles. Mais Blair...
Blair eut un rire jaune et fixa Dan, le regard dur.
Blair : C'est pas vrai ! Je commence à en avoir marre de tes jalousies, Dan ! Tu sais que tu peux avoir confiance en moi, et c'est ça le pire ! La jalousie est parfois une preuve d'amour, mais dans ce cas-là, c'est plutôt une preuve de manque de confiance !
Dan resta bouche-bée, ne sachant plus quoi dire, tandis que sa petite amie continuait à le fusiller du regard. Il s'approcha et lui caressa la bras.
Dan : Je te demande pardon.
Blair baissa la tête sans répondre.
Dan : Je t'aime.
Blair releva la tête et le fixa droit dans les yeux.
Blair : Ah ouais et bah quand on aime quelqu'un on lui fait confiance ! Je suis désolée, mais j'aimerais que tu partes le temps que je me calme.
Dan : Blair...
Blair : S'il te plaît, sors. Je te téléphone plus tard.
Dan soupira, s'approcha de sa petite amie et lui embrassa le front.
Dan : Je t'aime.
Puis il sortit.
Quelques heures plus tard, Blair reçut la visite de Nate. Celui-ci, voyant que son amie n'allait pas fort, s'assit à côté d'elle sur le lit.
Nate : Salut, toi. Ça va pas ?
Blair : Non, pas trop.
Nate : tu veux m'en parler ?
Blair : Cette nuit, j'ai eu peur de dormir seule, alors j'ai demandé à Chuck de dormir chez moi. Sauf que Dan est arrivé ce matin, et il a cru que Chuck avait couché avec moi. C'est incroyable le peu de confiance qu'il peut avoir en moi.
Nate : C'est un moment dur, mais ça va passer. Il y a toujours des moments durs dans un couple.
Blair : Je sais, et je suis prête à lui pardonner, mais je suis aussi prête à rompre si il continue à ne pas me faire confiance. De plus, comment peut-il penser que je pense à coucher avec Chuck, surtout après l'agression de Julian ?
Nate : Dan est un mec jaloux, Blair. Mais il t'aime vraiment. Cependant, je vais essayer de lui parler, d'accord ?
Blair : Merci, Nate. T'es vraiment un ami.
Nate : On doit pouvoir aider ses amis, non ?
Blair : Ouais.
Elle esquissa un faible sourire et Nate sortit.
Dan était assis au loft et réfléchissait assis dans son fauteuil. Il avait vraiment exagéré, avec Chuck. Il savait bien que même si il essayait de lui piquer Blair, cette dernière ne se laisserait pas faire, alors pourquoi avait-il fait exploser sa jalousie au point de laisser croire à Blair qu'il n'avait pas confiance en elle ? Il aurait voulu revenir en arrière pour réparer cette crise de jalousie infantile... quelqu'un frappa à sa porte et il s'y précipita, espérant voir Blair. Si bien qu'il ne put retenir un soupir de déception dès qu'il vit Nate à sa porte. Son ami haussa les sourcils et entra.
Nate : Super, je suis content de te voir aussi.
Dan : Désolé, je m'attendais à voir...
Nate : Blair ?
Dan : Euh, ouais, comment le sais-tu ?
Nate : Parce-que je lui ai parlé.
Dan : Oh...
Nate : Et tu sais à quel point j'adore jouer les entremetteurs. D'ailleurs, je peux savoir ce qu'il t'est passé par la tête ce matin ?
Dan : J'en sais rien, sans doute une crise de jalousie stupide.
Nate : Les filles adorent les mecs jaloux, tu le sais, Dan. Un mec jaloux est un mec amoureux. Mais elles n'aiment pas les mecs trop jaloux, car un mec trop jaloux est un mec non-confiant.
Dan : Tu... attends, elles sortent d'où ces citations pourries ?
Nate : De mon cerveau, mais la question n'est pas là. Tu sais que trop de jalousie tue l'amour. Et tu peux quand même avoir confiance en Blair.
Dan : J'ai entièrement confiance en Blair. Seulement, je n'ai absolument pas confiance en Chuck.
Nate : Écoute, je te comprends. Quand je me suis remis avec Blair en terminale et que j'ai vu qu'elle commençais à se rapprocher de Chuck, j'ai pas supporté non plus, tout simplement parce-que Chuck et Blair avaient un passé ensemble, et un passé assez important. Seulement, Blair a cru que je ne lui faisais pas confiance, ça l'a blessée et ça a commencé à la faire fuir. Mais c'était en Chuck que je n'avais pas confiance. Malgré le fait qu'il soit mon meilleur ami depuis la maternelle, je savais de quoi il était capable pour Blair, mais plus tard, j'ai appris qu'il l'avait laissée partir avec moi pour la rendre heureuse. Et ce jour-là, j'ai compris que quelque soit l'homme avec Blair est, du moment qu'elle soit heureuse, Chuck la laissera toujours. Parfois, il fait vraiment des trucs pas cool, je l'admets. Seulement, Blair est heureuse avec toi, et par amour pour elle, il la laissera.
Dan : Je sais, il me l'a dit, en plus.
Nate : Chuck n'a qu'une parole, Dan. Et même si il ne la tenait pas et qu'il essayait de récupérer Blair, tu sais qu'elle ne se laissera pas séduire !
Dan : Je sais, je me sens tellement con.
Nate : Tu devrais passer chez elle pour que vous vous réconcilier.
Dan : Et si elle ne veut pas me parler ?
Nate : Qui ne tente rien n'a rien. Bonne chance, vieux.
Il donna une accolade à son ami et partit.
Blair était allongée sur son lit, son portable à côté d'elle et hésitait. Elle voulait appeler son petit ami pour faire la paix. Mais pourquoi ça serait à elle de faire le premier pas ? Après tout, c'était lui le seul responsable de leur dispute. Soudain, Dan entra dans sa chambre et s'assit à côté d'elle. Elle se redressa et le fixa.
Blair : Qu'est-ce que tu fais là ?
Dan : Je suis venu m'excuser. Blair, j'aurais jamais dû réagir comme ça, je te demande pardon. Je t'aime tellement que j'ai peur de te perdre.
Blair : Mais tu ne me perdras pas.
Dan : Je sais. Écoute, est-ce que tu me pardonneras si je te promets de ne plus jamais être jaloux ?
Blair : Faut voir. Parfois, j'aime bien quand tu es jaloux, ça te rends sexy.
Dan sourit. Il se pencha vers elle et l'embrassa passionnément et commença à l'allonger sur le lit, quand Blair se détacha de lui quelques instants.
Blair : Mais ne me pique plus jamais de crise dans ce genre, tu m'as bien comprise ?
Dan : Je t'ai comprise à 100%.
Il replongea sur elle, l'embrassa avec passion, et elle finit par lui rendre son baiser. Elle se leva et ferma la porte, avant de replonger à nouveau sur son petit ami.
Dan était chez lui, et réfléchissait. La veille, il avait passé une nuit super avec Blair, mais à présent, il ne savait plus où il en était. D'accord, il s'était réconcilié avec Blair, seulement, le doute le rongeait. Oui, toujours à propos de Chuck, mais cette fois-ci, ça n'était plus de la simple jalousie. Il se rendait compte d'une chose : quelque soit l'amour que Blair aurait pour lui, jamais ça ne serait aussi fort qu'avec Chuck. Chuck et Blair, c'était tout à fait différent de lui et Blair. Et même si Blair refusait de l'avouer, il savait qu'elle était encore amoureuse de Chuck. Elle pouvait le nier autant qu'elle le voulait, il savait ce qu'il y avait réellement dans son cœur, ou plutôt, qui il y avait réellement dans son cœur. Il voulait juste la rendre heureuse, et pour la rendre heureuse, il devait la laisser à celui qu'elle aimait vraiment. Et pour cela, une solution : rompre. Ça lui briserait le cœur, ça briserait également celui de Blair, mais il le devait, il le fallait. Il prit une grande inspiration, saisit son portable, et envoya un sms à Blair : «Il faut qu'on parle, c'est urgent. Passe chez moi, bisous».
Oh oh... serait-ce la fin du couple improbable que formaient D et B ?
Blair toqua à la porte de son petit ami.
Blair : Salut.
Dan : Salut.
Blair : Tu m'as demandé de passer, alors je suis là.
Dan : Ouais. Entre et assieds-toi, s'il te plaît.
Blair s'exécuta et regarda son petit ami d'un air interrogateur.
Blair : OK. Tout va bien ?
Dan : Ouais, ouais, je voulais juste... parler.
Blair : Parler ? De quoi ?
Dan : Oh... de... nous, de... tout ça...
Blair : Tout ça quoi ?
Dan : Écoute, je comprends que quel que soit le point où tu m'aimes, jamais tu ne m'aimeras autant que Chuck.
Blair : Oh, bonté divine, Dan ! Je croyais que tu avais fini avec tes jalousies !
Dan : Ce n'est plus de la jalousie, Blair.
Blair : Ah ouais, c'est quoi, alors ?
Dan : Je sais que tu es encore amoureuse de Chuck, Blair. Je ne t'en veux pas, tu n'y peux rien !
Blair : Mais comment tu peux dire des choses pareilles ! Et en quelle langue il faut que je te le dise ? Je t'aime !
Dan : Tu penses m'aimer, c'est différent. Mais un jour, tu te rendras compte que celui que tu aimes vraiment est Chuck, et je ne veux pas que le fait d'être avec moi t'empêche de vivre une histoire avec lui.
Blair : Arrête, Dan, s'il te plaît. Tu deviens ridicule. Chuck et moi, on est amis, rien de plus.
Dan : Non, Chuck t'aime.
Blair : Non, pour lui aussi, il n'y a que de l'amitié entre lui et moi !
Dan : Je ne crois pas, Blair.
Blair : Bon, d'accord, et quand bien même ça serait le cas, ça ne changerais rien entre toi et moi !
Dan : Je crois qu'il faut mieux arrêter, Blair.
Blair : Arrêter quoi ? Cette conversation ou notre relation ?
Dan : Les deux, je crois.
Blair faillit tomber de sa chaise, sous le choc. Avait-elle bien entendu ?
Blair : Si je comprends bien, tu me quitte, c'est ça ?
Dan : Il vaut mieux qu'on en reste là, c'est tout.
Blair : Mais pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
Elle était au bord des larmes, et la voir comme ça lui fendit le coeur. Mais il devait continuer. Elle le remercierait plus tard d'avoir fait ça, de l'avoir laissée partir.
Dan : Tu n'as rien fait, Blair. Je t'aime, et je crois bien que je t'aimerais toujours. Mais je dois te laisser avec Chuck, c'est ton âme sœur.
Blair : Arrête, ne fais pas ça.
Dan : Je suis désolé, Blair.
Blair : Ah, t'es désolé, hein ? Tu peux pas l'être autant que moi. Si tu ne m'aimes plus, il suffit que tu le dises.
Dan : Arrête, je t'aime, vraiment. C'est pour ça que je fais ça.
Blair : C'est ça, ouais.
Elle se leva d'un bond et sortit du loft avec fracas. Une fois dans le couloir, elle s'effondra contre le mur en pleurant. Elle ressentait de nouveau cette impression de déchirement intérieur : le coeur brisé. Et elle qui pensait que Dan était différent, que jamais il ne lui ferait de mal... Quelle conne. Dan était un mec comme les autres, pourquoi ne le comprenait-elle que maintenant ?
Pauvre petite Queen... et elle qui s'était fait tant d'illusions sur son nouveau boyfriend... ou disons plutôt ex-boyfriend. Eh oui, B, il faut t'y faire : même les Brooklyn boys sont des mecs comme les autres ! En tout cas, Upper East Siders, le couple mélange-des-classes du genre Jack Dawson et Rose Dewitt Bukater de Titanic est terminé !
Serena était assise sur son lit, à penser à... Dan. Elle avait beau se dire que Dan était le petit copain de sa meilleure amie, elle n'y arrivait pas, elle le voulait. C'est tout.
Chuck entra dans l'appartement de Blair et tomba sur Dorota.
Dorota : Oh, monsieur Chuck, ce n'est pas le bon moment pour rendre visite à mademoiselle Blair, elle est vraiment bouleversée.
Chuck : Comment ça, Blair est bouleversée ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Dorota : Monsieur Dan et elle ont rompu.
Chuck : Quoi ?
Dorota : Je suis désolée, mais repassez plus tard.
Chuck : Dorota, je veux seulement lui parler. S'il vous plaît.
Dorota poussa un long soupir avant de s'écarter.
Dorota : Bon, très bien.
Chuck monta les escaliers et découvrit Blair assise sur son lit, les yeux rouges d'avoir trop pleuré. Elle se tourna vers lui.
Blair : Chuck ?
Chuck : Salut.
Blair : Qu'est-ce que tu fais ici ?
Chuck : J'ai appris pour Dan et toi. Je suis désolé.
Blair : Ouais, moi aussi.
Chuck : Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Blair : Oh, comme d'habitude. Il n'a pas confiance en mes sentiments, il croit que je t'aime encore, ce genre de choses, alors que je lui ai répété des milliers de fois qu'entre toi et moi, il n'y avait que de l'amitié.
Non. A mes yeux, il y a plus que ça, eu envie de répondre Chuck. A la place, il répondit :
Chuck : Oui, c'est vrai. J'y crois pas qu'il trouve encore le moyen de douter de tes sentiments.
Blair : Tu t'en rends compte ? Après tous les sacrifices que j'ai fait pour lui, après tout ce que lui et moi avons vécu, je suis même tombée amoureuse de lui ! Moi ! Après tout ce que je lui ai dit, il trouve encore le moyen de douter de moi ?
Chuck : Blair...
Blair : J'en peux plus, Chuck.
Chuck : Je suis là.
Blair : J'en peux plus...
Elle refondit en larmes et s'effondra sur l'épaule du jeune homme. Heureusement qu'il était là pour elle, lui.
Chuck : Serena est au courant ?
Blair : Non, tu es le premier à l'être, j'avais trop honte d'en parler à qui que ce soit.
Chuck : Si tu as besoin de parler à quelqu'un, je suis là.
Blair : Je sais. T'es toujours là quand j'ai besoin de toi. Mais il faut que je te pose une question, Chuck : que ressens-tu pour moi ? De l'amitié, ou plus ?
Chuck se mordit la lèvre. Dis-lui. Il fixa Blair dans les yeux : rien dans son regard ou dans son attitude ne laissait penser quelle réponse elle espérait. Maintenant qu'elle avait rompu avec Dan, rien ne le retenait de lui avouer ce qu'il ressentait depuis le début pour elle. Il allait lui avouer son amour lorsqu'un éclair de conscience lui traversa l'esprit. Si, il y avait bel et bien une chose qui le retenait : une fois qu'il lui aurait tout avoué, le cœur de Blair serait à nouveau susceptible de souffrir par sa faute, ce qu'il ne voulait pas. Donc, au lien de lui révéler la véritable nature de ses sentiments, il mentit.
Chuck : Bien sûr qu'il n'y a que de l'amitié entre toi et moi. Tu es ma meilleure amie.
Blair sourit. Il crut voir une lueur de... déception, peut-être, dans son regard. Mais cette expression disparut bien vite.
Blair : T'es mon meilleur ami aussi, Chuck. Je vais vraiment avoir besoin de toi.
Chuck : Ça tombe bien, parce-que je compte bien être là pour toi. Viens par là.
Il lui entoura les épaules d'un bras et la serra contre lui. Il sentit son coeur s'emballer à la tenir contre lui, mais dut résister de toutes ses forces à l'envie dévorante de l'embrasser.
Serena reçut la visite surprise de Dan. Elle sursauta, et lui sourit.
Serena : Eh, salut ! Ça va ?
Elle le fixa. Il avait l'air... sonné.
Dan : Bof, non. Blair n'est pas passé te voir ?
Serena : Euh, non... Pourquoi ?
Dan : Parce qu'on vient juste de rompre, donc je pense que comme c'est ta meilleure amie, elle va t'en parler, enfin, bref.
Serena : Vous avez rompu ?
Dan : J'ai rompu.
Serena : Mais pourquoi ?
Dan : Parce-que... elle ne l'avoue pas, mais je pense qu'elle a encore des sentiments pour Chuck.
Serena : Dan... B t'aime toi.
Dan : C'est ce qu'elle pense, mais moi, j'en doute. Un jour, elle saura qu'elle aime encore Chuck.
Serena : Tu es sûr que ce n'est pas un prétexte pour rompre avec elle ?
Dan : Non, ce n'est pas un prétexte. J'aime Blair, et je veux la rendre heureuse.
Serena : Mais tu la rendais heureuse en sortant avec elle, et là, tu lui as sans doute brisé le cœur !
Dan : Écoute, je le sais, d'accord ! Qu'est-ce que tu crois ? C'était dur pour moi aussi !
Serena : Je suis vraiment désolée.
Dan : Arrête, t'y es pour rien.
Serena se mordit la lèvre. Il était si beau... elle voulait tant l'embrasser... Elle dut se retenir. Du moins, jusqu'à ce qu'il la fixa dans les yeux, avec ce regard si profond... et qu'il se rapprocha doucement, tout doucement d'elle. Ne fais pas ça. Ne fais pas ça, non, non, non. Elle avait beau penser ça de toute ses forces, elle ne réussit pas à se contenir bien longtemps. Elle se jeta au cou de Dan et l'embrassa avec passion et fougue. Il ne résista pas et la renversa sur le lit en l'embrassant de plus belle.
Tiens donc ! Mais que font D et S, dans la chambre de S ? Je ne vais pas vous faire un dessin... Mais que se passera-t-il si jamais B les surprend ? J'ai hâte de le savoir, moi !
Blair entra dans l'appartement de sa meilleure amie.
Blair : Serena ? T'es là ?
Pas de réponse. Elle appela plus fort.
Blair : Serena ?
Elle monta vers la chambre de Serena. La porte était entrouverte, elle la poussa et... crut mourir un instant. Dans le lit de Serena, se trouvaient... Serena et Dan, nus sous les draps. Alors voilà doncla vraie raison pour laquelle Dan l'avait quittée... pouvoir enfin fricoter tranquille avec Serena ! Dan se réveilla, et blêmit en la voyant. Elle lui jeta un regard empli de dégoût et elle quitta la pièce à grands pas furieux. Elle entendit une voix derrière elle.
Dan : Blair, attends !
Elle se retourna et fit face à son ex, en caleçon. Elle avança vers lui et le gifla de toutes ses forces.
Blair : Espèce de sale petit minable. Et dire que tu as pété les plombs quand tu as vu que Chuck avait juste dormi dans mon lit, alors que toi, tu as couché avec Serena !
Dan : Blair, c'est pas ce que tu crois !
Blair : Ah non, c'est pas ce que je crois ? Je suis rassurée, parce-qu'on aurait dit que tu baisais avec ma meilleure amie ! Donc, je suppose que vous avez trébuché sur son lit et que vos vêtements se sont déchirés ! C'est sans doute ça !
Dan : Ce que je veux dire, c'est que j'ai pas eu d'aventure avec elle, ça c'est fait comme ça ! Je te jure que c'est pas pour ça que j'ai rompu avec toi !
Blair : Bien sûr, continue donc à me prendre pour une conne ! Tu imagines que je vais te croire, peut-être ?
A cet instant, Serena descendit à son tour, vêtue de la chemise de Dan. Blair eut un ricanement narquois. Alors c'est comme ça qu'elle voulait paraître plus présentable... Serena se précipita sur Blair, les larmes aux yeux.
Serena : B, je te jure que...
Elle n'eut pas la liberté de finir, Blair lui assena une gifle magistrale.
Blair : Je t'interdis de m'adresser la parole, espèce de salope ! Et je t'interdis de m'appeler B !
Serena : Je suis vraiment désolée...
Blair : J'en ai plus rien à foutre. J'attends plus rien de toi, c'est terminé. Il y a quelques années, tu as fait ta pute avec Nate, pendant que je sortais avec lui. Je t'ai pardonné, trop tôt à mon goût. Mais là, ne compte plus sur moi, c'est fini. Notre amitié est terminée. Comment t'as pu me refaire un coup pareil ?
Serena : Blair, je te jure que j'avais pas d'aventure avec Dan pendant que vous étiez ensemble.
Blair : Je ne te crois pas, et de toute façon, ça ne change rien, Dan et moi, on est peut-être plus ensemble, mais ça te donne pas le droit de coucher avec lui !
Dan : Blair, on était plus ensemble, toi et moi, quand j'ai couché avec Serena.
Blair : Depuis combien de temps, une heure ? Ça ne suffit pas. Tu as couché avec elle juste après avoir rompu avec moi, c'est impardonnable. Vous me le paierez cher. Tous les deux. A votre place, j'aurais peur.
Elle leur décocha un dernier regard assassin avant de sortir. Elle éclata en sanglots. dans l'ascenseur. Comment Dan et Serena avaient put lui faire un coup pareil ? Elle sécha vite ses larmes, et une forte envie de vengeance s'empara d'elle. Elle tiendrais sa promesse. Ils paieraient pour ce qu'ils avaient fait.
Si j'étais Dan et Serena, je me ferais du souci. La vengeance de Queen B risque d'être terrible !