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Série : Gossip Girl (2007)
Création : 30.04.2011 à 00h43
Auteur : Cherie
Statut : Abandonnée
« Serena se réveille dans la suite de Chuck. Face au carnage, personne ne se rappelle de ce qui s'est passé la nuit dernière... (année de 3e) » Cherie
Cette fanfic compte déjà 8 paragraphes
Année de 3e de nos « habs » préférés.
Serena ouvrit fébrilement un œil. Tout était flou et moite dans la pièce. Les draps, tièdes, lui collaient la peau, et les couleurs des rideaux étaient transpercés d’un soleil humide. Elle gémit en se prenant la tête, fronçant les sourcils et se massant son abondante chevelure. Ses cheveux retombaient froissés sur son front, et lui grattaient le nez.
« Hello… »
Une voix grave et perfide ricanait tout à côté d’elle. Serena, dans un soupir exténué, se retourna sur le dos et se frotta les yeux avec ses paumes de mains.
« Chuck… Dégage… Va voir Nate…
- Il est déjà parti mon cœur, tu es seule avec moi, voilà ta chance !
- Tu me dégoûtes… bougonna-t-elle. Que s’est-il passé ? dit-elle après un silence.
- Ah ça… À toi de me le dire ! »
Elle se redressa dans un sursaut.
La pièce était plongée dans un chaos total.
Les meubles étaient défoncés, les tentures déchirés, bref, la suite totalement saccagées. Le tapis était imbibé d’alcool et parsemé de verre brisé, on sentait aussi une puissante odeur de vomie et… de sperme. Elle défigura son visage par une grimace écoeurée. Encore un réveil brutal ! Mais bon, comme les autres fois, cela n’aura aucune conséquence…
Elle repoussa les draps et sorti tout habillée du lit de Chuck.
D’ailleurs, comment était-elle arrivée dans son lit ?!
Ses grandes jambes fléchirent d’un coup, et elle se retint à l’épaule de son ami pour ne pas tomber.
« Hé ! Doucement ma belle !
- Ne m’appelle pas ma belle, espèce de pervers… grommela-t-elle en titubant. »
Elle l’entendit rire et s’imagina ses petites dents qui se foutaient de sa gueule. Brusquement, elle se dégagea de lui et tenta de se tenir droite. Sa tête lui faisait un mal de chien…
« Ah… Ah… Ah ! Mais…. Je…
- La fin de ton alcoolisme ?
- Je ne peux pas aller au lycée couverte de vomie !!
- De qui ? fit distraitement Chuck en s’allumant une cigarette.
- Ne fume pas ici ! Tu vas déclencher l’alarme ! En plus tu as encore les yeux rouges, avec toutes les saletés que tu as dû fumer hier soir…
- Quelle mère fouettard ! dit-il en nouant sa cravate, la cigarette au coin de la bouche.
- Tu ne sais vraiment pas ce qui s’est passé ?
- Pour le peu que je me souvienne c’était pas différent de d’habitude…
- Bon… J’ai pas fait trop de conneries ?
- Pff… »
Il sortit de la salle de bain, attrapa son sac et ouvrit distraitement un tiroir.
« Tiens, prend ce dont tu as besoin.
- Qu’est-ce que c’est ?
- Des uniformes, j’ai pensé que tu finirais un jour par en avoir besoin.
- Mais à qui ils sont ?
- À des filles de Constance Billard, qui d’autre porterait ces horreurs ? »
Et il partit en refermant la porte, laissant Serena seule dans la chambre.
Voilà rapidement la suite pour donner un avant goût de l'intrigue! J'espère que cela vous plaira!
Au bout de quelques minutes, elle se leva, et avança vers le tiroir d’un air blasé. Sa main farfouilla un long moment sans qu’elle saisisse ce qu’elle cherchait, puis finalement, elle réalisa qu’elle était sensée être au lycée d’ici une demi-heure. Sans se presser pour autant, telle était la nature de Serena, elle tira une chemise, une jupette et un blazer (les plus grands possibles vus sa haute taille, et sa poitrine généreuse), et les enfila sans trop penser aux corps qui s’y étaient déjà glissés, où aux mains de Chuck qui avaient dû les caresser. Néanmoins, ces idées lui traversèrent l’esprit et elle eut brièvement l’envie de tout brûler au bout d’un bâton.
Regardant sa montre, et réalisant (enfin) qu’elle allait être en retard, elle se mit à chercher son sac à toute vitesse, et jeta tout ce qui traînait par dessus sa tête. À force de courir parmi les débris, elle se prit les pieds dans son Marc Jacobs et s’étala par terre, le nez sur une substance non identifiable. Elle gémit de la cruauté de son destin et décida de rester par terre, quitte à avoir un énième rapport pour son énième retard. Tant pis, elle était out.
Le menton sur le parquet, elle eut tout le loisir d’observer les contrées à ras du sol. Ses yeux purent découvrir les sombres ténèbres de-sous-les-meubles, et les prairies collantes de feu-le-tapis-à-franges. Ah ça ! C’était pas Nate qui aiderait à ranger !
(En effet, le fifils à maman découchait régulièrement, et s’arrangeait toujours pour atterrir chez Chuck, ci fait que ses affaires étaient autant éparpillées que les siennes chez B.)
En pensant à son amie, elle imagina sa tête furieuse et sauta sur ses pieds. Elle ne voulait pas de scène ! Non ! Pas encore !
Nue pieds, elle couru chercher ses escarpins jetés aux pieds du lit, mais poussa un hurlement strident. Sa plante de pied venait de s’enfoncer sur un objet petit mais extrêmement dur. Poussant des jurons comme si il en pleuvait, elle sautilla en serrant les dents, puis, une fois calmée, elle se baissa et ramassa « le traître ».
Une bague Tiffany ?
Cela devait être à Blair ! Elle avait dû l’oublier quand…
Depuis quand Blair décuvait chez Chuck ? Nate encore, elle était habituée, mais sa petite B…
Elle n’eut pas le temps de s’étonner davantage, car un tas hirsute et puant venait de… bouger !!!!
« Ah !!!!!!! »
Elle fit trois pas en arrière, les talons de ses Louboutins pointés vers l’ennemi. Celui-ci, un clochard à l’odeur pestilentielle, que l’on reconnaissait malgré le fait qu’il porte les vêtements de Chuck (eurk… à brûler eux aussi…), se paya un sourire édenté en la regardant. Pourtant, elle n’était pas jolie à voir, avec son air apeuré, son regard inquiet et tendu, et ses chaussures de luxe aiguisées.
« Ah ! La blonde ! Tu danses plus ma belle ?
- Ah !!!!!!!! »
Sans en demander davantage, Serena défonça la porte et s’enfuit en courant dans le couloir de la suite. Elle cogna avec son poing sur le bouton de l’ascenseur, et ne cessa de crier que lorsqu’il fut ouvert et qu’elle se fut engouffrée dedans. Une fois en sécurité, elle tomba contre le miroir, la main sur le cœur qui battait comme un lapin.
« Respire Serena, respire… »
Lorsque les portes s’ouvrirent et qu’elle sortit en enfilant ses chaussures, elle était à peu près nette. Elle avait tenté (pendant la descente des 26 étages, ce qui pouvait prendre un certain temps et donc être propice à une telle réflexion) de se rationaliser, et en était arrivée à la conclusion (à peu près au 10 e étage), que ses amis, dans un élan de bonté, avaient dû ramener le vieil homme chez Chuck car il était certainement souffrant. D’où les odeur horribles, d’où la bague de B, d’où les vêtements de Chuck ! Voilà, tout était clair.
Très contente de cette profonde conclusion à une telle introspection, elle héla un taxi et y entra l’esprit totalement dégagé.
Lorsqu’elle passa devant la vitrine de Tiffany brisée entourée d’un camion de policiers, elle n’eut pas plus de surprise que si une mamie promenant son chien aurait sourit.
La matinée lui réserve pourtant bien des surprises…
Lorsque Serena arriva à Constance, les cours venaient à peine de commencer. Les bâtiments étaient déserts, il ne restait plus qu’à attendre le prochain cours. Sans grande motivation, elle s’assit sur un banc en laissant tomber son sac à terre, et bailla à gorge déployée en regardant distraitement sa montre. Un moment, elle cru entendre un bruit et tourna la tête. Comme elle ne vit rien elle n’y prêta pas attention, mais un « Serena… ! » se fit entendre distinctement. Se levant, elle avança prudemment, sourcils froncés, vers l’enfilade de colonnes qui plongeaient le corridor du cloître dans une lumière froide. Elle se sentit brusquement attrapée par le poignet, et se retrouva nez-à-nez avec une brunette surexcitée.
« B ! Mais… Qu’est-ce… »
Blair avait les yeux explosés par la fatigue, des cernes mal cachés par le fond de teint, et un regard à tuer un écureuil. Très bien habillée, très bien coiffée comme à son habitude, elle semblait pourtant prête à étrangler le premier venu.
« Je suis arrivée en retard… ! J’ai… J’ai eu un retard !! » gémit-elle en trépignant.
Serena haussa les épaules, et câlina son amie qui frappait le sol du talon. Une petite tâche sur un dossier impeccable… Tss…
Elles restèrent ensemble jusqu’à la sonnerie. Pendant ce laps de temps, elles eurent tout le loisir d’éviter de parler de la veille. Ou du moins, de l’ignorer. C’était rassurant pour Serena de voir que rien d’étrange ne s’était passé. Sinon, Gossip Girl aurait très vite relayé l’information, et B aurait eut une crise de nerfs.
« Au fait » dit S lors de la sonnerie « ce n’est pas à toi par hasard ? Je l’ai trouvée dans la chambre de Chuck ? Tu as dû la laisser tomber en rentrant !
- Non ce n’est pas à moi… répondit B en fronçant les sourcils. Et nous ne sommes pas allés chez Chuck hier soir, enfin, je crois… »
Au moment où elle disait cela, les élèves de Saint Jude descendirent dans les jardins du cloître. Tout en haut de l’escalier, elles reconnurent l’élégant Archibald et l’excentrique Bass qui fumait sans grande discrétion. Ils descendirent lentement les marches, Bass le mégot au coin de la lèvre, dialoguant d’une main leste, l’autre gardant les mains dans les poches et le regard vague. Quand enfin Nate aperçu Blair, il lui sourit et l’embrassa du bout des lèvres.
« Bonjour beauté… »
Chuck esquissa un sourire.
« La beauté a des cernes ce matin… Nuit agitée ? »
Elle le foudroya du regard, et serra la main de Nate.
« Je m’étonne que je sois la seule dans ce cas là… Oh et puis… Non ! Regardez vos têtes, tous ! »
Chacun s’inspecta, et trouva l’autre pâle et cireux.
« Notre mine manque effectivement de fraîcheur » fit Nate en se passant la main sur la mâchoire.
« Nous sommes les heureux enfants du rosée de la veille… » répliqua Chuck en ricanant.
Serena bailla encore une fois. Décidément ! Elle n’était plus habituée ! Secouant la tête elle se reposa contre B, et se laissa bercer par ses coups d’épaules, jusqu’à ce que son amie ne la jette comme un paquet dans les bras de Chuck, et que celui-ci, pour la réveiller, ne lui fisse renifler l’odeur de son joint.
« Gros con va ! » étouffa-t-elle avant de se précipiter aux toilettes pour y vomir.
Chuck éclata de rire en la voyant s’enfuir avec la figure toute verte, malgré les regards furieux de ses amis. Finalement, lorsque la sonnerie retentit pour la deuxième heure de cours, Nate embrassa Blair, et tout le monde se quitta.
Soudain, tous les portables sonnèrent.
Hello jeunesse dorée de Manhattan ! Ici Gossip Girl !
Il semblerait que Queen B serait assez orgueilleuse pour vouer à son corps un culte néo-mortuaire…. Pharaonique !
Je me demande ce que Blair Waldorf pensera de cet oiseau de nuit…
Ci joint, une photo de Blair, enroulée dans du papier toilette, un énorme sourire aux lèvres.
Un silence envahit Saint Jude et Constance, avant qu’un rire ne vienne percer l’abcès.
Nate, Blair, Chuck et Serena se retrouvèrent d’un même regard.
La soirée avait dû être
très longue...
Désolée pour cette suit plutôt courte... Le reste arrivera plus rapidement je l'espère!
« Récapitulons ! »
Serena pensa qu’elle allait devenir folle.
« La bague n’est pas à B, le clochard n’est pas un acte de charité, et d’après nos souvenirs, aucun de nous ne se rappelle avoir vu B enroulée dans du PQ…
- Essayons de reconstituer la soirée, fit Chuck.
- Blair ! Nate ! Venez nous aider ! cria Serena en direction du salon des Bass.
- Jamais !! On va encore trouver des trucs sur moi… !! Ah ! Mon avenir est fichu… !! »
Effondrée sur le canapé, pleurant dans les bras de Nate, Blair se lamentait sur son sort.
« Tu préfères peut-être que quelqu’un d’autre ne les découvre avant toi ? »
Blair releva la tête, les joues noires de mascara. Serena apparu, la prit par la main, et l’emmena jusqu’à la chambre de Chuck, où ils avaient posé leurs affaires. Ils s’assirent tous sur le lit.
« Fouillez vos poches, sortez tout ce qu’il s’y trouve » ordonna Serena.
Chacun fit un tas devant soi.
Nate : Jetons de poker, une carte de visite, morceaux de verre.
Serena : (sac) bague avec une tête de mort, cailloux, missel.
Chuck : son carnet noir, un missel, morceaux de verre, crin de cheval ( ?!)
Blair : un joint, un tract pour un pub irlandais, un morceau de papier toilette.
« Wo wo wo woo !! fit Chuck. Que viennent foutre ces missels chez moi, et ce joint chez Waldorf ?!
- Et cette bague… eurk… dit Serena.
- Qui est Barbara Smith ?! dit Nate en secouant la carte de visite.
- Je n’ai jamais mis les pieds dans un pub ! »
Tous se mirent à hurler en se défendant des objets trouvés dans leurs poches. Chuck et Blair allaient en venir aux mains, si l’autre ne retirait pas ce qu’il venait de dire (« Sale hypocrite pratiquante !! » « Espèce de mal aimé, rentre chez ta mère !! »).
Finalement, faisant irruption dans la chambre alors qu’il s’était éclipsé, Nate imposa un silence par sa mine. Il éteignit son portable, et regarda ses amis d’un air effaré.
« C’était Pete Doherty… Il paraît que l’on nous voit… sur une vidéo des caméras de surveillance… entrer par effraction dans son pied-à-terre… Il nous demande de venir immédiatement… Apparemment c’est intéressant à regarder… »
« Qui aurait cru que cet énergumène puisse être en mesure de nous appeler ?!
- Et d’être à New York… »
Blair pestait. Quelle honte ! Une Waldorf mêlé à un scandale puéril avec ce chanteur drogué et fétichiste ! C’était pire que de se retrouver à Brooklynn… De sa petite taille elle ne cessait de tourner la tête pour échapper au moindre contact avec un objet dégoûtant. Alors qu’elle marchait comme sur des coquilles d’œufs, Chuck lui pinça la taille et elle poussa un cri en lui donnant une baffe.
« Blair, Chuck !! Arrêtez de faire vos gamins !! » gronda Nate. « la situation est déjà assez gênante comme ça !
- Mais…
- Stop !! »
Première fois qu’il lui gueulait dessus… Blair fut pour la première fois surprise par son petit ami.
Le majordome leur ouvrit enfin les portes d’un salon d’une saleté esthétique. Le visage de Blair se rida de dégoût, Chuck inspecta tout avec un certain intérêt, et Serena croisa les bras sur la poitrine, coincée entre la peur et la répulsion.
« Asseyez vous les gosses »
Doherty, avachis dans un fauteuil, leur désigna un canapé. Il avait l’œil cireux et larmoyant, le teint blanc comme une fesse, et un t-shirt laminé. Ils s’assirent avec précaution, mais Blair ne pouvait s’empêcher de penser que tout ceci était une farce. Il était impossible qu’eux, les adolescents incandescents de l’Upper East Side aient pu trouver une quelconque bricole à voler ici, ou même le désir de voler quelque chose ici…
« Détends-toi, t’es tendue comme un string… murmura Chuck.
- Je déteste quand tu dis ça !!
- Arrête… Tu adores…
- Espèce de… »
Mais Serena frappa le genoux de B, et ils se tournèrent tous vers Doherty qui les observait, un sourire en coin. Nate réprima un visage exaspéré, et ouvrit les paumes vers le chanteur, montrant qu’ils étaient tout ouïs.
« J’taime bien toi » fit-il à Chuck
« C’est vrai que vous avez un petit air de famille, peut-être le côté groogy… pesta Blair.
- Toi t’es une chieuse par contre. Bon, venons en aux faits… Clark ! »
Un garde du corps, impressionnant comme il se devait, une montagne de chair, et de muscles, sorti d’un renfoncement, armé d’une… télécommande. Tout le monde retint sa respiration en fixant l’écran plasma de la bibliothèque. Blair prit la main de Serena, Chuck se mit à son aise comme s’il allait regarder un bon film, et Nate jeta un œil à sa montre (la finale de la coupe Davis était dans 2h…). Clark actionna le lecteur, et les images apparurent.
la suite très vite, c'était pour alimenter un peu...
« Oh…
-My…
- Godemiché… »
Personne ne releva, car tout le monde regardait le bar de Doherty se faire trousser par des adolescents totalement ivres. Blair et Serena dansaient sur le comptoir, se trémoussant, tirant la langue comme des éthérés. Nate et Chuck, bouteilles à la main, les applaudissaient comme des stripteaseuses, et leur coinçaient des billets dans des endroits plus ou moins inconvenants.
« Tu as osé me mettre la main…. Ah !! hurla Blair en se frottant les seins comme pour les purifier.
- Dommage que je ne m’en rappelle pas…
- Attendez… fit Doherty, il y a mieux.
- Le clochard !! s’exclama Serena. »
Effectivement, le clochard de l’hôtel se trouvait là aussi. Et il semblait beaucoup apprécier la cave de l’anglais. De là où ils étaient, ils pouvaient voir sa face rougi et décrépite acquiescer furieusement à ce que lui disait Serena. Celle-ci n’arrêtait pas de rire, et un moment, le prit même dans ses bras. La Serena du Lundi matin failli tourner de l’œil.
« Nous vous rembourserons tout » promit Nate.
« N’en faites rien, c’est mieux que tous les soaps votre truc… Vous m’avez diverti, et vous vous êtes humiliés, je pense que le compte est bon. »
Nate le remercia. En fait il essayait de ne pas penser au « reste ». Non aux attouchements douteux qu’ils s’étaient faits durant la soirée, mais plutôt à toutes les autres choses qu’ils avaient trouvé dans leurs poches et qui lui faisaient un peu peur.
« Ah, Blair, ma déesse ! Je savais que quelque chose de merveilleusement pervers se cachait en toi !! s’exclama Chuck en la prenant dans ses bras.
- Dégage sale porc !! Je t’interdis de me toucher !! Naaate !!!!! »
Quelques minutes plus tard, tandis que Chuck comparait ses muscles à ceux du garde du corps, Nate, Serena et Blair essayaient de reconstituer la soirée.
« Bien, selon la caméra de surveillance, il était 5h du matin lorsque l’on est entré ici » dit Nate. « Et je me rappelle très bien que je suis rentré à 6h chez moi.
- Comment t’as fait ? claqua Blair.
- J’ai allumé la télé et je me souviens être tombé sur une émission très… matinale.
- Eurk, j’ai compris.
- Quoi qu’il en soit, il est simple de deviner que cette maison fut notre fin de soirée.
- Maintenant, reste à savoir ce qu’il s’est passé avant…
- On va récapituler : S et moi, nous étions chez Isabella lorsque vous nous avez rejoints.
- Exact, ensuite on vous a proposé de partir car l’ambiance était pourrie.
- Mais…
- Les soins du visage et les potins c’est hyper angoissant, fit Nate.
- Tu dis ça parce que t’es clostro ou en quête d’identité sexuelle ?
- Blair tais-toi, c’est pas le moment, dit Serena.
- Qu’est-ce que tu as à m’agresser comme ça ?!
- Je sais pas, peut-être que ce qui m’angoisse moi c’est l’effondrement de ma réputation par ces photos, cette effraction, et ce que je ne sais pas encore !
- Et donc tu me traites de pédé ?
- C’est ça Archibald.
- C’est que ça deviendrait intéressant… fit Chuck en pinçant le bras de N et B.
- Chuck, où sommes-nous aller ensuite ?
- Hm… Je me rappelle vaguement d’un bar branché sur la VIIIe… à moins que ce ne soit…
- Quoi ?
- Ce putain de casino ! Mais oui, là où mon père m’emmenait quand j’étais gosse !! On y est allés !
- Je ne sais si je dois me réjouir de l’apprendre ou non…
- Calme toi B, la rassura S. On avance, c’est cool !
- Tu me dégoutes avec ton optimisme… T’es mieux bourrée… »
Leur tournant le dos, elle alla récupérer son manteau, et tout le monde partit en direction du casino, où le père de Chuck avait ses entrées. En partant, Doherty glissa sa carte dans le sac de Serena : « Au cas où elle aurait besoin de quelque chose ».
« Monsieur Bass ! » accueillit le réceptionniste avec un sourire jaune.
« Bonjour cher Andrew » fit Chuck en lui serrant la main.
« Je vois que vous êtes revenu… avec tous vos amis… »
Le regard qu’Andrew glissa au groupe tapi derrière Chuck en disait long. B, blottie contre S, était aussi terrifiée que chez Doherty. Mais une part de fascination la forçait à regarder les machines à sous et les tables de billard à moitié désertes.
« Je suppose que vous n’êtes pas autorisés à nous montrer vos caméras de surveillance…
- Hélas non monsieur Bass, de plus, hier soir, celles de la salle de poker ont eu un problème technique. Ce sont mes hommes qui se sont chargés de la surveillance. Vous souhaiteriez savoir quelque chose ?
- Plus exactement, nous aimerions savoir tout court. Quelqu’un serait disposé à nous dire ce qu’il a vu ?
- Vous ne vous rappelez… »
Andrew se contint. Il était déjà inadmissible que des mineurs fussent entrés dans son établissement, si en plus il y avait eu une histoire de trafic, sa tête serait mise à prix. Se tordant les mains, il appela un des videurs qui avait été réquisitionné. Celui-ci terminait justement son service, après une courte sieste dans un local. A la vue des quatre, il s’arrêta net et esquissa un sourire. B fit sa tête de canari, et N se demanda pourquoi cet homme le fixait avec cette expression.
« Ces jeunes gens aimeraient que vous leur racontiez…
- Aucun problème…
- Pas de suspens s’il vous plait, nous n’en sommes plus là, marmonna Chuck. Passez au cru s’il vous plait. »
Andrew se retira discrètement, et le videur s’avança vers Nate.
« Toi, t’es vraiment un couillon…
- Vous avez tous un problème avec ma virilité ?!
- Et toi, fit-il vers Bass, t’es le plus gros salaud que je connaisse. Surtout que t’es pas grand, ça fait beaucoup de saloperies.
- C’est la concentration massique.
- Ta gueule brunette, ton tour viendra.
- Mais…
- Bon alors, qu’est-ce qu’on a foutu pour que lui soit un soumis et moi… Chuck Bass.
- Tout d’abord, cette grande gigue a misé. Elle a gagné. Vous étiez tous un peu allumés déjà, la brune elle montrait ses porte jarretelles, et tout le monde pouvait en profiter.
- La caméra était vraiment cassée ?
- Bref, (à Chuck) t’avais confiance, alors t’as misé tout ton argent de poche. Et t’as perdu.
- Cela fait de moi un fauché mais pas un salaud.
- Après tu as forcé ton copain à trouver de l’argent, alors la blonde elle l’a emmené dans la grande salle, et quand ils sont revenus, il avait une carte de visite à la main. »
Nate déglutit, et sortit la carte de visite qu’il avait trouvé dans sa poche.
« Carmen Smorth…
- Une cougar, une folle, on a dû la faire sortir du casino tellement elle était bourrée ce soir là.
- Et vous pensez que…
- Oui, votre cher ami, pour avancer le paiement de sa dette de jeu, vous a...
- Charmant, conclue Blair. Nate se prostitue, Serena fait la maquerelle, quoi d’autre ?
- Oh, toi… T’étais pas mal non plus..." fit le videur avec un sourire mauvais.