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Série : Gossip Girl (2007)
Création : 09.08.2011 à 19h35
Auteur : katido
Statut : Terminée
« Voici ma toute première fic. Attention, je suis une inconditionnelle du CHAIR, elle porte donc sur C/B et commence fin de saison 4 J'espère que ça plaira aux proCHAIR et peut-être même aux autre » katido
Cette fanfic compte déjà 42 paragraphes
1 Retrouvailles à l’aéroport de Los Angeles
Serena Van Der Woodsen regarda le tableau d’affichage et un sourire naquit sur son visage. Le vol de Nate et Chuck en provenance de Bali venait d’atterrir. Dans quelques instants, ils passeraient le portique de sécurité.
Elle avait hâte de le voir, de les voir se reprit-elle. Après tout Chuck était son frère adoptif et il avait fait preuve d’altruisme en poussant Blair à réaliser son rêve. Elle n’en était toujours par revenu d’ailleurs. Mais ses préoccupations immédiates n’avaient pas vraiment de rapport avec lui. Elle brulait de savoir si Nate avait une raison bien particulière en tête en venant à Los Angeles.
Bien sur elle savait que Chuck et lui avaient passé l’été à voyager et à s’amuser. Et elle s’imaginait très bien quel genre d’amusement les intéressait. Elle ne se faisait aucune illusion sur le nombre de filles qu’ils avaient du ramener dans leur chambre respective ! Ou non !!! Avec eux tout était possible.
Mais lorsqu’il l’avait appelé pour lui annoncer qu’ils avaient l’intention de venir faire un tour dans la ville bien nommée des anges, le cœur de Serena avait bondit dans sa poitrine. Elle ne s’y attendait pas et cela ne fit qu’ajouter à sa confusion.
C’était vrai qu’il lui avait manqué l’année précédente, ils s’étaient en quelque sorte éloignés l’un de l’autre. Elle avait eu pas mal d’aventure, encore, mais il n’y avait plus joué de rôle majeur. Il lui avait dit qu’il préférait garder ses distances sans lui mentir. Puis il avait eu une relation avec Raina Thorpe et elle avait pensé que leur histoire était définitivement derrière eux.
Mais maintenant qu’elle s’était épanouie, maintenant qu’elle avait enfin pris sa vie en main en vivant pour elle et non à travers ses histoires de cœur, elle se rendait compte qu’il lui manquait toujours et surtout qu’elle était anxieuse à l’idée de savoir ce Nate pensait de sa nouvelle vie. Serait-il impressionné ? Verrait-il combien elle avait gagné en maturité ? Poserait-il sur elle un regard différent ? Pas trop différent quand même espérait-elle au fond d’elle-même sans trop vouloir se l’avouer.
Elle était heureuse de ce qu’elle avait accompli cet été et du chemin qu’elle prenait mais ses amis lui manquaient. Elle s’était fait de nouvelles relations bien entendu mais ce n’était pas pareil. Elle repensait avec nostalgie à leurs années à St Jude/Constance.
Elle enviait un peu Chuck et Nate de continuer à vivre sur le même mode malgré le temps qui passait. Après tout c’était bien ce qu’ils avaient fait tout leur été non ?
Blair et elle prenaient des routes différentes, elles seraient toujours amies bien sur mais la vie continuerait son cours comme on dit.
Totalement accaparée par sa nouvelle vie elle aussi, Blair ne lui avait donné que peu de nouvelle depuis Monaco où elle passait ses vacances en compagnie de son prince. Serena était heureuse pour elle, cela ne faisait aucun doute. Devenir une princesse était le rêve de B depuis toujours et elle allait le réaliser pour de vrai. Tout le monde ne pouvait pas en dire autant. Mais tout le monde n’est pas Blair Waldorf bien entendu !
Elle ne faisait d’ailleurs aucun reproche à sa meilleure amie car elle non plus ne lui avait pas donné de nouvelles aussi souvent qu’elle l’aurait voulu.
Elle fut tirée de sa rêverie par Nate qui lui fit un signe de la main.
Il l’aperçu de loin mais il la reconnu immédiatement. Comment aurait-il pu en être autrement ? Pourrait-il jamais oublier sa silhouette élancée ? Ses longues jambes ? Son corps parfait ?
- Salut s’écria-t-elle avec son grand sourire lorsqu’ils arrivèrent à sa hauteur
- Sœurette ! On dirait que le soleil de Californie te réussi plutôt bien !
Un compliment de Chuck Bass ! Elle aurait vraiment tout entendu.
- Chuck à raison tu es resplendissante, dit Nate en l’embrasant sur la joue ce qui lui fit ressentir des picotements dans tout le corps.
- Alors, par quoi on commence ? Tu connais tous les bons coins je suppose ? continua-t-il sans rien soupçonner.
- Et si on commençait par déposer nos bagages à l’hôtel ! bougonna Chuck.
Nate leva les yeux au ciel, et lui emboita le pas suivi par Serena. Il espérait bien qu’elle réussirait là ou il avait échoué tout cet été.
2. Les joies du mariage et autres petits plaisirs familiaux
Blair sortit de la limousine tout en réfléchissant : Plutôt moka ou caramel ? Elle ne voulait pas que sa belle mère trouve quoi que ce soit à redire, bien que ce soit surement très utopique de sa part.
Elle s’engouffra dans l’ascenseur qui menait directement à son appartement de l’Upper East Side. Dieu que c’était bon d’être chez soi !
Elle entendit la Princesse Sophie Grimaldi depuis Monaco :
-Mais voyons c’est ici chez toi maintenant ! Une princesse se doit de vivre auprès de son peuple !
Blair grimaça et décida de s’octroyer un peu de temps.
-Dorota cria-t-elle en déposant ses paquets sur la petite table du salon.
Cette dernière apparue dans l’embrasure de la porte de la cuisine.
-Mademoiselle Blair ?
-Prend le pain, nous allons nourrir les canards !
-Maintenant ? demanda cette dernière en se saisissant du sachet toujours prêt pour les cas d’urgence. Vous ne devez pas appeler le Princesse Sophie pour le choix des couleurs ?…. de la décoration ?
Dorota s’y perdait un peu. Blair était revenu depuis trois jours et elle passait son temps au téléphone ou sur internet à correspondre avec sa future belle-mère pour la préparation du mariage qui aurait lieu à Monaco.
En temps normal, c’était elle, le bras droit de Blair et elle s’avait exactement à quelle étape de la préparation on se trouvait. Mais là, elle ne pouvait pas grand-chose pour elle, à moins de déménager. Dorota pria intérieurement pour que Blair n’ai pas cette idée.
-Eh bien nous remettrons cette discussion à plus tard un point c’est tout ! Siffla-t-elle entre ses dents. Elle en avait assez, depuis quand Blair Waldorf se mettait-elle à la disposition des autres et non l’inverse ?
Tout en jetant le pain aux volatiles, Blair regardait autour d’elle. Comment pourrait-elle se passer de tout ça un jour ? New York était son monde ! En acceptant la demande en mariage de Louis elle n’avait pas réalisé toutes les implications que cela engendreraient.
Heureusement pour elle, cela ne se ferait pas avant plusieurs années, elle devait d’abord finir ses études à Columbia. Sur ce point là au moins elle avait obtenu gain de cause auprès de son fiancé, en tout cas, pour l’instant.
Son téléphone sonna et elle soupira en voyant le numéro s’afficher, elle le mit en mode vibreur et l’enfoui dans son sac. Elle était de retour à Manhattan et se sentait à nouveau elle-même.
Le pain épuisé, elle décida de rester encore un peu dans SON parc, obligeant Dorota à nettoyer un banc avant de s’y asseoir.
Tout cet été, elle s’était efforcée de prouver à sa belle famille, qu’elle était digne d’épouser un prince. Les coutumes françaises n’étaient pas tout à fait identiques aux américaines. Il n’y avait pas de famille royale de toute manière mais Blair avait tout de même la prétention de connaître parfaitement les codes de la haute société.
Visiblement, cela n’avait aucunement impressionné la princesse Sophie qui trouvait les us et coutumes américaines vulgaires à côté des raffinements de la société française en générale et monégasque en particulier. Elle avait d’ailleurs surnommée Blair « la petite Américaine», ce qui l’exaspérait et la blessait au plus profond d’elle-même.
-Je suis désolée Mademoiselle mais, il faudrait que je rentre pour préparer le diner de ce soir. Votre mère et Monsieur Cyrus devraient arriver dans deux heures tout au plus.
Dorota avait prononcé ces paroles d’un ton incertain, elle savait qu’elle risquait de déclencher la colère de B.
-Tu as raison, rentrons !
Dorota resta interdite.
3. Petits mensonges entre amis
-Tu es prêt ou quoi ? S’impatienta Chuck déjà devant l’ascenseur. La limo nous attend depuis déjà au moins dix minutes.
-Et depuis quand c’est un problème ? demanda Nate en enfilant sa veste avec un sourire radieux
Chuck ne répondit pas et entra dans l’ascenseur, son ami l’agaçait. Non seulement il devait se coltiner une soirée organisée à l’embassade de France pour le futur mariage du petit prince de Monaco mais en plus Nate se pomponnait pendant des heures pour les beaux yeux de Serena. Il était vraiment pathétique!
Nate se faufila derrière lui au moment où les portes se refermaient.
-Ecoute Chuck, je sais que ça ne t’enchante pas d’aller à cette soirée mais ….
-Et pourquoi cela me poserait-il un problème ? Il y aura sans doute plein de petites fleurs françaises qui ne demanderont qu’à être cueillies.
-Tu as à nouveau la main verte ? Questionna son ami qui en doutait fortement vu l’été qu’ils avaient passé.
-Lâche-moi avec ça, je suis Chuck Bass !
-Content que tu t’en souviennes parce que je ne l’ai pas beaucoup vu pendant notre petite ballade autour du monde ! lui répondit Nate avec un regard lourd de sens.
-Tu te contentes vraiment de pas grand-chose Archibald, les filles qu’on a vu étaient toutes plus insupportables les unes que les autres et je ne te parle pas de leur conversation !
-Et depuis quand leur conversation t’intéresse de toute manière ? répliqua-t-il en montant dans la voiture.
Il savait parfaitement ce qui se passait dans la tête de Chuck, même si celui-ci refusait de le reconnaître. Nate lui avait proposé ce voyage parce qu’il voulait qu’ils se retrouvent un peu tout les deux, comme au bon vieux temps. Avant Serena, avant Blair. Ils s’étaient pas mal accrochés les derniers temps à cause de Raina et de son père.
Mais, malgré ses tentatives pour l’amener à prendre du bon temps, Chuck était resté distant. Il s’était entêté à gâcher leur séjour, laissant Nate sortir seul. Refusant obstinément toutes les filles qu’il aurait pu avoir en un claquement de doigt, s’enlisant dans son silence.
Un fossé s’était créé entre eux et Chuck refusait de l’admettre, pire, il le niait farouchement.
-Allez, arrête de faire la tête Nathaniel, tu en as eu plus pour toi et puisque tu les aimais tant je ne vois pas ou est le problème.
-Mais oui, bientôt tu vas me dire que tu faisais ça pour moi.
-Il est clair que tu n’aurais pas supporté la concurrence !
La limousine se gara le long du trottoir et Chuck en descendit sans laisser à Nate l’occasion de répondre. Il sortit derrière lui et le vit inspiré profondément avant de carré la mâchoire. En piste, se dit-il en montant les escaliers de l’ambassade.
4. Souvenir de L.A.
Flash back.
Après avoir diné le soir de leur arrivée à L.A. Nate et Serena s’étaient vite retrouvé seul. Chuck avait préféré rentrer à l’hôtel, il avait un rendez-vous professionnel tôt le lendemain matin. Ce qui rendait Nate fou de rage.
-Je ne vois pas le problème dit Serena, vous avez passé tout l’été à vous amuser, il faut bien qu’il s’occupe un peu de ses affaires.
-Tu parles, répondit Nate un peu trop brusquement. Il le regretta aussitôt. Serena n’était pas l’objet de sa rancœur, quoi que, dans un autre registre.
-Nate, si tu me disais ce qui te tracasse, demanda-t-elle l’encourageant d’un sourire. Depuis votre arrivée vous êtes d’une humeur de chien. J’étais pourtant si contente quand tu m’as annoncé votre visite.
-Excuse-moi, je ne voulais pas m’en prendre à toi, c’est Chuck qui m’énerve.
-Il a toujours été expert dans cette matière, on ne le changera pas !
-Eh bien justement, c’est pour ça que je l’ai trainé ici.
Serena cacha sa déception, elle espérait qu’il soit venu dans un but bien précis mais cela n’impliquait Chuck en aucune manière. Elle tenta de plaisanter comme si de rien était.
-Quoi ? Tu penses que le soleil va l’aider à être plus vivable ? Je sais que certain disent que tout va mieux sous le soleil mais là, tu demandes un miracle. C’est de Chuck dont on parle !
-Justement, il n’est plus vraiment Chuck. En fait, je ne me souviens pas avoir vu Chuck Bass depuis que nous avons quitté New York.
Il lui expliqua ensuite comment Chuck s’était comporté tout au long de leur voyage.
Serena comprenait, maintenant, pourquoi il s’inquiétait pour son ami. Celui-ci les avait habitués à ses extravagances et provocations en tout genre, c’était sa façon à lui de réagir. Mais, son absence de réaction ne présageait rien de bon, là-dessus, elle était d’accord avec Nate. Ils allaient devoir se serrer les coudes s’ils voulaient aider leur ami.
Il l’observa et leurs regards se croisèrent un instant. Elle était encore plus belle que dans son souvenir. Le soleil de L.A. avait doré sa peau et il se demanda si le goût de celle-ci avait changé par la même occasion.
-Bonsoir Serena, dit une voix masculine derrière lui.
-Andy ! Bonsoir, répondit Serena, se levant pour lui faire la bise.
-Je te présente Nate Archibald, indiqua-t-elle en désignant Nate qui le détestait déjà.
-Enchanté, Serena m’a tellement parlé de vous que j’ai l’impression de vous connaitre.
Il tendit une main franche à Nate qui la serra sans grande conviction.
Une jolie brunette arriva dans l’entrefaite et salua elle aussi Serena.
-Voici Carole, ma fiancée, précisa Andy, visiblement heureux de pouvoir la présenter ainsi.
Finalement il n’était peut-être pas si mal que ça.
-Alors comme ça tu lui à parlé de moi ? demanda Nate qui avait retrouvé son sourire.
-Eh bien, disons que j’ai peut-être parlé un peu de mes amis new yorkais qui me manquaient tant, dit-elle un peu gênée.
-Mais toi aussi tu leur as manqué, répondit-il en plongeant ses yeux dans les siens.
Serena sentit son cœur s’emballer. Il cognait si fort dans sa poitrine que Nate devait surement l’entendre. Il s’approcha un peu plus près et lui prit la main, attendant sa réaction. Il sentit son parfum, c’en était trop, il ne pouvait plus résister. Il déposa ses lèvres sur les siennes et elle répondit à son baiser.
Plus tard dans la nuit, il eu la réponse à sa question.
5. Champagne et petits fours
Serena était dans l’entrée de l’ambassade, éblouissante dans une robe bustier rose pâle qui mettait en valeur son hâle californien. Elle l’attendait, impatiente de danser dans ses bras et de sentir son corps contre le sien. Mais c’est Chuck qu’elle vit arrivé le premier.
- Salut Sœurette !
- Chuck, Le salua-t-elle, en regardant par-dessus son épaule
-Il arrive ne t’inquiètes pas, il est sans doute en train de se recoiffer devant le miroir des lavabos, ironisa-t-il
-Très drôle Chuck, tu n’as pas perdu ton humour au moins, c’est toujours ça ! Ironisa-t-elle à son tour.
Elle perdit son sourire moqueur en voyant le visage de Chuck se décomposer. Il venait d’apercevoir Blair, juste devant l’estrade, elle dansait dans les bras de son prince, tandis que le groupe reprenait la célèbre chanson française « La vie en rose »
Tendrement enlacés, le monde n’existait pas autour d’eux. Elle était resplendissante, elle portait une robe crème assez courte, à fines bretelle, cintrée à la taille, ce qui mettait en valeur sa fine silhouette. Ses cheveux était relevés en un chignon qui avait du nécessité beaucoup de temps pour recouvrir cet air négligé, découvrant cette nuque qu’il aimait tant embrasser.
Il sentit son cœur se déchirer dans sa poitrine. Pourquoi avait-il accepté de venir jusqu’ici ?
Mais par ce qu’elle l’avait invité !
Ils étaient censés être amis et les amis se réjouissent du bonheur de leurs amis. Pourtant il ne pouvait pas faire abstraction de la douleur qui se propageait dans son corps.
-Je vais au bar, dit-il à Serena qui ne su quoi lui répondre tant elle avait de la peine pour son frère adoptif.
Nate arriva quelques secondes plus tard et embrassa Serena avec fougue. Elle lui rendit son baiser encore sous le coup de ce qui venait de se passer. Il s’aperçu immédiatement que quelque chose n’allait pas.
-Il y a un problème entre nous ? S’inquiéta-t-il
-Pas entre nous.
Elle jeta un regard vers la scène, le groupe terminait la chanson.
- Où est-il ? Demande Nate qui avait suivi le regard de sa belle.
-Au bar, grimaça la jeune fille, il vaut peut-être mieux que tu l’y rejoignes.
-Inutile, il va m’envoyer balader, je vais plutôt le surveiller de loin. D’ailleurs j’ai besoin d’une couverture, lui dit-il, en découvrant un sourire « Ultrabright » Veux-tu m’accorder cette danse ?
Le groupe entamait les premiers accords d’« Eternal Flame » des Bangles.
Chuck observait la piste de danse, un verre à la main. Pas sur qu’il appréciait l’ironie de la situation, lui qui la manipulait pourtant si bien d’habitude.
6. Départ précipité
La soirée battait son plein, Il avait perdu le couple princier de vue, préférant finalement arrêter la séance de sadisme qu’il s’infligeait, mais l’image de leur bonheur était incrustée dans sa rétine.
Lili l’avait aperçu et s’était empressée de le rejoindre. Elle ne l’avait pas vu depuis le début de l’été et il n’était pas du genre à donner de ses nouvelles mais elle était sa mère adoptive et elle voulait assumer pleinement son rôle. De plus, elle devait lui parler affaire.
-Bonsoir Charles !
-Bonsoir Lili !
-Je suis contente de te voir. Elle le serra dans ses bras. Je me demandais si tu avais l’intention de revenir, je sais qu’à ton âge l’amusement est un facteur important mais
l’entreprise ne prend pas de vacance, elle.
-Je sais, lui répondit-il, ne t’inquiètes pas je ne suis pas resté inactif, j’ai su trouvé quelques moments pour faire du repérage auprès de nos concurrents. D’ailleurs cela m’a donné quelques idées.
-Bien, tu m’expliqueras tout ça au brunch de demain alors.
-En fait, il hésita un instant, il venait de prendre une décision et il savait qu’il allait la décevoir. Elle aimait les avoir auprès d’elle, sans doute pour compenser les erreurs passées commises avec Eric et Serena.
Lili l’interrogeait du regard, l’encourageant à continuer.
-J’envisage une nouvelle acquisition à Los Angeles qui nécessite ma présence dés demain, lâcha-t-il d’un coup comme un sparadrap qu’on arrache vite pour avoir moins mal. Ce qui correspondait exactement au sentiment qui l’avait poussé à prendre la dite décision.
Sa mère adoptive fut un peu déstabilisée
-Mais qu’est ce que vous avez tous avec Los Angeles ? D’abord Serena, ensuite toi ! Et ne me dis pas que c’est le manque de soleil !
-En ce qui me concerne, le soleil peut rester où il est mais une grande partie de la clientèle le recherche. Ils aiment être tout bronzés lors des soirées dévêtues, cela les mets en valeur. Et New York n’a pas le monopole de la débauche.
-Lili ne releva pas la fin de sa tirade, elle ne voulait pas entamer une discussion avec lui ce soir, surtout s’il repartait vraiment le lendemain.
-Bien, mais il faudra quand même que nous fassions le point.
-Je t’appellerai dans quelques jours, dit-il avant de planter un baiser sur la joue de sa mère adoptive, la seule qui se soit jamais quelque peu soucié de lui.
Il quitta la pièce sur le champ, sans prendre la peine de dire au revoir à Nate et à Serena qui roucoulaient de bonheur sur la piste de danse. Ils s’apercevraient bien assez vite qu’il était parti, ils n’avaient pas cessé de le surveiller de toute la soirée.
Croyaient-ils être discrets ? Certainement pas ! Mais Nate avait peut-être enfin compris
qu’il était inutile de le harceler continuellement pour qu’il reprenne goût aux plaisirs de la vie.
Il n’avait plus aucune envie de ses plaisirs, il avait pourtant essayé, contrairement à ce que croyait son ami. Mais ses vieilles habitudes ne comblaient plus le vide qu’il avait en lui, au contraire, elles ne faisaient que lui renvoyer ses erreurs à la figure.
Il avait perdu la seule personne qui l’avait jamais vraiment aimé tel qu’il était. Elle était prête à sacrifier ses rêves et son bonheur pour lui. Lui qui, en revanche, n’avait fait que la détruire, comme il avait toujours tout détruit autour de lui. Elle l’avait dit elle-même, il l’avait punie parce qu’elle l’avait aimé.
Elle l’avait rendu heureux, bien au-delà de ce qu’il aurait jamais pu imaginer. Avant elle, il ignorait tout du bonheur. C’était à son tour maintenant. Il se devait de lui laisser cette chance…. avec un autre. Car il le savait, il était incapable de rendre qui que ce soit heureux, même ses parents avaient préférés se tenir à distance. L’amour c’était pas pour lui.
En arrivant dans le hall, son cœur s’arrêta un instant. Elle était sur les marches, conduisant au bureau privé de l’ambassadeur. Louis à ses côtés, ils répondaient gracieusement aux journalistes français, venus couvrir l’évènement. Elle lui tenait la main, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.
Mais, c’était la chose la plus naturelle au monde ! Quoi de plus naturel que de tenir la main de l’homme qu’on aime à quelques semaines de son mariage ?
Elle regarda dans sa direction et son regard croisa le sien. Affichant son plus beau sourire sur son visage, il lui fit un petit signe de tête et continua son chemin enfilant son manteau comme si de rien n’était.
Le cœur de Queen B se serra, il était toujours aussi beau et son sourire ravageur la chamboulait toujours autant.
-Blair ! Souffla Louis
-Excusez-moi, je n’ai pas bien compris la question, vous parlez un peu vite pour moi, dit-elle dans un français impeccable.
Le journaliste s’excusa et reposa la question plus lentement :
- Voulez-vous des enfants rapidement?
Elle paniqua une fraction de seconde avant de répondre. Savait-il quelque chose ? Bien sur que non, elle n’en avait parlé à personne.
-Nous avons tout le temps pour ça, répondit-t-elle avec un sourire charmeur.
Chuck s’engouffra dans la limousine et sorti son téléphone pour appeler son pilote. Il attendit un instant avant de composer le numéro. Il était incapable de parler tellement sa gorge était nouée. Il essuya les larmes qui perlaient au coin de ses paupières du revers de la main. Il avait pris la bonne décision !
7. Brunch familial
Serena entendit le tintement de l’ascenseur et se précipita pour accueillir sa meilleure amie. Elle avait hâte de passer un peu de temps avec elle et espérait bien pouvoir profiter un peu d’elle pendant le brunch familial du dimanche. Elles ne s’étaient pas vues depuis des semaines et elle lui manquait.
Queen B s’avança dans l’entrée vêtue d’une superbe robe Chanel bleue pastel avec un décolleté arrondit. Elle n’avait rien perdu de son élégance, au contraire, il semblait à la grande blonde que son port était encore plus altier mais quoi de plus normal quand on devient une princesse.
-Bonjour S, sourit-elle
-Bonjour B, répondit son amie en l’embrassant
-Louis n’est pas là ? Demanda-t-elle en voyant l’ascenseur se refermer.
-Il a une réunion importante avec sa mère, grimaça-t-elle
Serena entraina Blair vers la table où Rufus avait déposé des monceaux de gaufres. Eric, Lili, Dan et Nate étaient déjà installés et dévoraient à pleines dents. Elles auraient tout le temps de parler de ça plus tard.
Une heure plus tard, les conversations allaient bon train et il ne restait plus beaucoup de gaufres. On avait échangé les derniers potins sur l’été des uns et des autres. Bien entendu, c’était Serena qui avait le plus monopolisée l’attention. Chacun voulait savoir les détails de sa vie à L.A., et Dan était très intéressé par son travail avec un éditeur. Cela n’avait d’ailleurs pas trop l’air de plaire à Nate qui s’était chargé de faire bien comprendre à tout le monde qu’ils étaient à nouveau ensemble.
Elle est toujours la première, se dit Blair qui restait étrangement vague quant à la préparation de son mariage. Elle avait remarqué que Lili était extrêmement fière de sa fille et du fait qu’elle ait enfin trouvée sa voie. Sa mère à elle aussi était fière. Elles avaient d’ailleurs passé un superbe mois de juillet.
En croisière sur le yacht des Grimaldi, elles s’étaient rapprochées toutes les deux. C’était ce que Blair avait toujours voulu, que sa mère la voit. Même son père était venu les rejoindre avec Roman pendant deux semaines. Tous ses rêves prenaient vie d’un seul coup. Elle était sur un petit nuage. Mais, le temps s’était gâté après le départ
de ses parents. Plus précisément lorsqu’on avait parlé de la préparation du mariage.
Tout d’abord, sa belle-mère avait décidé de la date et du lieu du mariage. Il se ferait à Monaco, sa nouvelle patrie. Blair avait ainsi commencé à entrevoir son rêve sous un nouvel aspect. Etre une vraie princesse s’accompagnait bien sur de faste, de reconnaissance et de privilèges mai, aussi et surtout, de devoirs et de sacrifices et ça, ce n’était pas du tout écrit dans les contes de fée.
Elle n’avait pas vraiment à se plaindre pourtant, Louis était gentil et avenant. Mais il avait beaucoup de mal à tenir tête à sa mère. Il avait pour elle une véritable dévotion et n’avait pas l’air de se rendre compte qu’elle agissait en véritable despote. Elle se demandait souvent comment il avait osé venir la cherchée jusqu’à New York. Il usait et
abusait d’ailleurs de cet épisode de leur relation pour l’amadouer, lui répétant sans cesse qu’elle devait faire des efforts pour s’intégrer dans sa nouvelle famille après qu’il l’ait choisie contre l’avis de sa mère, lorsqu’il voulait que Blair se plie à la décision de la princesse Sophie.
Le repas terminé, Serena tira Blair par la main jusqu’à son ancienne chambre. Elle voulait tout savoir sur le futur mariage et sur la vie en France. C’était tellement romantique ! Elle savait que tout cela était entouré de secret et de mystère pour ne pas que la presse s’empare de l’évènement et cela ne faisait qu’ajouter à son exaltation. De toute manière, elle était la meilleure amie de la future mariée, cela valait bien un petit scoop ou deux non ?
-Dis-moi tout ! Monaco, la croisière, la famille princière, et surtout, le mariage. Je brûle d’impatience, dit-elle à Blair dés que la porte fut refermée.
-C’était, tout simplement, idéal, répondit cette dernière. Elle n’avait aucune intention
de laisser voir à Serena sa déception et sa faiblesse.
-Donne-moi des détails sur le mariage, après tout, je suis ta demoiselle d’honneur et j’ai besoin de tout savoir si je veux remplir mon rôle à la perfection.
-Justement ….à ce sujet, commença B
-Tu as changé d’avis ? questionna la blonde en arquant les sourcils
-Et bien, tu sais…. le protocole est très strict et je n’ai pas vraiment le choix
-Si tu le dis ! railla Serena, déçue par l’attitude de son amie
-S, ne le prend pas comme ça, si je pouvais…..
-Et, depuis quand Queen B ne peut-elle plus faire ce qu’elle veut ? répliqua-t-elle furieuse. Elle était si heureuse de revoir son amie en arrivant hier matin dans la grosse pomme. Elle lui avait tant manquée, mais ce qui ne lui avait pas manqué par contre c’était sa jalousie et son manque de confiance en elle.
-Ce n’est plus comme ça que ça marche, balbutia la Queen
-Oh ! Arrête ton cirque B, on sait très bien toutes les deux que si tu ne veux pas de moi comme témoin c’est parce que tu ne veux pas que je te fasse de l’ombre le jour de ton mariage. Je croyais que j’étais la seule à avoir besoin de grandir quand je suis partie cet été mais, visiblement, ça ne te ferait pas de mal non plus !
Blair éclata en sanglots, c’en était trop. La pression qu’elle subissait depuis des semaines, cette horrible marâtre, la solitude, le mal du pays, le manque de ses amis, le manque de lui, son secret, elle n’en pouvait plus. Elle n’était plus que l’ombre de Queen B. En arrivant ici, elle avait pensé que tout pourrait peut-être s’arranger…. Elle avait besoin de son amie plus que jamais, en ce moment, et voilà qu’elle lui en voulait elle aussi.
Serena fut prive au dépourvu, ce n’était pas sa Blair qui réagissait comme ça.
-B mais qu’est ce qui se passe ? questionna-t-elle sur un ton radouci
Mais Blair ne répondait pas, elle continuait à sangloter. Elle avait besoin de laisser tout sortir, de se vider, elle ne savait même pas exactement de quoi.
Son amie passa un bras autour de ses épaules et l’entraîna vers le lit.
Elles s’assirent sur le lit et Serena pris ses deux mains dans les siennes.
-Tu sais que je suis ton amie et que tu peux tout me dire !
Blair essuya ses larmes et leva son visage vers elle. A y regarder de plus près, elle avait l’air fatiguée, sous son maquillage, maintenant barbouillé, elle avait des cernes et les traits tirés.
L’ancienne Queen se confia à son amie. Elle lui parla de la pression, du protocole, de sa
belle-mère, du manque de réaction de son prince et de son angoisse de devoir quitter l’UpperEast Side tôt ou tard. Enfin, elle lui révéla le secret qu’elle avait emporté avec elle cet étéet qui pesait de plus en plus lourd sur ses épaules.
8. Secrets & jalousie
Nate sentit sa copine se retourner pour la centième fois de la nuit au moins. Cela durait depuis plusieurs jours et plusieurs nuits maintenant. Depuis le brunch chez les Van Der Woodsen en fait, ou plutôt chez les Humphrey !
Car, il en était certain, c’était ça le problème. Dan s’était montré si attentif à la vie de Serena pendant l’été. Ils avaient même déjeuné ensemble avant-hier. Ils prétextaient que c’était en rapport avec son travail chez un éditeur mais il doutait fortement que ce soit la seule chose qui intéressa Dan.
Il n’avait aucune envie de se retrouver à nouveau piégé dans le même triangle amoureux. Ils étaient si bien tout les deux pendant la semaine qu’ils avaient passé à L.A. Il avait même proposé à la belle blonde d’y retourner jusqu’à la fin des vacances. Après tout, ils avaient convenu d’aider Chuck à aller mieux. Mais elle avait refusé sans aucune autre forme d’explication.
Serena se retourna à nouveau puis poussa un long soupir et se leva.
-Où vas-tu ? lui demanda-t-il
-Boire un verre d’eau, je n’ai pas le droit ?
-Mais pourquoi tu t’en prends à moi ?
-Tu es tout le temps sur mon dos ! Tu ne me fais pas confiance ?
-Bien sur que si !déclara-t-il d’une voix un peut trop incertaine
-J’enétais sure ! lâche-t-elle, furieuse, en sortant de la chambre
-Et merde !
Il la rejoignit dans la cuisine où elle se servait un grand verre d’eau
-Tu veux vérifier si c’est bien de l’eau ?
-Excuse-moi, je suis désolé. Mais si je peux avoir confiance en toi alors pourquoi est-ce que j’ai l’impression que tu me caches des choses ?
-Je ne vois pas de quoi tu parles !
-Tu es sur les nerfs,… j’ose à peine t’adresser la parole et tu te retournes toute la nuit. Et ça depuis …depuis …le brunch chez ta mère alors, ne me dis pas que tout va bien.
Il chercha son regard mais elle fixait son verre.
-Ecoute si c’est à propos de Dan ……
-Quoi ?
Elle le regarda, incrédule, avant de laisser échapper un petit rire.
-J’ai dis quelque chose de drôle ?
Elle s’approcha de lui et noua ses bras autour de son cou avant de l’embrasser passionnément. Puis, elle plongea ses yeux dans les siens et dit :
-Nate Archibald, tu es le seul homme dans mon cœur
Il sourit et l’embrassa à son tour passionnément en la ramenant dans la chambre.
Au petit matin, il s’éveilla et l’observa dormir. Elle était magnifique même sans maquillage. Ses cheveux étaient emmêlés dans son cou et ça la rendait terriblement sexy. Il valait mieux qu’il aille prendre une douche, froide de préférence ! Il voulait parler et cette fois, il ne la laisserait pas le manipuler. Il ne laisserait pas ses pulsions prendre le dessus.
Lorsqu’il sorti de la salle de bain, le lit était vide. Il l’a trouva en train de prendre son petit déjeuner.
-Il reste du jus d’orange pour moi ?
-Bien sur homme de mon cœur !
Elle lui tendit un verre et il le porta à ses lèvres cherchant comment entamer la
conversation.
-Tu as l’air plus détendue ce matin
Serena savait parfaitement ce qu’il tentait de faire. Peut-être devrait-elle lui en parler finalement. Elle y avait réfléchi toute le reste de la nuit. A vrai dire, elle y réfléchissait depuis plusieurs jours déjà. Après tout, il était aussi l’ami de B. Elle n’avait pas réussi à la convaincre mais peut-être que lui y arriverait.
Elle versa du café dans une tasse qu’elle déposa en face d’elle, sur la table.
-On y est ! pensa-t-il
-Assied-toi !
Il tira la chaise et s’exécuta de bonne grâce. Il la regarda, Serena touillait
dans son café sans sucre avec sa petite cuillère.
-Tu te souviens de la foi où Gossip Girl m’a vu acheté un test de grossesse ?
-Tu …. tu ….. tu es….bégaya Nate
-Ce n’était pas pour moi, tu t’en souviens ?
S’il s’en souvenait ? C’est comme ça qu’il avait appris pour Blair et Chuck !
-B est enceinte ! souffla-t-il, soulagé de ne pas être impliqué cette fois.
Serena acquiesça, elle regardait toujours son café.
-Elle ne sait pas encore ce qu’elle va faire, lui confiât-elle sur un ton grave
-Comment ça ? Elle ne va tout de même pas le garder ! Et Columbia alors ?
-Et bien en fait, elle n’est pas certaine de reprendre à la rentrée
-C’est une plaisanterie ? Ne me dis pas qu’elle envisage de devenir mère au foyer. Elle était effondrée quand elle à raté Yale et a du intégrer NYU.
-Je sais, mais les choses ont changées à présent. Elle sera bientôt mariée avec un prince européen et sa résidence officielle sera obligatoirement Monaco. Elle reviendra toujours à New York, bien entendu, son cœur restera ici. Mais entre les voyages, les dîners et les représentations officielles, enfin bref, le protocole royal est très lourd apparemment.
-J’arrive pas y croire, c’est Queen B qui t’a dit ça ? Je croyais qu’elle voulait être une femme de pouvoir indépendante !
-C’est bien ça le problème ! Les choses prennent une tournure qu’elle n’avait pas prévue et elle ne sait pas comment y faire face.
-Louis est un garçon gentil et censé, je suis certain qu’il comprendra son point de vue.
-Louis peut-être, mais pas sa mère. De ce que m’en a dit B, elle est de la vielle école européenne et elle a la main mise sur son fils. Même sans bébé Columbia est remise en question.
-Tu veux dire qu’elle ne le lui a pas dit ?
-Pas encore, répondit doucement Serena
-Elle n’a pas l’intention d’agir de manière irrévocable sans lui dire j’espère ! C’est aussi son enfant, il a le droit de le savoir.
-C’est aussi ce que je lui ai dit à propos du père mais…
-Mais quoi ? coupa Nate ahuri. Ca c’est un truc qui me dépasse chez vous, vous voulez les mêmes droits que les hommes mais vous refusez le contraire.
-Eh, ne t’en prend pas à moi ! cria-t-elle en levant son visage vers lui
-Excuse-moi mais, elle m’a déjà fait le coup je te signal et à Chuck aussi !
Serena baissa à nouveau les yeux sur son café, il devait être froid maintenant.
-Il y autre chose ? demanda Nate devant sa réaction
-Ce n’est pas Louis le père, marmonna-t-elle d’une toute petite voix.
Nate n’en croyait pas ses oreilles, elle n’avait pas osé recommencer !
-Si ce n’est pas son fiancé, alors, qui ?
-Tu n’as pas une petite idée par hasard ? N’as-tu jamais entendu parler d’une certaine Bar Mitzvah ?
-Chuck ! Il n’en revenait pas, elle avait osé recommencer !
9. Bon appétit
Nate avait passé la journée à la salle de sport pour essayer d’évacuer sa colère mais sans grand succès. Comment Blair Waldorf pouvait-elle être si inconsciente ? Elle qui voulait toujours tout maîtriser. Comment pouvait-elle se retrouver dans cette situation une seconde fois ? Et comment pouvait-elle mettre son meilleur ami dans cette situation une seconde fois ?
Bien sur, il n’était pas au courant mais il le serait bientôt. Il imaginait déjà l’ampleur des dégâts. Il en avait eu un avant goût pendant leur voyage. Chuck avait beau nier, la vérité, c’est qu’il ne se remettait pas d’avoir laissé partir la seule femme qu’il ait jamais réellement aimé. Et ce serait pire quand il apprendrait qu’elle portait son enfant.
Il en avait discuté avec sa petite amie et elle lui avait demandé d’attendre avant de lui dire quoi que ce soi. Elle voulait donner une dernière chance à sa meilleure amie de le lui dire elle-même. Nate ne demandait pas mieux car il n’avait aucune envie d’annoncer la nouvelle à Chuck, mais il le feraits’il n’avait pas d’autre choix.
Il entra dans le restaurant où ils devaient diner tout les deux. Elle était déjà là. Elle lui fit son plus beau sourire lorsqu’il arriva à la table.
-Salut, lança-t-elle sur un ton un peu trop enjoué
-Salut, répondit-il de mauvaise humeur en l’embrassant sur les lèvres
-Tu as parlé avec ta meilleure amie ? questionna-t-il à brûle pourpoint
-J’ai fait de mon mieux en tout cas !
-Elle va le dire à Chuck ou pas ?
-Et bien j’espérais que tu finirais de la convaincre avec moi.
Son regard se porta sur la porte d’entrée.
Il se retourna et vit Blair qui arrivait elle aussi. Il n’y avait pas fait attention mais il y
avait trois couverts sur la table.
Le garçon apporta la carte et ils commandèrent un apéritif.
-Comment peux-tu ne pas le lui dire ? explosa Nate
-Je ne suis pas encore certaine de ce que je veux, répondit Queen B
-Et lui ? Il n’a pas son mot à dire, c’est ça ?
-Ma vie ne le concerne plus. C’est lui qui m’a poussé dans les bras de Louis alors que je l’avais choisi lui.
-Et tu sais parfaitement pourquoi il l’a fait !
-Avez-vous choisi ? demanda soudain le garçon en déposant leur verre sur la table.
-Non ! crièrent Nate et Blair en coeur
S eu un regard désolé pour le garçon qui se retira aussi rapidement qu’il était apparu en indiquant qu’il reviendrait plus tard.
-B, je sais que tu l’aimes encore, reprit-elle, il me suffit de t’écouté parler.
-Je ne vois pas ce que ça change, rétorqua Blair, les larmes au bord des yeux, il ne s’intéresse plus à moi de toute manière.
Elle se leva et se dirigea vers les toilettes à toute vitesse. Serena jeta un regard lourd de sens à son amoureux et la suivit.
Elle retrouva Blair, qui appliquait un peu poudre sous ses yeux rougis, devant les miroirs des lavabos. Elle posa une main sur son épaule et s’aperçu qu’elle tremblotait.
-Qu’est-ce qui te fais croire qu’il se désintéresse de toi ? questionna-t-elle
Blair avala sa salive avant de répondre
-Il n’a même pas cherché à me voir, l’autre soir, à l’ambassade et il n’est pas venu au brunch de Lili le lendemain.
Serena se remémora le moment où elle avait invité son amie au brunch lors de la soirée à l’ambassade de France.
Flash back
-Tu l’as trouvé ? demandait la blonde à son amant
-Non, je crois qu’il nous a filés entre les doigts, répondit-il
-Il faut dire qu’il est bien plus fort que nous à ce jeu là !
-Oui, c’est bien pour ça qu’ils étaient redoutables avec B
-On parle de moi ? demanda une voix derrière Nate
-B ! Tu m’as manquée ! s’exclama Serena en la prenant dans ses bras.
-Moi aussi, je suis contente de te voir, dit la brunette en serrant son amie
-Et moi alors ?
-Toi aussi, bien entendu ! répondit Blair en l’embrassant.
Les amoureux avaient quitté la piste de danse un peu plus tôt en réalisant que leur ami s’était évaporé. Ne le trouvant pas au bar, qui était pourtant son endroit favori, ils s’étaient séparés pour le chercher. Il était peut-être quelque part avec une fille, ils pouvaient toujours l’espérer en tout cas.
-Alors qui est redoutable ? demanda la Queen lorsqu’elle se fut dégagée de l’étreinte de son ami.
-Toi et …. Chuck, hésita un instant l’héritier des Archibald
-Qu’est ce qu’il a encore fait ? demanda Blair
-Rien, pour une fois, si ce n’est qu’il est introuvable
-Oh ! Et bien si ce n’est que ça ! Tu es tombé sur la bonne personne. Mais je suis toujours la bonne personne n'est ce pas ?! Il faut dire que S à raison, vous êtes vraiment nuls !
-Tu sais où il est ? questionna-t-il sans relevé la remarque
-Il est parti il y a un peu moins d’une demi-heure
-Parti ? reprirent à l’unisson les amoureux
-Oui et ce goujat n’a même pas pris la peine de venir me saluer, non mais c’est un comble ! C’est tout de même MA soirée non ?
Aucun d’eux ne répondit
-Au fait, j’espère que ton fiancé et toi serez des nôtres au brunch de ma mère, demain ! déclara S pour changer de sujet.
-Bien entendu ! Je suppose que Rufus fera des gaufres, il faut bien être au moins dix pour réussir à en venir à bout.
-Blair ! appela Louis depuis le bout du bar, presse- toi, nous devons encore répondre à d’autres journalistes avant d’allé saluer la Baronne de Rothschild.
Il fit un petit signe de la main à Nate et Serena.
-Désolée, mais le protocole d’une princesse, c’est essentiel s’excusa-t-elle
Fin du Flash back
Serena passa un bras autour des épaules de sa meilleure amie, il était temps de lui parler un peu de l’été de Chuck. Elle la ramena à table, Nate avait commandé pour eux trois. Ils discutèrent jusqu’à la fermeture du restaurant.
10. Petits moments entre filles
Blair et Serena étaient dans le jet de l’entreprise Bass. Officiellement, elles allaient passer un week-end de folie entre fille avant le retour de B à Monaco.
Le Prince avait déjà rejoint sa patrie la veille mais, en l’absence de sa mère, repartie directement après la soirée à l’ambassade, Blair avait su convaincre son fiancé de lui octroyer quelques jours de liberté avec sa meilleure amie, avant de revenir terminer les préparatifs de leur mariage royal.
Ce qu’il ignorait, c’est qu’elle n’était pas certaine de remettre un jour les pieds sur le rocher monégasque.
Après l’épisode au restaurant, trois soirs auparavant, elle avait décidé de dire la vérité à son ancien amant. Nate avait raison, il avait le droit de savoir. Et surtout, elle avait besoin de savoir s’il était possible qu’ils aient encore une chance.
L’avion atterri à Los Angeles à 22h30, heure locale. Blair pris un taxi pour rejoindre le bungalow que Serena avait loué pour tout l’été tandis que la belle blonde se rendait sur Sunset Boulevard pour y retrouver quelque unes de ses amies californiennes.
*****
Chuck sortait de sa douche lorsqu’il entendit frapper à la porte. Il soupira, encore un des amis de Serena qui passait à l’improviste pour l’invitée à faire la fête ! Il ne prit même pas la peine de s’habiller avant d’aller ouvrir.
De l’autre côté de la porte, Blair essayait de se maîtriser, son cœur battait la chamade. Elle inspira un grand coup quand la porte tourna sur ses gonds.
- Bonsoir
- ...... Blair ?
- Est-ce que je peux entrer ? demanda-t-elle un peu intimidée.
Chuck ne portait qu’une serviette de bain autour de la taille pour tout vêtement. Elle sentit son pouls s’accélérer. Il passa une main dans ses cheveux mouillés, ce qui ne fit qu’accroître son trouble.
Peut-être n’était-il pas seul ? douta-t-elle soudain. Nate lui avait dit qu’il ne s’intéressait plus aux autres femmes mais, peut-être, s’était-il trompé, peut-être Chuck avait-il repris ses habitudes depuis son départ pour L.A. la semaine dernière.
Il ne répondit pas mais s’effaça pour la laisser passer. Elle pénétra dans la pièce.
- Fais comme chez toi, dit-il enfin, je vais passer quelque chose.
Il disparu derrière la première porte à droite et Blair jeta un regard circulaire autour d’elle. Elle avisa le réfrigérateur, dans le coin cuisine et se servi un grand verre d’eau glacée.
Il referma la porte et s’y adossa un instant, son cœur cognait dans sa poitrine et il sentait le sang affluer à ses tempes. Elle était là ! Dans la pièce à côté ! Pourquoi ? Il s’habilla, ses mains tremblaient légèrement. Il devait se ressaisir. Il passa dans la salle de bain attenante et s’aspergea le visage d’eau froide avant de la rejoindre dans la pièce principale.
Elle se tenait debout, devant la fenêtre, face à l’immensité noire de l'océan et se retourna en l’entendant arriver.
- La vue de Manhattan ne te manques pas ? demanda-t-elle
- C’est pour me parler de la vue que tu es venue ? demanda-t-il tout à trac
- Pas vraiment, non !
Il n’allait pas lui faciliter les choses. Soit, elle irait droit au but elle aussi.
Il sortit une bouteille de whisky du bar et s’en servit un verre. Au moins une chose qui n’avait pas changée, pensa-t-elle. Elle s’approcha de lui et sortit une photo de son sac. Il bu une gorgée et la dévisagea. Elle eu l’impression de se noyer au fond de ses yeux sombres. Elle lui tendit le cliché et laissa s’attarder sa main une seconde sur la sienne lorsqu’il le saisi.
Il sentit des frissons lui parcourir l'échine au contact de sa peau et regarda l’image qu’elle lui avait donnée. Il déglutit avec peine en réalisant que c’était une échographie. Elle était enceinte ! Il eu l’impression que le sol s’ouvrait sous ses pieds, ou peut-être était-ce la faille de San Andréas ? Il aurait préféré.
- Mes félicitations aux heureux parents, dit-il en levant son verre
- Chuck ! souffla-t-elle
- Quoi ? répondit-il, sur la défensive
- Regarde la date !
Il fixa à nouveau le cliché, elle était enceinte d’approximativement deux mois
- Mes félicitations, répéta-t-elle en levant son verre
- Qu’est ce qui me dit que je suis le père ? cracha-t-il. Tu as un fiancé non ?
- Je m’en doutais ! lâcha-t-elle pleine d'amertume.
- Elle sortit un autre document de son sac et le lui tendit également.
Il s’en empara, c’était un test de paternité. Il n’y avait aucun doute possible.
- Qu’a dit le petit prince ? demanda-t-il froidement
- Il ne le sait pas encore, ….je me suis dit que…..étant donné les résultats …
- Je ne vois pas en quoi ça change quoi que ce soit ! la coupa-t-il.
Il ne lui aurait pas fait plus mal en lui enfonçant un couteau dans le cœur.
- Je voulais seulement que tu le saches, Nate m’a raconté ....
- Qu’est ce qu’il t’a raconté ? fulmina-t-il
- Rien d’important en tout cas ! hurla-t-elle avant de quitter le bungalow.
Comment pouvait-il lui faire ça ! Et dire qu’elle avait cru, comme une idiote … mais qu’avait-elle cru au juste ? Qu’il allait fondre devant une échographie ? Qu’il serait prêt à assumer sa paternité ? Qu’il aurait envie de fonder une famille avec elle ? Que la peine de l’avoir laisser partir l’aurait changée ? Ce n’était qu’un sale égoïste !
Chuck resta immobile. Il aurait voulu la rattraper, la prendre dans ses bras, lui dire qu’il manquait d’air sans elle. Il aurait voulu sentir ses lèvres sur les siennes et la douceur de sa peau contre son corps. Il aurait voulu lui dire qu’il l’aimait plus que tout, dans un souffle. Alors, il resta immobile. Il la laissa partir vivre sa vie, loin de lui. Il ferma les yeux et laissa couler ses larmes. Il ne pouvait pas être celui dont elle avait besoin. Il ne savait pas, ne saurait jamais la rendre heureuse, ni elle, ni aucun autre être humain, aussi petit soit-il.