HypnoFanfics

Echec et Mat

Série : Gossip Girl (2007)
Création : 09.08.2011 à 19h35
Auteur : katido 
Statut : Terminée

« Voici ma toute première fic. Attention, je suis une inconditionnelle du CHAIR, elle porte donc sur C/B et commence fin de saison 4 J'espère que ça plaira aux proCHAIR et peut-être même aux autre » katido 

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11 Brother and Sister

Blair erra sur la plage pendant plus d’une heure avant de s’effondrer dans les dunes.  Les larmes ruisselaient sur ses joues.  Son corps grelottait, mais elle ne ressentait pas la morsure du froid qui pénétrait sa peau. 

Elle ne ressentait plus rien, que le vide, comme un trou béant qui aspirait tout à l’intérieur d’elle-même.  Elle pleura encore longtemps, allongée sur le sable, puis, doucement, elle posa une main sur son ventre. Non, elle n’était pas totalement vide, au fond d’elle-même, un petit être grandissait. Elle sécha ses larmes et appela Serena, elle tomba sur sa messagerie.

Sur la piste de danse de la boîte de nuit de Sunset Boulevard, la belle bougeait ou rythme de la musique, ses cheveux blonds ondulant avec le reste de son corps. Elle éclipsait toutes les autres, même ses amies, retrouvées pour un soir. Son amie Judith l’accueillerait chez elle avec plaisir pour la nuit, bien qu’elles n’aient aucune intention de rentrée avant l’aube. Son téléphone mobil résonna dans son sac, posé sur une banquette, sous sa veste. 

La reine de l’Upper East Side décida de quitter cette satanée côte du soleil sans plus attendre.  Elle prit un taxi qui la ramena à l’aéroport. Serena n’avait qu’à se débrouiller.
Après tout, c’était la blonde qui l’avait persuadée de venir jusqu’ici.  Elle n’aurait jamais du l’écouter. Elle lui laissa un nouveau message et monta à bord de l’avion.

Aux environs de midi, heure de la côte ouest, la tignace blonde de Miss Van Der Woodsen émergea de sous la couverture.  Elle sentit une bonne odeur de café.

- Tiens, lui dit Judith, je suppose que tu en as autant besoin que moi.

- Merci, marmonna Serena en se levant.

Sa camarade tira les rideaux et la pièce fut inondée par le soleil.

- Hum !grogna la new yorkaise en protégeant ses yeux de sa main

Elle chercha son téléphone dans son sac, elle avait hâte d’appeler B pour connaître tous les détails de la nuit qu’elle avait passée avec Chuck. Enfin, elle se passerait aisément de certains.

Deux heures plus tard, douchée et maquillée elle tambourinait comme une folle à la porte de son demi-frère.

- Chuck ! C’est Serena ! Ouvre-moi ! Tout de suite !

Celui-ci ouvrit la porte avec brusquerie, il était furieux contre sa sœur. Elle était dans le coup, à n’en pas douter.

- Je suis occupé là ! aboya-t-il en sortant sur le seuil, au lieu de la faire entrer.

Elle le bouscula et pénétra dans le bungalow en criant

- C’est chez moi ici, je te signal !

Une grande blonde vénitienne, assise devant une salade, leva ses yeux de biche vers elle, ce qui ne fit qu’accroitre sa fureur.  Elle se leva, gênée.

-  Je vais peut-être vous laisser, dit-t-elle à l’adresse de Chuck

- Ca vaudrait mieux oui ! glapit la furie blonde

- Je vous laisse les contrats Monsieur Bass, appelez-moi si ça vous intéresse

-  Vous aurez de mes nouvelles, répondit simplement Chuck avant de refermer la porte derrière elle.

Il se retourna, les yeux étincelants de colère, mais ceux de sa sœur brûlaient aussi.

- Qu’est-ce qui va pas chez toi ? hurla-t-elle

- Qu’est-ce qui va pas chez TOI ? écuma-t-il. De quel droit Nate et toi, vous vous permettez d’intervenir dans ma vie ?

- Il ne s’agit pas seulement de Ta vie mais aussi de celle de B et de votre bébé !

- Non mais sans blague, tu croyais vraiment que j’aurais envie de m’encombrer d’un moufflet dans les pattes ? Tu crois que j’ai pas mieux à faire !

- Du genre prendre le déjeuner dans MON bungalow avec une petite assistante !

- Je croyais que ton petit ami et toi vouliez que je m’amuse !

Serena resta un instant sans voix.

- Tu me dégoutes ! J’arrive pas à croire que j’ai pu conseiller à Blair de venir te voir et de tout te raconter.  Quand je pense que Nate et moi on a passé des heures à la convaincre !

- Voilà ce qui arrive quand on se mêle de la vie des autres.  Les seuls responsables c’est toi et Archibald.

- Et toi, tu es responsables de ce qui t’arriveras, tu l’auras bien cherché ! Compte plus sur moi pour te plaindre, ni pour t’aider.

- Mais, j’ai rien demandé, moi ! Au contraire, je vous ai dit mille fois de me foutre la paix !  C’est pas pour rien si je suis revenu ici, loin de vous tous.

- T’inquiète, ton souhait va être exaucé !

Elle claqua la porte derrière elle. Il était impossible ! Comment sa meilleure amie pouvait-t-elle se mourir d’amour pour un connard pareil ?


katido  (03.09.2011 à 18:55)

12 Thanksgiving Day

Plusieurs semaines s’étaient écoulées depuis l’escapade des filles en Californie. Nate et Serena avaient repris les cours à Columbia. Blair s’était envolée pour Monaco et Chuck passait le plus clair de son temps à L.A. sur son nouveau projet immobilier.

Il revenait à New York épisodiquement, pour quelques jours, parfois même quelques heures. Le motif était toujours d’ordre professionnel, c’est pourquoi il y séjournait dans la suite de son dernier hôtel, à Brooklyn. Il n’avait pas revu ses amis, bien que ceux-ci soient installés dans la suite du Palace où il avait vécu avec Blair. Il n’avait aucune envie de leur parler même pour les virer de son hôtel. Il ne tenait pas à y remettre les pieds.

Il descendit de l’avion et ralluma son portable. Gillian, la jolie assistante blonde vénitienne qu’il avait débauchée à son plus sérieux concurrent, lors de son acquisition à Los Angeles lui avait laissé un message. Le sénateur Perkins voterait pour l’approbation de son projet au prochain conseil. Il sourit, maintenant il n’y avait plus qu’à commencer les travaux.

*****

Dans sa confortable suite qui dominait l’Upper East Side, Lili Humphrey composa le numéro de son fils adoptif. Il décrocha à la cinquième sonnerie.

- Lili, deux fois en deux jours, j’espère qu’il n’y a aucun de nos hôtels en feu, dit-il ironiquement.

- Bonjour, à toi aussi, Charles, et non, il n’y a pas que le travail dans la vie. Je t’appelais juste pour être certaine que tu serais des nôtres ce soir.

- Je t’ai déjà promis que je viendrais.

- Je sais, mais avec toi, je préfère prévenir et comme tu ne m’as pas confirmé que tu étais à New York.

- Mais, je suis certain que le pilote s’en est chargé

- Quoi qu’il en soi, je tiens vraiment à ce que vous soyez tous là pour Thanksgiving, ça fait si longtemps que toute la famille n’a pas été réunie.

- J’ai vraiment hâte d’y être, maugréa-t-il.

- Alors, à ce soir, 20H30, je compte sur toi, répondit Lili avant de raccrocher.

Il soupira. Génial ! Elle avait dit TOUTE la famille, ça voulait dire que Jenny serait là aussi ! Encore une personne à ajouter à la liste de ceux qui ne lui parlait pas. Déjà qu’il allait devoir se coltiner le clown de Brooklyn, en plus de Nate et Serena. La soirée promettait d’être joyeuse. Il sentait déjà la migraine arriver. Si B savait que Little J osait remettre les pieds sur son île! Sourit-il. Mais son sourire disparu bien vite. Il tenta de chasser l’image de la jeune femme de ses pensées, sans succès.

******

Lili tripota ses boucles d’oreilles en diamants. C’était un cadeau de Bart. Elle avait hésité avant de les mettre mais Rufus lui avait assuré que ça ne le dérangeait pas. Elle descendit les escaliers qui menaient à l’étage inférieur , elle était heureuse d'avoir ses enfants réunis autour d'elle.  Même Jenny et Chuck avaient acceptés venir. Depuis tout ce temps, il fallait quand même bien tourner la page, après tout ils étaient censés devenir adultes un jour.

Le diner s’était plus ou moins bien passé. Dan avait amené sa nouvelle copine, Andréa. Elle avait tout de suite sympathisé avec Jenny et Eric. Ils faisaient maintenant une partie de bowling sur la Wii.  Serena et Nate avaient disparu, ils avaient fait un effort pour être poli avec Chuck qui n’avait quasiment pas desserré les dents de toute la soirée, sans doute sa façon à lui d’être poli.

*****

Il consulta sa montre, il était presque minuit. Trois heures de supplice, c’était bien assez. Il alla rejoindre Lili, instalée dans le petit salon avec Rufus. Il leur dit au revoir et promis de passer plus souvent. Elle le serra tendrement dans ses bras.

En passant dans le couloir, il constata que la porte de la chambre de Serena était entre ouverte. Instinctivement, il prêta l’oreille.

- Je n’arrive pas à comprendre, disait Nate. Pourquoi elle se laisse faire ? - Je ne sais pas, elle dit que c’est compliqué, soupirait sa belle

- Qu’est-ce qui est compliqué ? De dire à son fiancé qu’elle a un cerveau et qu’elle veut s’en servir.

- Avec le bébé… , commença-t-elle

- N’importe quoi ! s’exaspéra Nate, elle pourrait très bien reprendre Columbia jusqu’au printemps. Elle va pas accoucher demain et puis Dorota est là non ?!

- La princesse Sophie…

- Si tu me dis ça encore une fois, j’te jure que je hurle ! Non mais, depuis quand cette bonne femme décide de tout pour Blair ? Et pourquoi elle l’écoute d’abord ? C’est ça que je ne comprends pas ! Il y a à peine un an, elle voulait devenir quelqu’un par elle-même et aujourd’hui, elle accepte de ruiner son avenir pour devenir quoi exactement …… une princesse au foyer ?

- Celle dont tu parles a disparue,.... Blair n’a plus rien de notre Queen B.

Lili quitta le petit salon pour monter chercher un châle dans sa chambre.

- Chuck, tu es encore là ? s’écria-t-elle, en le voyant debout dans le couloir, je croyais que tu étais déjà parti.

Il se retourna, pris en faute. Il était un peu hébété par ce qu’il venait d’entendre.

Serena ouvrit, grand la porte derrière lui.

- Tu es certain que ça va ? demanda sa mère adoptive, inquiète devant la pâleur de son visage.

- Y a pas à s’inquiéter, il a jamais besoin de personne ! cingla sa fille en passant devant lui, les larmes aux yeux.

- J’espère que tu es fier de toi ! cracha Nate à l’attention de son ex meilleur ami en la suivant de près.


katido  (05.09.2011 à 21:16)

13. Panic Room

Serena entra dans l’ascenseur en rage.  Elle avait fait des efforts considérables pendant tout le repas pour ne pas se jeter sur son demi-frère et lui ouvrir la gorge avec son couteau. Nate la rattrapa et lui pris les mains.

- Calme-toi, dit-il. On ne peut rien faire de toute façon !

Il s’en voulait de s’être laissé aller à critiquer la nouvelle Blair.  Il aurait du savoir que cela ferait du mal à la femme qu’il aimait.  Sa meilleure amie lui manquait terriblement même si elle faisait semblant de la comprendre à présent.

Les portes de l’ascenseur commencèrent à se refermées.  Chuck s’y glissa juste à temps.  Nata avala sa salive, ce n’était vraiment pas une bonne idée !  Il n’avait aucune envie de se retrouver avec eux deux dans cet endroit exigu.  Il appuya sur le bouton pour rouvrir les portes. Trop tard, l’ascenseur commençait déjà à descendre.

Les yeux de Serena lancèrent des éclairs en direction de son frère.

- Toi ! hurla-t-elle, en se jetant littéralement sur lui, je te déteste !

Chuck bondit contre la paroi tandis que Nate la rattrapait par la taille, l’attirant, le plus loin possible, contre la paroi d’en face.  Elle se débattu comme un beau diable et il eu beaucoup de mal à la gardée ceinturée contre lui malgré son corps athlétique.  Elle le repoussa de toutes ses forces et il perdit l’équilibre avant de se rattraper contre la plaque de commandes métalliques. L’ascenseur se stoppa  dans un soubresaut et ils furent plongés dans le noir, un instant, avant que la lampe de secours ne jette une faible lumière sur eux trois. Elle se calma instantanément.

- Bien joué Sœurette ! dit le Roi de New York dés qu’il eu repris ses esprits

- Chuck ! La ferme ! sinon c’est moi qui me jette sur toi, l’avertit Nate

Il décrocha le téléphone d’urgence pour signaler l’incident. Cela ne lui prit que quelques minutes pour expliquer la situation avant de raccrocher le combiné.

- Quand est-ce qu’on pourra sortir d’ici ? demanda Serena

- C’est la nuit de Thanksgiving !répondit son amant, il faut compter au moins une heure ou deux.

- Quoi ? hurla-t-elle à nouveau, tu veux que je reste enfermée avec ce ... ce…

- Ca ne me plait pas plus qu’à toi, je te rassure, Sœurette.

- Arrête de m’appeler comme ça ! lui cria-t-elle, ses yeux se rallumant.

- Chuck ! Ta gueule ! cria Nate en se plaçant entre eux, face à elle.

Chuck se dit qu’il valait sans doute mieux obtempérer, ils étaient deux contre un après tout.  Il se laissa glisser contre la paroi et replia les jambes, puis soupira.

- Fais comme si il n’était pas là ok ? essaya de la calmer Nate.

- Trop aimable ! ne pu-t-il retenir.

Nate l’ignora et obligea Serena à s’asseoir, elle aussi.  Elle ferma les yeux pour se calmer.  Son téléphone sonna, surement sa mère qui voulait savoir comment ça allait. Mais c’est le nom de Blair qui s’afficha sur l’écran. Elle regarda Nate en grimaçant, il haussa les épaules en regardant du coin de l’œil son ancien ami.

- Blair, Salut ! dit Serena

Chuck tressaillit en entendant prononcer son prénom.

- Merci, bon Thanksgiving à toi aussi !

- ...


- Et bien en fait, nous sommes bloqués dans l’ascenseur, chez ma mère

- ...

- Une heure ou deux pas plus

- ...

- T’inquiètes, on arrivera comme prévu ! je ne vais quand même pas rater le mariage de ma meilleure amie.

- ...

- Ok, bisous, à demain, ou ce soir, je ne sais plus trop avec le décalage horaire.

Un silence assourdissant résonna dans l’espace minuscule.



- Elle se marie demain ? questionna soudain Chuck, un peu haletant

- Ca t’intéresse ? railla sa sœur

- S ! dit Nate qui ne pouvait s’empêcher de le considérer comme son ami

Chuck ne répondit pas, il l’avait bien cherché et puis qu’est-ce que ça pouvait bien faire de toute façon.  Demain où dans six mois !

- La date a été avancée, repris l’ami de Chuck.  A cause de la grossesse, la mère de Louis ne voulait pas que ça se voit avant le mariage. 

- Tu le saurais si tu lisais les journaux peoples, ou que tu consultais encore Gossip Girl, répliqua Serena, radoucie, en jetant un regard en coin à son petit ami.

- Elle a … décidé de le garder ? Sa voix trahissait son émotion.

- Elle a laissé tomber Columbia pour se consacrer entièrement à sa tâche d’épouse, poursuivit Nate en le regardant droit dans les yeux.

- Elle ne peut pas faire ça, c’est impossible ! Elle …. va … pas ... gâcher son avenir pour un type, même si c’est un Prince.  Elle est trop intelligente pour ça.

- Faut croire qu’elle est devenue idiote alors ! répliquas on ami

- Hey ! cria Chuck

- Ou, peut-être, qu’elle est tellement malheureuse qu’elle s’en fiche, ajouta S, qui avait compris le manège.

- Elle va réaliser son rêve de toujours, dit Chuck d’une voix lente. 

- Peut-être que ce n’était plus ça, son rêve, finalement. Les rêves de petites filles sont parfois faits pour rester des rêves, tout simplement.

Elle lui adressa un regard de détresse.

- Y a que toi qui puisse la faire revenir à la raison, renchérit Nate, doucement

- Qu’est-ce … Qu’est ce que… tu veux que j’y fasse ? Elle se marie demain, il est trop tard maintenant.

- Il n’est pas trop tard tant qu’elle ne lui a pas dit « Oui »

- Si on part en sortant d’ici, on sera là-bas dans l’après-midi, résonna S qui, finalement, maîtrisait plutôt bien les fuseaux horaires.

- Il y a une soirée VIP, organisée la veille du mariage, dit Nate

- Elle a besoin de toi, Chuck ! Elle n’est pas heureuse avec ce type. 

- C’est à peine si je reconnais ma meilleure amie, ajouta enfin Serena

- Je sais que tu l’as laissée partir parce que tu croyais qu’elle trouverait le bonheur. Mais la vérité, c’est qu’elle ne peut pas être heureuse sans toi, dit Nate

- Vous êtes Blair et Chuck, Chuck et Blair.  

Les larmes brillaient dans les yeux de Serena. 

- Saches que si tu ne peux pas être Chuck Bass sans elle,  elle ne peut pas être Blair
Waldorf sans toi, termina-t-elle en le regardant, pleine d’espoir.

Chuck ouvrit son téléphone et appuya sur une touche.

- Anton, préparer le jet, nous partons pour Monaco dés que possible.


katido  (07.09.2011 à 13:50)

 14. Vol de Nuit

Le dépannage avait été plus rapide que prévu, après que Chuck ait passé un ou deux coups de fil. Les bagages l’avaient été encore plus, ceux des deux amoureux étaient déjà prêts et Chuck, qui n’était censé rester que pour le repas de Thanksgiving, voyageait plus que léger.

Serena était endormie sur l’épaule de Nate, qui somnolait.  Il ouvrait de temps en temps les yeux pour regarder l’écran qui indiquait la trajectoire de l’avion.


Chuck, lui, avait du mal à tenir en place. S avait tenté de joindre sa meilleure amie mais son portable était manifestement éteint.  Elle avait, sans aucun doute, un tas de chose à vérifier la veille de son mariage.  D’autre part, elle devait être assaillie d’appels de journalistes. 

Il posa le contrat qu’il avait dans les mains.  Il avait relu au moins dix fois la même page et il n’arrivait pas à retenir les chiffres indiqués. Il se leva et regarda par le hublot, pour la vingtième fois au moins depuis le décollage.  Cela faisait déjà huit  heures qu’ils étaient dans cet avion. Ce vol ne se terminerait donc jamais ?

Il faisait jour depuis longtemps, ils étaient au-dessus de l’Europe. Il recalcula encore une fois mentalement, avec le décalage horaire, ils arriveraient à l’aéroport de Nice vers 20H00, heure locale.  Un hélicoptère les attendrait pour les emmener directement à l’héliport de Monaco.

Nate repoussa doucement la tête blonde endormie sur son épaule.  Elle se retourna de l’autre côté mais ne se réveilla pas.  Il se leva, lui aussi, et rejoint Chuck à l’autre bout de l’appareil. 

- T’as rien à boire dans ce zing ? lui demanda-t-il avec un sourire en se penchant pour ouvrir le mini bar. 

Il en sorti une bouteille de whisky et deux verres qu’il rempli, avant d’en tendre un à son ami.  Chuck lui prit le verre des mains et le porta à ses lèvres sans rien dire. C’était inutile, Nate savait parfaitement qu’il lui était reconnaissant de lui avoir enfin ouvert les yeux.  Et il savait aussi qu’il n’était pas du genre bavard quand il s’agissait de sentiment.  Il leva son verre dans la direction de son ami qui lui rendit son geste accompagné d’un petit signe de tête qui voulait tout dire.


*****

La voiture arriva enfin devant le Buddha Bar, loué pour l’occasion.  Chuck bondit sur le
trottoir et se dirigea vers l’entrée.

- Monsieur ? demanda un grand garde du corps baraqué, arborant une liste

- Archibald  et Van der Woodsen, dit S qui arrivait derrière lui.

Le grand costaud cocha les noms sur sa feuille puis regarda Chuck et Serena

- Je suis désolé, mais c’est une soirée habillée et le smoking est de rigueur.

- Euh, oui balbutia Serena, accorder nous juste quelques minutes.

Elle attrapa son frère par le bras et l’entraina vers la voiture.

- Tiens ! dit Nate en tendant son smoking à Chuck

S attrapa sa valise et avisa le casino où elle pénétra quelques instants plus tard, suivi de ses deux acolytes.

- Bonsoir Mademoiselle Van Der Woodsen, dit le garde à l’entrée avec un sourire. 

*****

Lorsque C et S se représentèrent devant le grand costaud avec sa liste, quelques minutes plus tard, celui-ci leur jeta un regard circonspect mais les laissa passer.

Une fois dans la place, ils eurent vite fait de repérer Queen B.  Elle était au bras de son prince, bien entendu ! Le cœur de Chuck fondit dans sa poitrine. Elle portait une longue robe à bretelles lilas, évasée qui cachait ses formes, mais mettait en valeur son décolleté.  Ses cheveux retombaient sur ses épaules en cascade.  Elle était tout simplement sublime.

- Comment va-t-on s’y prendre ? demanda S

- Il faut que je lui parle seul à seul.

- Elle ne sera pas facile à convaincre, le prévint-elle. 

- Après la manière dont je l’ai traitée en Californie, je ne m’attend pas à recevoir des fleurs, répondit son frère.  Je serai déjà heureux si je peux ouvrir la bouche avant qu’elle ne m’arrache les yeux.

Ils firent une rapide inspection des lieux afin de repérer un endroit isolé où Chuck pourrait se retrouver en tête à tête avec la future mariée.

Autour de la grande salle de danse, pièce centrale de la boîte de nuit, étaient disséminés des salons privés, réservés d’ordinaire au VIP.

- Ce serait parfait pour discuter en toute tranquillité, constata Chuck. Tu crois que tu réussira à la séparer de ce toquard ?

Louis tenait Blair par le bras si serrer qu’on aurait dit qu’il la retenait contre son gré. Il ne semblait pas vouloir la lâcher, comme s’il craignait qu’elle ne s’échappe à la moindre occasion.

Chuck sentit la rage et la jalousie le gagner.  Comment cet abrutit osait-il traiter Blair de la sorte.  Ne voyait-il pas à quel point elle était brillante et intelligente ? Pourquoi voulait-il l’empêcher de poursuivre ses études  et gâcher ainsi son avenir ?

Et surtout, comment pouvait-elle accepter cela ? Elle qui voulait devenir une femme de pouvoir. Elle l’avait repoussé l’an dernier, après le bal des Saints et des Pêcheurs, après qu’il lui eu avoué qu’il l’aimait toujours, du plus profond de son cœur.  Elle avait refusé d’être sa petite amie parce qu’elle voulait d’abord être reconnue pour elle-même.  Et maintenant, elle était prête à y renoncer ! Pour ce type là !

- Je te la ramène dans le petit salon bleu, chuchota Serena en s’éloignant.


katido  (10.09.2011 à 13:37)



15. Let me be your hero

Chuck attendait depuis une demie heure à peu près, mais il avait l’impression que ça faisait des siècles, quand il les entendit enfin approcher.

- Tu m’as préparé une surprise ? demandait B en riant

- On peut dire ça, oui, répondait Serena.

Elle se glissa derrière le rideau où il se trouvait et tira son amie par la main.

- Est-ce que je dois fermer les yeux ? rit-elle toujours 

- Si tu veux.

Elle ferma les yeux au moment où elle pénétra dans le petit salon et S s’en éclipsa.

Chuck la regardait sans pouvoir détacher son regard. Elle était là, devant lui ! Un magnifique sourire éclairait son visage, comme celui d’une petite fille devant un gâteau. Il s’approcha d’elle et pris sa main dans la sienne. 

Elle sentit un frisson lui parcourir le corps et le reconnu bien avant d’avoir ouvert les paupières. Il était là ! Juste tout près d’elle ! Trop près ! se dit-elle.  Elle plongea son regard dans ses yeux noirs et eu l’impression de s’y noyer encore une fois.

Elle se recula d’un pas, pour mettre de la distance entre eux. Il l’a regardait, si intensément, ça la désarmait, il le savait. Elle aurait du fuir, elle le savait. Mais elle ne bougea pas, elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas.  Elle repensa à cette nuit là à L.A., c’était il y a des siècles.

- Tu ne devrais pas être là, chuchota-t-elle avec difficulté

- Et pourtant, j’y suis ! sa voix était douce comme une mélodie

Ses yeux étincelèrent soudain de colère

- Pourquoi ? Tu as ta vie et il n’y a pas de place pour nous, tu as été très clair la dessus.

- Je sais ce que j’ai dit, mais je n’en pensais pas un mot.

- Pourquoi l’as-tu fais alors ? Tu as été ignoble.

- Je voulais que tu me détestes.

- Et bien tu as réussi, félicitation.

Il lui prit la main mais elle la retira aussitôt.

- C’est trop tard maintenant.

- Je ne croyais pas que tu garderais le bébé.

- Ce n’est pas ton problème !

- C’est aussi mon enfant ! déclara-t-il, les yeux un peu trop brillants

- Tu veux me faire croire que tu t’es découvert des aptitudes pour la paternité ? Permets-moi d’en douter, la seule personne pour qui tu as de l’intérêt, c’est toi ! Tu n’es qu’un égoïste sans cœur.

Chuck ferma les yeux une fraction de seconde. Il s’en voulait tellement de lui avoir infligé une telle souffrance, mais il l’avait fait pour son bien. Du moins c’est ce qu’il avait cru, jamais il n’aurait pensé que son histoire avec le Prince prendrait une telle tournure.

- Je voulais que tu m’oublies pour de bon, marmonna-t-il.  Je pensais que c’était la meilleure chose que je puisse faire pour toi, la seule manière de te rendre heureuse,… avec lui,… loin de moi.

Sa voix se brisa à l’idée de Blair dans les bras d’un autre.

Le cœur de la jolie brune s’affola dans sa poitrine.  Se pouvait-il vraiment qu’il dise la vérité ? Avait-il réellement pensé qu’elle serait plus heureuse sans lui ? Était-il possible qu’il l’aime encore après tout ?

- Dans ce cas que fais-tu là ?

- J’ai surpris une conversation entre Nate et Serena, je ne peux pas croire que tu en sois arrivée là !  Si j’ai accepté de te perdre ce n’est pas pour que tu deviennes le pantin de cette horrible sorcière et de son abruti de fils.  J’ai fais ce sacrifice pour que tu trouves le bonheur, pour que tu réalises ton rêve, pas pour que tu vives un cauchemar éveillée.

Il plongea ses yeux dans les siens et cru y déceler une lueur d’amour. La petite flamme de l’espoir se ralluma au plus profond de lui. 

- Je t’aime, déclara-t-il avec force, et je ne te laisserai pas détruire ton avenir.

- Tu crois vraiment qu’il te suffit d’apparaître comme un magicien ? Tu crois que tu peux décider d’entrer et sortir de ma vie comme il te plaît ?

- Alors, dis-moi de partir ! Dis-moi que tu es heureuse et que tu m’as oublié !

- Et tu m’abandonneras encore ?

Il y avait des larmes dans sa voix.

- Plus jamais, plus jamais, je te le promets !

- Tu m’as déjà promis tant de choses…..

Ses larmes perlaient au coin de ses yeux à présent, il caressa le haut de sa pommette avec son pouce pour les essuyer.

- Ne fais pas ça, je t’en supplie.

Une larme roula sur sa joue, de l’autre côté.

- Depuis quand Blair Waldorf supplie-t-elle qui que ce soit ?

Un sanglot mourut dans la gorge de la future Princesse. 

- Ils ne nous laisseront pas faire.

- Alors je me battrai,… je me battrai pour toi,... pour vous

Il posa une main sur son ventre, elle ferma les yeux, les joues inondées par les larmes.

- Je suis là ! … je suis là ! dit-il tout bas

Elle avança d’un pas et passa ses bras autour de son cou.  Il la serra contre lui à lui couper le souffle.

- Je vous aime, murmura-t-il à son oreille, avant de poser ses lèvres dans son cou.

- Nous aussi, répondit-elle en relevant la tête.

Il l’a regarda un instant, puis posa tendrement ses lèvres sur les siennes. Il ne les quitterait plus jamais.


katido  (11.09.2011 à 13:03)

16 Affrontement

Ils restèrent là, longtemps, enlacés l’un contre l’autre.  Blaire avait posé sa tête dans le creux de son épaule et écoutait les battements de son cœur.  Il lui avait tellement manqué.  Chuck la tenait serrée tout contre lui, caressant le dessus de son dos et sa nuque, il avait posé sa tête contre la sienne et respirait le parfum de ses cheveux.  Elle lui avait tellement manquée.

Blair resserra l’étreinte de ses bras autour de ses omoplates.  Elle aurait voulu que le temps s’arrête, que ce moment dure éternellement.  Mais la vie suit son court, inexorablement.

- Je dois me marier demain, murmura-t-elle

- Nous serons partis bien avant.

- Tu ne les connais pas, dit-elle un peu tremblante

Chuck se dégagea de son étreinte et la pris par les épaules, il y avait des larmes et de la crainte dans son regard.

- Mais, qu’ont-ils fait de toi ? souffla-t-il

Elle baissa les yeux, il prit son menton dans sa main pour l’obliger à relevé la tête.

- Blair Waldorf n’a peur de personne.

Elle sourit à travers ses larmes.  Il posa ses lèvres sur les siennes et l’embrassa passionnément.  Elle sentit rejaillir du plus profond d’elle-même des sentiments qu’elle croyait perdus à jamais.  Elle lui rendit son baiser avec fougue.

- Hum hum, fit Serena, en passant la tête par le rideau, derrière eux.

- Désolée de vous déranger, mais là, il y a urgence, il faut y aller.

Elle se retourna et se retrouva face à Louis qui l’avait suivie

- Où est-elle ? dit le Prince avec une voix dure

- Je ….. balbutia la blonde

Il passa le bras au dessus de sa tête et ouvrit le rideau bleu. Il entra dans le salon.

- Je le savais ! J’ai compris quand j’ai vu que ton amie était seule.  Le garde à l’entrée m’a dit qu’elle était entrée avec Nathaniel Archibald mais il y a visiblement eu erreur sur la personne, dit-il en fixant B avec un mauvais regard.

Elle recula d’un pas, apeurée, tirant si fort la main de Chuck qu’elle lui fit mal.

Mais lui, n’avait aucune intention de reculer.  Au contraire, il lâcha sa main et s’avança
dans la direction de son adversaire.

- Blair, ça va ? demanda Serena, restée devant le rideau

Elle suffoquait. Respirant par saccades,  elle cherchait désespérément de l’oxygène.

- Nous devrions rentrer pour que tu puisses te reposer, ditLouis

- Elle n’ira nul par avec toi, tonna Chuck.

Serena avisa la porte fenêtre et passa un bras autour des épaules de son amie.

- Viens, on va prendre un peu l’air.

Elles disparurent sur le balcon.  Blair sentit enfin l’air frais affluer sous ses côtes.

Les deux hommes se toisèrent du regard.

- Tu n’as rien à faire ici ! dit sèchement le Prince.

- Il n’y aura pas de mariage demain ! répondit Chuck, d’un ton sec

- Je dépose un royaume entier à ses pieds et toi qu’as-tu à lui offrir à part tes mensonges ?

- Un avenir, argua-t-il sans se démonter

- Je suis vraiment désolée Louis, intervint Blair en passant le seuil

- Tu crois vraiment que je vais te laisser partir avec lui ? Tu crois que nous allons te laisser bousiller le mariage et nous ridiculiser devant tout le Gotha européen et le monde entier ? Tu es tombée sur la tête ? se moqua-t-il

- Ne lui parle pas comme ça ! Chuck avança vers lui, menaçant

- Chuck, non ! hurla B

- Oh ! je vois, dit le Prince avec un mauvais sourire.  Tu ne supportes pas que je lui manque de respect. Parlons-en justement !

- Louis, tais-toi ! supplia Blair

- Quel hôtel veux-tu pour me la laisser ? Le Métropole ? Le Mirabeau ? Le Marriott ? Choisis ! Je peux aussi ajouter un club de strip ou deux si tu veux !

Chuck fonça sur lui et lui écrasa le nez avec son poing, avant de le plaquer contre le mur.  Mais Louis ne se laissa pas démonter, il le repoussa et lui asséna une droite.

- Arrêtez ! hurla, à nouveau, Blair en se jetant sur eux pour les séparer.

Mais, Louis l’envoya valdinguer contre le mur du fond elle aussi.

Serena accouru vers B pour l’aider à se relever et Chuck se précipita à son tour.

- Ca va ? questionna-t-il, inquiet, du sang coulait de sa propre lèvre inférieure.

- Je crois que oui, dit-elle, en se frottant le bras

- Non mais, t’es malade ou quoi ? Elle est enceinte ! vociféra Chuck

- J’le savais avant toi, j’te signal, glapit Louis en les fixant avec colère

Un silence s’installa et B baissa les yeux. Le Prince comprit instantanément.

- Ne me dis pas que….. s’étrangla son fiancé

- Je suis vraiment désolée, Louis, je ….

Elle s’approcha de lui pour mieux lui expliquer mais il tripota le bracelet de sa montre et elle ouvrit de grands yeux.  Elle comprit, trop tard, et voulu reculer mais, déjà, il passait un bras autour de ses épaules.

- Louis, je t’en supplie, ne fait pas ça ! dit-elle d’une voix  à peine audible

Serena ne comprenait plus rien, elle vit Louis, en rage, l’instant précédent, enlacer Blair d’un air protecteur.  Chuck non plus ne comprenait pas.  Elle essaya de s’échapper en se débattant et il avança vers eux.  Il voulu attraper le bras de Blair pour l’aider à se dégager mais déjà Louis l’entrainait vers la sortie.

Avant qu’il ait le temps de réaliser ce qui se passait, il se retrouva cloué au sol par deux gardes de la sécurité qui le rouaient de coups, tandis que deux autres faisaient sortir le couple princier par une porte latérale.  Il entendit Blair hurler, hystérique, puis se fut le trou noir.  

 


katido  (13.09.2011 à 16:24)

 17. Etre ou ne pas être

Blair s’assit au bord de son lit. Elle aurait voulu se lever, mais toute la pièce tournait autour d’elle. Sans doute encore les effets du médicament. Elle ne savait pas combien de temps s’était écoulé depuis le départ du médecin des Grimaldi. Elle regarda son réveil, il était un peu plus de minuit, l’heure ou le carrosse se transforme en citrouille. Elle repensa à ce qui s’était passé ce soir, comment en étaient-ils arrivés là ?  Elle pria pour que Chuck aille bien.

Louis entra dans leur chambre, furieux, il s’avança vers elle.

- Où est –il ? demanda-t-elle inquiète

- C’est tout ce qui t’intéresse ? aboya-t-il

- Ne les laisse pas lui fait pas de mal, s’il te plaît.

- Comment peux-tu aimer quelqu’un qui t’a autant fait souffrir ?

- Je ne sais pas, c’est comme ça !

- Pourquoi as-tu accepté de m’épouser, alors ?

- Ce n’est pas vraiment moi qui ai choisi ! dit-elle d’une petite voix

Les yeux de son fiancé lancèrent des éclairs. Elle avait répondu sincèrement mais cela ne faisait qu’accroître sa colère.

- Moi, je sais ! cracha-t-il. C’est par ce que tu es exactement comme lui !

Elle ne l’avait jamais vu comme ça, dans son visage, tordu par la haine et la rancœur, son regard était de glace

- Je t’ai donné mon cœur, je t’ai offert mon royaume, et toi, tu as tout pris !  Tu as tout pris et tu m’as trahi, pour servir tes intérêts.

- Je … balbutia-t-elle

- Inutile de te chercher des excuses, tu n’en as aucune, la coupa-t-il, plus cinglant encore. Tu es aussi noire que lui. Je savais que tu avais des côtés sombres, mais je pensais qu’ils disparaîtraient avec le temps.  Je croyais qu’en étant loin de lui, tu deviendrais quelqu’un d’autre, mais je me suis trompé. Tu n’as besoin de personne pour t’attirer dans la pénombre, parce qu’elle fait partie de toi. Ma mère avait raison, on ne peut pas changer l’âme des gens.

Elle tenta tout de même de se justifier :

- Mais, je suis devenue quelqu’un d’autre, pleura-t-elle, et c’est bien ça le problème. Je croyais que je serais heureuse de devenir une vraie princesse, ça a toujours été mon rêve. Je croyais que je pourrais me contenter de ton amour et de ta gentillesse.

- Mais ça ne te suffit pas ?! tonna-t-il.

- Non, répondit-elle en le regardant dans les yeux. Elle lui devait au moins ça.

Il parti en claquant la porte, la laissant seule avec son chagrin et ses regrets.

Elle se recoucha sur le lit, il avait raison.  Elle n’avait pas besoin que Chuck l’emmène de l’autre côté, elle connaissait parfaitement le chemin toute seule.  Tout le monde avait pris son parti, contre lui, depuis déjà pas mal de temps. 

Car il était un fait établi que Chuck Bass était le prince du mal en personne.  Il usait de cette image, qu’il cultivait soigneusement.  Mais elle savait que c’était aussi pour se protéger du monde extérieur, restant ainsi bien à l’abri, dans sa tour d’ivoire, faisant exactement, avec talent, ce que chacun attendait de lui.

C’est ainsi que tout avait commencé entre eux.  Elle lui avait montré une partie d’elle-même qu’elle cachait bien profondément. Ce qui avait déclenché, en lui, le réveil d’une part de lui-même qu’il ne voulait surtout pas connaître. 

Contrairement à lui, qui affichait sa perversité, elle, se paraît de sa vertu, mais le résultat était le même. Ils étaient froids et tenaient les autres à distance, même si leurs motifs étaient différents.  Peut-être pas si différents d’ailleurs car ce qu’ils recherchaient tous les deux, c’était la reconnaissance de leurs parents.

C’est pour ça qu’il avait lutté si longtemps.  Il savait, comme tout un chacun, qu’il était mauvais.  Mais ce n’était pas ce qui lui faisait peur, à défaut de le faire souffrir. Ce qui le terrifiait, c’était ce qu’elle avait aperçu en lui, car il n’osait y croire lui-même. Exactement comme elle était terrifiée par ce qu’il avait vu en elle. 

Elle avait préférer s’enfuir l’an dernier, après ’histoire de l’hôtel avec Jack, rejetant sur lui toute la responsabilité. D’ailleurs, ses amis avaient été d’accord avec elle.  Ce qu’il avait fait était immonde et ils ne comprenaient pas comment elle avait pu le lui pardonner. 

Mais qu’y avait-il à pardonner au juste ? Car c’était, elle, qui avait pris la décision. Il ne l’avait nullement forcée à faire quoi que ce soit.  Il n’en avait pas besoin, car il savait qu’elle plongerait la tête la première. Et ce qui lui avait fait le plus horreur, c’était de comprendre jusqu’où elle était prête à aller pour obtenir ce qu’elle voulait. Même si en l’occurrence, cette fois là, ce qu’elle voulait c’était son bonheur à lui.

Bien sur, elle lui en avait voulu de l’avoir manipulée, car il savait ce que ça faisait. Elle avait été la première à briser la règle, pour obtenir ce fichu discourt.  Il le lui avait dit, le soir où elle avait appelée Jack, toujours lui, dans son dos pour qu’il puisse ouvrir son club.  Il ne pouvait former une bonne équipe que s’ils ne jouaient pas l’un contre l’autre.  Alors pourquoi avait-il joué à ça ?  Pour se venger d’elle ?

Mais le problème n’était plus là aujourd’hui.  Elle avait essayé de fuir, de changer, ce qui était en elle, et que Chuck était le seul à ne pas juger.  Mais, elle devait bien se rendre à l’évidence, elle n’était pas heureuse. L’amour et la gentillesse, ça ne lui suffisait pas, elle avait besoin d’être elle-même et cela en incluait toutes les facettes.

C’est aussi pour ça qu’elle ne pourrait trouver le bonheur qu’avec lui. Ils étaient comme le Yin et le Yang, se complétant, trouvant en l’autre l’équilibre et la reconnaissance dont ils avaient tant besoin pour s’épanouir et être heureux.

Elle se leva et commença à ramasser ses affaires, la mascarade avait assez durée.



 



 


katido  (15.09.2011 à 20:05)


18. Rien ne va plus

Nate sentit son téléphone vibrer au fond de sa poche mais ne répondit pas tout de suite. C’était sans doute sa douce et jolie petite amie qui l’appelait pour lui relater leur succès. Car Il ne doutait aucunement du succès du Roi de l’Upper East Side.

-Faites vos jeux ! annonça le croupier.

Nate quitta la table à regret, il était plutôt en veine, lui aussi, ce soir.

Il quitta la salle de jeux et écouta le message que Serena lui avait laissé.  Il blêmit.

- Na… te, vi…. viens ……vi… te, pleurait-elle

Son sang se glaça, il la rappela aussitôt.

-Serena, où es-tu ? demanda-t-il, dés qu’elle eu décroché

-De….vant…. le  Bud…dha….. Bar,…….vi….ens ….tout…de….suite….

Il couru les quelques centaines de mètres qui séparait le casino de la boîte de nuit.  Il l’a vit, sur le trottoir, secouée par d’énormes sanglots.

-Qu’est-ce qui s’est passé ?

-Ch…. Chuck, hoqueta-t-elle

-Quoi ? Qu’est ce qu’il a encore fait ? Ne me dis pas qu’ils se sont encore disputés !

Serena secoua la tête, elle n’arrivait pas à parler tant elle pleurait.

-Viens, on va rentrer, j’ai loué une suite au Marriott avant d’aller au Casino, dit-il pour la consoler, avant d’appeler un taxi.

Mais, cela ne fit qu’accroître ses pleurs

-Pas…. l’hô….tel, …. la… po…li…ce, balbutia-t-elle de plus belle.

-La police ?

-Ch… Chuck, répéta-t-elle

-La police ? Chuck ? Il ne comprenait rien.

Elle lui indiqua la rue de la main.  Il avait accouru tellement vite auprès d’elle qu’il n’avait pas regardé autour de lui. Il se retourna et s’aperçu que plusieurs voitures de police étaient garées  devant le Buddha Bar.

Un homme en costume noir en sorti et s’approcha d’eux.

-Vous êtes Mademoiselle Van Der Woodsen ? demanda-t-il à Serena, connaissant déjà la réponse.

-O….Oui, … c… c’est… moi.

Il sorti des menottes de sa poche et les passa autour des poignets de Serena

-Vous êtes en état d’arrestation, pour complicité dans l’agression de ce soir, à l’encontre du couple princier, dit-il en l’emmenant vers un véhicule de police.

-Eh, …..attendez ! cria Nate, en agrippant l’homme par la manche.

Un autre homme vêtu de noir sorti à son tour du club et attrapa le bras de Nate.

-Lâcher cet agent ! cria-t-il avec un regard froid.

Nate voulu s’expliquer mais il fut menotté et embarqué dans le véhicule à son tour.

******

Deux heures plus tard, Nate tournait dans sa cellule comme un lion en cage.  Il avait été interrogé pendant près d’une heure, après avoir reçu l’assistance d’un interprète.  Il ne comprenait pas ce qu’on lui demandait, même en anglais.  Leurs questions n’avaient aucun ses. Il avait été séparé de Serena, toujours en pleurs, dés leur arrivée au poste et s’inquiétait beaucoup pour elle. 

Il entendit la porte, au bout du couloir menant aux cellules, qui s’ouvrait et il vit les deux hommes en noir encadrant, portant pratiquement,  un gars mal en point.  Son sang ne fit qu’un tour quand il le reconnu.  Ils jetèrent Chuck, qui s’écroula au sol, dans la cellule à côté de la sienne et quittèrent les lieux sans se retourner.

-Chuck ?! appela Nate, encore plus inquiet pour son ami que pour Serena à présent.

Ce dernier, toussa et cracha un peu de sang, avant de tourner la tête vers lui.  Un filet de sang coulait de son arcade sourcilière et de sa pommette gauche. Et son œil virait à la couleur violette. Il tenta de se relever, sans succès, alors il se traîna jusqu’aux barreaux communs à leurs cellules.  Il se hissa du mieux qu’il pu et adossa son dos contre les barreaux du couloir, de manière à se tourner vers Nate.

Son ami, s’agenouilla dans le coin adjacent pour se mettre à sa hauteur.

-Blair ? articula Chuck avec difficulté car sa mâchoire le faisait souffrir.

Nate ne répondit pas, il n’avait pas de réponse à lui donner

-Où est-elle ?

-Je ne sais pas, je ne comprends rien ! Ce serait plutôt à moi de te poser des questions, finit-il par dire tout simplement.

-J’ai pas tout compris non plus, commenta Chuck, un peu ironique, malgré la douleur.

La porte au bout du couloir se fit entendre à nouveau et les agents réapparurent. Chacun vint ouvrir une cellule.

-Je vais avoir besoin d’aide, constata celui qui avait ouvert celle de Chuck

-T’avises pas de faire le mariole, ou tu te retrouveras dans le même état que ton copain, dit l’autre en s’adressant à Nate en français. 

Nate ne compris pas tout, mais il saisit bien la menace qui perçait dans sa voix.  Il suivi les deux types qui trainèrent littéralement Chuck  jusqu’à une pièce dans un autre couloir.  Elle était meublée d’une table et de deux chaises.  Ils laissèrent tomber leur « colis » sur l’une d’entre elles et emmenèrent Nate au bureau d’accueil. 

Serena était là, son petit ami poussa un soupir de soulagement.  Elle allait bien, elle ne pleurait plus.  La femme derrière le bureau lui remit un sachet avec ses effets personnels et lui indiqua du doigt un endroit à signer sur un formulaire.

Blair arriva en compagnie d’un homme d’environ soixante ans aux cheveux blancs.

-Vous êtes libre, dit l’homme en question à Nate qui avait déjà rejoint sa petite amie

-Maître Martin Vaguet, un ami de Cyrus, le présenta Blair

-Et Chuck ? questionna le jeune américain

-On va voir ça, dit le vieil homme, mais ça ne va pas être facile de le sortir de là.

Il s’adressa à un des agents qui les avait sortis de leur cellule et lui emboita le pas, Blair  toujours sur ses talons.


katido  (17.09.2011 à 09:12)


19. Crimes et Châtiments

Le policier amena Maître Vaguet jusqu’à la pièce où se trouvait Chuck.  Il ouvrit la porte et laissa entrer l’avocat mais s’interposa devant Blair.

-Elle est avec moi, dit l’homme déjà âgé qui déposait sa malette sur la table près de son client.

Le policier lui laissa alors le champ libre pour pénétrer dans le local.

Blair eu le choc de sa vie.  Son amour était assis sur une chaise, le visage tuméfié et rempli de sang séché.  Elle porta sa main à sa bouche en étouffant un petit cri avant de courir à lui.  Elle s’agenouilla à côté de sa chaise, son beau visage tordu par l’angoisse. 

-Chuck, murmura-t-elle si bas qu’il l’entendit à peine.

Elle aurait voulu le pendre dans ses bras mais elle n’osa pas de peur de lui faire encore plus mal. Il tenait son bras gauche serré sous ses côtes et semblait souffrir le martyr.

Elle prit sa main droite, bleue et maculée de sang au niveau des jointures, entre les siennes et l’effleura de ses lèvres.

-Tu vas bien ? demanda-t-il avec un faible sourire.

-Moi ? lui répondit-elle, avec un regard douloureux, avant d’ajouter : C’est plutôt à toi qu’il faut le demander !

-Maintenant que tu es là, ça va mieux.

Elle caressa sa tempe avec la plus grande des douceurs et des compassions.

-Pardon ! dit-elle avec un regard triste où il pouvait voir danser les larmes

-Blair Waldorf ne demande jamais pardon !

Elle sourit à travers ses larmes et il se pencha un peu vers elle pour l’embrasser du bout des lèvres.  Il ressentit, plus vivement encore, la douleur sous ses côtes lorsque la main de la femme qu’il aimait cogna contre son flan gauche.  Blair sentit quelque chose de poisseux et de gluant contre son avant bras et s’écarta un peu de lui.

-Chuck ! cria-t-elle cette fois.

Elle déboutonna sa chemise, déjà à moitié ouverte, les mains tremblantes.

Il avait une plaie ouverte et saignait abondamment.

-Oh mon Dieu ! gémit-elle en ôtant son châle Dior pour éponger la blessure.

Maître Vaguet se leva et interpela le policier en faction devant la porte. 


*****

Dans le hall de réception, Serena terminait de répondre aux dernières questions de son petit ami sur les événements de cette horrible soirée quand une ambulance arriva. 

Un homme passa devant eux et expliqua qu’il était médecin urgentiste. Il entra dans la pièce où Chuck était toujours assis et Blair s’écarta pour lui faire de la place. 

Il inspecta la plaie, juste au dessus d’une ancienne blessure par balle.  Il la désinfecta avant de la recouvrir d’un épais pansement provisoire. Puis Chuck fut transporté dans la clinique la plus proche.

 

*****

 Blair voulu le suivre mais Maître Vaguet l’en empêcha.

-C’est un prisonnier, vous ne pouvez pas l’accompagner

-Mais…, protesta-t-elle

-Je suis désolé. Mais ne vous inquiétez pas, il aura les meilleurs soins possible, le médecin à dit que ce n’était que superficiel.  Il lui faut juste une petite chirurgie.

-En attendant, je vous conseil à tous de rentrer dormir un peu, on ne peut rien faire pour l’instant. Si tant est qu’on puisse faire quelque chose ! Et vous avez un mariage demain à ce que j’en sais, termina-t-il.

Nate et Serena échangèrent un regard interrogatif avant de fixer Blair. Elle ouvrit la bouche puis se ravisa. 

-Pas ici ! dit-elle avant de sortir du poste de police


katido  (17.09.2011 à 09:25)

20. Confrontation

Les trois amis étaient réunis dans la suite que Nate avait retenue à l’hôtel Marriott.

Le visage grave et fatigué, Blair racontait à ses amis ce à quoi elle devait du faire face depuis que la sécurité avait évacué le couple princier.

Flash Back

Après leur dispute, Louis était allé chercher conseil auprès de la Princesse Sophie.  Blair
préparait sa valise, quand il revint dans la chambre.

-Inutile, tu ne vas nulle part, dit-il sèchement.

Elle se doutait bien que les choses ne seraient pas aussi faciles !

-Qu’est-ce que tu comptes faire ? demanda-t-elle à son fiancé.

-Ce qui s’impose un point c’est tout ! C’est bien toi qui voulais devenir Princesse !

-Louis, je t’en prie …

-Tu me pries ? Mais tu me pries de quoi exactement ?

-Je … s’il te plait, ne fais pas ça !

Son regard le suppliait

-Et pourquoi je l’épargnerais ? Par ce que c’est Lui que tu aimes ?

-Il… Il n’est pour rien dans tout ça !

-Pour rien ? Regarde-moi et dis-moi que ce n’est pas lui le père de ton bâtard !

Blair accusa le coup

-Alors quoi ? On va se marier et avoir beaucoup d’enfants ! Et faire semblant qu’on vit heureux jusqu’à la fin de nos jours ?

-Exactement ! répondit-il, avec l’air du chat qui vient de croquer le canari.

-Tu ne vas pas me retenir en otage tout de même !

-Pourquoi ? Si ça peut éviter l’humiliation à ma famille. Et puis je t’aime, moi !

- Mais pas moi ! s’emporta-t-elle

-T’inquiètes, ça finira par venir, dit-il en l’enlaçant. Après tout, tu aimes ça quand les hommes te traitent comme de la marchandise.  Tu es bien amoureuse de lui !

-Jamais ! hurla-t-elle, en se dégageant de son emprise.

Il recula d’un pas, il ne l’avait jamais vraiment vu en colère avant.

-Tu es très belle quand tu es en colère, la complimenta-t-il

Blair n’en revenait pas, était-il vraiment, totalement, fou ?

-Ta mère et toi ne pourrez pas me garder prisonnière, n’oublie pas que je connais quelques petits secrets sur ta glorieuse famille, le menaça-t-elle redevenant tout à coup la Queen B qu’elle était.

-Et bien, il n’est pas dans mes intentions de t’enfermer. Mais sache que si je ne t’ai pas, il ne t’aura pas non plus.

-Tu crois vraiment être de taille à lutter contre le Roi de l’Upper East Side ? Mais tu délires, mon pauvre !

-Sauf, qu’on n’est pas dans l’Upper East Side ici.  Tu es sur ce bon vieux continent européen et crois-moi, c’est encore moi qui suis maître en ce Royaume.  Il n’est qu’un Américain dérangé, qui a attenté à mes jours,… et aux tiens !

Il se tut, quelques instants, pour qu’elle comprenne bien la portée de ce qui allait suivre.

- Bien sur, la peine de mort n’existe plus ici, sinon j’aurais pu le faire finir à l’échafaud, comme Marie-Antoine, que tu affectionnes particulièrement d’ailleurs !

-Tu…. Tu ne ferais pas ça, tu n’oserais pas !exhuma-t-elle de fureur

-Tu crois ? Tu serais prête à parier sa vie la dessus ?

-De quoi tu parles, questionna-t-elle, soudain pâle comme un linge

-Ah, je vois que tu te radoucis, je te préfère comme ça finalement.  Tu devrais aller le voir au poste de police, avant qu’on ne l’envoi en prison, en attendant son procès. Dont
tout le monde connaît déjà l’issue, bien entendu.  Si, toute fois, il tient le coup jusque là !

Il sortit de leur chambre en fermant la porte, la laissant à nouveau seule avec sa détresse, il savait qu’il avait gagné. Echec au Roi.

Fin du Flash Back

-Ben merde, alors ! J’aurai jamais cru qu’il puise être aussi tordu ! Il a l’air tout gentil comme ça, dit Nate, complètement désarçonné par ce qu’il venait d’entendre.

-Il ne faut jamais se fier aux apparences, dit B.  Ce n’est pas pour rien que sa famille est une des plus anciennes de toutes les royautés.

-Qu’est ce que tu vas faire ? demanda S, inquiète.

-As ton avis ? Que veux-tu que je fasse, je n’ai pas vraiment le choix pour l’instant !

-Mais, tu ne vas quand même pas l’épouser demain ? C’est insensé.

-Tu as vu dans quel état était Chuck au poste de police ?  Tu crois que je vais jouer avec sa vie ?

-Mais, l’avocat, l’ami de Cyrus, Maître Vaguet… tenta Nate

-Tu as entendu ce qu’il a dit, il n’y a pratiquement aucun espoir de le sortir de là. Je te rappelle qu’on l’accuse d’avoir voulu attenter à la vie d’un membre de la Famille Royale.  Ce n’est pas rien et je n’ai pas l’intention d’attendre pour voir si Louis va, effectivement, mettre ses menaces à exécution.

-Mais, tu étais là toi ! Tu peux témoigner pour lui.

-J’y ai déjà pensé figure toi, mais j’étais dans un tel état, après avoir vu les gorilles se jeter sur Chuck, que le médecin des Grimaldi m’a administré un calmant et a déclaré à la police que j’étais incapable d’être un témoin crédible.  D’autant que personne n’osera censément remettre en cause le témoignage de Louis.

-Et toi ? Tu étais là aussi ! dit Nate, en se tournant vers Serena.

- Je … j’ai aussi reçu la visite d’un médecin quand j’étais au poste, dit-elle en rougissant. Il faut dire que je pleurais tellement, j’ai pris les médicaments qu’il m’a donné sans protester.

Un silence lourd s’installa entre les trois amis, bientôt brisé par les sonneries de leur téléphone portable.  Ils décrochèrent en même temps.  Un message de Gossip Girl relatait les derniers événements de l’avant mariage de B à Monaco.

-On est foutu, maugréa S

-Comment a-t-elle pu savoir ? demanda Nate

-On dirait que Louis est passé à l’offensive, dit Blair en regardant la télé qui tournait toute seule depuis plusieurs heures.

Sur la première chaîne française, un bandeau tournait au bas de l’écran, indiquant un flash spécial concernant une agression contre un membre de la famille Grimaldi.



 



 


katido  (18.09.2011 à 13:39)

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