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HISTOIRE DE FAMILLE

Série : Gossip Girl (2007)
Création : 22.12.2011 à 18h49
Auteur : katido 
Statut : Terminée

« Cette fic se situe à la fin de la saison 4 Lorsque tout le monde ou presque rentre à N.Y. » katido 

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70.   Post Chirurgie

Lili leva le nez de son bouquin, derrière son masque médical, pour observer Blair. Cette dernière n’avait pratiquement pas bougé depuis que Chuck était revenu de chirurgie. Elle avait réussi à convaincre Serena et tous les autres de rentrer se reposer mais Blair n’avait rien voulu entendre. Même Eléanor avait abandonné la partie devant l’entêtement de sa fille.

Blair Waldorf avait usé de toute l’influence de la relation de Chuck Bass avec la famille du fondateur de la clinique privée pour pouvoir rester dans la chambre en même temps qu’elle.

Le protocole voulait que Chuck reste en isolement pendant une semaine, à cause de la diminution des anticorps provoquée par les médicaments anti rejet, pour accepter la greffe. Normalement, une seule personne avait le droit de venir le voir, sous condition de porter un accoutrement de protection bien entendu. Gants, masque, charlotte et tablier de rigueur que Blair avait enfilés sans aucune remarque dénigrante. Elle se fichait bien de son apparence en ce moment critique.

L’opération avait duré plus longtemps que prévu et il était déjà tard dans l’après-midi quand Chuck avait été ramené dans sa chambre. Sa fiancée s’était emparée de sa main et ne l’avait plus lâchée.

Si Lili avait eu des doutes sur les sentiments que la jeune fille éprouvait pour son fils au cours des derniers mois, puisqu’elle s’était engagée avec un autre homme, il ne lui était plus permis d’en avoir aucun à présent.

Blair scrutait chaque détail du visage de Chuck, à la recherche du moindre signe de réveil. De temps à autre, elle passait sa main dans les cheveux de son bien aimé ou déposait un baiser sur son front à travers la matière protectrice, murmurant des mots inintelligibles pour Lili mais qui, elle en était certaine, ne pouvait que guider son fils sur le chemin qui le ramènerait vers elles.

*********

La première chose qu’il ressentit, c’était la douleur qui irradiait dans l’entièreté de son corps.  Il remua lentement les doigts et Blair réagit au quart de tour, les serrant entre les siens.

- Bonjour mon cœur, entendit-il, alors qu’il ouvrait péniblement les paupières.

Elle se pencha au-dessus de lui pour caresser son visage.

Il tenta de lui répondre mais une douleur fulgurante traversa sa gorge, qui était sèche comme un désert de pierres.

- Chut, dit-elle doucement, n’essaie pas de parler, tu n’y arriveras pas. La transplantation s’est bien passée, pour toi et pour ta mère, mais tu as du être intubé au cours de l’intervention, ce qui causé quelques lésions des voies respiratoires. Il faudra attendre un peu pour que l’irritation ne disparaisse.

Il posa le regard sur elle, ses yeux lui souriaient tendrement et il serra à son tour les doigts de la femme qu’il aimait.

La souffrance était partout autour de lui, sauf dans le regard de Blair. Il voulu se redresser un  peu mais, son corps lui renvoya un signal encore plus douloureux.

- Ne bouge pas, dit encore sa dulcinée. Le médecin a dit que la douleur serait surement difficilement supportable au réveil, je vais appeler l’infirmière, elle va t’arranger ça.

Elle fit mine de vouloir s’éloigner mais Chuck resserra l’emprise de ses doigts autour des siens.

- Laisse, je m’en occupe, dit Lili. Toi, reste auprès de lui, il a besoin que tu sois là.

Ce n’est qu’à ce moment qu’il nota la présence de sa mère adoptive à ses côtés.  Il la remercia d’un regard.

- Je reviens, dit-elle en caressant le visage de son fils, elle aussi.

Blair se pencha à nouveau sur lui et déposa un doux baiser sur son front.

- Ne t’inquiète pas mon amour, tout ira bien maintenant, murmura-t-elle. Tout va s’arranger, tu verras.

L’infirmière arriva à peine quelques secondes plus tard. Elle s’affaira autour de lui tant bien que mal, tandis qu’il refusait toujours de lâcher la main de Blair.

- Avec ça, ça devrait aller mieux, dit-elle en injectant un produit supplémentaire dans sa perfusion. D’ici quelques minutes, vous devriez déjà sentir une amélioration. Je vous ai aussi ramené ceci. Vous devez mourir de soif, à cause de l’anesthésie et de  l’intubation, vous aurez du mal à avaler pendant encore quelques heures, mais la glace devrait atténuer la douleur de votre trachée.

Elle posa un gobelet rempli de glaçons sur la table de nuit à côté du malade.

- Vous pouvez en avoir autant qu’il vous plaira, c’est bien la seule chose que vous serez capable d’avaler pour l’instant. Le médecin devrait passer vous voir d’ici deux heures tout au plus. Si vous avez besoin d’autre chose, n’hésitez pas à me rappeler, ajouta-t-elle en disparaissant déjà dans le couloir.

Blair saisit un morceau de glace minuscule entre ses doigts et imbiba délicatement les lèvres de Chuck avant de le glisser sur sa langue.

- Tout ira bien répéta-t-elle encore doucement. Je suis là, tout va bien se passer. Tu as fait le plus difficile.

Elle n’ignorait pourtant pas que les trois prochains mois seraient déterminants, et plus encore les 72 heures à venir. Mais elle ne voulait pas y penser, la seule chose qui comptait c’est qu’il était auprès d’elle, il était conscient et chaque minute, chaque heure était du temps de gagné sur un éventuel rejet.

Il ferma les paupières un instant, laissant le froid endormir la brûlure au fond de sa gorge.

*********

Lorsqu’il les rouvrit, il se cru seul dans sa chambre. Combien de temps s’était-il écoulé ? Il n’avait pourtant reposé ses yeux que quelques secondes, du moins c’est ce qui lui semblait. Il constata que la douleur de son corps était plus diffuse. Les anti-inflammatoires agissaient sans nul doute. Il tourna la tête vers la droite et aperçu Blair qui dormait, recroquevillée dans le grand fauteuil, tout à côté de lui, sa main toujours posée dans la sienne.

- Elle s’est assoupie, chuchota Lili depuis une chaise de l’autre côté du lit. Elle a bien besoin de se reposer elle aussi. Elle ne t’a pas quitté une seule seconde.

Sa mère adoptive se leva et passa avec tendresse une main sur ses cheveux.

- Le médecin ne devrait plus tarder maintenant. Est-ce que tu veux que je rappelle l’infirmière ? Tu as besoin d’un glaçon ou d’autre chose ?

Il secoua la tête négativement et jeta à nouveau un regard sur Blair, endormie. Sa présence était tout ce dont il avait besoin. Il referma les yeux et plongea à nouveau dans le sommeil, se concentrant sur la chaleur et la douceur du contact de la main de la femme qu’il aimait dans la sienne.


katido  (30.01.2012 à 12:26)

72.   Vie de Famille

Quelques semaines après sa sortie de la clinique privée, Lisa frappait à la porte de service de la suite de son frère et entrait sans attendre de réponse.

- Salut, dit-elle à Chuck avec un énorme sourire. Tu es seul ?

Il releva la tête, abandonnant l’analyse de la liste des prévisions d’occupations des différents hôtels de Bass Industrie. Il déposa le document sur la petite table devant lui alors que sa sœur s’installait à ses côtés sur le canapé.

- Oui, Blair est à Columbia et puis elle doit voir sa pupille pour le concours de ce soir. Et toi, pas trop nerveuse ? questionna-t-il avec intérêt.

- J’ai un trac de dingue. Gillian n’arrête pas de me dire qu’il n’y a aucune raison, mais c’est plus fort que moi.

- Je suis sur que tu vas épater tout le monde, tu es ma sœur, tu ne peux qu’être que la meilleure.

- Merci pour la pression, répondit-elle en riant.

- Pas de quoi, je suis là pour ça, ironisa-t-il.

- Est-ce que tu viendras avec Blair ? l’interrogea-t-elle pleine d’espoir. Je sais que vous n’êtes pas sortit beaucoup c’est dernier temps, mais elle est la marraine de Judith, donc elle est bien obligée d’être là. Bien sur toi, tu dois prendre le temps de te remettre et je…

- Je serai là, promis, la coupa-t-il

- C’est vrai ? dit-elle aux anges.

- Je ne raterais ça pour rien au monde !

- Mais tu es sur que Blair ne va pas m’arracher la tête ? Remarque ça m’éviterait de me la prendre tout l’après-midi !

- T’inquiète pas pour B, je m’en charge.

- Non mais, je ne veux pas que vous vous disputiez à cause de moi. Et si tu ne te sens pas …

- Je vais bien, je t’assure, je ne vais pas passer le reste de ma vie sous cloche non plus.

- Non mais, il faut du temps pour que le corps se remette d’une pareille intervention et avec tous tes bilans et tes suivis médicaux…

- Lisa, si je te dis que je me sens bien, c’est que c’est le cas. Et puis ça me fera du bien de mettre un peu le nez dehors, comme tu l’as dit, on n’est pas sorti depuis longtemps avec Blair et ça me manque. Et après le dernier post de GG à ton encontre, on ne va quand même pas la laisser s’en sortir comme ça !

Lisa grimaça en repensant à cette sale petite peste. Depuis qu’elle avait eu connaissance de ses liens fraternels avec Chuck et qu’elle avait diffusé l’info sur son site, elle était la cible des quolibets elle aussi.

Partout où elle allait, tout le monde savait qui elle était. Elle n’avait pas vraiment eu l’habitude de ce genre de chose. Au contraire, elle préférait rester noyée dans la masse. Elle avait horreur d’attirer l’attention.

En plus de ça, il se trouvait toujours quelqu’un avec un portable à la main pour répercuter tout ses faits et gestes. Elle ne pouvait plus être tranquille nulle part. Elle n’avait jamais imaginé qu’être la sœur de Chuck Bass aurait une telle incidence sur sa vie.

Mais c’était un inconvénient bien minime à payer par rapport à celui que son frère devait endurer chaque jour pour l’avoir secouru de ce taré de Hanck. Sa vie s’écoulait pour l’instant au rythme du suivi post opératoire et des bilans d’examens et ce, depuis bientôt deux mois déjà.

Et même si elle savait que toute cette procédure médicale allait bientôt se ralentir et que les rendez-vous de Chuck chez le néphrologue allaient s’espacer au fur et à mesure, il n’en restait pas moins qu’il devrait en payer les conséquences tout au long du reste de sa vie.

Elle le regarda au fond des yeux, de ce regard sombre qu’ils avaient en commun et qui reflétait tant de douleur venue du fond de leurs âmes.

- Hé, arrête de te fustigé tu veux, reprit-il. Je suis en vie et je vais bien. Et je te promets que tu m’auras sur le dos pendant encore longtemps, lui sourit-il.

Elle lui rendit son sourire et lui donna un coup d’épaule dont il profita pour passer son bras autour d’elle.

- Je suis content que tu fasses partie de ma vie. Quand tu y es entrée, j’ai compris que je n’étais pas le seul à avoir souffert et de ce côté-là, crois-moi, je n’ai rien à t’envier.

- Mais tout ça c’est de l’histoire ancienne pour moi. Il m’arrive encore de faire des cauchemars, c’est vrai, mais grâce à toi, ce type est en prison et je sais qu’il ne reviendra plus jamais me faire de mal. Ni lui, ni personne. Pas depuis qu’ils savent tous que je suis la sœur du puissant Chuck Bass.

- Comme quoi, il y a tout de même certains avantages à être les enfants de Bart Bass, dit-il sarcastique.

- Je sais que ça n’était pas toujours facile d’être son fils, mais toi au moins il ne t’a pas renié, répondit-elle avec des regrets dans la voix.

- Tu n’as rien raté, je t’assure. Il n’était jamais là et quand il y était, je ne le voyais pas où alors, la plus part du temps, c’était pour l’entendre me dire à quel point je le décevais.

- Je croyais que votre relation s’était arrangée juste avant qu’il n’ait son accident.

- C’est vrai oui, un peu et ce, certainement en grande partie grâce à Lili, mais il m’a tellement mentit que je ne suis même pas certain qu’il ait été sincère, ne fut-ce qu’une seule fois dans sa vie.

- Au moins tu as Lili et puis tu as retrouvé ta mère finalement, les choses ont l’air d’aller plutôt bien entre vous non ? Gillian m’a dit qu’elle avait l’intention de s’installer à New-York définitivement.

Il sourit, inutile de demander comment la cousine de Nate pouvait bien être au courant des intentions de vie de sa propre mère.

- C’est ce qu’elle m’a dit en tout cas. Elle a l’air d’être sincère cette fois quand elle dit qu’elle veut faire partie de ma vie.

- Alors, profites-en. Une mère on en a qu’une et je sais ce que ça fait quand elle n’est plus là, dit-elle.

Sa voix avait un peu tremblée mais ses yeux ne trahissaient aucune émotion.

Chuck passa à nouveau un bras autour des épaules de la jeune fille qu’il avait abandonnées quelques instants auparavant.

- Moi je suis là, dit-il doucement.

- Je sais oui, et moi aussi je suis heureuse de t’avoir dans ma vie. Venir à New-York est sans doute la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie.

- Là, je suis bien d’accord et j’espère que tu as l’intention d’y rester encore longtemps.

- Toujours, répondit-elle en l’embrassant tendrement sur la joue. Mon cœur est ici maintenant.

- Pourquoi ais-je la sensation que cela ne s’applique pas qu’à moi ? la questionna-t-il avec un petit sourire en coin.

- Oui, ben justement en parlant de ça. Tu pourrais faire un effort avec Esteban ce soir ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles ...

- Arrête, fais pas l’innocent. Ce serait bien si tu pouvais être, disons, moins glacial avec lui.

- Ca, c’est la spécialité de Chuck Bass, je te signale.

- Alors, disons que tu pourrais être un peu moins Chuck Bass et un peu moins grand frère aussi. C’est vrai quoi, ça ne te pose pas de problème que Serena couche avec Nate.

- Parce que tu couches avec Esteban, maintenant ? Alors,  faut croire que je ne lui fais pas si peur que ça !

- Ok, bon, tu sais quoi, je crois qu’on va s’arrêter là. Ca vaudra mieux ! déclara-t-elle passablement énervée.

Elle était déjà à fleur de peau avec la finale du concours ce soir, inutile d’y ajouter une conversation dont elle ne se sortirait pas indemne.

- Oui, je crois aussi, répondit-il simplement.

- A ce soir, reprit-elle pour clôturer la discussion.

Elle l’embrassa encore sur la joue avant de se lever pour regagner la porte. Elle n’avait pas envie de le quitter en mauvais termes à cause d’un quiproquo.

- Lisa, la rappela-t-il.

Elle se retourna vers lui.

- Est-ce que tu l’aimes ? demanda-t-il en la regardant dans les yeux.

- Je crois, oui.  En tout cas, je me sens bien avec lui et je ne pensais pas que je serais capable d’éprouver à nouveau ce genre de sentiments après Tom, répondit-elle en soutenant son regard.

- Je ferai un effort avec Esteban, promit-il. 


katido  (30.01.2012 à 19:30)

73.    Nouvelle Star

- Tu es certain que tu veux y aller ?

- Pour la dixième fois au moins Blair : Oui, je veux y aller. C’est ma sœur et je lui ai promis que je serais là et surtout…

Il l’enlaça tendrement et déposa un baiser sur ses lèvres.

- … Je vais bien, dit Chuck en gardant ses bras autour de la taille de sa reine.

Elle caressa son visage et l’embrassa à son tour.

- C’est juste que…

- Je sais très bien ce que c’est Blair, mais je ne vais pas disparaître au milieu de la foule. Je vais bien et je continuerai à aller bien. Mes analyses sont bonnes et il n’y a aucune raison pour que je ne puisse pas profiter d’une sortie avec ma superbe fiancée.

- D’accord, excuse-moi de te couver comme un poussin, mais je n’ai aucune envie de revivre ça.

- Ca doit être tes hormones ! Mais moi, j’ai juste envie de vivre, avec toi, jusqu’à la fin de mes jours, dit-il en l’embrassant à nouveau, mais plus passionnément cette fois.

- Si tu commences comme ça, je ne suis pas certaine qu’on arrivera jusqu’à l’ascenseur, dit-elle, les lèvres collées aux siennes.

- Et bien, tu n’es pas encore vraiment habillée et nous avons du temps devant nous donc…, répondit Chuck en rouvrant la fermeture éclaire de la robe qu’elle venait à peine de fermer.

*******

Lisa était sur des charbons ardents. La soirée de clôture du concours était ce soir et elle avait un trac monstre. Elle en avait fait du chemin depuis son arrivée New-York, un peu moins de six mois plus tôt.

Elle s’était trouvée un frère merveilleux en lieu et place d’un père qui avait tout l’air d’avoir été un sinistre personnage. Et elle avait toutes les raisons de croire qu’elle n’avait pas perdu au change.

Chuck était un vrai frère pour elle. Il était tout ce que sa famille ou plutôt l’absence de sa famille représentait pour elle. Il n’avait pas hésité à mettre sa vie en danger pour la sauver. Personne n’avait jamais fait ça pour elle, pas même Tom, et encore moins sa mère, qui ne vivait que pour le crack, ou n’importe qu’elle autre parent d’accueil qu’elle avait pu croiser au cours de sa vie.

Elle savait qu’il serait toujours là pour elle, il l’avait promis et plus important encore, elle y croyait. Elle avait confiance en lui. Peu lui importait tout ce qu’on pouvait dire à propose de Chuck Bass et combien les gens avaient peur de lui et de son pouvoir. Elle savait qui il était sous sa carapace. Elle n’avait pas peur de ses regards noirs ou de ses petites réparties cinglantes. Et pour cause, elle avait toujours fait de même, pour se protéger du monde extérieur.

Mais avec lui, elle n’avait pas besoin de cuirasse et elle ne pouvait pas faire semblant, quand bien même elle l’aurait voulu, ce qui n’était pas le cas.

Elle était heureuse qu’il soit là ce soir et elle espérait bien qu’il apprécierait la soirée à sa juste valeur.

- Tu es prête ? demanda Gillian.

- Je crois oui. Est-ce que j’ai le choix de toute manière ?

- Non, lui répondit la rouquine en souriant.

Lisa aperçu Blair du coin de l’œil qui discutait avec Judith. Leur relation avait bien évoluée, même si elles ne seraient jamais les meilleures amies du monde. La jeune artiste ne pouvait s’empêcher de penser que sa future belle sœur lui en voulait quand même un peu de ce qui était arrivé à son frère, bien qu’elle ne l’ait jamais exprimé de quelque manière que ce soit. Ou peut-être était-ce sa propre culpabilité qui lui infligeait cette impression.

Elle la salua d’un petit geste de la main et, à son grand étonnement, Blair se dirigea vers elles.

Est-ce qu’elle avait fini par convaincre Chuck qu’il valait mieux pour lui ne pas sortir ce soir ?

- Bonsoir Lisa, Bonsoir Gillian, dit la reine de l’UES en s’approchant.

- Bonsoir Blair, répondirent-elles à l’unisson.

La marraine et sa pupille échangèrent un regard d’incompréhension.

- Je voulais te souhaiter bonne chance, dit Queen B à Lisa. Non pas que je pense que tu en ais besoin, ni Chuck non plus d’ailleurs. Je suis certaine que tu vas gagner ce concours haut la main, loin devant tous les autres.

- Merci, répondit simplement Lisa, prise au dépourvu.

- Gillian ! la salua Blair d’un petit mouvement de tête sec en repartant déjà vers Judith.

- C’est qu’elle avait l’air sincère en plus ! commenta la rouquine, à peine B eut-elle tourné les talons.

- Elle n’est pas si horrible que ça quand on la connaît, la défendit sa future belle sœur. En fait, elle est vraiment très attentive avec Chuck. Rien à voir avec son comportement à l’extérieur.

- Je te crois volontiers, dit la cousine de Nate. Elle est raide dingue de lui, et ça tout le monde peut le voir.

Blair rejoignit Chuck dans la salle et Gillian arriva à peine quelques minutes plus tard. Elle enlaça Chuck, ignorant délibérément le regard noir que B dardait sur elle.

- Je suis contente de te voir, ici. C’était vraiment important pour ta sœur que tu sois là ce soir.

- Je sais, répondit simplement C.

Gillian embrassa son cousin et Serena puis pris place à côté d’Esteban.

Ce dernier avait été agréablement surpris par l’attitude de son employeur ce soir. Pour une fois, il n’avait pas le sentiment qu’il allait être condamné au bûcher avant d’être jeté au fin fond des enfers en compagnie de Satan en personne.

Le Recteur Kratzfeld de Julliard et le Doyen Hartland de Columbia annoncèrent le début du concours et chacun fut prier de rejoindre sa place, y compris les concurrents et leurs « mécènes » dans les coulisses.

Les candidats se succédèrent chacun leur tour, remerciant leur parrain et les écoles qui avaient organisées ce concours avant de présenter leur chanson.

Ce fut bientôt le tour de Lisa de prendre place devant le micro. Elle s’avança sur la scène, les jambes tremblantes. Elle se demanda un instant si elle parviendrait jusqu’au tabouret.

La chanson qu’elle s’apprêtait à interpréter n’était pas n’importe laquelle et elle avait une signification bien particulière pour elle. Elle y avait mis tout son cœur et tout son talent pour que celle-ci soit à la hauteur de l’évènement et celui-ci ne concernait pas seulement le premier prix qui consistait à pouvoir enregistrer un album.

Non, car il avait un caractère bien plus personnel. En fait, elle avait déjà gagné ce qu’elle était venue chercher ici et elle comptait bien le révéler au public ce soir, et à une personne en particulier.

- Je souhaiterais remercier les écoles de Julliard et Columbia pour cette chance qui m’a été donnée de pouvoir prouver ma valeur. Ainsi que ma marraine, Gillian Vanderbilt, qui a vraiment été fabuleuse avec moi …

Blair se trémoussa sur sa chaise et Chuck passa son bras autour de ses épaules.

- Mais, par dessus tout, reprit Lisa, je voudrais dédier cette chanson à quelqu’un de vraiment très très spécial pour moi, il se reconnaîtra. C’est lui qui m’a inspiré cette chanson. J’ai même changé d’instrument pour l’occasion. Il est dans cette salle ici ce soir, grâce à Dieu. Sans lui, je ne serais pas parmi vous. Alors, Merci d’être toi tout simplement!

Blair échangea un regard avec Chuck, complètement abasourdi, alors que Lisa s’installait derrière le Broadwood au milieu de la scène.

(Cliquez sur le lien si vous souhaitez écouter la chanson)

There's a hero   Il y a un héros (7)
If you look inside your heart
  Si tu regardes dans ton cœur
You don't have to be afraid   Tu n'as pas à avoir peur
Of what you are   De ce que tu es vraiment
There's an answer   Il y a une réponse
If you reach into your soul   Si tu cherches dans ton âme
And the sorrow that you know   Et la tristesse que tu connais
Will melt away   Se perdra au loin

And then a hero comes along   Puis un héros vient à toi
With the strength to carry on   Avec la force de continuer
And you cast your fears aside   Et tu te libères de tes peurs
And you know you can survive   Et tu sais que tu peux survivre
So when you feel like hope is gone
  Alors quand l'espoir n’est plus
Look inside you and be strong
   Regarde en toi et sois fort
And you'll finally see the truth
  Et finalement tu verras
That a hero lies in you
  Qu'un héros demeure en toi

It's a long road   C'est un long chemin
When you face the world alone   Quand tu es seul face au monde
No one reaches out a hand   Sans que personne ne te tende la main
For you to hold   Pour te soutenir
You can find love
  Tu peux trouver l'amour
If you search within yourself   Si tu le recherches en toi
And the emptiness you felt
  Et le vide que tu ressentais
Will disappear
  Disparaîtra

And then a hero comes along   Puis un héros  vient à toi
With the strength to carry on   Avec la force de continuer
And you cast your fears aside   Et tu te libères de tes peurs
And you know you can survive
  Et tu sais que tu peux survivre
So when you feel like hope is gone   Alors quand tu sens que l'espoir n’est plus
Look inside you and be strong
  Regarde en toi et sois  fort
And you'll finally see the truth
 Et finalement tu verras
That a hero lies in you  Qu'un héros demeure en toi

Lord knows   Dieu sait
Dreams are hard to follow   Que les rêves sont difficiles à atteindre
But don't let anyone   Mais ne laisse jamais personne
Tear them away
  Te les arracher
Hold on
 Tiens bon
There will be tomorrow
  Il y aura un demain
In time
 Avec le temps
You'll find the way
  Tu trouveras le chemin

And then a hero comes along   Et Puis un héros vient à toi
With the strength to carry on   Avec la force de continuer
And you cast your fears aside
  Et tu te libères de tes peurs
And you know you can survive
  Et tu sais que tu peux survivre
So when you feel like hope is gone
  Alors quand tu sens que l'espoir n’est plu

Look inside you and be strong
 Regarde en toi et soi fort
And you'll finally see the truth
  Et finalement tu verras
That a hero lies in you
  Qu'un héros demeure en toi

That a hero lies in you   Qu'un héros demeure en toi

That a hero lies in you   Qu'un héros demeure en toi

( 7) «  Hero » Mariah Carey


katido  (31.01.2012 à 13:06)

74.   Interlude familial

Le roi de l’UES avait les mains moites et le souffle court. Il n’en revenait pas de ce que Lisa était en train de faire. Blair resserra le bras de Chuck autour d’elle et glissa son autre main dans la sienne. Elle sentait les pulsations de son fiancé s’accélérer, sous ses doigts, à la base de son poignet.

Elle le sentit poser ses lèvres dans sa chevelure, comme il le faisait souvent, à la recherche de son souffle. Elle caressa doucement le dessus de sa main avec son pouce pour tenter d’apaiser la tension qui venait de s’emparer de lui.

Elle n’ignorait pas que les déclarations et démonstrations d’affections étaient quelque chose de difficilement gérable pour lui. Il avait progressé dans ce sens, certes, mais ce que venait de faire Lisa le touchait au plus profond de son âme et le fait que ce soit en publique n’aidait pas vraiment à la situation. Elle appréhendait un peu se réaction.

Cette dernière raccrocha le micro et se dirigea vers les coulisses, laissant sa place au prochain étudiant.

Chuck vit Gillian qui lui faisait un sourire éblouissant depuis son fauteuil, très contente de la prestation de sa protégée et Nate qui était extatique à côté d’elle. Tandis que Serena essuyait une petite larme qui avait perlée au bord de ses cils. Il sentit la pression des doigts de Blair sur sa peau et répondit à sa suggestion muette.

Il se leva pour rejoindre Lisa. L’émotion qui s’était emparée de lui lui laissait les jambes en coton et il eut toute les peines du monde à traverser la salle jusqu’aux coulisses.

Sa sœur ramassait ses affaires au moment où le roi de l’UES se faufila lui aussi derrière le rideau.

- Ma surprise t’a plu ? demanda-t-elle, les yeux brillants d’émotion elle aussi.

Il ne répondit pas tout de suite, il avait la gorge nouée.

- C’est un peu spécial, mais vu que tu es toi-même très très spécial, renchérit-elle.

- Ca pour être spécial, articula-t-il enfin après avoir déglutit.

- Tu es fâché ? s’inquiéta-t-elle soudain.

- Je ne suis pas fâché, non. Ta chanson est magnifique. C’est juste que …

- Aucune de tes sœurs ne t’avait encore mis dans l’embarras de la sorte, c’est ça ? Je parie que Serena ne t’as jamais fait un coup de ce genre là !

Il repensa à la fois où S s’était incrustée chez lui et avait bousillé toutes ses chances d’acquérir un hôtel dans lequel il projetait d’ouvrir un club d’un genre un peu spécial lui aussi.

- Pas de ce genre là, non ! conclut-il avec un sourire.

- Je voulais juste que tu saches à quel point tu comptes et combien notre relation est importante pour moi, lui sourit-elle en retour.

- J’ai compris… et tous les autres aussi, dit-il, gêné.

- Tant mieux, parce que c’est comme ça que tu es en vrai, en tout cas avec moi, et avec Blair, et avec tous ceux que tu aimes, reprit-elle en plongeant son regard sombre dans le sien.

Il ne répondit pas, il ne savait pas quoi répondre à ça.

- Tu es un grand frère génial, et il faudra t’y faire, les petites sœurs son parfois, souvent en fait, gênante, ajouta-t-elle en l’enlaçant.

Il la serra dans ses bras à son tour, silencieux, les paroles de la chanson de sa sœur gravées dans le cœur.

Leurs gsm sonnèrent et ils découvrirent le dernier post de GG, illustré par une photo de Lisa sur scène.

« Aperçu : le roi de l’UES encensé par sa nouvelle petite sœur à la soirée de Julliard. Il ne nous avait pas vraiment habitués à pareil spectacle.  Lui aurait-on greffé un cœur, en même temps qu’un rein ? Apparemment je vais devoir lui trouver un nouveau surnom. Le prince noir ne semble plus être d’actualité ! »

- Il vaudrait mieux qu’on y aille, grimaça-t-il en refermant son smart phone.

- Désolée, pour ton image de bad boy dit Lisa.

- T’inquiète, elle trouvera bien un mauvais truc à dire sur moi dans son prochain post. Ou elle nous fichera peut-être la paix maintenant ! Quoi que j’en doute fortement.

Ils redescendirent dans la salle pour se rassoir.

Lisa prit place à côté d’Esteban

- Tu as été vraiment impressionnante, je suis certain que tu ne peux que gagner, complimenta-t-il la jeune fille.

Elle eut un petit haussement d’épaules et posa sa main sur celle du jeune hispanique.

Quelques sièges plus loin, Chuck se réinstalla auprès de la femme de son cœur.

- Ca va ? s’enquit-elle.

- Arrête de t’inquiéter pour moi à longueur de temps, je vais bien, souffla-t-il à son oreille en l’embrassant sur la joue.

Il repassa le bras autour de son cou et elle se cala à nouveau dans le creux de son épaule.

Elle savait que son côté protecteur l’agaçait un peu, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. Après les épreuves qu’ils avaient traversées et qu’ils traversaient encore, elle n’arrivait pas à reprendre le dessus. Elle avait bien faillit le perdre pour toujours et elle ne s’en remettait pas. Elle tremblait de peur à l’idée qu’il ne lui arrive quelque chose et que la vie ne sème de nouvelles embûches sur leur parcours.

Elle avait cru que la transplantation serait la fin mais en fait, ce n’était que le début. Comme une étape suivante que quelqu’un leur imposait de là-haut, encore et encore. Elle avait l’impression qu’elle n’en verrait jamais le bout.

Elle lui cachait son sentiment d’insécurité de son mieux, se rappelant que le petit être qui grandissait en elle était le signe de leur bonheur. Mais il n’y avait que lorsqu’elle était dans ses bras que cette angoisse disparaissait. Quand elle pouvait le sentir tout contre elle.

Dans ces moments là, elle se sentait à l’abri du danger. Il n’avait qu’à ouvrir l’espace de ses bras pour que son monde se transforme instantanément en paradis. Mais elle ne pouvait y demeurer éternellement. Le temps finissait toujours pas les rattraper et les heures y étaient bien trop courtes à son goût.

Alors une peur sourde et indicible la reprenait et elle la combattait de son mieux en s’appliquant à tout régenter autour d’elle, autour de lui, pour que leur  monde tourne comme elle le souhaitait.

Chuck l’embrassa à nouveau, sur le front, et resserra son étreinte autour d’elle. Il n’ignorait pas qu’elle faisait tout son possible pour ne pas afficher la frayeur qui l’habitait.

Il connaissait pertinemment les risques liés à l’opération qu’il avait subie, le néphrologue avait été très clair et les leur avait expliqués maintes fois. Mais il avait besoin de vivre à nouveau.

Il désirait la rendre heureuse par-dessus tout et il détestait la voir se faire du mouron à son sujet pour un rien.  Il voulait être Chuck Bass, celui qu’il avait toujours été pour elle et pas une pauvre petite chose dont elle devait se soucier en permanence, mais il ne savait plus comment faire.

Il était heureux de partager sa vie avec elle. Elle lui apportait tout ce dont il avait besoin, l’avoir entre ses bras tous les soirs et tous les matins le comblait de bonheur et il ne rêvait de rien d’autre. Il n’était pas utile qu’elle passe son temps à prévoir le moindre petit pépin qui pourrait survenir. Il était capable de gérer la situation.

Peut-être était-ce à cause du bébé ? Ses hormones étaient en pleine mutation et son instinct maternel prenait sans doute le dessus. Il espérait de tout son cœur que ce soit ça, car il ne voulait pas qu’elle passe le reste de sa vie à ne penser qu’aux complications potentielles qui pour pourrait apparaître un jour ou l’autre, mais pour lesquelles il n’y avait aucune raison de s’alarmer.

Il voulait la voir rire et s’amuser et non pas se replier sur elle-même comme elle le faisait en ce moment, même si elle pensait pouvoir le tromper et lui donner le change. Il ne savait pas encore comment, mais il devait trouver une solution et ce, sans la brusquer. La dernière chose qu’il voulait, c’était lui faire de la peine.


katido  (31.01.2012 à 21:14)

76.   Surprise

Chuck relisait les derniers indices concernant les taux de remplissage des hôtels européens de Bass Industrie durant le trajet jusqu'à l’appartement de Lili. Tout avait l’air d’être revenu plus ou moins à la normal.

L’entreprise avait perdue quelques plumes dans la bataille contre les Grimaldi, qui avaient menés une campagne de mobilisation à son encontre, mais rien qui ne saurait être aplani avec le temps.

Aussi, il ne comprenait pas pourquoi sa mère adoptive lui avait demandé de passer en urgence ce soir. Il ressortait de la clinique et n’avait qu’une envie, se glisser sous une bonne douche et dans les bras de Blair, ou pourquoi pas, les deux en même temps.

Il était content qu’elle ait repris un peu de poil de la bête. Elle avait semblée focalisée sur autre chose que sa santé cette dernière semaine. La fin du premier trimestre arriverait bientôt à son terme et les examens de suivi s’espaceraient. Il espérait que cela  soulagerait un peu l’angoisse de sa fiancée.

Il monta dans l’ascenseur en songeant qu’il pourrait peut-être l’emmener en voyage pendant le congé de printemps. Leur escapade en Toscane lui laissait un doux souvenir et se retrouver rien que tous les deux leur ferait du bien.

Bien sur, cela faisait encore pas mal de temps à attendre mais, entre les cours, la préparation de la venue du bébé et son planning médical à lui, ils n’avaient pas vraiment d’autre choix.

Il s’avança dans l’entrée et fut accueilli par Rufus.

- Bonsoir Chuck, on attendait plus que toi, lui dit celui-ci avec un sourire plutôt bien veillant.

Et depuis quand le mari de Lili était devenu un de ses supporters ?

Il n’eut pas le temps d’approfondir cette question car il aperçut sa mère au milieu du salon, ou plutôt, ses mères !

Pourquoi Elisabeth se trouvait-elle là elle aussi ? Est-ce que Jack essayait à nouveau de monter un de ses plans tordus depuis l’Australie où il était repartit ?

Mais ce n’était pas ça du tout, il le comprit en voyant Blair converser avec Lisa, aux côtés de Serena qui tenait la main de Nate.   

Il fronça les sourcils, sans vraiment comprendre ce qui se passait.

Lili s’avança vers lui avec un grand sourire.

- Je sais que ce n’est pas un rituel pour toi, mais cette année, on a décidé qu’il fallait y remédier. C’est une nouvelle vie qui s’offre à toi et, ton autre mère et moi, on a pensé que ça méritait du changement, puisqu’il y en a aussi dans ta vie.  Alors, bon anniversaire Charles.

Chuck la regarda ahuri, il ne se rappelait même plus que c’était son anniversaire aujourd’hui. Blair le lui avait souhaité ce matin, simplement. Il ne l’avait jamais fêté, même quand il était petit. Ca n’avait  jamais été un jour synonyme de joie pour lui, et encore moins pour Bart. Et pour cause, puisque C pensait que c’était aussi le jour de la mort de sa mère et qu’il en était responsable.

Elisabeth, s’avança à son tour. Sa mère biologique était bien vivante, tout ça n’était qu’un mensonge de son père !

- Bon anniversaire Charles, dit-elle à son tour en lui souriant.

- Merci, à vous deux, dit C très touché par cette attention de la part de ses mères.

Il s’intégra au petit groupe où chacun à son tour lui souhaita un bon anniversaire.

- Et voilà un gâteau digne de ce nom, que j’ai confectionné moi-même précisa Dorota en portant un plateau. Bon anniversaire Monsieur Chuck.

B passa un bras autour de sa taille et l’embrassa tendrement.

- Bon anniversaire mon amour, dit-elle à mi voix, avant de s’asseoir tout contre lui dans le canapé.

Voilà donc ce à quoi elle avait passé son temps toute cette semaine ! Il ne doutait pas qu’elle ait pris une part importante dans cet évènement, bien que ce ne soit pas elle qui ait été à l’origine du projet d’après ce que venait de dire Lili.

- Tu sais que tu me surprendras toujours toi ! marmonna-t-il à son oreille

- J’espère bien ! Et attend de voir le cadeau que je t’ai préparé pour ce soir, je te promets que tu ne seras pas déçu, souffla-t-elle avec un regard coquin

- Je ne suis jamais déçu avec toi, répondit-il en l’embrassant à nouveau.

- Hé, oh, les tourtereaux, on est là je vous signal ! les interrompit Nate. Si tu coupais plutôt le gâteau Chuck, j’ai faim moi.

- Mais tu as toujours faim, toi, commenta sa blonde petite amie en riant.

******

La soirée était bon enfant et tout le monde s’amusait quand Gillian fit son apparition. Chuck faillit s’étouffé avec un morceau de gâteau.

- Pas de stress, c’est moi qui ait eu l’idée de l’inviter dit sa fiancée.

Le jeune homme toussa une nouvelle fois. Est-ce que quelqu’un avait changé les règles du jeu sans rien lui dire ? Ou était-il dans la quatrième dimension ?

- Bonsoir et Bon anniversaire au roi de l’Upper East Side, dit la belle rousse en se présentant devant le couple. Désolée d’être en retard, mais j’avais un rendez-vous avec la presse et ça s’est éternisé.

- Alors ça y est, tu as officialisé ta prochaine candidature ? intervint son cousin qui l’avait vue arrivé.

- Oui, grand-père s’est dit qu’après les nouveaux écarts de Trip, Maureen n’aurait peut-être plus à cœur de le couvrir cette fois et finalement, c’est moi qu’il va soutenir pour les élections de l’an prochain.

- Tu vois, j’ai bien fait de l’inviter, chuchota Blair à Chuck, ça sert toujours d’avoir des gens bien placé de son côté.

Il l’observa un instant, alors qu’elle rejoignait Serena de l’autre côté de la pièce. Elle n’avait pas fait ça uniquement dans un but calculateur. Elle l’avait fait pour lui, avant tout. Parce qu’elle savait que Gillian était devenue une amie à ses yeux.

Blair lui avait dit qu’elle voulait s’améliorer elle aussi. Qu’il était temps pour elle de grandir et de passer outre ses caprices de petite fille, si elle voulait devenir une bonne mère. Ce dont il ne doutait pas un instant. Mais il n’avait jamais imaginé qu’elle en arriverait à enterrer la hache de guerre avec la cousine de Nate pour autant. Oui, décidément, elle était plus que surprenante, elle était incroyable ! Et il l’adorait. 

 - Gillian, je suis contente que tu sois là, dit Lisa en arrivant près de la rouquine.

- Bonsoir Lisa, contente de te voir aussi. Alors et cet enregistrement en studio, ça donne quoi ?

- C’est génial, je peux même me choisir des musiciens pour l’album. Il devrait sortir dans les bacs d’ici un an.

- Laisse-moi deviner, n’y aurait-il pas un jeune cubain du nom d’Esteban parmi ceux-ci ?

Elles pouffèrent de rire toutes les deux, avant de s’éloigner en direction des restes du gâteau.


katido  (01.02.2012 à 12:59)

76.   Un long dimanche de fiançailles

Il était à peine neuf heures quand Nate ouvrit les yeux auprès de sa blonde. Il passa un doigt sur le bras de la belle, qui dormait toujours, et l’embrassa tendrement.

- Où vas-tu, le questionna-t-elle, le nez dans l’oreiller.

- J’ai rendez-vous avec Chuck.

- Si tôt, un samedi matin ? Mais vous êtes fous ? maugréa-t-elle.

- Il veut qu’on parle et Blair devait justement petit déjeuné avec Eléanor ce matin, donc, on en profite.

- Eléanor est revenue de France ?

- Il faut croire, puisque B à rendez-vous avec elle.

- Je ne l’ai même pas vue dans la maison !

- Parce que son avion vient seulement d’atterrir.

- Super, B va encore être d’une humeur de chien !

- Surement, allez bouge-toi, tu viens aussi.

- Quoi ? s’étrangla Serena en relevant la tête.

- Chuck a demandé que tu viennes aussi, alors debout.

- Et depuis quand c’est lui qui décide de l’heure à laquelle je dois me lever ? Il ne peut pas venir lui ?

- Non, parce qu’on vit chez Blair et qu’il y a de grandes chances pour qu’elles repassent ici, elle et sa mère. En tout cas, plus que de les croiser à l’Empire.

Serena émit un grognement et sortit du lit, à contre cœur.

- Arrête de râler, c’est ta meilleure amie, non ?

******

Blair accueillit sa mère à la sortie des passagers. Elle lui avait demandé de la retrouvée pour un petit déjeuné à l’Opia Lounge, mais elle avait préféré l’attendre à l’aéroport.

Eléanor avait fait un pas vers elle en venant à la clinique lorsque Chuck était en salle d’opération. C’était bien la première fois que sa mère décalait son vol pour elle. Et B voulait lui faire savoir qu’elle appréciait son geste à sa juste valeur.

- Blair ! s’étonna la styliste de renommée en voyant sa fille dans le hall de l’aéroport. Je ne m’attendais pas à te voir ici. N’avions-nous pas rendez-vous un peu plus tard ?

- Si, mais je me suis dit qu’on pourrait ainsi profiter de plus de temps ensemble, vu que tu ne restes que deux jours à New-York.

- Ma chérie, s’il n’y avait pas ce défilé privé, je ne serais même pas revenue. Mais Alice a insisté pour que je sois présente donc, je n’ai pas vraiment eu le choix. Mais je suis heureuse de pouvoir passer quelques heures avec ma fille, ajouta-elle devant la triste de mine de Blair.

- Moi aussi, dit cette dernière en retrouvant le sourire.

Elles montèrent dans la limousine qui les emmena jusqu’à un des restaurants les plus select de Manhattan, spécialisé dans les petits déjeunés.

- Alors, comment vas-tu ? questionna Eléanor. J’espère que Chuck prend soin de toi et du bébé.

- Je vais bien et Chuck est parfait, répondit B du tac au tac.

- Bien, tant mieux. Et tes études ? D’après ce que j’en ai eu comme écho ta moyenne à chuté en français !

Blair avala sa salive, ses notes étaient descendues d’à peine quelques centièmes de point. C’est vrai qu’elle avait moins de temps pour sa scolarité. Elle se donnait moins à fond qu’à son habitude.

Ses priorités avaient été tournées vers l’accompagnement de son fiancé depuis presque trois mois. Le temps de la période la plus accrue du suivi post opératoire.

Elle avait aussi commencé à se renseigner sur les cours d’accouchement et prit des infos sur les décorateurs les plus cotés, dans le but d’entamer l’aménagement pour une chambre d’enfant. Elle envisageait des rendez-vous avec plusieurs d’entre eux dans les semaines à venir. Mais il restait un point épineux à élucider.

Elle ne savait pas où ils allaient s’installer. Pour l’instant ils passaient la majeure partie de leur temps à l’Empire, mais ils n’avaient pas encore abordés les questions pratiques. Ils étaient si heureux de s’être retrouver qu’ils s’étaient laissés porter par le flot des évènements.

En fait, si elle était honnête, c’était elle qui refusait de prendre le sujet à bras le corps. Chuck avait tenté plusieurs approches, plus ou moins subtiles, mais elle avait, à chaque fois, botté en touche.

Elle craignait que faire des projets d’avenir ne leur porte la poisse. Elle avait si peur d’un rejet de la greffe ou d’une autre complication, qu’elle se bornait à se couler dans ses bras, tout comme une autruche qui s’enfonçait la tête dans le sable.

Elle profitait du temps qui leur était imparti, comme si chaque jour était le dernier. Elle en avait même presqu’oublié l’anniversaire de Chuck. Si Lili et Elisabeth ne le lui avait pas rappelé, une semaine avant, avec l’organisation de cette petite soirée intime, elle aurait tout aussi bien pu passer à côté.

Pourtant, ce petit extra lui avait fait du bien. Il lui avait remis en mémoire à quel point elle aimait organiser les évènements et surtout avoir le contrôle de son futur. Elle avait même été jusqu’à invitée Gillian, tant elle était heureuse que Lili et Elisabeth aient eu cette idée. 

- Alors, vous avez arrêté une date pour le mariage ? questionna à nouveau Eléanor.

- Pas encore non, répondit B dont le moral commençait déjà à chuter.

- Et pourquoi ça ? Chuck serait-il revenu sur sa proposition ?

- Quoi ? Non, bien sur que non ! Qu’est-ce qui te mets de pareilles idées en tête ?

- Peut-être le fait que vous n’aillez pas officialisés vos fiançailles. C’est bien toi qui aime les soirées mondaines. Je pensais que tu voudrais faire les choses en grand, à la manière de Blair Waldorf. Mais si tu te contentes d’une bague au doigt, quand bien même ce joyau est une pure merveille, c’est toi qui vois.

Blair était sous le choc. Comment sa mère pouvait-elle concevoir qu’elle aurait pu organiser une telle réception alors que son fiancé était encore en période sensible ? Il fallait du temps pour se remettre d’une transplantation. Ce n’était pas comme si on lui avait enlevé les amygdales ! Il avait besoin calme et de repos. Il dépensait déjà bien trop d’énergie à son goût dans le travail.

-  Nous n’avons pas encore pris le temps de le faire, c’est vrai, mais cela ne veut pas dire que ce projet n’est plus à l’ordre du jour.

- La question que je me pose, c’est, pourquoi tes fiançailles en sont encore au stade de projet ?! Et pourquoi la date de votre mariage n’est pas encore fixée ?! 

Le serveur déposa une tartelette au citron devant Blair, mais celle-ci n’avait plus d’appétit tout à coup.


katido  (01.02.2012 à 18:23)

77.   Voyage dans le passé

Blair revint à l’Empire en fin d’après-midi. Elle avait passé presque toute la journée avec sa mère et elle était complètement perdue.

Les idées que sa mère avait sous entendues tourbillonnaient dans son esprit.  Elle n’était plus une petite fille, mais lorsqu’elle était devant Eléanor Waldorf, elle le redevenait instantanément.

Elle rentra d’humeur maussade. Sa seule envie était de se retrouver dans les bras de Chuck. Il l’aimait plus que tout. Elle le savait, elle en était persuadée et elle n’avait pas besoin de soirée de fiançailles inoubliable pour en être convaincue.

Lorsqu’elle était avec Louis, tout était fastueux et luxueux, mais ce n’était pas ce qui importait. La seule chose qui comptait était qu’elle et Chuck soient ensemble. Elle ne voulait plus d’un conte de fée, elle voulait juste se blottir dans ses bras, bien à l’abri du monde extérieur. Elle n’avait envie de rien d’autre en ce moment.

- Bonne journée, lui demanda l’élu de son cœur, avec un sourire, lorsqu’elle entra dans le salon.

- Elle aurait pu être meilleure, mais je suis certaine que ça va s’arranger maintenant que je suis près de toi, répondit-elle en passant les bras autour de son cou pour l’embrasser.

- Justement en parlant de s’améliorer, je me disais qu’on pourrait faire un bon repas, qui se terminerait par un dessert comme il se doit.

- Et pourquoi, on ne commencerait pas par le dessert ? marmonna-t-elle tout en continuant à l’embrasser

- Je pensais à un vrai dessert, dit-il en détachant les bras de Blair de son cou.

Il n’avait pas l’intention de se laisser détourner de son objectif cette fois.

Elle grimaça avant de répliquer.

- Je me passerai volontiers de repas ce soir, je préfère te manger toi.

Elle recommença à l’embrasser, de plus en plus voluptueusement.

- Non, Blair, arrête ! dit-il en prenant ses mains dans les siennes.

Il n’arriverait à rien comme ça.

- On ne va pas s’enfermer dans la chambre ce soir, même si j’en ai très envie. Tu vas te préparer et on va sortir.

- Mais je suis déjà sortie toute la journée, et je manque de toi, dit-elle en faisant sa petite moue boudeuse pour l’amadouer.

- Pas question, cette fois, tu ne m’auras pas comme ça. On doit retrouver Nate et Serena dans deux heures. Et ensuite, on verra bien. On est samedi soir et on va s’amuser, comme avant toute cette histoire de transplantation.

- Mais…

- Pas de mais, cette nuit tu vas t’amuser et moi aussi !

******

Dans la limousine qui roulait à travers les rues de Manhattan, Blair leva les yeux sur Chuck qui la regardait intensément. Elle ne savait pas où ils allaient. Il lui avait juste dis qu’il voulait sortir et que c’était une surprise. Il savait pourtant qu’elle n’aimait pas trop ça, elle préférait savoir ce qui se passait. Mais il avait insisté et elle n’avait pas voulu se disputer avec lui.

Il était déjà assez distant depuis ces dix derniers jours et elle n’arrivait pas à savoir pourquoi. Elle l’avait surpris plusieurs fois à l’observer, comme en ce moment. Se rendait-il compte qu’elle lui cachait quelque chose ? Sans doute, il n’était pas stupide.

Elle repensa à cette escapade en Toscane, rien que tous les deux. Loin des problèmes et de cette épée de Damoclès qui planait au-dessus de leur tête. Pour sa part, elle se serait amplement contentée de passé la soirée dans ses bras à l’Empire.

En fait, si elle avait pu, elle se serait enfermée avec lui dans une tour et aurait jeté la clef. Elle voulait profiter de lui au maximum. Mais il avait raison, ils ne pouvaient pas vivre caché jusqu’à la fin des temps.

Et puis elle était bien obligée de faire face à la situation et de sortir le bout de nez si elle voulait trouver une solution. Sa grossesse avançait, elle en était presque à la fin de son troisième mois.

La première échographie avait eu lieue il y avait déjà deux semaines et Chuck avait été aux anges. Mais depuis, elle sentait qu’il se passait un truc pas clair. Il n’arrêtait pas de l’éconduire.

Elle voulait pourtant juste prendre soin de lui, mais il ne la laissait plus faire. Comme s’il n’avait plus besoin d’elle.  Comme ce soir, où il préférait sortir avec leurs amis, plutôt que de rester en tête à tête avec elle.

Se lassait-il d’elle ? Était-elle devenue ennuyante ? Elle se rappelait combien elle avait eu peur lors de sa première rentrée universitaire. Quand il avait décidé de mettre fin à leur petits jeux d’humiliation envers toutes ces filles qui le méritaient pourtant bien. Il l’avait fait pour elle, il lui avait dit qu’il ne pouvait pas être Chuck Bass sans elle.  Mais ensuite tout avait dégénéré.

Elle avait commencé par le manipuler pour qu’il embrasse le professeur qui lui permettrait de faire le discours de bienvenue de NYU. Puis avait appelé Jack derrière son dos pour obtenir la licence de vente d’alcool pour son nouveau club. Et pour finir, par accepter de coucher avec cet immonde salaud pour que Chuck puisse récupérer son hôtel, jusqu’à ce qu’elle s’aperçoive qu’il était parfaitement au courant de cette horrible proposition. 

 Elle frissonna en repensant à tout ce gâchis.

- Est-ce que ça va ? s’inquiéta-t-il en posant une de ses mains sur son bras.

- Ca va oui, j’ai juste un peu froid, ce doit être la climatisation.

- Viens là, dit-il en passant un bras autour des ses épaules.

Elle le laissa l’attirer contre lui, profitant de la chaleur de son corps.

Il n’était plus ce Chuck Bass là, il était devenu quelqu’un de bien meilleur. Il avait appris de ses erreurs. Elle pouvait le voir chaque jour. Alors pourquoi ne pouvait-elle pas simplement accepter le bonheur qu’ils vivaient ? Pourquoi redoutait-elle sans cesse le futur ?

La réponse était plus qu’évidente. Ils avaient connus tant d’épreuves qu’elle attendait simplement la suivante, ce qui l’empêchait de goûter pleinement le bonheur qu’ils vivaient au quotidien.

Elle devait sortir de cette impasse si elle voulait pouvoir avancer à ses côtés.

- Je t’aime, murmura-t-elle doucement, les yeux pleins de larmes.

- Hé, mais, qu’est-ce que tu me fais là ? Qu’est-ce qui se passe ?

- Rien, je ne sais pas. J’ai peur, c’est tout.

- Peur de quoi ? demanda-t-il, chamboulé de voir à quel point elle souffrait.

Il ne doutait pas que passer la journée avec sa mère la fasse réagir, mais il espérait qu’Eléanor ne l’avait pas trop brusquée. Elle avait besoin de sortir de son mutisme, d’exprimer ses angoisses, pour pouvoir avancer, mais pas d’être confrontée à ses échecs et jugée à ses dépens. La douceur et le tact n’étaient pas les qualités premières de sa future belle-mère. Mais il n’avait pas trouvé d’autre solution pour l’obliger à faire face à la situation et la faire redevenir elle-même.

- Peur de quoi ? insista-t-il encore avec douceur.

Il voulait tenter de l’apaiser, visiblement Eléanor ne l’avait pas ménagée. Il s’en voulu d’avoir laissé sa mère la mettre dans cet état. Il n’aurait jamais dû accepter de recourir à son aide. Il aurait dû trouver un autre moyen.   

Blair ravala un sanglot, les émotions se bousculaient dans sa tête et dans son cœur. Elle avait besoin de les faire sortir. Elle ne pouvait plus garder tous ces sentiments au fond d’elle-même.

Elle se serra un peu plus contre lui. Ses bras autour d’elle la réconfortaient. Elle avait confiance en lui, plus qu’en n’importe qui, y compris elle-même. Il l’aimait et il l’acceptait comme elle était, il pouvait tout comprendre, il ne la jugeait jamais.  

- J’ai peur de l’avenir, peur de te perdre encore, je … je sais que c’est idiot mais… après tout ce qu’on a vécu. Tout ça me semble bien trop beau pour être vrai, dit-elle d’un trait avant de ne plus en trouver le courage.

Il prit le visage de sa fiancée entre ses mains et plongea ses yeux dans les siens.

- Tu ne me perdras jamais. Tu ne m’as jamais perdu. Je t’aime depuis cette nuit là, au Victrola, quand tu as consenti à me montrer la vraie Blair Waldorf, dit-il en citant les propres termes de la jeune femme. Tu m’as époustouflé et tu le fais encore, tous les jours. Ce soir là, tu as volé mon cœur, alors que je ne savais même pas que j’en avais un. Et pourtant, aujourd’hui, s’il bat, c’est pour toi, grâce à ton amour. 

Elle lui sourit et il l’embrassa tendrement.

- Ce soir on va s’amuser, parce qu’on l’a bien mérité. Et rien ni personne ne nous empêchera plus jamais de nous aimer, jamais, je ne le permettrai pas. Ok ?

- Si quelqu’un peut bien défier les Dieux, c’est Chuck Bass, acquiesça-t-elle.

- Ca tombe bien, parce que tu es justement la seule Déesse qui soit capable de me faire fléchir, dit-il en l’embrassant encore.

- Une Déesse ?! répéta-t-elle en redevant un peu Blair Waldorf. Sache que cela sera retenu et utilisé contre toi à la première occasion.

Elle répondit à son étreinte et insinua sa langue dans sa bouche, à la recherche de celle de son fiancé. Ses mains dénouaient sa cravate tandis qu’elle sentait la main de Chuck remontée le long de sa cuisse.

Les limousines avaient toujours le même effet magique pour eux.


katido  (02.02.2012 à 19:00)

 

78.   Eternal Flame

Chuck posa sa main sur la sienne et elle entrelaça ses doigts dans les siens. Il s’étonnait qu’elle n’ait pas posé plus de question sur leur destination. Elle était montée dans la limousine sans broncher.

En tout cas, la rencontre avec sa mère avait eu le résultat escompté, elle avait enfin partagé ses doutes et ses peurs avec lui. Il ne doutait pas qu’Eléanor l’ait bousculée, mais elle avait apparemment besoin d’une telle secousse pour pouvoir avancer et profiter à nouveau de la vie qui s’offrait à eux et de leur nouveau bonheur.

- On est au Per Se, s’étonna-t-elle sur le trottoir.

- Pourquoi, tu n’aimes pas ce restaurant ?

- Bien sur que si, j’adore mais….

- Pas de mais, je t’ai dis que c’était une soirée surprise.

Il l’entraina à l’intérieur et une serveuse les conduisit vers la salle privée qu’il avait réservée.

- Je croyais qu’on devait dîner avec Nate et Serena.

- Entre autre, oui, répondit-il avec un petit sourire, la tirant vers la salle du fond.

Blair passa la porte et se retrouva devant leurs familles au grand complet. Même son père était là, assis à la droite de sa mère. Elle ne savait même pas qu’il devait venir à New-York.

La salle était décorée comme dans les films des années 50 qu’elle affectionnait tant. Une multitude de petits cœurs et de boîtes à cadeaux ornaient les tables et une quantité impressionnante de pivoines étaient disposés ça et là.

Elle jeta à Chuck un regard d’incompréhension.

- J’espère que ça te plaît, susurra-t-il en l’embrassant sur la joue.

- C’est toi qui … Mais quand ?

- Tu n’es pas la seule à savoir faire des cachoteries. Heureusement Serena et Nate étaient là pour m’aider, ainsi que Dorota, et ta mère bien entendu.

- Ma …

Blair se tourna vers Eléanor qui s’approchait du couple.

- Je te promets que je n’ai rien laissé filtrer et qu’elle ne se doutait absolument de rien, je peux te l’assurer, je l’ai moi-même interrogée, dit-elle à Chuck.

- Tu n’étais pas censée assister à un défilé privé ? demanda Blair.

Il lui était difficilement imaginable que Chuck et sa mère ait pu être de connivence, pourtant ça en avait tout l’air.

- Il y en aura bien un, assura Eléanor, j’ai pris tous mes derniers modèles avec moi et j’ai quelques esquisses de robes de mariée qui devraient te plaire. Mais on verra ça demain. Ce soir, c’est ta fête de fiançailles.

- Mes félicitations ma chérie, dit Harold en la prenant dans ses bras.

- Papa, murmura Blair, touchée par sa venue.

Il s’adressa à Chuck et lui serra la main chaleureusement.

- A toi aussi, mon garçon. Et tâche de prendre bien soin de ma petite princesse et de votre bébé.

- Ne vous inquiétez pas, j’en ai bien l’intention.

- C’est ce que je vois. Je dois dire que c’est plutôt un bon début. Et je ne dis pas ça parce que Roman et moi avons pu profiter du jet privé, rit-il.

Cyrus et Lili se pressèrent à leur tour pour enlacer les futurs mariés. Puis se fut au tour d’Elisabeth de serrer son fils et sa future belle-fille sur son cœur.

- Je suis vraiment fière d’avoir un fils tel que toi, dit-elle à Chuck. Merci de me laisser partager ton bonheur.

Il ne répondit pas, trop ému par ce moment pour parler.

D’autant que ses sœurs accouraient déjà auprès de lui pour l’enserrer dans leur bras elles aussi, ensembles bien évidemment.

Serena se tourna vers sa meilleure amie et elles tombèrent dans les bras l’une de l’autre.

- Tu te rends compte que Chuck m’a fait levée aux aurores ce matin pour finaliser cette soirée au moins ? questionna la blonde en riant à travers ses larmes.

- Arrête, tu vas me faire ruiner mon maquillage, répondit la brune, en s’éventant avec sa main car elle avait les larmes aux yeux elle aussi.

- Félicitation, dit un peu timidement Lisa qui arrivait derrière la belle blonde.

Blair l’attrapa par les mains et l’attira dans ses bras, tandis que Nate félicitait son meilleur ami.

Chuck le remercia d’un mouvement de tête et lui fit une accolade pour l’occasion.

- Ma belle, tu imagines que ça aurait du être nous, dit-il à Blair en l’enlaçant à son tour.

- Hé, n’en profite pas, lui dit son meilleur ami en lui faisant un tape amicale dans le dos.

- Oh, Miss Blair, dit Dorota en pleurs, en arrivant à son tour pour féliciter l’heureux couple. Je n’arrive pas à croire que vous ayez grandit si vite.

Elle l’enlaça tendrement, comme une mère, avant de s’adresser au fiancé.

- Je peux vous embrasser Monsieur Chuck ? demanda-t-elle.

Il n’eut pas vraiment l’occasion de répondre à la question car elle se pendait déjà à son cou.

Tout le reste des invités défila pour leur souhaiter tout leurs vœux de bonheur. Même Dan était de la  partie. Après tout, Blair avait bien fait l’effort de convier Gillian à sa soirée d’anniversaire, Chuck pouvait bien consentir à passer quelques heures avec le lonely boy de Brooklyn, même s’il avait embrassé Blair, et puis c’était le beau-fils de Lili lui aussi. Il faisait donc en quelque sorte partie de la famille !

Après moult embrassades, les futurs mariés s’installèrent à la table d’honneur et la soirée continua sous les meilleurs auspices.

Lisa ne put s’empêcher de grimper sur scène et de s’infiltrer au milieu du groupe, en compagnie d’Esteban, qui avait l’impression de se retrouver dans un monde parallèle.

Il avait eu vent des soirées chics de l’Upper East Side, mais il n’avait jamais participé à aucune, et encore moins en tant qu’invité. Heureusement que sa petite amie avait eu cette idée de se mêler aux musiciens. Là, il se sentait plus à son aise. Même si Chuck ne le regardait plus de son regard perçant depuis la soirée à Julliard.

Elle chuchota quelque chose au batteur qui sourit, mais avant que celui-ci n’entame le morceau, Rufus, se joignit à eux lui aussi.

- Votre attention, s’il vous plaît, demanda la jeune fille. Comme tout le monde, ou presque, le sait dans cette salle, ma spécialité est de mettre mon frère mal à l’aise en public.

Chacun éclata de rire en repensant à l’onde de choc qu’elle avait causée en interprétant une chanson pour Chuck lors de la finale du concours William Schuman.

- Donc, pour l’occasion, je souhaiterais vraiment dédier cette chanson à nos fiancés. J’espère qu’elle leur apportera tout le bonheur du monde… Et aussi qu’ils me laisseront chanter à leur mariage, reprit-elle avec un regard complice pour son frère.

 Ce dernier se leva, invitant sa fiancée à danser.

- Tu es heureuse ? lui demanda-t-il en l’emmenant sur la piste.

- Je ne pourrais pas l’être plus, répondit-elle avec des étoiles dans les yeux et un sourire si éblouissant que les papillons qu’elle avait fait naître dans les entrailles du jeune homme des années plus tôt se réveillèrent.

- Je t’aime, à la folie, reprit-il en l’embrassant passionnément alors que les premiers accords de la chanson retentissaient.

(Cliquez pour écouter la chanson si vous le désirez)

Close your eyes, give me your hand, darling
Ferme tes yeux, donne-moi ta main, chéri
Do you feel my heart beating ?
Sens-tu mon coeur batter ?

Do you understand ?
Comprends-tu ?
Do you feel the same ?
Ressens-tu la même chose
 ?
Am I only dreaming ?
Suis-je seulement en train de rêver
 ?
Is this burning an eternal flame ?
Est-ce une flamme éternelle qui br
ûle ?

I believe it's meant to be, darling
Je crois que c'est fait pour, chéri
I watch you when you are sleeping
Je te regarde quand tu dors

You belong to me
Tu m'appartiens

Do you feel the same ?
Ressens-tu la même chose ?
Am I only dreaming ?
Suis-je seulement en train de rêver
 ?
Or is this burning an eternal flame ?
Ou est-ce une flamme éternelle qui br
ûle ?

Say my name,
Dis mon nom,

Sun shines through the rain
Le soleil brille à travers la pluie

A whole life so lonely
Une vie entière si seule

And then you come and ease the pain
Et alors tu es arrivé et tu as soulagé la douleur
I don't want to lose this feeling
Je ne veux pas perdre cette sensation


Say my name,
Dis mon nom,
Sun shines through the rain
Le soleil brille à travers la pluie

A whole life so lonely
Une vie entière si seule
And then you come and ease the pain
Et alors tu arrives et tu soulages la douleur

I don't want to lose this feeling
Je ne veux pas perdre cette sensation

Close your eyes, give me your hand
Ferme tes yeux, donne-moi ta main

Do you feel my heart beating ?
Sens-tu mon coeur batter ?
Do you understand ?
Comprends-tu ?
Do you feel the same ?
Ressens-tu la même chose
 ?
Am I only dreaming ?
Suis-je seulement en train de rêver ?
Is this burning an eternal flame ?
Est-ce une flamme éternelle qui br
ûle ?

Close your eyes, give me your hand, darling
Ferme tes yeux, donne-moi ta main, chéri

Do you feel my heart beating ?
Sens-tu mon coeur batter ?
Do you understand ?
Comprends-tu ?
Do you feel the same ?
Ressens-tu la même chose
 ?
Am I only dreaming ?
Suis-je seulement en train de rêver ?
Is this burning an eternal flame ?
Est-ce une flamme éternelle qui br
ûle ?

Close your eyes, give me your hand, darling
Ferme tes yeux, donne-moi ta main, chéri

Do you feel my heart beating ?
Sens-tu mon coeur batter ?
Do you understand ?
Comprends-tu ?
Do you feel the same ?
Ressens-tu la même chose
 ?
Am I only dreaming ?
Suis-je seulement en train de rêver ?
Is this burning an eternal flame ?
Est-ce une flamme éternelle qui br
ûle ?

Close your eyes, give me your hand, darling
Ferme tes yeux, donne-moi ta main, chéri
Do you feel my heart beating ?
Sens-tu mon coeur batter ?
Do you understand ?
Comprends-tu ?
Do you feel the same ?
Ressens-tu la même chose ?
Am I only dreaming ?
Suis-je seulement en train de rêver ?
Is this burning an eternal flame ?
Est-ce une flamme éternelle qui brûle ?

(8) « Eternal flame » The Bangles


katido  (02.02.2012 à 19:47)

79.   L’envol  

Lili reposa la tasse de café qu’elle tenait à la main et considéra son fils adoptif avec sérieux.

- Tu es certain que c’est ce que tu veux ?

- Parfaitement. On en a discuté avec Blair et on pense que c’est le mieux. De toute manière Eléanor et Cyrus ne sont pratiquement jamais là. Quand à Harold et Roman, ils passent en coup de vent de temps en temps. Sans oublié que Dorota sera là pour m’aider à veiller sur Blair pendant le reste de la grossesse, et sur le bébé, quand elle reprendra les cours à la rentrée prochaine. Et puis, je ne veux pas que mon enfant grandisse dans un lieu de passage, comme moi. Je veux qu’il ait un vrai chez lui.

- Mais l’Empire c’est chez toi, cela représente tant de choses pour toi. Tu t’es battu corps et âme pour cet hôtel.

Il eut un petit sourire amer en repensant à tout ce qu’il avait été capable de faire pour cet immeuble, qui lui tenait tant à cœur il y deux ans. Il ne pourrait jamais se le pardonner.

- Justement, dit-il cynique. Et puis, chez moi, c’est là où se trouve Blair et je n’ai plus rien à prouver à Bart, ni à moi-même, ou à qui que ce soit d’autre.

- Je suis contente de te l’entendre dire. Tu as enfin fait la paix avec toi-même, c’est la preuve que tu es prêt à te lancer dans une nouvelle vie, avec Blair et votre bébé.

Il sourit à nouveau, mais d’un sourire vrai, qui exprimait clairement la joie contenue dans son cœur à cette nouvelle perspective d’avenir.

Lili lui rendit son sourire.

- Je suis très fière de toi Charles et, pour ce que ça vaut, ton père aussi serait fier de toi. Même si Bart ne le reconnaîtrait sans doute jamais s’il était encore avec nous.

Chuck ne répondit pas, mais il avait effectivement bien du mal à imaginer que son paternel puisse lui faire un compliment quel qu’il soit. Mais ça n’avait plus d’importance aujourd’hui. Son avis ne comptait plus, seul celui de Blair avait de l’importance à ses yeux. Elle était toute sa vie. Elle était son avenir et il n’avait jamais osé en espérer tant.

- Je vais prendre mes dispositions avec Serena, au cas où …

- Inutile, la coupa Chuck. Ils vont s’installer dans le penthouse de l’Empire avec Nate.

Lili ouvrit grand la bouche. Apparemment le temps où les oisillons quittaient le nid était arrivé. Elle regretta de les avoir si peu vus pendant leur petite enfance. Elle voyageait souvent, pour ne pas dire tout le temps. Et elle non plus n’avait pas apporté la stabilité qui convenait à Eric et Serena. Elle n’avait pas été un parent modèle, même si elle avait essayé de compenser ces dernières années.

- Je vois, dit-elle simplement, après un moment, un peu émue par tous ces changements et le fait de constater que la vie suit son cours, inexorablement.

- Lisa restera aussi à l’Empire. Elle y est mieux que sur le campus de Julliard, où elle n’a jamais habitée de toute manière. Et je voudrais lui montrer un peu comment ça se passe de l’intérieur.

- Tu comptes toujours la faire nommer dans le conseil d’administration ?

- C’est son droit, et c’est sa place. Je sais qu’elle ne s’intéresse pas du tout aux affaires. Mais je veux qu’elle connaisse au moins les plus grosses ficelles. On ne sait jamais, dit-il en haussant les épaules. Et puis je compte sur toi au cas où. Tu as été parfaite avec moi et j’espère que tu voudras bien la prendre sous ton aile si jamais il le fallait. Jack n’hésiterait pas une seconde à tenter de la déposséder de tout.

- Est-ce que c’est un compliment ? demanda Lili pour détendre l’atmosphère.

Chuck sourit à nouveau. Il se leva et fit le tour de la petite table pour venir s’asseoir à côté d’elle.

- C’en est un, répondit-il en la regardant dans les yeux. Tu as été une vraie mère pour moi quand j’étais perdu. Tu as protégé mes intérêts de ton mieux, même si je ne l’ai pas toujours compris sur le moment. Et tu seras toujours une mère pour moi, même si la mienne a fait sa réapparition dans ma vie.

- Viens là, dit Lili en le serrant dans ses bras, tandis qu’elle tentait de refouler les larmes qui lui montaient aux yeux.

Chuck la serra sur son cœur lui aussi. Il était sincère. Il ignorait où il en serait aujourd’hui si elle ne s’était pas acharnée à maintenir une relation, pourtant parfois si ténue, entre eux, parce qu’il la malmenait de son mieux pour la rompre.

Rufus entra dans la pièce à cet instant et son fils relâcha automatiquement son étreinte. Un vieux réflexe tellement naturel à Chuck Bass.

- Je vous dérange ? Est-ce que ça va Lili ? questionna son mari, en constant les yeux brillants de son épouse.

- Ca va oui, ce n’est rien. Juste le temps qui passe bien trop vite, répondit-elle en passant les doigts sous ses yeux pour éviter que son maquillage ne coule.

- Vous avez fixé la date du mariage, alors ? interrogea encore Rufus.

- Oui, ce sera le 15 juillet. Blair aura terminée la fac et la naissance du bébé est prévue pour le mois d’août. J’aurais préféré après car je suis certain qu’elle ne va pas prendre une minute pour se reposer. Mais, elle veut absolument être mariée avant d’accoucher et puis, quand le bébé sera là, ce sera surement encore plus la folie et elle sera sans doute encore bien plus fatiguée.

- Si elle a besoin d’aide, proposa Lili.

- Ne t’inquiète pas, tu seras surement mise à contribution. Je compte bien veiller à ce qu’elle délègue pour ne pas en faire trop.

- Ca, c’est pas gagné ! commenta sa mère adoptive.

- Je sais, soupira-t-il avec un sourire au fond des yeux. 


katido  (03.02.2012 à 19:42)

80.   Alerte

Blair n’écoutait pas un mot de ce que racontait le professeur Marx. Il ne restait qu’à peine quelques jours avant la fin de l’année scolaire et elle était bien loin du campus. Elle ne voyait pas l’intérêt de se venir assister à la préparation de la prochaine rentrée puisqu’elle ne reprendrait pas l’université avant le semestre de janvier de toute façon.

Son mariage avait lieu dans une grosse quinzaine de jours et elle avait encore des dizaines de petites choses à terminer. Elle était impatiente que cette année se termine. Elle avait réussit à boucler ses cours et ses résultats étaient à la hauteur de la situation. Blair Waldorf avait toujours réussi avec brio et ce n’est pas demain la veille que ça changerait.

Bon, elle devait bien concéder qu’elle n’avait pas vraiment eu l’occasion de s’éparpiller. Chuck était un vrai tyran. Il ne la laissait presque rien faire. Que ce soit pour la préparation du mariage ou celle de la venue du bébé. Il était là pour tout et veillait à ce qu’elle ne s’épuise pas. 

Elle comprenait maintenant pourquoi elle l’avait tant agacé lorsqu’elle l’obligeait à se reposer pour prendre soin de lui. Mais les choses étaient différentes. Elle n’était pas malade, elle était enceinte et aussi une future mariée.

Heureusement, il n’aurait bientôt plus l’occasion de la couver comme il le faisait. Car l’année universitaire terminée, elle aurait tout le temps nécessaire pour se consacrer à son mariage en premier lieu et à la touche finale de la chambre de leur fils en second.

Néanmoins, elle préparait déjà mentalement ses arguments car il insisterait certainement pour qu’elle en fasse le moins possible et profite de ce temps libre pour se détendre. Comme si elle pouvait se détendre avec le mariage qui était déjà si proche.

Bien entendu, tout le monde était sur le pont pour l’aider. Chuck avait su réunir les troupes. Mais ce n’était pas la même chose que si elle s’en occupait elle-même. Car rien n’était jamais aussi bien fait que quand Blair Waldorf le faisait !

Elle devait pourtant reconnaître que l’équipe était à ses ordres et aux petits soins pour elle. Lili, Serena, Nate et même Lisa l’aidaient de leur mieux, sans compter Dorota bien entendu. La où elle avait le plus de mal c’était avec sa propre mère par contre. Mais les choses s’arrangeaient tout de même au final.

Quand à Chuck, inutile d’en parler, il se mêlait de tout et contrôlait tout ses faits et gestes. Tant et si bien que même Elisabeth avait proposé son aide.  Il avait bien entendu accepté pour soulager Blair d’une de ses nombreuses tâches.

Elle sourit. Il était adorable en fait, même si elle passait son temps à pester contre lui. Si on lui avait dit qu’un jour Chuck Bass se soucierait de choisir la couleur de la chambre de bébé, elle ne l’aurait jamais cru. Et pourtant, il était là à chaque pas. Il ne l’avait pas lâchée un seul instant.

Il se préoccupait de tout et surtout d’elle et du bébé. Il venait à chaque rendez-vous, à chaque analyse et bien sur à chaque échographie. Il avait bondit de joie, le jour où il avait appris qu’il aurait un héritier.

Il se documentait sur la manière d’être le meilleur parent possible. Elle n’ignorait pas que plus la naissance approchait et plus il stressait. Peut-être encore plus qu’elle-même. Il craignait de ne pas savoir s’y prendre et d’être un père aussi lamentable que Bart. Comme si ça pouvait être concevable !

Il serait un papa formidable, elle en était intimement convaincue. Il lui suffisait de le regarder pour voir tout cet amour dans ses yeux, pour elle et pour le bébé. C’était magique et incroyable. Il suffisait que Chuck pose sa main sur son ventre pour qu’Alexandre se mette à remuer et à danser la samba là dedans. Elle était certaine qu’il pouvait reconnaître son père depuis là où il était.

Elle se demandait comment son fiancé trouvait le temps pour être partout à la fois avec son suivi médical, celui-ci s’était allégé mais il en était encore dans sa première année de contrôle. Et Bass Industrie l’accaparait beaucoup.

Visiblement les Grimaldi n’avaient pas désarmés. Ils tentaient par tous les moyens de torpiller les hôtels européens et menaient une campagne de fond. Elle avait cru que, passé la première salve dont Chuck avait su contenir l’hémorragie, ils en resteraient là. Mais apparemment, ils avaient la rancune tenace.

Au début, il ne lui en avait rien dit. Et elle ne l’aurait sans doute jamais su si elle n’avait pas surpris une conversation entre Chuck et Lisa à ce propos. Là-dessus non plus, elle ne savait pas trop comment il avait réussit à convaincre sa sœur de s’intéresser un minimum aux affaires familiales.

Mais Chuck était têtu et pugnace. Il était parvenu à ses fins et Lisa siégeait désormais au conseil d’administration, du moins officiellement. Mais il n’en désirait pas plus.  Il avait à cœur les intérêts de sa sœur et s’attelait à travailler pour eux deux. Il voulait juste qu’elle soit à l’abri de Jack. Au ca où, disait-il ! Blair détestait quand il parlait de cette façon.

******

- Tu crois vraiment qu’on va réussir à faire passer ça ? questionna Lili.

- On n’a pas d’autre cartouche de toute manière. Ou ça passe ou ça casse, répondit Chuck.

- Ils sont déchainés, Fritz Kilp les a littéralement remontés contre toi.

- Je sais, le tout est de savoir si Baronna votera pour ou contre mon idée. J’ai de toute manière la voix de Lisa et celle de Jack.

- Pour une fois qu’il est de notre côté, marmonna Lili.

Son I phone sonna et elle décrocha malgré le regard désapprobateur de Chuck. Il devait rependre la séance dans moins de cinq minutes.

- C’est Columbia, dit-elle en guise d’excuse, en portant le combiné à son oreille.

Chuck vit son visage se décomposé au fur et à mesure que son interlocuteur parlait, ce qui ne prit que deux minutes à peine.

Lili referma le clapet de son téléphone, blanche comme un linge.

- Qu’est-ce qui se passe ? C’est Serena ? interrogea Chuck, inquiet à la vue de sa mère.

Cette dernière faillit perdre l’équilibre et il la rattrapa par le bras.

- Monsieur Bass, la s…

- Un instant Marjorie, intima-t-il à la secrétaire qui venait lui annoncer la reprise de la réunion.

- Lili, appela-t-il en l’asseyant sur un des sièges qui faisait face à son bureau.

Elle leva les yeux vers lui, emplis de terreur et il sentit une boule se former dans son estomac.

- Lili ! Dit-moi ce qui se passe, la brusqua-t-il pour qu’elle reprenne ses esprits.

- Il vient d’y avoir un attentat à Columbia, ânonna-t-elle d’une voix si lente qu’il lui fallu plusieurs secondes avant de réaliser ce qu’elle venait de dire.

La boule qui venait de se former dans son ventre remonta dans sa gorge. Il sentit son cœur s’emballer et se mettre à tambouriner dans sa poitrine comme un dératé.

Il alluma le poste de télévision qui se trouvait derrière des portes coulissante dans la grande armoire de son bureau. Un flash spécial tournait déjà en boucle annonçant une explosion sur le campus, sans en préciser exactement le lieu. L’alerte était déclenchée sur tout le périmètre. Et les premières équipes de déminages arrivaient déjà sur les lieux derrières la journaliste.

- Mons...

- Pas maintenant, hurla-t-il à nouveau.

- Oh mon Dieu, souffla Marjorie en voyant les images défilées sur l’écran.

Sans plus attendre il attrapa son smart phone et appuya sur la touche de raccourci qui correspondait au numéro de sa fiancée. Mais il tomba directement sur sa messagerie.

- Blair, c’est moi, bredouilla-t-il d’une voix tremblante, appelle moi dés que tu auras ce message.

Il essaya le portable de Nate et de Serena sans plus de succès.

- Viens, dit-il à Lili, toujours prostrée dans le fauteuil.

Il passa son bras en dessous du sien et l’entraina dans le parking où une voiture stationnait.

- A Columbia, vite, aboya-t-il à son chauffeur en embarquant à la suite de sa mère adoptive.


katido  (03.02.2012 à 19:44)

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