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HISTOIRE DE FAMILLE

Série : Gossip Girl (2007)
Création : 22.12.2011 à 18h49
Auteur : katido 
Statut : Terminée

« Cette fic se situe à la fin de la saison 4 Lorsque tout le monde ou presque rentre à N.Y. » katido 

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81.   Apocalypse

Elle sentit le sol vibrer sous ses pieds tout à coup et la sirène d’alarme retentit.

- Tout le monde dehors, cria le professeur. Suivez les consignes de sécurité, dans le calme s’il vous plaît.

Mais la moitié des étudiants se mit à courir vers la porte de sortie, bousculant leurs camardes au passage.

Elle se laissa porter par la vague qui s’engouffrait dans le couloir, se protégeant du mieux qu’elle pouvait, tentant de garder l’équilibre.

Une fois dans le couloir, la foule était immense. Chacun courrait vers les issues de secours sans se préoccuper des autres. Elle trébucha sur une fille qui était en cours de littérature avec elle et se rattrapa tant bien que mal à la rambarde des escaliers.

Elle réussi à s’y agripper et tenta de s’écarter du chemin d’un groupe en furie qui chargeait droit sur elle, tel un troupeau de bêtes sauvages. Mais elle fut emportée et malmenée dans la cohue, avant d’être plaquée contre le mur de l’autre côté, plusieurs marches plus bas. Elle dévala les escaliers, peau contre peau avec des énergumènes qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam, priant juste pour ne pas s’écrouler et être piétinée au sol.

******

Dans un autre bâtiment de Columbia, une autre jeune fille se relevait de sous l’éboulis en se raccrochant à tout ce qu’elle pouvait. Les gravas étaient partout autour d’elle et elle n’entendait qu’un vrombissement sans fin qui résonnait à l’intérieur de son crâne.

Elle jeta un regard circulaire, l’amphithéâtre où elle se trouvait quelques minutes au par avant n’était plus qu’une ruine.

Quelques uns de ses camarades se remettaient sur leurs deux pieds eux-aussi, mais plusieurs restaient au sol sans bouger. D’autres gémissaient, ensevelis sous des débris.

La jeune fille tituba jusqu’à une moitié de pan de mur et voulu y prendre appui. Mais elle réalisa que l’idée n’était pas des meilleures qui soient lorsque quelques fragments s’écroulèrent au sol. Elle vacilla un peu tandis qu’elle reprenait son équilibre.

Rassemblant ses derniers souvenirs, elle se remémora le souffle chaud qui l’avait enveloppé et de la déflagration qui avait claquée comme un coup de tonnerre, avant un silence, qui lui avait semblé durer une éternité, puis le vacarme assourdissant des matériaux de construction qui tombaient de partout.

Elle avança avec précaution vers les vestiges d’un couloir et prit conscience qu’un liquide poisseux coulait sur sa paupière. Portant la main à son front, elle comprit qu’elle était blessée à la tête. Inspectant son corps, elle vit un objet fiché dans son flan, juste au dessus de la hanche et ressentit seulement la douleur à ce moment là. Elle s’écroula au sol, incapable de faire un pas de plus.

******

Nate entendit retentir la sirène à peine une fraction de seconde après avoir vu s’écrouler le bâtiment. Depuis l’un des nombreux terrains de sports du campus, il assista au spectacle qui se déroulait sous ses yeux, et ceux de nombres d’universitaires, comme dans un film.

Il lui fallu un temps de réaction incalculable avant de donner un sens à ce qu’il venait de voir. Des étudiants sortaient des décombres en hurlant et courant dans tous les sens, tandis que l’alarme se perdait à l’infini au dessus de leur tête.

Un de ses équipiers lui donna une tape dans le dos

- Archibald, il faut évacuer, dit Stanley.

Le service d’ordre arriva sur place en un temps record et le coach leur ordonna de se rassembler sur le parking extérieur du côté ouest, le plus proche d’eux.

Une fois là-bas, il fut prit en charge par une équipe de triage qui lui demanda de décliner son identité. L’espace était complètement saturé de véhicules de secours et de police. Des membres de l’Unité d’Intervention d’Urgence se mobilisèrent rapidement autour de la zone à circonscrire.

Non blessé, il fut rapidement évacué vers l’arrière, avant même qu’on ne lui explique ce qui venait de se passer.

******

Dans la limousine, Lili s’efforçait de retrouver son calme. L’eau s’agitait dans la petite bouteille en plastique que Chuck lui avait donnée quelques minutes plus tôt. Elle leva les yeux vers son fils adoptif et constata que ses mains tremblaient à lui aussi.

Il regardait fixement  par la vitre. Son téléphone mobile posé sur le siège à côté de lui. Il avait tenté de joindre l’un ou l’autre une bonne dizaine de fois au moins depuis leur départ mais aucun ne répondait.

Il avait réagit prestement en l’emmenant dans la voiture, mais ni elle, ni lui, ne savaient ce qu’ils trouveraient là-bas.

Elle le vit porter ses doigts à son front, puis à ses lèvres, qu’il pinçait depuis qu’il avait abandonné tout espoir de joindre au moins un de ses amis. Il vint à l’esprit de Lili que la vie de son enfant à lui aussi était en jeu.

Il n’était plus seulement son fils à présent. Il était un homme, responsable d’une famille. Cette famille qu’il avait désespérément attendu toute sa vie.

Son téléphone résonna dans l’habitacle et elle décrocha avant la fin de la première sonnerie.

C’était Eric qui avait vu les infos et venait aux nouvelles.

- Je ne sais pas, répondit-elle d’une voix blanche.

- Non, aucune nouvelle. Chuck a essayé de la joindre mais sans succès. On est en route pour Columbia. Ecoute je raccroche je veux que la ligne reste disponible. Dés que j’en saurai plus, je vous préviendrai.

- Oui, rappelle Rufus si tu veux bien, merci.

Elle raccrocha et posa son téléphone sur le siège elle aussi.

Sans un mot, elle prit la main tremblante de Chuck dans la sienne, qui tremblait toujours autant elle aussi, cherchant du courage à partager dans ce simple contact. Il ne tourna pas le visage vers elle mais répondit à sa demande par une pression de doigts, dans le silence le plus absolu.


katido  (04.02.2012 à 10:24)

82.   911

La voiture approcha le plus près possible de Columbia, mais ils furent vite stoppés par un barrage de police.

Chuck bondit et couru jusqu’aux banderoles jaunes qui délimitaient la zone de protection imposée.

- Désolé Monsieur mais on ne passe pas, lui ordonna un agent en uniforme dont la tâche, délicate, était de contenir la foule de badauds qui se pressait pour savoir ce qui se passait.

- Ma fiancée est dans cette université, indiqua-t-il, comme si ça lui donnait tous les droits.

- Dans ce cas, avancez par là, vous trouverez un premier poste de relais pour vous informer.

Il se retourna et attrapa le bras de Lili, qui le rejoignait, pour l’entraîner à sa suite dans la direction indiquée.

L’endroit était noir de monde grouillant dans tous les sens et sa mère se demanda comment il faisait pour garder l’esprit clair et se repérer dans cet espace saturé.

Arrivé au premier poste de relais, il avisa un grand type barbu qui avait l’air de diriger les opérations. Il fonça droit sur lui.

- Vous avez quelqu’un à l’intérieur ? interrogea le type en question.

- Blair Waldorf, Serena Van Der Woodsen et Nathaniel Archibald, cita Chuck sans prendre la peine de respirer.

Lili se raccrocha à son bras tandis que le gars consultait sa liste. Son talkie walkie cracha quelques mots et il se retourna un instant pour consulter ses feuilles. Il y gribouilla plusieurs noms puis revint vers Chuck et Lili.

Nathaniel Archibald est au post 5, de l’autre côté du bâtiment, vous devez faire le tour par la route, le campus est fermé. Les deux autres personnes ne sont sur aucune liste. Elles sont sans doute encore à l’intérieur.

Chuck vit les jambes de sa mère fléchir sous elle et passa un bras dans son dos, priant pour que les siennes tiennent le coup.

Ils revirent sur leurs pas et réembarquèrent dans la limousine pour accéder jusqu’à Nate.

Ce dernier avait été guidé vers un arrière poste où était réuni les blessés légers. Il entendit crier son nom et se retourna. Gillian accourait dans sa direction, en se tenant le bras.

- Gillian, tu vas bien ?

- Juste quelques bobos dus à la cohue. Je crois que j’ai l’épaule luxée, mais à part ça, ça devrait aller, dit-elle en retenant une grimace de douleur.

- Et toi ?

- J’étais sur le terrain de basket au moment où le bâtiment s’est effondré, expliqua-t-il, comme pour s’excuser de ne pas avoir la moindre égratignure.

Sa cousine acquiesça.

- Tu sais ce qui c’est passé ?

- J’ai entendu parler d’un attentat, mais d’autres personnes parlaient d’un simple accident dans un des labos, répondit-elle.

- Tu as vu Serena ou Blair ?, questionna-t-il.

- Non, mais j’espère qu’elles vont bien. Il y a plusieurs postes de secours vu l’étendue du campus. Ils sont en train de centraliser tout ça, je vais voir si je peux donner un coup de main.

- Je viens avec toi, décida son cousin sur des charbons ardents.

- Je crois que tu ferais mieux de rester ici encore cinq minutes.

Elle désigna quelqu’un qui arrivait d’un coup de menton.

Lili et Chuck avançaient au milieu d’étudiants hagards, encore sous le choc.

- Préviens-moi si…  dit-il en mettant la main à sa poche, mais il se rendit compte qu’il n’avait pas son téléphone. Il était en tenue de sport et son sac était resté dans son casier.

- J’appellerai Chuck à la seconde, indiqua la rouquine en s’éloignant déjà.

- Nathaniel, cria la mère de sa petite amie.

Il se dirigea vers eux sans attendre.

- Tu vas bien ? Tu as des nouvelles de Serena ou de Blair ? questionna Lili, morte d’inquiétude.

Il secoua la tête, l’émotion qui s’était emparée de lui depuis le début de l’évacuation s’accrue devant le visage blême de son meilleur ami.

- Gillian va voir si elle peut être utile, elle t’appellera si elle apprend quoi que ce soit, dit-il à son adresse.

- Nate, Dieu merci tu es là ! s’exclama Anne Vanderbilt - Archibald, qui arrivait, suivie de près par le capitaine. Est-ce que tu es blessé ?

- Non, j’étais à l’extérieur. Gillian va bien aussi, mais on n’a aucune nouvelles de Serena et Blair, l’informa-t-il en la serrant dans ses bras.

Le smart-phone de Chuck chanta et chacun retenu son souffle. Une expression de soulagement se dessina sur son visage.

- Blair vient d’arriver au poste de secours numéro deux, elle à l’air d’aller bien. Je retourne jusque là, dit-il

- Je vais avec toi, répondit Lili.

Mais elle reconnut la voix de sa fille qui l’appelait à travers la foule.

- Maman, hurla à nouveau Serena de plus loin, s’appuyant sur l’épaule d’un grand brun qui lui était totalement inconnu.

Elle clopinait comme elle le pouvait, tout son côté droit la faisant souffrir atrocement depuis qu’elle s’était rendue compte qu’un morceau de métal était planté dans son corps.

- Ma chérie, pleura Lili, tandis que Nate prenait la place du secouriste et passait son bras sous celui de sa petite amie pour la soutenir.

- Allez voir l’urgentiste près de l’ambulance là-bas. Les blessures ne sont pas profondes heureusement, mais il faut les désinfecter et enlever cet objet au plus vite, recommanda le garçon qui l’avait amenée jusque là.

Les deux jeunes gens obtempérèrent sur le champ.

- J’y vais, dit Chuck à sa mère, abandonnant Lili aux abords du petit groupe rassemblé.

Cette dernière acquiesça toute préoccupée par le sort de sa fille.


katido  (04.02.2012 à 13:34)

83.   Malaise

- Elle est près de la troisième ambulance, indiqua Gillian à Chuck lorsqu’il arriva, tout essoufflé d’avoir couru depuis la limousine.

Il piqua un nouveau sprint jusque là.

La jeune femme était assise sur le rebord du véhicule, comme indiquée par la cousine de Nate.

- Blair, haleta-t-il en la serrant tout contre lui.

Elle se pendit à son cou, lui rendant son étreinte.

- Merci mon Dieu, tu es là, soupira-t-elle.

- Bien sur que je suis là, où voudrais-tu que je sois ? répondit-il en s’écartant un peu pour laisser un urgentiste d’une quarantaine d’années, avec un petit bouc, faire son travail.

Elle grelotait et l’homme en uniforme déposa une couverture sur ses épaules.

- Vous venez avec nous ? questionna-il

Chuck le regarda un peu hébété.

- Oui, répondit la jeune femme qui claquait toujours des dents.

Elle pressa sa paume contre la sienne et il sentit la glace parcourir tout son corps jusque dans la moindre de ses veines.

- Il y a un problème ? haleta-t-il à nouveau, mais cette fois ce n’était pas à cause de la course.

- Je … J’ai été un peu bousculée dans la cohue, c’est juste par précaution.

Elle avait sourit en disant ça, mais sa voix trahissait son angoisse.

Il l’aida à se lever tandis qu’il sentait une boule se former à nouveau dans son estomac.

Blair prit appui sur lui, mais ses jambes refusèrent de la porter, une douleur lui cisailla le bas ventre.  Elle se cramponna à son avant-bras dans un gémissement.  

Chuck la plaqua contre son torse pour éviter qu’elle ne s’écroule au sol.

- Oh là, dit l’ambulancier, on va vous allonger je crois, ça vaudra mieux.

- Ian, cria-t-il à l’adresse de son coéquipier qui était non loin de là.

- Je la tiens, indiqua-t-il à Chuck pour que celui-ci relâche son étreinte, avant de la soustraire aux bras de son fiancé.

Son collègue arriva au pas de course et l’aida à placer la jeune femme sur la civière à l’intérieur du fourgon.

Blair émit un nouveau gémissement de douleur.

- Je crois que le travail à commencé, dit le premier des secouristes.

- Non, c’est trop tôt, articula Chuck qui luttait pour garder son calme, en vain.

- C’est au bébé qu’il faut dire ça, répondit Ian en contournant le véhicule pour s’installer au volant.

- Grimpez, dit l’autre en refermant déjà un battant des portes.

Le futur père s’exécuta, ne sachant trop où se mettre pour ne pas entraver les gestes de l’urgentiste.

- Asseyez-vous là et tenez vous bien, recommanda-t-il au jeune homme tandis qu’il préparait une solution intraveineuse.

- On y est, Pete, informa le chauffeur. 

Chuck saisit la main de Blair et s’agenouilla à ses côtés. Il faillit tomber à la renverse quand l’ambulance démarra, sirène hurlante. Mais il se stabilisa de l’autre bras, sans jamais lâcher les doigts de la future maman, qui se tordait à nouveau de douleur.

- Vous en êtes à combien ? questionna l’homme au petit bouc.

- Elle est presqu’à la fin du 7éme mois, répondit Chuck à la place de Blair, d’une voix tremblante.

Il avait l’impression d’être en plein cauchemar.

- Chuck, murmura la femme de sa vie, alors que l’ambulancier introduisait une aiguille dans son bras.

- Je suis là, je suis là, tout va bien se passer. C’est juste une fausse alerte. Tout ira bien, tenta-t-il de la rassurer de son mieux, en caressant doucement ses cheveux.

Mais le visage de Pete ne lui disait rien qui vaille.

******

A leur arrivée aux urgences, Chuck fut obligé de se séparer d’elle. La mort dans l’âme, il rejoignit la salle d’attente. Il se laissa choir dans un de leur horrible fauteuil. Le cœur à la dérive, il tentait de se réveiller.

Ca ne pouvait pas se passer comme ça, c’était impossible. La vie ne pouvait lui reprendre ce qu’elle lui avait donné. Pas maintenant, pas après avoir réussit à passer outre toutes ces embûches.

Les minutes s’égrenaient lentement. Le temps lui semblait comme suspendu. Cela faisait déjà plus d’une demi-heure que Blair avait disparue avec les médecins.

Il tenta d’avoir des informations auprès de l’infirmière de service, mais elle ne pouvait rien lui apprendre de plus. Il devait patienter en attendant de connaître le diagnostic du médecin.

Il se réinstalla dans la salle et se prit la tête entre les mains, au comble du désespoir.

Il perçu soudain la présence de quelqu’un et sentit des doigts se poser sur son épaule. Il releva la tête, espérant voir un membre du personnel médical.

- Ce n’est que moi, dit doucement Lisa.

Elle s’assit aux côtés de son frère et passa un bras autour de lui.

- Gillian m’a dit que vous seriez là et que tu aurais surement besoin de moi, murmura-t-elle. Comment va Blair ?

Il secoua la tête sans pouvoir répondre. Il n’avait aucune réponse à donner. Il ne savait rien, ne maîtrisait rien. Il était à la merci d’un coup du sort et il ne pouvait pas croire qu’il s’acharnait à nouveau contre lui.

- Si jamais je les perds…. commença-t-il d’une voix sans timbre, sans pouvoir poursuivre, en fixant ses mains qui s’étaient remises à trembler.

Lisa l’attira doucement contre elle. Il se laissa aller sur l’épaule sa sœur.

- Tout ira bien, dit-elle à voix basse, tandis qu’elle passait une main sur son bras pour le réconforter.

Il ne répondit pas. C’est aussi ce qu’il avait dit à Blair, mais il n’en savait rien. Et Lisa non plus. Pourtant il appréciait qu’elle soit venue. Sa présence à elle seule le laissait espérer.

******

- Monsieur Bass, appela un grand type afro-américain, vingt bonnes minutes plus tard.

Il se leva prestement, suivi de Lisa.

- Tout le monde va bien. Les évènements et les émotions de la journée ont provoqué des contractions précoces mais elles se sont arrêtées, grâce aux médicaments.

Chuck s’autorisa enfin à respirer à nouveau.

- Nous allons garder votre fiancée cette nuit en observation et si les contractions ne reprennent pas, elle pourra rentrer à la maison. Le mieux serait toute fois, pour la maman et le bébé, que Mademoiselle Waldorf reste allongée le plus possible jusqu’à l’accouchement. Je sais que deux mois, c’est une période est encore relativement longue, mais il vaut mieux être prudent et prendre toute les précautions pour éviter une naissance prématurée. Je vous conseil toutefois, de prendre rendez-vous sans attendre chez son gynécologue attitré pour la suite du traitement médical éventuel.   

- Ce sera fait. Où est-elle ? questionna Chuck qui n’y tenait plus.

- Une infirmière va vous conduire jusqu’à sa chambre. Elle vous attend, sourit le médecin.

- Tu vois, je t’avais dit que tout s’arrangerait, sourit à son tour Lisa en l’enlaçant.

- Merci d’avoir été là, répliqua-t-il simplement.

- Toujours, répondit-elle, réussissant à lui arracher un début de sourire à lui aussi.


katido  (05.02.2012 à 09:47)

84.   Repos forcé

Serena se réveilla dans la chambre de l’Empire où elle résidait dorénavant avec son petit ami. Sa mère lui avait proposé de venir en convalescence dans l’appartement pour qu’elle puisse veiller sur elle, mais elle avait décliné l’invitation. Ils venaient à peine de déménager avec Nate et elle se sentait bien dans l’ancienne suite de Chuck.

Son flan la lançait un peu. Le médecin qui avait enlevé le morceau métallique de son corps avait recommandé quelques jours de repos et lui avait assuré que n’importe quel chirurgien plasticien digne de ce nom, ferait disparaitre la vilaine cicatrice qui se formerait à la suite de cette horrible journée.

Elle ne voulait rien qui lui rappelle l’explosion de la veille. Dire que tout ça était arrivé parce que des idiots qui se prenaient pour des génies avaient tenté des expériences qui s’étaient révélées avoir ces conséquences désastreuses pour nombre de leurs camarades.

La police avait en effet conclu à un accident et avait réfuté toute tentative d’attentat après enquête. Les expérimentateurs, ne s’en n’étaient malheureusement pas sortis indemnes, mais on pouvait écarter toute possibilité quand à une hypothèse de complot.

Plusieurs étudiants avaient été grièvement blessés et la vie de certains étaient encore en danger. Heureusement, dans toute cette horreur, aucun de ses amis proches n’étaient dans ce cas.

Blair et son bébé étaient sains et saufs. Dés qu’elle serait remise sur pied elle irait au chevet de sa meilleure amie, condamnée à être alitée jusqu’à l’accouchement, c'est-à-dire approximativement les deux prochains mois. Le mariage serait reporté à une date ultérieure et elle ne doutait pas que, dés qu’elle en aurait la possibilité, la reine de l’UES organiserait cet évènement en un des plus somptueux qu’il ait été donné de voir à Manhattan.

- Tu as pu dormir un peu ? demanda Nate en entrant dans la chambre avec un plateau chargé de mets.

Il le déposa sur l’édredon et l’embrassa amoureusement. Il n’ignorait pas qu’elle avait été secouée, tout comme lui, ni qu’elle se faisait du mauvais sang pour son amie et son bébé. Lui aussi du reste. Il avait seulement eu l’occasion de parler à Chuck au téléphone et avait été rassuré de savoir que Lisa avait été avec lui en ces instants de doutes intenses.

Dés qu’il le pourrait il passerait chez les Waldorf pour voir comment ils s’en sortaient et leur témoigner son soutien.

- Un peu oui, répondit Serena en piochant dans une brioche.

- Tiens, tu devrais essayer celle-ci, dit son petit ami en lui en présentant une autre avec un regard malicieux.

- Pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle a de spécial ? questionna-t-elle, intriguée par son attitude.

- Essaie, tu verras bien, répondit-il tout sourire.

- D’accord, acquiesça-t-elle en reposant la première pour saisir celle qu’il  lui tendait.

Elle en déchira une partie qu’elle enfourna goulument dans sa bouche.

- Mmmm, délicieuse, commenta-t-elle la bouche pleine.

Elle voulu prendre une deuxième bouchée mais elle remarqua quelque chose de brillant à l’intérieur.

Elle sortit une bague de la pâtisserie et jeta un regard incrédule à son petit ami.

- Veux-tu devenir Madame Archibald ? demanda-t-il avec un grand sourire.

Serena pouffa avant de comprendre que la question était tout ce qu’il y a de plus sincère.

- Quoi, sérieux ? Tu veux m’épouser ?

- Pourquoi pas ? Si tu le veux aussi.

- Oui, s’entendit-elle répondre sans la moindre hésitation.

Nate lécha l’anneau surmonté d’un diamant qui était plein de brioche et le passa au doigt de Serena avant de l’embrasser et de grimper dans le lit avec elle.

******

Blair était maintenant installée confortablement dans sa chambre, bien calée entre les coussins, sur son lit moelleux, dans l’appartement de l’Upper East Side qu’elle partageait désormais avec son fiancé.

- Il n’y a plus aucune chance pour que tu me laisses faire quoi que ce soit, n’est-ce pas ? interrogea-t-elle

- Plus aucune, non, répondit Chuck en s’allongeant à côté d’elle sur la couette duveteuse.

- On vit à New-York, je peux très bien m’acquitter d’un tas de choses en restant allongée. Et tu n’étais pas obligé de me porter pour monter les escaliers, je peux quand même encore me déplacer.

Il ne répondit pas, se contentant de ramener une mèche de cheveux de Blair derrière son oreille avant de l’embrasser tendrement.

- Pour le mariage…. essaya-t-elle encore.

- Tu n’as pas à te préoccuper de ça. Dorota et moi on va se charger de tout annuler pour l’instant, dit-il sur un ton sans appel.

- Et de quoi ais-je le droit de me préoccuper, alors ?

- De toi et de notre fils, répondit-il le plus sérieusement du monde. C’est bien toi qui voulait passer toutes tes journées dans la chambre, il n’y a pas si longtemps que ça.

- C’est parce que j’avais peur de te perdre et  je voulais que tu y sois avec moi.

Il avala sa salive et plongea ses yeux sombres dans les siens, elle s’y noya, comme à chaque fois qu’il la regardait de cette manière si intense. Puis il l’embrassa à nouveau.

Elle lui rendit son baiser et se lova tout contre lui.

- Nous allons bien et je ne prendrai aucun risque, ni pour moi, ni pour le bébé, reprit-elle doucement, en ramenant le bras de Chuck autour d’elle.

- Je sais, mais j’ai eu si peur, dit-il d’une voix rauque, dans le creux de son oreille.

Il posa sa tête contre la sienne et ferma les yeux. Lentement il glissa sa main sur le ventre arrondi de Blair.

Elle connaissait parfaitement l’angoisse qui lui étreignait le cœur. Elle la ressentait elle-aussi, même si elle feignait le contraire. Elle l’avait également assez expérimenté lorsque c’était sa vie à lui qui était dans la balance.

- Je n’ose même pas imaginer ce que je deviendrais sans vous, murmura-t-il. Je ne serais rien.

- Chut, dit-elle, ça n’arrivera pas. Nous sommes ensemble et tu as promis que tu ne laisserais personne nous empêcher d’être heureux. Et, si ce petit a, ne fut-ce que la moitié, du caractère de cochon de son père, il n’est pas près de battre en retraite.

- Sauf devant toi, commenta Chuck à voix basse.

- Parce que je suis la seule Déesse capable de te faire fléchir, souligna-t-elle.

Il sourit et l’embrassa sur le joue du bout des lèvres, remontant jusqu’à la racine de ses cheveux, sans ouvrir les paupières.

- Mais je veux bien rester au lit autant que tu le veux, si tu y restes avec moi, tenta-t-elle subtilement.

Il avait dit avoir soi-disant dormi dans le fauteuil à côté de son lit, dans la chambre d’hôpital. Elle savait que c’était un mensonge. Les évènements de la veille l’avaient fortement ébranlé et elle était certaine qu’il avait passé plus de la moitié de la nuit à la regarder dormir, surveillant les appareils qui indiquaient les fonctions vitales du bébé. Il était épuisé, il lui suffisait de le regarder, mais il n’accepterait jamais de le reconnaître.

Alexandre gigota et lui donna un coup de pied.

- Tu vois, argumenta-t-elle encore pour le convaincre de se reposer avec elle. Ton fils et moi, on a besoin de te sentir tout contre nous. Il faut que tu sois là.

-  Inutile d’essayer de me manipuler, je n’irai nulle part ce matin. Le monde peut bien s’écrouler, je m’en fiche, tant que je peux vous tenir dans mes bras, souffla-t-il.

Elle ferma les paupières et se laissa bercer par les mouvements de la poitrine de son fiancé qui se soulevait au rythme régulier de sa respiration. Bien à l’abri dans le creux de ses bras, enveloppé par la chaleur rassurante de son corps, elle sombra doucement dans le sommeil.

Chuck resta là, à écouter le silence, tandis que l’odeur des cheveux de Blair l’envahissait. Il caressait doucement le ventre de Blair. Sous ses doigts, le bébé répondait à son appel.

- Je suis là, murmura-t-il pour son fils. Tu pourras toujours compter sur moi pour te protéger, à chaque pas, à chaque étape. Si tu tombes, je serai là pour te rattraper.


katido  (05.02.2012 à 14:53)

85.   Mariage

La fin de l’été était encore chaude et le soleil brillait en cette matinée du 1er septembre. Une brise légère et tiède soufflait sur le jardin intérieur de l’Empire.

Tout y était sélect et somptueux, à l’image de la mariée. Le tapis qui traçait l’allée centrale, était bordé de centaines de pivoines ainsi que l’arche sous laquelle officierait le pasteur.

Eléanor, terminait d’ajuster le bustier de sa fille. La robe de la mariée dans les tons écrus, était rehaussée de fins dessins gris clair et rose pâle, ainsi que de perles naturelles. Les mêmes perles que celles qui étaient piquées ça et là dans ses cheveux, qu’elle avait voulus coiffés en chignon, exactement comme le soir de son 17ème anniversaire. Le soir où Chuck lui avait offert le collier en diamant qui ornait son cou délicat. Des nouvelles boucles d’oreille, taillées dans la même pierre précieuse, pendaient délicatement à ses lobes.   

Pendant que Serena, qui portait une robe gris perle à bretelles croisées dans le dos, destinée aux demoiselles d’honneur, se mirait dans le grand miroir de la chambre de Lisa, admirant le tissu qui retombait en plis soyeux juste au dessus de son genou.

- Tu as encore perdu du poids depuis la semaine dernière, s’exclama la styliste.

- Que veux-tu, l’allaitement maternel permet de retrouver sa taille plus vite parait-il, répliqua Blair.

Elle avait donné naissance à Alexandre fin juillet, à peine une semaine plutôt que prévu, sans aucun problème pour la maman, ni pour le bébé, après avoir passé deux mois entiers sans pratiquement sortir de son lit.

Au bout d’un mois, son gynécologue aidant à rassurer Chuck, elle avait tout de même réussit à le persuader de la laisser s’occuper un minimum de l’organisation. Elle avait promis de ne pas mettre le moindre orteil au sol, excepté pour se rendre à la salle de bain, et il avait convenu qu’elle allait devenir complètement folle si elle ne trouvait pas à s’occuper d’une manière ou d’une autre.

Ce qui se résumait surtout à houspiller la pauvre Dorota et à passer des coups de téléphone ou des mails, ainsi qu’à établir des réunions et autres listes et plannings pour délégué chaque tâche de son mariage.

Heureusement, le plus gros avait déjà été fait avant la fin des cours de cette terrible journée de juin. Le plus difficile en fait avait été de postposer tout ce qui avait déjà été mis sur pied pour réussir à tout reporter à la date de ce samedi matin. 

- Tiens, dit Serena en attachant un bracelet lui appartenant qui scintillait de mille feux lui aussi au poignet de sa meilleure amie. Voici quelque chose d’emprunté, il ne te manque que quelque chose de bleu.

- Non, le bleu je le porte déjà, sous ma robe, mais je le réserve pour Chuck, ce soir, dit Blair en souriant espièglement.

- Alors tu as tout ce qu’il te faut. Tu es vraiment magnifique, reprit S qui resplendissait elle aussi. J’espère que je serai comme toi dans six mois.

- Evidemment, répliqua Eléanor. Puisque c’est moi qui te dessinerai ta robe à toi aussi.

 ******

Dans la suite voisine, Chuck, qui portait une chemise écrue et un costume à queue de pie gris clair parfaitement assortit à la robe de sa future épouse, ainsi qu’une cravate de couleur identique, tournait en rond comme un lion en cage.

- Et du calme, lui dit son témoin, vêtu d’un costume gris à peine plus foncé accordé à la robe de la demoiselle d’honneur. A ce train là tu vas me faire une attaque avant l’arrivée de la mariée. Ce n’est pas comme si tu devais avoir peur qu’elle change d’avis à la dernière minute.

- Très drôle Archibald, lui répondit le futur marié, tu rigoleras moins quand ce sera ton tour.

- En tout cas, moi, je ne dirai pas non aux stripteaseuses de Vegas pour mon enterrement de vie de garçon. Si on m’avait dit ça de toi il y a seulement un an.

- Pleins de choses se sont passées depuis un an.

- Je sais, j’y étais je te signale.

- Tu as les alliances au moins ?

- Non, mais pour qui tu me prends là ?

- Désolé, c’est juste que…

- Tu te maries aujourd’hui, et il est l’heure d’y aller, sourit Nate.

Chuck inspira un grand coup, tandis que son meilleur ami et témoin le précédait dans l’ascenseur.

- Allez, respire, tout sera parfait. Tu sais comment est Blair, elle a réussit à avoir l’œil sur le moindre petit four depuis le fond de son lit. Contente-toi juste de ne pas te tromper de prénom quand tu prononceras tes vœux.

- T’es vraiment lourd parfois tu sais, bougonna Chuck.

*******

- Prête ? demanda Harold.

- Et comment ! répondit sa fille.

Elle avait attendu ce jour depuis toujours et souvent cru qu’il ne viendrait jamais.

- Alors on y va, dit-il en lui donnant son bras.

Son cœur battait la chamade dans sa poitrine, tandis qu’elle s’avançait dans l’allée avec grâce et élégance au milieu des invités, triés sur le volet, qui comptaient parmi la crème de la crème de l’Upper East Side.

Son père l’abandonna à l’homme qui allait devenir son mari, le seul qui savait la rendre vraiment heureuse et Chuck prit sa main. Il était toujours aussi subjuguer par elle et avait l’impression que son cœur allait exploser.

Ils se tenaient enfin là, debout sous cette arche. Dans quelques minutes ils seraient unis pour le meilleur et pour le pire. Le pire, ils l’avaient déjà connu, ne restait que le meilleur à explorer.

Il avait bien cru ne jamais y arriver.  Mais il avait enfin atteint ce bonheur qu’il ne pensait pas fait pour lui. Sa vie n’aurait pas pu être plus parfaite qu’en cet instant magique.

Du coin de l’œil, il vit son fils qui dormait dans les bras de Lili alors que le prêtre entamait la célébration de leur mariage.

- Blair, Cornelia, Waldorf, souhaitez-vous prendre cet homme ici présent, pour époux et jurer-vous de l’aimer et de le chérir tout au long de votre vie, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la maladie comme dans la santé, dans la peine comme dans la joie ?

- Oui, je le veux.

- Charles, Bartholomew, Bass, souhaitez-vous prendre cette femme ici présente, pour épouse et jurer-vous de l’aimer et de la chérir tout au long de votre vie, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la maladie comme dans la santé, dans la peine comme dans la joie ?

- Oui, je le veux.

- Vous pouvez à présent échanger vos vœux ainsi que les anneaux.

Blair prit l’alliance sur le petit coussin de soie et se tourna vers l’homme de sa vie pour le passer à son annulaire, un peu tremblante, elle se lança.

Alors tout cet espace autour de moi, tout ce vide, c'était donc toi. Je savais qu'un jour je finirais, à force d'y croire, par te retrouver. Et aujourd’hui, tout est parfait, en dépit de tout ce que nous avons vécu, toi et moi. Malgré les médisances, malgré les doutes, malgré la peur, malgré les souffrances qui pesaient sur nos cœurs. Je pense que nous avions rendez-vous. La magie a ses lois et avec toi, je veux tout, j’ai tout. Toi qui as fait chavirer mon cœur, toi qui me fait vivre le bonheur, toi sur qui je peux compter, toi qui me fais rêver. Toi qui me fait vivre vraiment, pleinement, qui a volé mon cœur. Tu es entré dans ma vie, comme une tornade, amenant avec toi le tourbillon des émotions. Quand tu es à mes côtés, il me pousse des ailes, j’arrive à voler. Ma chance aujourd’hui, c'est que tu es là, devant moi. Et cette fois, je veux rester, je ne veux plus croire que si je t'aime, tu vas m'abandonner. On dit que l’amour unit les cœurs pour l’éternité. Avec toi, je sais que l’éternité, ce ne sera pas assez.

Serena essuya une petite larme et le prêtre fit signe à Chuck que c’était à son tour. Chaque mot de Blair résonnait en lui comme un diapason, faisant naître un arc en ciel au plus profond de lui. Nate lui remit l’alliance qu’il passa au doigt de la femme qui lui avait fait découvrir qu’il méritait lui aussi d’être aimé. D’une voix chargée d’émotion, il prononça les mots qu’il avait mille fois retournés dans son esprit.

- La souffrance avait fait de moi quelqu’un de froid. C’était malgré moi, juste pour qu’on croie que tout allait bien. Mais tu as su briser ma carapace et l’introduire dans les tréfonds de mon être. Avec toi, j’ai appris que les rêves et les espoirs peuvent devenir réalité. J’ai appris à croire en la vie, même si c’est une folie. Jamais je n’aurais osé espérer que je puisse être tant aimé. Je n’imaginais pas non plus qu’on puisse tant aimer. Mais je ne sais pas comment te le prouver. Car l’amour, ça ne ressemble qu’à toi.  J'ai mon cœur qui bat pour le tien, juste ce cœur qui est là, sous ta main. Je ne savais même pas que j’en avais un, avant toi. Je ne sais pas non plus comment faire pour te donner confiance en moi. L'amour peut être assassin et je t’ai déçu si souvent. Te donner quoi  sous cette arche ? Ce serment, cette alliance. Et puis mon âme, car elle t'appartient. Et tout mon corps, car il est à toi. Il ne me reste rien. Alors, voici mon âme, prends-la dans tes mains.

Blair était émue aux larmes, chaque fibre de son corps vibraient intensément aux paroles que Chuck avait prononcées. La touchant au plus profond d’elle-même. Il y avait mit tout son cœur et toute sa sincérité. 

- Par les pouvoirs qui me sont conférés par l’état de New-York, je vous déclare mari et femme. Ce que Dieu à unit, aucun homme ne peut le désunir. Vous pouvez embrasser la mariée.

Chuck ne se le fit pas dire deux fois et posa ses lèvres sur celle de son épouse avec passion, la serrant tout contre lui. Blair passa ses bras autour de son cou et lui rendit son baiser avec fougue.

- Et doucement, laissez-en pour la nuit de noce ! s’exclama Serena, qui pleurait vraiment cette fois.


katido  (06.02.2012 à 07:37)

86.   Réception

Les jeunes mariés remontèrent l’allée, main dans la main, sous le riz qui pleuvait. La réception qui suivait promettait d’être mémorable.

Les tables dans les tons gris perle et rose tendre sur fond écru très pâle, pour rappeler les tenues des mariés, étaient parfaitement dressées, attendant sagement les invités qui y prendraient place pour la réception après la cérémonie.

Elles avaient été disposées par petit groupe de six dans la grande salle de bal qui ressemblait à un palais des milles et une nuit. Blair avait choisit les mets les plus raffinés et les plus chers bien entendu.

Dans les cuisines, c’était la folie. Tout le monde était au grade à vous pour veiller au moindre détail.

Les invités envahirent les lieux, suite au couple du jour et la fête commença

« Aperçu, les Maîtres de l’Upper East Side enfin réunit par les voix impénétrables du Seigneur, à moins que ce soient celle de Lucifer. Met avis qu’ils n’ont pas fini de régner sur la ville d’une poigne de fer. La réception est on ne peut plus somptueuse. Qui en aurait douté ? Mais mon petit doigt m’a dit qu’ils avaient perdu de leur hargne, et que le temps de la terreur était définitivement aboli. Une page se tourne on dirait. Ce qui, je dois le reconnaître, va me laisser beaucoup de temps libre. Mais n’ayez pas peur, je me trouverai bien d’autres sujets de préoccupation, à commencer par les tout nouveaux étudiants arrivés à Constance/Saint Jude. Vous m’adorerez toujours autant, ne dites pas le contraire. XOXO Gossip Girl »

- Les prochains se sera nous, dit Nate à sa fiancée en prenant place à la table d’honneur.

- Est-ce que tu m’écriras des vœux aussi romantiques que ceux de Chuck ? questionna Serena.

- Je luis demanderai, un coup de main, c’est lui le poète, répondit son fiancé en souriant malicieusement à son meilleur ami.

- La ferme Archibald, répliqua Chuck, assis en face le lui.

- Ne l’écoute pas mon cœur, tes vœux étaient parfaits, tout comme cette journée et la vie qui s’offre à nous, dit Blair en l’embrassant tendrement.

Chuck lui rendit son baiser et l’attira un peu plus contre lui.

- J’ai bien cru qu’on y arriverait jamais, chuchota-t-il à l’oreille de sa jeune épouse.

Elle caressa son visage et plongea ses yeux dans les siens avant de répondre.

- Mais on a réussit, on a passé tous les obstacles et rien ne nous pourra jamais plus nous séparer.

Elle l’embrassa encore, entrelaçant ses doigts, où brillaient sa bague de fiançailles et son alliance, entre ceux de son époux.

- Désolée de devoir vous interrompre, intervint Lili, mais je crois qu’il y a quelqu’un qui commence à avoir faim.

- Oh, mon petit cœur, dit Blair en prenant délicatement son fils dans ses bras.

Elle s’isola dans une des pièces attenantes à la grande salle de bal pour trouver un peu d’intimité afin de nourrir son enfant.

- Alors, cette lune de miel ? questionna Serena. Tu vas te décider à me dire où tu l’emmènes ?

- Surement pas, répondit Chuck en souriant. Elle le saurait dans moins de vingt minutes !

- Viens, le buffet apéritif est succulent, dit Nate prenant la main de la belle blonde.

- Non, mais tu es incroyable, rit-elle en se levant pour le suivre.

- Je suis vraiment heureuse pour vous deux, dit Lili en prenant place à côté de son fils. Vous le méritez vraiment et j’espère que Nate et Serena partageront le même bonheur eux aussi.

- Merci, répondit simplement Chuck.

Il n’aurait pas être plus heureux, en effet, tout était parfait, comme l’avait dit Blair. Il avait enfin trouvé sa place. Il était exactement là où il devait être, au sein de sa famille. Il était comblé et une paix intérieure s’était installée en lui. Il ne cherchait plus à être quelqu’un d’autre. Il ne portait plus de masque, ne se cachait plus. Il était lui tout simplement, il pouvait en être fier et ça lui suffisait amplement.

Blair revint dans la salle et il l’observa venir à lui, son fils dans les bras. Elle était toujours aussi époustouflante. Elle lui avait fait le plus beau des cadeaux et elle avait réalisé son plus grand rêve, celui qu’il ne croyait même pas pouvoir espérer, en acceptant de passer le reste de ses jours à ses côtés.

Ils étaient ses trésors les plus précieux et il n’y avait rien qu’il ne pourrait faire pour eux. Il se sentait capable de déplacer des montagnes si nécessaire. Il donnerait tout, jusqu’au bout de lui, pour les voir sourire et s’épanouir.  Chaque mot, chaque regard, chaque caresse, le rendait plus fort que le précédent. Il suffisait qu’elle ouvre les bras pour reconstruire tout ce qui avait été détruit en lui.    

Lili embrassa son fils adoptif sur la joue et se leva, laissant la place à Blair. Elle avait toujours été un peu sa fille et elle savait qu’elle pouvait lui confier le bonheur de Chuck.

******

La soirée touchait à sa fin et l’heureux couple allait bientôt s’envoler pour une destination inconnue, de la mariée en tout cas. Chuck avait tout prévu de leur lune de miel sans que Blair puisse en connaître le moindre détail.

Et ça n’avait pas été chose facile, mais il avait bien l’intention de la surprendre lui aussi. Et il voulait profiter de sa femme et de son fils avant que la vie ne reprenne son cours. Lili s’occuperait de la gestion de l’entreprise pendant son absence et Blair ne reprendrait l’université qu’au semestre de janvier. Ce qui lui laissait plusieurs mois pour les dorloter et les avoir rien que pour lui.

Lisa grimpa sur la scène et attrapa le micro, souriante. Elle jeta un regard complice à Nate et à Serena.

- Je sais que vous avez déjà eu droit aux discours, mais je connais un peu les témoins, donc, on a trouvé un petit arrangement.

Tous les invités firent le silence et accordèrent leur attention à la jeune fille qui se tourna vers Chuck et Blair.

- Vous ne croyiez quand même pas sérieusement que vous y échapperiez, si ? leur demanda-t-elle, devant leur regard de stupéfaction.

La salle éclata de rire.

- Chose promise, chose due, reprit-elle les yeux pétillants. Je n’allais pas laisser les jeunes mariés quitter cette superbe réception sans avoir poussée ma petite chansonnette.

Elle jeta un regard rempli d’affection à l’heureux couple et continua avec un grand sourire.

- Mais avant, je voudrais d’abord vous dire merci. A mon frère en premier lieu. Pour m’avoir accueillie et fait découvrir que le mot famille pouvait avoir un vrai sens. Qu’il signifie quelque chose de fort et de réel, envers et contre toutes les fatalités que la vie vous fait subir parfois. Il n’est jamais trop tard et il ne faut jamais désespérer. Et à Blair en second pour le rendre si heureux et si bien prendre soin de lui. D’aucun diront qu’elle est une tigresse, je le sais, j’en ai fait l’expérience. Mais c’est seulement pour protéger ceux qu’elle aime de tout son cœur.  J’ai composé cette chanson pour vous, parce que je suis certaine que cela reflète parfaitement votre histoire et l’amour incommensurable que vous vous portez l’un à l’autre.

Elle empoigna sa guitare et donna le signal au groupe pour l’accompagner.

Chuck entraîna Blair, qui ne se fit pas prier, sur la piste de danse et l’enlaça tendrement

- Je t’aime, souffla le jeune marié, alors que les papillons qu’elle avait fait naître en lui ouvraient grand leurs ailes.

- Je t’aime aussi, dit-elle le cœur emporté dans le tourbillon de l’amour et du bonheur.

Leurs lèvres se joignirent l’unes à l’autre dans un baiser tendre et passionné à la fois.

(Cliquez sur le lien si vous souhaitez écouter la chanson)

Heartbeats fast (8)
Colors and promises
How to be brave
How can I love when I’m afraid to fall
But watching you stand alone
All of my doubt suddenly goes away somehow
One step closer

Battements de coeur rapides
Des couleurs et des promesses
Comment être courageux ?
Comment puis-je aimer quand j'ai peur de tomber ?
Mais en te regardant seul debout
Tous mes doutes soudainement s'en vont
En quelque sorte
Un pas plus près

I have died everyday waiting for you
Darling don’t be afraid I have loved you
For a thousand years
I love you for a thousand more

Je suis mort chaque jours en t'attendant
Chérie, n'aie pas peur, je t'ai aimé
Depuis un millier d'années
Je t'aime pour un millier de plus

Time stands still
Beauty in all she is
I will be brave
I will not let anything take away
What’s standing in front of me
Every breath
Every hour has come to this
One step closer

Le temps s'arrête
La beauté dans tout ce qu'elle est
Je vais être courageux
Je ne laisserai rien s'emporter
Ce qui se tient en face de moi
Chaque souffle
Chaque heure nous a mené là
Un pas plus près


I have died everyday waiting for you
Darling don’t be afraid I have loved you
For a thousand years
I love you for a thousand more

Je suis mort chaque jour en t'attendant
Chérie, n'aie pas peur, je t'ai aimé
Depuis un millier d'années
Je t'aime pour un millier de plus

And all along I believed I would find you
Time has brought your heart to me
I have loved you for a thousand years
I love you for a thousand more

Et tout ce temps je savais que je te trouverais
Le temps m'a apporté ton cœur
Je t'ai aimé depuis un millier d'années
Je t'aime pour un millier de plus

One step closer
One step closer

Un pas plus près
Un pas plus près

I have died everyday waiting for you
Darling don’t be afraid I have loved you
For a thousand years
I love you for a thousand more

Je suis mort chaque jour en t'attendant
Chérie, n'aie pas peur, je t'ai aimé
Depuis un millier d'années
Je t'aime pour un millier de plus

And all along I believed I would find you
Time has brought your heart to me
I have loved you for a thousand years
I love you for a thousand more

Et tout ce temps je savais que je te trouverais
Le temps m'a apporté ton cœur
Je t'ai aimé depuis un millier d'années
Je t'aime pour un millier de plus

(8) « Thousands Years »  Christina Perry.


katido  (06.02.2012 à 17:19)

87.   Retour à la vie réelle

Blair le regardait dormir à côté d’elle, si paisible. Les trois mois qui venaient de s’écouler avait été merveilleux. Il l’avait emmenée pour un voyage extraordinaire.

La Toscane avait été leur première escale. Ils avaient retrouvé le chalet de leur petite escapade de l’hiver précédent. Il avait tout prévu pour son fils. Il n’avait négligé aucun détail.

Puis, au fur et à mesure que l’automne approchait, ils étaient était descendus vers le sud, pour terminer leur périple en Australie. Le temps y était magnifique en ce mois de novembre, et leur vie aussi.  Il était dévoué et attentionné. Il avait même réussit à lui préparer une surprise pour son anniversaire là-bas ! 

Mais ce matin, ils étaient de retour à Manhattan. Ils étaient rentrés dans la nuit. La lune de miel devait bien prendre fin un jour où l’autre. 

Et puis il voulait passer les fêtes ici. Ce serait le premier noël de leur fils et même s’il ne le disait pas vraiment, elle savait qu’il tenait à être entouré de toute leur famille cette année. Il voulait respecter les traditions, celles que Bart avait toujours méprisées et tournées en ridicule, mais qui étaient magiques et féériques pour un enfant.

Eléanor et Cyrus seraient là dans quelques jours et ne repartiraient pas en France avant la nouvelle année. Et Harold et Roman avaient promis qu’ils viendraient pour Noël. Aucun d’eux ne voulait rater cet évènement, leur petit-fils serait à coup sur le roi de la fête. Elle se réjouissait elle aussi qu’ils soient tous réunis en cette période qui avait toujours été sa préférée.

En plus, elle avait bien vu que Chuck commençait à s’inquiéter de Lisa. Son album était sortit dans les bacs il y a peu et il marchait plutôt bien. Il était très fier d’elle. Elle lui avait annoncé qu’Esteban avait libéré sa chambre à l’Empire….pour s’installer dans la sienne.

Et si elle était honnête avec elle-même, elle devait bien reconnaître que Serena lui manquait, et Nate bien entendu. Elle était la demoiselle d’honneur de sa meilleure amie et n’avait encore rien prévu pour le mariage de celle-ci dans trois mois. Non pas qu’elle ait le moindre doute sur ses capacités à organiser un mariage en un laps de temps si court. Elle avait bien organisé le sien depuis le fond de son lit. Et S n’avait surement pas le même point de vue qu’elle sur la question.

Elle imaginait déjà ça d’ici. Elle serait bien capable de faire une fête champêtre en lieu et place d’une réception chique et de bon goût. Mais c’était son mariage, ce serait à elle d’en décider. Elle se bornerait à essayer de lui faire entendre raison pour que cela ne prenne pas des allures de kermesse.

- Bonjour mon amour, marmonna Chuck, encore à moitié endormi

- Bonjour, répondit-elle en se penchant sur lui pour passer une main dans ses cheveux  tout ébouriffés.

Il attrapa ses doigts au passage et les porta à ses lèvres.

- Je vous aime Madame Bass, dit-il en se tournant vers elle pour l’attirer tout contre lui, les paupières toujours closes.

- Je t’aime aussi, répondit-elle.

Elle se laissa couler contre le corps de Chuck et referma les yeux elle aussi, pour profiter encore du bien-être de cet instant. On était samedi matin dans la grosse pomme et il n’y avait aucune urgence.

La vie réelle reprendrait bien assez rapidement son cours. Dés l’instant où leurs amis et familles sauraient qu’ils étaient de retour, ils seraient assaillis et la lune de miel prendrait véritablement fin.

Elle laissa son corps s’engourdir doucement au contact de la chaleur de celui de son mari et somnola mollement dans la quiétude de ses bras.

Chuck caressait lentement l’avant bras de son épouse de son pouce, déposant de temps à autre un baiser sur son épaule. Il n’avait pas envie d’être rattrapé par la réalité du monde lui non plus, même s’il savait que c’était inéluctable.

Ces dernières semaines avait été magiques et il voulait prolonger cet état de grâce. Il souhaitait profiter de chaque minute, de chaque seconde, dont il disposait encore.

Bientôt ils reprendraient pied dans la vie de l’Upper East Side et il devrait se séparer d’eux. Même si ce n’était que pour quelques heures, cela lui paraissait insupportable. Pourtant, il savait que le temps continuerait sa course, inexorablement, et s’écoulerait bien trop rapidement. Son fils changeait à vue d’œil et il ne voulait rien rater des moments importants de sa croissance. 

Alexandre pleura depuis son berceau, ce qui le sortit de sa léthargie.

- Laisse, j’y vais, dors encore un peu, dit Blair en se levant pour prendre son fils dans ses bras.

Elle le berça un peu et le déposa auprès de Chuck, assis contre la tête de lit, qui prit son fils dans ses bras.  Il n’avait visiblement plus aucune intention de dormir.

Il cala son fils contre lui et Alex cessa immédiatement de geindre.

La relation qu’ils avaient était vraiment incroyable et fusionnelle. A tel point qu’elle en était un peu jalouse par moment. Heureusement qu’elle était la seule à pouvoir l’allaiter !

Elle se réinstalla dans le lit et Chuck passa un bras autour de ses épaules, de manière à ce qu’Alex soit au creux d’eux deux.

Il déposa un baiser tendre sur sa pommette.

- Prête à replonger dans l’activité incessante de New-York ? lui demanda-t-il.

- Est-ce qu’on a le choix ? questionna-t-elle en retour dans un soupir.

- Non et c’est bien dommage.

- Mais le côté positif c’est qu’on est à nouveau chez nous.

- Et qu’on va retrouver tous ceux qu’on aime, poursuivit-il

Elle l’embrassa doucement sur les lèvres et il répondit à son baiser alors qu’Alex se rendormait dans leurs bras.


katido  (07.02.2012 à 08:18)

88.   Vacance en France

La voiture, cheminait le long d’un terrain bordé de vignes. Chuck couva Alex du regard, son fils s’était endormi tout contre lui. Il n’en revenait pas que le temps soit passé si vite, le garçonnet allait bientôt avoir cinq ans. Il avait grandi à une allure folle. Chuck avait à peine eu le temps de le réaliser qu’il n’était déjà plus un nourrisson.

Il avait été surexcité pendant tout le vol et Blair et lui avait eu bien du mal à canaliser son énergie débordante. Ce n’était pas la première fois qu’ils se rendaient chez Harold et Roman, mais Alex était trop petit la dernière fois pour s’en souvenir. Et il devait bien avouer qu’en général, c’est eux qui venaient à New-York pour les voir, souvent à Noël ou à Thanksgiving.

Avec leur emploi du temps respectif, ils ne parvenaient pas souvent à s’accorder pour avoir du temps libre en commun, du moins pas assez souvent au goût de Chuck, ni de Blair. C’est pourquoi il avait décidé de prendre une longue pause en même temps qu’elle cet été.

Lili se débrouillerait bien toute seule et au pire, Lisa serait là pour l’épauler. Elle n’avait pas vraiment pris goût aux affaires, sa musique serait toujours sa passion, mais elle s’y collait quand il le fallait. Elle avait monté son propre label et préférait laisser Chuck le gérer pour se concentrer sur le côté artistique. Elle avait néanmoins appris les rudiments avec son frère et elle s’en sortait plutôt bien quand il le fallait.

Et puis, si vraiment c’était nécessaire, il n’était pas si loin et internet, ce n’était pas fait pour les chiens. Bien qu’il n’ait pas la moindre intention de s’occuper d’autre chose que de sa petite famille durant ces vacances.

Blair avait été enchantée qu’il arrive à se dégager du temps pour eux et avait décidé de s’absenter de son bureau plus longtemps que prévu. Après tout, s’il était capable de laisser la gestion de Bass Industrie, les évènements mondains, pour lesquels elle était une organisatrice réputée et recherchée, pouvaient bien se passer d’elle aussi.

Elle avait assez confiance en Frances, qu’elle avait choisie comme bras droit au sein de sa société, pour lui abandonner les quelques malheureuses fêtes de famille durant l’été. L’UES était quasiment désertique pendant les mois de vacance, tout le gratin migrant dans les Hampton pour profiter des joies de la plage et du soleil.

Et l’idée de passer un mois entier chez son père l’avait fait bondir de joie. D’autant que fêter leur cinquième anniversaire de mariage en France serait certainement plus que romantique tel qu’elle connaissait son mari.

Le véhicule s’arrêta devant la maison, immense, et Chuck réveilla doucement son fils.

Roman, qui les avait aperçus, sortit sur le perron pour accueillir leurs visiteurs.

- Harold, dépêche-toi cria-t-il, ils sont là.

- Blair ! s’exclama-t-il alors qu’elle sortait à peine de la voiture.

Harold sortit à son tour et se précipita pour prendre sa fille dans ses bras. Elle était vraiment resplendissante.

- Tu es de plus en plus belle, lui dit-il en l’embrassant.

Elle lui sourit et enlaça Roman tandis qu’Alex se précipitait vers son grand-père.

- Et mais tu deviens un géant, regarde moi ça comme tu as encore grandit depuis qu’on s’est vu à Manhattan, dit-il à l’enfant.

- C’est parce que je mange tout mes légumes, récita le petit, courant déjà vers le chat qui dormait paisiblement sur le rebord d’une fenêtre, après un bref passage auprès de Roman.

Chuck serra la main de son beau-père.

- Bonjour Harold, dit-il sans lâcher son fils des yeux.

- Bonjour Chuck. Ne t’inquiète pas, il ne peut rien lui arriver de bien méchant ici, dit le père de Blair qui avait suivit son regard.

- Mais il ne peut pas s’en empêcher, rit la jeune femme en passant son bras sous celui de son mari qui saluait maintenant Roman.

Elle posa un baiser tendre sur sa joue. C’était un vrai papa poule et la connexion qu’il avait avec son fils depuis sa naissance n’avait pas faiblie d’un pouce. Il s’arrangeait toujours pour être là quand il le fallait. Il ne ratait aucun moment clé et le bordait tous les soirs. C’était un vrai rituel, pour lui comme pour Alex.

Lorsqu’il était obligé de voyager pour ses affaires, elle ne réussissait à endormir son fils qu’après que Chuck les ait appelés. Son mari lui avait confié qu’il n’arrivait pas à dormir lui non plus quand il était loin d’eux et elle le croyait sur parole. Elle-même ne trouvait que difficilement le sommeil quand elle ne pouvait pas se lover dans ses bras.

Elle glissa sa main dans la sienne et ils suivirent les propriétaires des lieux à l’intérieur. Chuck avait vraiment eu une brillante idée de lui soumettre cette escapade.

******

Le repas avait été succulent, Roman s’était surpassé. Alex avait avalé tout son repas sans se faire prier et pourtant les petits pois n’étaient pas vraiment ses amis.

- Est-ce qu’on peut avoir un chat chez nous ? demanda le petit garçon à Chuck, qui le bordait dans la chambre qu’Harold et Roman avait décorée pour lui dans leur grande maison, tout en caressant Cat qui prenait ses aises sur l’édredon et ronronnait de tout son cœur.

- J’en parlerai avec maman, on verra ça, d’accord ? 

- Mm hm, répondit Alex, certain que la réponse serait oui.

Son papa réalisait toujours tous ses souhaits, il n’avait aucune inquiétude à avoir à ce sujet.

Blair les regardait avec un grand sourire depuis l’embrasure de la porte et vint faire un bisou à son fils elle aussi.

- Je l’appellerai Théodore, lui dit l’enfant  en posant sa tête sur l’oreiller.

Elle rejoignit Chuck dans le couloir et se pendit à son cou.

- Il a déjà choisi un nom pour le chat, dit-elle en embrassant son mari. Il ne doute même pas de la réponse.

- Pourquoi, tu ne veux pas de chat ? questionna-t-il en lui rendant son baiser, caressant le creux de la nuque de la jeune femme.

- Je ne sais pas si c’est bien indiqué en ce moment, lui répondit-elle avec un grand sourire, avant de l’entrainer dans leur chambre sans dénouer les bras de son cou.

- En ce moment ? demanda-t-il en insinuant ses doigts entre les boutons de son chemiser pour atteindre sa peau.

Il continua à l’embrasser, titillant le lobe de son oreille avec sa langue avant de poser ses lèvres dans son cou.

- Oui, répondit-elle en dénouant sa cravate.

- Et qu’est-ce qui se passe de particulier exactement, en ce moment ?

Elle se laissa basculer sur le lit avec lui, déboutonnant sa chemise. Il sentait le sourire malicieux de Blair sous la caresse de ses baisers.

- Quoi ? demanda-t-il encore en ouvrant son chemisier.

- Il va falloir prévoir une nouvelle chambre d’enfant, murmura-telle en l’embrassant dans le cou à son tour.

Chuck suspendit son geste et sortit la tête d’entre ses seins. Il la regarda intensément. Elle ne plaisantait pas le moins du monde.

- Tu en es certaine ? l’interrogea-t-il, le cœur trépidant déjà de bonheur à cette nouvelle.

- J’ai appelé mon médecin à Manhattan pour avoir confirmation pendant que tu racontais son histoire à Alex et il n’y a aucun doute possible.

- Pourquoi tu ne m’as rien dit avant ?

- Je ne voulais pas te faire de fausse joie, expliqua-t-elle en l’embrassant à nouveau voluptueusement.

- Je t’aime, répondit-il en caressant le ventre de la jeune femme, avant de le couvrir de baisers passionnés.

 

FIN


katido  (07.02.2012 à 13:37)

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CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

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choup37, 06.06.2026 à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

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