HypnoFanfics

Interdit aux moins de 16 ans

La lune de miel

Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 02.12.2009 à 20h34
Auteur : okapi 
Statut : Terminée

« Traduction de deux fanfictions de Pam Hunter intitulées "Honey moon reflection 1" et "Honey moon reflection 2" » okapi 

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Traduction d'une fanfiction de Pam Hunter intitulée "Honey moon reflection 1" et "Honey moon reflection 2"

Certains paragraphes sont déconseillés au moins de seize ans car ils contiennent des scènes à caractère sexuel entre deux adultes mariés et cela pourrait peut être choquer ces jeunes lecteurs.


okapi  (02.12.2009 à 20:40)

Michaela, étendue sur le dos, regardait la lumière tremblotante du feu jouer sur le plafond ouvragé et se refléter sur la boule en cristal de la lampe à pétrole accrochée au-dessus de leur lit. 

Peu à peu, alors que le feu s’éteignait doucement, les ombres s’allongèrent et les détails du décor de leur chambre d’hôtel devinrent bientôt indistincts, tombant dans l’obscurité de la nuit. 

Pendant que le feu mourait, la lumière de la lune pénétra par la large fenêtre, et se répandit en une large flaque sur l’épais tapis qui recouvrait le sol et filtra à travers les galons accrochés aux pieds du lit. 

Une douce lumière tamisée envahie peu à peu la chambre. 

Tous les sens en éveils, Michaela se concentra sur la main chaude de Sully qui reposait sur sa poitrine, juste sous son sein, et sur son bras protecteur glissé entre son cou et de ses épaules. Sa hanche et sa cuisse reposaient contre la sienne. 

Elle s’émerveille de sentir la chaleur de son corps réchauffer sa peau à peine dissimulée sous le fin tissu de sa chemise de nuit de dentelle blanche. 

Elle pouvait respirer l’odeur si particulière de son corps, entendre le son de sa respiration profonde et régulière et sentir son souffle dans son cou. 

C’était la septième nuit où ils étaient étendus ensemble ainsi, la septième nuit depuis leur merveilleux mariage qui avait eu lieu dans la prairie de Colorado Springs et ils venaient de passer une semaine complète ensemble depuis qu’ils étaient mari et femme. 

Sa tête était emplie de toutes les sensations et de toutes les nouvelles expériences engendrées par son mariage avec Sully. Comme celles d’aujourd'hui ! 

Un beau ciel bleu immaculé égayait l’atmosphère de cette belle journée, au seuil de l’été. L’air se réchauffait peu à peu, au fur et à mesure que le soleil continuait son ascension au-dessus de leurs têtes.

Prenant tout leur temps et profitant de la compagnie de l’autre, ils conduisirent leurs chevaux de location, sur les sentiers escarpés aux pieds des Rocheuses puis, ils s’installèrent au bord d’un petit torrent joyeux pour manger le délicieux pique-nique qu’ils avaient commandé à la cuisine de leur hôtel.  

Ils s’éloignèrent le plus possible de Denver, s’enfonçant dans les vallées et dans les bois, pour être seuls tous les deux et pouvoir explorer ce monde comme s’il n’y avait plus qu’eux sur terre.

Ensemble ! C’est ce qui l’avait le plus marquée durant les premiers jours de leur « lune de miel ». 

Elle n’avait expérimenté une telle promiscuité avec personne auparavant.

Elle avait aimé travailler avec son père et partager leur passion commune pour la médecine mais elle ne lui avait jamais dévoilé tous les aspects de sa personnalité comme elle pouvait le faire avec Sully.

Ses pensées s’envolèrent soudain vers un passé récent….


okapi  (02.12.2009 à 20:42)

C’était la nuit précédant le mariage.  

Elle se tenait sous l'auvent de la maison, appuyée à la balustrade et contemplait les étoiles en se demandant à quoi ressemblerait bientôt la vie qu’elle allait partager avec Sully.  

Elle s’inquiétait de savoir si son indépendance survivrait à cette institution appelée « le mariage »… si Sully était réellement prêt à partager sa vie et si elle-même était prête à partager la sienne.  

Elle était si nerveuse et si impatiente à la fois, angoissée à propos de tous les changements profonds qui allaient bouleverser sa vie et le plus important, et non des moindres, était qu’elle allait, pour la première fois, devoir partager son lit avec un homme.  

Et sa mère ne l’avait guère aidée à apaiser ses craintes à ce sujet !  

Ce soir là, après le souper, sa mère s’était attelée à la tâche de lui exposer les conventions et les règles auxquelles elle devrait obéir et se soumettre lorsqu’elle serait mariée avec Sully et celles-ci comprenaient de remplir son « devoir conjugal ». 

Michaela rougit dans l’obscurité. 

Elle se tenait là, dans l’air frais de la nuit, espérant désespérément voir Sully émerger de l’obscurité pour la prendre dans ses bras et la rassurer comme il l’avait fait au cours de cette merveilleuse soirée qui avait suivi sa demande en mariage, il y a un an à peine. 

Les pensées de Michaela la ramenèrent plus loin encore dans le temps. 

Une brise fraîche pénétrait par la fenêtre à côté de son lit et la lumière de la lune créait des ombres irisées sur les murs et sur le plancher de la maison.  

Elle était allongée dans l’obscurité sachant bien qu’elle avait peu de chance de trouver le sommeil.  

Elle tendit sa main pour toucher ses lèvres du bout de ses doigts. Elle pouvait encore y sentir « ce » baiser.  

Jamais encore elle n’avait embrassé un homme de cette façon là et la réponse qu’elle lui avait donnée, dans la tente-sauna, l’effrayait et l’excitait tout à la fois.  

Est-ce que toutes les femmes réagissaient ainsi avec leur bien-aimé et se sentaient-elles aussi transportées qu’elle l’avait été ?  

Elle s’était laissée emporter par ce baiser qui ne semblait jamais vouloir finir et en avait éprouvé un plaisir intense.  

C’est Sully qui, finalement, y avait mis un terme en se rapprochant d’elle et en la serrant dans ses bras jusqu’à ce que leurs respirations se calment.

C’était dans de telles occasions que sa famille lui manquait le plus.  

Elle aurait tant voulu pouvoir parler, avec sa sœur Rebecca, de ses sentiments pour Sully et de « ce » baiser. 

Michaela aurait bien aimé être présente pour voir son visage, lorsque le télégramme, annonçant qu’elle avait accepté la demande en mariage de Sully, était arrivé à Boston.  

Elle se demandait bien, également, quelle avait été la réaction de sa mère en apprenant une telle nouvelle.  

En novembre dernier, Madame Quinn avait été choquée de voir sa fille repartir à Colorado Springs, en raison de ses sentiments pour Sully, et elle était persuadée que Michaela reviendrait bien vite à la raison, qu’elle adopterait une conduite plus sensée et laisserait de côté cette stupide amourette.


okapi  (03.12.2009 à 00:41)

Mais, depuis ce jour, pas si lointain, où il l’avait sauvée des Renégats et transportée dans ses bras jusqu’à l’abri salvateur de cette grotte perchée en haut d’une falaise, elle s’était mise à rêver du jour où Sully lui demanderait de l’épouser et de ce qu’elle lui répondrait alors. 

Elle avait cru qu’il allait lui faire sa demande, le jour où ils étaient allés se promener dans les bois, juste à l’entrée de la ville et qu’il lui avait à nouveau déclaré qu’il l’aimait. Mais il n’en avait rien fait et elle s’était sentie vaguement déçue.  

Aurait-elle hésité alors ? Lui aurait-elle demandé un peu de temps avant de lui donner sa réponse ?  

Toujours est-il que lorsqu’il lui avait posé *la* question dans la tente-sauna, elle n’avait pas eu une seule seconde d’hésitation. 

Malgré le lieu surprenant et peu approprié à la situation, elle lui avait répondu « oui », sans aucun détour, d’une voix ferme et assurée.  

Cependant, le baiser qui avait suivi, n’avait jamais figuré dans son rêve et ne faisait pas partie du domaine de ses expériences.  

Michaela était bouleversée en constatant que Sully pouvait provoquer de telles réactions en elle.

Elle sentait encore l’excitation qui l’avait envahie, le sang cognant dans ses veines, son cœur qui s’était emballé et les palpitations dans le creux de son ventre.

Sa main se tendit instinctivement pour toucher le drap de coton et l’oreiller qui se trouvait à côté d’elle. Une vague de chaleur inonda son corps aussitôt, la faisant rougir jusqu’aux oreilles, tandis que son cœur s’emballait à nouveau. 

Ils passaient de nouveau beaucoup de temps ensemble et Sully partageait les besognes quotidiennes avec elle et les enfants. Il prenait également la plupart de ses repas en leur compagnie.  

Mais, chaque soir, peu de temps après que les enfants étaient allés se coucher, il s’en allait, loin en haut des collines, pour rejoindre son campement de fortune. 

Que n’aurait-elle pas donné alors, pour le voir là, étendu et endormi à ses côtés… pour se réveiller dans ses bras chaque matin… pour qu’il la serre et l’embrasse encore comme il l’avait fait dans les bois, aujourd’hui.  

Son cœur bondit de nouveau dans sa poitrine en y pensant. 

Elle sursauta, et fut tirée de sa rêverie, en entendant une suite de petits coups légers portés sur les carreaux. Quelqu’un frappait à la fenêtre située à côté de son lit !  

Elle se leva rapidement, écarta nerveusement les rideaux, et comme si elle avait conjuré le ciel de réaliser son rêve, elle vit Sully apparaître devant elle.  

Il lui faisait signe, lui indiquant de sortir pour venir le rejoindre à l’extérieur de la maison. 

Elle enroula, à la hâte, un châle autour de sa chemise de nuit, et ouvrit la porte pour découvrir Sully qui se tenait devant elle, silencieux, sur le seuil de la maison, un tendre sourire sur les lèvres. 

« Sully... il est tard et les enfants dorment… » Mumura-t-elle. 

Pour toute réponse, il se contenta de lui tendre la main, l’invitant à sortir dans l’air frais de la nuit.

Elle hésita un instant, mais son regard l’hypnotisa et l’attira à lui, alors, elle posa sa main frêle et tremblante dans la sienne et le suivi docilement.  

La main de Sully serrait la sienne tout en la caressant du bout des doigts.


okapi  (04.12.2009 à 00:00)

Il l’entraîna jusqu’aux marches du perron, sous l'auvent, à l’endroit où, auparavant, ils s’étaient déjà assis bien souvent pour parler. Mais cette fois-ci, c’était différent. Il y avait une tension, une excitation dans l’air qui était nouvelle pour tous les deux. 

Sully s’assit sur la plus haute des marches et la tira doucement par la main pour qu’elle s’asseye à ses côtés.  

Il passa son bras par-dessus ses épaules et l’attira contre lui de manière à faire reposer la tête de Michaela dans le creux de son cou.  

Ils restèrent ainsi pendant quelque temps, silencieux, puis calmement pour commencer, avec enthousiasme par la suite, ils commencèrent à parler, à faire des plans, chacun assurant l’autre de son amour et de son souhait de voir réellement se concrétiser leur espoir de vie commune. 

Et aujourd’hui, elle était là, dans une chambre du « Grand Hôtel Royal » de Denver. 

Inconsciemment, elle glissa sa main dans la sienne pour s’assurer qu’il était bien à ses côtés. 

Sully sentit la main de Michaela se glisser dans la sienne et il la caressa délicatement du bout de son pouce. 

Parfois, il avait du mal à réaliser qu’elle était enfin là, allongée à ses côtés, et qu’elle était *sa* femme. 

Il repensa à toutes ces années passées dans la nature sauvage et dans la solitude jusqu’à ce que cette splendide jeune-femme, à la fois si forte et si fragile, entre dans sa vie et ne la chamboule totalement… 

Il s’en retournait lentement à son campement de fortune dans les bois.  

Depuis que le feu avait pris à la grange en novembre dernier, il avait décidé de s’installer aux pieds des collines, près de Michaela et des enfants, sans qu’aucun d’eux ne le sachent.  

La lune brillait dans un ciel pur et étoilé. L’air était un peu frais, mais cela ne le gênait pas. Tant qu’il ne se mettait pas à pleuvoir à verse !  

Il ne chantait pas souvent, mais à cet instant, il aurait pu aisément le faire et son cœur battait deux fois plus vite qu’à la normale : Il avait finalement réussi à lui faire sa demande et elle avait dit « OUI » ! 

Il y pensait depuis longtemps déjà. 

Il en avait déjà rêvé souvent, et ce, dès le tout début de leur rencontre, lorsqu’il l’avait vue pour la première fois, il y a deux ans déjà. Mais, même dans ses rêves les plus fous, il n’avait jamais imaginé le faire dans une tente-sauna, comme cela c’était passé aujourd’hui même ! 

Il était un peu gêné à cause de ça.  

Il ne pourrait jamais lui avouer que c’était sous l’emprise d’une peur intense qu’il s’était finalement décidé à lui dire ces mots qu’il brûlait de prononcer depuis longtemps.  

Dans la tente-sauna, lorsque les Esprits lui avaient envoyé la vision de Michaela se détournant et s’éloignant de lui, il n’avait pas pu le supporter. Jamais il n’avait eu aussi peur de sa vie. Le poids et la douleur dans son cœur, la crainte de ne jamais voir son rêve se réaliser, avaient instantanément provoqué sa réaction instinctive et urgente: il avait crié son nom d’une voix suppliante.  

Il ne savait pas pourquoi il ne lui avait pas fait sa demande plus tôt, s’inventant toutes sortes d’excuses : Il n’était pas encore prêt ! Ce n’était pas le bon moment ! Elle n’était pas encore prête pour lui dire « oui » ! Cet instant devait être très spécial… 

Mais la peur avait balayé ses doutes et ses hésitations l  

Michaela, elle, n’avait pas hésité une seule seconde. Elle lui avait seulement répondu « Oui »… un « oui » franc et assuré

Après tout ce temps, il pouvait encore ressentir l’excitation du baiser qui avait suivi.


okapi  (04.12.2009 à 17:46)

Il avait été bien près de perdre tout contrôle sur lui-même et il était certain qu’il en avait été de même pour Michaela. Mais, il savait qu’elle lui faisait confiance et il ne voulait rien faire dont elle puisse avoir honte. En se faisant violence, il avait donc mis fin à « ce » baiser, s’écartant d’elle à regret et lui avait proposé de rentrer à la maison pour annoncer la nouvelle aux enfants. 

Il arriva à son campement et s’assit, le menton posé sur les genoux, Wolf enroulé entre ses jambes.  

Le dire aux enfants avait été un moment très particulier.  

Arriver à prononcer ces mots avait été un peu difficile mais, lorsqu’il leur avait appris qu’il allait épouser leur mère, leur réaction joyeuse et enthousiaste avait réchauffé son cœur.  

En réalité, il n’avait guère eu de doutes quant à l’accueil qui lui serait réservé ; après tout, les enfants l’avaient toujours encouragé à courtiser leur mère… ils l’y avaient même aidé en réalité, depuis le voyage à Boston.

Il y avait tant de choses que lui et Michaela n’avaient pas encore pu se dire.  

Elle avait été si surprise lorsqu’il avait parlé de construire une nouvelle maison pour toute la famille et aucun des deux n’avait su quoi répondre lorsque Brian avait demandé « quand » ils allaient se marier.  

Il espérait que Michaela serait d’accord pour se marier rapidement, car maintenant qu’il avait finalement osé lui faire sa demande, il était impatient de commencer leur vie commune. 

Ce soir, il l’avait vraiment quittée à regret. Il aurait été heureux de rester juste pour la voir dormir.  

Lorsqu’il fermait les yeux, il revoyait sans peine tous ses magnifiques attraits féminins, se souvenait de la courbe de son visage et de ses yeux, et son pouls s’accélérait.  

La perspective de partager sa vie, dans tous les sens du terme, le mettait dans un état incroyable d’excitation et d’impatience. 

Il se leva et revint sur ses pas jusqu’à la maison. Il avait besoin de lui parler et de la prendre dans ses bras. 

Les yeux fermés, Sully revoyait et revivait le déroulement de cette nuit claire et étoilée lorsqu’ils s’étaient assis sur les marches du perron pour bavarder.

Avec Michaela, ils étaient restés ainsi, dans les bras l’un de l’autre, jusqu’au petit matin, encore émerveillés par l’engagement qu’ils venaient de prendre tous les deux. 

Son corps était brûlant et il se mit inconsciemment à suivre délicatement le contour de son sein avec son pouce. 

Le corps de Michaela fut pris de frissons et sa main s’accrocha plus fortement à la sienne. 

« Tu as froid ? » lui murmura-t-il dans l’obscurité. 

« Non » répondit-elle timidement 

« Bien » reprit-il avec un sourire tout en caressant doucement sa peau. 

Michaela soupira de bien être et laissa à nouveau ses pensées revenir à cette après midi… 

Après cette merveilleuse journée ensoleillée, passée à parcourir les bois à cheval, à discuter, à profiter pleinement de ce temps passé ensemble, ils s’étaient décidés à rentrer enfin, bien à regrets.  

Mais avant, Sully avait proposé qu’ils s’arrêtent un instant pour contempler le coucher du soleil. 

Ils avaient donc escaladé un affleurement rocheux, surplombant une rivière et les collines environnantes afin d’observer le ciel qui se teinta peu à peu de mille nuances tout autour d’eux.  

Alors qu’il était sur le point de passer derrière les hauts sommets des Montagnes Rocheuses, le soleil s’enflamma soudain, se transformant en une énorme boule orange.  

Sully s’était assis contre un vieux tronc dégarni et l’avait fait asseoir entre ses jambes, ses bras tendrement enroulés autour de sa taille.  

Elle s’était appuyée contre sa poitrine, pendant qu’il posait son menton sur son épaule.

Michaela pris une profonde respiration. Elle pouvait encore sentir le vent léger, l’air frais, et la douce chaleur du corps de Sully.


okapi  (05.12.2009 à 00:02)

Elle avait enroulé ses bras autour des siens, l’incitant à resserrer son étreinte, pour le sentir plus proche encore et savourer cet instant de bonheur.  

Après avoir profité silencieusement de ces merveilleux instants, si calmes et si paisibles, époustouflée par la beauté du spectacle auquel ils venaient d’assister, Michaela perçu soudain que l’humeur de Sully avait changé. Ses mains s’étaient faites plus tendres, leurs caresses plus intimes. Il avait relevé ses genoux de manière à pouvoir se redresser un peu et, la serrant d’avantage, il posa une série de petits baisers tendre tout le long de son cou.  

Son cœur s’emballa soudain, alors qu’elle commençait à croire qu’il voulait lui faire l’amour, ici, dans les bois. Elle ne savait pas trop comment répondre à ses avances, toujours assez peu sûre d’elle dans ce nouveau domaine qui consistait à avoir des relations intimes avec Sully. 

Puis, brusquement, il lui avait donné une dernière étreinte, un baiser sur la joue, et se relevant, l’avait tirée à lui pour l’obliger à faire de même, tout en suggérant qu’ils feraient bien de partir s’ils voulaient rentrer avant la nuit.  

Elle n’avait pas su alors si elle devait se sentir soulagée ou déçue. 

Elle frissonna un peu et se retourna doucement dans ses bras.

Alors qu’elle se retournait contre lui, les rayons de la lune qui avaient gagné lentement leur lit au fur et à mesure de son ascension dans le ciel, se répandirent sur le visage de Michaela. Une fois encore, Sully fut subjugué par sa beauté. 

Contemplant le feu, il se retourna en entendant les pas de Michaela derrière lui.  

Elle sortait juste du cabinait de toilette attenant à leur chambre d’hôtel, et s’était habillée en vue de leur sortie imminente.  

Sully la contempla, les yeux écarquillés, le souffle coupé.  

Le temps qu’il avait passé à l’attendre en valait vraiment la peine ! Elle se tenait devant lui, vêtue de cette magnifique robe d’un bleu vif qu’elle n’avait encore portée que deux fois devant lui à Boston et à Washington.  

Ses cheveux remontés en une série de boucles formaient une sorte de couronne sur sa tête et de longues mèches ondulées tombaient en cascades sur ses épaules.  

Une simple paire de boucles d’oreilles, de pierres d’onyx ciselées d’argent, dépassait de sa chevelure, scintillant à la lumière du feu.  

Il était si fier d’accompagner cette superbe femme, « sa » femme au concert ce soir. 

Se souvenant de leur première soirée mondaine passée à Boston, il y a quelque temps déjà ; ils avaient décidé de se rendre à l’opéra de Denver pour y entendre le récital d’une chanteuse renommée de New York, Margaret quelque chose…il n’arrivait pas à se souvenir de son nom. 

Bien sûr, cela impliquait qu’il accepte de s’habiller correctement et porte un costume inconfortable, mais il allait avoir la plus belle femme de Denver à son bras et il voulait qu’elle aussi soit fière de lui. 

Il sentit les autres spectateurs se retourner sur leur passage alors qu’ils traversaient le hall de l’opéra et empruntaient l’allée qui devait les mener jusqu’à leur siège.  

Alors, les lampes s’éteignirent dans le théâtre, se concentrant uniquement en un rond de lumière sur une petite partie de la scène où se tenait un grand piano à queue.  

On annonça la cantatrice et elle s’avança majestueuse sous la lumière des projecteurs.  

Le pianiste joua quelques notes d’introduction et une belle voix de soprano, riche et colorée, monta dans le théâtre, emplissant entièrement le volumineux espace de cette immense salle.  

Pour dire la vérité, il ne savait pas si la chanteuse était talentueuse ou non, mais Michaela lui avait expliqué par la suite que, comparée à celles qu’elle avait déjà entendues auparavant, celle-ci était excellente.  

Margaret??? termina sa première prestation dans un tonnerre d’applaudissement et le pianiste enchaîna avec l’œuvre suivante. 

Très attentif à Michaela et désireux de la voir épanouie et heureuse de sa soirée, Sully l’observait discrètement.


okapi  (05.12.2009 à 21:46)

Au début, il la sentit très calme et sereine, jusqu’à ce que cette nouvelle mélodie, étrangement familière, commence à résonner dans les airs.  

Tout à coup, elle ne parut plus aussi détendue. Ses yeux brillaient dans l’obscurité, fixant obstinément la chanteuse sur la scène.

Il n’en était pas certain, mais il aurait juré y voir des larmes.  

Ses mains, qu’elles avaient posées sagement sur ses genoux, se tortillaient, s’ouvrant et se fermant sans cesse, nerveusement.  

Il fut très surpris, lorsque sa « parfaite petite épouse bostonienne, aux bonnes manières » déplaça sa main pour la placer sur son genou, cherchant la sienne qu’elle trouva et agrippa, oubliant la présence de tous les gens de la* haute société* assis à côté d’eux. 

Bien sûr, il savait maintenant qu’elle intense sentiment avait provoqué sa réaction et expliquait son comportement. 

Il la fit rouler doucement sur lui, de manière à ce que sa tête vienne reposer sur sa poitrine et il porta délicatement sa main à sa bouche, embrassant les anneaux qu’elle portait à son doigt. 

Sa bague de fiançailles et son anneau de mariage, preuves de son engagement et de son amour pour Sully…. 

Ils étaient assis à une petite table pour deux, un peu à l’écart de la foule, se touchant occasionnellement les mains pendant qu’ils mangeaient, incapables de se quitter des yeux une seule seconde.  

Elle portait pour la première fois, la bague de fiançailles que Sully venait de lui offrir pour la Saint-Valentin, durant la représentation de la pièce « Roméo et Juliette » montée par les habitants de la ville.  

Plusieurs fois durant la représentation et pendant le baisser de rideau, elle avait inconsciemment fait tourner l’anneau autour de soin doigt, jetant des regards furtifs à Sully qui se tenait, légèrement dans l’ombre, à droite de la scène.  

Elle s’était peu à peu convaincue que le fait qu’il ne lui offre pas de bague n’avait pas d’importance, mais lorsqu’il lui avait fait la surprise, elle avait pris conscience que recevoir cet anneau, qui scellait et prouvait leur engagement mutuel, était capital à ses yeux.  

Pour couronner le tout, Sully était parti plus tôt que prévu de sa conférence à Denver, leur permettant ainsi de passer le reste de la soirée ensemble.  

Et maintenant, comme s’ils étaient seuls au monde, ils étaient assis à une table du restaurant de Grace, partageant et profitant des dernières heures du jour de la Saint-Valentin. 

Alors que Sully se rapprochait un peu d’elle pour caresser sa main et toucher la bague autour de son doigt, elle s’émerveilla en repensant à tout le chemin qu’ils avaient déjà parcouru tous les deux et à tous les obstacles qu’ils avaient du franchir pour pouvoir enfin se trouver tous les deux. 

Et, bien qu’ils aient encore beaucoup de choses à apprendre l’un de l’autre, elle sut qu’elle voulait continuer le voyage avec lui. 

Elle avait été si inquiète au sujet de sa relation avec Sully, si embrouillée et déstabilisée par les sentiments si forts et si confus qu’elle ressentait pour lui.  

Elle avait si peur de se laisser aller, d’être elle-même et de permettre à Sully d’entrer dans sa vie.  

Elle savait que l’éduction rigide et les conventions sociales qu’on lui avait inculquées à Boston étaient à mille lieues de la façon de vivre de Sully.  

De plus, en choisissant de faire des études de médecine, elle s’était privée des nombreuses joies et expériences qui pouvaient s’offrir à une jeune fille célibataire.

Elle était arrivée à Colorado Springs en voulant désespérément être acceptée et reconnue en tant que médecin, terrorisée à l’idée de laisser quiconque s’immiscer dans sa vie privée.  

Sully était passé outre tout cela.  

Elle l’aimait tellement pour sa force de caractère, sa patience, sa persévérance à briser toutes les barrières qui les séparaient. 

A ce moment précis, Sully porta sa main à ses lèvres très respectueusement puis il prit ses deux mains dans les siennes et ils restèrent ainsi un long moment, leurs doigts entremêlés au milieu de la table.  

Elle se sentait si chanceuse et bénie d’être là, avec cet homme tellement particulier qui ne la quittait pas des yeux, avec ce regard irrésistible, si amoureux et si protecteur.  

Ils se levèrent pour partir en essayant de se faire remarquer le moins possible et main dans la main, leur deux bras serrés l’un contre l’autre, ils firent mine de rejoindre la grand rue pour rentrer à la maison.  

Ensemble et seuls enfin, ils s’arrêtèrent sur le chemin, dès qu’ils furent certains que personne ne pouvait plus les voir, ils se jetèrent alors dans les bras l’un de l’autre, s’étreignant, s’embrassant et se prouvant leur amour respectif par de douces caresses. 

Elle soupira et Sully serra un peu plus son épaule en réponse. Il l’avait déjà entendu soupirer ainsi cette après midi…


okapi  (06.12.2009 à 15:09)

Ils étaient assis, en train d’admirer le coucher du soleil, Michaela étendue entre ses jambes, son dos appuyé contre sa poitrine.  

Il aurait été heureux de pouvoir rester ainsi avec elle pour toujours.  

Enfin, la légère tension de son corps, qu’il ressentait toujours quand il la serrait dans ses bras, avait disparu.  

Le crépuscule descendait lentement, changeant les couleurs du ciel - un peu comme dans le kaléidoscope de Brian- plongeant peu à peu dans la peine ombre le magnifique paysage qui s’étendait devant eux.  

L’air était immobile, même les oiseaux avaient cessé de chanter.  

Lentement, sa conscience avait été comme envoûtée par la présence de Michaela à ses côtés, par le fait de sentir son corps contre le sien et de savoir qu’ils étaient seuls tous les deux.  

Les battements de son cœur devenaient les siens, leurs respirations s’étaient calmement synchronisées l’une sur l’autre.  

Soudain, il l’avait désirée si fort et si violemment, qu’il avait éprouvé d’énormes difficultés à maîtriser son corps et son esprit.  

Il l’avait laissé courir ses doigts le long de ses bras et resserré son étreinte avant de l’embrasser dans le cou pour observer sa réaction.  

Elle avait frissonnée et semblait fondre sous baisers et cependant, il sentait encore une certaine hésitation chez elle.  

Il déplaça ses mains sur les boutons situés en haut de son corsage. Etait-elle prête à faire l’amour avec lui ainsi, au milieu des bois ?

N’était-ce pas trop tôt ?  

Ils étaient mariés seulement depuis une semaine et il savait qu’il valait mieux faire les choses lentement. Après tout, ils avaient tout le reste de leur vie pour s’aimer ! 

Alors il lui avait donné une dernière étreinte rapide, un doux baiser sur la joue en suggérant qu’ils feraient mieux de rentre à l’hôtel avant la nuit.  

Alors, il avait entendu son soupir. 

Il se demandait bien ce que pouvait signifier ce soupir… 

A cet instant, entrant par la fenêtre ouverte, quelques notes de musique transportées par le vent et provenant d’un des cabarets situés en bas de la rue, pénétrèrent et résonnèrent faiblement dans leur chambre. 

Michaela sourit un peu tristement en repensant à l’autre soir…. 

Lorsqu’elle pénétra dans la chambre, elle vit immédiatement les yeux étincelants de Sully qui la regardait avec admiration.  

Elle avait pris beaucoup de temps pour s’habiller et se coiffer et elle lut avec bonheur, dans son regard émerveillé, que ses efforts avaient porté leurs fruits.  

Elle ne put s’empêcher d’admirer son élégante silhouette, haute et élancée, mise en valeur par son costume noir.  

Il était magnifique et elle sentit son corps entier trembler sous un frisson d’excitation. 

Une fois au théâtre, elle et Sully furent conduits jusqu’à leurs places, situées à une dizaine de rangées de la scène.  

Dès qu’elle avait vu l’affiche accrochée dans le hall de l’hôtel et annonçant le récital de Marguerite Van Berg, Michaela avait eu une folle envie de s'y rendre.  

Elle ne savait pas si Sully souscrirait à cette idée mais il avait accepté volontiers, lui rappelant leur soirée passée à l’opéra de Boston une année plus tôt. 

Dès que les lumières s’éteignirent, elle sentit son excitation grandir, elle avait toujours aimé se rendre au théâtre depuis qu’elle était jeune fille. Elle apprécia le premier Aria interprété par Miss Van Berg, sa voix était forte, claire et limpide.  

Une salve d’applaudissements enthousiastes fut interrompue par les quelques notes d’introduction du piano attaquant la mélodie suivante.  

Lorsqu’elle entendit cet air si familier, les pensées de Michaela la ramenèrent aussitôt à l’opéra de Boston.  

Sully était assis à ses côtés et elle lui expliquait l’intrigue de l’histoire qui se déroulait sous leurs yeux, formidablement portée et transcendée par les chants et la musique.  

Durant tout le temps, où Michaela murmura ses explications à Sully et où la soliste chanta, son cœur et son esprit furent en émoi. 

Chaque mot de cet Aria avait une signification particulière pour elle.  

Souvenirs de ses incertitudes, de ses rêves brisés, de la désapprobation de sa famille et de son amour pour Sully qui brûlait si profondément dans son cœur et qu’elle avait essayé de nier tellement il devenait envahissant.  

Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle ne voulait plus jamais revivre cette période de sa vie.  

L’homme qui se tenait à ses côtés, son mari, avait dissipé tant de ses incertitudes et réalisés tant de ses rêves ! 

Elle eut soudain besoin de le toucher, pour s’assurer qu’il était bien réel et pour lui montrer qu’elle l’aimait.  

Elle chercha sa main, effleura son genou et continua son exploration jusqu’à ce qu’elle la découvre enfin, la saisisse et la serre fortement. 

Michaela leva timidement les yeux vers les siens et se redressa un peu pour l’embrasser tendrement avant de se laisser tomber à nouveau sur sa poitrine.


okapi  (06.12.2009 à 22:41)

Sully sourit, à nouveau émerveillé en pensant à quel point cette femme pouvait l’émouvoir, comme nulle autre ne l’avait fait avant elle. 

Il n’aurait jamais cru que le simple fait d’être allongé à ses côtés, dans le calme et le silence, aurait pu lui apporter autant de joie et de plaisirs.

Ils se tenaient main dans la main, au sommet d’une petite colline et regardaient le soleil se coucher dans toute sa gloire et sa beauté devant leurs yeux émerveillés. 

C’était un endroit particulier, un endroit que Sully n’avait encore jamais montré à personne auparavant, un endroit où il venait pour réfléchir et faire le point quand quelque chose le tracassait. 

Mais, aujourd’hui, il avait pensé qu’il était très important qu’il le partage avec Michaela.  

Ils étaient très différents, en bien des façons, mais cet endroit leur donnerait quelque chose en commun.  

Pas simplement parce qu’ils seraient tous les deux seuls désormais à en connaître l’existence mais parce ce que cela représenterait quelque chose de très spécial à leurs yeux et dans leurs cœurs. 

Il n’eut pas besoin de dire le moindre mot, il put lire dans les yeux de Michaela qu’elle l’avait compris.  

Il lui prit la main et la fit s’asseoir à ses côtés.  

Tellement de choses s’étaient passées entre eux en un peu moins d’une semaine : son retour de Boston, la sécheresse, les tensions entre les Cheyennes et les habitants de la ville.  

Mais, plus important que tout, ils s’étaient enfin avoués mutuellement leur amour et maintenant ils avaient juste besoin de passer un peu de temps ensemble pour qu’il prenne racine.  

Sully passa doucement son bras autour de ses épaules pour ne pas la heurter et en réponse, Michaela appuya tendrement, et de son plein gré, sa tête sur son épaule… 

Il réalisa que c’était à cela que servait la « lune de miel » : donner des racines à l’amour, se pencher sur son passé pour en tirer des leçons, expérimenter l’excitante nouveauté du présent et se faire des promesses pour le futur. 

Il se pencha un peu pour passer sa main sous son menton et attraper ses lèvres avec les siennes. 

Ouvrant la bouche, il s’insinua lentement dans la sienne, et lorsque leurs langues se rencontrèrent, il la serra fortement contre lui. 

Michaela se délecta de ce baiser, mais elle n’était pas encore prête à y répondre de la façon dont il espérait. 

Elle appréciait vraiment ce moment de paix et de plénitude qui précédait l’acte d’amour et elle se pelotonna de nouveau contre lui. 

Elle étudia de quelle façon son cœur, son corps et son esprit répondait sous les caresses de Sully. 

Elle n’avait jamais imaginé que son corps puisse trembler ainsi quand il la serrait dans ses bras de la façon dont il était entrain de le faire. 

Ces tremblements, elle le savait, n’avaient plus rien à voir avec de la gêne ou une quelconque hésitation, comme c’était le cas dans le passé.


okapi  (07.12.2009 à 20:32)

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