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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 04.05.2010 à 14h20
Auteur : okapi
Statut : Terminée
« "Voir rouge" est une traduction d'une fanfiction de Pam Hunter intitulée "Seeing Red" » okapi
Cette fanfic compte déjà 38 paragraphes
Le feu brûlait de nouveau joyeusement lorsqu’elle le rejoignit enfin.
Il était assis en tailleurs dans l’un des deux fauteuils brodé d’or, occupé à contempler les flammes, ayant tombé la veste, le veston et la cravate, lorsqu’il aperçut une ombre scintillante qui se déplaçait sur sa droite avant de se glisser silencieusement derrière lui.
Il pivota sur son siège et eu le souffle coupé lorsque ses yeux se posèrent sur cette merveilleuse apparition.
La délicate mousseline et la dentelle ouvragée du peignoir moulaient son corps et ondulaient jusqu’à ses pieds nus qui dépassaient juste en dessous de l’ourlet.
La dentelle formait un V autour de sa gorge, accentuant encore la finesse de son cou, et mettait en valeur les rondeurs de sa poitrine généreuse.
Elle avait défait sa coiffure élaborée et brossé sa chevelure cuivrée, qui brillait et retombait en vagues douces sur ses épaules, recouvrant son dos jusqu'à sa taille où elle s’incurvait légèrement pour suivre la courbe de ses reins.
Il ne put s’empêcher de tendre ses mains pour la toucher et l’attirer à lui jusqu’à ce qu’elle s’asseye sur ses genoux.
« Mumm, cela valait le coup d’attendre » murmura-t-il en l’embrassant dans le cou.
« Je me demande si ta mère à vraiment réalisé comme tu allais être belle dans cette… et quel effet cela produirait chez moi ? Je n’arrive pas à comprendre comment ta mère… je me demande à quoi elle pouvait bien penser » commenta-t-il amusé.
Michaela enchaîna en riant doucement « Je me posais la même question. Tu me demandais pourquoi je ne l’avais jamais portée jusqu’à présent. Et bien, elle est vraiment très belle et affriolante et… lorsque ma mère me l’a offerte, je me sentais… si timide et si peu sûre de moi que je n’ai pas osé la sortir de son emballage »
« Et maintenant ? » demanda Sully avec curiosité.
«Et maintenant j’adore me faire belle pour toi… pour voir cette lumières briller dans tes yeux bleus, comme ce soir… et pour t’aimer autant que tu m’aimes. » dit-elle sans hésitation, avant de réclamer sa bouche en posant ses lèvres sur les siennes.
Leur baiser fut long et passionné, tandis que leurs deux corps semblaient se fondre l’un dans l’autre.
Lorsqu’il prit fin, Michaela posa sa tête sur la poitrine de Sully, tout en faisant courir ses doigts dans ses long cheveux blonds, puis laissant descendre sa main sur son épaule musclée, et le long de son bras jusqu’à sa cuisse.
Sully se mit à son tour à lui prodiguer de douces caresses à travers le fin tissu et la dentelle de son peignoir, provoquant la réaction immédiate de sa peau qui devint brûlante sous ses mains.
Sully laissa échapper un profond soupir de contentement.
Ils restèrent ensemble ainsi, devant le feu durant un long moment.
Soudain, rompant le silence, Sully, de nouveau, éclata de rire «Je me demande bien ce que Preston est en train de faire en ce moment » ricana-t-il. « Et ce qu’il peut bien ressentir ? »
Le visage de Michaela s’empourpra et elle baissa les yeux en direction du tapis. « Nous ne devrions pas en rire Sully » dit-elle à voix basse. « Je n’aime pas mettre les gens dans l’embarras comme ça, mais il m’avait tellement mise en colère. »
« Nous ferions bien d’être sur nos gardes quand nous serons rentrés à la maison, car c’est lui qui doit être furieux maintenant » l’avertit Sully.
Michaela ne put résister et saisit la perche qu’il lui tendait. « Tout comme ces deux Médecins à San Francisco ? » demanda-t-elle en relevant la tête pour le regarder dans les yeux.
Cette fois ci, ce fut Sully qui s’empourpra. « Nous étions supposés tourner la page et ne plus en parler » répondit-il, plaidant en sa faveur. « Je ne pouvais pas deviner ce qui allait se passer, ni savoir que ces deux médecins étaient si empotés ! »
Michaela rit à son tour à l’évocation de ce souvenir et ils tombèrent de nouveau dans les bras l’un de l’autre en se remémorant cet épisode récent de leur semaine plutôt mouvementée.
Sully fit un autre pas pour se rapprocher des deux détracteurs de Michaela, qui lui rendaient la vie impossible depuis plusieurs jours.
La colère irradiait son visage et son regard était devenu d’un bleu glacial.
Il resta un très long moment à les toiser ainsi.
Un homme d’un certain âge, assis à leurs côtés, tenta de désamorcer le conflit: « Ah…Messieurs ? S’il vous plaît... » Murmura-t-il.
Sully n’y porta aucune attention et se rapprocha encore des deux trouble-fête.
Il serrait et desserrait sans cesse ses poings qui le démangeaient ardemment, et les deux hommes reculèrent et se recroquevillèrent lorsqu’ils virent ses mains se lever pour… arranger sa cravate et glisser ses doigts le long de son col empesé.
Alors il s’adressa à eux sur un ton qui n’admettait pas la réplique.
« Je ne suis pas homme à faire de longs discours » dit-il calmement mais fermement.
Les deux hommes se tassèrent un peu plus lorsqu’il se pencha vers eux d’un air menaçant. « Mais j’ai besoin de vous expliquer deux où trois petites choses que le Dr Quin, modestement, n’ose pas vous dire elle-même et qu’elle m’excusera de vous présenter. »
Il se retourna brièvement dans sa direction avant de poursuivre.
« Premièrement, elle est partie, seule de Boston, pour se rendre dans l’Ouest et devenir le premier Médecin de Colorado Springs, qui était une ville de trop peu d’importante pour qu’un seul d’entre vous ne daigne venir s’y installer »
Son regard fit le tour de la salle silencieuse.
Les joues de Michaela étaient rouges et ses yeux ne quittaient pas le parquet cirés.
« Là-bas » continua-t-il « Toute seule, elle a du combattre l’Influenza et les épidémies de typhus qui sévissaient en ville et dans la réserve cheyenne… Toute seule, elle a soignée des soldats et des Indiens après les massacres… Et toute seule encore, elle s’est occupée d’une multitude de blessés après le déraillement d’un train. Elle est aimée et respectée par les habitants de la ville car c’est un bon médecin qui prend soin de TOUS ses patients, qu’ils puissent ou non la payer pour cela. Alors Messieurs, lorsque vous pourrez vous flatter d’avoir relevé autant de défis et accompli autant de choses, alors peut-être pourrez-vous ricaner tout votre saoul… mais, jusque là… » Il fit un pas d’intimidation de plus dans leur direction. « Jusque là… Vous n’en AVEZ PAS LE DROIT ».
Les mains de Sully s’élevèrent de nouveau, et le minuscule et poltron Dr Pritchard, battant en retraite, trébucha sur le replet et rougeaud Dr Mills.
On entendit soudain un craquement inquiétant lorsque le derrière grassouillet de ce dernier, rencontra un plateau déposé sur une table de desserte… un plateau recouvert d’une centaine de tasses en porcelaine de chine, blanche et fine et de théières.
Comme si l’action se déroulait au ralenti, les deux médecins en émoi, dans leur précipitation à se mettre à l’abri, basculèrent l’un sur l’autre, entrainant la table dans leur chute ainsi que le contenu entier du plateau qui se renversa sur le parquet dans un fracas épouvantable.
Ils restèrent étendus ainsi, dans la plus parfaite confusion, couverts de fragments de porcelaine, le visage rouge de honte plutôt que d’indignation.
Sully leur adressa un dernier regard de mépris, puis tournant les talons, il rebroussa chemin entre les tables pour rejoindre Michaela.
Arrivé à sa hauteur, il la prit par le bras pour l’obliger à se lever et l’entraîna hors de la salle de bal toujours plongée dans le silence.
Curieusement, la dernière chose qu’ils entendirent en franchissant la porte fut une clameur de rires incontrôlés, s’exerçant à l’encontre de ce duo maladroit et malchanceux.
« Je ne les ai pas touchés, Michaela » se défendit Sully dans le silence douillet de leur chambre d’hôtel.
« Je sais que tu ne l’as pas fait » répondit-elle. « J’espère juste que cela sera retranscrit noir sur blanc par les journalistes qui couvraient l’actualité du Congrès. »
« Je n’ai pas pu rester impassible alors que tu étais attaquée ainsi » dit-il en caressant ses bras et ses épaules. « Et tu dois admettre, que cela valait vraiment le coup d’œil de voir ce bedonnant Dr Mills essayer de ce cacher derrière cette fouine de Dr Pritchard »
Il éclata de rire, avant de lui demander soudain avec empressement. « Dis-moi quelque chose. Ce n’est pas dans ton habitude de rester si calme quand quelqu’un te provoque ainsi. Pourquoi as-tu supporté cela sans rien dire ? »
Michaela haussa les épaules et lui répondit, hésitante : « Je ne sais pas vraiment pourquoi Sully. Je suppose que comme j’avais déjà assez de mal à me faire accepter en tant que membre à part entière de cette * fraternité médicale* j’ai préféré me tenir tranquille… et que j’ai préféré les laisser me ridiculiser … plutôt que de faire une scène qui m’aurait stigmatisée à leurs yeux, de manière permanente »
Sully secoua la tête en soupirant : « Et donc, c’est moi qui est provoqué l’esclandre que tu essayais d’éviter de toute tes forces. Je suis désolé. »
« Et bien, moi, après ce qui c’est passé ce soir, je ne le suis plus du tout » dit-elle fièrement. « Nous allons simplement rentrer à la maison et oublier ce qui c’est passé ici et à San Francisco. Les médecins qui refusent de m’accepter en tant que collègue, me sont tout à fait indifférents à présent. »
Elle lui donna un rapide baiser sur la joue et se leva, l’entraînant avec elle.
« Il se fait tard ! Allons nous coucher et pensons à quelque chose de beaucoup plus gai ! »
Sully, trop heureux de lui obéir, ne se fit pas prier deux fois.
Michaela se réveilla lorsque la lumière du soleil filtra à travers les rideaux de dentelles de la large fenêtre de leur chambre d’hôtel.
Elle s’étira paresseusement et se retourna pour découvrir Sully, les yeux brillants, occupé à la contempler.
Elle lui adressa un demi-sourire tout en murmurant : « Bonjour ».
Puis laissant échapper un bâillement sonore, elle lui demanda encore un peu endormie : « Qu’elle heure peut-il bien être Sully ? »
Il lui sourit à son tour en répondant : « Il est tard… TROP tard pour aller assister à une de ces conférences… au cas où tu aurais changé d’avis ! »
Elle lui retourna son sourire et dit sur le ton de quelqu’un que l’on viendrait d’accuser injustement : « Cette idée ne m’a même pas effleurée ».
« Très bien, de toutes manières, tu peux faire une croix la dessus. J’ai décidé de te garder pour moi tout seul aujourd’hui » lui annonça-t-il d’un ton déterminé.
« Ah, oui !… vraiment ? » répondit-elle feignant l’indignation. « Et que fais-tu de notre décision de rentrer à la maison aujourd’hui ? »
« Et bien, les enfants ne nous attendent pas avant demain » commença-t-il « Et je suis sûr que nous allons bien trouver de quoi nous occuper toute la journée… peut-être tout simplement en restant ici.»
Michaela écarquilla les yeux : « Ici… dans le lit… toute la journée ? »
« Hum…hum… ! Nous ne l’avons encore jamais fait, même pas pendant notre Lune de miel ! »
Michaela rougit copieusement tout en observant le large sourire et les yeux pétillants de Sully.
« Je ne sais pas ce que j’aurais pensé si tu m’avais suggéré une pareille chose avant… Je veux dire pendant notre Lune de miel… mais, à présent… une telle proposition ne me déplaît pas. » Confessa-t-elle.
Et, à ces mots, elle roula sur lui, posa sa tête sur sa poitrine et enroula ses bras autour de sa taille.
« Je me sens comme un enfant qui viendrait de décider de rester à la maison juste parce qu’il en a envie » dit-elle en riant.
« Je me suis souvent demandée pourquoi certaines de mes amies étudiantes faisaient l’école buissonnière, et bien maintenant je sais… bien que je ne pense pas qu’elles en profitaient pour faire ceci… » Lui expliqua-t-elle tout en se redressant un peu afin de capturer sa bouche sous ses lèvres.
Ses bras s’enroulèrent aussitôt autour d’elle pour l’enlacer tendrement.
Leur long baiser profond et langoureux se changea peut à peu en un baiser passionné et affamé, et leurs deux corps s’enflammèrent peu à peu sous leurs mutuelles caresses, ce petit jeu prenant une direction dont ils connaissaient tous deux l’issue.
Quand, soudain, un coup sourd retentit à la porte de leur chambre, les interrompant brutalement au milieu de leurs ébats.
Sully fut le premier à s’en apercevoir et, retrouvant ses esprits, il s’assit afin de reprendre son souffle.
Avec un léger affolement, il essaya de localiser ses vêtements qu’ils avaient négligemment déposés sur le dossier d’une chaise près de la commode, la veille au soir.
Il esquissa un mouvement pour se lever, mais Michaela fut plus rapide que lui.
S’enveloppant de son peignoir de dentelle, elle se dirigea en direction de la porte. « J’y vais, Sully » dit-elle.
Sully la regarda se déplacer ainsi vêtue, se demandant si c’était une bonne idée.
Elle ouvrit la porte à un groom en uniforme, portant un petit plateau d’argent sur lequel se trouvait un télégramme qui lui était destiné.
Les yeux de ce dernier s’élargirent comme des soucoupes quand il les posa sur Michael ; merveilleuse vision vaporeuse de mousseline et de dentelle rose.
« Un télégramme pour le Docteur » dit-il en tendant le pli dans sa direction.
Sans s’apercevoir de son regard éberlué et admiratif, Michaela saisit l’enveloppe et lui adressa les remerciements usuels.
Il tourna les talons et revint sur ses pas en suivant le long tapis qui recouvrait le couloir, mais il ne put s’empêcher de se retourner une dernière fois pour contempler de nouveau cette femme si belle qui se tenait toujours debout devant la porte, occupée à ouvrir silencieusement l’enveloppe qu’il venait de lui remettre.
Elle rentra dans la chambre à coucher, une expression angoissée dans le regard. « C’est de Myriam » dit-elle d’une voix anormalement calme. « Elle avait promis de nous le faire savoir si quelque chose paraissait dans les journaux de San Francisco »
Sully grommela « Ne le lis pas Michaela… nous avons dit que nous allions oublier ce qui s’est passé à San Francisco. S’il te plaît … »
Mais c’était trop tard. Michaela était déjà plongée dans le télégramme pour découvrir son long contenu.
Sully observait attentivement son visage, essayant d’y déceler un signe de colère ou de désespoir.
Mais paradoxalement, plus elle prolongea sa lecture, et plus son visage s’illumina de joie.
Sully la vit même rire de temps à autre.
Lorsqu’il ne fut plus en mesure de patienter d’avantage et de rester dans une telle incertitude, il lui demanda ardemment : « Alors, qu’est-ce que ça raconte ? Pourquoi ris-tu ainsi ? »
« Tu ne vas pas le croire, Sully » dit-elle, riant de nouveau. « D’ailleurs je vais peut-être faire durer le suspens encore un peu.»
« Oh, non… tu ne feras pas ça » dit Sully, qui se levant rapidement pour la rejoindre, l’attrapa et la souleva pour la ramener dans le lit. « Maintenant, explique-moi ce qu’il y a de si drôle » dit-il en la gardant prisonnière entre ses bras.
« Et bien… » Commença-t-elle avant de marquer une pause pour le faire attendre encore un peu.
Comme Sully commençait à la chatouiller le long des côtes, elle se tortilla en suppliant : « D’accord, d’accord, je vais tout te dire »
Elle s’assit confortablement dans le lit et plaça un oreiller dans son dos avant de lui résumer le contenu du télégramme de Myriam Tilson. « Et bien, apparemment, il y avait une page entière consacrée au Congrès de médecine dans le journal de San Francisco : *le Chronicle *(la chronique). L’article relatait principalement, les sujets médicaux qui y ont été abordés ainsi que le nombre et l’origine géographique des médecins qui y participaient. »
« Oui, et alors ? Qui y a-t-il de si drôle là dedans ? » Demanda Sully perplexe.
« Et bien, en haut de la page, il y avait un petit article, juste un petit entrefilet consacré à… tes exploits… ton attaque en règle contre ces deux médecins » se moqua-t-elle.
Sully grogna de nouveau, mais il réalisa soudain que Michaela semblait ne plus éprouver aucune gêne au sujet de ce malheureux épisode. « Que disait cet entrefilet, Michaela ? » supplia-t-il.
Elle répondit avec un large sourire : « Selon les informations de Myriam, le journaliste qui a rédigé cet article, venait de terminer un stage professionnel dans l’équipe de rédaction d’un des journaux de Washington.
Il s’est apparemment souvenu qu’un certain *Byron Sully* avait sauvé la vie du Président Grant il y a quelques années alors, il a abordé toute cette histoire selon le point de vue suivant : il explique que, tel un garde du corps, tu n’as fait que me défendre comme tu as défendu le Président Grant et il a donc dépeint le Dr Millls et le Dr Pritchard comme étant les véritables agresseurs dans cette altercation – ce qui soit dit en passant n’est pas totalement faux. Myriam dit encore que pas mal de gens ont été heureux de raconter à ce reporter de quelle manière odieuse on m’avait traitée pendant ces quatre jours de Congrès. En fait c’était un simple *billet d’humeur*, une touche humoristique au milieu de l’actualité plus sérieuse du Congrès. »
Sully ne pouvait pas en croire ses oreilles.
Après tout le souci qu’ils s’étaient fait pour ça !
Il prit le télégramme des mains de Michaela et le lu rapidement.
Lorsqu’il eut enfin terminé, il la regarda avec un visage rayonnant. « Et bien ! Comment dit-on déjà ? Tout est bien qui fini bien, c’est ça ? »
Alors ils se mirent à rire tous les deux à gorge déployée, en se jetant dans les bras l’un de l’autre.
Lorsqu’ils se calmèrent enfin, Sully murmura avec un sourire séducteur : « Maintenant, dis-moi… où en étions nous lorsque nous avons été interrompu ? »
Il la tira doucement par la taille pour la faire s’allonger contre lui et repris ses caresses et ses baisers tendres et sensuels.
Et, de nouveau, quelqu’un frappa à la porte. Sully redressa la tête le regard incrédule : « Quoi encore ? » grogna-t-il.
Michaela, de nouveau esquissa un mouvement pour quitter le lit.
« Hum, hum ! Pas cette fois-ci, Michaela ! » Dit Sully en relevant les sourcils. « Tu n’as donc pas remarqué de qu’elle façon notre jeune coursier t’a regardée ? Cette fois-ci, c’est moi qui y vais !»
Michaela rougit et s’enfonça un peu plus dans le lit.
Sully enfila son pantalon de smoking en toute hâte et il était encore aux prises avec les boutons quand il déverrouilla et ouvrit la porte.
Il se retrouva nez à nez avec le garçon d’étage qui les avait conduit jusqu’à leur chambre la veille au soir.
Il tenait un magnifique bouquet de fleurs d’un rouge écarlate ainsi que deux petites enveloppes blanches. « Pour Mme Sully… euh… Le Dr Quinn » dit-il tranquillement en remettant les fleurs et les enveloppes à Sully.
Sully pris le bouquet et l’observa avec incrédulité. Qui pouvait bien envoyer des fleurs à sa femme ?
Il rentra dans la chambre sous les exclamations de joies de Michaela « Sully !… Qu’elles sont belles ! »
« Je suis désolé Michaela… mais elles ne viennent pas de moi… il semble que tu as un admirateur ! » répondit-il en faisant la grimace avant de les lui remettre.
Michaela respira le lourd parfum des fleurs couleur rubis et ouvrit l’enveloppe blanche qui les accompagnait.
Un regard émerveillé illumina alors son beau visage. « Elles viennent des Docteurs Bernard et Peters » dit-elle joyeusement avant de se mettre à lire à haute voix :
Chère Docteur Quinn,
Veuillez, s’il vous plaît, accepter ces fleurs à titre d’excuses et en gage de notre estime.
Nous tenions à vous faire savoir que tous les médecins qui ont participés au Congrès, ici ou à San Francisco, ne dénigrent pas votre choix de carrière, ni les pratiques médicales qui sont les vôtres à Colorado Springs.
Veuillez acceptez nos humbles excuses pour le comportement de nombre de nos collègues à cet égard.
Nous sommes et restons vos humbles serviteurs.
Dr Stephen Bernard & Dr Harold Peters
Michaela laissa échapper un soupire de satisfaction, et ses yeux brillèrent d’un nouvel éclat lorsqu’elle ouvrit la seconde enveloppe.
Elle prit connaissance de son contenu et sourit de nouveau. « Celle-ci vient du Dr Morrison qui exerce à Pueblo. Il explique que si cela me convient, il voudrait passer à Colorado Springs lors de son voyage de retour pour visiter ma clinique ! »
Michaela regarda Sully avec les yeux brillants « Oh, Sully ! » dit-elle « Peut-être que les choses sont en train de changer… juste un petit peu. Peu importe le comportement de personnes telles que les Dr Mills et Pritchard, si je sais qu’il y en a d’autres qui ne pensent pas comme eux et même si ces personnes représentent une infime minorité »
Sully partageant sa joie, lui répondit avec sincérité : « Michaela, tu dois avant tout te rappeler que tu es un excellent docteur… probablement bien plus compétante que la plupart de tous ces *Médecins* qui te regardent de haut… et ça… c’est ce qu’il y a de plus important… non ? »
Les yeux de Michaela s’emplir de larmes de reconnaissance et elle acquiesça silencieusement.
Sully se rapprocha pour la serrer contre lui et elle se blotti aussitôt dans ses bras et contre sa poitrine.
Puis, à voix basse, elle lui déclara : «Nous avons beaucoup appris ces derniers jours, n’est-ce pas Sully ? A propos de nous-mêmes… en tant qu’individus … et… sur notre couple. »
« Hum hum.. ! » murmura Sully.
«Comme tu l’as dit hier soir, nous devons nous rappeler qu’ensemble nous formons une formidable équipe, aussi longtemps que nous nous soutenons l’un l’autre et que… nous nous aimons. Nous sommes partenaires… comme je l’étais avec mon père et plus encore… car plus que des partenaires professionnels de la médecine, nous sommes des partenaires dans la vie, Sully. »
Elle plongea son regard dans ses yeux bleus qu’elle aimait tant, avant de l’embrasser tendrement.
Il lui rendit son baiser, un peu plus avidement, mais ne fit aucune tentative pour reprendre leurs ébats antérieurs.
Il se pencha en direction de la table de nuit pour atteindre le vase où s’épanouissait le magnifique bouquet de roses rouges, et, saisissant une des fleurs, il lui tendit galamment.
« Bien, comme il semblerait que nous allons être interrompus sans cesse si nous restons ici, pourquoi ne pas nous laver et nous habiller ; puis nous irons voir si nous pouvons convaincre le Doyen de l’école de Colleen de la laisser se joindre à nous pour le déjeuner ? Nous aurons encore une soirée et une nuit entière à passer ensemble avant de rentrer à la maison. Qu’est-ce que tu en dis ? »
Michaela respirant le parfum de cette rose si particulière à ses yeux, le regarda les yeux emplis de bonheur. « Mmmm… ouiiiiiiiiiii… aux deux propositions » dit-elle avec ardeur.
Sur ce, ils quittèrent leur lit aux draps froissés et commencèrent à se préparer pour affronter cette nouvelle journée… quelques soient les surprises supplémentaires qu’elle pourrait leur offrir.
FIN