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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 31.07.2011 à 21h12
Auteur : Flash
Statut : Terminée
« Sully amnésique écrit son journal intime » Flash
Cette fanfic compte déjà 85 paragraphes
En m’éclairant la gorge, je lui demandai : « Donc, vous m’avez dit que j’étais un agent Indien mais rien d’autre… » J’essayai de tourner la conversation vers quelque chose de plus neutre. Je risquai un autre coup d’œil vers elle : « Ai-je fait du bon travail ? »
Elle avait l’air soulagé que je change du sujet, ses yeux exprimant une douce chaleur elle répondit :
« Vous avez fait un excellent travail, Sully même avec les ennuis comme les lois déraisonnables, le maque de coopération de l’armée, les promesses brisées du gouvernement…. Vous avez fait tout ce qui était en votre pouvoir pour faciliter la vie des Cheyenne. Et maintenant, avec cette nouvelle réserve à Palmer Creek… »
« Nouvelle réserve ? » J’interrompai.
“Oui” dit-elle après une légère hésitation. « Après Washita, …, le gouvernement a choisi de regrouper les Indiens de toutes les tribus dans une seule réserve. Et vous êtes leur agent.”
“Mais beaucoup de ces tribus sont ennemies” Je protestai, en colère, me demandant comment le gouvernement pouvait encore plus détruire la vie des Indiens.
« Oui, c’est vrai, c’était votre argument lorsque vous avez pour la première fois entendu les plans du gouvernement. Vous avez même menacé de démissionner. »
« Que s’est-il passé ? J’ai démissionné ? »
“Vous êtes parti pour le camp militaire de Wrightwood avec votre lettre de démission mais quelque chose pendant le voyage vous a fait changer d’avis »
« Quoi ? » Je trouvais difficile à croire que je sois revenu sur ma décision.
« J’en suis pas très sûre. » Elle répondit après une autre hésitation. « Vous ne me l’avez pas dit- du moins pas à ce moment là. »
« Mais je vous l’ai dit plus tard ? » Je persistai.
Le paysage me devenait de plus en plus familier. Alors qu’elle semblait lutter pour trouver à me répondre convenablement, le cheval tourna et la propriété fut en vue.
« Nous y sommes » Dr Mike ajouta rapidement.
Dr Mike avait raison, il y avait eu beaucoup de changements. Je ne me sentais pas si mal à l’aise que ça ! Ce qui m’a surpris : j’ai été accueilli pas par un mais par *deux* loups ! Je n’avais pas réalisé que mon vieil ami m’avait tant manqué ! On aurait dit qu’il ressentait la même chose car il m’a sauté dessus quand je suis arrivé ! Le plus jeune loup devait me connaître aussi car il jappait de joie et me léchait la main.
Les enfants étaient déjà arrivés à la maison.
« Qui est-ce ? » Je demandai à Brian.
« C’est mon loup ! » Il répondit fièrement. “Wolf est son papa. Tu me l’as donné à la Noël il y a deux ans quand il était encore bébé. Il s’appelle Bébé Loup ! »
Je souri en caressant son museau: “Bonjour Bébé Loup, tu es magnifique, tu sais, comme ton papa !”
Brian et moi avons joué avec les loups encore un peu puis nous sommes rentrés. Alors que Dr Mike et Colleen apportaient les plats à table, je faisais le tour de la pièce : regardant les cadres au mur, les meubles que j’avais fait.
La vue du rocking chair a été difficile comme un couteau me traversant le cœur. Je l’avais fait pour Abagail quand elle était enceinte pour qu’elle puisse se reposer et nourrir notre bébé. J’étais content qu’il serve à nouveau.
Cette dinde rôtie était vraiment délicieuse, et ces biscuits … fondaient dans la bouche…
« Vous êtes une excellente cuisinière, Dr Mike. C’est un talent caché dont vous ne m’avez pas parlé ! »
Dr Mike et Colleen se sont regardées, Matthew essayait de se contenir. Quant à Brian, il éclata de rire.
« J’ai dit quelque chose de drôle ? » j’étais plus curieux qu’offensé par leur comportement. Dr Mike avait un sourire embarrassé mais ses yeux pétillaient :
« Les enfants sont simplement amusés que vous me félicitiez sur mes compétences en cuisine. J’ai bien peur que mon « talent caché » soit en effet bien caché ou même complètement inexistant ! C’est Colleen qui a fait le repas. »
« C’est vraiment bon, Colleen, Charlotte t’a bien enseigné ! »
Colleen rougit timidement et répliqua :
« Dr Mike est trop modeste, c’est vrai qu’elle ne savait pas beaucoup quand elle est arrivée ici, mais elle a très vite appris ! »
« Cela ne me surprend pas, je suis sûr que ta mère peut faire tout ce qu’elle se met en tête ! »
« Ca c’est sûr ! » Brian intervînt « Maman est la plus intelligente et la plus jolie de la ville ! »
« Brian ! » s’exclama Dr Mike en rougissant.
« C’est vrai, Maman ! » Colleen approuva. “Vous êtes un bon médecin, vous faites partie du Conseil de la ville… Maman a même failli être maire.” Colleen me dit.
« C’est vrai ? “
“C’est vrai !” Confirma Matthew. “Je dois dire qu’au début je n’approuvais pas, je pensais que c’était une affaire d’hommes mais le Dr Mike m’a prouvé le contraire. Grâce à elle, les femmes en ville peuvent voter !”
« C’est intéressant ! Dites m’en plus ! » Je demandai.
Ils racontèrent alors la campagne politique du Dr Mike. Fréquemment, ils parlaient les uns au-dessus des autres. Il y avait beaucoup de plaisanteries et de rires.
Je me sentais bien, je ne m’étais pas senti aussi bien depuis que je m’étais réveillé. Tout le monde était détendu et joyeux et cette sensation était contagieuse ! Les enfants ne semblaient plus aussi nerveux autour de moi. Je suppose que le Dr Mike leur a dit qu’elle avait commencé à me dire ce qu’il s’était passé pendant ces trois années.
Puis, Colleen se leva pour commencer la vaisselle mais le Dr Mike l’a stoppée :
« Tu as déjà fait le repas, laisse-moi la faire ! »
« J’aiderai ! » ajoutai-je. « C’est le moins que je puisse faire pour vous remercier pour votre hospitalité. »
« Merci Maman ! » s’exclama Colleen. Elle nous regarda Dr Mike et moi curieusement. Puis elle regarda Matthew avec un sourire étrange sur ses lèvres. Il la regarda avec la même expression.
“Je vais aller voir Becky.” Colleen annonça un moment après. « Je serai à la maison avant la nuit »
« Amusez-vous bien ! » lança le Dr Mike amors que Colleen partait après avoir mis un châle sur ses épaules.
Dr Mike commença à débarrasser la table quand Matthew, en allant vers la porte, dit :
« Il faut que j’aille couper un peu de bois, il y en a presque plus d’avance. Brian ? tu veux venir ? »
Brian le regarda alors qu’il jouait avec un petit train de bois et innocemment rétorqua :
« Tu ne me laisses jamais couper du bois ! »
« Eh bien, viens et regarde attentivement, quand j’aurai fini, on ira à la rivière pour pêcher. »
« Ouais ! » Brian sauta de joie oubliant son petit train. “A plus tard, Maman, Sully !”
« Faites attention ! » s’empressa d’ajouter Dr Mike.
« Vous savez que je ferai attention, Dr Mike » Matthew rassura.
Très rapidement, donc, nous n’étions plus que tous les deux.
« Qu’est ce que cela signifie ? » Je demandai, curieux, au Dr Mike en l’aidant à porter la vaisselle sale.
« Je ne sais pas » répondit-elle évasivement. « Je suppose qu’ils pensent que nous aimerions avoir un peu de temps pour nous, pour parler … » Je remarquai qu’elle ne me regardait pas quand elle parlait.
En vérité, j’avais une idée sur ce que les enfants essayaient de faire même si je ne comprenais pas pourquoi ils pensaient qu’ils devaient nous traiter comme le Dr Mike et moi étions un couple. Peut-être, espéraient-ils que le Dr Mike trouve quelqu’un pour partager sa vie et je serai un bon choix. Quand j’y pense, elle n’a jamais rien dit au sujet d’un homme dans sa vie ….
Cela semblait du à croire. Elle était tellement belle. Peut-être pensait-elle que sa vie était bien comme ça avec sa clinique et ses trois enfants, qu’elle n’avait pas besoin de rien d’autre ou… de quelqu’un d’autre.
“Vous lavez et j’essuie” Je lui dit, elle semblait se détendre un peu.
Une fois que la vaisselle fut lavée, essuyée et rangée, elle me demanda si je voulais du café.
« Volontiers ! » je répondis, poliment.
Pendant qu’elle le préparait, je m’intéressai aux livres posés sur l’étagère. A côté de Goethe, se trouvait Leaves of Grass de Walt Whitman. Il y avait aussi les essais de Ralph Waldo Emerson.
Je pris le livre de Whitman et le feuilletai.
« Vous aimez la poésie ? » lui demandai-je.
Elle regarda le livre, puis détourna rapidement le regard, rougissant de nouveau :
« Oui, mais je n’ai pas trop le temps d’en lire avec le travail à la clinique et les enfants »
« Je dois dire que je suis surpris de voir ce poète en particulier. Beaucoup de gens ne l’aime pas parce qu’il est, hum, disons… franc »
« Vous n’approuvez pas ? »
« Oh, non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire ! J’aime beaucoup Whitman, et je vous admire d’apprécier ce qu’il écrit ! »
« Oh, vous savez, ce sont les livres de mon père. Il y a quelques mois, ma mère me les a envoyé ce qui a permis d’ouvrir une bibliothèque en ville. »
Mes doigts caressaient le cuir de la couverture du livre :
« Donc, vous avez lu ce livre là ? » Je demandai, particulièrement curieux. « Je veux dire, c’était à votre père et… en connaissant la réputation de Whitman, peut-être le gardez-vous pour des raisons sentimentales ? »
Elle a rougi davantage. En me regardant, elle dit :
« Eh bien,…, euh, je ne me sentais pas vraiment à mon aise avec ce livre. Mon éducation à Boston était particulièrement stricte et, euh,…, un, … un ami, m’a aidé à voir la beauté dans les mots de Whitman, et m’a appris à ne plus être embarrassée de les lire.
« On dirait un bon ami ? » je commentai
« Oui, …un très bon ami » elle dit doucement.
La même sensation d’énergie m’est revenue à ce moment. C’était tellement puissant que je pouvais presque voir des étincelles.
Mes yeux regardèrent encore le livre alors que j’essayai de contrôler les battements de mon cœur. Timidement, je lui demandai :
« Voudriez-vous qu’on en lise un peu ensemble ? »
Elle me regarda à nouveau: “J’aimerais bien…”.
Je feuilletai les pages sans vraiment chercher un poème en particulier. Puis, je trouvai un poème que j’aimais beaucoup. Je levai les yeux vers Dr Mike. Elle me regardait en m’attendant.
« Celui-là me fait penser à Brian » Je m’éclairci la gorge et ajoutai : « C’est ‘There Was a Child Went Forth. Elle hocha la tête, elle le connaissait. Rassuré, je lisai :
“’There was a child went forth every day,
And the first object he look’d upon, that object he became,
And that object became part of him for the day or a certain
part of the day,
Or for many years or stretching cycles of years.
The early lilacs became part of this child,
And grass and white and red morning-glories, and white and
red clover, and the song of the phoebe-bird,
And the Third-month lambs and the sow’s pink-faint litter,
and the mare’s foal and the cow’s calf,
And the noisy brood of the barnyard or by the mire of the
pond-side, . . .’”
Je continuai à lire les strophes, sentant la richesse des mots de Whitman. Puis, j’arrivai à la fin :
“’Shadows, aureola and mist, the light falling on roofs and gables
of white or brown two miles off,
The schooner near by sleepily dropping down the tide, the little
boat slack-tow’d astern,
The hurrying, tumbling waves, quick-broken crests, slapping,
The strata of color’d clouds, the long bar of maroon-tint away
solitary by itself, the spread of purity it lies
motionless in,
The horizon’s edge, the flying sea-crow, the fragrance of salt
marsh and shore mud,
These became part of that child who went forth every day,
and who now goes, and will always go forth
every day.’”
«Il y avait un enfant avançant tous les jours,
Et le premier objet qu'il regardait, cet objet, il devînt
Et cet objet devînt une partie de lui pour la journée ou pour une certaine
partie de la journée,
Ou pendant de nombreuses années ou des siècles.
Les lilas sont devenus une partie de cet enfant,
Et l'herbe, et le liseron blanc et violet, et le trèfle blanc et violet
et le chant des moucherolles phébis.,
Et les agneaux de trois mois et les porcelets roses de la truie
et le poulain de la jument et le veau de la vache,
Et la couvée bruyante de la basse-cour ou la boue des
étang d’à côté.
"Ombres, auréoles et brouillard, lumière tombant sur les toits
La goélette, à proximité, endormie, redescendant la marée
Les vagues pressantes, rapides rompant les crêtes, les giflant,
Les couches de nuages colorés, la longue barre de couleur marron-teinte, , la propagation de la pureté, ils se trouvent
immobiles dans,
Le bord de l’horizon, le vol de la corneille, le parfum de sel des
marais et la boue aux rivages,
Ils sont devenus une partie de cet enfant qui avançait chaque jour, et
Qui maintenant, avancera toujours chaque jour.
Je finis, et timidement observai sa réaction.
« J’ai toujours aimé celui-là. Il me rappelle Brian également. » Elle dit en souriant. Puis elle ajouta :
« Puis-je ? »
“Bien sûr” Je répondis immédiatement. Elle tourna les pages quelques instants puis trouva ce qu’elle cherchait. Elle me donna un regard chaleureux puis lit :
“’I hear America singing, the varied carols I hear,
Those of mechanics, each one singing his as it should be
blithe and strong,
The carpenter singing his as he measures his plank or beam,
The mason singing his as he makes ready for work, or leaves
off work,
The boatman singing what belongs to him in his boat, the
deck-hand singing on the steamboat deck,
The shoemaker singing as he sits on his bench, the hatter
singing as he stands,
The wood-cutter’s song, the ploughboy’s on his way in the
morning, or at noon intermission or at sun-
down,
The delicious singing of the mother, or of the young wife at
work, or of the girl sewing or washing,
Each singing what belongs to him or her and to none else,
The day what belongs to the day—at night the party of young
fellows, robust, friendly,
Singing with open mouths their strong, melodious songs.’”
« J'entends chanter l'Amérique, les chants variés que j'entends,
Ceux de la mécanique, chacun chantant un de ses chants comme il se doit
, joyeux et forts
Le menuisier chantant la sienne comme il mesure sa planche ou sa poutre,
Le maçon chantant la sienne comme il se tient prêt pour le travail, ou lorsqu’il le quitte
Le chant du marin chantant ce qui lui appartient dans son bateau,
le matelot chantant sur le pont de bateaux à vapeur,
Le cordonnier chantant comme il est assis sur son banc, le chapelier
chantant comme il se tient debout,
La chanson du bûcheron, le laboureur sur son chemin dans le
matin, ou à midi ou au coucher du soleil
Le chant délicieux de la mère, ou de la jeune femme mariée
à l’ouvrage, ou de la fille couturière ou de blanchisserie,
Chacun chante ce qui lui appartient à lui et à personne d'autre,
Le jour qui appartient au jour, la nuit à la fête des jeunes
gens robustes, amicaux,
Chantant avec la bouche ouverte leurs forts et mélodieux chants. "
Maintenant, c’était elle qui me regardait timidement.
« C’est le premier poème de Whitman que j’ai lu. J’aime tellement comment les vers sonnent comme une musique » Je lui dis.
« Dans ce cas, continuez à faire de la musique ! » Elle me dit en me redonnant le livre.
J’acquiesçai, appréciant que ma suggestion de lire de la poésie lui plaise tant. Je trouvai une autre ballade familière.
« La première fois que j’ai entendu celle-là, je pensais à moi lorsque je suis venu dans l’Ouest alors que je n’avais que dix ans » J’expliquai.
“’Afoot and light-hearted I take to the open road.
Healthy, free, the world before me,
The long brown path before me leading wherever I choose.
Henceforth I ask not good-fortune, I myself am good-fortune,
Henceforth I whimper no more, postpone no more, need
nothing,
Done with indoor complaints, libraries, querulous criticisms,
Strong and content I travel the open road. . . .’”
Ce poème était long, plusieurs minutes étaient nécessaires pour le finir.
“’Camerado, I give you my hand!
I give you my love more precious than money,
I give you myself before preaching or law;
Will you give me yourself? will you come travel with me?
Shall we stick by each other as long as we live?’”