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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 31.07.2011 à 21h12
Auteur : Flash
Statut : Terminée
« Sully amnésique écrit son journal intime » Flash
Cette fanfic compte déjà 85 paragraphes
« Je ne peux pas croire que vous me disiez ça ? »
« Je ne peux pas le croire, non plus. Mais, vous ne m’avez jamais donné l’occasion de ressentir autre chose, Michaela.
« Je ne vous ai jamais donné l’occasion de ressentir autre chose » Elle répéta calmement. Le calme avant la tempête :
Elle releva fièrement la tête et planta son regard dans le mien :
« Oui, bien sûr, tout tourne autour de vous, bien entendu, n’est-ce pas Sully ? Ce que *vous* ressentez. Votre maladie, votre blessure, votre combat pour vivre, votre peur lorsque vous avez découvert qu’une partie de votre mémoire avait disparu. Et votre colère quand vous avez appris que je ne vous ai pas dit la vérité sur nous.
Mais c’est normal. C’est comme ça que les choses doivent être. Après tout, vous étiez l’innocente victime. Vous étiez celui qui était malade et blessé de manière critique, à la limite de la mort. Mes sentiments importaient peu. Tout ce qui comptait était de vous aider à travers votre crise, vous garder en vie, vous ramener à la réalité…. Sans prendre en compte ce que je ressentais, comment cela m’affectait. Sans prendre en compte combien j’étais désemparée à l’idée de vous perdre. »
Elle continua :
« Et vous étiez dans vos droits de m’en vouloir de vous avoir caché la vérité. Je sais que ça vous paraît inexplicable. Vous m’avez dit une fois que lorsqu’on aime, on ne devrait pas avoir de secrets. Peut-être aviez-vous raison. Peut-être aurais-je dû m’attacher à ce précepte, sans prendre en compte les circonstances et encore moins les conséquences. Même si l’apprendre vous aurez fait plus de mal que de bien. »
Elle me défia :
« Mais dites-moi, dans toute votre colère contre moi, avez-vous déjà une fois…une seule fois… pensé à ce que je subissais ?
J’avalai difficilement en réalisant qu’elle avait raison. Enfermé dans ma propre colère, si blessé par la peine mentale qu’elle m’avait infligé que je n’avais su voir au-delà de ma rage… Et même quand la vérité s’est imposée, quand j’étais toujours en convalescence, j’étais chanceux d’être en vie, je savais que je le devais à Michaela…mais jamais, je n’ai pensé à ce que tout ça avait bien pu lui faire…
Mais elle n’avait pas fini, loin de là.
« Je suis celle qui vous a soigné, Sully. Je suis celle qui vous a maintenu en vie par n’importe quel moyen, sans cela vous seriez mort. Je suis celle qui était assise près de vous nuit et jour, essayant de faire baisser votre fièvre, vous tenant la main, vous parlant, vous suppliant de me revenir.
Je suis celle dont le cœur s’est brisé quand vous vous êtes finalement éveillé et que vous m’avez regardé comme si j’étais une étrangère. Je suis celle qui a dû prétendre être seulement votre médecin, être seulement votre amie quand, au fond de moi, ça me tuait de ne pas pouvoir vous dire combien je vous aimais, combien j’avais besoin de vous.
Je suis celle qui vous a vu souffrir de cette migraine, Sully, celle qui vous rafraichissait avec des linges froids tandis que vous étiez allongé, complètement blanc, transpirant, tremblant de douleur et de nausées. Je suis celle qui ne vous a jamais quitté alors que vous me suppliiez de la faire pour que je ne vous vois pas si faible et sans défenses.
« Mais,…., vous êtes médecin. » Je dis en hésitant, la honte réduisant ma voix à un simple chuchotement.
« Oui, je suis médecin… mais je suis aussi une femme…. Avec des émotions, des sentiments, comme vous ! » Ses yeux étaient noirs de colère.
« Des sentiments qui peuvent être blessés. Mais je gardais tout pour moi lorsque vous m’avez crié ces paroles remplies de haine même si elles me faisaient l’effet d’un poignard planté dans le cœur. Et parce que je savais que je vous avais trompé, que je vous avais blessé, j’ai tu mes émotions. Mais jamais le mal que vous m’avez causé n’a eu son importance. »
Elle s’arrêta, son visage était très pâle, elle tremblait de douleur.
« Je suis désolé,… je n’avais aucune idée de …. » je réussis tout de même à dire, très difficilement, une boule coincée dans la gorge.
« Je sais » répondit-elle. « Et c’est précisément parce que vous ne réalisiez pas ce que vous me faisiez subir, que je pouvais vous pardonner les mots cruels et votre colère, parce que je vous aimais tant. J’ai même pensé que je les méritais… »
« Il est juste regrettable que vous ne pardonniez pas si facilement » Elle dit avec mélancolie, d’une voix étrange.
Je restai silencieux, complètement dévasté par l’agonie que je lui avais causée. Sa douleur était bien plus grande que ce que j’aurais pu imaginer.
Elle regarda ses mains qui renfermaient la longue chaîne. Puis lentement, l’ouvrit, et fit glisser la bague dans sa main. Elle me la tendit :
« Vous allez vouloir que je rende ceci. »
Je regardai la bague qui brillait avec force dans l’ombre de la cheminée, puis relevai mes yeux vers elle. Instinctivement, je reculai :
« Je n’ai jamais dit ça…” Je dis doucement après un silence douloureux.
« Si, Sully,… quand vous avez dit que jamais plus vous ne pourriez me faire confiance. Vous aviez raison, sans la confiance, nous n’avons plus rien… »
Mon cœur se brisa :
« Michaela… » mon appel ressemblait à un cri plaintif de petit animal.
« Prenez-là » Elle insista.
« Non… Michaela, je ne la veux pas… »
« Comme vous voudrez » Elle répliqua en la posant sur la cheminée.
Elle me regarda à nouveau, ses yeux remplis de douleur et de désespoir. Puis, elle se retourna et partit de la maison… et peut-être aussi…de ma vie…
Je ne pouvais pas retourner à la clinique. J’étais bien trop effrayé de la voir à nouveau. Mais, je retournai camper dans les bois, j’aurais besoin de matériel.
Je n’avais aucune idée de l’état dans lequel mon abri était : Michaela ayant précisé que l’hiver avait été rude. Michaela, une image d’elle me vînt soudainement, le regard qu’elle avait quand elle est partie. Ca me faisait mal : beaucoup plus que la migraine. Cette sensation m’a ramené au jour où j’ai perdu Abagail et Hannah, et maintenant, le fait d’avoir perdu Michaela.
Etait-il possible que le matin même, je venais m’excuser d’avoir envahi son espace personnel ? On aurait dit que c’était il y a des siècles ! En quelques heures tout avait changé. Je pouvais à peine le croire et encore moins l’accepter. Pour la première fois, mes pensées sur le future n’avaient rien à voir avec mon amnesia. Maintenant, je me demandais ce que j’allais bien faire de ma vie… qu’elle ne partagerait pas…
Mais, ruminer mes pensées au sujet de Michaela me faisait plus de mal que de bien. J’avais besoin d’essayer de l’écarter de mon esprit et de me concentrer sur ce que j’allais faire.
En attendant de pouvoir chasser et relever mes pièges, j’aurai besoin de viandé séchée, et aussi de café, de sucre,… Il fallait donc que j’aille chez Loren mais je n’avais pas d’argent, et connaissant Loren, il n’accepterait jamais de me faire crédit. Puis je me souvins de ce que Michaela m’avait dit : Loren et moi nous entendions bien à présent. Même si je détestais avoir des dettes, je n’avais pas vraiment le choix.
Il y avait un autre problème : mon tomahawk et mon couteau était toujours quelque part à la clinique. Michaela ne me les avait pas rendus et je ne pensais pas que j’étais capable d’aller les lui réclamer.
La fin de la journée commençait à venir ; il fallait donc je passe en ville pour avoir le temps de m’installer à mon abri pendant qu’il faisait encore jour.
Je regardai encore la maison : souhaitant de cœur me souvenir de la joie que j’avais éprouvé quand je la bâtissais pour ma future femme…et nos enfants. J’étais maintenant un étranger, n’en revenant toujours pas que mes mains avaient construit cette maison.
Pourtant, j’avais un sentiment de possession très fort,…et pas seulement pour la maison mais pour tout ce qu’elle représentait. J’aurais pu tout avoir…avoir tout ce que j’avais tout désiré plus que tout au monde : une vraie famille ; avec une belle et extraordinaire femme que j’aimais et qui m’aimait, de merveilleux enfants, et peut-être même un jour, un bébé à nous.
Et j’avais laissé ma colère tout détruire. J’éprouvais contre moi-même une haine débordante pour mon égoïsme et ma stupidité.
Est-ce que ça avait de l’importance qu’elle ne m’ait pas dit la vérité plus tôt ? Elle disait qu’elle avait de bonnes raisons, j’aurais dû accepter ça. N’avait-elle pas prouvé sa dévotion pour moi, même si elle ne l’avait pas dit avec des mots ? La façon dont elle avait pris soin de moi, utilisant toutes ses forces et toute son énergie pour moi ? Sa gentillesse et sa compassion quand elle m’a appris la disparition des Cheyenne. Même la façon dont elle m’a empêché d’en découvrir trop à la fois sur ces trois dernières années ?
Je comprenais maintenant et trop tardivement, qu’elle n’avait pas essayé de me mentir ni de me traiter comme un enfant. Elle avait juste essayer d’y aller en douceur…pour me protéger… de la meilleure manière qu’elle pouvait.
Et moi, est-ce que j’avais essayé de voir les choses de ses yeux ? M’étais-je montré sensible à sa propre souffrance ? Non, à la place, j’ai préféré essayé de la blesser encore plus, l’accusant cruellement de toutes sortes de choses détestables. Je la pensais égoïste quand en vérité, c’était moi qui l’étais, beaucoup plus qu’elle ne saurait l’être…
Je pris la bague sur la cheminée, la tenant entre mes doigts, je la regardais, angoissé. Soudainement, une larme tomba sur la pierre précieuse, accentuant sa brillance et je réalisai que je pleurais.
Je tombai à genoux, en peine, refermant ma main sur la bague, la serrant contre ma poitrine :
« Oh, Michaela, je suis désolé, je suis désolé… » Ma voix se brisa.
J’hésitai alors que je me tenais devant la magasin, toujours un peu nerveux de l’accueil que me ferai Loren.
Une femme, grande, fine, rousse, sortit du magasin. Je la connaissais. Mais oui, c’était la sœur de Maude, et donc la tante d’Abagail, Dorothy Jennings. Michaela m’avait dit qu’elle vivait à Colorado Springs maintenant et qu’elle tenait le journal local !
« Sully, comment allez-vous ? » me dit-elle avec enthousiasme.
« Bien, Miss Dorothy, c’est bon de revoir. Dr Mike m’a dit que vous vous occupiez du journal ! »
« Merci, Sully. Michaela est une bonne amie pour moi. Elle me tenait informée de votre état. Nous sommes contents que vous ayez guéri si vite ! »
Dorothy semblait hésitante, puis déclara :
« Michaela nous a dit que vous…avez perdu une partie de vos souvenirs. J’imagine que ça doit être dur pour vous. »
« plus qu’une « partie » » Je répondis, un peu morose. « Je gère du mieux que je puisse. »
« Je sais que Michaela travaille dur pour vous aider. Je suis sûre que tout finira par aller mieux ! »
« Merci, je l’espère aussi. » J’essayais de cacher l’effet que le nom de Michaela me faisait.
« Je pensais, si Michaela est d’accord, vous donner quelques exemplaires de la Gazette, si ça peut vous aider… » Elle suggéra.
« Je veux bien. Michaela… » Je m’arrêtai, et me corrigeai: « Dr Mike m’a dit que vous écriviez bien. »
Dorothy releva un sourcil à mon accidentelle utilisation du nom de Michaela. Mais si Michaela et elle étaient si proches, elle devait être au courant de notre relation, autant avant et après ma perte de mémoire. Je me sentais à découvert, comme si ma vie était un livre ouvert à tout le monde sauf à moi-même.
« Bon ,je ne veux pas vous retarder, et j’ai du travail qui m’attend à la Gazette. Je vis à l’étage si vous avez besoin de me voir.
A l’étage du magasin ? Cela voulait dire dans l’ancienne chambre d’Abagail, je me sentais tout drôle à cette idée.
« Je m’en souviendrais, merci. Euh, est-ce que Loren est là ? »
“Il est à l’intérieur. Bonne fin de journée.”
« Sully ! » J’entendis une voix familière. C’était Loren. Il semblait plus âgé mais c’était la première fois qu’il semblait content de me voir. Il me souriait même ;moi qui avait l’habitude qu’il montre les crocs…
« Regarde-toi ! On devinerait jamais ce qui t’es arrivé !!! »
“Ca fait plaisir de vous revoir, Loren. « Comment allez-vous ? » dis-je d’une manière formelle.
« Ca va, pas de problème, les affaires marchent bien, surtout avec l’arrivée du train » Il s’arrêta brusquement puis ajouta rapidement comme si il avait peur d’en avoir trop dit : « Tu le sais, non ? »
« Dr Mike me l’a dit »Je dis et il se détendit. « Elle m’a petit-à-petit révélé ce qui s’était passé depuis, … vous savez… »
« Oui, donc comment vas-tu ? » il demanda gentiment.
« Je vais bien, Dr Mike a pris soin de moi » J’essayai d’avaler la grosse boule que j’avais dans la gorge.
« Elle est remarquable ! » dit Loren songeur.
« C’est vrai » Je dis calmement.
« Donc, qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » Il dit me ramenant à la réalité.
« J’ai besoin de quelques vivres : nourriture, couvertures,… mais je n’ai pas d’argent pour le moment, je m’aime pas demander, mais est-il possible de me, euh de me faire crédit. Je vous paierai aussitôt après que j’ai trouvé un travail »
Loren me regarda, très surpris :
« Pas de problème, tu as déjà un compte ici, pour ta nouvelle maison. » Il s’arrêta soudainement puis ajouta :
« Tu te souviens de cette maison ? »
“Je sais, j’y ai été”
« Bon, très bien » Loren paraissait soulagé. « Tu me paieras quand tu pourras, mais excuse-moi de te demander cela, mais, as-tu déjà utilisé toute ta paie d’agent indien ? »
« Agent indien… » Je répétai. J’avais complètement oublié que j’avais déjà un travail qui m’attendait. Je n’avais même pas pris la peine de regarder dans mes poches pensant qu’elles seraient vides.
« Honnêtement, Loren, j’en ai aucune idée. Dr Mike m’a dit que j’étais l’agent indien mais je ne suis pas retourné à la réserve » Curieux, je fouillai mes poches. Il n’y avait rien dans la gauche, mais je retirai de la droite une liasse de billets : au moins 50 Dollars !
« C’est assez ? » Je demandai à Loren.
Loren regarda ma liste et dit :
« Oui, il en a même trop. »
« C’est bien, merci. »
« Dans quelques minutes, j’aurai ce qu’il te faut, si tu veux bien patienter… »
« Très bien, je repasserai tout à l’heure »
Je passai la porte du magasin et failli faire tomber… Michaela…qui venait de l’autre côté.
“Sully.” Dit-elle, surprise.
“Dr Mike” Nous nous regardions, tout deux conscients de la douleur de l’autre.
« Bonjour, Dr Mike » l’accueilla Loren, remarquant la tension entre nous. « Je disais justement à Sully qu’il avait l’air en pleine forme ! Vous avez fait du bon travail ! »
Elle lui donna un faible sourire.
« C’est gentil Loren, mais si Sully s’est bien remis, c’est parce qu’il est…résistant. »
« Modeste, comme toujours » commenta Loren.
Je regardai toujours ses magnifiques yeux ambre et vert, pensant combien je voulais lui parler. Le problème : je ne savais pas par où commencer. Et je ne savais pas si ça serait bénéfique et ce n’était certainement pas le moment pour une conversation privée.
La douleur était si intense qu’il fallait que je parte ;que je m’éloigne d’elle.
« A plus tard, Loren » Je dis rapidement puis ajouta, poli : « Michaela ».
J’avais fait quelques pas dans la rue animée, quand j’entendis une voix derrière moi suivi de pas pressés :
« Sully, ne partez pas ! » Dit-elle.
Je m’arrêtai et attendis qu’elle me rejoignit essayant pendant ce temps très court de rassembler ce qui me restait de courage pour lui parler.
« Allez-vous bien ? » Elle demanda.
« Non » répondis-je honnêtement. Son yeux exprimait son interrogation. Je me demandais comment elle pouvait encore s’inquiéter à mon sujet après tout ce que je lui ai fait.
« Pas mieux que vous » ajoutai-je en douceur.
Elle hocha la tête, comprenant ce que je voulais dire. Elle resta en silence puis dit :
« Vous n’êtes pas revenu à la clinique »
« Je ne pouvais pas, Michaela, pas après…. »
« Je sais » Elle murmura puis d’une voix plus assurée, elle demanda :
« Où logez-vous ? »
« Je retourne à mon abri dans les bois. C’est pourquoi, je suis revenu en ville, j’avais besoin de vivres. J’aimerais avoir le temps d’y aller, et de l’arranger avant la tombée de la nuit, ce qui ne devrait plus trop tarder. »
Je me préparai à partir. Elle était trouble:
“Sully, les nuits sont toujours très froides, et vous êtes à peine remis de votre pneumonie. Une exposition supplémentaire serait dangereuse. »
« Nous savons tous les deux que je vais bien » Je lui dis calmement. « Vous n’avez plus à vous inquiéter à mon sujet. Vous… » Ma gorge se serra. “Prenez soin de vous… et des enfants. Au revoir, Michaela.”
“Sully, s’il vous plait, attendez !” Elle dit rapidement.
« Michaela,…. » Je la regardai, suppliant. Avait-elle besoin de me tourmenter comme ça ? En plus, j’avais l’impression qu’elle-même était tourmentée.
« Je sais, c’est…difficile pour nous deux… » Elle dit difficilement. « Mais j’ai besoin de vous parler, Sully : pour une raison médicale. »
“Quoi ?”
“Vos points de suture. Après tout ce qu’il s’est passé dernièrement, je n’ai pas encore eu le temps de vous enlever les fils. Cela prendra que quelques minutes, si vous voulez bien venir à la clinique maintenant… »
« J’avais oublié ça. » j’admis.
« Venez-vous ? Une fois que j’aurai terminé, je n’aurai plus besoin de… de vous ennuyer, encore. » Elle promit calmement.
« Très bien, je ferai d’une pierre deux coups ! Il fallait que je récupère mes armes. »