Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 10.08.2011 à 18h33
Auteur : Flash
Statut : Terminée
« Voici ma nouvelle histoire: très fortement inspirée de The Favourite Book. Michaela a environ 12 ans et part pour quelques jours à New York avec son père. » Flash
Cette fanfic compte déjà 26 paragraphes
Joseph sourit gentiment et répondit :
« Ton prénom et ton nom sonnent très anglais, à mon sens. Lord Byron est un poète anglais très célèbre, tu sais, et Sully, cela sonne aussi anglais que Quinn sonne irlandais ! » dit-il avec un clin d’œil.
Sully et Michaela sourirent… Le visage de Sully soudain s’assombrit et rapidement dit :
« J’peux pas rester ici, Monsieur,.. euh… Docteur… »
Joseph le regarda curieusement et Michaela lui lança un regard affolé :
« Mais tu n’es pas en état de partir ! » dit-elle brusquement.
« Ma fille fera un très bon médecin un de ces jours… Elle répond avant que moi-même je le puisse le faire ! » Dit-il fièrement.
Michaela rougit et Sully rit gêné. Joseph lui demanda :
« Pour quelle raison souhaites-tu absolument partir ? Mike a raison, tu es encore trop faible… »
Sully baissa la tête et honteusement dit tout bas :
« J’ai pas d’argent, M’sieur… »
Puis, il ajouta, notant qu’apparemment, ils ne comprenaient pas ce qu’il voulait dire :
« … pour payer l’hôpital… »
Se sentant terriblement mal, il n’osait pas les regarder dans les yeux, ils étaient si riches et lui si pauvre… De fatigue, de honte, de tristesse aussi, des larmes commencèrent à couler le long de ses joues…
Michaela s’approcha de lui et doucement lui dit :
« Il ne faut pas t’en faire pour ça… Père a dit qu’il s’arrangerait… »
Mais Sully, d’une nature fière rétorqua :
« Pourquoi vous faites ça ? Je veux pas qu’on ait pitié de moi, j’en ai pas besoin… »
Joseph ne s’attendait pas vraiment à ce type de réaction venant d’un enfant de cet âge, mais il est vrai que grandir seul sans référent adulte avait dû quelque peu l’endurcir…
« Je suis médecin, tu sais, je ne peux pas laisser quelqu’un et surtout pas un enfant souffrir… Tu avais besoin de soins et voilà, nous sommes là… Je ne fais généralement pas payer les enfants. Ce n’est pas parce que tu n’as d’argent que tu n’as pas le droit aux soins médicaux…, non ? »
« Peut-être » répondit Sully songeur,… « Mais ça n’explique pas pourquoi vous avez pris soin de moi, d’habitude, les gens nous traitent avec tellement de mépris… Pourquoi êtes-vous différents des autres ? »
Joseph et Michaela étaient tous les deux émus par la question de l’enfant… C’est vrai, les gens sont cruels,… surtout envers les pauvres et les orphelins, comme si ils avaient demandé les malheurs qui leur tombaient dessus,… et toujours sur les mêmes semblait-il…
Doucement, Joseph lui dit :
« Je sais qu’il y a des gens qui méprisent ceux qui n’ont pas eu leur chance,…, ceux qui sont différents,…Ces préjugés ne devraient pas exister, tu sais, c’est ce que j’enseigne à Mike et à mes quatre autres filles ! Même si certaines sont plus réceptives que d’autres,… » ajouta-t-il en souriant…
Après quelques minutes, Joseph dit :
« Tu as encore besoin de repos, tu devrais essayer de dormir… Si tu veux, Mike peut rester avec toi, je serai dans le bureau de Dr Geoffroy, si tu as besoin de moi » Cette dernière était destiné à Mike qui vivement acquiesça.
Sully, lui, sourit faiblement et se rallongea et tomba rapidement dans les bras de Morphée… tandis que Michaela le veillait avec le regard doux…
Elle pleurait doucement pensant que demain, elle devait partir… Ca lui faisait mal au cœur au sens propre du terme rien que d‘y penser… Elle aurait aimé passer plus de temps avec lui,.. avec Sully…
Elle sourit au milieu de ses larmes en pensant à son nom… Certes, on sentait ses origines de basse classe au son de nom… Mais peu importe,… Elle n’aimait pas les manières tellement fausses des soi-disant gentlemen à Boston, elle le préférait, lui, avec tout son naturel et même sa rudesse et sa façon familière de s’exprimer…
Elle était, en réalité, contente d’avoir pu rencontrer un monde différent du sien… rencontrer l’amitié, rencontrer les difficultés de la vie,… Tout cela n’avait fait qu’affirmer son désir d’être médecin…
Elle entendit à peine la porte s’ouvrir : Joseph avait fini son rendez-vous et ils devaient rentrer à l’hôtel afin de préparer leurs bagages…
A contre-cœur, elle quitta la chambre en silence… alors qu’il dormait toujours…
Joseph sentait la détresse de sa fille :
« Nous reviendrons ici demain avant de partir… Il pourra sortir de l’hôpital à ce moment… »
Michaela ne répondit rien et docilement fit sa valise en essayant de rien oublier…
LE LENDEMAIN MATIN :
Le coeur lourd, Michaela suivait son père sur le chemin de l’hôpital. Les bagages les attendaient déjà à la gare.
Sully était déjà réveillé et semblait en pleine forme. Joseph lui dit qu’il devait l’ausculter une dernière fois avant qu’il puisse s’en aller. Sans broncher, il se laissa faire…
« Tout est normal, jeune homme, tu peux te rhabiller et te préparer… »
Sully regardait Michaela d’un air bizarre : elle était trop silencieuse, semblait ailleurs… Joseph brisa le silence qui s’était installé :
« Je descends à la réception afin de tout mettre en ordre pour ta sortie… A toute à l’heure… »
Il s’en alla, laissant Mike et Sully seuls…
« Tu es bien calme… ça va pas ? »
Michaela sursauta et répondit tout bas :
« Si, si ça va… »
« T’es sûre ? T’as l’air bizarre… »
« Non, c’est juste… qu’on repart à Boston aujourd’hui… »
Les yeux de Sully s’assombrirent tout-à-coup.
« Quand ça ? » demanda-t-il en hésitant, une boule dans la gorge :
« Au train de 11h30, il me semble.. »
Il acquiesça mais resta silencieux. De toute manière, il ne savait pas trop quoi dire…
Il s’était attaché à elle, mine de rien, il ne savait pas trop pourquoi, mais son cœur s’affolait lorsqu’il était près d’elle… Elle était belle… Et ses yeux, ses magnifiques yeux.. Il la supplia :
« S’il te plait… regarde-moi »
Elle leva les yeux vers lui, étonnée par son ton si mature, si suppliant. Il murmura :
« J’adore tes yeux, ils sont beaux. J’en avais jamais vu des comme ça… »
Elle rougit, peu habituée à être caresser verbalement de la sorte… et timidement répondit :
« Les tiens aussi sont superbes, tu sais… »
Ils se sourirent mutuellement, gênés. Et c’est ce moment que choisi Joseph pour rentrer dans la chambre…
Sentant qu’il avait interrompu quelques moments privés, il s’éclaircit la gorge comme pour s’excuser et dit gentiment :
« Il faudrait y aller… »
Ils acquièrent en même temps, se levèrent et sortirent dans le parfait silence. Personne n’osait parler… Que pourraient-ils se dire, d’ailleurs… ?
Sully était tout de même content de remettre le nez dehors, il n’avait pas l’habitude d’être enfermé, il aimait être dehors, libre comme le vent…
Michaela et Sully restaient un peu en retrait de Joseph qui les regardait, attendri… Puis, Sully dit :
« Tu sais, c’est pas grave que tu partes… Moi et Daniel, on doit partir aussi… »
Etonnée, elle demanda :
« Où ça ? »
« Y’ parait qu’y a d’l’or dans l’Ouest… T’as entendu parler des gens qui partent vers eun nouvelle vie dans l’Ouest ? Bah, c’est c’qu’on va faire… »
« Tout seul ? »
« J’chrai pas tout seul, j’chrai avec Daniel… Et puis, moi New York, j’en ai marre, j’envie de voir ot’chose… tenter ma chance ailleurs… là où y a du travail…où j’pourrai commencer une nouvelle vie loin de tous ces préjugés comme dit ton père… » ajouta-t-il en souriant.
Elle acquieça en silence, les larmes aux yeux…
« Ca va être dur pour toi… » dit-elle tristement
« Pas plus dur que pour toi pour devenir médecin… » répliqua-t-il.
Ils se sourirent encore…
« J’t’accompagne à la gare… »
Le reste du chemin se fit en silence… Ils arrivèrent sur le quai, il était 11h25, le train allait partir…
Ce fut Joseph qui parlât en premier :
« Bon, eh bien, jeune homme, ce fut un plaisir de te rencontrer… Bonne chance pour la suite » dit-il en lui serrant la main.
Fièrement, Sully répondit :
« Merci Monsieur, merci pour tout ! »
Puis, ce fut le tour des adieux entre Michaela et Sully :
Tous deux avaient une grosse boule dans la gorge ce qui les empêchait de parler convenablement… Ce fut Michaela qui commença :
« Merci de m’avoir aidée la première fois à récupérer mon sac… et… » Sa voix se brisa. Elle respira un bon coup, essayant de chasser ses larmes et poursuivit :
« et… d’avoir été mon ami… »
Il sourit difficilement :
« C’est à moi à te remercier : le livre, l’accident avec le cheval, … »
Un nouveau silence s’imposa. Le train siffla, signe qu’il était temps pour Joseph et sa fille de monter à bord. En même temps, Sully et Mike dirent :
« Je ne t’oublierai jamais… » Leurs sourires étaient plus francs et sincères. Joseph les regardait les yeux humides d’émotion…
Alors qu’ils montaient dans le train, des cris se firent entendre :
Michaela et Sully levèrent la tête et virent : deux magnifiques faucons dans le ciel semblant danser ensemble… comme dans leur rêve. Ils se regardèrent de nouveau les yeux brillants… et Michaela disparut dans le wagon…
Elle s’était assise de côté de la fenêtre et regardait toujours Sully, essayant de mémoriser le plus possible de son apparence, mais tout ce qui lui restait était ses magnifiques yeux bleus… Tout comme ce qui lui restait était ses magnifiques yeux vairons…
Les faucons criaient toujours… Le train s’ébranla et lentement partit vers Boston… Sully courut après le plus qu’il puisse puis dû s’arrêter…
Il regarda le train partir. Il était suivi d’un faucon, l’autre étant resté près du poteau à côté de Sully…. Criant son désespoir de voir l’autre s’en aller….
Lorsque le train fut hors de vue, Sully reprit le chemin du port, pour retrouver Daniel afin de préparer leur voyage, ce qui lui éviterait de trop penser à la jolie fille aux yeux si spéciaux…
Il se retourna, pour regarder le faucon une dernière fois… celui-ci avait le regard étrangement triste. Il le regarda, inclina la tête majestueusement et disparut subitement…
Maintenant, tout le monde sait pourquoi, lorsque Michaela et Sully se sont rencontrés à Colorado Springs dans le magasin de Loren, ils se sont regardés très longuement, comme si ils essayaient de se souvenir de quelque chose…
Et tout le monde sait pourquoi Sully s’est empressé de lui louer sa maison et pourquoi Michaela se semblait pas impressionnée par Sully ses premiers temps à Colorado Springs…
La suite, tout le monde la connaît… : les deux faucons ont été réunis par la force du destin !
fin