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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 24.08.2011 à 21h34
Auteur : Flash
Statut : Terminée
« Cette histoire est une traduction. Elle commence juste à la fin de l'épisode un amour du passé, lorsque Sully et Michaela s'embrassent dans la prairie... Elle est écrite selon le point de vu » Flash
Cette fanfic compte déjà 13 paragraphes
Je pensais à ma propre enfance, partageant une chambre avec l’une de mes sœurs. Mère et Père nous faisant la morale pour nous empêcher de nous battre et de nous disputer encore et encore. Mais elle avait refusé de m’appeler Mike. Mère était partie juste après que nous nous soyons excusées.
Père restait un peu plus longtemps, nous racontant une histoire, mais j’ai oublié depuis longtemps de quel genre d’histoire il s’agissait… Ils s’appelaient entre eux Père et Mère, du moins lorsque nous étions dans le coin. En sera-t-il de même avec Sully quand nous aurons d’autres enfants, si nous pouvons en avoir d’autres ? Est-ce que ce débat entre Dr Mike et Michaela se terminera en Maman ?
J’étais encore assise près de feu lorsque Sully revînt d’avoir couché les enfants. Il s’arrêta et me regarda. « Prête à aller au lit aussi ? »Je replissai ma chemise de nuit nerveusement, c’était ridicule, il m’avait déjà vu dans ce genre de tenue, certainement même moins, si ma mémoire est bonne… « Dr Mike ? »
« C’était une longue journée riche en évenements » Je souris et continuai « Et moi, j’aimerais bien une histoire aussi » je gloussai timidement en ajoutant « Papa »
Il sourit et m’accompagna vers mon lit. Défaisant les draps pour queje puisse m’y glisser plus facilement, il murmura : « quelle histoire voulez-vous Maman ? »
Je réfléchis alors qu’il commença à brosser mes cheveux après avoir remonté les couvertures. « Sully ? Racontez moi quand les Renégats m’ont enlevée »
Il s’asseya sur le lit. « Où dois-je commencer ? »
« Quand nous sommes partis chercher cette femme avec la jambe cassée. »
« Très bien. » Il caressait mes cheveux, l’air absent, perdu dans ses pensées. “L’armée est venue, nous a prévenu que nous ne devions pas quitter la ville car ce n’était pas sûr. Mais vous étiez si têtue. Vous deviez aller chercher cette femme, ne pouviez tolérer la pensée qu’un être humain était sans protection là-bas. » Il y avait un petit sourire sur son visage. « Je vous avais dit de rester à la clinique, que j’irais la chercher, mais non » Il sourit encore et hocha la tête « vous deviez y aller ».
« Quand je suis têtue, il n’y a pas grand-chose à faire avec moi, vrai ? » Je lui souriais.
« Non, c’est vrai. Nous étions presque arrivée à la vieille cabane en bois quand nous les avons vus. » Ces images me revinrent en tête, la façon dont Sully m’a arraché les guides et à mener le cheval à bride abattue. Alors que nous croyons pouvoir nous mettre à l’abri dans la cabane… Je me souvins de la peur, la panique, la transpiration des chevaux, les cris de guerre autour de nous… Il serra sa main autour de ma chevelure. « J’ai essayé de leur résister..” Sa voix se brisa, je l’entendis avaler difficilement. “Mais ils étaient trop nombreux, ils,… ils vous ont pris… »
Je continuai pour lui : « j’avais si peur, attaché à ce cheval. Ils m’ont menacé de me tuer si vous tentiez de nous suivre. » Je caressai lentement sa joue avec le revers de ma main. « Vous criiez après nous quand nous sommes partis. » Ma voix aussi se brisa.
« Je les ai menacés en Cheyenne. Je ne sais plus ce que j’ai dit. » Son visage pourtant montrait le contraire…
« Mais vous m’avez appelé, crié mon nom. » Je le regardai droit dans les yeux. « Vous avez crié ‘Michaela, je vous trouverai’ C’était la première que vous utilisiez mon prénom, excepté à Boston. »
Le silence s’imposa. « A quoi pensiez-vous à ce moment ? »
“J’avais peur. Peur de ne jamais vous revoir. Peur de ne plus pouvoir vous dire ‘je vous aime’. Peur de ne pas vous retrouver à temps. » Ses mains encerclèrent mon visage tendrement. « Peur pour ce que vous aurez à traverser. J’étais fou de rage contre eux. Comment pourrais-je résumer ce que je voulais vous dire ?”
Je levai ma main et la posai doucement dans son cou, mes yeux emprisonnés par son regard si doux. Il continua « avant que vous disparraissiez de mon regard peut-être à jamais ? Je voulais vous dire ce que je ressentais pour vous. Comment pouvais-je le faire en quelques secondes ? »
Mon cœur s’arrêta. Mes années de médecine m’avaient pourtant convaincue que le cœur ne pouvait pas être arrêté par des mots, je suis certaine, que là, mon cœur a raté un battement. « Sully.. » Je respirai difficilement et glissai mes deux bras dans son dos, l’attirant à moi pour l’embrasser… longuement.
Je l’entendis chuchoter quand l’air passa de nouveau entre nous. « Je vous appellerai Dr Mike devant les autres mais quand nous serons tous les deux, vous serez Michaela. »
Des images s’imposèrent dans mon esprit : de mes sœurs utilisant ce nom tant détesté. Mais elles ont vite été remplacées par des images d’un Sully m’appelant désespéramment, transpirant, me proposant d’unir sa vie à la mienne, moi, Michaela.
« Non, pour vous, je serai toujours Michaela. »
I heard him whisper as air came between us. "I'll call you Dr. Mike in front of others, but to you and me- you'll be Michaela."
“Michaela.” Il m’embrassa plus tendrement une fois de plus. “Il est temps de dormir. » Il déposa des baisers légers comme des plumes sur mes paupières. « Faites de beaux rêves »
« Je n’en doute pas. » Je me replaçai, paresseussment dans le lit, un grand sourire, j’en suis sûre sur mon visage. “Bonne nuit Sully.”
Je le sentis se lever du lit. « Vous serez toujours Michaela. » J’entendis la porte s’ouvrir et je parvins à comprendre les mots qu’il dit alors qu’il partait dans le noir :
« Sinon, de quelle autre façon, pourrai-je lui dire ce que je ressens pour elle en une seule seconde ? »
THE END.