HypnoFanfics

Le coeur à ses raisons ...

Série : Gossip Girl (2007)
Création : 25.01.2013 à 21h05
Auteur : katido 
Statut : Terminée

« Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point, réécriture de la saison 4. Bien sûr 100% Blass avec un zeste de Serenate et du njbc.  » katido 

COMMENTER CETTE FANFIC

Cette fanfic compte déjà 77 paragraphes

Afficher la fanfic

 

Nate jeta un coup d’œil à Serena, qui se tenait à ses côtés dans l’ascenseur.

Ils avaient à peine échangés quelques mots depuis la descente de l'avion.

Le voyage dans la limo avait été silencieux. Bien trop silencieux. Aucun d'eux n'avait osé prononcer le moindre mot.

La blonde releva la tête et il détourna prestement le regard.

Il était dur avec elle. Il le reconnaissait. Mais il voulait être certain de son choix. Il avait passé tout l'été à se noyer dans la luxure. Il était plus qu'évident que pour avoir le privilège d'être notées dans le petit carnet noir de Chuck, ces filles avaient du talent à revendre.

Pourtant, ça n'avait pas empêché le bel Archibald de se languir de la jolie blonde aux longues jambes. En vérité, elle n'avait rien à envier à toutes ces filles.

Le tintement leur indiqua qu'ils étaient arrivés. Nate retint un instant sa respiration. C'est maintenant que tout allait se jouer. Dés l'instant ou S poserait les yeux sur Dan, Nate saurait à quoi s'en tenir.

Elle avait dit qu'elle l'avait choisi lui, mais était-ce réellement ce qu'elle voulait ? Savait-elle seulement ce qu'elle voulait ?

Il serait bientôt fixé.

Les trois jeunes-gens pénétrèrent dans le penthouse Van Der Woodsen – Humphrey.

- Charles ! s'exclama Lily avec un sourire radieux.

Elle ne lui laissa pas l'opportunité d'échapper à son embrase. Elle le tint serrer tout contre elle quelques instants avant de lui rendre sa liberté.

- Je suis si heureuse que tu sois là, sain et sauf, déclara-t-elle en posant une main sur sa joue.

C'était un geste tendre et maternel et Chuck l'accepta sans broncher.

Il ne reconnaissait pas plus la personne qui se trouvait devant lui que les autres cependant il y avait quelque chose de rassurant dans la manière dont elle l'avait serrer sur son cœur.

- Je suis content d'être sorti de là, concéda-t-il.

Il s'abstint de dire qu'il n'avait aucune envie d'être ici. Il avait pensé qu'il pourrait rentré directement « chez lui » après avoir déposé Blair. Mais sa sœur lui avait annoncé qu'ils feraient d'abord le détour par chez sa mère.

Lilian Humphrey était impatiente de revoir son fils adoptif. Elle avait tremblé à l'idée qu'il lui soit réellement arrivé des ennuis. Ce qui était la réalité.

Quand le commissaire Chevalier avait appelé pour dire qu'il avait retrouvé un corps avec, sur lui, les affaires personnelles de Charles, elle savait que les possibilités que ce soit lui étaient nombreuses.

Charles avait toujours été extrême. Il repoussait sans cesse les limites qui lui étaient imposées. Il aimait choquer son entourage et ne s'en privait pas. Son comportement extravaguent n'était que le reflet de ce besoin d'être vu et remarqué, de quelque manière que ce soit, à défaut d'être apprécié.

Chuck sourit à « sa mère » et recula d'un pas. Sa main posée à présent sur son bras agrippa ses doigts. Elle s'assied dans le canapé, l'obligeant à suivre le mouvement.

- Je ne peux qu'imaginer à quel point tout ceci doit te paraître étrange, déclara-t-elle sur un ton doux.

Chuck acquiesça. Il avait effectivement l'impression de se retrouver catapulté dans la 4ème dimension.

- Hum hum, fit une voix masculine derrière eux.

Tous se retournèrent pour découvrir Rufus qui venait de descendre les escaliers.

- Nate, Serena, bon retour parmi nous, dit ce dernier avec un sourire un peu de guingois.

- Rufus, s'exclama Lily un peu mal à l'aise. Je disais justement à Charles combien nous sommes heureux qu'il s'en soit sorti indemne.

- Effectivement, reconnut son mari sur un ton froid en jetant un mauvais regard à Chuck.

Il ne souhaitait pas la mort du jeune-homme mais, pour sa part, il aurait aisément pu se passer de sa présence dans l'appartement. Il ne pouvait pas oublié qu'il avait profité de sa petite fille pour lui voler sa virginité.

Ok ! La mari de sa mère adoptive était très loin d'être un de ses fervents supporters.

Chuck ne savait pas exactement pourquoi ce type lui en voulait mais il devait avoir ses raisons. L'une d'entre elles étant certainement qu'il soit le fils d'un autre mari de son épouse.

- Serena m'a raconté tout ce qui s'est passé et je me disais que peut-être, ce serait mieux pour toi de rester ici, avec nous, reprit Lily.

Elle n'ignorait pas que Rufus n'était pas enchanté par l'idée mais Charles avait été blessé par balle et son mari était un homme droit et sensible, il avait accepté, même si c'était à contre cœur, que son fils adoptif avait besoin dans l'état présent d'être entouré.

Et même s'il avait été bien clair avec Lily en lui signifiant que Chuck ne faisait pas, et ne ferait jamais, partie de la famille Humphrey, il avait concédé qu'elle soit inquiète pour son fils adoptif malgré la situation compliquée dans laquelle il les avait tous plongé par son attitude envers sa propre fille.

Chuck n'en cru pas ses oreilles. Est-ce qu'elle venait vraiment de lui proposer de s'installer chez eux quand son mari semblait des plus désireux de l'assassiner dans son sommeil ?

Il était plus qu'évident qu'il ne resterait pas ici. D'une part parce qu'il n'en n'avait nulle envie et d'autre part, parce qu'il n'y était manifestement pas le bienvenu.

- C'est gentil, mais je préfère de loin rentrer à mon appartement ! déclina le jeune-homme.

L'air sembla tout à coup beaucoup plus léger à chacun.

- Bien, dans ce cas, Nathaniel, je compte sur toi pour veiller sur Charles, indiqua Lily en se tournant vers l'héritier Archibald.

- Sans problème, répondit ce dernier avec un sourire.

Un jeune-homme de leur âge, aux cheveux foncés, habillé comme un pauvre hère, arriva depuis l'entrée.

- Dan ! s'exclama son père.

Les relations étaient un peu tendues entre ces deux-là également. La découverte de la possible paternité du jeune-homme n'enchantait pas Rufus le moins du monde. Surtout parce qu'il n'avait aucune confiance en la maman.

- Serena ? s'étonna Dan en pénétrant dans le salon.

- Bonjour Dan, dit cette dernière en hochant la tête mais sans bouger d'à côté de Nate.

- Nate ! Chuck ! Les salua brièvement, très brièvement, le beau-fils de Lily.

Encore une personne à mettre sur la liste de ceux qui ne le portait pas dans leur cœur, constata Chuck.

- Dan ! répondit son meilleur ami sur le même ton que celui que le nouvel arrivant avait utilisé.

Il sentit le bras de Serena s'accrocher à sa taille et il eut l'impression qu'on lui enlevait un grand poids de la poitrine.

Sa belle venait de signifier clairement son choix et il espérait du fond du cœur qu'elle s'y tiendrait.

- Comment va Milo ? demanda Lily.

- Très bien. Il fait la sieste, Vanessa est restée au loft pour veiller sur lui, expliqua Dan. Je suis juste passé chercher les affaires dont tu m'as parlé il y a quelques jours.

- Bien sûr, sourit sa belle-mère en se levant du canapé. Je les ai mises dans une caisse. Mon Dieu, je suis même étonnée d'en avoir encore autant avec tous les déménagements que nous avons eu depuis que Serena et Éric étaient bébé.

Chuck en profita pour dire au revoir et quitter cet endroit qui redevenait à nouveau quelque peu irrespirable, Nate sur les talons.

Lily le serra à nouveau sur son cœur et déposa un baiser sur sa joue avant le laisser partir.

- On se voit tout à l'heure ? questionna Serena au beau capitaine de lacrosse qui faisait vibrer son cœur.

Elle n'était pas trop certaine de l'interprétation qu'elle devait donner à sa non-réaction lorsqu'elle avait passé son bras autour de sa taille à l'arrivée de Dan.

Il l'attira à lui et l'embrassa tendrement tandis que Chuck pénétrait dans la cage d’ascenseur.

- A ce soir, répondit le jeune-homme aux yeux clairs avec un sourire avant de rejoindre son ami.


katido  (18.02.2013 à 19:38)

 

Chuck considéra ses options même s’il connaissait parfaitement le choix qui aurait dû l’emporter. Il aurait été bien plus sage de lui faire parvenir par personne interposée. Il lui éviterait ainsi sa présence.

Mais il avait envie de la voir.

Il n’avait pas cessé de penser à elle depuis son arrivée à New-York la semaine précédente. Il n’avait pas faim et n’arrivait pratiquement pas à dormir. Ses mains étaient moites en permanence et il se sentait malade. Quelque chose flottait dans son estomac à chaque fois qu’il pensait à ses boucles chocolat ou à ses yeux noisette, à sa peau de porcelaine, à ses lèvres cer...

STOP !

C’était idiot, il ne la connaissait même pas. Ils avaient été amis jadis, même amants d’après ce qu’avait dit Nate, mais il ne s’en souvenait pas. Il n’avait aucune idée de ce qu’avait pu être leur relation, à part le fait que cela avait été chaotique et que ça s’était mal terminé. Par sa faute, sans le moindre doute.

Il soupira et décida de faire demi-tour. Il lui enverrait plutôt par colis. C’était mieux comme ça.

Il était pratiquement sorti de l’immeuble, perdu dans ses pensées, quand une femme se posa devant lui.

- Monsieur Chuck ? dit-elle avec un accent qu’il était incapable de définir. Qu’est-ce que vous faites ici ?

Il resta décontenancé, dansant maladroitement d’un pied sur l’autre devant elle à cause de sa blessure à l’abdomen qui le faisait toujours souffrir. Il en avait plus qu’assez que tout le monde le connaisse quand lui ne reconnaissait personne.

- Je suis Dorota, l’employée de Mademoiselle Blair, clarifia pour lui la bonne-femme.

Il hocha de la tête pour la remercier.

- Est-ce qu’elle savait que vous deviez venir ? demanda-t-elle sur un ton de reproche sans équivoque, lui.

Elle était sceptique. Depuis qu’elle était rentrée d’Europe une semaine plus tôt, la jeune-fille faisait semblant que tout était pour le mieux, comme à son habitude. Mais elle l’avait entendue pleurer pas plus tard que la veille au soir.

- Je … Non, dit le jeune-homme avec un sourire penaud. Je … En fait, je voulais juste lui remettre ceci, indiqua-t-il en montrant le paquet qu’il tenait à la main.

- Vos cadeaux n’effaceront pas vos actes, lui fit remarquer l’employée sur un ton froid comme la glace.

Il accusa le coup. Même cette femme savait que ce qu’il avait fait était impardonnable apparemment. Si seulement il avait pu se souvenir de ce que c’était. Peut-être aurait-il pu accepter plus facilement de ne plus la revoir. Ou au moins, il aurait peut-être pu ne pas penser à la brunette sans arrêt.

- Ce n’est pas un cadeau, c’est juste … une réparation. Je sais qu’elle n’a pas envie de me voir. Aussi, peut-être pourriez-vous le lui donner pour moi ? demanda-t-il sans grande conviction.

Combien de chance y avait-il pour qu’une employée fidèle, et cette femme l’était assurément, accepte de donner quoi que ce soit de sa part à Blair ?

Dorota l’étudia avec suspicion. Depuis quand Monsieur Chuck ne saisissait-il pas la moindre opportunité pour se retrouver dans la chambre de Mademoiselle Blair ?

- Vous êtes certain que vous allez bien, Monsieur Chuck ?

- Donnez-lui ceci s’il vous plaît, répondit-il en lui fourrant un objet rectangulaire recouvert de papier kraft dans la main.

Il s’engouffra sans plus attendre dans la porte tournante et disparu sur le trottoir en boitant.

Dorota soupira et se hâta de gagner l’appartement des Waldorf. Quelque chose se tramait ici. Bien sûr elle était au courant qu’il avait eu quelques déboires en République Tchèque qui l’avaient laissé amnésique. Mais Mademoiselle Blair n’avait parlé de rien d’autre.

Sauf de l’aménagement de la chambre d’amie pour Mademoiselle Serena. D’ailleurs, elle allait devoir passer un savon au décorateur, le papier peint devait être posé pour ce soir et il en était à peine à la moitié de la pièce.

La femme de chambre entra dans le logement et se dépêcha de se débarrasser de ses effets pour aller superviser les travaux. Mademoiselle Blair avait bien insisté sur le fait que tout devait être prêt pour le lendemain soir.

Lorsqu’elle arriva sur le palier, elle croisa la jeune-femme qui sortait de sa propre chambre.

- Dorota, mais où étais-tu passé ? Je croyais que tu allais porter mes vêtements à la teinturerie, pas que tu les nettoyais toi-même.

- Excusez-moi Mademoiselle, mais je suis tombée sur Monsieur Chuck dans le hall.

Elle vit sa patronne blêmir à la simple évocation de son nom et se maudit d’avoir accepté le desiderata du jeune-homme. Quoi qu’à bien y réfléchir, il ne lui avait pas vraiment laissé le choix.

- Chuck est ici ? demanda la brune un peu trop vivement.

Son cœur s’emballait à la simple idée de le voir et elle se maudit intérieurement.

- Non, il a bien compris qu’il n’était pas le bien venu ici, mais il a m’a remis un paquet, il a dit que c’était une « réparation » ?

Une lueur de déception passa furtivement dans les yeux de la jeune brunette.

- Et où est ce paquet ? aboya-t-elle.

- Je l’ai posé sur la petite table dans l’entrée, je ne savais pas …

- Va me le chercher immédiatement, s’impatienta Blair.

Dorota redescendit les escaliers quatre à quatre pour récupérer l’objet en question et le ramena à la jeune-femme qui s’en empara et s’enferma dans sa chambre. Non sans avoir donner les instructions pour la future chambre de son amie au préalable.

Blair s’assied sur son lit, le papier kraft entre les mains. Elle était idiote de réagir de cette façon pour un livre. Car ce ne pouvait être autre chose. Il n’était même pas emballé dans un somptueux papier cadeau. Pourquoi cela là mettait-il dans un tel émoi ?

Il n’y avait aucune raison. Elle était vraiment stupide. Une petite fille frêle et pleurnicheuse, voilà à quoi l’avait réduit Chuck Bass. Elle pesta à nouveau conte son cœur qui tambourinait dans sa poitrine et déchira le papier de rage.

C’était une édition anglaise limitée de «Jane Eyre» identique à celle … qu’elle avait laissée dans l’avion réalisa-t-elle soudain.

*****

Installé dans le fond du siège en cuir de sa limo qui le ramenait à l’Empire, Chuck feuilletait les pages de «Jane Eyre»

Avait-il déjà lu ce bouquin ?

Aimait-il lire ?

Il ne s’en souvenait pas plus que du reste.

Il avait ramassé le livre que Blair avait abandonné sur un des sièges du jet. Les pages gondolées attestaient de l’absorption d’eau au préalable. Il s’était procuré une copie en parfait état d’une édition limitée identique pour remplacer celui-ci.

*****

Les larmes jaillirent sans aucune sommation préalable. Elle essuya ses joues d’un geste rageur tandis que les mots inscrits à la main sur une petite carte glissée à la 1ère page se brouillaient devant ses yeux.

«  Je te demande pardon.  Chuck »


katido  (19.02.2013 à 21:29)

 

Serena avançait à l’aveuglette, guidée par Blair, sur le palier menant à la chambre de celle-ci.

- Ne triche pas, commanda sa meilleure amie.

- Je ne vois pas comment je pourrais ! Sans jeu de mots. Dorota a noué le bandeau si serré autour de ma tête que je vais certainement en garder la marque pendant deux jours.

La blonde était arrivée vingt minutes plus tôt. Elles avaient convenues de se faire une soirée entre fille avant la rentrée à Columbia. Masque, gommage, pédicure, manucure. Queen B avait prévu un programme bien rempli. La soirée s’était finalement mu en après-midi.

Cela ne dérangeait pas Serena, au contraire. Depuis qu’ils étaient rentrés de République Tchèque, elles ne s’étaient pas vraiment vues.

Elles avaient été occupées l’une comme l’autre à préparer leur 1er jour de classe, dans le courant de la semaine à venir et en plus de ça, la blonde avait jonglé entre sa mère et Rufus qui n’étaient pas dans les meilleurs termes en ce moment.

La nouvelle paternité de Dan mettait à mal leur relation. Rufus refusant de faire confiance à Georgina. S ne pouvait pas lui jeter la pierre à ce sujet. G n’était certainement pas la personne la plus sincère qui soit.

De son côté, le papa potentiel, prenait plutôt bien les choses. Il s’occupait de Milo de son mieux avec l’aide de Vanessa depuis la mystérieuse disparition de la dite-maman. Ce qui avait finalement facilité la tâche de Serena.

Étant donné que Vanessa avait emménagé avec Dan et qu’ils formaient à nouveau un couple parfait, elle n’avait pas eu de scrupule à lui annoncé que l’élu de son cœur était le bel Archibald.

Il était évident que la jolie métisse n’avait pas perdu une seconde pour s’installer dans le loft de Brooklyn, mais cela lui était égal. Tout ce que S souhaitait c’était remettre sa relation avec Nate sur les rails.

Finalement, les choses commençaient à s’améliorer et cela avait l’air de prendre bonne tournure. Ils avaient passé pas mal de temps ensemble tous les deux. Au début, il était souvent question de Chuck puis les choses avaient évoluées.

Ce dernier avait vu un neurologue dans la semaine qui avait suivi leur retour. Le médecin lui avait fait passer un scanner et autres examens avant de lui donner son diagnostic. Aucune lésion n’était responsable de son amnésie. Il s’agissait donc bien d’une réaction post-traumatique suite à son agression.

Le jeune-homme aux yeux clairs avait eu recours à l’aide de la blonde pour tenter de distraire son meilleur ami et également se rapprocher de lui. Il était plus qu’évident que les informations révélées dans l’avion à propos de sa relation avec Blair l’avaient quelque peu chamboulé.

Nate s’en voulait de lui en avoir parlé surtout après que le neurologue ait expliqué qu’il fallait laisser à son ami le temps nécessaire pour recouvrer ses souvenirs. Si sa mémoire refusait de livrer les informations, c’est qu’il y avait une « bonne » raison psychique.

Chuck se souviendrait quand il serait prêt. Pour ce faire, le médecin avait également recommandé une psychothérapie qui l’aiderait à faire face à la situation présente et passée. L’agression qu’il avait subie était la principale raison de l’effacement de sa mémoire et somme toute, une chose plutôt commune dans ce genre de situation extrême, même si cela n’enlevait rien à la gravité des faits résultants.

Il était toujours aussi renfermé sur lui-même que lorsqu’il avait fait « leur connaissance » à Prague. Peut-être même plus. C’était difficile à dire en fait. Le jeune Bass avait toujours été du genre plutôt taciturne et torturé quand les choses n’allaient pas bien. Partager son ressenti n’avait jamais été son point fort.

Il était coutumier qu’il s’enferme dans sa chambre pendant des jours avec des call-girls et qu’il s’abrutisse avec de l’alcool et des drogues en tout genre pour éviter de devoir faire face à ses sentiments.

Mais Chuck Bass n’était plus vraiment Chuck Bass. Du moins pas tel qu’ils le connaissaient tous. Il n’avait pas bu une seule goutte d’alcool depuis qu’il l’avait retrouvé. Et il n’avait pas non plus fait usage de son petit carnet noir.

En fait, c’est dans le travail qu’il s’abrutissait. Bass Industrie avait pas mal souffert pendant les trois mois où il avait disparu. Même si son agression était récente, il avait laissé les choses aller à vaut l’eau depuis le mois de mai, lorsqu’il avait quitté New-York.

Certains membres du conseil de BI en avaient profité pour tenter de s’approprier le pouvoir en prenant des décisions qu’ils n’étaient manifestement pas capables de prendre. Ne sachant quoi faire d’autre exactement, Chuck s’acharnait à remettre de l’ordre dans le bazar qu’il avait créé même s’il n’avait aucune idée sur la motivation de ses agissements.

- Tu es prête ? demanda Blair.

- Oui, répondit Serena.

La brune défit le nœud du foulard qui la rendait aveugle et elle mit quelques secondes à retrouver la vue. Lorsque se fut fait, elle en eut le souffle coupé.

- Surprise ! cria Dorota en ouvrant les bras pour désigner l’espace dans lequel elles se trouvaient.

La chambre d’amie du penthouse Waldorf avait été redécorée magnifiquement. Les murs de couleur crème avaient été agrémentés de papillons tourbillonnant au-dessus de la tête de lit. Et le mobilier était tout neuf, dans un style rajeuni.

- Tu aimes ? questionna B

- C’est absolument splendide, s’exclama S.

- Tant mieux parce que j’espère bien que tu accepteras d’être ma colocataire. Nous aurons ainsi le meilleur logement de tout Columbia et en dehors du campus.

- Tu veux que je vienne vivre ici ? s’extasia sa meilleure amie.

- Bien sûr, oui, répondit Blair comme si ça coulait de source. C’est bien plus proche de l’université que l’appartement de ta mère et puis Nate et toi aurez moins de chance de tomber sur Humphrey … et aussi bien plus d’intimité !

Serena fut prise d’un fou rire à la vue du visage angélique de B alors que Dorota lui faisait de gros yeux.

La brune ne se démonta pas pour autant.

- Alors, qu’est-ce que tu en dis ? Est-ce que tu veux qu’on vive ensemble ?

- Et comment !

Les deux jeunes-femmes tombèrent dans les bras l’une de l’autre en riant tandis que la femme de chambre allait chercher du champagne pour fêter l’événement.


katido  (20.02.2013 à 16:41)

 

Le tintement de l’ascenseur annonça une nouvelle arrivée et Blair et Serena en sortirent.

- Ma chérie, s’exclama Lily en embrassant sa fille. Je suis ravie que tu sois là. Et toi aussi Blair, bien entendu.

Chuck sentit son estomac se remettre à lui jouer des tours.

La brunette lui jeta un coup d’œil rapide et se tourna vers Lily pour la saluer à son tour.

- Bon et bien, moi je vous dis au revoir, déclara-t-il en se dirigeant vers la sortie.

- Je croyais que tu déjeunais ici, s’étonna sa mère.

- Je … j’ai promis à Nate qu’on se retrouverait ce midi, s’excusa-t-il.

S et B échangèrent un regard

- Quel dommage, s’assombrit Lily, j’étais tellement contente qu’on puisse déjeuner tous ensembles.

- Ce sera pour une autre fois, sourit-il à contre cœur en boitillant plus loin.

- Maman, si tu me montrais ce nouveau collier de perle dont tu m’as parlé, je meure d’envie de voir ce que ça donne à ton cou.

- Euh, si tu veux ma chérie, répondit sa mère alors que sa fille l’emmenait déjà vers les escaliers qui menaient à sa chambre.

Blair, elle, fonça vers l’ascenseur.

- Chuck, appela-t-elle alors qu’il appuyait sur le bouton de commandes.

Il se retourna vers elle. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine et il se sentait incapable de réfléchir correctement. Pourvu qu’elle ne lui pose pas plus de question sur sa prétendue rencontre avec son meilleur ami.

- Tu n’es pas obligé de partir à cause de moi. C’est ta famille.

- Je l’ai dit, j’ai rendez-vous avec …

- Nate est dans la maison de campagne des Vanderbilt pour l’anniversaire de son grand-père, comme tous les ans, le 1er week-end d'octobre, le coupa-t-elle.

Il la dévisagea, complètement prit au dépourvu.

- C’est obligatoire et assommant au possible, ajouta-t-elle sur un ton ennuyé au souvenir des années passées en tant que petite-amie de l’héritier Archibald. Tous les mâles de la famille en âge de concourir passent leur samedi à jouer au foot ou à tout autre sport qui leur permettent de prouver leur virilité à William et tout le dimanche à parler politique.

Il fallait qu’elle arrête de parler à tort et à travers mais elle était incapable de raisonner correctement en cet instant et ne savait pas quoi faire d’autre pour l’empêcher de partir quand l’ascenseur arriverait.

Les portes de celui-ci s’ouvrirent et Chuck se recula pour en laisser sortir un jeune-homme.

Éric ne lui laissa pas le temps de réagir et lui fonça littéralement dessus, hors de lui. Comment Chuck osait-il remettre un pied dans l’appartement après ce qu’il avait fait à Jenny ?

- Qu’est-ce que tu fais là ? hurla-t-il à son frère adoptif en le plaquant contre la paroi.

Le brun était incapable de répondre, il suffoquait sous la violence du choc.

- Éric, lâche-le ! hurla Blair en frappant le plus jeune avec son sac.

Lily et Serena, qui revenaient au salon se joignirent aux cris de la jeune-femme, pratiquement hystérique.

La blonde agrippa le sac de sa meilleure amie et le jeune Van Der Woodsen, se recula d’un pas, sans cesser de fixer celui qui n’était qu’un intrus à ses yeux dans cet appartement.

- Non, mais t’es malade ou quoi ? tempêta Blair à l’encontre d’Éric.

Elle le poussa pour se placer entre Chuck, qui parvenait à peine à reprendre son souffle, et celui qu’elle considérait pratiquement comme son petit frère.

- Mais, enfin Éric, l’admonesta sa mère. Qu’est-ce qui te prend ?

Blair passa un bras autour de la taille de son ex comme il tentait de se redresser, cherchant toujours à respirer pleinement. La douleur irradiait à nouveau depuis son abdomen.

- Il n’a rien à faire ici après de qu’il a fait à Jenny ! cracha-t-il.

Chuck sentit le corps la jolie brunette qui s’était portée à son secours se raidir.

Jenny ?

Qui c’était ça ?

Il n’avait pas encore entendu prononcer ce prénom depuis son arrivée à New-York. Mais ça avait l’air de mettre tout un chacun en émoi autour de lui, en particulier Blair qui était à présent blanche comme un linge.

- Ton comportement est inexcusable, reprit Lily à l’adresse de son fils biologique. Peu importe l’avis que tu as sur ce qui s’est passé il y a plusieurs mois. Chuck est ici aujourd’hui parce que je le lui ai demandé. De plus, il y a certains événements nouveaux que tu ignores.

- Chuck, souffla Blair encore plus blême que l’instant précédant. Son visage était couleur craie et elle le fixait, horrifiée sans pour autant bouger.

Elle était comme pétrifiée tandis qu’elle observait la chemise de son ancien amant qui avait pris une teinte rougie.

Il baissa les yeux et constata lui-même que la main de la jeune-femme tremblait et était couverte de sang. Son sang. La blessure par balle s’était rouverte sous l’assaut d’Éric.

- Oh mon Dieu, s’exclama sa mère adoptive en portant les mains à sa bouche.

- Ça va, parvint à articuler Chuck qui ressentait pourtant le contraire. La douleur augmentant sous ses côtes.

- Aide-le ! commanda Blair, qui n’était pas dupe, à Éric sur un ton sans appel. On va l’allonger dans la chambre de Serena en attendant le médecin.

Ce dernier obtempéra sans discuter en comprenant qu’il était responsable de l’état présent de son frère adoptif même s’il ne savait pas le pourquoi du comment.

Chuck voulut protester un instant mais il renonça finalement, le bras du jeune-homme qui l’avait agressé une minute auparavant sous les siens étant la seule chose quoi l’empêchait de s’effondrer à même le sol.

Il fit du mieux qu’il put pour se traîner jusqu’à destination, Éric le supportant pour l’aider à marcher, maintenant que la douleur s’étendait à tout son flanc gauche. Sa chemise était totalement maculée de rouge à présent, la blessure saignant de plus en plus abondamment.

Le blondinet le laissa plus ou moins tomber en douceur sur le matelas de la chambre qui avait été celle de leur sœur.

Cette dernière était restée aux côtés de leur mère qui joignait un médecin, tandis que Blair avait suivi les garçons.

Éric quitta la pièce, en partie parce qu’il se sentait coupable et en partie parce qu’il n’avait aucune envie de partager le même air que Chuck Bass.




katido  (22.02.2013 à 20:01)

 

Blair revint de la salle de bain avec une serviette et s’assied sur le lit à ses côtés. Elle écarta les pans de sa chemise, qu’il avait ouverts au préalable pour constater l’étendue des dégâts et comprima la plaie.

Chuck remarqua que les mains de la jeune-fille tremblaient toujours. Il posa une main sur les siennes afin de la libérer de sa tâche mais elle ne bougea pas un pouce. Laissant ses doigts sous les siens.

Le contact de la peau du beau brun ténébreux aurait dû la rassurer et calmer les pulsations dans ses veines mais ça ne fit que l’accentuer au contraire.

Quand Éric lui avait sauté dessus, tout son ressentiment s’était envolé instantanément. La vue du sang l’avait affolée. Et maintenant, c’était la promiscuité qui était responsable des battements désordonné dans sa poitrine, du moins en grande partie. Elle ne serait totalement rassurée que lorsque le médecin l’aurait ausculté et déclarerait qu’il n’y avait rien à craindre.

Elle croisa un instant son regard.

- Ce n’est pas si grave que ça en a l’air, commenta-t-il.

- Tu es médecin maintenant ? questionna-t-elle, acerbe.

- Non, mais Eva … Aie … Doucement ! s’exclama-t-il comme elle appuyait plus fort sur sa blessure.

- Désolée, lâcha-t-elle sur un ton qui laissait clairement entendre qu’elle ne l’était pas du tout.

Il voulu dire quelque chose mais elle ne lui en laissa pas le temps.

- Tu en as vu un pour ça, au moins ? le sermonna-t-elle.

- J'allais le faire, grommela-t-il.

- Le docteur sera là dans moins de 20 minutes les informa Serena en passant la tête par l’entrebâillement de la porte.

Elle ne put réprimer un sourire devant le spectacle devant elle, malgré son inquiétude pour son frère adoptif.

Son autre frère s’entretenait avec leur mère dans la cuisine, cette dernière lui expliquant les dernières tribulations de Chuck en République Tchèque et son amnésie résultante.

*****

Lorsque le médecin repartit moins d’une heure plus tard, après avoir refait quelques points de suture et recommandé le repos complet pour son patient, Blair se précipita au chevet de Chuck.

Il ouvrit les paupières en l’entendant s’approcher.

- Comment tu te sens ? questionna-t-elle en reprenant la place qu’elle avait laissée à contre cœur à l’arrivée du professionnel.

- Dans le brouillard, répondit-il, un peu assommé par les médicaments qui venaient de lui être administrés en intraveineuse.

- Bien, alors je vais te laisser tranquille, reprit-elle, rassurée sur son état de santé.

Il acquiesça en souriant faiblement. Il n’avait pas envie de déjà la laisser partir. Il voulait sentir encore sa main sous la sienne.

- Au fait … je n’ai pas eu l’occasion de te remercier pour le livre, ajouta-t-elle, comme une excuse pour rester quelques minutes supplémentaires.

- C’était pour me faire pardonner, marmonna-t-il.

- Ce n’était que de l’eau, Chuck !

- Pas seulement pour l’avion … Pour tout le reste aussi, dit-il en baissant les yeux.

Le cœur de Blair frémit dans sa poitrine.

- Tu t’en souviens ? demanda-t-elle avec espoir.

Il secoua la tête négativement.

- C’est sans doute mieux, soupira-t-elle.

- C’était si moche que ça d’être avec moi ? l’interrogea-t-il presqu’à voix basse.

Elle sentit sa gorge se nouer et eut tout à coup l’impression de manquer d’air.

- Je t’ai vraiment fait du mal, n’est-ce pas ? Assez pour que tu ne veuilles plus jamais m’approcher, continua-t-il sur le même ton.

- Pourtant, je suis là, souffla-t-elle à son tour.

- Oui, et je n’ai toujours pas compris pourquoi, sourit-il faiblement.

- Il y a eu aussi des moments merveilleux, des moments fabuleux, magiques et intenses, dit-elle doucement. Le problème c’est que plus on monte haut et plus la chute est douloureuse.

- Qu’est-ce que j’ai fait ?

Elle ferma les paupières comme son cœur saignait aux souvenirs atroces qui affluaient à sa mémoire.

- C’est à cause de cette fille  … Jen

- Ne dis pas son nom, le coupa-t-elle si vivement qu’elle le fit sursauter.

Il leva les yeux et vit que ceux de la belle étaient embués de larmes.

Elle luttait tant qu’elle pouvait pour retenir l’eau qui menaçait de déborder de ses cils. Chuck était si calme, si … différent et pourtant toujours le même.

- Blair, souffla-t-il en se relevant un peu pour essuyer sa pommette de son pouce.

Elle posa sa paume sur ses phalanges pour prolonger le contact. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû céder à la tentation. Qu’elle faisait l’exact contraire de ce qu’elle s’était promis. Mais être si près de lui, en cet instant, c’était si bon. Trop bon. Après toute cette souffrance qu’elle endurait depuis des semaines.

Il se redressa encore pour l’attirer plus près de lui et elle se laissa aller contre lui.

Elle manquait tant de lui et de sa peau, de la douceur de ses caresses, de ses mots qu’il savait si bien susurrer dans le creux de son oreille.

Le sang de Chuck battait contre ses tempes. La douleur qui irradiait depuis le bas de ses côtes était à nouveau plus intense mais il s'en fichait.

Il aurait pu entourer toutes les tortures du monde en cet instant.

Blair était dans ses bras. Elle ne le repoussait pas.

Il se rendit compte qu’il avait eu envie de ça depuis l’instant où il l’avait vue dans le hall du Mandarin à Prague.

Elle accrocha ses mains dans sa nuque et il caressa sa joue avant de laisser glisser ses doigts sous son menton pour attirer sa bouche contre la sienne. Les lèvres de Blair répondirent à sa requête, les siennes épousant parfaitement chaque centimètre de la peau rose en charnue.

Le baiser échangé n’était que tendresse et volupté. Il sentit les flottements dans son estomac s’intensifier pour se muer en vibrations qui s’étendirent bientôt à son cœur et au reste de son corps tout entier.

Il comprit que ce qu’il avait pris pour une sensation désagréable, au point de croire qu’il était peut-être malade, n’était en fait que les prémisses de la sensation la plus incroyable qu’il ait jamais ressentie, du moins sans ses souvenirs.

Sa mémoire lui faisait peut-être défaut mais son corps et son subconscient, eux, n’avaient pas oublié. Ils avaient réagi à la présence de la belle brune sans même que Chuck en ait conscience. L’amour qu’il éprouvait pour elle était plus fort que l’amnésie qui le frappait.

- Je t’aime, dit-il lorsque les lèvres de la brunette délaissèrent les siennes.

Blair se figea et l’observa stupéfaite, le souffle court, autant par la facilité avec laquelle il venait de prononcer ses trois mots, huit lettres qui lui avaient tant coûtés auparavant que par l’intensité du baiser qu’ils venaient de partager.

- Est-ce que tu m’aimes encore ? demanda-t-il plein d’espoir.

- Je … commença-t-elle.

Mais elle incapable d’aller plus loin, totalement pétrifiée par la peur de baisser sa garde. Elle s’était déjà laissé emporter trop loin, bien trop loin pour sa propre sécurité. Elle aurait presque pu rire de l’ironie de la situation si ce n’avait pas été si triste et pathétique.

Chuck eut l’impression que son cœur passait dans un hachoir.

Elle ne pouvait même pas le regarder.

Il ne méritait sans doute plus son amour après les horreurs qu’il avait commises.

Il ne comprenait pas pourquoi, ni comment, mais il se détestait d’être responsable de la souffrance qu’il voyait luire dans ses prunelles.

Elle le détestait aussi et elle avait bien raison.

- Il vaudrait mieux que tu rentres chez toi, articula-t-il du bout des lèvres, la poitrine aussi brûlante que si on avait déversé de l’acide dans ses poumons.

Il laissa aller sa main à regret, la chaleur de son corps manquant déjà à se peau.

Elle acquiesça sans mot dire, toujours incapable de prononcer le moindre son et quitta la pièce.




katido  (23.02.2013 à 13:22)

 

Serena regarda Blair enfourner un autre macaron et en prit un à son tour. Elles avaient décidé de s'accorder une petite pause. Le début d'année avait commencé sur les chapeaux de roues.

Elles avaient toutes deux intégré la fameuse Maison Hamilton il y a deux semaines.

- Je n'en reviens toujours pas que ce club existe réellement, s'exclama Serena. Tu sais, j’ai toujours suspecté Nate d’en faire partie mais il n’avait jamais voulu l’avouer.

Elle pouffa.

- Et il a eu bien raison de ne pas le faire. Le choix des membres est tellement élitiste qu’à côté, les autres ont l’air de foyer pour délinquants se rengorgea Blair.

Elle joua un instant avec la précieuse clef qui pendait à présent autour de son cou.

Queen B avait convaincu sa meilleure amie de se présenter au maître des clefs dès le 1er jour de classe.

Les nouveaux étudiants étaient recrutés par un comité anonyme d’anciens élèves. S'ils avaient l’audace de croire qu'ils faisaient parties des élus, ils devaient le trouver. Soit ils recevaient une clef, soit ils mourraient de honte.

A aucun moment, elle n'avait douté qu'elles seraient acceptées à bras ouverts. Après tout, elles étaient Blair Waldorf et Serena Van Der Woodsen.

- En parlant de Nate, comment ça se passe entre vous deux ? J’ai vu sur GG que tu étais devenue une fervente amatrice de sport, ironisa-t-elle en se référant à l’un des derniers blasts qui avait surpris S dans les gradins lors de l’entraînement de l’équipe de Columbia.

Les yeux de la bonde s’illuminèrent au souvenir du jeudi précédent.

Elle était allée voir le beau capitaine de lacrosse sur le terrain. Elle appréciait tout particulièrement la vue de ses muscles saillants sous son polo. Elle s’était chargée de le masser et d’entretenir son corps d’athlète lorsqu’ils s’étaient retrouvés dans la chambre de son petit-ami, plus tard.

Ils avaient passé pratiquement chaque soirée ensemble depuis la rentrée. Ils étaient même quasiment devenus inséparables. Ils se retrouvaient pour le déjeuner et dès que leurs emplois du temps le leur permettaient.

Leur relation était plus intense qu’elle ne l’avait jamais été et elle se sentait flotter sur un petit nuage.

- Les choses sont au beau fixe, sourit-elle. En fait, elles ne pourraient pas être meilleures. Il a enfin compris et accepté que je l’avais choisi lui pour de bon et que mon cœur lui appartenait.

- Tant mieux, je ne peux te dire à quel point je suis soulagée que tu n’aies pas préféré le donut au mille-feuille. Au moins cela te donne une bonne excuse pour ne pas rentrer avant la nuit et délaisser ta meilleure amie, ajouta-t-elle avec une pointe de sarcasme.

Serena se sentit un peu gênée. C’est vrai que malgré le fait qu’elle se soit installée au penthouse Waldorf, elles n’avaient pas eu beaucoup l’occasion de se voir. En réalité, si elles n’avaient pas été toutes les deux à Columbia, elles se seraient à peine croisées. Heureusement, elles partageaient une salle de bain en commun.

- Je sais, j’en suis désolée, s’excusa-t-elle.

Sa meilleure amie lui manquait, mais vu les circonstances présentes, elle se sentait prise entre deux feux.

Nate insistait pour passer du temps dans sa suite et veiller discrètement sur Chuck qui n’était pas vraiment au meilleur de sa forme. Il récupérait plutôt bien physiquement, mais le moral, c’était autre chose.

- Qu’est-ce que tu ne me dis pas ? demanda B, perspicace.

- Rien, c’est juste que Nate préfère rester à l’Empire plutôt que de venir ici.

- Est-ce qu’il m’en veut toujours pour cette histoire avec Chuck ?

Son cœur se serra comme ses lèvres prononçaient son prénom.

- Non, ce n’est pas ça, c’est juste …

- Juste quoi alors ?

Blair avait la désagréable sensation qu’elle s’éloignait de ses amis. Ou plutôt qu’ils la tenaient à l’écart. Ils avaient toujours été proches les uns des autres. Quel que soit les troubles qui survenaient parfois, ils finissaient toujours par reformer le club des petits déjeuners sans jugement, souvent quand l’un d’entre eux avait des ennuis !

- Juste … qu’il veut garder un œil sur Chuck, avoua finalement S, mal à l’aise.

Elle savait que cela allait inévitablement déclencher les questions de Blair et elle n’était pas certaine que ce soit une bonne chose.

Même si son amie semblait remise de leur rupture, elle savait que c’était une certainement une façade et qu’elle tentait d’être forte pour ne rien laisser paraître.

Blair s’était lancée à la conquête de Columbia tout comme elle l’avait fait jadis à Constance Billard. Elle régnait à nouveau sur sa clique et avait retrouvé le statut qui lui avait tant manqué à NYU.

Elle était à nouveau dans son monde, comme un poisson dans l’eau et avait enfin l’impression d’être sortie de la 4ème dimension. Mais cela ne l’empêchait pas de se sentir incomplète.

- Pourquoi, qu’est-ce qui se passe encore avec lui ? questionna-t-elle sur un ton détaché, s’efforçant de ne pas penser au baiser qu’ils avaient échangé et qu’elle revivait chaque soir avant de s’endormir.

- Rien, répondit honnêtement Serena.

- Quoi ? Comment ça rien  ?

- Rien, je t’assure.

Serena ne mentait pas, il ne se passait rien dans la vie de son frère adoptif.

- C’est pour ça que GG ne donne aucune information sur lui ? Il a complètement disparu de son radar. En fait, il a même désactivé l’application GPS de son i-phone.

Elle se mordit la lèvre inférieure en réalisant qu’elle venait de se trahir et prit son air le plus ingénu.

Serena l’observa un instant, hésitant. Blair ne croyait quand même pas qu’elle avait gobée que la brune se désintéressait de ce que faisait son ex.

- Est-ce que Chuck va bien ? s’agaça finalement Queen B, laissant tomber le masque.

- Tu es certaine que tu veux le savoir ? demanda son amie. Je croyais que tu voulais prendre tes distances.

- Oui, mais je n’avais pas imaginé que prendre mes distances avec lui voulait aussi dire prendre mes distances avec Nate et toi !

- On ne prend pas nos distances avec toi, indiqua Serena. C’est simplement qu’on essaie de ne pas perdre Chuck de vue.

- Je ne vois pas comment vous pourriez vous perdre de vue étant donné que vous êtes toujours fourrés tous les trois ensembles à l’Empire.

- Nous sommes peut-être dans la même suite, mais il est loin d’être avec nous. Et même quand ça arrive, il n’est pas vraiment là pour autant. En fait, la plus part du temps, il s’isole dans sa propre chambre et nous abandonne l’entièreté des pièces communes.

Blair fit une petite moue, sceptique.

- Il … travaille, reprit Serena pour lui donner plus d’explications.

- Quoi ? Comment ça, il travaille ? Ça veut dire quoi exactement ?

- Juste, ce que je viens de te dire. Il bosse sans arrêt. Je ne peux rien te dire d’autre car il n’y a rien à dire. Il ne fait que bosser, bosser et encore bosser. La seule fois ou je l’ai vu faire autre chose que pianoter sur son pc pour consulter des rapports ou se pencher sur des dossiers de Bass industrie, il lisait « Jane Eyre » ! s’exclama la blonde avec une incrédulité évidente.

Elle n’y aurait pas cru si elle ne l’avait pas vu de ses propres yeux. A bien y réfléchir, peut-être étais-ce une hallucination ? Avait-elle fumé avec Nate ce soir là ?

Le cœur de B, lui, rata un battement.


katido  (24.02.2013 à 12:44)

 

Blair entra dans le hall du Palace et chercha Nate du regard parmi la foule réuni pour le gala de charité.

Elle était vraiment à fleur de peau, chacun de ses muscles était tendus comme une corde de violon.

Elle avait passé au moins quatre heures à se préparer, changeant de robe trois fois. Finalement elle avait opté pour une robe longue de couleur noire avec des strass sur le devant. Les bretelles croisées dans le dos laissaient apparaître sa peau d’albâtre.

Bien entendu, elle avait relevé ses cheveux pour dégager sa nuque. Sa coiffure était bien la seule chose qu'elle n'avait pas remis en question une seule seconde.

Sa meilleure amie lui jeta un coup d’œil rapide puis repéra dans un coin de la salle le bel héritier Archibald.

- Bonsoir, les salua-t-il lorsqu'elles arrivèrent à sa hauteur

- Bonsoir, répondit la blonde avec un sourire avant de l'embrasser sur les lèvres.

- Tu es magnifiques, ! s'exclama sincèrement son petit-ami.

Elle portait une robe bleue qui tombait jusqu'à ce pied et dont le décolleté était vertigineux. Ses cheveux étaient relevé eux aussi et quelques mèches éparses s'échappaient de son chignon pour donner une allure naturelle et un peu négligée, juste ce qu'il fallait pour ne pas paraître trop sage.

Nate sentit son cœur se soulevé à l'idée de la lui ôter plus tard, après la soirée, puis se rappela qu'il devait lui en vouloir.

- Merci, balbutia-t-elle.

Ce n'est pas qu'elle n'était pas habituée aux compliments, que du contraire, mais elle pouvait lire de la contrariété dans les yeux clairs du jeune-homme.

- Toi aussi tu es resplendissante, ajouta-t-il à l'adresse de Blair en reportant son regard sur la brune.

Cette dernière sentait son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine. Elle avait été incapable de penser à quoi que ce soit d'autre que cette soirée depuis des jours. Même sa concentration sur ses cours en avait pâti. La seule chose qu'elle voyait sur les feuilles, c'était les yeux sombre de Chuck qui la regardaient avec intensité.

Est-ce que tu m'aimes encore ?

Sa voix chaude résonnait dans les tympans de la jeune-femme et se propageait à travers tout son corps.

- Vous voulez boire quelque chose ? questionna Nate alors qu'un serveur passait non loin avec des coupes de champagne.

Les deux femmes acquiescèrent et il fit signe au garçon qui leur présenta le plateau.

Elles se saisirent chacune d'une flûte et la portèrent à leurs lèvres.

Blair en vida la moitié au moins, d'un seul trait.

S sourit derrière son verre. Elle savait parfaitement pourquoi sa meilleure amie avait changé de tenue par trois fois et pourquoi elle avait soigné chaque petit détail de son maquillage. Elle portait également un parfum que Chuck lui avait offert.

- Je peux te voir un instant ? plaida Nate.

- Euh ... oui, bien sur, accepta la blonde sans comprendre pourquoi il avait l'air de lui en vouloir.

Ils s'éclipsèrent un moment et Blair en profita pour faire le tour de la salle afin de saluer les personnes qu'elles connaissaient. Un minimum de mondanité s'imposait et ça ne pouvait jamais faire de mal. De plus, elle cherchait une personne bien précise. Mais il n'avait pas l'air d'être là.

Le jeune Archibald entraîna sa petite-amie dans le hall du Palace.

- Qu'est-ce qui se passe ? Où est Chuck, je croyais qu'il devait venir avec toi ? Il avait pourtant l'air décidé hier !

- Il l'était oui. Après que j'ai passé plusieurs heures à le convaincre ! répondit-il, excédé.

- Et bien alors ?

- Et alors ? As-tu dis à ta mère que Blair serait présente au gala ce soir ?

- Nous avons parlé de la soirée, oui, bafouilla Serena qui craignait de comprendre soudain pourquoi son petit-ami lui en voulait.

Il secoua la tête de gauche et de droite en soupirant.

- Tu ne pouvais pas te taire ?!

- Je ... je n'ai pas pensé ... Il ne viendra pas c'est ça ?

- Bien sur que non, il ne vient pas ! s'agaça-t-il.

- Mais pourquoi il fait ça ? se défendit la blonde. Tu lui as dit quelque chose ?

- Quoi ? Non ! Après la gaffe que j'ai fait dans le jet !

Dans la salle, Blair, elle, perdait patience. Elle décida de rejoindre ses amis à l'extérieur. Elle chemina jusqu'aux grandes portes d'où elle aperçu le couple qui se disputait. Sans même y réfléchir, l'habitude aidant, elle tendit l'oreille.

- Nate ! soupirait à présent Serena.

- Il est peut-être amnésique mais il n'est pas stupide. Il a parfaitement compris qu'elle ne veut pas se retrouver dans le même espace que lui !

La blonde se mordit la lèvre inférieure, elle avait promis à Nate de ne pas se mêler des histoires de cœur de leurs amis. Les choses étaient déjà bien assez compliquées entre eux. Mais ça lui faisait mal de voir qu'ils souffraient chacun de leur côté.

- Il ne pourra pas l'éviter éternellement ! déclara-t-elle. Et puis c'est une soirée mondaine. La salle est immense, ils pourraient y être présents sans même savoir que l'autre est là.

L'héritier Archibald lui jeta un regard incrédule avant de lever les yeux au ciel.

- Bon d'accord les probabilités que ça arrive sont quasiment nulles, admit-elle.

Surtout depuis B s'est mise en tête de le voir et qu'elle ne pense qu'à ça depuis deux jours, ajouta-t-elle intérieurement.

- C'est un nouveau Chuck, il ne réagit plus comme par le passé. Il essaie de faire les choses de la bonne façon, lui fit remarquer son petit-ami.

- Éviter B, c'est faire les choses bien ? s'étonna-t-elle.

- C'est ce qu'elle voulait non ? Que Chuck sorte de sa vie et la laisse tranquille !

- C'est peut-être ce qu'elle a dit mais ...

- Attend ! De quoi tu me parles là ?

Serena le regarda un instant sans plus articuler un mot.

- Tu sais comment est B ..., reprit-elle après un moment.

- Oui, je sais. Je m'en souviens figure-toi ! Et si elle essayait l'honnêteté de temps en temps, au lieu de toujours comploter, ça faciliterait peut-être les choses pour tout le monde. Si elle veut être avec Chuck et qu'elle lui a pardonné, alors qu'elle assume ! Il serait temps qu'elle grandisse un peu. On est plus au lycée !

- Les choses ne sont pas faciles pour elle non plus. Il lui a fait énormément de mal.

- Il le sait maintenant. C'est bien pour ça qu'il fait tout ce qu'il peut pour rester le plus loin d'elle que possible justement !

- Il te l'a dit ?

- Il ne me dit plus rien du tout ! La seule chose dont il parle à longueur de temps, c'est Bass Industrie. Mais je n'en n'ai pas besoin pour savoir ce que ressent mon meilleur ami. Il ne se rappelle peut-être pas de l'avoir aimée, mais il ne pourra jamais cesser de l'aimer. Je le connais par cœur, même si lui ne se connaît plus !

Serena grimaça. Elle avait expérimenté le sentiment d'abandon qui en résultait quand on perdait sa meilleure amie. Nate passait par là lui aussi. En dépit de tous ses efforts pour retisser des liens avec Chuck, ce dernier restait distant vis à vis de lui.

- Je sais que les médecins ont dit qu’il ne serait sans doute plus jamais le même, même si la mémoire lui revenait, dit-elle en posant sa main sur la sienne. Mais ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas être amis.

- Pour ça, il faudrait qu'il me fasse à nouveau confiance, soupira Nate.

- Hey, je suis certaine que ça va s'arranger, murmura la blonde en remontant sa main le long du bras de son petit-ami pour le réconforter. Après tout, qui pourrait résister au charme de Nathaniel Archibald ?

Il répondit à son sourire timide.

- En tout cas, pas moi, ajouta-t-elle, plus espièglement avant de poser ses lèvres sur les siennes.




katido  (25.02.2013 à 20:13)

 

Serena détacha lentement ses lèvres de celles de son petit-ami et rouvrit les yeux pour apercevoir Blair qui filait à l'anglaise.

- BLAIR !

Nate se retourna juste à temps pour l'intercepter.

- Blair, répéta-t-il en voyant la mine effondrée de la brunette.

- Surtout ne vous arrêtez pas pour moi ! commenta-t-elle d'un ton froid.

- Blair, attend, dit sa meilleure amie en s'éloignant à contre cœur de l'homme de sa vie. Je ne sais pas ce que tu as entendu mais ...

- J'en ai entendu assez ! Bien assez pour me rendre compte que j'ai été stupide de croire que ... Nate a raison, j'ai exactement ce que je voulais.

- Mais maintenant tu te rends compte que ce n'est pas ce que tu voulais réellement, n'est-ce pas ? intervint le jeune-homme. Tout comme lorsque nous étions ensemble pendant toutes ces années. Tu avais exactement ce que ta raison te dictait mais pas ce que ton cœur espérait.

Blair aurait voulu lui river son clou et l'envoyer balader d'une répartie cinglante, mais son cœur était si émietté dans sa poitrine que la douleur s'étendait à son corps tout entier, y compris à son cerveau qui semblait paralysé par les paroles de celui qui était à priori destiné à être le père de ses enfants depuis la maternelle.

Depuis quand Nathaniel Archibald était-il devenu philosophe ?

- Moi aussi, j'ai eu ce que je croyais vouloir. Mais nous n'étions pas des âmes sœurs. Nous ne l'avons jamais été, ajouta-t-il doucement. Nous étions juste des enfants qui jouaient selon le script qui leur avait été distribué. Mais la vie n'est pas programmée, codifiée, mesurée comme dans les contes de fées de notre enfance. Il n'y a pas les bons et les méchants.

Les contes de fées n'existent pas ! martela la voix du magicien à l'oreille de la petite princesse B.

- Le cœur qui bat la chamade, le sang qui s'échauffe dans les veines à la simple idée d'entrevoir la personne qui vous complète, les mains moites, les papillons dans le ventre. Ce sont des choses que tu ne peux pas contrôler. Peu importe combien tu te bas, déclara-t-il.

Blair ne le savait que trop bien, malheureusement, mais elle ne capitulerait jamais.

- Quand on a décidé de faire un break avec Serena cet été, j'étais bien décidé à tourner la page, poursuivit-il en levant les yeux sur la belle blonde qui se tenait à côté de leur amie.

Il reporta son regard sur la brunette avant de reprendre.

- Mais c'était juste une erreur de parcours, qui aurait pu me coûter le bonheur. Ne fais pas cette idiotie, Blair. Ne laisse pas ta fierté prendre le pas sur tes sentiments pour lui. Si tu l'aimes encore, si tu lui as pardonné dans ton cœur, alors bats-toi pour vous. Pas contre vous. Peu importe ce qu'en penseront ou en diront les autres. C'est ta vie, c'est à toi de choisir si tu préfères faire les règles ou les suivre. Et d'après ce dont je me souviens, Queen B a toujours dicté sa propre loi. Il est peut-être temps que Chuck le réapprenne lui aussi.

Blair sentit ses résolutions vaciller.

- Si une seule personne peut le ramener parmi nous c'est toi Blair, dit avec conviction sa meilleure amie. Qu'il s'en souvienne ou pas, tu as toujours ce pouvoir sur lui. Il t'aime. S'il n'est pas là ce soir, c'est parce qu'il pense que c'est mieux pour toi. Il essaie juste de te protéger et sans doute de se protéger également, même s'il n'en n'est pas vraiment conscient.

- Tu sais très bien que tu es la seule qui puisse le faire B. Et toi, comme nous, savons aussi pertinemment que tu le regretteras toujours si tu ne fais rien et que tu le laisses s'éloigner plus qu'il ne l'est déjà, renchérit Nate.

Elle rendit les armes. Au plus profond d'elle-même, elle savait qu'il avait raison.

- Bon ok ! Alors commence par m'expliquer ce qui se passe, demanda-t-elle.

- Vous avez passé un bon moment seuls quand vous étiez tous les deux dans la chambre de Serena, le jour ou Éric lui a sauté dessus. Est-ce qu’il s’est passé quelque chose ? la questionna en retour le meilleur ami de Chuck.

La brune fusilla SA soi-disant meilleure amie du regard.

- Il est évident que depuis il prend un soin encore plus particulier à ne pas croiser ton chemin, expliqua la blonde pour sa défense. Ce soir en est l'exemple parfait. Dés l'instant où il a appris que tu serais là, il a refusé d'accompagner Nate comme prévu.

Blair déglutit pour tenter de faire passer le nœud qui obstruait sa trachée.

- On s'est un peu laissé emporter par l'émotion du moment, indiqua Blair du ton le plus innocent qu'elle pu.

- Oh, génial ! soupira Nate, en jetant les bras en avant, imaginant très bien la scène. Autre chose qui pourrait expliquer pourquoi il tente de t'éviter depuis votre bouche à bouche ?

- Hey ! cria la brune, ses yeux jetant des éclairs. Je te signale qu'il m'évite depuis qu'on a posé le pied à JFK.

- Ça suffit, répliqua S. Nate s’en veut beaucoup de lui avoir parlé de vous deux, spécialement depuis que le neurologue a dit que les souvenirs devaient lui revenir par lui-même. Inutile d'en rajouter. Il se sent déjà assez coupable du retranchement de Chuck. Et maintenant tu nous dis que vous vous êtes embrassés ?

Blair observa ses amis, elle ignorait cette dernière information sur son état de santé. Elle fut soulagée de ne pas lui avoir parlé de Jenny quand il lui avait demandé plus d'informations à ce sujet.

- Il m'a aussi dit qu'il m'aimait. Et il a posé des questions sur notre rupture, avoua-t-elle d'une petite voix.

La seule pensée de Chuck et little J ensemble, dans un lit ou non, faisait remonter son estomac dans sa gorge.

- Et tu ne m'en a même pas parlé ?! s'offusqua son amie.

- On ne peut pas dire que tu sois vraiment douée quand il s'agit de garder un secret, la rabroua la brune.

- J'ai juste ... Nate est son meilleur ami et il se fait beaucoup de soucis pour Chuck !

- Peu importe ! intervint cette fois le jeune-homme qui ne voulait pas que ça dégénère.

Ce n'était vraiment pas le moment.

- Qu'est-ce que tu lui as répondu ? interrogea-t-il.

- Rien du tout ! s'écria B.

- Rien du tout ? répéta S.

- Non, rien. J'étais incapable de lui répondre quoi que ce soit.

Elle ne savait pas pourquoi elle avait l'impression qu'elle devait se justifier devant leurs amis.

- A aucun des deux ? redemanda Serena, un peu abasourdie.

La brune se contenta de secouer la tête de droite et de gauche.

- Ok ! Au moins maintenant on comprend mieux pourquoi il a apparemment décidé de se noyer dans le travail et de se couper du reste du monde.

- Il a sans doute trouvé toutes les réponses à ses interrogations sur GG, dit pensivement Blair.

Elle se sentit moins fautive.

- Il n’est pas abonné à GG. Le site était désactivé sur son i-phone quand je l'ai récupéré auprès de l'Inspecteur Chevalier. Je suppose que ceux qui lui ont tiré dessus ne s'intéressaient pas aux rumeurs qui courent sur des jeunes gens de Manhattan. Et comme il ne se souvient de rien, il n'a aucune idée qu'elle existe. En plus, il est plongé dans le boulot jusqu'au cou et ce n'est certainement pas les membres du conseil de BI qui vont lui en parler.

Le soulagement que B ressentait depuis une minute s'évanouit aussitôt.

- J'avais l'intention de lui parler de ma fête d'anniversaire, ce soir, déclara-t-elle, retrouvant sa détermination du début de soirée. Si c'est moi qui l'invite, il n'aura aucune raison de refuser de se retrouver dans la même pièce que moi. Je suis certaine qu'une fois là-bas, ce bon vieux Chuck Bass retrouvera son goût pour la fête. Et si ce n'est pas le cas, on se chargera de le mettre dans l'ambiance. J'en profiterai pour lui parler.

- Tu ne vas pas tout lui balancer ? s’inquiéta Nate. Parce que le médecin ...

B roula des yeux au ciel.

- Bien sur que non ! J'ai bien compris Archibald. Je ne suis pas idiote !

- Excuse-moi, grommela-t-il.

- Bon, puisqu'on a un plan, je suggère qu'on profite de ce qui reste de la soirée, dit Serena.

Elle saisit la main de son petit-ami pour l’entraîner sur la piste de danse à l'intérieur de la grande salle.

Blair les observa évoluer parmi les autres couples avec un pincement au cœur.

Elle adorait se retrouver dans les bras de Chuck et sentir son corps contre le sien lorsqu'ils se balançaient en rythme sur la musique.

Qui avait manifestement dû être choisie spécialement pour la torturer !

On naît*
On vit, on aime, on meurt
En quête d'un instant
L'instant du bonheur

On danse
On danse avec la peur
En comptant les heures
En guettant la lueur

Je la trouve avec toi
Chaque jour où tu es là
Je le vis avec toi
Mon cœur vole en éclats

Si c'était ça le bonheur simplement
S'aimer dans la cour des anges
Loin de nos faux-semblants
S'aimer dans la cour des anges

S'aimer dans la cour des anges

On joue
On triche, on gagne, on perd
Au jeu de la vie
Tout est fait de mystères

Et à chacun sa chance
Moi je marche à contre sens
Plus rien n'a d'importance
Tu es mon évidence

Si c'était ça le bonheur simplement
S'aimer dans la cour des anges
Loin de nos faux-semblants
S'aimer dans la cour des anges

S'aimer dans la cour des anges

S'aimer dans la cour des anges

Si c'était ça le bonheur simplement
S'aimer dans la cour des anges
Loin de nos faux-semblants
S'aimer dans la cour des anges

S'aimer dans la cour des anges

S'aimer dans la cour des anges...

* Maxime Nucci « La cour des Anges »


katido  (26.02.2013 à 17:55)

 

Chuck regagna sa suite à l'Empire plutôt content de lui. Il venait de réussir à convaincre Kergalen, une des plus grosses agences immobilières siégeant à Miami, d'entériner la vente de ses complexes à Bass Industrie.

C'était une des choses qu'il devait réparer. Une parmi tant d'autres.

Le jeune-homme mettait un point d'honneur à réparer chaque dommage qu'il avait occasionné en abandonnant subitement le navire.

Le contrat était sur le point d'être signé avant qu'il ne quitte la ville en mai dernier mais le représentant de la société avait préféré retirer ses billes car le PGD de BI n'avait jamais donné suite aux 1èrs échanges concernant l'accord de rachat.

Pourquoi ?

Cela restait toujours un mystère pour lui-même.

Du coup, il avait dû convaincre Kergalen qu'il pourrait être un partenaire sérieux et que l'une des plus grandes entreprises de Floride n'aurait que des avantages à être acquise par un groupe international comme Bass Industrie.

Kergalen avait été plus que sceptique et il avait dû user de tout son talent de persuasion pour le ramener à la table des négociations.

Au moins, il était indéniable qu'il avait un certain savoir faire dans sa profession.

Il était à l'aise dans le milieu des affaires. Il agissait d'instinct. Il évoluait enfin dans quelque chose qui lui semblait familier. Les chiffres étaient des valeurs immuables et déterminées et les colonnes de nombres avaient des données précises. Aucune surprise pour qui savait additionner deux et deux.

Lorsqu'il était plongé dans l'étude des projets de Bass Industrie, il parvenait même à oublier qu'il ne se rappelait pas.

Et puis, ce qu'il y avait de bien également avec les comptes et les dossiers, c'est qu'ils avaient tous leurs historiques. Il pouvait consulter les archives et récapituler les faits en s'appuyant sur les comptes-rendus des réunions ou autres diagrammes et graphiques évolutifs.

Tout le contraire de ce qu'il pouvait faire avec sa vie.

Il savait que son entourage ne lui donnerait pas les réponses à ses questions après que le médecin ait expliqué qu'il devait retrouver ses souvenirs par lui-même.

Lily, Nate et Serena avaient tout juste accepté de lui dire du bout des lèvres que les personnes encadrées sur la commode dans sa chambre étaient son père et sa mère et qu'il avait été adopté à la mort de celui-ci.

Son « meilleur ami » s'en voulait énormément de lui avoir divulguer qu'il avait eu une histoire avec Blair. Il se sentait coupable et ça agaçait Chuck au plus haut point.

D'une part, parce qu'il était plus que reconnaissant à son colocataire de l'en avoir informé avant qu'il n'ait fait plus de dégâts qu'il n'en n'avait déjà fait dans le cœur de la jolie brune.

Et d'autre part, parce qu'il ne voulait pas de la pitié de qui que ce soit.

Il ne voulait pas être ami avec quelqu'un qui restait avec lui parce qu'il se sentait obligé de le surveiller comme le faisait Nathaniel. Il n'avait pas besoin d'un garde chiot !

D'après ce qu'il avait pu comprendre des quelques informations qu'il avait su tirer au compte-goutte, par le biais du personnel de Bass Industrie, le seul parent vivant qu'il avait était un oncle avec qui il ne s'entendait pas.

Lors de la seule et unique réunion du conseil d'administration à laquelle il avait assisté, certains membres du comité avait lâché quelques bribes impliquant une guerre entre eux-deux pour le fauteuil de direction, avant que Lily Humphrey ne fasse son apparition.

C'était apparemment la raison qui avait poussé la femme à l'adopter. Ce qui justifiait légalement qu'il soit associé à la famille de cette dernière. Et bien qu'elle ait été très chaleureuse envers lui à son arrivé à New-York, il était plus qu'évident que son nouveau mari ne le portait pas plus dans son cœur que le jeune-homme qui lui avait foncé dessus dans l'appartement de la mère de Serena.

Le tintement de l'ascenseur retentit, lui indiquant qu'il était arrivé à destination. Il pénétra dans le salon pour y trouver son « meilleur ami » enlacer avec sa « sœur » Il tenta de se glisser subrepticement dans sa chambre pour échapper à leur invitation à partager un moment avec eux.

Il n'avait aucune envie de leur raconter sa journée (ils n'y auraient rien compris d'ailleurs !) ni quoi que ce soit d'autre. Et les voir se relecher toutes les deux minutes et se faire les yeux doux depuis l'autre côté du canapé, très peu pour lui.

- Hey Chuck !

Pas de chance !

- Nathaniel, dit-il en continuant son chemin.

- Attend ! cria Serena.

Il poussa un soupir, la main sur la poignée de la porte. Il y était presque !

Malgré tout, il se retourna pour faire face à la blonde qu'il entendait s'approcher.

Elle serait bien capable de le poursuivre jusque dans sa chambre !

- Serena, lâcha-t-il avec un petit sourire en coin.

- Blair m'a donné ça pour toi, dit-elle en lui tendant une enveloppe de couleur crème.

Le jeune-homme sentit son cœur accélérer la cadence tandis qu'il s'emparait du pli.

Qu'est-ce qui pouvait bien justifier le fait que la belle brune prenne la peine de lui envoyer une lettre ?

Peut-être avait-elle décidé de lui raconté dans le détail ce qu'il avait fait de si terrible pour qu'elle ait ressenti le besoin de lui faire croire qu'elle sortait avec un autre afin d'être certaine de l'éloigner d'elle pour de bon.

- Merci, dit-il en notant de la tête avant de pénétrer dans sa chambre.

Il s'assied sur son lit, la missive dans sa main.

Il s'aperçut qu'elle tremblotait légèrement.

Il hésita un instant. Les paroles de son thérapeute faisant écho à celles du neurologue.

« Vos souvenirs se manifesteront quand vous serez prêt, si votre cerveau a bloqué votre mémoire c'est qu'il a jugé utile de le faire pour vous protéger »

Qu'ils aillent tous au diable !

Rien ne pouvait être pire que de rester dans le noir complet quand tout le monde semblait tout savoir sur vous.

Surtout la femme qui faisait battre votre cœur comme un fou.

Il déchira le rabat d'un geste sec.

Vous êtes cordialement invité à la fête organisée en l'honneur des 20 ans de

Mademoiselle Blair Cornelia Waldorf

Qui se tiendra au 1136 5ème avenue

Vendredi 12 novembre 2010

à 20h30


Est-ce que c'était une blague ?

Chuck relut le texte plusieurs fois pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'erreur.

Peut-être était-ce Blair qui en avait fait une ?

Peut-être voulait-elle remettre autre chose à Serena pour lui et s'était-elle trompée ?

Il retourna à nouveau l'enveloppe

Monsieur Charles Bartholomew Bass

Apparemment Non !


katido  (27.02.2013 à 20:49)

 

Chuck tenta de la chasser de ses pensées encore une fois. Mais c'était peine perdue. Il le savait. Depuis qu'il avait reçu ce carton d'invitation, il était incapable de se concentrer correctement sur son travail.

Il referma son pc en soupirant et le posa sur son lit pour se diriger vers sa penderie.

S'il devait aller à cette soirée, il voulait que tout soit parfait. Y compris sa tenue.

Mais devait-il y aller ?

S'il n'y allait pas, Blair serait certainement déçue. Elle fêtait ses 20 ans. Si elle l'avait invité, c'est donc qu'elle souhaitait sa présence.

Pourtant jusque là, elle avait tout fait pour garder ses distances.

Sauf le baiser.

Il frissonna au souvenir de ses lèvres posées sur les siennes, de la douceur de la peau de sa joue sous ses doigts, de la chaleur de sa main sous sa paume. Il ferma les yeux pour mieux se laisser envahir par la sensation des papillons dans son estomac.

Est-ce qu'elle l'avait ressentie elle aussi ?

Cette force qui les attirait l'un vers l'autre comme une évidence.

Il mourrait d'envie de la revoir. De lui poser la question.

Il n'avait jamais eu aussi peur de toute sa vie.

Il se sourit cyniquement à lui-même. Qu'est-ce qu'il en savait ?

Pourtant il ne pouvait s'empêcher d'espérer que ... peut-être ...

Se pouvait-il qu'elle lui ait pardonné ses erreurs passées ?

Il devait en avoir le cœur net. Il ne se le pardonnerait jamais s'il ratait la chance de pouvoir tout recommencer avec elle.

Il sortit plusieurs chemises et cravates assorties mais aucune ne lui convenait. Un nœud papillon serait plus approprié et beaucoup plus classe.

En arrivant à Manhattan, il avait été impressionné par la collection qu'il possédait. Il en avait une bonne centaine. Au bas mot. Et autant de costumes, tous parfaitement coupés, sur mesure, venant des plus grandes maisons de haute couture.

Et il devait reconnaître qu'il aimait beaucoup ça effectivement. Être vêtu avec élégance n'était pas seulement important pour être pris au sérieux dans le monde des affaires et la haute société New-Yorkaise. C'était quelque chose qui faisait partie de lui, de sa personnalité.

Au moins, il ne s'était pas totalement perdu. Il subsistait toujours un peu de son ancien lui quelque part.

Pour le reste, il avait bien compris que son attitude présente déstabilisait beaucoup les personnes avec qui il entrait en relation.

Le moins qu'il puisse dire, c'est qu'il ne s'attendait pas à ce que les gens aient peur de lui et certainement pas à ce point là. Il pouvait lire la crainte dans leur yeux à chaque fois qu'il croisait leur regard. Une crainte mêlée de respect, ce qui lui donnait un sentiment de puissance et de supériorité vis à vis d'eux.

Il n'était pas dupe pour autant. Il avait bien vu, à leur manière de parler et de se comporter, un peu hésitante, qu'ils ne savaient plus comment réagir face à Chuck Bass. Les propositions qu'il avait reçues de certains associés reflétaient une vie des plus dissolues. Le fait qu'il se soit retrouvé dans le quartier de Perlovka ne l'étonnait plus tant que ça maintenant. Cela faisait apparemment partie de son ancien mode de vie.

Sauf que ce n'était pas quelque chose qui l'attirait présentement.

A cause de cette agression ?

Certainement. Son psychiatre lui avait expliqué que le syndrome post-traumatique s'accompagnaient toujours des mêmes symptômes persistants :

+ L'intrusion : Les cauchemars sont une des manifestations de ce type de symptôme dans lesquels l'individu a des réminiscences reliées à l’événement traumatique.

Cauchemars : Check. Cependant, il ne se rappelait de rien quand il se réveillait. Il était juste totalement paniqué et en sueur.

+ L'hyperstimulation : L'insomnie peut survenir lorsque l'individu est exposé à des éléments qui évoquent l'événement traumatisant.

Insomnie : Check. "Découlant sans aucun doute du 1er" avait conclu son thérapeute.

+ L'évitement : L’individu tente d’éviter les situations et les facteurs déclencheurs qui pourraient lui rappeler lévénement traumatisant. Il aura aussi tendance à éviter d’en parler pour éviter d’y être confronté directement. Cela peut conduire jusqu'à une amnésie partielle ou totale de l'événement.

Amnésie : Check. Seulement il ne savait pas ce qu'il tentait d'éviter !

Il supposait logiquement que la relation de cause à effet était la raison qui expliquait son changement de mode de vie.

Ce qu'il ne comprenait pas, par contre, c'était comment il avait pu avoir ce genre de comportement alors qu'il était de toute évidence épris de la plus sublime femme qui puisse exister.

Un autre aspect de l’évitement est l’émoussement des émotions qui peut aller jusqu’à une insensibilité émotive. L'individu perd intérêt dans des activités qui autrefois le passionnaient, se replie sur lui-même et fuit ses proches. Il peut également avoir des difficultés relationnelles et être incompris par son entourage à cause de cela.

Incompréhension de son entourage : Check. Certainement le motif pour lequel il avait tant de mal à accepter l'attitude sur-protectrice de son meilleur ami et de sa sœur adoptive qui tentaient désespérément de renouer des liens avec une personne qui n'existait plus, lui avait encore expliqué le docteur Altman.

Ces deux derniers n'étaient pas les seuls fautifs. Il reconnaissait qu'il faisait tout son possible pour les éviter. Ce n'était pas qu'il puisse vraiment leur reprocher quoi que ce soit. C'était surtout qu'il n'avait aucune envie de tenir la chandelle. Spécialement quand il était bien conscient d'avoir tout gâché avec la femme dont il était amoureux.

Mais peut-être qu'il subsistait un espoir qu'elle lui pardonne à présent.

Il revint à sa préoccupation 1ère. Il ouvrit un autre tiroir et en extrait plusieurs écharpes de soie. Il possédait même ce genre de chose ? Ok, soit. C'était vraiment très distingué en effet.

Il sourit inconsciemment en voyant une étoffe aux motifs quadrillés, on ne peut plus colorés : rouge, bleu et blanc. Elle était signée J Press. Cela devait indéniablement contraster avec un costume sombre.
Echarpe en soie

En passant la main sur la soie, ses doigts y rencontrèrent une petit objet accroché. En regardant de plus près il vit que c'était un petit cœur d'or.

Sans aucune sommation, il sentit son estomac remonter dans sa gorge et sa tête se mettre à tourner. Il eut l'impression de tomber à une vitesse vertigineuse, aspiré dans le vide, comme si la terre s'ouvrait sous ses pieds.

- Je suis peut-être Chuck Bass mais je t'aime. Mon cœur n'appartient qu'à toi.

- Je sais. Et je t'aime aussi, c'est pour ça que je voudrais que tu aies ceci.

Blair ouvrit le tiroir de sa table de nuit et en sortit un petit boîtier duquel elle extirpa sa broche en forme de cœur pour l'épingler sur son écharpe préférée.

Chuck caressa le bijou du bout des doigts.

Ça représentait tellement pour lui, à cause de que ça signifiait pour elle.

Il l'embrassa passionnément malgré la contusion sur sa pommette qui le tiraillait.

Il se raccrocha au bord de l'étagère d'une main tremblante. Le cœur sur le point d'exploser, soufflé par l'émotion qui tourbillonnait en lui. Il haleta et se laissa glisser contre la paroi, ses jambes flageolantes refusant de continuer à porter son corps. C'était comme si tout le poids du monde venait de s'abattre sur ses épaules d'un seul coup. Il suffoquait sous la violence du choc.

Ça avait à peine duré une fraction de seconde.

Il tendit les doigts vers l'écharpe de soie, qui gisait à même le sol, mais il n'osa pas retenter l'expérience.

C'était aussi ardent que la lave d'un volcan en fusion, l'intensité du sentiment qu'il venait de ressentir. Il était étourdit par cette sensation qui venait de l'engloutir comme une vague gigantesque venu du tréfonds des océans.

Du tréfonds de sa mémoire.

C'était un souvenir.

Un vrai, qui appartenait à son ancienne vie.

Et il était totalement subjugué par la force de l'amour qu'il lui portait. Il se trompait complètement. Il n'avait pas eu le moindre début de soupçon de ce qu'il avait éprouvé pour la plus sublimissime de toutes les femmes qui puisse jamais exister sur terre.






katido  (28.02.2013 à 22:23)

Activité récente
Dernières audiences
Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E201
Lundi 8 juin à 20:40
2.12m / 11.3% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Demain nous appartient, S09E201
Lundi 8 juin à 19:15
2.04m / 15.0% (Part)

Logo de la chaîne TF1

Ici tout commence, S06E201
Lundi 8 juin à 18:35
1.83m / 17.5% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Vanina - Un vicequestore a Catania, S02E03
Dimanche 7 juin à 21:10
2.22m / 13.3% (Part)

Logo de la chaîne M6

NCIS, S23E03
Samedi 6 juin à 21:10
0.85m / 5.6% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E04
Vendredi 5 juin à 22:00
2.82m / 20.3% (Part)

Logo de la chaîne France 2

Haute saison, S01E03
Vendredi 5 juin à 21:10
3.25m / 20.6% (Part)

Logo de la chaîne France 3

Un si grand Soleil, S08E199
Vendredi 5 juin à 20:40
1.47m / 9.7% (Part)

Toutes les audiences

Actualités
Netflix dévoile son Scooby-Doo pour la série live-action Scooby-Doo : Origins

Netflix dévoile son Scooby-Doo pour la série live-action Scooby-Doo : Origins
Scooby-Doo montre enfin le bout de sa truffe ! Netflix a dévoilé la première image du célèbre chien...

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors

Joshua Jackson rejoint la saison 3 de Your Friends & Neighbors
Après The Affair et plus récemment Doctor Odyssey, Joshua Jackson s'offre un nouveau projet télévisé...

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs anglophones
Plusieurs nouvelles séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs anglophones....

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones

À surveiller cette semaine chez les diffuseurs francophones
Les diffuseurs francophones européens vous proposent une dizaine de nouvelles fictions. Lesquelles...

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques

La Petite Maison dans la Prairie a recruté Nellie Oleson et deux personnages emblématiques
Alors que la saison 1 du reboot de La Petite Maison dans la Prairie n'arrivera sur Netflix que le 9...

HypnoRooms

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, 06.06.2026 à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, 07.06.2026 à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, 07.06.2026 à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

Viens chatter !

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

Sondage

Un peu d’amour dans un monde de brutes. Parmi ces couples, lequel aviez-vous vu venir dès le départ ?

Plus d'infos / Commenter

Total : 58 votes
Tous les sondages