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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 24.04.2012 à 10h35
Auteur : myra15
Statut : Terminée
« 1 et 2 l'histoire commence à boston peu après la fin des études de MICHAELAma sa » myra15
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Boston
Par ce bel après-midi d'automne, Michaela était assise sur un banc dans un très beau parc, loin des rumeurs de la ville. Les arbres prenaient leurs magnifiques couleurs mordorés si semblables à sa splendide chevelure. Elle était heureuse car après deux ans de séparation, elle retrouvait son amie d'enfance Joyce venue passer quelques jours chez ses parents à Boston. L'air était doux.
Elles avaient passé des heures depuis ce matin à reparler de leurs souvenirs d'enfance. Chacune était perdue un moment dans ses propres pensées.
Soudain, Joyce rompit le silence et dit affectueusement :
"Miky (elle appelait ainsi MIchaela depuis sa plus tendre enfance) qu'as-tu ?
tu sembles bien mélancolique ?"
Michaela leva son doux regard aux yeux vairons vers son amie de toujours :
"quand je pense à tout ce que tu as vécu depuis ton mariage et ton départ de Boston, je me dis que j'ai perdu beaucoup de temps !"
Joyce "Oh non ! tu as eu le courage de faire des études de médecine, une discipline difficile et de plus interdite aux femmes. Tu as lutté de toutes tes forces pour imposser ta décision à ta famille, aux membres de la faculté et à ton entourage."
Michaela "Oh Joyce, Papa m'a soutenue, encouragée, portée même pour faire face à Maman et ses idées préconçues. Même mes soeurs ne voulaient pas comprendre que c'était mon destin de devenir Médecin.
seule Rebecca, ma soeur ainée m'a aidée moralement envers et contre tout en disant que depuis que j'étais toute petite, j'avais ce métier dans la tête et que vu que je suis très têtue, il valait mieux me laisser réaliser mon rêve".
Joyce "je sais que tu ne regrettes rien à ce sujet, mais il y a autre chose qui te rend trites ? n'ai-je pas raison ?"
Michaela "quand je me rappelle ton mariage, il y a 4 ans à la fin de mes études, ton beau sourire, ton éclat de femme heureuse dans ta belle robe blanche de mariée , tu étais magnifique, je me dis que j'ai raté quelque chose quelque part"
Joyce "Miky, tu était une merveilleusement belle fille d'honneur à l'époque, mais il est vrai que tu semblais déjà "ailleurs" même au bras de ton fiancé David".
Michaela " tout est allé si vite aec lui que je n'ai pas eu le temps d'analyser mes sentiments à son égard".
Joyce "que veux-tu dire Miky?"
Michaela "tu te rappelles que deux mois seulement avant ton mariage, j'ai fait sa connaissance à l'hôpital car il était médecin dans le même service que moi"
"dés qu'il m'a vue, il ne m'a plus lâchée (et en faisant une grimace ironique en regardant son amie) "Mlle Quinn par ci, dOCTEUR Michaela Quinn par là" je le trouvais à tous les coins des couloirs et à tous les coins de rues de boston"
Joyce "oh il était tombé sous ton charme et avait peur de te perdre. Il n'était pas mal comme homme: grand, brun les yeux noirs un beau ténébreux !"
Michaela "ténébreux, tu ne peux pas mieux dire ! je crois que je n'ai jamais vraiment su ce que cachait son sourire !"
joyce "oui, un sourire un rien mielleux mais bon continue la suite de ton histoire"
michaela "en résumé, il était sans arrêt derrière moi Maman disait que c'était compromettant et mes soeurs (surtout marjorie) ont approuvé. Papa voulait ue je prenne un peu de temps avant de me décider et de m'engager et.......
Joyce doucement "et ???"
Michaela "la guerre s'est déclarée un mois avant ton mariage. Davait devait partir. Alors un soir, avec ses parents, il est venu à notre maison pour m'offrir ma bague de fiançailles et me demander en mariage. Maman et mes soeurs m'ont entrainée dans un tourbillon "c'est magnifique, quelle merveilleuse nouvelle , quel beau couple vous formez etc etc ..; Papa n'a rien dit et je n'ai pas osé dire non ! voilà, je me suis fiançée à un homme avec qui je n'avais jamais eu une conversation sérieuse pour connaître ses goûts et comment il voyait l'avenir. Je n'ai eu de sa part qu'un baiser d'adieu sur ma joue sur le quai de la gare quand il est parti à la guerre. je n'ai jamais eu un instant seule avec lui ni une promenade en amoureux . Rien !!!"
Joyce "et alors ? il était peut être timide, inquiet de la guerre qui allait l'emmener au loin, il ne voulait pas te perdre et il a paré au plus pressé. Je comprends que c'est un peu bizarre comme réaction mais tu sais les hommes ne réagissent pas comme nous. Et qu'a dit ta famille ???"
Michaela "'Maman était superbement heureuse "épouser le fils d'un banquier reconnu à boston ? Depuis le temps qu'il te tourne autour ! et comme j'évoquais mes doutes et mes inquiétudes, elle m'a répondu très séchement "Michaela une fois pour toutes comprends que tes idées de pratiquer ta profession de médecin est une chimère. Une femme doit se consacrer à son mari subir le devoir conjugal et suivre tout ce qu'il lui dit de faire . Point !
en rougissant, Michaela ajouta " quand j'ai parlé d'amour, ma mère m'a dit que j'étais une petite dévergondée, qu'un mariage se construisait sur une estime réciproque, une somission inconditionnelle de la femme à son mari et qu'alors tout se passait bien. ! Et que donc, si David ne restait jamais seul avec moi et qu'il ne m'embrassait pas , cela voulait dire qu'il me respectait comme sa future épouse et que je devais être bien heureuse de cette attitude là !"
Joyce "je comprends mieux ta tristesse pendant les préparatifs de mon mariage. Jim, mon fiancé était amoureux de moi, je descendais le voir en cachette dans notre jardin, et il me disait des mots d'amour, embrassait mes mains et restait très correct ."
Michaela " je sais, tu me le disais et moi je n'osais pas te parler de l'attitude de David .Maintenant tout cela ne sert plus à rien, David n'a plus donné signe de vie depuis son départ, il est porté disparu et ses parents le croient mort !"
Joyce "et toi ? tu penses quoi ?"
Michaela "rien ! c'est atroce, j'ai eu de la peine quand j'ai su qu'il était porté disparu mais pas comme de la peine que l'on éprouve pour son f iancé, de la peine comme lorsque l'on perd une connaissance. Si tu savais comme j'ai culpabilisé quand pendant des mois et des mois mes collègues de l'hôpital, ma famille, nos connaissances me traitaient comme une veueve alors que je ne ressentais qu'un vide au fond de moi !"
Joyce " ah, c'est pour cela que tu portes une robe grise aujourd'hui ?"
MIchaela "oui, les convenances veulent que je porte son deuil. C'est ridicule mais je ne peux pas faire moins. Déjà qu'au cabinet de papa, j'ai du mal à m'imposer car je suis une femme médecin , si en plus je refuse de porter le deuil de mon fiancé ....
Joyce "je sais que ton père t'impose lors des consultations à l'hôpital et dans son cabinet et que tu as un très bon diagnostic alors ne te laisses pas abattre , tu as tant lutté ".
m'a
Michaela " tu as raison joyce. J'ai bien fait de parler avec toi. Tu restes encore quelques jours ?"
Joyce "oui ! Jim doit aller à Wqshington pour le conseil et il préfère que je me repose chez mes parents. Surtout que tu m'as confirmé que j'attendais un bébé, ton filleul ou ta filleule car c'est sûr tu seras marraine !"
Michaela "voudrai-tu m'accompagner visiter une de mes patientes dans les quartiers pauvres ?"
Joyce "j'accepte de grand coeur. C'est merveilleux de t'avoir comme amie. Tu as beaucoup de coeur et tu passes beaucoup de temps à aider les plus malheureux que toi . Nous y allons ?"
Nos deux amies quittèrent le parc, bras dessus, bras dessous en riant. Joyce cherchait comment aider son amie et Michaela était soulagée d'avoir ouvert son coeur à son amie d'enfance. Elle se sentait plus légère, plus heureuse. Cela ne lui était pas arrivé depuis fort longtemps.
Une petite heure plus tard, elles poussaient la porte d'une vieille maison délabrée où Michaela venait voir comment Madame Johnson , sa patiente malade de la tuberculose allait. Les médicaments qu'elle avait donnés à la pauvre vieille femme avaient soulagé un peu cette dernière mais ses jours étaient comptés malgré tout .
Elle accueillit gentiment nos deux amies et après la consultation, dit à Michaela "docteur, puis-je vous apporter mon aide ? vous semblez si mélancolique. Donnez moi votre main, je sais lire un peu l'avenir."
<Michael qui ne croyait pas à toutes ces fadaises de liseuse de bonne aventure tendit néanmoins sa main à Madame Johnson car elle avait beaucoup de compassion pour sa patiente et ne voulait pas la blesser."
Madame Johnson" je vois un bel avenir dans votre profession docteur Mike , mais loin d'ici ! Jevois aussi un amour merveilleux venir vers vous après bon nombre d'épreuves et de chagrins. Vous changerez totalement de vie et l'amour vous attend dans la lumière d'une terre lointaine !"
Michaela sourit nostalgique et remercia sa patiente. Sur le chemin du retour, elle resta longtemps silencieuse.
Joyce interrompit ses pensées "j'y crois moi que tu deviendras un grand docteur et je crois aussi qu'une belle femme comme toi trouvera le bonheur au lieu de rester dans tes robes de deuil . Secoues toi Miky l'avenir t'attend !"
Michaela répondit avec un petit sourire plein d'espérance "un avenir tout traçé ? vraiment ? tu y crois toi ??"
Les deux jeunes femmes continuèrent leur chemin en plaisantant :
Joyce "tu as entendu ? elle t'a appelée Docteur Mike ? j'aime bien, je trouve que çà sonne bien à l'oreille et çà fait "dynamique "
Joyce était heureuse de voir Michaela un peu plus détendue et même si les paroles de Mme Johnson ne se réalisaient pas, l'essentiel était d'apporter un peu de paix et d'espoir à Michaela afin qu'elle reprenne confiance en elle.
Pendant quelques jours les deux amies se sont souvent rencontrées. Et puis Jim le mari de Joyce a décidé d'emmener son épouse avec lui à Washington il était tout heureux de la grossesse de sa femme et voulait rester près d'elle.
Ils voyageraient à petites journées. Les deux amies se sont séparées bien tristement mais décidées à s'écrire pour se tenir au courant des évènements. Joyce était bien décidée à maintenir le moral de son amie dans de bonnes dispositions.
Le train train quotidien reprit pour Michaela : gardes à l'hôpital, consultations avec son père dans le cabinet de ce dernier, et visites aux personnes dans le besoin.
Ces activités lui permettaient de garder l'état d'esprit qu'elle avait promis de consserver à Joyce "un peu de vision positive de la vie"
Quelques jours après Madame Johnson mourut sans avoir reparlé de la vision de l'avenir à Michaela.
Cette dernière, sosutenue par son père avait décidé de porter des robes de couleur pastel afin d'abandonner peu à peu ses vêtements de deuil.
Sa mère, ainsi que les parents de david désapprouvèrent.
Vers la fin octobre, suite à des mauvais placements le père de David Lewis fit faillite. Lui et son épouse décidèrent de quitter Boston une nuit d'orage afin que personne ne soit témoin de leur fuite. Mais le lendemain, leurs deux corps furent retrouvés dans le fossé ; leur calèche avait perdu une roue et avait quitté la route.
Tous leurs biens furent saisis et vendus aux enchères étant doné que leur fils unique David était mort ou disparu, ce qui revenait au même pour les créanciers.
Madame Quinn fit la morale à Michaela "tu as porté malchance à la famille de ton fiançé en quittant les vêtements de deuil et maintenant ils sont morts"
Michaela répondit "je n'y suis pour rien si Mr Lewis a fait de mauvais placements et s'ils ont fui lors d'une tempête".
Marjorie et ses soeurs soutenaient leur mère. Seuls Rebecca et son père lui répétaient qu'elle n'étaient pour rien dans ces tristes évènements.
Joyce confirma leurs dires et écrivit tous les jours à son amie qu'elle sentait désorientée et découragée.
Elle essayait aussi de lui donner des nouvelles de sa grossesse qui se passait bien et lui parlait de Washington où elle se plaisait. elle invita Michaela à venir passer quelques jours avec elle et cette dernière promit de lui rendre visite apèrs les fêtes de Noël.
Michaela était au bloc opératoire en train d'aider le docteur Brown et dès qu'elle sorti après l'intervention elle vit Jenny l'infirmière qui travaillait avec son père qui l'attentait le visage triste et les yeux larmoyants.
Michaela " qu'y a t il Jenny "
Jenny "venez vite Michaela ! votre père est au plus mal, nous avons fait prevenir votre Mère et vos soeurs. Il a eu un malaise cardiaque !
Sans attendre la suite, Michaela dévala les escaliers qui conduisaient au premier étage où se trouvait son père. Son coeur battait très fort et dans sa tête elle se répétait "non papa, non pas çà !"
quand enfin elle parvint auprès de lui, elle sut qu'il n'y avait plus rien à faire
Josef Quinn ouvrit les yeux et serra la main de sa fille, sa petite dernière, sa préférée, celle avec qui il avait tant partagé, avec qui il avait tant de points communs. Il ne put prononcer un seul mot, il essaya de faire passser un message d'amour par son regard et doucement il s'éteignit.
Michaela était anéantie ! Elle venait de tout perdre : son père, son amour paternel, son soutien. Elle était incapable de pleurer et se pencha pour embrasser le front de son père.
Les jours de novembre passèrent comme dans un brouillard. Les obséques s'étaient déroulées come dans un monde irréel pour Michaela qui ne parvenait pas à réagir.
Joyce n'avait pas pu venir. Le trajet était trop long et trop fatigant dans son état de grossesse. Mais Jim son mari avait fait le voyage à sa place pour la représenter auprès de son amie et il avait apporté une lettre de Joyce pour Michaela.
Michaela avait repris le chemin de l'hôpital et des visites auprès des nécessiteux. Elle avait ouvert le cabinet de son père seulement une semaine après l'enterrement de ce dernier mais les patients se faisaient rares.
Sa mère voulait fermer définitivement le cabinet et seule parmi ses soeurs Rebecca s'y opposait
Un soir de la mi-novembre MIchaela rentra chez elle, triste, abattue. Un de ses patients auprès de qui elle avait passé la nuit à l'hôpital venait de décéder et elle ne supportait plus de voir toutes ces figures de la mort autour d'elle.
En arrivant dans le hall, Tom le maître d'hôtel de sa mère lui dit que celle-ci l'attendait dans le salon avec une visite pour elle, une surprise dit il
En arrivant dans le salon, Michaela aperçut le visiteur. Il lui tournait le dos, il était de haute stature, brun aux cheveux courts.
Michaela "Mère ? j'espère que je ne vous dérange pas ?"
Au son de sa voix, le visiteur se retourna et la fixa avec un sourire ironique avant de dire "Michaela enfin je vous retrouve !"
Michaela fronça les sourcils et examina plus attentivement l'homme qui venait de parler. Ces yeux, ce regard insistant et trop sûr de lui, le son de cette voix
tout cela lui disait quelque chose, mais quoi ?
Elisabeth Quinn dit avec un air soulagé : "Michaela, réveille toi, quel bonheur ton fiancé est revenu !
Michaela palît et tomba assise sur le fauteuil de son père en ouvrant des grands
yeux. Elle ne pouvait pas parler , elle avait l'impression de voir un fantôme et c'en était un à vrai dire après ces 4 ans passés
dans sa tête, les phrases se bousculaient : "non ce n'est pas possible, j'hallucine, il ne peut pas être là, il ne peut pas revenir maintenant que Papa est parti que je suis seule, je ne veux pas "
Madame QUINN s'impatientait "alors Michaela ? tu as perdu ta langue ?
n''est ce pas un bonheur ?"
David s'approcha d'elle et lui prit les mains pour lui aider à se relever et dit
"Je vous en prie Madame, laissez la se remettre de cette émotion, elle m'aime tellement qu'elle a du mal à croire que je suis revenue et que nous allons être heureux maintenant !"
Les yeux pleins de larmes,Michaela se leva et tout le monde se méprit sur son regard noyé. Elle ne parvenait pas à prononcer un seul mot.
Elle finit par dire "Mais enfin, comment pouvez-vous être là après tout ce temps sans donner un seul signe de vie ?
Elle n'arrivait pas à pronononcer le prénom de son fiançé. Quel fiançé au fait ? Un inconnu parti il y a 4 ans et qui revient d'un coup comme un fantôme.
Madame Quinn dit "j'ai invité David à souper ce soir. Il aura ainsi le temps de nous raconter tout ce qu'il a subi pendant tout ce temps, tout ce qu'il a souffert et dont il vient déjà de me donner un aperçu cet aprés-midi"
et voyant le manque de réaction de Michaela elle poursuivit "vas te changer et reviens vite t'occuper de ton fiancé (en insistant sur le mot et en posant un regard désapprobateur sur le doigt de Michaela qui ne portait plus sa bague de fiançailles depuis sa discussion avec Joyce).
Michaela gravit les escaliers qui conduisaient à sa chambre comme si elle trainait un boulet , son coeur était lourd, lourd .....
Elle prépara un texte sur un bout de papier et demanda à son ancienne nounou
Maggy d'aller envoyer le télégramme à Joyce tout de suite. Elle avait écrit "david est revenu et je ne ressens rien pour lui. On dirait que j'ai vu un fantôme !"
Puis elle se changea, enfila sa robe gris foncé et remit sa bague de fiançailles à son doigt. Dans le miroir, elle croyait voir une inconnue, une autre personne;
Quand est-ce que le cauchemar allait se terminer "papa est parti, je suis seule et il revient" une lueur de panique se voyait dans son regard.