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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 29.05.2012 à 14h41
Auteur : myra15
Statut : Terminée
« ceci est la suite directe d'"un avenir tout tracé ? vraiment ? qui était trop long.Nous retrouvons le Docteur Mike au mois de Mars alors que Sully est au loin pour une rencontre Indiens/arm » myra15
Cette fanfic compte déjà 283 paragraphes
"je ne sais quoi vous dire. ils ne vont peut être pas accepter ..."
Elisabeth s'emporta "ils préférent mourir de faim en attendant un hypothétique secours de l'armée. Je veux avoir des nouvelles de Bleu Océan et des autres, alors marché conclu ?
Sully osa se pencher pour donner un baiser sur la joue d'Elisabeth "merci pour eux Madame Quinn"
Elisabeth et Sully décidérent donc de se dire au revoir ce soir et ensuite Sully irait à Denver avec Nuage dansant et d'autres cheyennes qui l'attendraient à la sortie de la ville pour ne pas attirer l'attention. Ainsi le chariot de victuailles serait escorté jusqu'à la réserve". Sully demanderait à Roberty de lui prêter un chariot et il fut d'accord avec Madame Quinn qui disait que Loren vendait tout trop cher et qu'il n'apprécierait pas de vendre une grande quantité sans savoir à qui elle était destinée et cela ni l'un ni l'autre ne voulait que çà se sache !
Ils se séparèrent et après le repas du soir, Sully vint saluer la mère de Michaela disant que le lendemain il ne pourrait être présent au départ de la diligence car il avait à faire. Le chariot prêté par Roberty était déjà à la réserve et le départ était prévu tôt le lendemain matin.
avant de se coucher Elisabeth offrit son miroir et sa brosse à cheveux en argent à Collen qui se jeta dans ses bras. Elle prit Brian sur ses genoux pour lui raconter une histoire avant d'aller au lit et lui dit qu'elle avait une idée sur un cadeau qu'elle lui enverrait dès qu'elle serait arrivée à Boston.
Puis la petite maison endormie, elle parla longuement comme elle ne l'avait jamais fait avec sa fille assises toutes les deux côte à côte sur les marches du perron.
Michaela se sentit toute triste de voir partir sa mère, autant qu'elle avait été désagréablement surprise par son arrivée inattendue il y avait une semaine déjà !
Mais Michaela ne s'expliquait pas l'attitude de Sully ! demain il serait parti à l'aube et il n'avait pas échangé beaucoup de paroles lors de son passage ce soir ! pourquoi ?
Mais elle était décidée à prendre sa vie en main et maintenant qu'elle avait sa clinique, elle ne laisserait plus qui que ce soit et surtout pas un homme lui imposer ce qu'elle devait faire. Elle était enfin Libre de vivre selon ses propres codes.
Trois semaines plus tard, Michaela était assise à la même place sur le perron et elle regardait l'orage approcher. Des éclairs sillonnaient le ciel projetant une lumière aveuglante et électrique sur tout le paysage qui prenait ainsi un aspect menaçant. Elle avait reçu une longue lettre de sa mère avec un télescope pour Brian.
Sully avait fait des merveilles pour rendre la clinique fonctionnelle et Colleen avait pris l'habitude en sortant de l'école de venir l'aider pendant que Brian faisait ses devoirs dans une chambre de l'étage. Matthew avait aidé Sully et Michaela eut l'impression de revenir quelques mois en arrière quand les deux jeunes hommes réparaient la toiture de la pension de famille de charlotte.
Que s'était il passé depuis le départ de sa mère ? Sully lui avait avoué ce que sa mère avait fait pour les cheyennes. Elle avait été très émue et avait fait une lettre de remerciement très affectueuse à son attention. Elle comprenait mieux. Il y avait eu le passage d'un photographe de guerre qui lui avait fait le portrait de tous les habitants de Colorado Springs.
Il y avait eu aussi la déception de l'entretien éclair avec Sully, sur le pont qui menait à l'église. il avait abandonné le photographe qui l'initiait à la photographie pour venir vers elle quand elle s'était approchée. Il voulait lui parler un moment et là, refoulant ses larmes elle avait entendu des choses inouies "Michaela le soir de votre anniversaire, quand je vous ai embrassé j'étais sincère, j'étais sincère chaque fois que je vous ai prise dans mes bras !
mais nous sommes trop différents et je ne suis pas prêt pour vivre une autre histoire , je suis désolé""
Elle avait cru s'écrouler sur place car ses jambes ne la portaient plus. Elle avait répondu d'une toute petite voix "cela ne fait rien Sully, c'était un cadeau d'anniversaire, rien de plus, un très beau cadeau d'anniversaire " et elle était partie le plus vite possible pour cacher son chagrin et ses larmes.
Elle était trop fière pour demander une explication et elle essayait d'éviter celui qui avait pris son coeur autant qu'elle le pouvait.
Elle ne comprenait pas ! Il était si complice avec sa mère et celle ci avait l'air de l'apprécier ! de quoi avait il peur ? Ellle se fichait qu'il soit un homme des bois et qu'il ne soit pas de son "milieu" ! on n'était pas à Boston, Boston n'existait pas !
Elle décida de surmonter son chagrin, de faire avec et de tourner la page si douloureuse soit elle !
Depuis deux jours, elle avait fait la connaissance d'un homme charmant qui était venu pour faire des études concernant la création d'une ligne de chemin de fer entre Denver et Colorado Springs. Cette ligne serait prolongée ensuite pour devenir "Denver Rio Grande" et cet homme était tout à ait charmant. Le chemin de fer avait été aussi d'une première dispute très virulente avec Sully !
Tout d'abord elle avait fait la connaissance de la soeur de Maud, l'épouse de Loren : il y avait une dizaine de jours quand elle était arrivée à la clinique, Loren avait amenée Dorothy, sa belle soeur, une grande femme de 45/50 ans environ. Celle -ci était en piteux état car son mari Marcus l'avait sévèrement battue et elle portait des contusions sur tout le corps. Puis on avait retrouvé le corps sans vie de son mari et elle avait été accusée de meurtre et emprisonnée. Michaela pensait que cette belle rousse ne pouvait pas être un assassin. La tristesse qui se lisait dans ses yeux bleus lui disait que cela était impossible et Michaela avait sollicité l'aide de Sully et la présence de Jake, Hank et le révérend pour pratiquer une autopsie sur le corps du défunt. Elle avait pu ainsi prouver aux yeux de ces hommes que Dorothy n'était en rien responsable de la mort de Marcus. Ce dernier avait succombé à une cirrhose. Elle y avait gagné l'amitié éternellement reconnaissante de Dorothy et cela lui faisait du bien d'avoir un petit groupe d'amies avec Oiseau Blanc, Grâce. Mlle Olive et MIchaela s'entendaient bien mais la soeur de Loren se comportait souvent comme un homme dans ses idées et ses décisions.
Donc, Dorothy venait faire examiner ses blessures et avait apporté le journal de Denver venu à Colorado Springs avec un peu de retard sur sa date de parution par l'intermédiaire de la diligence. Un article était consacré à la création d'une ligne de chemin de fer de Denver à Colorado Springs.
Michaela avait évoqué ce futur chantier lors d'un repas familial auquel participait Sully. Il avait été extraordinairement courageux pour l'autopsie alors que les trois hommes qui assistaient avaient eu des malaises. Hank avait préféré quitter la pièce, Jake avait tourné de l'oeil et le révérend n'avait pas cessé de prier pour tenir le coup. Sully malgré quelques grimaces avait tenu bon et Michaela l'avait chaleureusement félicité.
Pour le remercier, elle l'avait invité à souper et c'est au cours de ce repas qu'ils se disputèrent pour la première fois.
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Michaela enthousiaste expliquait aux enfants que cette ligne de chemin de fer permettrait de relier Denver plus vite et à partir de cette ville, prendre le train pour le reste des Etats Unis,pour aller à Boston par exemple.
Sully avait dit que c'était inutile et que Colorado Springs était suffisamment bien desservi par la diligence. Qui disait chemin de fer, disait nature saccagée et territoire indien amputé. Et bien sûr les bisons iraient ailleurs. Donc c'était une mauvaise chose.
Michaela "comment pouvez-vous dire cela Sully ! si le train avait existé, vous auriez pu conduire votre épouse plus vite à l'hôpital de Denver et elle serait encore en vie ! pourquoi refuser le progrès sans arrêt, il y a malgré tout des bons côtés et il suffit d'être vigilant sur le tracé de la ligne afin de gêner au minimum les indiens et les bisons."
Elle s'échauffait toute seule et avait élevé la voix. Il est vrai que depuis qu'il l'avait en quelque sorte repoussée, elle lui en voulait et elle était toute contente de ce prétexte pour lui chercher dispute. Au moins elle pouvait vider sa colère sur lui même si les deux sujets n'avaient rien à voir.
Sully répondit vertement car il ne comprenait pas sa colère et n'avait pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds "je peux bien exprimer mon idée aux enfants moi aussi ; ainsi ils pourront se faire leur propre opinion. Je vous interdis de parler de ma défunte épouse! compris ! et si vous trouvez que çà ne va pas assez vite pour aller prendre le train à Denver, vous n'avez qu'à retourner directement à Boston comme cela vous ne serez plus retardée !
Surprise par sa colère et horrifée car il lui suggérait de quitter Colorado Springs, elle rétorqua "Sully, vous n'êtes ni mon père, ni mon époux, dieu merci donc je pense ce que je veux et je l'exprime comme je l'entends chez moi. Un point c'est tout"
Sully se leva "c'est vous qui dites cela après avoir cherché à comprendre les indiens , à les aimer peut être ? vous avez raison, vous êtes chez vous ! bonsoir ! bonsoir les enfants !"
Il prit sa veste, appela Wolf et disparut dans la nuit. Arrivé à son abri solitaire le plus éloigné de la maisonnette, il se jeta sur sa couverture et pleura comme un enfant. Elle ne l'aimait pas, elle avait fait semblant et si elle partait ce serait tant mieux, au moins elle arrêterait de mettre du désordre dans sa vie. Voilà tout ! qu'elle aille au diable !
Colleen débarassa la table sans mot dire et Matthew disparut dans la grange sans dire bonsoir. Brian boudait, les yeux plein de larmes les bras passés autour du cou de Bébé Loup.
Michaela aida Colleen, cassa deux assiettes par sa maladresse, ramassa les morceaux en râlant et partit se coucher en pleurant. Impossible de trouver le sommeil. Elle pensait à ce qu'elle avait dit ! comme d'habitude elle avait voulu imposer son idée mais il l'avait cherché, il l'agaçait car il jouait au chat et à la souris avec elle. Qu'il aille au diable. Elle ferait comme elle voudrait et elle pourrait même retourner à Bosgon si elle en avait envie. Ce n'est pas lui qui lui dirait ce qu'elle devait faire. L'homme qui la commanderait n'était pas encore né, voilà tout !
Et en plus il s'était montré presque méchant en lui parlant de sa femme. Eh bien qu'il passe le restant de ses jours à genoux devant la tombe d'abigael si cela lui plaisait tant
et
Matthew n'aimait pas du tout ce qui venait de se passer pour un bout de rail. Il dormit mal et se leva très tôt. Il trouva Michaela debout en train de préparer le petit déjeuner, les traits tirés et les yeux rougis. Il dit qu'il était en retard car il avait promis à Mlle Olive de réparer une palissade et il s'enfuit de la maison. Il ne trouva pas Sully à l'abri récent installé près de leur habitation et il partit vers la forêt, vers son autre abri. Il le trouva sortant de la rivière, les cheveux dégoulinants, son corps nu et bronzé magnifique. Lui aussi avait une petite mine et ses yeux avaient pleuré. Matthew le salua et partit préparer du café.
Quand Sully eut enfilé son pantalon de daim et ses mocassins, il vint s'asseoir à côté de l'adolescent sans mot dire.
Matthew dit "je suis désolé pour hier soir ! je ne sais pas ce qu'il lui a pris, elle était hors d'elle, elle n'était plus elle-même en vérité !"
Sully versa deux tasses de café et dit "moi aussi je suis désolé. je pense que je n'aurais rien dû dire mais c'était plus fort que moi. Il me semble que j'ai le droit d'exprimer mes idées autant qu'elle !"
Matthew approuva "les femmes sont bien compliquées parfois. Si elles se font écraser comme le fait Hank, çà ne va pas ! Si on les écoute patiemment çà ne va pas non plus ! c'est désespérant ! Mais je suis très chagrinée que tu te sois disputé avec ma mère. Oh pardon , je t'ai tutoyé !"
Sully lui tapota l'épaule "tu peux me tutoyer Matthew, je t'aime bien. Mais moi aussi j'ai de lapeine et comme elle est têtue comme quinze mules à la fois, je ne sais pas comment faire ? Et puis je tiens à mes idées !"
Matthew "et si tu la laissais sans nouvelles pendant un jour ou deux et sans venir en ville ? Elle réfléchirait et se rendrait compte qu'elle t'a blessé. Alors il sera plus facile pour lui parler ! qu'en dis tu ?"
Sully soupira "on peut essayer ! mais tu sais elle est si différente de moi et si imprévisible !"
Matthew avec un petit sourire complice "oui mais elle t'aime bien, beaucoup même !"
Sully dit qu'il fallait aller relever les pièges et Matthew lui proposa de l'aider. Pendant le temps qu'ils passèrent ensemble, ils ne parlèrent plus de Michaela tant elle semblait présente physiquement entre eux .
Brian avait fait la mauvaise tête pendant tout le repas et n'avait pas ouvert la bouche et comme Michaela lui demanda vertement ce qui n'allait pas, il répondit insolemment :"tu as fait de la peine à Sully, tu l'as chassé de sa maison et tu me demandes ce qui ne va pas ! moi aussi j'ai de la peine et je vais partir habiter avec lui ! voila !"
Michaela le regarda en lui demanda "parles moi poliment veux tu ? et prépares toi pour l'école si tu ne veux pas être en retard ! les conversations de grandes personnes ne te regardent pas, compris ?"
Brian sortit en courant et quand Michaela s'approcha du chariot, il était absent et avait laissé un papier "je vais à l'école à pieds tant pis si je suis en retard!"
Elle dut se résoudre à partir en ville avec une Colleen muette comme une carpe et elle était si mal à l'aise qu'elle fut heureuse de descendre devant la clinique.Elle eut beaucoup de monde et n'eut pas le temps de penser.
Mais à la pause de midi, aucun enfant n'était venu la rejoindre et elle décida de sauter elle aussi le repas et se mit à penser à la dispute de hier soir :
pourquoi avait il agi ainsi ? D'accord, il devait sa ressurection aux cheyennes mais ce n'était pas une raison pour se comporter ainsi ! jamais il ne lui vint à l'esprit que son attitude personnelle puisse être mise en cause !
Dorothy tapa à la porte et lui demanda si elle ne voulait pas venir déjeuner avec elle. Michaela refusa car elle avait des choses à faire. Mais Dorothy comprit que quelque chose ne tournait pas rond et dit "que se passe t -il Michaela ? vous faites une tête !!!!"
N'obtenant pas de réponse, elle vint s'asseoir près du Docteur Mike et lui dit "je peux vous aider à ranger si vous ne souhaitez pas parler ! ou alors vous pouvez me dire ce qui ne va pas ? un problème avec les enfants? J'en ai élevé trois et je peux vous donner deux ou trois conseils si vous le voulez bien entendu .?"
Après une longue hésitation et après avoir commencé le rangement des médicaments reçus pour se donner une contenance, Michaela dit enfin "ce n'est pas au sujet des enfants !"
Dorothy dit "et de qui ? Loren vous a contrariéé ? Hank a t il été encore grossier ?"
Michaela les yeux pleins de larmes baissa la tête "non , je me suis disputée sévèrement avec Sully !"
Dorothy "à propos de quoi ?"
Michaela poursuivit, les yeux brillant de colère "il est tout à fait opposé au chemin de fer et ne veut entendre aucun argument ! Il est borné !"
Dorothy dit "non il n'est pas borné ! il a le droit d'avoir ses propres opinions et vous devez les respecter comme lui doit respecter les vôtres, ce n'est pas plus compliqué que cela !"
alors Michaela s'approcha de Dorothy et dit "vous croyez çà ? et bien asseyons nous, je vais vous raconter ce qu'il s'est vraiment passé !"
Elle essaya de restituer la conversation de la veille au soir avec le plus de fidélité et elle se rendit compte en la racontant qu'elle avait été non seulement maladroite, mais exaspérante dans ses paroles et qu'elle voulait à tout prix le blesser car il l'avait "repoussée " !
Dorothy écoutait sagement jusqu'au bout sans parler en examinant attentivement la jeune médecin qui semblait avoir beaucoup de chagrin.
Quand Michaela eut terminé, elle dit simplement "vous l'aimez n'est ce pas ?"
Michaela omit de répondre à la question et dit "il est amoureux d'Abigaël pour l'éternité alors !
Dorothy dit doucement "vous savez, j'étais la tante d'Abigaël puisque ma soeur était sa mère ! je me souviens de ce garçon timide qui l'a épousée très vite! il voulait fonder une famille car il était orphelin. Il parlait peu de son passé. Il avait perdu ses parents, ses frères et soeurs. il avait travaillé durement dans la mine d'or dans des conditions effroyables pour une bouchée de pain. Il fallait qu'il lutte contre les adultes qui tentaient de le tromper d'une manière ou d'une autre. Ensuite , il a dû faire face au mépris de Loren qui ne voulait pas ce mariage et qui l'a tenu pour responsable de la mort de sa fille quand cet affreux drame est arrivé. Après il a eu des problèmes avec l'armée qui lui ont fait faire des choses contraires à son intégrité et il est parti dans la forêt. Les cheyennes l'ont recueilli et l'ont aidé à faire surface. Il sait qu'il leur doit la vie et il les défendra jusqu'à sa mort. C'est un coeur pur, généreux, une âme sensible sous sa timidité et ses airs de sauvage ! il se fait traiter de peau rouge par des imbéciles en ville, des idiots comme Hank et Jake. Il se sent repoussé par ses semblables et il se tourne vers sa famille d'adoption, les indiens !
Pourtant il est cultivé, il aime lire, il adore les poèmes et il a l'esprit ouvert et compatissant pour les autres, ceux qui souffrent surtout car il sait ce qu'est la solitude ! Tandis que vous, Michaela ...
Michaela dit "tandis que moi ! continuez j'espère votre franchise !"
Dorothy "vous êtes une charmante petite personne qui a été choyée par sa famille même si l'éducation imposée par votre mère était dure à supporter. Vous avez pu réaliser votre rêve de devenir Médecin. Vous n'avez pas souffert. Sauf quand vous avez épousé David ! peut être est ce aussi votre faute en partie ? Vous si autoritaire quelquefois vous avez cédé et accepté ce qui ne vous convenait pas. Après je reconnais que tout a été difficile jusqu'à ce que le Ciel mette Sully sur votre route. Il a tout fait pour vous aider, il vous a prêté sa maison . Avez vous pensé à ce que cela représente pour lui de céder la maison d'Abigaël ? Je crois qu'il est très attiré par vous mais il a peur de souffrir encore ! vous êtes si différents tous les deux ! vous êtes à l'opposé d'Abigael qui était timorée et prude comme une nonne ! vous vous êtes seulement un peu coincée. Laissez vous aller Michaela on ne vit qu'une fois et cet homme est si bon , si généreux, si magnifique !
Michaela butée : alors je fais quoi ! je tiens à mes idées et je suis sûre d'avoir raison ! mais je ne veux plus être fâchée avec lui !
Dorothy "personne ne vous dit de changer vos idées, mais n'essayez pas de faire changer les siennes. Il a les mêmes droits que vous. Tel que je le connais, il doit se faire un sang d'encre de votre dispute "
Michaela "peut être mais il n'a que de l'amitié pour moi et ne pense qu'à son ex femme !"
Dorothy "lui avez vous dit que vous l'aimez et que vous serez patiente ?"
Michaela outrée "oh cela ne se dit pas quand on est une femme et je ne veux pas qu'il se moque de moi comme il l'a fait " et elle raconta sa soirée d'anniversaire et la conversation après le passage du photographe.
Dorothy avait l'esprit pratique "tout d'abord, allez le voir et dites que vous respectez ses idées en tenant aux vôtres" après un grand sourire arrangera bien les choses. Vous ne connaissez rien aux hommes Michaela et vous avez une beauté à damner un saint et un charme à qui on a du mal à resister même si on s'appelle Sully et qu'on a peur de souffrir à nouveau, surtout quand on s'appelle SULLY !"
Et elles éclatèrent de rire toutes les deux. Michaela raconta la conversation qu'elle avait eue avec Charlotte au sujet de Sully et Dorothy dit que Charlotte aimait Sully comme son petit frère et ne s'était jamais pardonné de n'avoir rien pu faire pour éviter le décès de la mère et de l'enfant.
Avant de rentrer à la maison , Michaela alla voir l'abri de la forêt. Il était désert et tout était bien rangé. Elle alla à la réserve voir Oiseau blanc et cette dernière dit qu'elle n'avait pas vu Sully depuis deux ou trois jours et qu'elle ne savait pas où il était. Nuage Dansant était parti chasser avec d'autres indiens.
Michaela rentra tristement à la maison sans savoir que Sully avait appliqué le plan de Matthew : disparaître un jour ou deux . De plus il était à la chasse avec Nuage Dansant et ensuite il rentrerait au camp cheyenne. Mais cela même Oiseau Blanc l'ignorait.
Elle dormit mal cette nuit là et rêva d'un Sully qui lui souriait ironiquement et lui faisait un petit signe d'adieu désinvolte avant de lui tourner le dos et partir dans la forêt. Quelle misère ! mais elle décida d'expliquer son point de vue aux enfants et de reconnaître devant eux qu'elle s'était mal comportée et qu'à la moindre occasion, elle s'éxcuserait devant Sully.
Brian lui sauta au cou, Colleen l'embrassa et Matthew sourit en hochant la tête avec un petit air mystérieux.
Le lendemain passa sans ramener Sully. Matthew dit qu'il y avait des hommes qui tiraient sur les bisons pour les détruire comme çà par plaisir et que cela avait certainement quelque chose à voir avec le chemin de fer. Michaela ne répondit pas et haussa les épaules.
Le surlendemain, dans la matinée, on tapa à la porte et Michaela ouvrit pour se trouver en face de deux hommes. L'un avait les traits tirés par la douleur et tenait son bras gauche un peu en l'air. Le deuxième bien mis dans un costume de cheval noir, avait les cheveux blonds, la barbe et des yeux noirs perçants. Il semblait être le responsable du premier
"bonjour je cherche le Docteur Quinn ! Mon employé a mal à son doigt et ce dernier est infecté , ce doit être ..."
Michaela énervée que l'on fasse le diagnostic à sa place dit "je suis le DR Quinn, je vais voir de quoi il s'agit, entrez "!
L'homme dit "je m'appelle Ted Black, je suis chargé de prospecter pour la création de la ligne de chemin de fer. C'est un ouvrier mexicain, il ne comprend pas l'américain. Il s'est blessé au doigt, je pense à ..."
Michaela "vous pensez à rien ! le médecin ici c'est moi et elle prit la main de l'homme qui la regardait avec douleur. Elle lui sourit , l'examina et dit "c'est un panaris et il est infecté. Tant que l'abcès n'est pas mûr vous souffrirez. Je ne pourrai le percer que dans deux ou trois jours .Jusque là il faut garder la main au propre et il ne pourra pas travailler" (la fin de sa phrase s'adressait à M. Black).
Je vais vous donner du laudanum pour atténuer la douleur et il faudra tenir le bras bien au propre.
M. Black dit "ce n'est pas possible ! il a du travail ! je dois rendre un rapport rapidement. Etes vous sûre d'être le médecin "dit il ironiquement ?
"Si vous ne me croyez pas pourquoi êtes vous venu ici ? Vu l'état de sa main, je pense que vous aviez compris qu'il ne pourrait pas s'en servir pendant un moment ! je peux l'héberger à la clinique si cela vous arrange et cela ne vous coutera rien, je n'ai pas de rapport à rendre urgemment moi mais je tiens à ce que cet homme guérisse au plus vite"
M. Black jeta un billet sur la table et disparut laissnt le blessé
Mais le lendemain matin vers 10 h, Michaela eut la surprise de voir arriver Monsieur Ted Black, sur son 31 avec une boite qu'il lui tendit avec un grand sourire "je veux me faire pardonner car hier je me suis mal comporté avec vous. J'étais contrarié car j'ai des impératifs à respecter avec la compagnie de chemin de fer. Je vous prie de m'excuser Docteur !"
Michaela défit le paquet et vu que c'était des friandises. Elle remercia froidement et dit qu'il faudrait attendre encore un jour avant de percer l'abcès.
Monsieur Black insista pour l'inviter à déjeuner chez Grâce. Les enfants étaient absents et avaient prévenu qu'ils ne rentreraient pas. Elle était seule et Dorothy n'avait donné aucune nouvelle. Cet homme était charmant dans sa volonté à vouloir s'excuser et elle accepta.
Elle se dit aussi que si Sully qui ne donnait pas de nouvelles la voyait en compagnie de cet homme, il comprendrait qu'il n'était pas l'unique garçon à l'intéresser et qu'elle pouvait très bien se trouver une autre compagnie masculine que la sienne. Voilà comme cela elle se vengerait sans en avoir l'air.
Et à midi, la tête haute pour bien crâner, elle se dirigea vers le restaurant de Grâce en devisant avec Monsieur TED Black.
Ce dernier ne croyait pas sa chance d'être en compagnie de ce délicieux petit docteur qu'il regardait un peu comme une fille de plus à épingler à son tableau de chasse.
Roberty qui reprenait peu à peu son travail, la regarda passer en fronçant les sourcils. Il n'aimait pas du tout ce genre de type. Il alla voir Grâce et lui dit "d'où sort il celui là ? Il ne me dit rien qui vaille ! et elle a l'air toquée de lui !"
Grâce, haussa les épaules et dit "il la remercie car elle a soigné son ouvrier d'un panaris. Il n'y a rien de mal là dedans. Vous les hommes vous imaginez toujours de ces trucs !
Ted insista pour que Michaela l'appelle par son prénom ce qu'elle refusa et se mit en frais pour la distraire. Il lui parla de Washington et de Chicago où il avait parait il travaillé et essayait d'en mettre plein la vue à cette belle fille froide qui lui faisait face et ne semblait pas du tout intimidée.
"vous savez je suis née à Boston et j'y ai véçu des années avant de venir m'installer ici il y a un an environ ! dit elle . Elle se languissait que le repas finisse et se dit qu'elle n'avait peut être pas eu une bonne idée d'accepter ce repas.