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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 28.09.2012 à 19h29
Auteur : myra15
Statut : Terminée
« voici le quatrième volet de ma très (trop) longue histoire » myra15
Cette fanfic compte déjà 273 paragraphes
Hank soupira et dit "vous restez mon amie malgré tout ? "
Marjorie éclata de rire et dit "parce que vous avez besoin d'amie vous ! je croyais qu'une femme n'avait de place qu'à la maison ou dans votre maison mal famée !"
Hank "Marjorie arrêtez de vous moquer de moi ! je vous aime beaucoup ! "
Marjorie le regarda en souriant et perplexe "vous parlez à une femme mariée Hank !"
Hank reprit de sa superbe "mariée ? comme çà ? où ? derrière l'église ? devant les esprits comme dirait votre illuminé de beau frère !"
Marjorie lui pinca le bras "attention Hank! si vous voulez mon amitié, il ne faut pas traiter mon beau frère d'illuminé ! il ne l'est pas plus que vous dont le seul maitre est l'argent, encore l'argent et toujours l'argent ! vous vendriez votre âme au diable pour de l'argent ! et dites moi que penserez votre délicieuse cheyenne de vous si elle savait l'opinion que vous avez de ses Esprits ??"
Hank se dandina encore en râlant au fond de lui aprés cette femme indomptable.
Marjorie dit "je suis mariée avec Daniel entre lui et moi ! il n'y avait pas besoin d'autre personne ! êtes vous tant attaché aux apparences cher ami ?"
Hank répondit "non, mais...."
à ce moment là la terre trembla sous un roulement de tonnerre. Ils tournèrent la tête d'un même mouvement vers l'entrée de la ville où un nuage de poussière énorme montait dans le ciel.
Hank dit "zut l'armée qui rapplique ! " puis il réfléchit et sourit d'un air voyou "des nouveaux clients! je vous raccompagne chez vous Madame et je cours les accueillir !"
Ils étaient presque arrivés devant la pension de famille qu'ils atteignirent trés vite. Ingrid parut sur le seuil suivie de Matthew. Marjorie donna le panier à Ingrid et regarda Matthew.
Ce dernier ne dit rien mais partit en courant vers la forge de Roberty à la recherche de Sully !
Marjorie rattrapa Hank qui s'avançait vers la horde militaire et dit "je vais moi aussi les accueillir ! depuis le temps que je les attends ceux là !"
Sully était chez Roberty avec Wolf. Lorsque Matthew lui annonça la nouvelle dont il se doutait un peu vu le bruit et la poussière, il sortit son bandana de la poche et l'accrocha autour du cou de Wolf "vas mon ami, Nuage Dansant ! " et il lui montra le chemin qui menait à la forêt.
Les yeux intelligents de l'animal croisèrent le regard bleu océan de son ami et il partit en courant vers la réserve. Sully se dirigea à grands pas vers la prairie où l'armée venait de poser les pieds.
Il arriva juste à temps pour entendre Hank et Marjorie s'adresser à Wellington entouré de O Connor, Mac Kay et un autre officier qui devait être Burgoyne sans doute.
Hank "je vous souhaite la bienvenue Mon général ! mon saloon est assez accueillant et je dispose de quelques chambres ! de plus il y a de la compagnie féminines pour vos hommes" ajouta t il avec un clin d'oeil.
Marjorie lui coupa la parole et tendit la main vers le général "Bonjour, Général, Marjorie Quinn, je dirige la pension de famille qui vous conviendra sans doute mieux que le trou à rats de Monsieur Lawson "!
Hank allait riposter . Mais le général était tombé en arrêt devant cette femme chic, qui s'exprimait avec grande classe et qui le regardait si gentiment avec ses grands yeux bleu pâle plein de vivacité.
Il saisit rapidement la main de Marjorie et la porta à ses lèvres "pardonnez mon incorrection Madame. Je ne m'attendais pas à trouver une aussi jolie femme, avec autant d'allure dans ce trou perdu. Je suis le général Jérémy Wellington"
Marjorie dégagea discrétement sa main qu'il ne lachait pas "je me permets d'insister Général sur la classe de mon établissement et sur sa cuisine soignée et familiale. Je suis certaine que vous apprécierez d'être comme en famille ! "
Wellington soupira et essaya un sourire qui se voulait séduisant. "Madame, je manque à tous mes devoirs. Permettez moi de vous présenter le Sergent Mac Kay, le sergent O Connor et le lieutenant Burgoyne !"
Marjorie eut un petit hochement de tête agréable assorti d'un sourire ravageur pour chacun des officiers. Elle avait fait trés attention afin que chacun d'entre eux pense que le sourire n'était destiné qu'à lui seul ! "
Burgoyne s'inclina, raide comme un baton et cela lui donna envie de rire. Elle croisa le regard de Mac Kay avec amusement et sympathie. Mais elle porta toute son attention sur O Connor :
"Sergent O Connor ? je ne me suis pas trompée ? êtes vous irlandais d'origine ? "
O Connor plus habitué à hurler des ordres et des injures resta muet et embarassé devant cette belle femme qui semblait trés à l'aise dans cet environnement essentiellement masculin. Burgoyne lui suggéra de quitter son chapeau et il sourit "non je ne suis pas d'origine irlandais Madame, du moins je ne crois pas ! "
Hank s'impatientait et décida de reprendre la conversation en "mains" "Mon général, voulez vous que je fasse porter vos bagages dans mon établissement ?"
Wellington le regarda comme s'il le découvrait enfin "non! merci Monsieur ???"
Hank s'inclina "Lawson ! Hank Lawson ! "
Wellington se tournait déjà vers Marjorie "Madame si vous le voulez bien, j'aimerai découvrir l'ambiance familiale dont vous venez de me parler ! "
Mac Kay demanda l'autorisation de choisir la pension et Burgoyne s'imposa de lui même. O Connor se rembrunit et dit "pour ce soir, je vais essayer le saloon !"
Et il emboita le pas à Hank pour aller vers "le trou à rat" comme l'appelait Marjorie. Il avait déjà découvert cet endroit lors de son précédent passage à Colorado Springs en compagnie de Jake. D'ailleurs il ne tarda pas à demander "où est Monsieur le Maire ; le général voudra le voir ! "
Hank resta évasif sur l'endroit où pouvait bien être le maire car il lui semblait l'avoir vu dernièrement vers la pension de famille avec Térésa....
Sully laissa Marjorie entrainer son petit groupe militaire et les rejoignit devant la porte de la pension. Il sourit légèrement en regardant Wellington dans les yeux "Heureux de vous voir enfin mon Général ! je désespérais de votre visite !"
Il prit grand soin de ne pas regarder Mac Kay et salua Burgoyne en premier. Ce dernier le détailla d'un air hautain et dit "êtes vous métis Monsieur ???'"
Marjorie intervint "oh non ! Sergent ,Monsieur Sully est américain d'origine anglaise par ses parents. Je vous en prie entrez ! que désirez vous à boire ?"
Et tous s'engouffrèrent dans la salle à vivre où Mary faisait semblant de ranger quelque chose, inquiéte au fond d'elle même de l'arrivée de l'armée !
Ingrid et son amie suédoise apportèrent des rafraichissements. Sully s'était installé prés de Wellington.
Marjorie voyant cela sentit qu'il fallait battre le fer pendant qu'il était chaud "Messieurs, permettez moi de vous inviter ce midi d'une manière informelle. Vous avez sans doute à parler et je vous proposerai du poulet roti, des pommes de terre et un gâteau au chocolat . Cela vous convient il ?"
Wellington se leva pour prendre la main de son hôtesse et la porter à ses lèvres "merveilleusement Madame ! montrez nous nos chambres afin que nous puissions nous installer. Il faudrait aussi que je trouve un médecin car quatre homme du régiment sont malades et nous n'avons pas de major avec nous ! "
Marjorie regarda Sully afin qu'il ne parle pas "ma soeur, le Docteur Michaela Quinn se fera un devoir de les examiner ! "
Wellington "Madame ! une femme médecin ? vous vous oubliez ?'
D'un ton imperceptiblement plus sec Marjorie répondit "elle est un excellent médecin, Général et vous n'avez pas le choix. Je pensais qu'un homme aussi intelligent que vous n'avez aucun préjugé avant d'avoir vu par lui même" et elle termina sa phrase par un sourire enjoleur.
"Mac Kay! allez requérir ce médecin et conduisez la au camp ! pardonnez madame mon emportement ! j'ai été si surpris ! "
Puis il se tourna vers Sully "les problèmes matériels sont réglés, pouvons nous discuter un peu tous les deux. Burgoyne veillez à notre installation ! "
Sully sauta sur l'occasion "Je vous propose une ballade à cheval pour vous faire découvrir les environs de Colorado Springs ! nous serons à l'heure pour le repas ! "
Wellington se leva en bombant le torse. Il ne perdait pas Marjorie des yeux et la belle rousse avait envoyé Ingrid accompagner Mac Kay à la clinique car il n'était pas sensé savoir où elle se trouvait. Elle se tourna avec un air angélique vers Burgoyne et dit "je vous en prie, suivez moi je vais vous montrer vos appartements ! "
Ingrid partit avec Mac Kay un peu inquiéte car elle pensait que Michaela serait surprise. Mais Matthew avait fait un détour pour voir sa mère et la mettre au courant.
Lorsque Mac Kay tapa à la porte de la clinique, Michaela était en train de lire des livres de médecine pour se donner une contenance. Dés qu'elle fut informée, elle se leva, prit son manteau et suivit le militaire vers le camp pour examiner les malades. En route, elle dit simplement à Mac Kay "où est le général Wellington ?"
Mac Kay lui sourit rassurant "seul avec Sully dans les environs à cheval ! votre soeur monopolise Burgoyne et elle a agi avec beaucoup d'adresse, le général est sous son charme ! O Connor est allé picoler un peu, le whisky lui manquait trop ! "
Michaela diagnostica une grippe sévère et les quatre soldats furent isolés dans une tente sanitaire car O Connor qui avait rejoint le camp passablement éméché n'avait pas voulu qu'ils soient conduits à la clinique. Michaela dit qu'elle passerait le soir même et leur administra entre autre une tisane cheyenne contre la fièvre, contenant de l'écorce de saule.
Sully avait entrainé Wellington sur le chemin pris par Wolf car il savait ce qui allait se passer. Et en effet, une petite demi heure plus tard, Nuage Dansant accompagné de Bison Noir et Danse avec les loups vinrent à leur rencontre.
Wellington rougit, s'excita et sembla mal à l'aise "je ne voulais pas voir d'indien ici ! "
Sully sourit "il doit y avoir une raison pour qu'ils viennent en ville. Mais il s'agit là d'une rencontre informelle dont nous ne parlerons pas si cela vous gêne. Vous serez bien accueilli. Je leur ai dit que votre grande expérience vous permettrait de comprendre leur problème ! "
Nuage Dansant et Danse avec les loups portèrent leurs mains droites sur leurs coeurs et dirent "Ao Sully ! nous allions en ville acheter du tabac !" Ils s'exprimaient en américain et saluèrent poliment le militaire vert de rage et blanc d'inquiétude au fond de lui. Ce Sully l'avait conduit dans un traquenard !
Il regarda l'homme aux yeux bleus paisibles et dit "ils vont en ville acheter du tabac ?'
Sully sourit "oui cela leur arrive. Mais je vous présente le Général Wellington chargé d'étudier le problème indien" dit il cérémonieusement en se tournant vers les cheyennes.
Les autres saluèrent. Bison Noir ne voulait pas montrer qu'il ne comprenait pas trop bien et calquait son attitude sur les deux autres.
Nuage dansant regarda le militaire dans les yeux et dit "Sully nous a dit que vous étiez responsable du Colorado pour le problème indien. Il nous a dit que vous aviez une grande expérience militaire mais aussi beaucoup d'intelligence et de doigté pour aborder les difficultés. Nous sommes honorés d'avoir affaire avec vous ! vous allez certainement trouvé un terrain d'entente !"
Wellington qui avait combattu des indiens agressifs ne comprenait plus rien. Il bomba le torse et dit fermement "il n'y a pas de terrain d'entente ! il y a une décision du gouvernement américain concernant les territoires dont il a besoin ! les indiens n'ont qu'à déménager ! "
Danse avec les loups fit avancer son cheval et dit "l'homme blanc devrait comprendre qu'il est plus juste de discuter équitablement ! "
Nuage dansant intervint rapidement "nous nous reverrons sans doute et nous aurons des discussions constructives, je n'en doute pas ! "
et les cheyennes continuèrent leur chemin comme s'ils allaient vraiment à Colorado Springs. Sully continua sa route comme si de rien n'était. Wellington resta silencieux un grand moment puis il dit " ils parlent notre langue et savent rester calmes ???"
Sully le regarda "ce sont des hommes comme vous et moi qui défendent leurs terres et leurs coutumes pour ne pas que leurs familles meurent de faim . Rentrons mon général ! il est temps ! "
Sully était perplexe quant à l'attitude de Wellington. Ils arrivèrent à la pension où Marjorie avait dressé une table agréable pour les hommes. Daniel venait d'arriver prévenu par Matthew et tout naturellement il se joignit à Sully et aux quatre militaires. En effet, Marjorie était allée elle même inviter O Connor au camp militaire où il cuvait sa cuite. Il se lava, se rasa pour avoir l'air "plus frais" et arriva un peu embarassé.
Mary était partie manger avec Michaela chez Grâce ainsi que les enfants. La discussion fut âpre mais Sully trouva les arguments pour que les militaires restent au moins jusqu'au lendemain soir pour continuer les entretiens.
Michaela retourna le soir accompagnée de Mary visiter les militaires qui n'étaient pas en forme du tout mais dont l'état général ne s'était pas aggravé depuis le matin. Mac Kay et d'autres soldats se montrèrent empressés auprés de cette jolie femme, enceinte de surcroit mais à la voix si douce et si ferme et aux gestes si professionnels. Le camp entier s'étonnait de trouver dans ce coin perdu un médecin aussi compétent .... et en plus c'était une femme !
Marjorie avait fait part à Wellington de son invitation pour un souper "habillé" pour le soir. Le militaire exultait d'être traité comme un personnage important.
Mac Kay avait eu l'occasion de parler à Marjorie loin de tout le monde et lui avait dit qu'il admirait sa façon d'aborder son chef mais qu'il ne fallait pas qu'elle en fasse trop car cette "vieille branche" se prenait pour un séducteur ....
Michaela et Mary avaient été priées de se faire belle ainsi que Colleen. Grâce s'était proposée pour le service avec une idée bien précise derrière la tête , idée partagée avec Marjorie.
Dorothy avait invité Térésa, Brian, Matthew et Ingrid à souper chez Loren et elle même.
La table était dressée simplement mais avec raffinement et décorée de branches de houx luisant qui rappelaient les yeux de Mary. Cette dernière était vêtue d'une robe verte seyante et ses cheveux remontés en un joli chignon d'où s'échappaient des boucles blondes et souples.
Michaela portait une robe bleue nuit qui cachait un peu son petit ventre et ses longs cheveux bouclés croulaient sur son dos.
Colleen était ravissante dans un ensemble marron assorti à ses yeux perdus dans le vague car elle avait reçu une lettre d'Andrew et ce souper l'ennuyait ferme.
Marjorie entra en robe noire décolletée juste ce qu'il faut pour laisser deviner le grain fin et soyeux de sa peau. Les cheveux roux étaient coiffés en chignon tressés et deux belles boucles d'oreilles en brillants dansaient contre son cou.
Wellington l'accueillit avec empressement sous le regard ironique de Daniel et Mac Kay apprécia à sa juste valeur le beau décolleté qu'il avait eu l'occasion d'admirer de plus prés.
O Connor semblait mal à l'aise et un peu gauche ce qui mit Marjorie de trés bonne humeur.
Marjorie avait installé Wellington à sa gauche, Burgoyne à sa droite et en face d'elle pour l'avoir sous les yeux O Connor. A côté de ce dernier Sully s'assit prés de son épouse. Daniel prit la place prés de Burgoyne et Mac Kay s'assit prés de Michaela et près de Mary. Colleen sourit à "son oncle " qui tapota la place libre prés de lui. Il lui souffla "moi aussi çà me rase ! mais nous travaillons pour les indiens ! "
L'adolescente lui sourit. Marjorie porta des toasts à ses invités et dit "que l'avenir conforte notre belle entente de ce soir " en regardant Wellington d'un air grave.
Le militaire éprouva le besoin de passer son doigt dans le col de son costume, se sentant un peu à l'étroit tout à coup.
Grâce commença à servir avec l'amie d'Ingrid. O Connor leva un sourcil pour exprimer son déplaisir et Wellington regarda Marjorie d'un ton interrogateur et elle fit mine de ne rien voir "Grâce est une amie à moi et s'es proposée pour me soulager dans la préparation. Elle cuisine divinement bien ! "
Elle parla de Boston et des endroits où elle était allée avec son ex mari sans mentionner celui ci ! Puis elle interrogea Wellington et Burgoyne pour savoir quelles régions des Etats Unis ils connaissaient.
En fait ils connaissaient peu de chose à part les cantonnements militaires en pleine nature. Daniel parla de ses "voyages professionnels de New York à San Francisco en passant par le Texas". Sully parla de New York , du Kansas, du Colorado et de Chicago. Michaela évoqua son enfance à Boston, ses études et sa décision de s'installer à Colorado Springs aprés avoir traversé des épreuves et des préjugés à cause de sa condition de femme médecin.
Mary parla de l'Angleterre et de son voyage en mer.... L'ambiance était détendue. Marjorie regardait O Connor depuis un moment car il avait passé du temps à la dévisager et cela lui déplaisait. Lorsqu'elle avait posé les yeux sur lui, il avait dévié son regard et semblait gêné.
Marjorie lui sourit en l'interpellant "Sergent O Connor vous ne vous êtes pas exprimé ? qu'avez vous à nous raconter ?"
Il rougit pour dire qu'il était issu d'une famille de fermiers de l'Orégon et qu'il s'était engagé trés jeune dans l'armée.
Les yeux ironiques fixés sur lui Marjorie répondit "ceci explique que vous ne vous sentez pas à l'aise ce soir, vous avez eu à subir des préjugés sans doute. Je compatis vraiment car moi même à cause de ma liberté de langage pour une bourgeoise bien éduquée, je suis quelquefois montrée du doigt !
Il la regarda et la dévora des yeux. Elle était sensuelle à souhait et tout à l'heure en la saluant il avait respiré son parfum poivré et provoquant comme elle. Elle avait du tempérament et de la classe et ne ressemblait pas aux femmes de saloon qu'il avait l'habitude de fréquenter.
Mais la rousse affolante continua "Ma soeur Michaela est un mèdecin trés compétent, elle l'a encore prouvé en sauvant la vie de Presley récemment, et bien elle aussi a subi des préjugés. Elle a préféré quitter Boston pour exercer sa profession et ses débuts ici n'ont pas été faciles. Seuls les cheyennes lui ont fait confiance s'attachant plus aux compétences qu'aux apparences..."
Sully croisa le regard de Daniel qui était limpide comme un lac sous la lune un soir d'été. Sully se demandait ce que sa belle soeur avait en tête.
Elle sourit à Wellington et posa sa main sur le bras de Burgoyne : "voyez vous mon amie Grâce, véritable cordon bleu, a eu elle aussi des difficultés à s'imposer avant que toute la ville se bouscule à son restaurant...
Je veux dire que pourtant nous sommes tous des êtres humains avec nos qualités et nos défauts, mais le même coeur bat dans notre poitrine pour ceux que nous aimons ! il serait tellement plus facile d'essayer de cohabiter ensemble si nous ne pouvons pas vivre ensemble !"
Wellington avala d'un trait son verre de vin et dit "où voulez vous en venir, Madame ?"
Marjorie le regarda droit dans les yeux "je veux en venir à la chose suivante : avant de penser à exterminer les indiens pour leur voler leurs terres, le gouvernement et l'armée qui le représente pourraient s'interroger sur cette nation qui a une langue, une culture riche et passionnante et que tous ensembles nous pouvons nous citoyens des Etats Unis faire de notre pays une grande nation à l'esprit ouvert aux différences ! "
Burgoyne toussa et dit "ce n'est pas possible Madame ! les indiens sont des sauvages !"
Marjorie le fusilla du regard et dit à Wellington "Général, ne me dites pas qu'un homme cultivé et intelligent comme vous, dont l'avenir est tout tracé à Washington, à qui on a confié des missions délicates, un homme pour lequel j'ai beaucoup d'estime (elle ajouta un sourire enjoleur en prononçant ces paroles) ne me dites pas que vous partagez les idées étriquées de cet ignorant de Lieutenant Burgoyne ! "
Wellington s'étouffa mais O Connor l'oeil mauvais, la fixa "si Madame ! et nous sommes ici tous les quatre pour ne faire qu'une bouchée de pain de vos protégés en tout genre : cheyennes, noirs "
Marjorie se leva et lui adressa un regard plein de mépris "vous vous oubliez Monsieur O Connor ! des hommes comme vous ne méritent pas le grade de Sergent des armées des Etats Unis. Vous êtes chez moi et je demande du respect, Monsieur l'éleveur de vaches ! et des excuses !"
Wellington lui prit la main pour la faire asseoir mais elle poursuivit "et faites bien attention qu'un de ces jours ce ne soient pas les indiens et les noirs qui fassent une bouchée de pain de votre propre corps ! "
Wellington se leva embarassé et ordonna à O Connor de s'excuser. Lui même fit des excuses à Marjorie en disant que O Connor s'était mal exprimé et que le chef ici c'était lui .
La colère fictive de Marjorie qui avait fait exprés de les pousser dans leurs retranchements s'apaisa et dit en soupirant "Heureusement que l'armée est commandée par des hommes de votre stature Général " et son sourire se fit suave.
Heureusement ils en étaient pratiquement au dessert et pour faire diversion, Michaela interrogea le Général sur le service de santé de l'armée...
Elle parla de son expérience personnelle lorsqu'elle avait travaillé dans le campement militaire de Denver à son arrivée dans le Colorado.
Mac Kay qui avait suivi toutes les conversations avec un plaisir évident du moment où o Connor en prenait plein la tête, intervint et posa des questions générales sur le ressenti de la jeune femme devant les méthodes sanitaires de l'armée. Michaela lui sourit pour le remercier de l'aider à détendre l'atmosphère et ils prirent part à la conversation tous à tour de rôle même O Connor vexé d'avoir dû faire des excuses à une femme devant tout le monde.
Mac Kay conduisit adroitement la conversation sur la santé de Presley et sur celles des quatre hommes malades.
O Connor ne put s'empêcher de dire que guéris ou pas, les cinq soldats devraient reprendre la route avec le régiment le surlendemain.
Michaela ignora sa réflexion et dit simplement à Wellington "si vous le souhaitez Général, je pourrai exposer mes diagnotics sur ces malades en privé...."
Wellington qui voulait laisser une image flatteuse de sa personne lui répondit galamment qu'il lui faisait confiance car il n'avait pas l'esprit étroit et qu'elle transmettrait ses consignes sanitaires à Mac Kay qui était à sa disposition.
Marjorie lança au général un sourire qui incendia le pauve imbécile car il avait mentionné qu'il n'avait pas l'esprit étroit.
La soirée se passa agréablement : Sully joua aux échecs avec le Général pendant que Daniel faisait une partie de cartes avec les autres militaires et que Marjorie jouait au piano....
Sully fit un clin d'oeil à son épouse ne montrant Marjorie et elle comprit que son Petit félin s'amusait de l'intervention et de l'aplomb de sa soeur.
Chacun se souhaita la bonne nuit et Les Sully gagnèrent leur chambre ainsi que l'avait suggéré Mary....
Le lendemain matin, un escadron mené par O Connor quittait à bride abattue Colorado Springs pour Denver où Wellington l'avait chargé d'une mission...
Le général ne voulait plus que le rustre de sergent se comporte d'une manière aussi mal élevée et agressive de la veille. Mac Kay en profita pour lui suggérer de rencontrer peut être les indiens afin de négocier la paix dans le secteur en attendant que l'armée ait bien pris la région en mains.
L'argument était habile et le général y consentit. Daniel et Sully qui prenaient le petit déjeuner avec les deux militaires, Burgoyne étant déjà au campement, furent agréablement surpris et notèrent l'attitude de Mac Kay.
Sully rejoignit Michaela qui était encore dans la chambre pour l'informer de la situation. Elle se lova dans les bras de son mari et dit simplement "expérons que les réflexions virulentes de Marjorie ne soient pas trop négatives . Je me fais tant de souci pour toi et les cheyennes ! il faudra absolument aller à Washington car nous ne pouvons pas nous fier à ces personnes."
Sully remarqua alors les traits tirés de son épouse et la berça longuement contre lui en lui demandant de se ménager et de faire attention à la contagion en allant au camp militaire visiter les malades.
En sortant il croisa sa mère et fit part de ses inquiétudes à Mary qui le rassura " je vais rester avec elle et même l'accompagner. Ne t'inquiétes pas ! vas vite parler aux cheyennes ! "
Daniel et Sully pensèrent qu'il fallait que la rencontre ait lieu sur un terrain neutre et ils choisirent un emplacement à mi chemin entre la réserve et la ville. Daniel tint compagnie au Général en lui parlant du ranch et de son travail d'éleveur dur, prenant et valorisant.
Sully galopa vers la réserve et deux heures plus tard, tous les protagonistes de la rencontre se retrouvèrent sur le pré ouvert et ensoleillé serti dans la forêt.
Bison Noir était splendide de majesté et salua poliment le général. Nuage Dansant et Danse avec les loups s'exprimèrent en américain pour exposer leur point de vue : sans bison, sans terre, sans liberté, la race cheyenne était condamnée à s'éteindre. Ils ne demandaient pas la charité à l'armée mais simplement la possibilité de chasser par leurs propres moyens...
Wellington sembla être sensible aux arguments mais dit que si ce n'était pas lui, ce serait un autre militaire qui appliquerait les ordres et il faudrait bien s'y soumettre, cheyennes ou pas ! "
Mais lorsqu'il exigea la paix et la sécurité sur les territoires des alentours, Danse avec les loups répondit qu'à l'impossible nul n'était tenu et que certains indiens risquaient de mal prendre l'autorité imposée par l'armée et que cela pouvait aussi avoir des conséquences....
L'entretien dura longtemps et les groupes se séparèrent. Wellington dit que dans une semaine Burgoyne leur transmettrait sa décision et qu'il faudrait faire avec....
Sur ces paroles, les hommes revinrent à Colorado Springs. Le lendemain le détachement militaire repartit dans un train d'enfer pour leur quartier général et Sully resta longtemps à le regarder diminuer à l'horizon. Une sourde inquiétude prenait vie en lui....
Le soir il rentra avec Michaela à leur maison et il la porta dans ses bras pour monter à l'étage. Les enfants étaient restés chez Granny. Seul Wolf était avec eux, Mary ayant souhaité garder un peu Missou et Bébé Loup.
Il déposa sa femme au bord du lit, attisa le feu, quitta ses chaussures et revint s'agenouiller auprés d'elle. Gentiment il commença à déboutonner son chemisier en plongeant son regard dans le sien. Il enleva le chemisier et s'attaqua aux bottines. puis il massa tendrement les petits pieds fatigués et fit glisser ses mains le long des cuisses pour rouler les bas. Il massa les chevilles et les cuisses sans la perdre du regard. Elle souriait tendrement et avança ses doigts dans les cheveux ondulés de son mari. Ses yeux reflétaient tout son amour et sa joie d'être enfin chez eux tous seuls.
Il enleva une à une les épingles à cheveux, libérant la douce et chaude rivière dorée qui croula sur les épaules fragiles. Il prit sa tête entre ses mains et massa doucement sa tête. Elle fermait les yeux et ne parlait pas attentive au bien être qui l'envahissait.
Il dégraffa la ceinture de la jupe et allongea la jeune femme sur le lit. Il fit descendre la jupe et les jupons et se pencha pour prendre les belles lèvres roses longuement et doucement. Il avait tout son temps !!!! Elle était splendide dans son petit caracot et sa culotte bouffante, les cheveux faisant une auréole sur l'oreiller. La lueur douce de la lampe atténuait la blancheur des tissus et colorer chaudement la peau de porcelaine.
Il sentit un amour immense l'envahir pour cette femme qui portait son nom et qui allait lui donner leur premier enfant. Les yeux vairons scintillaient de gaiété et il fut surpris de son silence !
"çà va fleur de feu ? tu es bien silencieuse ?"
"je suis si bien que je n'éprouve pas le besoin de parler ! si heureuse, si comblée....'
Devant tant d'abandon, il l'embrassa à nouveau et fit glisser les épaules du caracot qu'il commença à déboutonner. Bientôt la jolie poitrine bien ronde jaillit sous ses yeux, les boutons de rose plus sombres tout émoustillés !
Il la regarda coquin "on dirait que mes caresses te plaisent ! "
Elle sourit et dit "hum hum ! continue...."
Il finit par la déshabiller totalement et la tint sous son regard adorateur pendant qu'il quittait son pantalon et ses colliers indiens.
L'instant d'aprés il la reprenait dans ses bras et l'entraina avec lui pour l'installer sur son ventre.
Les baisers et les caresses devinrent de plus en plus brûlants et mirent le feu à leurs deux corps qui s'épousèrent une nouvelle fois totalement dans une belle et fougueuse danse de l'amour.....
Quand Sully se leva pour aller poser le verre d'eau que Michaela avait réclamé, elle le regarda et lui tendit une lettre. Elle venait de Washington....