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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 21.01.2013 à 14h59
Auteur : fefile
Statut : Terminée
Cette histoire est la suite de "le reflet de notre amour" et a pour base les épisodes de la série "Le train fou" et "Epouse, mère et médecin". Merci à sentinel pour le titre.
Cette fanfic compte déjà 79 paragraphes
Chapitre 30 : Une séparation possible
Depuis quelques jours, Colleen cherchait un moyen de parler à ses parents pour leur annoncer la nouvelle de son probable départ à la fin de la semaine. Elle ne savait pas comment leur dire.
Mais elle devait se lancer et voir ce qu'ils en pensaient et s'ils étaient d'accord car ils financeraient ses études. En secret, elle avait demandé de l'aide d'Élisabeth et celle-ci lui avait accordé.
Elle vit Michaëla dans le salon et alla vers elle.
« Maman, je peux vous parler ? »
« Bien sûr, que se passe-t-il ? » Demanda le docteur Mike quand elle comprit que sa fille était anxieuse de lui parler.
« J'ai reçu une réponse d'une des facultés de médecine. »
« Quand ça ? »
« Il n'y a pas longtemps. J'ai attendu pour vous en parler mais ils veulent que j'y sois pour le début de la semaine prochaine et je ne me sens pas prête. »
« Mais pourquoi cela ? Tu as toutes les qualités pour y entrer et cette réponse le prouve. »
« Je ne sais pas si je pourrais être prête pour ce jour-là. Je me sens coupable de vous quitter si tôt après la naissance de Katie. »
« Tu n'as pas à t'en faire pour nous ou même pour moi. Tu dois penser à toi et à ton envie de devenir médecin. Je sais que tu en es capable. Tu veux exercer cette profession depuis si longtemps. »
Sully arriva à la maison et avait entendu la fin de la conversation. Il se demanda ce qu'il se passait pour que sa femme prononce ces mots-là. Il entra et alla les embrasser toutes les deux pour faire connaître sa présence.
Colleen comprit qu'il devait être au courant et lui annonça.
« Je viens de recevoir cette lettre. Je suis acceptée dans la faculté de médecine de Denver. »
« C'est une très bonne nouvelle. »
Colleen s'attendait à une réaction comme celle-ci de la part de Sully.
« Je dois partir bientôt. »
« Et alors quel est le problème ? Nous allons t'aider à te préparer. »
« C'est ce que je lui disais, Sully, mais elle ne m'a pas écouté. Elle pense qu'elle ne devrait pas partir si tôt après la naissance de Katie. »
Sully les étudia l'une après l'autre, sachant ce qu'il devait répondre pour toutes les deux.
« Tu dois penser à toi, Colleen, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour t'aider à te préparer. »
Michaëla le remercia.
« J'ai écris à grand-mère et elle m'a envoyé de l'argent pour payer des robes pour Denver. »
« Elle a fait ça ! » S'exclama Michaëla.
« C'est généreux de sa part », rajouta Sully.
« Elle n'avait pas à faire cela, Sully. »
« Mais elle a juste voulu faire un cadeau à Colleen et nous ne pouvons pas lui renvoyer l'argent lui disant que nous n'en voulons pas. Imagine comment elle réagirait. »
Elle acquiesça. Voyant que la suite de la conversation ne la regardait pas, Colleen décida de monter à l'étage afin de les laisser seuls tous les deux.
« Tout s'est bien passé en mon absence ? Tu as essayé le biberon pour Katie ? »
« Non ! »
« Non ? »
« J'étais là avec elle alors je ne voyais pas l'utilité de le faire. »
« Si tu n'essaies pas un jour comme ça, tu ne saurais jamais si ça marche ou pas. Alors, il faut que tu tentes demain. »
« Je le ferai. »
« Bon, j'espère que cette petite conversation avec Colleen lui aura comprendre qu'elle doit suivre ses envies. »
Elle hocha la tête. Bien que le futur départ de Colleen la troublait, elle se devait de l'accepter. Elle le devait pour le bien de sa fille.
Chapitre 31 : Essai raté et aveu
Après l'insistance toute la soirée, pour qu'elle tente le lait au biberon pour Katie,
Michaëla avait l'intention de se lancer dans cet essai.
Elle avait été cherché le nécessaire chez Loren, qui lui avait offert, même si elle avait insisté pour le payer.
Ensuite, Andrew lui avait assuré qu'il serait là pour prendre en charge les patients, insistant pour qu'elle rentre chez elle et qu'elle se repose.
C'est ce qu'elle avait fait. Elle aurait aimé que Sully soit près d'elle mais il était occupé ailleurs et elle n'a pas voulu le contrarier dans ses projets.
Donc, elle allait se débrouiller seule et pour la première fois, elle ne le redoutait pas.
Elle avait pris les choses les unes après les autres, en prenant le temps se préparer à manger, et en faisant la vaisselle avant de s'occuper de Katie.
La petite fille avait d'ailleurs été très sage et câline pendant ce laps de temps, mais elle n'allait pas tarder à vouloir se nourrir.
Michaëla avait donc préparé et s'apprêtait à lui, quand Katie se manifesta.
Elle la prit dans ses bras et mit le biberon dans sa bouche, mais le bébé trouva ça différent du lait habituel et rejeta la tétine dès le début.
Michaëla insista un peu et réussit à lui faire avaler deux ou trois gorgées, mais peu de temps après, Katie recracha le tout en pleurant toutes les larmes de son corps.
La jeune maman la berça dans ses bras pour la calmer et y arriva au bout d'un temps qui lui parut long.
Elle venait de coucher Katie quand elle entendit le cheval de Sully arriver. Elle fut soulagée de le voir arriver, ayant envie de pleurer dans ses bras pour relâcher la peine qui lui avait fait sa fille quand elle avait sangloté.
Elle se jeta dans ses bras.
« Oh, Sully ! Je suis heureuse que tu sois là ! »
« Que se passe-t-il ? » Demanda-t-il en la sentant trembler.
« Je viens d'essayer de donner le biberon à Katie. Elle n'en a pas voulu, elle a tout rejeté. »
« Elle est malade ? »
« Non, non, je ne crois pas, mais j'ai mis beaucoup de temps pour la calmer. »
« Le principal, c'est qu'elle se soit calmée, maintenant. »
« Je vais l'allaiter dans pas longtemps. »
« En attendant, viens t'asseoir. »
Il la guida jusqu'à la table, en s'asseyant en face d'elle.
« J'aurai dû réfléchir, avant de le faire, Sully. Katie est habituée à mon lait. Mais, elle ne peut pas se passer de l'un à l'autre sans en être bouleversée, c'est obligé, Michaëla. »
« Oui, sûrement que tu as raison mais je ne suis pas sûre de vouloir réessayer maintenant. Katie est encore petite. »
« A quoi tu penses ? »
« Je ne sais pas, mais peut-être que j'aurai dû prendre un peu plus de temps pour elle. »
« Qu'est-ce que tu envisages ? J'ai l'impression que tu as pris une décision. »
« Voilà, je songe à remettre ma clientèle à Andrew. »
« Tu devrais réfléchir un peu plus avant de prendre cette décision extrême. Michaëla, tu t'es battue pour avoir une place à toi en tant que médecin. Tu as dû faire face à beaucoup d'opinions défavorables au début. Personne ne voulait te faire confiance, seule Charlotte voulait t'accorder cette confiance-là. Ta mère t'a donné de l'argent pour t'acheter cette clinique, tu ne peux pas tout abandonner du jour au lendemain surtout maintenant, que tu as réussi à ta faire une place. »
« Je sais ce que tu veux dire, Sully, seulement je ne sais pas trop comment faire pour Katie, qui souffre de mon absence. »
« Avant de prendre la décision de tout arrêter, pourquoi ne pas essayer de partager ton temps entre les deux. Il n'y a pas de solution idéale. »
Elle acquiesça, consciente que son mari avait raison, qu'elle devait un peu plus tenter les deux choses avant de se décider.
Elle était contente ce que lui avait dit Sully, qui lui prouvait qu'il souhaitait qu'elle continue à travailler dans la médecine.
Chapitre 32 : Preuve d'amour
Sully la regarda alors qu'elle semblait prendre ses dernières paroles en compte. Elle voulait lui parler d'autre chose.
« Comme tu dis, je me suis battue pour être reconnue comme un médecin, mais je ne peux pas continuer à laisser ma famille de côté. Les enfants en souffrent, Katie en souffre, même toi, tu en souffres. »
« Ne t'occupes pas de moi. »
« Si, tu as ton importance. Je ne te le dis pas assez souvent mais je t'aime de tout mon cœur. »
« Tu n'as pas besoin de me le rappeler, je le sais. »
« J'ai besoin de te le dire. Et je veux passer plus de temps avec toi. Mais, entre Katie à m'occuper, la clinique, je rentre fatiguée, tous les soirs. Je me suis rendue compte que tu te sentais rejeté et ne me dis pas le contraire. Alors, je voudrai trouver un moyen d'être plus avec toi, et si cela implique de devoir la laisser la clinique entre les mains d'Andrew, je le ferai. »
« Mais, je ne veux pas que tu abandonnes la médecine, elle fait partie de toi. Tu ne serais pas la même sans ça. »
Elle baissa les yeux, les larmes voulant couler sur ses joues, touchée par les mots de Sully.
« Tu ne m'aurais pas épousée si je n'avais pas été médecin ? »
La réponse à cette question n'était pas évidente, que répondre ? S'il disait non, il allait la blesser, s'il répondait oui, il se contredirait lui-même.
« La question ne se poser pas, tu l'es. Ce que je veux dire, c'est que tu ne peux pas tout abandonner. Ton père s'est battu pour que tu puisses faire tes études. Il a voulu que tu travailles avec lui pour prendre sa succession, mais il faut croire que les habitants de Boston étaient stupides car ils n'ont pas reconnu ton talent. »
Elle se rappela les jours pénibles qu'elle avait vécu suite au décès de son père quand tous les habitants l'avaient abandonnée.
Sully avait raison, elle avait tout fait pour devenir médecin, car les femmes de sa famille et même de sa ville, n'avaient pas le choix de pratiquer un métier. Elle avait eu l'appui de son père, qui voulait que quelqu'un lui succède, c'est même lui qui avait insisté pour qu'elle soit prise dans un collègue enseignant la médecine.
Non, elle ne pouvait pas tout laisser de côté sur un coup de tête.
Voyant qu'il touchait à son but, Sully continua.
« Tu n'as pas fait tout ce chemin pour tout laisser parce que tu n'as pas réussi à trouver un autre moyen pour Katie. Que penserait Colleen si tu le faisais ? »
« Oui, tu as raison. Seulement, je ne vois toujours pas comment je peux m'en sortir entre la clinique et sa famille. »
« Pourquoi tu n'essaierais pas de lever encore un peu plus le pied, au moins, jusqu'à ce que Katie soit plus grande, et que nous puissions nous occuper d'elle. »
Elle acquiesça, tout cela était tellement difficile et demandait tant de réflexion qu'elle ne pouvait pas prendre une décision à la légère.
Sully avait raison, elle se rapprocha de lui, et l'embrassa sur la bouche pour le remercier de son soutien.
S'il n'était pas à ses côtés, tout se passerait différemment et elle le savait.
Sully se leva et lui prit la main.
« Allez, viens, les enfants, attendant qu'elle en fasse autant, mais elle ne le fit pas. Elle voulait redescendre pour accueillir ses enfants et rassurer Colleen, qui avait vraiment besoin de soutien.
Il la tira par la main et la décida à entrer.
« Allonges-toi quelques minutes, tu as besoin de te reposer. »
« Je ne peux pas ! J'ai promis à Colleen de l'aider à trier ses affaires pour savoir ce qu'elle allait emporter avec elle à Denver.
Il soupira comment allait-il pouvoir la convaincre de se reposer ?
Chapitre 33 : Partage équitable
Enfin, après le retour des enfants à la maison, et une longue discussion entre Michaëla et Colleen, Sully eut gain de cause. La jeune maman accepta enfin de monter se reposer avec Katie. Il en fut soulagé. Du coup, il l'avait laissée dormir jusqu'à ce que ce soit l'heure du dîner préparé par Colleen. Il monta dans la chambre et réveilla sa femme. Elle se secoua et lui demanda l'heure.
« Quoi ? Tu m'as laissée dormir tout ce temps ? »
« Tu as besoin de te reposer. Colleen a voulu s'occuper du dîner et elle a insisté pour que je te laisse dormir. Elle souhaitait que tu profites des derniers jours où elle était là. Je lui ai promis de prendre soin de toi tant qu'elle ne serait pas là. C'est une promesse que je compte tenir dès maintenant. »
« Colleen se préoccupe plus de moi que d'elle. Je l'ai aidée à préparer ses valises et elle n'arrêtait pas de me dire que nous allions lui manquer. Je n'arrive pas à lui faire comprendre qu'elle doit se concentrer sur elle-même. »
« Je sais, et c'est ce que je lui ai dit quand elle préparait à manger. Que pouvons-nous faire de plus que d'être à ses côtés ? »
« Je ne sais pas, Sully. Mais, je ne me le pardonnerai pas si elle s'oubliait. »
« Peut-être que nous devrions nous demander à Matthew de lui parler. »
« Que dirait-il de plus que nous ? »
« C'est son frère, il saurait trouver les mots. »
« Vous parliez de moi », dit Matthew après avoir tapé à la porte et les avoir interrompu dans leur discussion.
« Tu es déjà là, Matthew ? » Demanda Michaëla.
« Oui, Sully voulait que je l'aide à quelque chose, il ne m'a pas dit quoi ! »
« Je souhaitai juste te parler, Matthew, rien de plus. »
« A propos de Colleen, c'est ça ? »
« Oui, mais comment tu as deviné ? »
« Je suis désolé, j'ai entendu la fin de votre conversation, je suis moi-même très inquiet pour elle, alors si je peux faire quelque chose. »
« Colleen t'a-t-elle dit qu'elle allait rentre à la faculté de médecine en début de semaine prochaine ? » Demanda Sully.
« Oui, elle m'en a parlé brièvement. »
« Ta mère et moi avons essayé de la rassurer parce qu'elle s'inquiète pour nous en son absence. »
« Elle me l'a dit aussi. Elle semblait se faire du souci pour le docteur Mike. Elle a peur que vous en fassiez trop. Elle veut que vous vous reposiez. »
« Je veux qu'elle arrête de s'inquiéter pour moi mais je n'arrive pas à lui faire comprendre qu'il y a d'autres personnes qui prendront soin de moi quand elle sera absente. »
« Mais les écouterez-vous ? Excusez-moi de vous poser cette question mais Colleen, Brian et moi souhaitons en être sûrs ! Depuis que vous avez de travailler à la clinique après la naissance de Katie, vous être très fatiguée. »
« Je ferai en sorte qu'elle les écoute, Matthew. En fait, ta mère en a parlé, elle songeait remettre sa clientèle à Andrew. »
« Quoi ! » S'exclama Matthew.
« Oui, j'ai eu la même réaction mais elle trouve qu'elle ne passe pas assez de temps avec nous. »
Michaëla ne sut pas quoi dire pour se défendre. Sully venait de dire les doutes qu'elle avait en ce moment alors qu'elle n'avait rien décidé et qu'il l'avait presque convaincue de ne pas prendre cette décision-là.
« Vous ne pouvez pas faire ça, docteur Mike. Vous vous êtes tellement battue pour pouvoir être médecin. »
« Je n'ai pas dit que je le ferai. En fait, Sully m'a convaincue que ce n'était pas la meilleure solution. »
« Les malades ont besoin de vois. Ils seront habitués à vous. »
Elle le savait. Même Matthew ne voulait pas qu'elle abandonne son métier. Ils avaient tous les deux raison.
Mais elle ne savait toujours pas comment se débrouiller pour avoir plus de temps pour sa famille.
Chapitre 34 : Moment de tendresse
Michaëla regardait Sully et Matthew, tous deux installés autour de la table, alors qu'elle amenait les plats sur la table.
Heureusement, ils étaient tous entendus pour ne rien dire à Colleen et Brian.
Mais cela n'avait pas empêché Colleen d'étudier attentivement sa mère et de demander à Sully si elle allait bien ou non.
Il avait répondu que tout allait s'arranger et qu'elle n'avait pas à se poser des questions. Michaëla s'assit enfin avec sa famille. Elle était contente de voir tout le monde réuni. Sully, assis en face d'elle, la regarda tout le long du repas en essayant de lui faire comprendre par son seul regard qu'il l'aimait et qu'il ferait tout pour la rendre heureuse à nouveau.
Elle lui sourit en retour et baissa les yeux en attendant que les enfants finissent.
Quand ce fut le cas, elle se dirigea sans mot dire vers l'évier et commença à faire la vaisselle.
Sully se leva après un regard appuyé de la part de Matthew, qui proposa une partie d'échec à Brian et Colleen, elle, alla se coucher. Sully alla rejoindre Michaëla.
« Tout va bien ? »
« Oui. »
Il la prit dans ses bras et l'embrassa sur le front car elle refusait de se tourner vers lui. Il aurait aimé pouvoir la regarder en face pour lui communiquer par son seul regard son amour inconditionnel.
« Michaëla ? Tu es sûre que tout va bien ? »
« Je viens de te dire que oui ! Nous sommes réunis ce soir ensemble et nous avons partagé un bon moment. »
« Pourtant, je suis certain qu'il y a quelque chose. »
« Que veux-tu qu'il y ait ? »
« Tu t'inquiètes du départ de Colleen. »
« Non ! Non ! Pas du tout ! »
Il la tourna de force vers lui afin de pouvoir lire dans ses yeux
« Michaëla, personne ne peut nous entendre. Colleen est allée se coucher et Matthew a tout fait que nous soyons seuls. Tu peux m'en parler. »
« C'est difficile, Sully. Une parti de moi veut qu'elle parte et qu'elle profite de cette expérience qui s'offre à elle. »
« Et l'autre partie ? »
« L'autre partie voudrait qu'elle reste un peu plus et a pour qu'elle ne soit pas prête. Je sais au fond de moi qu'elle est faite pour ça, mais je ne peux pas m'empêcher de ressentir cette tristesse. »
« Tu as peur qu'elle ne revienne pas ? »
« C'est une possibilité. Denver est une grande ville, plus grande que Colorado Springs. Il peut y avoir là-bas quelque chose qui l'attire. »
« Ce que tu oublies, c'est qu'ici, elle a une famille qui l'aime et qu'elle aime de tout son coeur. Je pense sincèrement qu'elle reviendra. Tu as bien vu comment elle a réagi à son prochain départ, elle est triste, elle s'inquiète pour toi. »
« Oui, mais là-bas, il y a tellement de choses à découvrir. »
« Peut-être, mais je crois qu'elle ne sortira pas beaucoup, elle sera trop concentrée sur ses études. »
Elle acquiesça.
« Je suis très fier de toi, tu sais. »
Cet aveu de la part de son mari la laissa sans voix, elle ne s'attendait pas à ce qu'il dise cela.
« Pourquoi ? »
« Parce que tu es une bonne mère. Charlotte a bien fait de te choisir pour recueillir Matthew, Colleen et Brian, je suis sûr qu'elle est contente de te voir aussi impliquée. »
« Tu m'as beaucoup aidée ! »
« Non ! Tu as tout appris par toi-même. Et je suis très fier de toi. »
Il se pencha et l'embrassa tendrement pour éviter une nouvelle protestation de sa part. Il voulait lui prouver qu'il l'aimait et qu'elle pouvait se satisfaire de ce qu'elle avait fait jusque-là.