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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 02.04.2013 à 21h24
Auteur : okapi
Statut : Abandonnée
« Suite de la fanfiction inachevée de Pam Hunter » okapi
Cette fanfic compte déjà 25 paragraphes
Comme vous le savez déjà, Pam Hunter n'a pas achevé sa dernière fanfiction intitulée "Circle of life" dont je vous ai posté la traduction.
Avec Scarlet, nous avons coécrit le début d'une suite à cette histoire que je vous posterai dès demain puisque vous en avez émis le désir…
Même si cette suite n'est pas du niveau des écrits de Pam, j'espère qu'elle vous plaira !
Fefile et Myra prendront ensuite le relais pour écrire la fin.
Bonne lecture !
Elle fronça les sourcils en cherchant quels mots elle allait bien pouvoir employer pour lui répondre.
La situation était si critique.
Une larme s'échappa et seul un signe de tête, lui permis de répondre à cette demande.
Loren était soulagé et rassuré d'être arrivé à temps mais en observant la détresse du Dr Mike, il comprit l'état dans lequel se trouvait sa plus chère amie.
Il essaya coûte que coûte de garder son sang-froid.
Il reprit le bras du Dr Mike et lui demanda à nouveau, « où est-elle? ».
Michaela le guida jusqu'à la chambre.
En entrant dans celle-ci, il remarqua Nuage-Dansant aux côtés de Dorothy.
Il voulut faire une remarque mais se résigna.
Après tout c'était son mari et, dans un moment comme celui-là, il devait être à ses côtés.
Il fit alors le tour du lit puis s'installa face à Nuage-Dansant.
Il prit la main meurtrie de Dorothy.
Il grimaça devant les ecchymoses encore apparentes sur son visage mais n'osa pas demander ce qui lui était arrivé.
Il s'installa alors plus confortablement auprès d'elle et jeta un dernier regard rempli d'interrogation à Sully et Michaela qui se tenaient sur le seuil de la porte, puis à Nuage Dansant qui n'avait pas bougé mais qui semblait anéanti.
Le Loren nerveux, irrité, plein de questions et de reproches, inquiet pour sa meilleure amie, son amour de jeunesse, laissa place à un Loren d'une grande sagesse.
Il commença à faire un récit d'événements récents ou passés, d'une voix calme et rassurante:
« Tu te souviens, Dorothy, quand nous étions plus jeunes ? J'étais tellement amoureux de toi mais je n'ai pas eu le courage de t'inviter au bal. Marius m'avait devancé. J'ai alors choisi ta sœur que j'ai bien sûr aimée de tout mon coeur mais je n'ai jamais ressenti pour elle ce que je ressentais pour toi. Tes cheveux roux étincelants me faisaient tourner la tête. Mais c'était il y a bien longtemps. »
Il s'arrêta quelque seconde pour l'observer.
Au même instant Julia pénétra dans la petite pièce et était émue par la scène qui se déroulait devant ses yeux.
Elle ignorait qui était cet homme mais il semblait être, lui aussi, très proche de Mademoiselle Jennings.
Elle déposa le plateau de nourriture et repris l'ancien auquel personne n'avait touché puis elle alluma les lampes, sans bruit, car la tombée de la nuit approchait.
Ensuite, elle s'éclipsa discrètement et retourna à ses occupations.
Elle était touchée par l'attention que tous portaient à Mademoiselle Jennings.
Elle se dit qu'elle avait de très bons amis.
Tout à coup, elle se sentit coupable de n'avoir rien pu faire pour elle.
Elle aurait peut-être dû s'interposer quand elle avait vu ces soldats sur elle, en train de la violenter.
Ces images occupaient d'ailleurs chacune de ses pensées.
Elle n'aurait pas dû attendre.
Loren continuait:
« Et tu te souviens quand tu es revenue en ville, j'étais jaloux comme un pou quand Jake a commencé à te faire la cour. »
Un faible sourire marqua son visage.
« Et quand je t'ai demandé de m'épouser... »
Il avala sa salive difficilement, puis repris.
« Une idée folle pour un vieux bougre comme moi mais j'ai eu le soutien de Sully et des enfants... »
Il jeta un regard à Sully qui lui répondit d'un signe de tête.
« Puis j'ai eu mon attaque et une fois encore tu étais près de moi, pour me soutenir et raisonner ma vielle tête de mule. Comment vais-je faire si tu n'es pas là? Comment allons-nous faire? »
Un autre silence.
Les larmes coulaient à flot le long des joues de Michaela.
Celle-ci avait appuyé sa tête le long du torse de Sully.
Personne n'osait interrompre Loren qui paraissait si sensible devant la scène qui lui était projeté mais à la fois si réaliste.
« Puis quand tu as créé la gazette, tu ne peux pas savoir à quel point j'ai été fier de toi et je le suis toujours. Tu as réalisé une vraie merveille et tu as pris sous ton aile un futur grand reporter. En ville, Brian se débrouille comme un chef. Il m'a montré, il y a quelques jours, son premier article qui est paru dans le Denver Post. Tu serais si fier de lui ! »
Sur ces mots Michaela cru percevoir un mouvement, elle voulut faire signe à Sully puis se ravisa, ce devait encore être un simple réflexe.
« Une place lui a d'ailleurs été proposée dans ce journal pour le temps de ses études. Brian a encore besoin de toi, j'ai encore besoin de toi, Dorothy. Nuage-Dansant a besoin de toi. Il faut que tu... »
Les mains de Dorothy s'étaient refermées sur celles de Loren et de Nuage Dansant, puis elle essaya d'ouvrir ses paupières qui lui paraissaient si lourdes.
Michaela se précipita auprès d'elle. « Prenez votre temps Dorothy, ne faites pas plus d'effort que vous ne pouvez en faire. Nous sommes là ! ».
Dorothy était un peu désorientée mais elle finit par ouvrir les yeux, à lever légèrement la tête et balbutia: « Nuage-Dansant ».
A bout de force elle se laissa tomber sur l'oreiller.
On pouvait lire la terreur dans ses yeux.
Nuage-Dansant lui serra la main: « Je suis là, Dorothy » dit-il
Des larmes coulaient le long de ses joues et elle avait à peine la force de pouvoir s'exprimer.
Elle fit un tour de salle: Son mari était à ses côtés malgré le danger que cela encourait de la veiller.Elle lui adressa un petit sourire puis elle se retourna pour voir son meilleur ami d'enfance.
Elle avait toujours pu compter sur lui dans les moments difficiles. Et aujourd'hui, il était là.
Au bout du lit se trouvait Sully, cet homme sensible et généreux, toujours prêt à rendre service.Elle le considérait aujourd'hui comme son neveu et il avait épousé sa meilleure amie.
Un couple qu'elle admirait.
Elle tourna la tête et son regard se posa sur Michaela, sa meilleure amie. Celle qu'elle considérait comme sa petite sœur et qui s'affairait dans tous les sens autour d'elle.
Toutes les personnes les plus chères à ses yeux, hormis ses enfants, étaient présentes à ses côtés.
Comment cela était-il possible? Elle se sentait si faible comme si ses forces allaient la quitter petit à petit.
Michaela était assise sur le bord du lit en train de l'ausculter.
« Dites-moi si cela vous fait mal Dorothy? » Dit-elle en prenant ses constantes.
Loren semblait se réjouir. Si elle s'était réveillée c'est qu'elle irait bien se dit-il. Mais il observait attentivement le Dr Mike et espérait l'entendre dire qu'elle était tirée d'affaire.
Ils attendaient tous le verdict de Michaela. Mais celle-ci comprit vite qu'il y avait très peu de chance pour qu'elle s'en sorte.
Elle jeta un rapide coup d'œil à son mari mais elle ne put maintenir son regard.
Sully comprit aussitôt.
Elle décida de tenter le tout pour le tout, comme elle le faisait toujours.
Elle se leva d'un pas rapide pour prendre la soupe que Julia avait déposée quelques minutes plus tôt.
« Il faut que vous repreniez des forces Dorothy. Tenez, buvez cette soupe, elle est délicieuse. »
Seulement quelques gorgées passèrent et, à bout de force, elle referma les yeux.
Mais cela sera-t-il suffisant?
Michaela était consciente qu'elle ne devait pas la forcer. Mais son état était toujours aussi critique, bien qu'elle se soit réveillée.
Elle n'avait pas mangé depuis plus d'une semaine, les chances pour qu'elle s'en sorte étaient infimes.
Brian après avoir terminé sa dernière édition s'était rendu chez Matthew et Kathleen.
Il n'avait pas eu le courage de rentrer chez ses parents.
Voilà plus d'une semaine qu'ils étaient partis et les seules nouvelles qu'ils avaient données étaient celles que Loren avait reçues concernant Dorothy.
Il était très inquiet pour eux.
Et s'ils leurs arrivaient quelque chose.
Il chassa rapidement cette vilaine pensée de sa tête.
Dans la maison, tout était calme.
Kathleen lui avait gardé un peu du diner au chaud.
Il était tard, ils devaient tous dormir.
Il s'installa pour manger et ses pensées se tournèrent sur les derniers jours.
Il sourit quand il repensa à Mme O'Connell. Elle se plaisait bien au magasin et le Révérend et elle semblaient être de plus en plus proches.
Il avait aussi pu remarquer que Hank tournait beaucoup autour d'Anna.
Puis il réfléchit quelques instants.
Il semblait que la ville était plus préoccupée par la préparation du bal des amoureux que par la déclaration de guerre qui était sur le point d'éclater dans les territoires du Nord.
Peut-être qu'il devrait aller rejoindre ses parents. Il pourrait peut-être faire quelque chose, mais quoi?
Il médita quelques instants puis se dit qu'il en parlerait à Matthew le lendemain, peut-être qu'il pourrait l'aider.
C'est alors qu'un cri d'enfant le fit sortir de ses pensées. C'était Katie.
Depuis que ses parents étaient partis, l'enfant faisait de nombreux cauchemars.
Brian se précipita à son chevet. Il ne voulait pas que Kathleen soit réveillée. Elle semblait avoir besoin de repos dans son état. Et n'était-ce pas le rôle d'un grand frère de s'occuper de sa petite sœur?
Il la prit sur ses genoux et lui parla doucement. « Et alors Katie, tu as fait un mauvais rêve ? »
Katie, les larmes coulant le long de ses joues, et son visage déformé par la tristesse, acquiesça.
Brian la berçait pour la rassurer quand il vit Matthew apparaitre dans l'embrasure de la porte. Il lui fit signe qu'il gérait la situation. Matthew d'un signe de tête le remercia et retourna dans sa chambre.
Katie semblait se calmer. Elle regarda son frère et dit « Veux papa et maman »
« Ils seront bientôt là, je te le promets ! » Lui dit-il.
Brian essaya de la réconforter du mieux qu'il put. « Tu veux que je te raconte une histoire? ».
Après une réponse affirmative de sa jeune sœur il commença à lui raconter une merveilleuse histoire pour qu'elle s'endorme son esprit s'envolant vers de beaux rêves.
Quelques minutes plus tard, épuisée, elle s'endormit dans les bras de Brian.
Quand il fut certain qu'elle dormait profondément, il la reposa dans son lit et lui donna un tendre baiser.
Il resta auprès d'elle à l'observer dormir.
Ses parents avaient raison, c'était un petit ange.
Cependant, il était inquiet, il avait ressenti l'inquiétude de sa sœur pour leurs parents et son esprit était tourmenté.
Cela n'était pas normal qu'ils n'aient pas de nouvelles. Il s'était probablement passé quelque chose.
Fourbu par sa journée de travail à la gazette, il se décida à s'allonger et finit par s'endormir.
« Dr Mike, comment va-t-elle? » Demanda Loren.
Michaela regarda chacun d'eux, cherchant ses mots pour les ménager mais au fond d'elle, elle était anéantie.
Les larmes menaçaient de couler.
Elle sentit les mains de Sully sur ses épaules. Lui seul avait compris sa détresse.
Sa présence lui donna le courage de répondre à Loren.
« Elle est très faible. Le fait qu'elle n'ait pas mangé depuis des jours a déjà laissé des séquelles irréversibles. »
Elle fit une pause et reprit rapidement « sans parler des blessures qui lui ont été infligées ! »
Nuage-Dansant voulait espérer mais les Esprits lui disaient tout autre chose.
Loren insista: « Mais est ce qu'elle vivra? »
Michaela paru ébranlée par la question mais elle se ressaisit et répondit: « Elle est très faible, son pronostic vital est en jeu. Mais nous devons prier pour elle et l'aider à se nourrir à chaque fois qu'elle se réveillera. »
Le silence retomba dans la petite chambre, tous conscients de la réalité des choses.
Michaela était retournée se blottir dans les bras de son mari.
Quant à Loren et Nuage-Dansant, ils avaient repris leur place au chevet de Dorothy.
La nuit fut longue.
Michaela se levait régulièrement pour prendre les constantes de son amie et personne n'avait fermé l'œil.
Dorothy s'était réveillée de nombreuse fois mais elle délirait et retombait ensuite dans un sommeil profond.
Il était difficile pour ses proches de la voir ainsi.
L'agression qu'elle avait subie avait probablement fait ressurgir la violence que son mari lui avait infligée pendant des années.
Au petit matin, Dorothy se réveilla une nouvelle fois mais cette fois elle fut lucide.
Elle fit un léger sourire à Nuage-Dansant.
Ce dernier s'approcha d'elle et lui donna un baiser sur le front.
Cet instant n'avait besoin d'aucun mot.
Dorothy se confia à son mari et d'une main qu'elle posa sur son cœur, elle lui promit qu'elle serait toujours là, avec lui.
Nuage-Dansant agrippa sa main, ne voulant pas croire qu'il allait perdre à nouveau la femme qu'il aimait.
Puis elle se tourna vers Loren et le remercia pour tout ce qu'il avait fait pour elle et lui demanda de garder la Gazette en sa mémoire. Elle lui dit aussi qu'elle souhaitait que la direction soit confiée à Brian Cooper.
Il lui dit qu'il n'aurait pas à le faire car elle serait bientôt de retour à Colorado Springs.
En disant ces mots, il se tourna vers le Dr Mike espérant avoir son soutien. Mais ce qu'il vit dans son regard lui fit prendre conscience de la réalité.
Dorothy était en train de leur faire ses adieux. Il amena sa main à ses lèvres et il murmura des mots rassurants et réconfortants à sa plus chère amie.
Dorothy demanda alors à Sully et Michaela de s'approcher.
Dans un murmure elle pria ses amis de veiller et prendre soin de Nuage-Dansant. Avant de remercier Michaela pour tout ce qu'elle avait fait pour elle et de lui dire qu'elle l'aimait énormément.
Elle leva la main vers le visage de Nuage-Dansant, caressant tendrement sa joue et lui murmura qu'elle l'aimait avant de sombrer dans un sommeil éternel.
Elle semblait en paix avec elle-même.
Nuage-Dansant entonna une prière, prit son couteau et réédita le rite qu'il avait fait lors du décès de Oiseau-Blanc. Cette fois, ce fut Loren qui voulut l'arrêter mais Sully lui fit comprendre que c'était sa façon à lui d'évacuer son chagrin.
Après quelques heures à veiller sur sa femme, Nuage-Dansant se leva, lui donna un dernier baiser sur le front puis se recula en direction de la porte.
Il s'adressa à Loren.« Puis je vous la confier, Loren, je sais que vous ferez ce qu'il faut pour elle? »
Après l'approbation du vieil homme, Nuage- Dansant se tourna vers Sully.
« Ouvre-moi Sully ! »
Le regard de Nuage-Dansant ne trompa pas Sully, il l'avait déjà vu juste avant qu'il rejoigne les Renégats après le massacre de Washita.
Il comprit la détresse dans laquelle il se trouvait et essaya de le retenir.
« Nuage-Dansant, tu ne peux pas faire ça ! »
« Je dois partir Sully ! »
Il regarda une dernière fois sa femme étendue sur le lit.
« Il le faut. Pour elle. C'est de ma faute si elle est dans cet état. »
Sully le tenant par le bras et l'obligeant à le regarder dans les yeux lui demanda: « Et où vas-tu aller? »
« Je vais rejoindre mes frères cheyennes et sioux et mener cette guerre à son terme. »
« On va trouver une solution Nuage-Dansant mais je t'en conjure mon frère ne fais pas ça. Je ne veux pas te perdre. »
« Il faut y mettre un terme, Sully, il n'y a pas d'autre solution. Ça ne peut plus durer. Et si je reste ici, je vous mets tous en danger comme je l'ai déjà fait avec Dorothy »
Sa voix s'éteint sur ces mots.
Il serra le bras de son frère, d'un signe de tête il fit ses adieux à Michaela et fuit hors de la ville.
Sully savait au fond de lui que Nuage-Dansant avait raison. S'il restait près d'eux, ils étaient tous en danger mais il devait l'empêcher de rejoindre les Sioux. Il n'oubliait pas la promesse faite à Dorothy.
Michaela avait demandé à Julia de faire le nécessaire pour qu'ils puissent retourner à Colorado Springs le plus vite possible.
Elle lui avait aussi confié deux télégrammes, l'un adressé au Révérend et l'autre à sa famille pour les avertir de la situation.
Elle avait alors séché ses larmes et s'était enfermée dans un mutisme tout en s'affairant aux préparatifs du futur départ, jetant quelques coups d'œil à son mari tourné vers la fenêtre.
Sully observait le paysage et pensait à la fuite de Nuage-Dansant dans les Montagnes-Noires.
Il ne savait pas quoi faire.
Il avait envie d'aller le chercher et de le ramener avec eux à Colorado Springs mais il ne pouvait pas laisser sa femme ici.
Elle avait tant besoin de lui et il connaissait aussi les risques qu'il encourait s'il partait dans cette quête.
Il se retourna posant son regard sur elle.
Il admira sa force de caractère face à la situation.
C'était sa femme et il en était si fier.
Michaela croisa son regard et s'approcha de lui.
Elle pouvait lire l'inquiétude dans son regard.
Elle devait le laisser partir tout en sachant que l'inévitable allait probablement arriver.
Elle se blottit dans ses bras comme si c'était la dernière fois puis, elle leva ses yeux embués de larmes vers les siens et lui donna un baiser remplit d'amour et d'espoir.
Elle lui souffla « Va le rejoindre Sully. Je t'attendrai à la maison. Mais je t'en prie, sois prudent. »
Sully était très ému.
Cette femme qu'il aimait plus que tout, la mère de ses enfants, lui permettait de mettre sa vie en danger pour aider son frère qui était dans la tourmente.
Elle était si compréhensive.
Il la serra fort dans ses bras, lui donna un dernier baiser et murmura avant de quitter la pièce: « Je te le promets, je t'aime mon amour »
Anéantie, Michaela s'effondra dans un des sièges à proximité et plongea son visage dans ses mains pour étouffer un sanglot qu'elle ne pouvait plus contrôler.
Elle savait que Sully devait le faire mais elle savait également les risques que cela comportait pour celui qu'elle aimait tant !
Loren était abasourdi par la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux.
Il devait faire quelque chose.
Il ne pouvait rester là sans rien faire.
Il oublia un instant la fatigue qu'il avait accumulée et se précipita dans la rue.
Apercevant Sully, s'apprêtant à monter sur son cheval, il l'appela. « Sully! Attends, Sully ! »
« Loren ? »
Conscient du danger vers lequel Sully courrait, il lui dit : « Sully, tu ne peux pas laisser ta femme. Et tes enfants tu y as pensé? Que vont-ils devenir si leur père n'est plus là? Es-tu conscient que tu vas directement te jeter dans la gueule du loup? »
« Michaela veillera sur eux. Et je serai prudent ! »
« Tu te rends compte de ce que tu dis. Le Dr Mike ne vivra pas dans ton souvenir. Elle se sentira coupable de t'avoir laissé le rejoindre. »
Sully posa son regard vers la pension de famille.
Il savait que son vieil ami avait raison mais il devait le faire.
Plus calmement, il reporta son attention vers Loren
« Loren, il faut que je le résonne. Il fait un grave erreur, même si je comprends la colère qu'il ressent. »
Loren était à court d'arguments alors il ajouta avec peine : « Alors promets-moi de rentrer au plus vite et en vie, pour tes enfants et ta femme. »
« Je vous le promets et je l'ai également promis à Michaela. Pouvez-vous veiller sur elle, en mon absence ? »
« Bien sûr Sully, tu peux compter sur moi !»
En s'éloignant Sully ajouta sur un ton monotone mais prometteur « Je vais essayer d'être de retour pour l'enterrement ! »
Loren accepta d'un hochement de tête et Sully s'éloigna dans l'épaisseur de la forêt, pendant que le vieil homme retournait à l'auberge.
Il trouva Michaela endormie.
La tristesse et la fatigue avaient eu raison d'elle.
Il plaça une couverture sur elle, puis s'installa à côté du lit pour veiller sur celle qui comptait tant pour lui. A présent Sully, le docteur Mike et les enfants étaient sa seule famille et il allait veiller sur eux pour le temps qui lui restait à vivre.