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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 04.06.2013 à 16h30
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Ceci est la réécriture de l'épisode "Cooper contre Quinn". » fefile
Cette fanfic compte déjà 136 paragraphes
Il attendit impatiemment la fin du repas convivial qu'ils partageaient avec leurs amis pour parler avec Michaëla de son projet.
S'éloigner d'elle même après une période plutôt courte était hors de question pour lui. Si pour cela, il devait vivre dans la grange, il le ferait.
C'était contraire aux projets de sa fiancée, qui avait prévu de revenir à la clinique et d'y passer la journée et tout cela dans un état de fatigue extrême.
Après le repas, il vit Matthew, qui reconduisait Colleen et Brian à la maison et décida de suivre Michaëla à la clinique afin de lui parler.
Il s'installa de lui-même face à elle, ne lui laissant pas le choix que de devoir supporter sa présence.«
Que comptez-vous faire aujourd'hui ? » Lui demanda Sully.
« Cela ne se voit pas, je vais m'occuper des patients que je n'ai pas pu recevoir hier. »«
Vous n'avez quasiment pas dormi de la nuit et vous comptez travailler toute la journée ? »
« Ce n'est pas la première fois ! » S'indigna-t-elle.
Sully fut contrarié de cette réponse.
« Maintenant, si vous voulez bien sortir que je puisse accueillir mon premier patient. »
« Non, je ne sortirai pas parce que j'aimerai passer du temps avec vous. »
« J'ai d'autres choses à faire ! »
« Vous avez toujours quelque chose d'autre à faire mais ce n'est pas négociable. Avec ce qu'il se passe avec Ethan, je veux juste m'assurer que notre mariage est toujours d'actualité. »
« Comment pouvez-vous me poser une question pareille ?! Avant d'y penser, nous avons une adoption à régler et pour cela, nous devons contacter un avocat pour nous aider. »
« C'est bien ce que je pensais ! »
« Ah bon ? »
« Oui, vous trouvez un moyen de me tenir à l'écart et je vous annonce que vous n'y réussirez pas ! »
Michaëla le regarda et sut qu'il s'inquiétait vraiment pour leur avenir commun.
« J'ai une question à vous poser : est-ce que vous m'aimez toujours ? Parce que si vous me dites aujourd'hui que vous ne m'aimez plus, je m'en vais et vous ne me reverrez plus. »
« Je ne veux pas que vous partiez ! J'ai besoin de vous à mes côtés. Je vous aime, comment pouvez-vous douter de moi ? » Dit-elle en mettant ses mains devant ses yeux pour ne pas lui faire voir qu'elle pleurait.
Sully fit le tour du bureau pour la prendre dans ses bras.
« Je suis désolé d'avoir réagi comme ça, j'avais besoin de le savoir. Je n'ai jamais douté de vous ! Je voulais vous faire réaliser que vous n'étiez pas seule dans ce combat. Alors, maintenant, peut-être allez-vous m'écouter et venir partager un peu de temps avec moi ! »
Elle acquiesça, même si elle se doutait que cette requête de sa part de Sully avait certainement une raison, comme celle, par exemple, de planifier la suite de leurs actions et de prévoir toutes les possibilités, afin d'être prête, quand le cas se présenterait.
Sans lui laisser de trouver encore une autre excuse, il mit le panneau « closed » lui-même.
Il l'entraîna avec lui vers un endroit qu'il lui avait fait découvrir au début de leurs fréquentations, son abri.
Il l'invita à s'asseoir sous l'abri sur la couverture qui avait retrouvé sa place et alla chercher quelque chose dans le chariot.
Il revint avec un panier de pique-nique et elle se demanda comment il avait pu revoir tout cela sans qu'elle s'en rende compte.
Elle allait lui poser la question mais le regard qu'il lui lança l'en empêcha.
La réponse au télégramme peu après, apportée par Horace, qui savait qu'ils attendaient avec impatience.
La mère de Michaëla acceptait de les héberger et les attendait le plus tôt afin qu'ils lui expliquent la situation et qu'elle puisse les aider.
Michaëla et Sully lui achetèrent des billets de train pour Denver, et pour savoir l'heure du départ de la diligence, pour partir au plus vite et cela tombait bien car la prochaine partait le lendemain.
Horace avait aussi pris l'initiative de contacter un médecin remplaçant le docteur Mike le temps de leur séjour à Boston.
Tout était donc en place, il ne manquait plus qu'à préparer les bagages pour être totalement prêts.
Sully réussit à convaincre sa fiancée que cette situation ne serait que temporaire et que les habitants seraient heureux de les retrouver quand ils reviendraient.
Ils rentrèrent à la maison pour décider de ce qu'ils allaient emmener avec eux à Boston et y retrouvèrent Matthew.
Rien qu'en voyant leurs visages, le jeune homme comprit qu'ils devaient partir dans très peu de temps.
« Quand partez-vous ? » Fut sa première question.
« Demain », répondit Sully.
« Je viens avec vous et n'essayez pas de m'en empêcher. »
« Tu n'es pas obligé de fuir, Matthew. Ton père ne t'obligera pas à la suivre car tu es majeur. »
« Il est hors de question que je vous laisse partir sans savoir ce que vous devenez car vous ne pourriez pas me donner des nouvelles. Ingrid comprendra pourquoi j'agi comme ça et il me pardonnera. »
Michaëla savait qu'elle ne devait pas insister pour qu'il reste et se sentait même rassurée qu'il les accompagne.
Ils pourraient s'appuyer sur lui pour prendre soin de Colleen de temps en temps.
Aussi, la décision fut vite prise. Matthew alla prévenir Ingrid.
Restait plus qu'à informer Colleen et Brian.
Quand ils rentrèrent, Michaëla les fit asseoir autour de la table pour les prévenir.
« Nous partons pour Boston demain. »
« Nous allons voir Grand-mère, il faut absolument que je le dise à Steven. »
« Non, Brian, il faut garder notre départ secret le plus longtemps possible. » Dit Sully immédiatement.
« Comme tu voudras, Sully. »
« C'est à cause de papa ? » Demanda Colleen.
« Oui, c'est pour cela que nous ne devons le dire à personne. Moins de personne le savent, mieux c'est pour nous. » Conseilla Sully.
« Je suis content de voir Grand-mère tout de même. » Ajouta Brian.
« Nous n'y resterons peut-être pas beaucoup de jours et il faudra être très sage avec elle. »
« Mais je serai très sage, maman. »
Michaëla savait que le petit garçon serait adorable avec Elisabeth mais elle n'avait pas pu s'empêcher de lui faire cette remarque.
Matthew arriva peu après et le dîner se passa dans une ambiance beaucoup moins détendue que celui de la veille.
Michaëla se faisait du souci car elle savait que sa relation avec sa mère n'était pas des plus difficiles et elle avait peur qu'elle et Sully ne s'entendent pas au quotidien.
Sully, lui, se demandait s'il arriverait à se faire accepter dans la famille. Il se rappelait leur réaction quand il avait débarqué il y avait presque un an parce qu'il s'inquiétait pour Michaëla avaient été chioquées.
Matthew espérait que leur séjour ne durerait pas longtemps car il ne voulait pas rester trop de jours éloigné d'Ingrid. Colleen remettait en cause la poursuite de ses études. Seul Brian ne se faisait pas de souci.
Le lendemain fut le jour du départ en toute discrétion.
Les habitants de la ville n'avaient pas été leur dire au revoir de peur d'attirer l'attention de celui qui voulait les dénoncer.
Seul Horace leur souhaita bon voyage et bonne chance.
Sully choisit un siège où il invita sa fiancée à s'asseoir à ses côtés.
Les enfants s'assirent en face et ainsi commença le voyage en diligence.
Les cahots de la route se faisaient sentir quand ils atteignirent enfin Denver après plusieurs jours de voyage.
Là, ils purent enfin dormir dans le confort d'un train.
Plus ils approchaient de leur destination finale, plus Michaëla devenait nerveuse à l'idée de revoir sa mère. Sully ne savait même plus comment la faire penser à autre chose.
Il passa seulement un bras sur ses épaules pour lui faire comprendre qu'il était prêt d'elle. Les paysages défilaient les uns après les autres, les rapprochant de Boston.
Enfin, après cinq jours de voyage harassant, ils atteignirent leur destination finale.
Fourbus, ils n'aspiraient qu'à arriver chez Elisabeth et à dormir mais avant, il fallait qu'ils affrontent Madame Quinn.
Sully aida sa fiancée à descendre du train, puis il alla récupérer les bagages pendant que les enfants rejoignaitent leur mère qui avançait lentement vers leur grand-mère.
« Michaëla ? Comment vas-tu ? Tu es un peu pâle ! »
« Le voyage est toujours aussi long mais ça va aller. Encore merci de nous accueillir. »
« C'est normal, Michaëla. Monsieur Sully, salua-t-elle son futur gendre. Donnez les bagaes à mon majordome, il va s'en charger. »
Sully ne la contredit pas. Il ne devait pas commencer à aller dans le sens contraire de ce qu'elle pensait.
La calèche pour aller à Beacon Hill fut plus confortable qu'un chariot et ils arrivèrent assez vite à la maison.
Michaëla avait pensé avoir le temps de se reposer avant que de devoir affronter un repas avec sa mère mais elle avait oublié le fait que celle-ci faisait toujours le contraire de ce qu'elle voulait.
Ils avaient mangé durant leur long voyage mais Élisabeth leur offrit un déjeuner qu'ils ne purent refuser.
Même si elle se sentait sale et fatiguée, Michaëla dut se plier à cette décision.
Les enfants, affamés, apprécièrent ce repas improvisé en famille.
Après qui, Madame Quinn accompagna la famille à l'étage afin de leur attribuer une chambre à chacun.
Ayant eu cinq filles, dont plus aucune habitait chez elle, Elisabeth avait assez de chambre pour tout le monde. Michaëla eut celle qu'elle occupait dans son enfance, les enfants purent choisir celle qui leur plaisait, si bien que, finalement, Sully se retrouva dans la chambre juste en face de celle de sa fiancée, ce qui n'était pas pour lui déplaire.
Chacun s'installa, alors que Sully avait ouvert la porte de la pièce qui lui était allouée, pour espionner sa fiancée. Elle installait les robes qu'elle avait fait suivre dans la penderie, et s'aperçut que la porte était ouverte. Elle allait la fermer quand elle vit que Sullly l'observait examinait ses moindres faits et gestes.
« Qu'avez-vous à me regarder ainsi ? »
Son intervention était ce dont il avait besoin pour savoir qu'elle était contrariée. Il s'approcha d'elle après avoir fermé la porte de la chambre, se glissa dans la sienne et ferma sa porte.
Il la prit dans ses bras et caressa ses cheveux d'un geste tendre, comme s'il avait compris qu'elle avait besoin de tendresse.
Il avait envie de rester près d'elle pour qu'elle se sente en sécurité mais n'osait pas lui en parler.
Peut-être avait-elle peur de la réaction de sa mère si elle les découvrait ensemble. Il y avait toujours la solution de fermer la porte à clé.
« Je suis fatiguée, Sully. »
Elle voulait lui faire comprendre qu'il devait la laisser dormir mais il n'en fit rien.
« Nous ne faisons rien de mal, Michaëla, et vous le savez aussi bien que moi. »
« Et si ma mère vient par ici et qu'elle trouve dans les bras l'un de l'autre. »
« Nous avons besoin d'être ensemble. Vous avez besoin de moi, j'ai besoin de vous ! Il n'y a rien de mal ! »
« Nous sommes à Boston et ici, les règles de vie ne sont pas les mêmes. Les fiancés n'ont pas le droit de se tenir par la main, ni de s'embrasser en public. »
« Je sais que la vie d'ici n'est pas la même. Mais il n'y a personne dans cette chambre ! »
« Sully, nous avons déjà été trop loin au nom des règles de vie bostoniennes. Vous m'avez déjà vue en chemise de nuit l'autre soir. Nous ne sommes même pas supposés nous trouver dans cette chambre ensemble. »
« Nous avons une manière différente de nous comporter, mais ça ne veut pas dire que nous faisons quelque chose de mal. Vous avez besoin de repos et j'ai besoin d'être prêt de vous. Vous pouvez rester en robe ou vous mettre en chemise de nuit et j'attendrai que vous soyez couverte pour vous rejoindre si c'est ce que vous voulez. »
« Je sais que vous me respectez, Sully, et j'ai confiance en vous. »
Il pouvait voir qu'elle lui disait la vérité.
Cet aveu n'était pas pour lui déplaire. Il avait même peur de succomber à mes charmes avant leur mariage.
Le fait d'être obligé de vivre dans la même maison avec deux chambres face l'une à l'autre allait forcément les rapprocher.
Combien de temps cela allait-il durer ?
Elle avait finalement accepté qu'il reste près d'elle, tout en prenant soin qu'il ne la voit pas encore une fois en chemise de nuit.
Assis à côté de son lit, il l'avait regardée dormir pendant une heure ou deux, sans jamais songer une seule fois à fermer les yeux pour se reposer lui aussi.
Elle se réveilla et le découvrit qui l'observait silencieusement.
Il l'avait alors apprécié l'observer en train de l'observer.
Elle se demanda s'il avait fait cela les autres fois et s'inquiéta de savoir s'il n'était pas fatigué.
Comme pour tromper son inquiétude, il s'agenouilla à ses côtés et l'embrassa sur le front.
« Vous êtes plus reposée ? » Lui demanda-t-il.
« Oui, merci. »
Elle était décoiffée et se sentait un peu sale. Elle devait se nettoyer un peu avant de descendre dîner avec sa mère et les enfants.
Sully comprit ce qu'elle voulait faire, et, cette fois-ci, n'hésita pas un seul instant et sortit de la chambre.
Il alla rejoindre les enfants qui se trouvaient en bas en pleine discussion entre eux.
« Où est Michaëla ? » Demanda Elisabeth en le voyant arriver, comme si elle se doutait qu'il avait été la voir avant de les rejoindre.
« Elle ne va pas tarder à arriver. »
« Bien. »
Elle aurait voulu rajouter que sa conduite avec sa fille était un peu trop directe, mais elle savait que sa fille n'apprécierait pas qu'elle se mêle de ses affaires personnelles.
Elle se jura d'intervenir si elle voyait que les choses allaient trop vite entre eux.
En attendant, elle souhaitait être là pour eux, afin de se faire pardonner de ne pas avoir voulu venir à Colorado Springs pour leur mariage.
Elle aurait peut-être changer d'avis.
Michaëla descendit à son tour, prise au dépourvu quand elle vit que sa mère savait quelle conduite elle avait adopté face à Sully.
Elle baissa les yeux et se tint à l'écart le plus possible de son fiancé, ce qui le fit douter de ses sentiments à son tour.
« J'ai contacté un avocat que ton père connaissait, Michaëla, et il veut bien vous aider pour avoir la garde des enfants. Il veut bien vous rencontrer demain matin. »
« Merci, mère. »
Sully hocha la tête pour la remercier à son tour. Mais, tout était différent à Boston avec Elisabeth et cela le mettait mal à l'aise.
Pourquoi ne pouvait-il pas se comporter comme à Colorado Springs ? Il lui semblait qu'il était en train de perdre sa complicité avec sa fiancée et cela signifiait beaucoup à ses yeux.
Il avait tellement mis du temps pour la mettre en confiance.
Et s'il était sur le point de tout perdre ? Pourrait-il supporter une nouvelle perte dans sa vie ?
Cette seule pensée lui souleva l'estomac et il se trouva devant le plat pourtant appétissant de première vue, sans aucune envie d'en gouter un peu.
Il s'excusa auprès de sa future famille et monta dans sa propre chambre.
Après le dîner, Michaëla, encore fatiguée de son voyage – ce fut son excuse en tout cas – décida de monter à l'étage et elle frappa à la porte de la chambre de Sully.
Sully ne lui répondit pas tout de suite.
Elle insista mais il ne venait pas ouvrir et elle prit l'initiative de rentrer à l'intérieur.
La première vision qu'elle eut fut Sully allongé, face contre son oreiller et elle fut troublé de le trouver comme ça.
Il était tellement rare de le voir malade, qu'elle se sentit tout de suite honteuse d'avoir dû se détacher de lui pour sa mère.
Elle se rapprocha alors de lui pour poser sa main sur ses cheveux.
« Sully », murmura-t-elle.
Il ne bougea pas.
« Sully. »
« Hum ? » Gémit-il.
« Je suis désolée. »
« Vous n'y êtes pour rien ! »
« Oh, si, et vous le savez aussi bien que moi. Ma mère sait que vous êtes resté dans ma chambre tout à l'heure et je me suis montrée distante pour qu'elle croit que ce n'est pas une habitude. Je ne me suis pas rendue compte qu'en faisant cela, c'est vous que je blessais. »
« Ce n'est rien, Michaëla », lui répondit-il d'une voix rauque, comme s'il avait, à son tour, décidé de rester seul. »
Mais elle était aussi têtue que lui pouvait l'être.
« Ce sont vos migraines qui recommencent, n'est-ce pas ? Qu'est-ce qui les a provoquées, cette fois-ci ? »
« Rien ! »
« Vous bous demandez si j'éprouve toujours les mêmes sentiments pour vous ? La réponse est oui? Je vous aime tellement que j'ai peur de ce que je ressens pour vous me serriez dans vos bras et j'ai même mal à patienter jusqu'à notre mariage. »
« Je vous aiderai à patienter. »
« Et si je n'en ai pas envie! »
« Nous ne savons pas si nous pourrons nous marier ou pas ! Si nous n'arrivons pas à avoir la garde des enfants, Ethan nous poursuivra ou que nous irons. »
Il acquiesça, que pouvait-il dire de plus ?