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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 04.06.2013 à 16h30
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Ceci est la réécriture de l'épisode "Cooper contre Quinn". » fefile
Cette fanfic compte déjà 136 paragraphes
Elisabeth, à court d'argument mais Sully n'en avait pas fini pour autant.
« Je veux lui offrir cette vie-là. Elle n'a pas fait un choix facile en décidant de devenir médecin, et je comprends pourquoi vous ne l'avez pas encouragé dans cette voie. »
« Et pourquoi, à votre avis ? »
« Parce que vous saviez que les médecins de Boston ne l'accepterai pas dans leur rang. En fait, vous aviez peur qu'elle n'en souffre et vous aviez raison. Au décès de votre mari, plus aucun patient n'allait la voir et c'est pour cela qu'elle a pris la décision de partir de Colorado Springs. »
Élisabeth était bouche bée, elle n'en revenait pas, son futur gendre la comprenait et était en train de décrire tout ce que Michaëla avait vécu avant de partir.
Et il n'avait pas fini de la surprendre.
« Quand elle est arrivée, elle a dû se battre pour réussir à s'imposer. Elle était la seule médecin mais les habitants lui préférait le coiffeur de la ville, tout ça parce qu'elle était une femme. Toute seule, elle s'est battue contre l'influenza. »
« Je l'ai aidée à s'établir en lui prêtant de l'argent. »
« Ah bon ? Je ne savais pas, mais si vous l'avez fait, c'est que vous croyiez en elle à ce moment-là. »
« Oui. »
« Revenir s'installer ici pour elle était une épreuve. Elle a peur de perdre ses patients en restant ici. Si quelqu'un vient la remplacer, certaines personnes peuvent préférer ce médecin. »
« D'accord, alors je vais faire en sorte de vous aider. Si Monsieur Cooper vient jusqu'ici, je vais lui offrir de l'argent. »
« Je ne suis pas sûr que cela lui suffira. »
« Je peux toujours essayer. Je vous remercie de m'avoir dit tout cela. Je vais y réfléchir. »
Sully sortit enfin du bureau dans lequel il était enfermé avec Élisabeth depuis un long moment qu'elle n'arrivait pas à déterminer.
Michaëla alla immédiatement vers lui.
Pendant cette discussion privée, elle avait bien sûr parler aux enfants et les rassurer.
Brian avait peut-être été dupe mais Matthew et Colleen savait qu'elle s'inquiétait.
Sully put lire cette question dans son regard et y répondit en la serrant brièvement dans ses bras.
Mais il se recula quand il vit sa future belle-mère qui sortait à son tour.
Elle les regarda un court moment, puis passa son chemin sans rien dire.
D'ailleurs, elle se retira dans sa chambre, prétextant de la fatigue.
« Nous resterons près de vous, maintenant. » Dit Sully.
« Pouvez-vous aller dans le salon pendant que je parle à Sully ? » Demanda Michaëla.
« Oui, bien sûr », dit Matthew, en emmenant tout de suite Colleen et Brian avec lui.
« Qu'y-a-t-il, Michaëla ? »
« Qu'avez-vous dit à ma mère ? »
« Pas grand chose, ne vous inquiétez pas. »
« Et c'est pour cela qu'elle est partie pour aller dans sa chambre. Dites-moi ce qu'il s'est passé. »
« Je lui ai dit que nous voulions tous les deux votre bonheur, que si vous vous disputez avec l'un d'entre nous, vous en seriez malheureuse. Je lui ai aussi dit que je vous laisserai toujours libre de continuer à exercer si vous le souhaitez. »
« C'est tout ? »
« Le reste nous regarde. Je pense que si elle a décidé de se retirer, c'est qu'elle voulait y réfléchir. »
« Ça n'arrivera pas ! »
« Nous ne pouvons pas le savoir. »
« Ce n'est pas parce qu'un policier est venu demander à votre mère où nous étions que ça veut forcément dire qu'il va deviner que nous sommes là. Comment voulez-vous qu'Ethan sache où nous sommes ? »
« Tout le monde à Colorado Springs sait que sa mère vit ici. »
« Et alors, il aura le courage de venir affronter votre mère, vous croyez ? Elle est de notre côté. »
« S'il veut obtenir cet héritage, il sera prêt à le faire. »
« Essayez de penser à autre chose pour l'instant. Il est possible qu'il vienne mais ne passez pas votre temps à vous inquiéter et vous rendre malade. »
A travers ses mots, elle comprit qu'il ne supportait pas de la voir pleurer et cela la réconfortait, car cela lui prouvait qu'il était vraiment attaché à elle.
Sully la regarda dans les yeux et se demanda à quoi pensait sa fiancée. Il tenait tellement à elle, il espérait qu'elle le comprenne.
« Il est tard, je ferai mieux de rejoindre ma chambre, et de vous laisser dormir, vous avez besoin de repos. »
« Restez, s'il vous plait. »
« Je le voudrai mais je ne le peux pas. Votre mère sait que je suis déjà resté avec vous et elle a peur pour votre réputation. »
« Restez, Sully, je vous en supplie. Je veux profiter de vous avoir prêt de moi, parce que demain, il se peut que nous soyons séparés. »
Il ne put pas résister à cette demande. Lui aussi voulait être auprès d'elle pour la serrer dans ses bras.
Il aurait peut-être encore à affronter Elisabeth, mais tant pis, il ne pouvait pas laisser sa fiancée dans cet état-là sans rien faire pour y remédier.
C'était au-dessus de ses forces.
Les jours qui suivirent donnèrent du fil à retordre aux fiancés. Un après-midi, alors qu'elle se promenait seule pas trop loin de la maison, Colleen rencontra Jesse.
Il l'avait reconnue et s'était approché d'elle pour lui parler, et l'avait invitée à s'asseoir sur banc à ses côtés. Colleen avait eu des sentiments mitigés vis-à-vis de ces retrouvailles, car il il lui avait quand même volé la montre offerte par son père.
« Que fais-tu ici ? »
« Je séjourne sur Boston, mais je ne m'attendais pas à te rencontrer. »
« Je suis ici en vacance. »
« Je sais que tu ne dois pas être très heureuse de me revoir, mais j'ai changé depuis. »
« Tu as tout de même volé une partie du troupeau appartenant à mon frère. »
« Je le regrette aujourd'hui. C'était une bêtise. J'aimerai que tu me pardonnes. »
Elle lui avait semblé dubitative, alors, il avait continué.
« Je regrette vraiment. Tu te rappelles de ce que je t'ai dit, que je voulais t'épouser après la fin de tes études, que je te trouvais belle, je le pense toujours. Quand tu seras devenue médecin, nous pourrions nous installer à San Francisco, tout près de ton père. »
« Comment sais-tu qu'il y habite ? Tu as fait exprès de me rencontrer pour savoir où nous étions nous as-tu suivi ? Tu ne te serviras pas à nouveau de moi, car je ne te dirai pas où j'habite. »
« Je le sais déjà. »
Elle se leva immédiatement et partit en courant vers la propriété de sa grand-mère, afin de retrouver ses parents, où elle entra en pleurant.
« Que s'est-il passé Colleen ? »
Elle avait tout raconté à ses parents et ceux-ci avaient réalisé que les soucis n'allaient pas tarder. Ils pouvaient peut-être les retarder mais certainement pas les empêcher d'arriver. Ils avaient donc décider de rester tous à la maison et de ne pas en bouger, mais cela n'avait pas fonctionné longtemps.
Un jour, alors qu'Élisabeth essayait de ne pas laisser entrer Ethan, celui-ci força le passage, à l'aide d'un shérif qui l'accompagnait. L'homme de loi fit le tour de la maison et eut vite fait de trouver le couple et les enfants.
Ethan tint fermement ses deux enfants par la main et les emmena sans hésitation avec lui.
Tout s'était passé si vite que Michaëla n'avait même pas eu le temps de dire au revoir à Colleen et Brian.
Depuis ce jour où la jeune fille avait mentionné Jesse, Michaëla n'avait pas arrêté de se demander quand est-ce qu'Ethan allait arrivé à Boston.
Il n'avait pas mis longtemps à le faire. Et voilà dans quelle situation ils se retrouvaient.
En plus, ils allaient certainement devoir faire face à la justice pour enlèvement d'enfant. Ça ne faisait aucun doute qu'Ethan allait les poursuivre.
Pour une fois qu'il avait la justice derrière lui, il n'allait pas s'en priver, surtout pas si cela devait lui rapporter de l'argent.
Élisabeth regarda Michaëla après cette triste nouvelle, puis, elle se tourna vers Sully et se posa une question : devait-elle vraiment leur permettre de se retrouver tous les deux pour une nuit dans un lieu isolé ?
Ils se retrouvaient seuls dans un abri, comme il était rare qu'il le soit en ce moment. Pourquoi Ethan était venu jusqu'à Boston ? Ils avaient fui mais cela n'avait fait que retarder l'inévitable.
De plus, ils allaient devoir répondre à l'accusation d'enlèvement qui pesait sur eux et heureusement, ils n'étaient pas enfermés.
Élisabeth leur avait trouvé un refuge où ils pourraient passer la nuit tous les deux cachés aux yeux de la justice. Mais le lendemain, que se passerait-il ?
Ils n'avaient même pas réfléchi aux conséquences de la prise d'une telle situation n'ayant pas envisagé une seule fois qu'Ethan puisse les poursuivre jusqu'à Boston tout ça pour arriver à récupérer l'argent du père de Lilian.
Sully était sorti de la cachette pour aller leur chercher du bois pour les tenir au chariot. Elle repensait aux ballades qu'ils avaient eu le temps de faire quand il ne travaillait pas.
Chaque fois, Sully l'entraînait dans le parc dans lequel elle avait tant joué étant petite. Une fois, une seule, il avait succombé au désir de la caresser, tout en se cachant aux yeux des passants.
A l'ombre d'un arbre, il avait d'abord pris ses lèvres en un long baiser, puis en la regardant dans les yeux, il avait laissé courir ses mains le long de ses bras puis les avait posé sur sa taille.
Une de ses deux mains s'étaient faite plus audacieuses en se dirigeant plus bas sur ses fesses et il avait rapproché son corps plus proche du sien possible.
Et là, elle avait ressenti pour la première fois ce que cela créait chez lui.
Bien trop timide pour l'inciter à continuer, car elle avait apprécié ce contact, elle l'avait laissée faire mais il s'était arrêté de lui-même et lui avait pris la main pour continuer leur ballade en amoureux.
Pourquoi n'avait-il pas voulu aller plus loin ? Peut-être pas pour de la choquer ? Mais cela l'avait rendue encore plus sûre de ce qu'elle souhaitait plus que tout au monde.
Sully rentra dans la cabane et regarda sa fiancée encore plus attentivement qu'habituellement et put déceler le rougissement de son visage malgré l'obscurité qui commençait à grandir dans la pièce.
« Vous allez bien ? »
Elle se secoua pour revenir au présent. L'être aimé devant elle et elle espérait qu'il accepte sa proposition. Elle lui sourit pour seule réponse, ce à quoi il ne s'attendait pas en pareille situation. Il l'embrassa brièvement sur les lèvres puis se leva pour allumer le feu qui allait les réchauffer et les éclairer.
« Je venais souvent me réfugier ici quand j'étais étudiante en médecine, vous savez, ma mère le savait mais elle m'empêchait de le faire. »
« Et aujourd'hui, elle nous offre la possibilité de dormir ici quelques temps. »
« Oui, mais combien de temps ? Reverrons-nous Colleen et Brian un jour ? Et où est Matthew ? Cela fait quelques jours que nous ne savons pas où il est ? Croyez-vous qu'Ethan lui ai fait quelque chose ? »
« J'espère que non mais je suis comme vous, Michaëla, je n'en sais rien. »
« Pourquoi essayez-vous toujours de me rassurer, est-ce dans votre nature ? »
« Je voudrai tellement vous voir heureuse et souriante. Si je veux vous épouser, c'est pour que vous ne soyez plus triste. »
« Sully, même marié, notre vie ne sera pas idyllique et vous le savez. »
« Bien sûr, je le sais. Mais, j'ai un regret, j'aurai voulu vous épouser. »
« Moi aussi, et j'aimerai vous offrir aussi ce que je ne peux vous offrir qu'à vous. Alors, j'ai une proposition à vous faire. »
« Laquelle ? »
Michaëla hésitait à lui révéler ce qu'elle désirait au plus profond de son être, pour y parvenir, elle décida d'y aller pas à pas.
« Vous vous rappelez cette après-midi où vous m'avez caressée ? »
Il hocha la tête.
« J'aimerai vous donner plus. »
« Vous ne m'en avez suffisamment donné et je ne veux pas briser la promesse que je vous ai faites, celle d'attendre que vous soyez prête pour aller plus loin. »
« Et si je l'étais ? Comment réagiriez-vous ? »
« Vous n'êtes pas sérieuse. Vous êtes bouleversée par ce qu'il s'est passé ces derniers jours. »
« Si, je le suis. Sully, nous ne savons pas de quoi demain sera fait et je veux tellement devenir votre femme. Marions-nous ici et maintenant ! Nous n'avons pas besoin de révérend, ni de témoins, je veux que vous m'offriez la possibilité de connaître l'amour dans sa totalité avant que tout ne bascule. »
« Je ne peux pas le faire, Michaëla. Je vous respecte trop pour cela. Vous n'avez pas les idées claires. Si finalement Ethan renonce à nous poursuivre en justice, vous ne m'en voudriez pas trop, je ne veux pas de cela. »
« Byron Sully, voulez-vous prendre Michaëla Quinn ici présente pour épouse, dans la tristesse, comme dans la joie, dans la maladie, comme en bonne santé, pour l'aimer et la chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare ? »
« Oui, je le veux. Et vous Michaëla Quinn, voulez-vous prendre Byron Sully ici présent pour époux, dans la tristesse, comme dans la joie, dans la maladie, comme en bonne santé, pour l'aimer et le chérie jusqu'à ce que la mort vous sépare ? »
« Je le veux », répondit-elle, les larmes aux yeux.
Il scella cette promesse pour un baiser encore plus intime que les précédents, puis, contre toute attente, il lui passa un anneau à son annulaire gauche.
« Sully, qu'est-ce que c'est ? »
« Votre alliance, je l'ai achetée il y a quelques temps et j'attendais notre mariage pour vous la faire voir, c'est pourquoi je vous offre aujourd'hui. »
Elle releva son visage baigné de larmes vers lui.
« Ne pleure pas, Michaëla. » Dit-il naturellement en la tutoyant.
« Je ne pleure pas parce que je suis triste mais parce que je suis heureuse. Je n'aurai jamais imaginé vivre un tel bonheur et vous m'offrez la possibilité de le faire. J'ai toujours rêvé d'avoir un enfant aussi et j'aimerai que nous en fassions un dès ce soir. »
« Michaëla, ces choses-là prennent du temps, et ce n'est pas parce que nous sommes mariés que nous devons absolument ... »
« Chut, tais-toi, dit-elle sans se rendre compte qu'elle le tutoyait à son tour. Je veux que tu me fasses l'amour ce soir et j'aimerai que de notre union naisse un enfant qui te ressemblerait. »
« Je ne veux pas te brusquer. Je veux tellement être avec toi mais je ne veux pas te blesser et briser tout ce en quoi tu crois. Aux yeux de la Loi, nous ne sommes pas mariés et si tu tombais enceinte avant qu'on est pu se marier officiellement, tu te rends compte de ta réputation. »
« Je me fiche de ma réputation et des règles bostonnienne, ce que je veux, c'est que tu me fasses devenir une vraie femme dans tous les sens du terme. Je veux faire l'amour avec toi. »
Après un moment, elle dit :
« Tu te rends compte que nous nous tutoyons depuis quelques minutes, sans qu'aucun de nous sans s'en rendre compte. »
« Cela te dérange ? »
« Oh, non, j'adore cela. »
« Tant mieux. »
Il se leva pour tenter de mettre fin à leur romance car il avait peur de succomber à ses charmes et ne voulait tout de même pas ruiner sa réputation. Il tenait trop à elle pour cela.
« Où vas-tu , »
« Il faut que je rajoute du feu. Je ne veux pas que tu aies froid. »
« Dans ce cas-là, reste près de moi, tu me tiendras chaud. »
Contrairement à lui, elle souhaitait encore plus que tout au monde passer le cap et perdre sa virginité.
« Je ne peux pas faire ça, Michaëla, comprends-moi. Si je commence, je ne pourrais pas arrêter et si tu tombes enceinte et que nous allons en prison, je m'en voudrai trop. »
« Nous n'irons pas en prison, Sully, j'en suis certaine. Ethan a réussi à récupérer les enfants, il ne fera rien d'autre. »
« C'est possible. »
« S'il avait fait, il serait peut-être déjà à notre recherche. »