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Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 07.07.2016 à 14h44
Auteur : fefile
Statut : Terminée
« Ceci est la réécriture de la saison 6 à partir de l'épisode "Le réconfort des amis" dans l'hypothèse où Michaëla parvienne à garder son bébé. » fefile
Cette fanfic compte déjà 243 paragraphes
« Je veux que tu prennes soin de toi. Étant donné que je ne peux pas te surveiller, je veux que tu me promettes de te reposer. »
« Je n’ai pas besoin d’être surveillée parce que je suis déjà très entourée. Daniel veille sur moi. Marjorie veut absolument que je me repose et Colleen pense ne jamais en faire assez ! »
« Oui, je sais mais j’aimerai beaucoup être auprès de toi pour y veiller par moi-même même parce que je te connais. »
Michaëla acquiesça.
Elle ne pouvait pas promettre à son mari de rester inactive si un patient se présente et qu’il avait besoin de ses soins. Sully connaissait son dévouement. Il espérait qu’Élisabeth parviendrait à lui faire entendre raison.
Élisabeth avait certainement le même but et allait faire en sorte que sa fille se repose au maximum. Il savait que sa venue prochaine allait perturber Michaëla au plus haut point mais peut-être allait-elle aussi lui apporter du soutien.
Il devait croire que cela permettrait à son épouse de se reposer un peu plus. Même s’il ne pouvait plus la voir autant qu’ils le voulaient tous les deux, l’essentiel était que Michaëla ne soit pas seule.
C’est vrai, Élisabeth ne le portait pas dans son cœur et il était loin de s’imaginer qu’elle allait essayer tous les moyens pour l’entraîner à Boston et que Michaëla allait résister de toutes ses forces.
Il serra à nouveau Michaëla de toutes ses forces contre lui et Katie en profita pour entourer sa maman de ses bras.
Les larmes montèrent aux yeux de Michaëla, prête à les laisser couler. Heureusement que Wolf vint la distraire en posant sa tête sur ses genoux. Elle lui caressa sa tête et posa un baiser sur sa truffe. Elle l’aimait bien, le loup de son mari.
Michaëla venait d’arriver en ville, elle avait laissé Katie sous la surveillance de Grace et elle se dirigeait maintenant vers le magasin de Loren.
Une mère anxieuse s’y trouvait et cherchait un médicament son fils malade. Elle n’avait pas d’argent pour payer un médecin.
Michaëla avait tout de suite pris la situation en main, ressentant un pressentiment mauvais, en expliquant qu’elle pouvait s’occuper du patient et que l’argent lui importait peu.
Elle repensa un moment aux paroles de son mari qui la suppliait de prendre soin d’elle, peut-être avait-il raison ?
Ce n’était pas le moment de penser à cela, alors qu’elle devait absolument trouver ce qui n’allait pas chez son petit patient. Elle se dirigea vers la clinique avec la mère et le petit et eut tôt fait d’établir un diagnostic, qui s’avéra alarmant.
Elle essaya de rassurer la maman, qui devait repartir à la maison pour s’occuper de ses autres enfants, mais son regard était plus qu’inquiet.
Michaëla devait absolument prévenir la ville car elle craignait une épidémie de diphtérie et il fallait que tout le monde sache quels étaient les symptômes pour pouvoir les emmener à la clinique pour les mettre en quarantaine.
Elle-même allait devoir mettre Katie et Brian à l’abri et elle sut immédiatement où elle allait les envoyer.
Elle se dirigea à nouveau vers le magasin de Loren et lui demanda de réunir le conseil municipal au plus vite, ce qu’il fit sans lui en demander la raison quand il vit son angoisse.
Le moment était grave. Daniel vit l’agitation et en demanda la raison à Loren quand il vit qu’il courait de droite à gauche. Celui-ci lui répondit de manière brève.
Michaëla se tint debout devant l’assemblée réunie à l’église et expliquait calmement quels étaient les symptômes de la diphtérie. Elle insistait sur l’importance de ne pas s’inquiéter.
Elle-même était inquiète de l’épidémie qui s’annonçait.
Elle se sentait démunie mais elle devait réagir et vite. En sortant de l’église, elle tomba sur Daniel.
« Je ne veux pas alarmer les habitants, mais je veux protéger Brian et Katie de l’épidémie. »
« Ne vous inquiétez pas pour eux, Michaëla. Je vais tout de suite les emmener auprès de Sully, ainsi je pourrai lui expliquer ce qu’il se passe ici. »
« Merci beaucoup, Daniel. »
Le shérif de la ville s’éloigna pour mettre leur plan à exécution. Pendant ce temps-là, ce fut Andrew qui s’approcha de sa consœur pour lui parler.
« Je sais que vous avez minimisé l’importance de l’épidémie qui s’annonce. Peu importe ce que Preston peut en penser, je vous aiderai du mieux que je le pourrai. »
« Merci Andrew. »
Et elle se dirigea vers la clinique en sa compagnie pour aller veiller sur le premier de ses patients atteint de diphtérie.
Andrew était prêt à tout pour la soutenir. Il connaissait son dévouement pour ses patients et savait qu’elle allait trop en faire. À lui de détecter le moment où elle franchissait la ligne et à faire en sorte de la soutenir à ce moment-là.
Personne ne parviendrait à la faire écouter avant cela. Colleen vint les rejoindre pour les aider elle aussi. Elle ne pouvait pas rester passive à cette épidémie et elle aussi allait veiller sur sa mère.
Sully était dans la grotte en train de réfléchir quand il entendit un chariot arriver. Cela n’était pas prévu et il se tint sur ses gardes, mettant une main sur son tomahawk.
En regardant plus attentivement, il sut immédiatement qu’il ne s’agissait pas de l’Armée mais de Daniel, de Brian et de Katie. Il se passait quelque chose en ville.
Dès l’arrêt du buggy, il prit Katie dans ses bras, l’embrassa sur le front et regarda Daniel pour avoir des réponses à ses questions muettes.
« Michaëla m’a demandé de t’emmener Brian et Katie. Une épidémie de diphtérie se déclare en ville. »
« De diphtérie ? »
« Oui. »
Sully fronça les sourcils. Il connaissait la diphtérie, Michaëla lui en avait parlé. Il y allait y avoir des victimes. Elle allait donc s’épuiser pour essayer de le soigner.
« Sully ne t’inquiète pas trop. Michaëla va bien pour l’instant. Je veillerai sur elle tout le temps que ça durera. Et si elle ne va pas bien, je l’emmènerai ici ! »
Sully acquiesça.
« Dis-lui que je prendrai soin de Brian et de Katie, qu’elle n’a pas de souci à se faire de ce côté-là. »
Il eut envie de rajouter qu’il fallait que sa femme prenne soin d’elle mais il n’était pas nécessaire de le dire car il savait qu’elle irait jusqu’au bout de ses forces pour ses patients.
Heureusement, Andrew et Colleen – il le pensait à juste titre – allaient être à ses côtés et veilleraient à ce qu’elle ne s’épuise pas trop.
Lui ne pouvait de toute faon pas être en ville auprès d’elle.
« Je passerai t’apporter des fournitures tous les jours. »
Il serait donc au courant de ce qu’il se passait en ville.
Comme elle l’avait craint, les patients s’accumulaient à la clinique. Elle se sentait déjà épuisée, mais refusait d’écouter Andrew et Colleen.
Rien n’y faisait. Elle voulait être là pour les malades. Andrew attendait donc un signe pour la forcer à se reposer. Ce signe était proche.
Marjorie apportait son aide du mieux qu’elle le pouvait en s’occupant plus particulièrement des enfants. Elle venait d’ailleurs d’en réconforter un.
L’effervescence était telle que les deux femmes avaient oublié la prochaine arrivée de leur mère et de Rebecca. D’ailleurs, le train ne s’arrêtait plus à Colorado Springs à cause de l’épidémie.
Madame Quinn et Rebecca avaient donc été obligées de faire le trajet de Denver jusqu’à Colorado Springs en diligence, même si la mère avait été dans l’obligation de payer le cocher assez chez pour y parvenir.
Suite à la lettre de Michaëla qui lui avait annoncé sa grossesse, Élisabeth n’avait pas réfléchi une seule seconde. Sur un coup de tête, elle avait pris la décision d’aller retrouver sa fille.
Rebecca l’avait suivie immédiatement pour essayer de la raisonner mais Madame Quinn n’entendait pas raison. Aussi, elle s’était inclinée mais elle était bien décidée à apporter son soutien à sa petite sœur, qui n’avait certainement pas besoin de sa mère pour douter.
C’est ainsi que la diligence arriva en ville et s’arrêta devant le magasin de Loren. Ce qui surprit le plus les deux femmes fut le silence de la vile qui, d’habitude était plus animée.
Elles se dirigèrent vers la clinique pour essayer de comprendre pourquoi la ville était en quarantaine.
Michaëla sortait à ce moment-là de la clinique pour prendre l’air quand elle se retrouva nez à nez avec sa mère. Elle fut tellement surprise qu’elle faillit se trouver mal mais elle se reprit tant bien que mal quand Rebecca s’approcha d’elle.
Il était clair que sa sœur aînée s’inquiétait pour elle : elle avait vu son malaise.
Élisabeth aussi s’en était aperçu et elle se retint de faire une remarque.
« Maman, Rebecca, que faites-vous ici ? Il y a une épidémie de diphtérie en ville, vous n’auriez jamais dû venir. »
« Cela explique le silence de la ville. Mais nous ne sommes pas venues jusqu’ici pour repartir aussitôt. J’ai bien l’intention de voir Katie et Brian, si cela est possible. »
« Mère, il m’est impossible de vous dire où ils se trouvent en ce moment mais ils sont à l’abri. »
« Je crois comprendre avec qui ils se trouvent. »
« Mère, je vous en prie, tempéra Rebecca. Michaëla en toute confiance en lui. »
Élisabeth s’inclina, pour l’instant, ne voulant pas ajouter à la peine de Michaëla, mais elle se promit de revenir sur le sujet. Elle avait bien l’intention de convaincre Michaëla de rentrer avec elle à Boston mais elle devait y aller progressivement.
Quant à Michaëla, elle n’avait pas du tout l’intention d’écouter sa mère et elle se retint de l’annoncer tout de suite à sa mère. Elle aurait bien le temps de dire à sa mère ce qu’elle avait à lui dire.
Rebecca comprit Michaëla immédiatement et se promit de la soutenir si besoin était.
Daniel arriva à ce moment-là devant les femmes Quinn pour parler à Michaëla. Le shérif faisait de son mieux pour rassurer les habitants mais il n’était pas évident de parvenir à le faire.
« Mère, Rebecca, laissez-moi vous présenter Daniel Simon, le meilleur ami de Sully et le shérif de cette ville. »
Élisabeth fut tout de suite impressionnée par la prestance de cet homme, si différent de Sully. Elle savait de lui ce que sa fille avait bien voulu lui écrire. Elle était donc bien décidée à en découvrir plus.
« J’avais besoin de vous parler, Michaëla. »
« Katie et Brian vont bien ? » Demanda-t-elle trop vite.
« Ne vous inquiétez pas pour eux. Par contre, je suis inquiet pour les habitants de la ville. Ils sont très soupçonneux les uns envers les autres. Plus personne n’ose sortir de chez lui. »
« J’avais peur de cela. Je ne sais pas comment les rassurer. »
Daniel savait cela avant de lui parler mais il fit exprès de continuer à lui parler, tout en faisant comprendre à Madame Quinn que Sully était là pour ses enfants.
« Sully vous fait dire de ne pas vous inquiéter de Katie et de Brian. Ils ne craignent rien avec lui. Il ne veut pas que vous vous posiez des questions sur eux et il veut que vous preniez soin de vous. »
Madame Quinn avait bien compris le message et bien sûr, elle comprenait que le meilleur ami de Sully défende le mari de Michaëla. Il ne pouvait pas en être autrement.
Rebecca choisit cet instant-là pour rentrer dans la clinique. Elle avait décidé d’aider sa sœur plutôt que de rester à attendre sagement et Élisabeth prit la même décision.
En rentrant dans la clinique, Élisabeth vit Marjorie …
Marjorie posait des problèmes à Élisabeth. Son mode de vie était loin de celui qui plaisait à sa mère.
Madame Quinn devait avoir une conversation avec sa fille mais elle savait d’avance que Marjorie ne l’écouterait pas. Marjorie profita de l’occasion pour détourner l’attention de sa mère. Cela permettrait à sa sœur de se reposer.
Et Marjorie était apte à lui répondre. Elle n’allait pas se laisser guider par sa mère à son âge et si elle pouvait faire comprendre à sa mère de laisser Michaëla tranquille, elle serait soulagée.
« Nous devons parler. » Dit Élisabeth.
Marjorie acquiesça et alla chez Grace pour s’asseoir à une table un peu éloignée en compagnie de sa mère.
« Je sais ce que vous allez me dire et je ne sais pas si je suis prête à vous écouter. »
« Et pourtant, tu vas m’écouter. Tu n’as rien à faire ici et je suis au courant de la relation que tu as avec Loren. C’est scandaleux ! Tu devrais te marier une fois pour toutes avec lui. »
« Me marier avec lui. Je ne souhaite pas me marier à nouveau. J’ai épousé un homme qui m’a déçue et je ne recommencerai pas cette même bêtise. J’ai une liberté avec Loren que je n’ai pas eu avec Everett. »
« Ta conduite est scandaleuse, Marjorie ! Tu devrais avoir honte de t’afficher avec un homme et de coucher avec un homme. Tout le monde jase. »
« Ils peuvent jaser tant qu’ils veulent, cela m’est égal ! Tant qu’ils parlent de moi, le temps passe ! »
« Je ne sais pas comment tu peux t’exposer ainsi dans une petite ville comme celle-ci. »
« Pour la première fois de ma vie, je suis amoureuse et heureuse et je n’ai pas l’intention de m’empêcher de l’être pour vous faire plaisir et au nom de principes dépassés. »
Élisabeth ne sut pas quoi répondre à sa fille, mais elle se promit de trouver un moyen pour lui faire entendre, ce qui n’allait pas être facile.
« Me permettez-vous de rejoindre Michaëla afin de l’aider à prendre soin de ses patients ? »
« Oui, bien sûr, je viens avec toi. J’ai besoin de lui parler à elle aussi ! »
« Michaëla a surtout besoin de soutien, maman ! »
Élisabeth en prit note, sachant qu’elle allait tout de même devoir affronter sa fille cadette pour la mettre en sécurité. Michaëla était toujours en train de s’occuper de ses patients, mais elle redoutait plus que tout le face-à-face avec sa mère.
Rebecca ne l’avait pas lâché d’une semelle, comme pour la soutenir d’une manière silencieuse.
Elle pouvait compter sur l’appui de son aînée, qui n’allait pas laisser sa mère agir comme elle le souhaitait.
Élisabeth entra dans la clinique à ce moment-là, suivie de près par Marjorie, qui remonta vers l’étage immédiatement.
« Tu as cinq minutes, Michaëla ? »
« Comme vous pouvez le voir, il y a beaucoup de malades ici, mère. »
« Tu as besoin de te reposer. »
« Je n’en ai pas le temps, ni l’intention, d’ailleurs. Nous ne sommes que deux médecins ici ! »
« Tu ne devrais pas en faire autant dans ton état ! »
« Le bébé va bien, mère, et je me sens très bien ! Je ne peux pas refuser mon aide à ceux qui en ont besoin. »
« Tu ne devrais même pas être ici. »
« Mère, s’il vous plaît, se permit d’intervenir Rebecca. Michaëla sait ce qu’elle fait. »
« Apparemment, elle ne le sait pas, non ! »
Élisabeth lançait les hostilités.
Elle n’était pas prête à lâcher prise, bien décidée à faire comprendre à sa fille qu’elle n’était pas d’accord.
« Où voulez-vous en venir ? »
« Pour mettre Brian et Katie en sécurité, tu préfères les envoyer en forêt avec leur père, plutôt que de faire appel à ta mère ! »
« Brian et Katie ont besoin de leur père ! Vous ne pouvez pas me demander de m’éloigner de lui alors que j’attends son enfant ! Sully s’occupera très bien de NOS enfants ! Avec lui, ils ne risquent rien ! »
« Et que se passera-t-il si l’Armée venait à découvrir sa cachette ?! »
« L’Armée ne peut pas savoir où ils se trouvent et elle a d’autres préoccupations que Sully ! »
« Il vous met en danger, Michaëla, toi et les enfants, et tout cela pour aider des Indiens ! »
« Vous êtes injuste, mère ! »
« Mère, s’il vous plaît. Dit Rebecca. Michaëla sait ce qu’elle fait. Sully est tout à fait capable de prendre soin de Brian et de Katie, et de les mettre en sécurité. Il arrivera à passer à travers les recherches de l’Armée si elle en fait ! »
« Je n’en suis pas aussi sûre que toi ! »
« Je n’ai pas le temps de vous écouter plus longtemps, surtout si c’est pour essayer de me convaincre de retourner à Boston avec vous. Je n’ai pas l’intention de quitter Colorado Springs, ni maintenant, ni jamais ! Suis-je assez claire ? »
Élisabeth ne répondit pas, Michaëla tourna le dos pour aller s’occuper de ses patients. Elle savait que l’affrontement avec sa mère était loin d’être terminé, mais elle obtiendrait toujours la même réponse. Tout serait pareil ! Elle pouvait travailler pour la convaincre. Michaëla aurait le soutien de Rebecca, de Marjorie et de Dorothy si nécessaire.