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Série : Falling Skies
Création : 12.07.2014 à 21h02
Auteur : annabeth
Statut : Abandonnée
« EV Crossover : l'intrigue de cet EV nous place en pleine rencontre incongrue entre les personnages de Falling Skies et ceuxde la série Doctor Who. » annabeth
Cette fanfic compte déjà 3 paragraphes
Tout le monde semblait affolé et les blessés s’amassaient autour du Docteur Glass qui ne savait plus où donner de la tête. Elle eut bien pris du repos comme le lui avait demandé Tom mais elle ne pouvait pas laisser tous ces combattants sans soin, sous prétexte d’être enceinte. Tom venait de quitter l’infirmerie, en colère, avec pour seule blessure une côte cassé, après avoir supplié sans succès le médecin de retourner à leur chambre, et avoir essuyé un refus. Il ne comprenait pas. Depuis qu’il était devenu président, il ne comprenait plus. Il ne voyait Anne que comme la femme qu’il aimait et qui portait son enfant. Anne l’appréciait, mais elle n’était pas que cela. Parce qu’Anne était aussi une des seules chances des blessés depuis l’invasion des aliens quelque mois auparavant. Et même enceinte, il n’y avait pas de raison qu’elle puisse se reposer et pas les autres.
- Je suis peut être enceinte mais je ne suis pas en sucre, marmonna-t-elle dans le dos d’une Lourdes dépassée par le nombre de blessés alors que celle-ci venait de lui conseiller de prendre quelque minutes pour s’allonger un peu.
La stratégie que Cochise, Weaver et Tom avaient mis en place avait été un succès et Karen devait déjà s’en mordre les doigts mais à quel prix. Combien d’amis, de frères, et de combattants, Charleston avait encore dû sacrifier pour cette maigre victoire qui était certes la suite d’un grand nombre d’autres mais qui en présageait encore bien davantage ?
Alors que les corps s’empilait devant les médecins impuissants et que le nombre de blessés encore à traiter diminuait, Anne ressenti une petite secousse dans son bas-ventre. Apparemment, le dernier petit Mason semblait vouloir confirmer les dires de son père.
- Il est temps d’aller se reposer, hein ? Mon ange, murmura le médecin exténué, en caressant avec tendresse le bas de son ventre arrondi.
Avant de partir, Anne félicita tout le monde pour leur travail et chargea un blessé léger de donner au président, la liste des pauvres victimes. Les corps seraient préparés le lendemain pour les derniers hommages et discours.
Une fois allongée dans son lit, au côté de l’homme avec qui elle partageait aujourd’hui sa vie, elle essaya de se souvenir de chaque nom et de les associer à un souvenir. Pour les membres de la seconde division avec qui elle avait partagé tant de batailles, cela était aisé mais la majorité était de parfaits inconnus. Un sentiment de culpabilité s’emparait d’elle alors qu’elle s’endormie, chérissant, comme chaque nuit depuis la découverte de Charleston, ce moment de paix. Demain, serait encore une dure journée …
Le lendemain matin fût riche en émotion et à treize heure, tout le monde, regardait son assiette en silence. La commémoration des morts, de la veille, venait d’avoir lieu. Chacun pensait à ses propres proches et à la vie si courte. L’atmosphère était pesante et pourtant tout le monde se sentait en sécurité, ici. La cafétéria était bien protégée et personne n’avait réussi à entrer jusqu’à présent sans l’autorisation expresse du Président.
Et pourtant, elle venait d’apparaitre. Là. En plein milieu de la cafétéria. Littéralement apparue dans une étrange lumière et un bruit des plus … désagréable. Hal et Maggie n’auraient pas su dire ce que c’était, ni même ce que ça faisait là, mais une chose était sûr, les deux amants n’avaient pas tardé à sauter sur leur armes. Les habituels pistolets de Maggie étaient tous deux pointé sur la porte de cette chose. Cette étrange cabine de police bleue …
Devant les regards confus des habitants de Charleston qui avaient été autorisés à rester après l’évacuation de la cafétéria, la grande porte de la cabine s’ouvrit sur un homme pas très grand, les cheveux mi- long, et vif. L’homme emporté dans ses explications, s’exclama en se retournant :
- 1731 ! Charleston : joyau des Etats-Unis ! Sais-tu que cette ville était une zone commerciale des plus importantes dans la traite des …
- esclave noirs … oui merci nous savons, l’interrompit Tom, mais ce que nous voudrions savoir en revanche c’est qui vous êtes, vous ?
Le regard de l’homme sembla se voilé d’incompréhension quand un « oups » s’échappa de ses lèvres et qu’une femme d’une cinquantaine d’années, à la chevelure bouclée volumineuse et blonde, sortie à son tour, vêtu de vêtements d’époque.
-Docteur, qu’en penses-tu, j’ai trouvé ça dans le Tardis, s’exclama-t-elle, toute fière d’elle en faisant passer ses mains sur ses hanches.
- River …, hésita le Docteur
-Oui, mon petit cœur.
- Oh, non, Docteur ne me dites pas que l’on s’est encore trompé … s’énerva une femme aux cheveux de feu, sortie de nulle part.
Dans un geste gracieux et rapide, celle qui semblait être la compagne de l’homme avait saisi son arme des plus étranges et tenait en joue la pauvre Maggie qui n’aurait pas su dire qu’est-ce que cette arme étrange était, malgré sa connaissance obtenu au cours de ces mois de galère. L’homme pointait également un petit objet long à la pointe verte lumineuse. Un sourire désespéré se peignit sur le visage de la femme aux cheveux étranges alors l’autre frappait de sa main droite son front.
-Toute les fois, murmura River à l’encontre de la jeune femme qui l’accompagnait. Mon petit cœur … Qu’est-ce que tu fais ?, souffla-t-elle, combien de fois faudra-t-il que je te répète que c’est un tournevis sonique et pas une arme, il faudrait vraiment que tu arrêtes de le sortir pour le folklore …
- Je ne le sors pas … commença-t-il
- Demande à Amy
La jeune femme, aux cheveux roux répondit par un sourire désolé et un haussement d’épaule qui en disait long.
-Vous avez entendu la question de monsieur le Président, présentez-vous !, s’exclama le Colonel Weaver, fatigué de voir ces deux « guignols » se chamailler pour Dieu seul savait quoi.
- Oh oui, bien sûr, je suis le Docteur, voici River Song, ma … compagne, et Amy. Nous sommes des voyageurs, nous voulions voir le Charleston de 1731 mais apparemment Sexy s’est encore trompée !, s’exclama le Docteur en caressant la porte de sa cabine alors que cette dernière fit un bruit offusquée, En qu’elle année sommes-nous, du coup ?
- Docteur, arrêtes donc de faire des reproches à cette pauvre créature, elle nous emmène où tu lui demandes d’aller ! River venait de prendre la défense d’une boite bleue en la nommant « pauvre créature » au plus grand étonnement des résistants.
Matt, qui venait de se faufiler, entre les jambes de son père, s’approcha de ces trois étranges personnages pour en savoir plus sur le bruit atroce qu’ils avaient tous pu entendre au moment de l’apparition de la cabine, au plus grand désarroi de tous et particulièrement d’un Ben resté en retrait « ils sont sûrement dangereux, et il leur demande ça ! C’est vraiment n’importe quoi ! »
-Les freins, petit, il n’enlève jamais les freins ! Soit disant qu’il aime le bruit. Mais on est d’accord le bruit est insupportable, hein Docteur !
Pour toute réponse, le Docteur bougonna.
- Mais qui sont ces gens, papa ? murmura Hal à son père.
- Je ne sais pas Hal … murmura Tom avant de répondre à celui qui se faisait nommé le Docteur que nous étions en 2014 et de les interroger.
-Comment ne pouvez-vous pas le savoir et où avez-vous trouvez cette cabine de police ? ça ne faisait qu’en Angleterre. Ne me dites pas que vous avez transporté cet attrape touriste jusqu’ici, sans vous faire remarquer, c’est une pièce de musée !
- Comment ça, un attrape touriste !, commença à s’énervé le Docteur avant de se faire disputer par sa compagne, comme une mère mais en utilisant les mots d’une amante, pour son manque de politesse. Ce qui, en plus d’être des plus perturbants vu les circonstances, renseigna Maggie sur celui des deux qui avait de toute évidence l’autorité sur l’autre.
Le Docteur se calmait et s’apprêtait à excuser le président Mason auprès du Tardis, quand un grand fracas et des cris apeurés se firent entendre. Le toit de la cafétéria trembla sous l’effet de ce qui semblait être une explosion non prévue …
Le colonel Weaver et les nouveaux arrivants sortirent de la cafétéria en courant. Tom et ses fils venaient de revenir. Là-haut, les avait prévenu le professeur, c’est la désolation, des mécas de tous les côtés, tirant au hasard sur la population en pleurs. Quand ils atteignirent enfin la surface, les Mason se tenaient debout, devant les survivants qui étaient enfin parvenu à se regrouper et les tirs avaient cessé après que les résistants soient enfin parvenus à détruire un des mécas, laissant place à un silence pesant qui ne fut troublé que par un Docteur extatique découvrant les machines de guerres.
- oh ils sont magnifiques !, s’écria-t-il, sa femme sur les talons alors que son amie Amy, tentait de le convaincre de se mettre à l’abri. Comme en réponse à tout, le docteur utilisa son tournevis sonique sur le méca le plus proche de lui avant de regarder avec intérêt l’embout son tournevis.
Alors que tout le monde, encore sonné de l’attaque observait avec consternation, le Docteur complimenter leurs bourreaux pour la qualité de l’acier qui les composait, Tom observa les dégâts subit. Plusieurs maisons en réhabilitation fumaient encore sous le coup d’une explosion. Un camion avait également péri avec tout ce qu’il contenait, il faudrait le remplacer et vite ainsi que les denrées perdue. Un sentiment de soulagement l’envahi quand Ben s’approcha de lui en lui annonçant le nombre de victimes. Aucune. Des blessés mais pas de morts. C’était au moins ça. Mais son soulagement fut de courte durée. Une voix s’éleva dans le silence et le tira de sa contemplation.
« C’est une belle victoire, Tom ! Mais ne croyez pas que cela nous ralentira.» Cette voix ! Hal et Tom se regardèrent au moment où la compréhension se peignait sur leur visage respectif. Karen ! La jeune femme, apparu, un drapeau blanc dans la main gauche. Amy qui observait la scène, ne comprenait pas comment cette créature aussi frêle pouvait paralyser toute une armée.
- Mon maitre est prêt à vous pardonner, reprit Karen plus près à présent, après tout nous ne nous comprenons pas toujours mais si vous pouviez voir les choses de notre point de vue, vous verriez que nos buts respectifs ne sont pas si éloignés. Nous pourrions même nous entendre. Mon Maître réclame vos enfants mais en signe de bonne foi, nous sommes prêts à vous laisser le choix. Livrez-nous dix de vos enfants et nous laisseront les autres. Il est inutile de résister, ce compromis est bénéfiques pour nos deux camps, Tom Mason ! Il serait dommage de les perdre tous. Nous reviendrons au coucher du soleil. Je compte sur vous pour prendre la bonne décision.
La jeune femme disparue de nouveau, mécas et rampants sur ses talons. River, venait de rejoindre Amy en se repassant la scène à laquelle elles venaient d’assister alors que le Docteur commençait à s’agiter et cherchait des yeux le Tardis.
- pourquoi veulent-ils les enfants, River. Je ne sais pas qui est cette blonde mais vu comme ils en avaient tous peur, je crains le pire, souffla-t-elle.
- Je ne sais pas, Amy, mais je suis sûre que ça va s’arranger répondit-elle sans y croire alors qu’elle croisait le regard d’un Hal affolé.
-Nous ne pouvons pas rester !, déclara finalement le Docteur.
- Préparez-vous !, hurla Tom en coupant court aux gémissements d’une Amy, attristée de devoir partir sans aider. Je veux tous les combattants valides à la cafétéria dans dix minutes !
« Papa ! » Ben s’approchait de lui et lui posa la question fatidique, à laquelle cette attaque avait mis un terme mais qui était toute à fait primordiale. « Qu’est-ce que l’on fait de ces trois guignols ? »