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Un destin mise à l'épreuve

Série : Friday Night Lights
Création : 02.03.2017 à 22h51
Auteur : chouchou70 
Statut : Terminée

Un accident va faire basculer la vie des Taylors

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Note de l’auteur : les personnages principaux ne m’appartiennent pas mais sont la propriété de la FNL. Tout personnage non présent dans la version orignal FNL m’appartient.   Cette fanfiction a un but de divertissement et non un but lucratif.

 chapitre 1

La famille Taylor avait tout pour être heureux. Tami avait trouvé son bonheur en aidant les plus jeunes à s’en sortir, Éric venait de gagner le 3ème championnat de sa carrière de coach entraîneur chef. Leur plus grande fille, Julie vivait sa vie avec Matt à Chicago et la petite Grace était au collège. Tami et Éric étaient plus amoureux que jamais. Éric avait reçu une promotion dans une université de Chicago et décida d’accepter l’offre. Ça faisait un moment que Julie vivait loin d’eux et sa présence lui manquait, et à Tami aussi, il le savait très bien et avait décidé de lui en faire la surprise. Ce soir il l’invitera au restaurant pour lui annoncer la nouvelle.

 

Ce soir au restaurant :

 

Éric : j’ai une grande nouvelle à t’annoncer ma chérie !

Tami : je t’écoute mon amour

Éric : j’ai accepté une offre de coach chef dans une université. 

Tami : c’est super chérie mais tu aurais pu m’en parler, on en aurait discuté ensemble. J’aime mon travail et ses enfants et…. mais tu m’as pas dit où était ton poste ?

Eric: University de Chicago!

Tami: Chicago?! Tu veux dire… ?

Éric (sourire aux lèvres) : oui ma chérie, notre famille sera de nouveau réuni. Et ce que j’ai bien fait de t’en faire la surprise ?

Tami (sautant dans les bras d’Éric) : oh mon amour, je t’aime ! C’est merveilleux. Quand partons-nous ?

Éric : dans un mois, il faut que je prenne mes fonctions avant la rentrée.

Tami soudain inquiète : 1 mois mais c’est trop court pour trouver une maison.

Éric : Ne tant fait pas, l’université me propose un logement de fonction.

Tami embrassa Éric et décida de rentrer à la maison pour fêter ça dans leur chambre en amoureux.

 

Une semaine plus tard, toute la famille était en plein préparatif pour le départ. Julie était très contente d’accueillir ses parents dans sa ville de Chicago.  Il était tard quand Éric quitta son bureau de coach à Dillon Est.  En effet, il préparait son départ de l’équipe et formait Billy Riggins au poste de coach chef.  Il prit sa voiture pour rentrer chez lui quand soudain une voiture déboula de nulle part, elle fonçait droit sur lui. Éric mit un grand coup de volant pour éviter l’impact et glissa au bord du ravin qui longeait la route. La voiture le percuta malgré tout et il tomba dans le ravin en faisant des dizaines de tonneau qui fut arrêté que par un arbre en contre bas.

Vers 23h  chez les Taylor le téléphone sonna, Tami répondit et fut très inquiète par l’interlocutrice, une secrétaire médicale. Son mari venait d’avoir un grave accident mais qu’on ne pouvait pas lui en dire plus au téléphone. Elle réveilla Grace, mit son manteau et partit toutes les deux, direction l’hôpital.

 

À l’hôpital

Tami (à la secrétaire médicale) : bonjour, mon mari est arrivé ici en urgence dans la soirée, on vient de me prévenir il y a quelques minutes.

Secrétaire : oui, Mme Taylor c’est cela ?

Tami inquiète: comment va-t-il ? Puis-je le voir ?

Secrétaire : je vais prévenir le médecin que vous êtes arrivé. Rejoignez la salle d’attente s’il vous plaît. On s’occupe de vous.

Dans la salle d’attente, Tami entendit quelqu’un l’appeler : Tami !!!

Tamia : Buddy !? Mais que fais-tu là ?

Buddy : c’est moi qui ai trouvé Éric et appelé les secours, ça fait 2h que j’attends des nouvelles. Il l’opère.

Tami : qu’est ce qui s’est passé ? Comment était-il ?

Buddy : je rentrais en ville quand j’ai vu une voiture accidentée sur le bas-côté. Le mec au volant était mort sur le coup. Quand je me suis approché j’ai vu des traces de pneu et des ornières au bord du ravin, et j’ai vu une voiture en contre bas. Je suis descendu voir.  Quand j’ai reconnu la voiture d’Éric, j’ai couru vers lui. C’était horrible Tami ! Du sang couvrait son visage et il était inconscient, il avait un pouls très faible.  Les secours sont arrivés 15 minutes plus tard et on mit plus d’une heure à le sortir de la voiture. Oh Tami je suis désolé ! (les larmes aux yeux).

Tami pleurait : oh Buddy, merci ! Heureusement que tu es passé par là.  (Tami se jeta dans les bras de Buddy et tous deux pleuraient).

15 minutes plus tard, le médecin convoqua  Tami, sa fille et Buddy pour discuter de l’état d’Éric.

Docteur : Mr Taylor est dans un état critique en ce moment, il a fait 2 arrêts cardiaques dus à la pression de sang contre son cœur. Son corps était complètement bloqué par le tableau de bord ce qui explique que son poumon, c’est perforé et des difficultés respiratoires à son arrivé ici. Nous avons pu arrêter l’hémorragie. Il y a des dommages à son cerveau dû aux nombreux chocs violents qu’il a subi à cause des tonneaux. Et sa colonne vertébrale est aussi gravement touchée.

Tami : que voulez-vous dire gravement toucher ?

Docteur : Mr Taylor est paralysé. Mais actuellement nous ne sommes pas en capacité de dire à combien de pourcentage. Une chose est sûre, il ne remarchera plus.

Tami (en pleure) : NON !!! Ce n’est pas possible ! NON mon mari est un entraîneur sportif, il ne peut pas être paralysé, il est sportif et en excellente santé.  Vous allez voir il va se lever et partir d’ici, il a toujours détesté les hôpitaux.

Docteur : je suis désolé mais c’est impossible pour le moment. Votre mari est dans le coma. C’est pour cette raison que nous ne pouvons pas vous certifiez les dégâts entraînés par le choc au cerveau, ni si ses autres membres fonctionnent.

Tami : NON, ce n’est pas vrai, vous mentez !  Je connais mon mari mieux que vous, Éric est un battant et solide.  (Elle sortit dans le couloir en courant, dévastée).

Buddy : est-ce qu’il se réveillera ?

Docteur : pour être franc, c’est 50/50. Son cerveau a subi des chocs violents.  S’il se réveille, il peut avoir de graves séquelles.

Buddy : de quel genre ?

Docteur : réapprendre les gestes du quotidien comme la parole.  Au pire des cas, handicap mental mais cette probabilité est très mince je vous l’accorde. Au mieux ça peut affecter qu’une région de son corps. On ne peut pas le savoir avant qu’il se réveille.

Buddy : merci docteur. Peut-on le voir ?

Docteur : bien sûr je vais vous y conduire.

 

Dans la chambre d’hôpital :

Tami avait du mal à regarder son mari, lui si actif et si joyeux d’habitude, là il était calme et silencieux, très pâle aussi. Des fils le reliaient à plusieurs machines, un bip sonore résonnait dans sa chambre. Elle n’avait qu’une envie, c’était de partir de cette atmosphère pesante. Heureusement Buddy était là pour la soutenir et elle se devait d’être forte pour sa fille. Oh mon dieu, comment annonçait ça à Julie ! Le faite d’y penser lui faisait monter les larmes aux yeux. Leur vie était si parfaite et enfin leur famille allait être  réunie. Pourquoi ? Éric ne méritait pas ça.

Elle s’approcha de son lit, lui prit la main et susurra des mots d’amours à son oreille. « Je t’aime mon amour, accroche-toi ! J’ai besoin de toi, tes filles ont besoin de toi ! Les jeunes ont besoin de toi ! S’il te plait mon cœur réveille-toi.  Et elle pleura sur lui. Buddy était derrière elle et la soutenait comme il pouvait mais lui aussi était assez secoué par l’apparence de son meilleur ami. Surtout après ce que le médecin lui a dit à propos de son état physique et des séquelles possibles.  Éric a toujours été là pour lui, maintenant à lui d’en faire autant,  en espérant qu’il se réveille bientôt.  Grace regardait aussi son père et lui tenait l’autre main mais rester murée dans son silence. Tami était inquiète à ce sujet. Ils restèrent pendant 1H comme ça et rentrèrent chez eux tard dans la nuit.

Le lendemain matin, Tami décida d’appeler sa fille Julie pour la prévenir de l’état critique de son père.

Tami : allo, ma chérie ! Tu vas bien ?

Julie : allo maman, oui ça va bien, je m’apprêtais à partir au travail. Tu peux me rappeler ce soir ?

Tami en larme au téléphone : ma chérie, il est arrivé quelque chose de grave à ton père. Il est dans le coma ! Je suis désolé ma chérie…

Julie : dans le coma… Qu’est-ce que…

Tami : ton père a eu un accident de voiture hier soir et il est dans un état critique et il a sombré dans le coma.

Julie en larme : mon dieu ! Pas papa, non ! Je prends le premier avion et j’arrive.

Tami : Julie non, on peut gère, tu as d’autres occupations professionnelles.

Julie : maman, papa est dans le coma   et tu veux que je continue à bosser comme si tout allait bien.  Je veux être là avec vous. J’arrive rapidement. Salut maman.

Julie raccrocha le téléphone et s’effondra sur le canapé en pleure et  pria très fort que son père ce réveille.  Elle appela ensuite Matt pour le prévenir qu’elle partirait pour Dillon dans la soirée.


chouchou70  (02.03.2017 à 22:55)

Chapitre 2

Le lendemain, Julie arriva à Dillon, salua sa mère et sa sœur et toutes les trois partirent pour l’hôpital. L’état d’Éric restait inchangé.  Julie avait reçu un sacré choc en voyant son père très pâle et branché de partout. Elle voulait rester forte devant sa mère mais c’était au-dessus de ses forces. Elle s’approcha du lit d’hôpital, prit la main de son père dans la sienne et pria qu’il se réveille rapidement. Après un petit moment, Julie décida de s’éclipser pour discuter  avec le médecin. Elle savait intérieurement que sa mère ne lui avait pas tout dit sur l’état de santé de son père.

Julie : bonjour docteur, je suis la deuxième fille Taylor, mon père est dans le coma. J’aimerai savoir la vérité sur ses chances de  réveil. Je sais que ma mère me cache des choses.

Docteur : bonjour, oui bien sûr ça tombe bien, je viens de recevoir les résultats définitifs de ses examens. Je voulais vous convoquer tous mais pour être franc votre mère nie la situation.

Julie : que voulez-vous dire par là ?

Docteur : eh bien, votre père a eu d’importants dommages à sa colonne vertébrale, dont une lésion de la moelle épinière.  Votre père est paralysé totalement des jambes. En revanche,  pour le reste de ses membres il va falloir une sévère rééducation pour qu’il retrouve  80//90% de ses aptitudes. 

Julie (en larme) : ce n’est pas possible ! Mon père finira sa vie dans un fauteuil roulant. Il n’a que 45 ans, un plan de carrière d’entraineur  reconnu. Il allait enfin réaliser son rêve et à cause d’un stupide  chauffard son avenir est réduit à un fauteuil. Ce n’est pas juste !

Docteur : je suis vraiment désolé. Je suis touché également. J’ai un grand respect pour le coach. Et toute la ville respect et apprécie votre père mais, la situation aurait pu être plus dramatique. J’avais parlé à votre ami Buddy des séquelles possible mais, après examen je suis soulagé. Avec le choc violent qu’a subi son cerveau, il aurait pu être lourdement handicapé. Heureusement, les examens montrent juste que, seule la partie qui commande les mouvements est touchées. C’est pour cela que je vous parlai de rééducation toute à l’heure.

Julie : merci beaucoup docteur.  Et quand croyez-vous qu’il va sortir du coma ?

Docteur : ça, je ne sais pas malheureusement. Parler lui ! Faite sentir votre présence. Les patients peuvent tous entendre et son attentif à leur environnement,  cela peut faciliter leur retour.  Il faut que je vous laisse. Voulez-vous que je parle à votre mère ?

Julie : non je vais le faire, merci docteur.

Après sa conversation avec le docteur, Julie informa sa mère de l’état d’Éric.  Toutes les trois mirent en pratique les conseils du médecin et tout au long de la journée, raconta des souvenirs.

 

Une semaine passa, pas un jour, Éric était seul dans sa chambre. En effet, tous Dillon était venus soutenir leur coach victorieux, tous les joueurs étaient venus également lui racontaient leurs meilleurs souvenirs avec lui.  Buddy avait fait dire une prière à l’église ce dimanche pour Éric, et organisait  une collecte de fond pour les soins médicaux à venir, car il savait qu’Éric finirait par revenir vers eux.

Comme toutes les fins de journée, Julie, Grace et Tami rejoignaient le chevet d’Éric.  Julie racontait leur championnat de tennis juste avant son départ à l’université quand soudain Tami vu une paupière bouge. 

Tami : Julie ! Tu as vu comme moi ? Il a bouge !

Julie : oui j’ai vu ! Papa ??

Tami caressa son visage tendrement, pendant que Julie lui tenait la main.

Tami : Éric, mon amour, courage ! Tu peux revenir à nous ! Tu y es presque !

Après quelques minutes de lutte, Éric ouvrit lentement les yeux, désorienté. Tami pleurait et embrassait sans cesse le front de son mari en lui susurrant des mots d’amour. Julie et Grace étaient parties prévenir le médecin que son père venait de se réveiller.

Quelques minutes plus tard, le médecin entra dans la chambre avec les filles Taylor.  Il était très content de ce qu’il voyait devant lui, mais n’oubliait pas que la partie la plus délicate allait arriver.

Docteur : Bonjour Mr Taylor, vous êtes à l’hôpital. Vous souvenez vous de ce qui s’est passé ?

Éric ne pouvait pas trop parler à cause du tuyau dans sa gorge pour l’aider à respirer.  Il commença à paniquer et ça alarma les alarmes.

Docteur : chut, détendez-vous Mr Taylor, ces appareils vous aident à respirer. Laissez-les faire !  Souvenez-vous pourquoi vous êtes ici ?

Éric plus calme hocha la tête que non.

Docteur : vous avez eu un grave accident de voiture il y a plusieurs jours.  Vous savez qui sont les personnes dans cette salle ?

Éric hocha la tête que oui et essaya de dire femme et fille.

Docteur : bien.  Vous souvenez vous de  votre profession ? Et de l’âge que vous avez ?

Éric: coach…foot.. 45

Docteur : bien Mr Taylor. Je vais vous laissez vous reposez et je reviendrais demain. En attendant je vais vous donnez un peu de morphine pour la douleur.  Mme Taylor, ne restait pas trop longtemps, il doit se reposer. Je veux que vous soyez là demain matin vers 10h pour les prochains tests.

Tami : merci docteur, oui nous allons lui dire au revoir et rentraient à la maison, je ne veux pas le fatiguer.

Tami : tu as entendu mon chéri, il faut te reposer maintenant. Je reviendrais demain D’accord ?

Éric souris et hocha la tête : t.aim...

Tami : moi aussi je t’aime fort.

Julie et Grace : je t’aime papa !  À demain.

 Pour la première fois en une semaine, les filles Taylor rentraient à la maison contente mais à la fois anxieuse pour les tests de demain. Tami appela Buddy pour lui annoncer la bonne nouvelle et aussi pour lui demander de venir demain à l’hôpital. Elle ne savait pas comment réagir suite au résultat. Et surtout comment allait  réagir Éric à la nouvelle de son handicap.  D’habitude elle était très douée pour parler aux gens, mais là c’était son mari, sa vie qui allait basculer.  Elle avait peur de ne pas être à la hauteur, et Buddy c’était montrait sous un nouveau jour depuis l’accident, elle savait qu’il lui avait sauvé la vie. Elle lui faisait confiance.


chouchou70  (03.03.2017 à 18:21)

Chapitre 3

Le lendemain matin à l’hôpital.

Seul Tami et Buddy étaient venus au rendez-vous. En effet Tami n’avait pas voulu que ses filles viennent pour leur bien.  Ils rentraient dans le bureau du docteur et celui-ci leur conseilla de surtout ne pas nier la situation devant lui quoi qu’il arrive, et de respecter ses volontés, ne pas le brusquer. Sur ces derniers conseils, ils rejoignaient la chambre d’Éric. Tami avait la boule au ventre et essaya de cacher son anxiété. Être fort pour son mari, c’est tous ce qui comptait.  Elle savait qu’Éric était  un homme de caractère et qu’il aimait contrôler la situation. Elle redoutait le fait d’apprendre sa dépendance et sa paraplégie le bloque et se referme sur lui.

Ils rentrèrent dans la chambre, Éric était éveillé. Le tuyau dans sa gorge était enlevé, ainsi que quelques appareils plus utiles pour une personne sortie du coma. Il avait l’air perdu dans ses pensées, le regard lointain.

Tami : bonjour mon amour, comment vas-tu aujourd’hui ? Regarde Buddy est là.

Buddy : salut Éric, alors comment tu te sens ?

Éric toujours plongé dans ses pensées, demanda quelque chose qui surprit tout le monde mais savait que cette question allait sortir de sa bouche tôt ou tard : Pourquoi je ne peux pas bouger ?  Qu’est ce qui s’est passé ? Je veux la vérité. (Il tourna la tête vers le groupe, un regard assuré et sévère sur son visage).

Docteur : Mr Taylor, vous avez été victime d’un grave accident de la route et étiez dans le coma une semaine entière.  Votre colonne vertébrale a été sérieusement touchée, une lésion de la moelle épinière pour être exacte. Une région de votre cerveau a été endommagée suite aux violents chocs répétitifs de celui-ci. Cette région contrôle les mouvements de votre corps comme lever les bras, prendre un objet dans la main, s’assoir, marcher,….  Je suis ici pour déterminer la gravité de votre handicap et si vous retrouverez la pleine utilisation du haut du corps.  Excusez-moi d’être aussi directe avec vous mais il semble que vous vouliez des réponses claires.

Éric hocha simplement la tête et écouta le docteur expliquer ce qu’il attendait de lui lors des tests.  Pendant les tests, pas une seule fois il regarda Tami et Buddy. Il avait honte de leur offrir ce spectacle de pitié.

Le docteur vérifia les réflexes d’Éric à l’aide d’un marteau qu’il tapa sur chaque parti de son corps. Par moments Éric réagissait, ce qui était plutôt bon signe.  Après le docteur demanda à Éric de faire quelques mouvements comme bouger un doigt, ou la main, décaler son bras, se redresser,… mais malheureusement, malgré les efforts épuisant d’Éric rien ne bouge.

Docteur s’adressa à l’assemblée pour énumérer ses conclusions. Tami était revenu près du lit d’Éric et lui tenait sa main. Elle, se doutait que son mari ne sentait probablement rien mais inconsciemment la rassurait et ça lui montrait qu’elle le soutenait aussi.

Docteur : bien, je peux dire que les résultats sont encourageants. Vous avez encore vos réflexes ce qui signifie que la liaison entre votre cerveau et les nerfs et muscles qui contrôle vos mouvements n’est pas mort. Avec une sévère rééducation vous retrouverez l’usage de vos membres supérieurs.  Lors de votre arrivée à l’hôpital, nous avons dû vous souder la colonne vertébrale jusqu'à mi- dos. On vous apprendra a géré cette gêne. Par exemple pour vous déplacez de votre fauteuil à votre lit ou vous remettre sur votre fauteuil. Ces mouvements sont plus compliqués avec une colonne soudée.

Éric étonné: mon fauteuil !???

Docteur : votre fauteuil roulant.  Mr Taylor, la lésion de la moelle épinière est dans votre cas irréversible. Vous ne retrouverez plus l’usage de vos jambes.   Je suis sincèrement désolé. 

Éric, après quelques minutes de silence : merci docteur, vous pouvez me laisser maintenant. Buddy aussi. J’ai besoin d’être seul avec ma femme, s’il vous plaît !

Docteur : bien sûr, j’ai d’autres patients à voir de toute façon. Mme Taylor, je voudrais que vous veniez me voir tout à l’heure, j’ai des papiers à vous faire remplir.

Buddy : bien sûr Éric, je vous laisse. Tami tu m’appelleras quand tu seras prête à partir.

Ils étaient seuls dans la chambre, chacun était silencieux, Tami continuait à tenir sa main quand Éric se décida à briser le silence.

Éric : Je suis désolé Tami ! Tu méritais mieux que de finir avec un infirme.  Je t’avais promis de réunir notre famille, et de te faire voyager. Nous avions des projets et à cause de moi je ne peux plus te l’offrir.

Tami : ne dit pas de bêtise Éric ! Buddy m'a raconté comment il t’avait trouvé. Je remercie dieu tous les jours que tu sois près de moi aujourd’hui.  Nos projets ont les réalisera. Tu vas te battre Éric ! Tu m’entends ! Éric tu as toujours été un exemple à suivre pour nous tous. Tu n’as jamais baissé les bras, alors ne commence pas maintenant.  On traversa cette mauvaise période ensemble !

Éric était bien connu pour ne pas avoir la larme facile, mais là le discours de sa femme l’avait secoué.  Il se mit à pleurer silencieusement. Tami le vit mais ne dit rien, elle savait qu’Éric avait horreur de montrer ces faiblesses. Délicatement elle s’allongea vers lui, mit sa tête sur l’épaule d’Éric, passa son bras sur son torse et lui fit des petites caresses pour le réconforter. À la vue de l’amour inconditionnel de sa femme, Éric s’autorisa à ce laisser-aller et d’évacuer le trop-plein d’émotion.  Ils restèrent un bon moment entrelacer comme ça,  plus amoureux que jamais.

Éric : je t’aime Tami, tu devrais y aller maintenant, le docteur doit sûrement t’attendre.

Tami : oui tu as sûrement raison, j’ai promis aussi de repasser au lycée pour récupérer des dossiers. Je peux dire à Julie et Grace de venir te voir ?

Éric : Julie est là ?

Tami : bien sûr, elle est venue hier, tu ne t’en souviens pas ?

Éric : non pas trop. Oui tu peux leur dire de venir me voir. Mais pas toute de suite, je suis fatigué. Je t’aime Tami.

Tami : je t’aime aussi Éric.

Elle quitta la chambre d’Éric pour rejoindre le bureau du docteur.

Tami : vous vouliez me voir docteur ?

Docteur : oui Mme Taylor. Je dois faire le point avec vous sur la suite des événements. J’ai parlé avec les kinés. Donc demain nous allons faire sortir votre mari de son lit et nous commencerons les massages pour stimuler ses muscles longtemps restés immobiles.

Tami : c’est super ça. Et dans combien de temps il commencera sa rééducation ?

Docteur : disons la semaine prochaine, tout dépendra de la place disponible au centre de rééducation que vous choisirez.

Tami : au centre ? J’espérai que vous la verriez ici.

Docteur : Mme Taylor, ici vous êtes à l’hôpital, nous ne sommes pas spécialisés ni équipé pour la rééducation que doit suivre votre mari.  Je vous conseille le centre à Austin, il est vraiment spécialisé dans les handicaps comme votre mari.

Tami : Austin ? Il n’y a pas plus prêt?

Docteur : si bien sûr mais c’est surtout des établissements privés et coûteux.  Je vais vous donner la liste des établissements et le dossier d’Éric.  Vous pourrez démarcher plus facilement. Mais je vous conseille vivement le centre d’Austin. À vous de voir. À bientôt Mme Taylor.


chouchou70  (03.03.2017 à 18:23)

Chapitre 4

L’après-midi.

Les filles d’Éric venaient rendre visite à leur père à l’hôpital.

Julie en s’approchant de lui pour l’embrasser : bonjour papa, comment vas-tu aujourd’hui ?

Grace (en retrait) : bonjour papa.

Éric : bonjour mes chéries. Je m’excuse pour hier, votre mère m’a dit que vous étiez là.  J’ai vu mais je pense que je ne m’en suis pas rendu compte et je suis désolé si je vous ai blessé.

Julie : ça va aller papa, ne te fait pas de soucis. Nous étions tellement soulagés que tu sois enfin sorti du coma.

Éric : merci ! Comment va Matt ? Et ton boulot ? Ta mère m’a dit que tu es là depuis une semaine.

Julie : Matt va très bien, d’ailleurs il me charge de te dire qu’il était désolé de n’avoir pas pu se libérer. Il espère pouvoir venir prochainement.

Éric : tu lui diras que je comprends et qu’il ne se fasse pas de soucis et que je le remercie. Et toi ?

Julie : euh moi, ça va. Tu sais le journalisme au début c’est difficile de se faire un nom.   Je ne fais  que des petits reportages pour le moment  mais ça va.  Et puis je veux être là pour toi, pour vous d’accord !

Éric : bien, tu es bien la fille a ta mère,  quand tu as une idée en tête pas moyen de tant faire changer.  Ne t’inquiète pas pour moi ça ira.   Et toi Grace, tu ne m’embrasses pas aujourd’hui, comment ça se fait !?

Grace : désolé papa. C’est vrai ce que maman a dit… que tu ne sens plus rien nulle part ?

Julie : GRACE !

Éric savait que sa plus jeune fille avait besoin d’être rassurée : écoute ma chérie, pour le moment je suis paralysé mais je te promets de me battre pour à nouveau de faire de gros câlin et te prendre dans mes bras. (Regard vers Julie) de vous prendre dans mes bras. Je vous aime tellement fort toutes les deux. 

Julie : je t’aime aussi papa !

Grace : moi aussi je t’aime papa ! Où je peux t’embrasser pour être sûr que tu le sentes ?

Julie : viens-je vais te montrer. Elles s’approchèrent toutes les deux d’Éric et l’embrassèrent sur chacune de ses joues. Éric était heureux de ressentir l’amour de ses filles. 

Docteur : bonjour les filles.  Je suis désolé je vais devoir vous demander de partir, je dois m’occuper de votre père avec le kiné.

Julie : bonjour docteur. Oui bien sûr.   À demain papa je t’aime.

Grace : moi aussi je t’aime. N’oublie pas ta promesse.

Éric : au revoir mes chéries. Je vous aime fort.  Tu embrasseras ta mère pour moi et surtout prends soin d’elle.

Julie : tu peux compter sur moi.

Docteur : bon Mr Taylor, le kiné va vous faire de petits massages pour stimuler vos muscles et demain on va vous sortir du lit.

Éric : bien. Dans combien de temps je vais pouvoir sortir d’ici ?

Docteur : justement j’en n’ai parlé avec votre femme ce matin. D’ici la semaine prochaine vous allez pouvoir commencer la rééducation. Après ça dépendra du lieu que vous choisirez et de la place disponible.  Malheureusement nous ne pouvons pas faire votre rééducation ici.  J’ai dit à votre femme que le mieux pour vous était le centre à Austin.

Éric : Austin ? C’est où Jason Street a suivi sa rééducation, il y a quelques années déjà.

Docteur : ah oui c’était le gamin quarterback qui c’est briser la colonne lors d’un match. Je m’en souviens.  Oui il était à Austin aussi mais pas dans le même centre. Vous, ce sera une rééducation plus sévère que lui. 

Éric : Docteur, pour être honnête entre nous, combien de temps va prendre ma rééducation et est-ce que je vais vraiment retrouver toute mes capacités mise à part…. mes jambes ?

Docteur : pour être franc avec vous, je dirai dans 3 mois vous retrouverez le contrôle de votre corps supérieur. Après il y a toute la partie autonomie à apprendre, et dans votre cas avec une demie colonne soudée des mouvements sont compliqués. Il va falloir du temps pour vous familiariser avec votre fauteuil roulant.  Après tous dépendra de votre volonté d’y arriver mais je suis relativement optimiste pour vous. Vous revenez de très loin coach. Je dirai même que c’est seulement grâce à votre type de voiture et Buddy que vous êtes parmi nous aujourd’hui.

Éric : Pourquoi dites-vous cela ? Je ne me souviens pas de ce qui s’est passé cette nuit-là.

Docteur : je ne sais pas grand-chose à propos de l’accident sauf que vers 23 heures Buddy nous a appelés pour envoyer une ambulance. Quand nous sommes arrivées sur les lieux vous étiez inconscient et bloqué dans la carcasse de votre voiture, à plus de 5 m en contre bas de la route. Il nous a fallu bien une heure pour vous extirpez de là.  Plusieurs arrêts cardiaques en cours de route à cause de la pression de sang retenu par la carrosserie de votre voiture trop longtemps .Vous êtes un miraculé coach Taylor.

Éric : je ne me souviens pas du tout de ce qui est arrivé. Merci de m’avoir sauvé la vie.

Docteur : c’est normal mais ça reviendra petit à petit. Et un dernier conseil, vous avez l’air de bien connaître Jason Streets. Constatez-le !  Dans ces moment-là,  c’est dur à dire mais la famille à tendance à vous surprotégez et ça n’aide pas croyez-moi. Faut mieux être seul.  Je vous laisse avec le kiné et on se voit demain pour le lever.

Éric : merci docteur pour vos conseils mais ma famille est très importante pour moi. Ensemble on traversera cette période.  À demain.

Au même moment en ville, Buddy avait donné rendez-vous à Tami dans son bar pour lui faire parvenir des nouvelles contrariantes.

Tami : alors qu’est ce qui se passe Buddy, tu avais l’air inquiet au téléphone.

Buddy : je suis allé au poste de police en tant que témoin de l’accident. 

Tami : ah bon, mais pourquoi ?  C’était juste un accident de la route.

Buddy : une enquête est ouverte automatiquement quand un décès survient lors d’un accident. Le deuxième chauffard est mort sur le coup.  Une autopsie a été nécessaire pour l’identifier car ce n’était pas un mec connu de la région, malgré que je sois sûr de l’avoir déjà vu.

Tami : sûrement un homme venu visiter de la famille, ou faire la fête qui sait.  Vu les traces sur la route il était sûrement ivre.

Buddy : c’est ça le problème, il n’avait pas d’alcool dans le sang. Quand les gendarmes ont analysé les traces sur la route on ne voit aucunes traces de freinage. Pourtant quand tu changes de voie et que tu vois une voiture en face de toi tu freines. Éric a freiné lui et il s’est déporté pour éviter la voiture.  Le plus bizarre c’est qu’une fois qu’Éric était sur le bas-côté, eh ben on peut voir les traces de l’autre voiture ce dirigeait tout droit sur sa voiture, toujours sans traces de freinage.

Tami (sous le choc) : tu veux dire que l’accident était provoqué ?  Mais on ne le connaît même pas cet homme.  Qui est-ce?

Buddy :   c’est ce que je pense aussi mais les policiers attendent avant de donner les résultats définitifs.    Je ne sais pas qui il est, on ne m’a rien dit d’officiel. J’ai eu la chance de le voir clairement le soir de l’accident c’est pour ça que je suis sûr de l’avoir déjà vu. 

Tami : mon dieu ! Mais qui peut en vouloir à Éric ?  Et s’il n’agissait pas seul et que ces partenaires savent qu’Éric est toujours vivant. Éric est très vulnérable, il faut partir d’ici, et les filles …

Buddy : chut Tami, calme-toi !  Il ne faut pas tirer des conclusions tout de suite. Il faut attendre la fin de l’enquête et moi de mon côté je vais rechercher où je l’ai vu ce bonhomme. Je te tiens au courant rapidement, d’accord.  Et Éric comment il va ? Qu’est-ce que voulait le médecin ?

Tami : oh rien de spéciale, c’était pour me parler de sa rééducation pour qu’on puisse dressait des plans. Il m’a donné son dossier médical et la liste des centres de rééducation dans la région. Il m’a conseillé le centre d’Austin. J’étais contre mais quand je regarde le prix des centres privé, je me dis qu’on n’a pas tellement le choix.

Buddy : tu sais qu’on n’a récolté pas mal d’argent pour Éric. On comptait lui acheter son fauteuil avec le fond mais si t'en n'as besoin, tu sais que tu peux compter sur moi.

Tami : merci Buddy. Je n’oublierai jamais que tu as sauvé la vie d’Éric.  Je vais rentrer un peu chez moi et me reposer.

Buddy : tu peux toujours compter sur moi Tami, et les filles. Éric est comme un frère pour moi et vous êtes ma famille.  Repose-toi et je m’occupe de notre affaire.

 


chouchou70  (03.03.2017 à 18:31)

Chapitre 5

Le lendemain :

 Tami était venu à l’hôpital pour le lever de son mari.  Ce fut très dur psychologiquement de le voir comme ça, dépendant des autres.  Deux kinés étaient là, plus loin son fauteuil médical pour le moment.  Le voir comme ça, soulevait du lit par les kinés et le posait délicatement dans son fauteuil, l’un le tenait fermement pour pas qu’il bascule à l’avant, pendant que l’autre attachait les sangles autour de sa taille.  La réalité la frappa soudainement, son mari si joyeux et actif était condamné à passer le reste de sa vie dans un fauteuil. Elle espérait et priait qu’il retrouve vite le contrôle de ses mouvements  pour qu’il puisse retrouvait un peu de son autonomie et son moral.  Elle savait qu’Éric la préservait de son mal-être mais elle le connaissait par cœur.   Elle retenait ses larmes du mieux qu’elle  le pouvait mais le regard triste, vide et fuyant de son mari la fit craquer et elle s’éclipsa dans le couloir. Éric avait remarqué le départ de sa femme. Il ne pouvait pas la blâmer pour cela, cette situation était très pénible pour lui aussi. Dès l’instant où il entra en contact avec son fauteuil, il avait ressenti un sentiment de tristesse, d’impuissance, de culpabilité, de colère aussi d’avoir à offrir un spectacle aussi pitoyable aux personnes qu’il aime le plus au monde.   Soudain, le visage de sa fille la plus jeune lui fit rappelait la promesse qu’il lui avait faite. Il n’avait pas le droit de trahir sa promesse.  Éric prit son visage courageux et strict de coach et afficha un léger sourire au kiné qui lui demanda s’il était bien installé. C’est à  ce moment-là que sa femme rentra de nouveau dans la chambre et les kinés partirent laissant le couple seul à seul.

 

Tami : je suis désole Éric d’être parti tout à l’heure.  Je t’aime et tu ne mérites pas ce qui t’arrive.  Je suis en colère contre moi aussi d’avoir nié la situation.

Éric : je sais ce que tu peux ressentir car j’éprouve les mêmes sentiments que toi. J’aimerais tellement me rappeler de l’accident et revenir en arrière pour l’éviter.  Tout est de ma faute peut-être, j’ai tué un homme dans ma conduite, je ne sais pas, peut-être que si j’avais réagi autrement…

Tami : ne te blâme pas pour l’accident, tu ne pouvais rien ni faire, le chauffard en face de toi voulait de percuter et…   (Elle se rend compte de la boulette qu’elle venait de faire)

Éric : l’accident était provoqué ?

Tami resta silencieuse.

Éric : Tami ! L’accident était provoqué oui ou non ? 

(Silence de sa femme).

Éric : qui est-ce ?

Tami : on ne sait pas encore, Buddy va faire son enquête pour savoir où il a déjà vu ce type.

Éric : Buddy ?  Buddy est dans le coup aussi ?  Et tu, enfin vous comptiez me le dire quand ? Enfin si vous comptiez me le dire. Vous deux êtes très proche depuis mon accident on dirait.

Tami : ne me fait pas une crise de jalousie Éric, je te signale que Buddy ta sauvé la vie  et il m’aide beaucoup.  Il a même collecté des fonds pour toi, pour nous aider financièrement dans ta rééducation

Éric : je ne veux pas de son argent, ni l’argent de n’importe qui d’autre.  Je ne veux pas de la pitié des gens. 

Tami : ces gens t’apprécient Éric. Tu as changé cette ville et le regard sur Dillon Est. Tu ne crois pas qu’il serait temps de mettre de côté ta fierté pour le moment et d’accepter la main qu’on te tend.

Éric : ma fierté est tous ce qui me reste Tami. S’il te plaît laisse-moi, j’ai besoin d’être seul, j’ai eu une rude journée.

Tami, vexé, s’apprêta à sortir de la chambre quand soudain son regard  se posa sur une lettre ouverte sur la table de chevet.  Adressée à Mr Taylor, université de Chicago.

Tami : Éric, c’est quoi cette lettre ? Pourquoi tu m’en n’a pas parlé ?

Éric toujours aussi froid : cette lettre confirme qu’aux yeux de tous je suis fini. Ma carrière est finie, mes amis ressentent que de la pitié à mon égard, et je suis qu’un boulet que doit traîner ma famille.  Alors s’il te plaît laisse-moi tranquille.  (Sa détermination de s’en sortir il y a quelque minute avait de nouveau volé en éclat).

Tami en s’approchant de lui : comment peux-tu penser des choses pareilles mon chéri !  Je t’ai  épousé pour le meilleur et pour le pire il y a plus de 25 ans tu t’en rappelles ?  Et cette lettre ne signifie rien pour moi, ces gens ont juste peur de l’inconnue. Je sais que fauteuil et sport ne vont pas forcément ensemble mais il peut y avoir plein d’autres possibilités. Il faut juste que tu te réveilles un bon coup et que tu t’occupes de ta rééducation et après on verra ce qui se passera.  Tu es toujours le même Éric pour moi, le meneur d’homme, strict, passionner et attachant. 

Éric : je t’aime Tami mais s’il te plaît j’ai besoin d’être seul pour le moment. J’ai besoin de réfléchir et de faire le point. 

Tami su qu’elle ne gagnera pas cette bataille et respecta le souhait de son mari. Elle s’approcha de lui pour l'embrasser et parti de la chambre.

Tami rentra chez elle, et pensant être seule, elle s’effondra sur le lit. Julie accouru pour voir ce qui se passait.

Julie : maman !?  Qu’est ce qui se passe ? Dit moi !

Tami : oh ma chérie, je suis désolé, je pensais être seule.  Où est Grace ?

Julie : je l’ai emmené chez une copine, j’espère que ça ne te dérange pas ?

Tami : non bien sûr, elle aussi a besoin de penser à autre chose.  Et toi ça va ma chérie ?

Julie : dit moi ce qu’il y a maman ? 

Tami : je crois que la situation me dépasse. Je dois choisir un centre de rééducation pour ton père mais tous ceux proches d’ici sont très chers et Austin est trop loin de la maison.  Je ne sais pas, peut-être que je suis égoïste de ne pas l’envoyer dans le meilleur centre pour lui sous prétexte que c’est trop loin.

Julie : ne dit pas ça maman. Tu n’es pas égoïste. C’est normal que tu veux qu’il soit proche de nous après l’accident. Tu en n’as discuté avec lui ?

Tami commençant a pleuré : je n’ai pas pu.  Le voir comme ça dans son fauteuil m'a bouleversée et puis après il était si distant et en colère.  Ce que je redoutais ce produit et je ne sais pas comment y faire face !

Julie : oh maman ! Calme-toi ! Ça va aller !

Tami : je ne sais pas Julie. Il était en  colère contre moi, contre Buddy aussi de lui avoir caché des événements à propos de l’accident, contre l’université qui a eu la délicatesse de lui annonçait son renvoi par courrier postal. 

Julie : l’accident provoqué ?

Tami : comment tu es au courant ?

Julie : maman, on n’est à Dillon tout ce sait. Et Buddy est passé aussi. Il m’a dit l’identité de la personne.

Tami : et qui est-ce ?

Julie: le coach Bill McGregor. Tu sais le coach qui a été licencié pour que papa retourne entraîner les Panthers.  Apparemment, les flics auraient trouvé plein de document sur papa à son domicile et aussi une offre d’emploi pour l’université de Chicago refusait en faveur du Coach Taylor. 

Tami : mon dieu ! Il aurait voulu tuer Éric juste pour une place de coach principal ? 

Julie : oui mais pas que, vu qu’il suivait la carrière de papa, je pense qu’il était très jaloux et le rôle de outsider ne lui convenait plus.

Tami : c’est horrible d’en arriver à un tel acte et le pauvre homme est mort maintenant.

Julie : moi je ne le plains pas, à cause de lui papa est dans un fauteuil roulant pour le restant de ses jours.

Tami : je sais.  Faut-il que je le dise à ton père ? J’ai peur de sa réaction.

Julie : je pense que oui, il faut être honnête avec lui comme on l’a toujours été dans la famille.  Je veux t’accompagner demain et on lui dira. Buddy voulait le voir aussi.

Tami : oui bien sûr que tu peux venir, en revanche Buddy je ne sais pas, vu comme Éric m'a fait une crise de jalousie, je redoute sa réaction.

Julie : je suis sûr que ça ira maman ne t’en fait pas.

Soudain on frappa à la porte.  C’était ses joueurs de Lions ainsi que ces ex-joueurs des Panthers (Tim, Vince, Jason, Landry, Smash).  « Bonjour Mme Taylor, on vient d’aller voir le coach, on voulait s’assurer que tous va bien et discutaient un peu ».

Tami : oui bien sûr entrez tous !

Quelque temps auparavant :

Éric était seul dans sa chambre et regardait par la fenêtre, pensif. Il regrettait son comportement avec sa femme mais c’était plus fort que lui, il se sentait démuni, il ne supportait plus d’être ici, d’être immobile dans ce fauteuil ou dans ce lit. De plus il se retrouvait au chômage et un mec avait tenté de le tuer. Son moral était au plus bas. Sa décision était prise, il ne sera pas un poids pour sa famille. Dès demain il parlera au médecin pour organiser son voyage à Austin, seul.

Soudain on frappa à la porte. De la visite ne l’enchantait pas en ce moment.

Éric : entrez !

Jason et les autres joueurs : bonjour coach ! Désolé de venir si tard on n’attendait Smash comme toujours.

Smash : excusez-moi le Smash à un horaire très chargé depuis qu’il est passé pro.

Éric : bonjour à tous. Que faites-vous ici ?

Jason : je suis en vacance chez mes parents  avec ma femme et mon fils.

Smash : eh moi j’avais un match dans le coin et j’en profite pour voir mon coach. 

Vince : oui Smash a raison, on n’est partis de l’équipe mais on n’oublie pas notre coach pour autant. 

Éric : merci, ça me fait très plaisir de vous revoir et heureux de votre réussite à tous. 

Landry : nous sommes désolés de ce qui vous est arrivé coach.

Éric : merci Landry mais ça va, il faut juste que je m’habitue à ma nouvelle vie.  Ne vous inquiétez pas pour moi. J’ai passé de très bon moment dans ma longue carrière de coach, et grâce à vous j’ai gagné trois bagues. Maintenant je dois passer le relais.

Tous étaient abasourdis par l’annonce du coach. 

Vince : vous renoncez à être coach ?

Éric : ma saison est foutue, de plus je suis au chômage alors donc.  Et toi Vince, comment se passe l’université ?

Visiblement le coach fuyait la discussion, il était toujours comme ça, ne pas parler de sa vie privée avec ses jeunes.

Vince : oui ça se passe très bien et c’est grâce à vous tout cela.

Smash : oui Vince a raison. Coach laissaient nous vous aider. Vous avez fait tant de choses pour nous, vous méritez qu’on vous rende l’ascenseur.

Éric : Smash, et vous tous,  vous me devaient rien, c’est vous qui aviez eu la volonté et le courage de vous en sortir.  Maintenant je voudrais que vous me laissiez, je suis fatigué. Vous pouvez revenir quand vous voulez.

Tous : à bientôt coach.

De retour chez les Taylor :

Tami : oui ça peut aller, comment avez-vous trouvé Éric ?

Jason : pour être franc avec vous, c’est la première fois que je le vois comme ça.

Vince : vous saviez qu’il comptait renoncer à être coach ?

Tami : Quoi ! Non ? Il vous l'a dit ?

Vince : oui il a annoncé clairement qu’il avait eu une belle carrière et qu’il passait le relais. 

Tami était abasourdi, jamais elle aurait pensé ça. Le football c’était toute sa vie.   Il fallait qu’elle ait une grande discussion avec son têtu de mari.  Elle ne pouvait pas le laisser glissait dans la mélancolie sans rien faire.

Jason : excusez-moi de me mêler de ce qui  ne me regarde pas mais qu’avez-vous prévu pour sa rééducation ?

Tami : je ne sais pas encore, le médecin m’a proposé Austin. Je comptais en parler avec lui demain justement

Jason : Austin c’est très bien. C’est une équipe compétente.  Je voudrais proposer mon aide.  Je sais que c’est grâce à Herc que j’ai repris gout et surmonter mon handicap. Je veux en faire autant pour le coach.  Vous savez c’est comme un père pour nous tous.

Tim : oui moi aussi.

Tami était très touché par les paroles de ses jeunes.

 


chouchou70  (05.03.2017 à 22:06)

Chapitre 6

Le lendemain :

Éric avait parlé et planifié avec son médecin son départ pour Austin.  Le centre avait une place pour lui dans deux jours.   Il était heureux, au moins Tami n’aura plus à faire des aller- retour incessant à l’hôpital. Elle pourra se concentrer sur son emploi au lycée. Buddy était passé ce matin et c’était arrangé que Tami retourne au lycée de Dillon Est pour cette année. Il avait demandé à Buddy aussi de s’occuper de stopper la vente de sa maison. Il avait tous planifié, Tami et Grace resteront a Dillon et lui partira à Austin.  Le médecin lui avait dit que les frais médicaux seraient pris en charge par le club des Panthers.  Éric ne voulait pas mais les fans, les joueurs ainsi que l’équipe avait insisté et que c’était non négociable.  Ils regrettaient amèrement d’avoir suivi McCoy à  l’époque. C’était une façon pour eux de se faire pardonner.  Éric fini par accepter, au moins Tami n’aurait pas besoin de se tuer à la tâche pour payer sa rééducation.    Buddy lui avait parlé de l’enquête en cour sur son accident, le responsable était le coach McGregor. Il lui raconta tous ce qu’il avait trouvés sur lui dans son appartement. Éric était vraiment secoué qu’on pouvait tuer juste par jalousie, de plus  ce mec il l’avait croisé deux ou trois fois dans sa vie.   Quand Buddy parti, Éric resta seul, pensif, devant la fenêtre de sa chambre, il pensait à comment il allait annoncer son départ à Tami, surtout sans elle. Il savait dans son fond intérieur qu’elle le prendrait mal. 

Quelques heures plus tard, Tami et Julie arrivèrent dans la chambre.

Tami : bonjour mon amour

Julie : bonjour papa, comment vas-tu ?

Éric : bonjour, ça peut aller aujourd’hui. Je suis mieux dans cette chaise que dans mon lit c’est certain.

Tami : tant mieux.   Je crois qu’il faut qu’on parle sérieusement Éric. Buddy est venu  me voir tout à l’heure. C’est quoi ces histoires de poste à Dillon Est et de stopper la vente de la maison ?

Éric : écoute Tami, je ne veux pas que tu te retrouves à la rue et sans emploi quand je serai parti à Austin.

Tami : tu pars à Austin ? Mais quand ? Pourquoi  tu…

Éric : je pars seul à Austin dans deux jours.  Et toi tu resteras ici à Dillon Est. C’est pour ça qu’il fallait faire quelque chose pour ton emploi et la maison. 

Tami : mais Éric, je veux venir avec toi à Austin, je veux rester à tes côtés. Pourquoi tu me mets à l’écart comme ça ? Depuis ton accident je ne compte plus.

Éric : je t’aime plus que tout Tami. Je veux te préserver le plus possible.  Je veux que tu penses à toi et à toi seul. Je veux que tu continues à vivre, à t’épanouir avec ses jeunes que tu remettes dans le droit chemin scolaire. S’il te plaît Tami, comprend moi.

Tami les larmes aux yeux : comment veux-tu que je continue à vivre comme si rien ne c’était passé.  Tu te souviens le jour de notre mariage, je t’ai épousé pour le meilleur et pour le pire.    Et quand tu t’es  réveillé, souviens-toi de ce que tu m’as dit, on traversera cette épreuve ensemble.  Tu l’as déjà oublié on dirait.  (Elle sorti de la chambre en colère et en pleure).

Éric resta silencieux, la larme à l’œil. Julie se décida à briser le silence.

Julie : papa ?  Ne t’inquiète pas, maman va revenir.

Éric : je savais qu’elle le prendrait mal mais pas à ce point. Tu sais ma chérie, j’aime ta mère.

Julie : si tu l’aimes pourquoi tu n’acceptes pas qu’elle vienne avec toi ?

Éric : j’ai vu sa réaction quand ils m’ont cloué dans ce fauteuil. Je sais en quoi consistent ces centres de rééducation.  Julie, ce que je vais  te dire personne n’est au courant.  C’est un mauvais souvenir pour moi.

Julie : d’accord papa, je t’écoute.

Éric : quand j’avais 12 ans, ton grand père a eu un grave accident qui la paralyser partiellement. Pendant 6 mois, ta grand-mère et moi l’avons suivi dans son centre de rééducation, on n’y a habité même.  J’ai été traumatisé pas cette période-là, tu ne peux pas savoir à quel point tu te sens inutile, fragile émotionnellement aussi. Voir un être cher se battre tous les jours pour apprendre à marcher de nouveau.  Combien de fois j’ai retrouvé ma mère en pleure dans notre chambre ? Combien de fois je l’ai consolé ?  Combien de fois j’ai vu mon père souffrir silencieusement pour nous préservait ?  Après cette période, mes parents se sont séparés pendant quelques mois, histoire de faire le point.   Moi j’étais en ballottage entre un père qui reprenait petit à petit son train-train quotidien sans sa femme, et ma mère qui avait pris un abonnement chez un psy.   Aujourd’hui encore quand je les vois, je pense à cette période.  Je suis heureux pour eux de s'être retrouvé mais moi je n’ai jamais pu oublier, et mes rapports avec eux n’ont jamais été comme avant.   Tu comprends maintenant Julie ! Je veux vous préserver de tout ça.  Je ne veux pas vous perdre toutes les trois.

Julie : oh papa, je suis désolé. Pourquoi tu n’en parles pas à maman ?

Tami entra dans la chambre au même moment, elle avait tout entendu de la conversation.

Tami les yeux qui brillait : Éric pourquoi tu m’en n’a jamais parlé ?

Éric les yeux qui brille également : je ne sais pas ! J’ai jamais pu en parler à quiconque.  Je suis désolé Tami.

Tami : je t’aime Éric. Je respecterai ton choix mais a une condition.

Éric : laquelle ?

Tami : hier, tes joueurs sont venus chez nous pour discuter et Jason veut t’accompagner.  Il veut t’aider comme tu l’as aidé, comme Herc l'a aidé.   S’il te plaît Éric, fait le pour moi, je serai plus rassuré si tu n’étais pas seul pour traverser tout ça.

Éric, par amour pour sa femme, accepta de mettre sa fierté de côté et de se faire aider par un de ses ex-joueurs.  

Tami : merci Éric, je t’aime. 

Éric : moi aussi je t’aime Tami.  Je veux que vous m’accompagniez  toutes les trois, après-demain au centre, m’aider à m’installer là-bas.

Tami : bien sûr Éric.

Julie : oui papa on t’accompagnera. Et Grace aussi  je ferai le nécessaire. Tu sais ça l’intimide un peu de te voir dans ce fauteuil, immobile. 

Éric : merci mes amours. Et je veux que tu dises à Grace que je comprends parfaitement et que je ne lui en veux pas.  Et sinon j’ai eu l’autorisation du médecin pour rentrer chez moi jusqu’au départ.  Et ce qu’il y a une place pour moi.

Tami : oh c’est merveilleux.

Julie : Oh papa, est ce qu’on peut organiser une petite fête avant ton départ. Juste les amis et les joueurs ?

Éric : oui pourquoi pas mais pas ce soir je suis fatigué.

Tami et Julie rentrèrent à la maison pour préparer le retour d’Éric dès ce soir.   Pendant ce temps, le médecin examina Éric et donna les dernières consignes pour l’aide-soignante qui l’accompagnera chez lui pour l’aider.  Ensuite le personnel médical conduisit Éric jusqu'à une ambulance dehors.  Éric avait des sentiments mitigés, il était heureux de rentrer à la maison pour un court moment, il détestait les hôpitaux, mais au moins il était à l’abri des regards curieux et indiscrets. En tant que coach il y était habitué mais depuis qu’il était paralysé il n’aimait pas qu’on le dévisage, la pitié dans le regard des gens. Éric appréhendait également de se retrouver en famille.  Quand le médecin lui avait annoncé la bonne nouvelle il était tellement heureux de quitter l’hôpital qu’il n’avait pas pensé que dorénavant les taches de la vie quotidienne gênante pour lui se feront devant sa famille. 

Chez les Taylor:

Tami attendait avec impatience son mari. Julie avait appelé Buddy et les joueurs pour organiser une petite fête avant le départ de son père, mais que sa mère ne voulait personne ce soir à la maison. Les amis comprenaient parfaitement que les Taylor avaient besoin d’intimité.

L’ambulance arriva enfin devant la maison. Le médecin porta Éric pendant que l’aide-soignant déplia le fauteuil.   Tami alla les rejoindre, mais elle s’aperçue que l’ambulance avait attiré les curieux du voisinage. Éric s’en aperçu aussi et supplia du regard Tami de l’emmenait rapidement à l’intérieur de la maison.

Une fois à l’intérieur de la maison, Tami installa Éric dans la salle à manger, Julie et Grace étaient là. 

Julie : c’est super de te revoir ici papa. On t’a préparé ton repas préféré pour ce soir.

Éric : merci c’est gentil mais tu sais je n’ai pas très faim en ce moment et je suis fatigué.  Ça va Grace ?

Grace : oui papa ça va, je suis désolé d’être pas venu te voir. Tu m’en veux ?

Éric : mais bien sûr que non ma chérie. Je peux comprendre  ce que tu ressens.

Grace embrassa son père, heureuse qu’elle ne lui en veut pas.

Éric : je t’aime ma chérie. Je vous aime tous et je suis très heureux d’être ici mais comme je vous ai dit je suis très fatigué.  (Il s’adressa à l’aide-soignante) vous pouvez m’emmener au lit s’il vous plaît ?

Aide-soignante : oui bien sûr allons s’y. Madame, vous pouvez me montrer où je dois l’installer et m’aider un  peu.

Tami : oui j’arrive.

Tami emmena l’aide-soignante et son mari dans la chambre conjugale, Éric ne protesta pas.  L’aide-soignante demanda à Tami de soutenir son mari pendant qu’elle détache Éric de son fauteuil, puis elle le porta dans son lit, Tami le borda et l’embrassa sur le front en lui disant bonne nuit.

Grace : pourquoi papa ne mange pas avec nous ?

Tami se voulant rassurante: je suppose qu’il a eu une journée fatigante et préfère dormir que manger. Vous s’inquiéter pas les filles, votre père ira mieux demain. 

Dans le fond Tami était aussi inquiète mais elle se doutait bien que la scène de tout à l’heure avec les voisins n’était pas étrangère à son comportement.  Elle, ce promis d’avoir une conversation avec lui plus tard.

Vers 23H, les filles allèrent ce coucher et Tami aussi.  En entrant dans la chambre elle trouva Éric pensif, les yeux ouverts et un peu brillant. 

Tami : ça va mon amour ? Qu’est ce qui ne va pas ?

Éric : je suis désolé d’avoir gâché le repas familial. Je n’étais pas prêt à faire face à mes filles pour le manger.  C’est déjà gênant pour moi qu’on me nourrit comme un enfant en bas âge.   Je supporte plus d’être dépendant des autres.

Tami : ce n’est rien Éric. Raison de plus pour te battre et redevenir un homme droit et charismatique. 

Tami se mit à l’embrasser, de plus en plus passionnément. Éric la stoppa net en lui expliquant qu’il ne savait pas si son « matériel » fonctionnait encore et qu’il ne pouvait pas bouger.

Tami : laisse-toi faire mon amour, tu sais même les handicapés fait l’amour. On n’en n’a besoin tous les deux.  .

Tami se mit à lui faire des massages du cuir chevelu, puis l’embrasser les lobes, des petits massages sur le cou, sur le visage. Éric ferma les yeux est ce concentrait sur les caresses de sa femme. Il sentit qu’il perdit le contrôle de lui-même, Tami accéléra le rythme et descendait un peu plus bas, au niveau du torse, elle savait qu’il avait aussi des sensations là.  Soudain, Éric explosa et se mit à embrasser sa femme fougueusement. Son sexe se dressa  et ils se regardèrent heureux comme jamais, ça fonctionnait. Tami se mit à califourchon sur lui et guida le sexe d’Éric dans le sien. Tous deux jouissaient comme jamais.  Après un moment, Tami  et Éric étaient couchés l’un à côté de l’autre, le calme de leur ardeur retrouvé, heureux de cet retrouvé intimement. 

Éric : merci ma chérie, je t’aime ! Grâce à toi je suis redevenu l’ancien Éric. Je ne pensais pas être capable de faire l’amour depuis l’accident.

Tami : moi aussi je suis rassuré.  Je t’aime mon amour. Promet moi de te battre pour nous, pour nos filles et pour toi aussi. Je ne veux pas que tu fasses une croix sur ta vie de coach.

Éric : je me battrai pour vous et pour moi je te le promets. Je ne supporte plus d’être dépendant d’autres personnes.  Je veux que tu me fasses également une promesse ma chérie

Tami : oui ?

Éric : je veux que tu penses à toi.

 


chouchou70  (05.03.2017 à 22:14)

Chapitre 7

 Le jour de la petite fête :

Tami, avec l’aide de l’aide-soignante, préparaient les affaires d’Éric pour le grand départ de demain. Julie et Grace préparaient le repas pour la petite fête de ce soir.  Quand a Éric, il visualisait toutes les cassettes vidéo qu’ils avaient pu faire de la famille. Il pensait beaucoup à son avenir  et surtout à la fête qui se préparerait,  il regrettait d’avoir dit oui à sa fille à ce sujet. 

19 heures, Buddy et son fils arrivaient, suivi de près par les joueurs Smash, Tim et Billy, Jason, Vince, Landry, Luke, Tinker. Matt avait réussi à se libérer plus tôt.

Éric : merci d’être venu pour ma dernière soirée a Dillon, ça me touche beaucoup.  Je tenais à vous remercier pour votre soutien ces derniers temps envers ma famille et moi-même. 

Vince(en regardant les autres joueurs) : Coach, au nom de tous les joueurs ici présent ainsi que tous ceux qui n’ont pas pu venir, on tenait à vous dire que vous êtes comme un père pour nous, vous avez toujours été présent pour nous, aujourd’hui on va inverser les rôles. On n’a un petit cadeau pour vous, de la part de tous les joueurs que vous avez entraînés, le fan-club des Panthers et des Lion’s à qui vous avez  ramené de nombreuse victoire de championnat.

Soudain, Buddy arriva avec un magnifique fauteuil roulant, sport, fait sur mesure pour Éric, sur l’acier des roues était gravé en tout petit le nombre de bague gagné par Éric depuis son arrivée à Dillon.   Éric était très ému par ce cadeau, il savait qu’un jour il sortira de son fauteuil médical et qu’un fauteuil de ce genre était un important budget dont il ne pouvait pas se permettre. Tami, Julie et Grace, également, étaient surprises et ému, un tel cadeau prouvait à quel point Éric était apprécié par tous.

Buddy, inquiet par le silence prolongé de son ami : ça va Éric ? C’est peut-être trop tôt pour toi, on aurait dû attendre encore un peu.

Éric : non non ça va, c’est juste que…  Je suis très touché, il est magnifique. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Comment avez-vous…. ?

Buddy : Éric écoute, moi,  bien, ici, tu es énormément apprécié et respecté, tu nous as offert de nombreux finals de championnat avec les deux équipes de Dillon, avec de belle victoire à la clé.  Les habitants de cette ville ont simplement voulu te rendre hommage en participant à ce cadeau.   On veut tous que tu reviennes rapidement en forme et que tu reprennes ton équipe, il ne faut pas que tu t’arrêtes à cause de ton handicap et le faite que l'université de Chicago ta fermer les portes et tant d’autres.  Nous sommes prêts à  tout réaménager pour toi. Ton poste de coach principal des Lion’s t’attend.  On ne te laissera pas tomber Éric !

Billy : oui coach, je suis d’accord avec lui, et c’est avec plaisir que je vous rendrais votre place.  On vous respecte coach Taylor

Éric (ému): je vous en remercie. Votre proposition de reprendre l’équipe me touche également, je ne m’attendais pas à pouvoir re-coacher un jour. On n’a jamais vu un coach paraplégique, alors pourquoi pas tenter d’y mettre fin avec ma seconde famille des Lion’s.   Ces derniers temps j’ai eu tendance à baisser les bras, je ressentais de la colère, je me disais  pourquoi dieu ne m’a pas pris avec lui ce jour-là. Maintenant je sais.   Je veux que vous sachiez que tout réuni ici dans cette pièce, je vous considère comme ma famille, mes fils   et grand frère que je n’ai pas eu.  Je déteste décevoir ma famille, vous pouvez demander à ma femme elle vous le confirmera (un regard aimant vers sa femme).  Vous me redonnez tous la force que j’avais besoin pour surmonter cette épreuve. Je vous en remercie sincèrement.

La petite fête continua tranquillement. Éric prit à part Buddy pour lui demander de bien veiller sur sa femme pendant son absence, il ne voulait pas que Tami s’abrutisse au travail après le départ de Julie et Matt pour Chicago.  Éric prit à part également Jason pour lui donner les dernières directives pour le départ. Il était convenu que Jason les rejoindra là-bas 2 jours après, le temps de rentrer chez lui avec sa femme et son fils Noa. Il avait facile en habitant à Austin même, il pouvait venir tous les jours aider le coach Taylor.

Petit à petit, les invités partirent laissant la famille Taylor seule pour leur dernière soirée tous réunie.  Éric resta plus longtemps à table cette fois-ci pour profiter un maximum de ses filles. Malheureusement, seul Tami pouvait l’accompagner demain à Austin. Pour le confort et la sécurité d’Éric, l’hôpital avait prévu un Taxi médical aménagé.  Tami resterait là-bas 2 jours et rentrerait par le train. 

Minuit passé,  chacun alla ce coucher, avec des souvenirs partagés dans la soirée plein la tête. Une fois le rituel du coucher d’Éric fini, Tami tenait à ce que leur dernière soirée ensemble soit inoubliable. Tami prit les choses en main comme la nuit précédente et ensemble ils jouissaient de leur bonheur d’être ensemble. Ils savaient tous deux que les mois à venir serait les plus difficiles que leur couple n’ai jamais eu à vivre. Mais une chose est sûre, leur amour en sortira que plus fort de cette épreuve.


chouchou70  (05.03.2017 à 22:16)

chapitre 8

Le grand jour était arrivé.  Le taxi médical garé devant la porte, les valises dans le coffre, prêt à partir. Les adieux entre Éric et ses filles étaient déchirants. Pour la première fois Éric s’autorisait à baisser la garde devant ses filles adorées, des larmes silencieuses couraient sur ses joues pendant que ses filles, chacune leur tour, le prenait dans leur bras.

Médecin : il est temps de partir Mr et Mme Taylor.

Julie : il a raison, deplus avec Matt on n’a quelques courses à faire en ville.  On viendra te voir d’ici 3 semaines, promesse.

Grace : oui papa, tu verras, 3 semaines ça passera vite.

Éric (ému) : vous avez raison les filles, 3 semaines ce n’est rien. Grace, travaille bien à l’école, tu me raconteras tout et Julie, Matt, bon retour à Chicago. Matt je compte sur toi pour veiller sur ma famille, désormais tu es le seul homme de la maison.

Matt : merci coach vous pouvez me faire confiance.

Tami : à bientôt les filles, je vous téléphone ce soir.

Julie/Grace : à ce soir maman.

Sur ses derniers mots, le médecin installa Éric à l’arrière de la voiture, et Tami s’installa à côté de lui. Éric jeta un dernier regard à sa maison, à ses filles, avant de disparaitre derrière le pâté de maison en direction d’Austin.

Le trajet se passa lentement et silencieusement pour Éric, perdu dans ses pensées comme à son habitude depuis l’accident qui l’avait cloué dans ce fauteuil, incapable de bouger.  Au début, Tami essayait de commencer une conversation, mais c’était peine perdu alors elle laissa son mari tranquille. 

Arriver au centre de rééducation à Austin.

Dr Weston : Bonjour Mr Taylor, Mme Taylor, avez-vous fait bon voyage ?

Tami : oui très bien merci.

Dr Weston : ravie de l’entendre.  Je vais dans un premier temps vous montrer notre centre, puis votre chambre, et enfin je vous expliquerez le déroulement de la rééducation.  Si vous voulez bien me suivre.

Le docteur leur montra donc la piscine, le jacuzzi, la salle de sport, et les nombreux équipements en tout genre pour la rééducation,  ensuite il emmena le petit groupe dans la chambre qu’occupera Éric pour les prochains mois.  La chambre était petite mais fonctionnelle, avec un lit médicalisé, un placard, une table avec chaise, la télévision et le téléphone, même  un accès à internet avec une tablette mise à disposition, et pour finir une salle d’eau. La chambre était en individuel comme Éric l’avait demandé.

Dr Weston : bien qu’en pensez-vous ?

Tami : je suis ravie et rassurée par vos équipements.  Et la chambre est très agréable n’est-ce pas Éric ?

Éric froid: qu’est-ce que vous avez prévu pour moi ?

Dr Weston : Dans un premier temps il faudra stimuler vos muscles dans des bains chauds avec un de nos kinés.  Ensuite, il faudra muscler votre corps, prendre des forces dans vos bras, tenir des objets dans la main, puis muscler l’ensemble de votre colonne vertébrale pour vous tenir droit dans votre fauteuil. Vous savez Mr Taylor, à l’heure actuelle vous êtes comme un bébé à qui il faut tout apprendre.  D’ici 3 mois environ, on vous apprendra à vous servir et vivre avec votre fauteuil.

Éric : merci docteur quand commence-t-on ?

Dr Weston : demain après-midi vous avez votre première séance avec le kiné Vincent. Ça vous ira ?

Éric : parfait.  Le voyage a été long et je suis fatigué.

Dr Weston : je comprends, on va vous installer dans votre lit pendant que je règle les derniers détails avec votre femme.

Tami : très bien docteur je vous suis.  À tout à l’heure Éric (elle l’embrassa).

 

Dans le bureau du Dr Weston :

Dr Weston : Mme Taylor, je souhaiterais discuter avec vous de l’état psychologique de votre mari.  Comment est-il depuis l’accident ?

Tami : pour être honnête avec vous, j’ai l’impression qu’il est refermé sur lui-même, je sais qui veut me préserver de tout ce qu’il traverse, d’ailleurs il a refusé ma présence ici.  Je me sens inutile et dépassée par la situation.

Dr Weston : ne vous inquiétez pas, c’est un sentiment courant dans ce type de traumatisme, le patient ce mur dans le silence et deviens distant, le premier mois notamment. 

Tami : il m’a confié aussi qu’il ne supportait plus d’être dépendant des autres, il ressent de la gêne par rapport à cela.  Même le regard des autres le dérange maintenant, pourtant dans son métier il s’en moquait.

Dr Weston : c’est intéressant ce que vous me dites là, et pour être franc j’avais remarqué cela lors de la visite du centre.  Je connais la carrière de votre mari. Vous savez quand on n’est connu et reconnu comme le coach Taylor, ce sentiment de gêne est parfaitement compréhensible mais pas à ce point-là, il donne ‘l’impression de quelqu’un de honteux et de manque de confiance en soi.  A-t-il subi un choc particulier qui l’aurait fragilisé ?

Tami : il était muté à l’université de Chicago pour la saison prochaine mais à cause de  l’accident son projet est tombé à l’eau.  L’université lui a annoncé par courriel son refus de poste, plus personne ne s’intéresse à lui. Il a même dit à ses anciens joueurs qu’il comptait mettre fin à sa carrière. Mais bon maintenant ça va mieux, son équipe de Dillon lui a proposé de reprendre son poste de coach principal.

Dr Weston : je comprends mieux la situation maintenant et son empressement de sortir d’ici.  Pour être franc, ça m’inquiète, j’ai peur qu’il tombe dans l’excès et la dépression.

Tami soudain inquiète : la dépression ? 

Dr Weston : voyez-vous, votre mari a retrouvé une raison de vivre, si on peut dire, on lui offre la possibilité de redevenir ce qu’il était avant. Il fera tout pour y parvenir, même beaucoup trop, il ne faut pas oublier que son organisme est encore fragile. S’il n’y parvient pas rapidement il va se décourager et tomber dans la dépression.   Je vous l’accorde ce ne sont juste que des suppositions mais Mr Taylor n’est pas le premier coach que je vois ici, c’est expérience qui parle. Je vous promets d’être vigilant de ce côté-là.

Tami : mon mari a la joie de vivre, il va se battre pour atteindre ses objectifs.  Mon mari ne tombera jamais dans la dépression,  je le connais mieux que vous, ce n’est pas son genre.

Dr Weston : je vous l’accorde, chaque individu réagit différemment mais il faut rester vigilant. Avez-vous d’autres questions ?

Tami : euh oui je voulais savoir pour les visites comment ça se passe ? Et si j’avais possibilité de dormir ici pour deux nuits.

Dr Weston : oui bien sûr vous pouvez rester, même dans la chambre de votre mari si vous voulez. Concernant les visites elles ont lieu tous les week-ends, du vendredi soir au dimanche soir. Un conseil, le premier mois évité de venir trop souvent, il faut une période d’adaptation pour le patient et vous. Privilégier plutôt le contact virtuel, par téléphone ou webcam.

Tami : c’est le conseil de notre docteur de Dillon. On n’en n’a discuté avec mon mari avant de partir, on prévoyait de se voir 2 fois par mois. En revanche comment ça se passe pour les conversations téléphoniques, mon mari est incapable de décrocher tout seul pour le moment et ça me gênerait qu’une personne extérieure entende notre conversation.

Dr Weston : ne vous inquiétez pas sur ce sujet-là, le téléphone est à reconnaissance vocale et vous avez même la possibilité de parler en direct avec la webcam tout ça en reconnaissance vocale également. On n’est le seul centre à en être équipé. On comprend que nos patients ont besoin de converser avec leur proche de façon intime et autonome.

Tami : c’est très intéressant.   Je tenais à vous signaler qu’un ancien joueur de mon mari viendra régulièrement assister à ses séances, Jason Street.  Il tenait à aider mon mari, et pour être franc c’est moi qui a insisté pour qu’il ne soit pas seul, ça me rassure.

Dr Weston : oui y’a pas de problème, je me rappelle très bien de Jason, il était au plus bas quand il est venu ici.   Votre mari ne peut pas espérer mieux comme soutient.  Vous avez d’autres questions Mme Taylor ?

Tami : non pas dans l’immédiat je vous en remercie. Je peux aller rejoindre mon mari maintenant ?

Dr Weston : oui bien sûr, je vais envoyer quelqu’un pour vous préparer un lit dans la chambre. Je vous vois demain pour la première séance ?

Tami : très bien merci.  Je ne sais pas encore, ça dépendra d’Éric s’il veut que je l’accompagne.

 

De retour dans la chambre d’Éric

Éric était couché dans son lit et somnolait. Tami s’approcha doucement du lit et s’assit sur la chaise juste à côté. Éric, conscient de sa présence se réveilla et lui sourit.

Éric : sa était Tami avec le docteur ? Tu peux rester là cette nuit ?

Tami lui sourit à son tour : oui très bien, la paperasse est faite et quelqu’un va venir m’installait un lit dans ta chambre. Tu ne te débarrasseras pas de moi tout de suite coach Taylor.

Éric souri : on dirait bien Mme la conseillère d’orientation.

Tami : j’aime te voir sourire mon amour.

Éric : je veux te demander quelque chose.

Tami soudain inquiète : qu’est ce qui ce passe Éric ?

Éric : je veux t’avoir à côté de moi demain.  Je veux profiter de toi chaque seconde avant ton départ.  S’il te plaît Tami !

Tami : j’avais peur que tu ne me le demandes pas. 

Éric : tu es une femme merveilleuse, je ne pouvais pas rêver mieux, tu restes toujours là pour moi malgré mon comportement détestable en ce moment. Je m’en veux tu sais. Je t’aime. Embrasse-moi !

Tami souri, l’embrassa amoureusement et s’allongea à côté de lui, entrelacé. Je t’aime aussi mon amour !


chouchou70  (07.03.2017 à 20:59)

chapitre 9

Le lendemain. Chez les Taylor (Dillon)

Matt, Julie et Grace étaient à table pour le petit-déjeuner avant de partir chacun à leur occupation de la journée.  Julie devait emmener Grace faire ses derniers achats pour la rentrée des classes qui aura lieu dans quelques jours. Tant qu’à Matt il voulait rendre visite à sa famille et les anciens joueurs, et aussi faire les courses et l’entretien de la maison du coach. 

Julie à Grace : Grace, maman a appelé hier soir, elle était déçue que tu ne sois pas avec nous. Tu aurais pu faire un effort, tu savais qu’elle allait appeler.

Grace : désolé je n’ai pas vu le temps passé. Ils sont bien arrivés ?

Julie : heureuse que tu poses la question.  Oui ils sont bien arrivés, le médecin leur a fait visiter le centre. Papa était très fatigué du voyage mais elle a dit qu’elle rappellera ce soir. Aujourd’hui papa à sa première séance.

Grace : ok c’est cool, tu lui passeras le bonjour de ma part.

Julie : pourquoi ? Tu sors encore ?

Grace : oui pourquoi ça te pose un problème.

Julie : je souhaiterais que tu restes à la maison ce soir. 

Grace : tu n’es pas ma mère Julie, je sors si je veux. 

Julie : non je ne suis pas ta mère mais je suis responsable de toi en attendant le retour de maman, et qu’est-ce que papa va penser, déjà que tu es venu qu’une fois à l’hôpital le voir, si en plus tu n’es pas là quand ils appellent.

Grace : oh ça va papa m’a dit qu’il m’en voulait pas, et pis il voulait qu’on continue à vivre comme avant oui ou non ?  T’inquiète pas je me débrouillerais pour mes courses scolaires, tu peux rester avec Matt. Aller salut à ce soir ! (et elle partit sans attendre une réponse de sa sœur).

Julie : Grace ! (trop tard)

Matt : Laisse-la Julie, ça lui passera.

Julie : notre père est lourdement handicapé, notre mère fait tout ce qu’elle peut pour rendre la situation plus simple, et elle, elle ne pense qu’à sortir faire la fête  et tu veux que je la laisse faire !

Matt : écoute-moi Julie, je pense que Grace essaye de fuir la situation, tu sais elle est jeune. Pense à ce que ton père t'a raconté quand il avait 12 ans, lors de l’accident de son père. Grace à le même âge. Laisse là gérer la situation par d’elle-même. Tu dois jouer ton rôle de grande sœur et être présent pour elle si elle veut discuter avec toi.

Julie : tu as sans doute raison Matt, c’est pour cela qu’il faudra rester ici tant que papa n’est pas là.

Matt : tu sais qu’on ne peut pas restait ici Julie, notre vie et notre travail est à Chicago.

Julie : tu sais bien que je n’ai pas trop de travail en ce moment.

Matt : Julie cela fait déjà 15 jours que tu es là, si tu veux on peut rester encore 1 semaine mais après il faut rentrer à Chicago. Ta mère sera d’accord avec moi en disant que ta présence est inutile ici. Ce n’est pas à toi de veiller sur ta mère.

Julie : comment peux-tu dire que ma présence est inutile ! Maman sera toute seule pour gérer la maison, son travail, et Grace qui fait sa crise. Je veux l’aider. Et pour mon boulot je peux toujours demander à mon patron de faire un reportage sur Dillon, au moins  j’aurai une excuse. Ma décision est prise.

Matt :   Julie je ne pense pas que ce soit à toi de décider mais à ta mère. Tu prends trop les choses à cœur.

Julie en haussant la voix moi je prends trop les choses à cœur, je te signale que mon père à frôler la mort et sa vie ne sera plus jamais la même mais à part ça tout va bien. J’espérais que tu me comprennes et que tu resterais avec moi pour aider ma famille qui t'a accueilli, à croire que tu as déjà oublié ce que mon père a fait pour toi.

Matt : ne mélange pas tout Julie, ce que traverse le coach me touche plus que tu peux l’imaginer, je le considère comme mon père, mais je dis simplement que quitter notre vie à Chicago n’est pas ce que tes parents veulent pour toi. Il faut reprendre le cours de nos vies maintenant.

Julie : comment reprendre sa vie après ça, tu peux me le dire ?!!  (Elle éclata en sanglot dans les bras de Matt.

Matt la consola: ça ira ne t'en fait pas Julie. Ton  père à raison il faut penser à toi. Tu sais, réaliser ton rêve de journaliste le rendra très fière. Tu l’aideras en fessant ce que tu aimes faire, pas en restant ici avec eux, il se sentira responsable de ton échec. Et ne t’inquiètent pas si tes parents ont besoins de toi ils te le feront savoir. D’accord ?

Julie : tu as raison Matt, je suis désolée, je n’avais pas vu les choses de cette manière.

Matt : je t’aime Julie ! Bon, on dirait bien qu’on n’a la journée à passer ensemble, que penses-tu d’aller se détendre au cinéma ?

Julie : d’accord et après une petite balade rien que toi et moi au lac.

Matt : mmh j’aime cette idée ma chérie.

Julie : je l’aime aussi !

Au centre d’Austin.

Éric et Tami discutaient de tous et de rien dans la chambre quand le kiné arriva.

Kiné Vincent : Bonjour Éric, je serai votre kiné pour tout le long de votre séjour parmi nous. J’espère que ça ne vous dérange pas que je vous appelle par votre prénom.

Éric : non ça me changera du monsieur Taylor. Je souhaiterais que ma femme, Tami, assiste à la séance ça ne vous dérange pas.

Vincent : non pas du tout. Je vais un peu vous expliquer notre programme. Tous les jours vous aurez deux séances avec moi. Une le matin et l’autre l’après-midi.  Elles, se composeront de la façon suivant : 30 à 45 minutes de Balnéothérapie suivi d’1h à 1h30 en salle.  La balnéothérapie servira pour vous détendre et de stimuler vos muscles en faisant des exercices simples dans l’eau.  Ensuite les exercices en salle seront surtout pour muscler votre corps, retrouvaient votre force et le contrôle de votre corps. Vous êtes sportifs à ce que j’ai vu sur votre dossier, ça devrait jouer à votre avantage. Vous pratiquiez quel sport Éric ?

Éric : football, enfin j’ai pratiqué à haut niveau mais maintenant je suis coach entraîneur principal.

Vincent : ah mais bien sûr, je savais que votre visage me disait quelque chose, Coach Taylor de Dillon. Je suis moi-même un fan de football.  Vous avez entraîné un peu notre équipe universitaire si je me rappelle bien?

Éric : oui il y a quelques années déjà.

Vincent : bon j’espère pouvoir parler avez-vous de football, maintenant place à la séance. Je vais vous emmener au vestiaire, votre femme peut nous attendre à la piscine.

Tami : bien sûr, a tout de suite Éric.

15 minutes plus tard, Éric arriva à la piscine en maillot de bain. Tami le regarda avec amour, son corps sexy dans cette petite tenue, torse muscler a l’air. Elle ne l’avait pas vu comme ça depuis l’accident. Éric la regarda est lu dans ses pensées et rougit un peu.

Vincent : bon maintenant je vais rentrer dans l’eau et mon collègue va vous porter jusqu'à moi. Prêt ?

Éric : euh oui.

Vincent : vous s’inquiété pas Éric, faites-nous confiance, la première fois n’est jamais simple. C’est comme votre premier match de rentrée, il faut apprendre à connaître son équipe et avoir confiance.

Éric : oui c’est toujours un moment que s’apprécie, la découverte de nouveaux joueurs.

Pendant qu’Éric répondit à Vincent, son autre collègue le détacha de son fauteuil, il passa un bras derrière son dos et l’autre sous ces jambes et le souleva de son fauteuil. Tous les deux rentraient progressivement dans l’eau. Éric avait de l’eau jusqu’au niveau du torse quand Vincent l’attrapa. 

Vincent : super Éric ! C’est très bien, maintenant vous allez essayer de respirer profondément et vous détendre. D’accord ? 

Éric s’exécuta, respira profondément et ferma les yeux mais les ouvrit toute de suite, paniqué.

Vincent : chut, détendez-vous ! On vous tient n’ayez pas peur.  On va se promener le long de la piscine, fermez les yeux et pensez à votre meilleur souvenir de votre vie.

Éric ferma les yeux et ce remémora le jour de leur mariage, mon dieu qu’elle était sublime dans sa robe de mariée blanche à dentelle avec un magnifique dos nu. Il était le plus heureux des hommes ce jour-là, il savait qu’il était tombé sur une perle rare et comptait tous faire pour la rendre heureuse.

Vincent et son collègue poursuivent leur tour de piscine, content que son patient c’était enfin calmer et détendu. 

Vincent : très bien Éric, c’est super ! Votre femme peut être fière de vous.  Maintenant on va revenir tout doucement à notre point de départ et on va vous assoir près des jets d’eau. D’accord ?

Éric : d’accord.

Vincent s’adressa à son collègue : bon tu vas le poser délicatement sur le siège pendant que je le sécurise. Très bien, voilà ! Lance le jet d’eau maintenant, position 2.

Vincent : ça va Éric ?

Éric : oui, ça fait du bien.

Vincent : cela fait plaisir à entendre. Maintenant je vais passer derrière vous et vous faire un massage pour stimuler les muscles du cou et des épaules. Prêt ?

Éric : Prêt.

Tami regarda la scène devant elle, elle n’avait pas vu Éric aussi détendu depuis l’accident. Elle était heureuse pour lui et se demandait à quoi pouvait-il penser les yeux fermés. En tout cas ça marchait et elle en était soulagée.

La séance se termina 30 minutes plus tard, Éric était de retour dans son fauteuil sec et habillé en tenu décontracté pour sa séance de sport.

Vincent : je vais préparer le matériel, je vous laisse vous reposer un petit quart d’heure.

Tami : ça va Éric, je suis très fière de toi tu sais.

Éric : ça va et merci. Ce n’était pas facile au début mais j’ai repris le dessus. Vincent est vraiment efficace, il met très bien en confiance.

Tami : oui j’ai vu. Je serai curieuse de savoir à quoi tu pensais pour te détendrez aussi vite ?

Éric : à ma merveilleusement femme dans sa robe de mariée attendant le mec qui lui servira d’époux.

Tami : et heureusement pour lui il est arrivé à l’heure. Ce soir je vais devoir me préparer pour notre nuit de noces alors !

Éric : tu me surprendras toujours Tami Taylor. J’ai hâte. Embrasse-moi. Tami s’exécuta.

Vincent : rigola devant la scène : Bon je vois que vous êtes très détendu Éric et prêt pour la suite.

Éric et Tami rougi légèrement comme deux ados pris en faute mais le comique de la scène prit le dessus et rigola tous.

Éric : bon on passe à la suite ?!

Vincent : bon aujourd’hui je vais évaluer les mouvements que vous pouvez faire. Pour commencer, vous allez essayer de pousser ma main avec votre tête, j’ai besoin de savoir si vous avez assez de force pour maintenir votre tête  sans l’aide de votre appui tète.  Allez-y !

Éric réussi facilement l’exercice.

Vincent : bon on dirait que vous avez plus besoin de l’appui tête, c’est encouragement. Maintenant je veux que vous essayiez de lever votre bras gauche.

Éric réussi à bouger le bras de quelques millimètres mais pas de le soulever.

Vincent : votre bras droit maintenant/

Cette fois-ci rien ne bougea.

Vincent : bouger vos doigts maintenant.

Le mouvement perçu resta très discret côté gauche et droit aucun mouvement.

Vincent : maintenant je vais mettre cette balle dans votre main gauche, vous allez essayer de la serre.

Éric parvenu à peine à toucher la balle avec l’extrémité de ses doigts.

Vincent : bon la main droite maintenant.

Cette fois Éric ne parvenait pas à plier ses doigts.

Vincent : maintenant je vais détacher la sangle qui vous lie au fauteuil et vous allez essayer de vous maintenir le plus longtemps possible.

Éric réussi à se maintenir que 5 secondes.

Vincent : ok je vais pour rattacher maintenant, c’est très bien en dépit de votre colonne vertébrale mi- soudée. On va s’arrêter là pour aujourd’hui.

Éric : Vincent dites-moi, c’est mauvais ?

Vincent : non il semblerait juste que votre côté droit soit plus affecté que votre côté gauche.  C’est assez fréquent qu’un côté soit plus touché que l’autre et sur vos radios, scanner il n’y a rien d’anormal. On commencera la rééducation par le gauche.   On va vous reconduire dans votre chambre et on se voit demain matin. Reposez-vous.

Éric : merci à demain Vincent.

De retour dans la chambre, Tami appela ses filles, Éric à côté d’elle, pour leur raconter la journée et dire vers quelle heure elle rentrera demain.  Ensuite une infirmière coucha Éric et apporta le plateau-repas. Ce soir c’est Tami qui le ferait manger. Ils comptaient profiter de leur dernière nuit ensemble.

Éric (regard malicieux) : tu es prête Tami ?

Tami : prête pour quoi ?

Éric : pour la nuit de noces, tu n’as pas oublié, j’ai envie de toi !

Tami : ici ? Tu n’as pas peur d’être surpris par les infirmières ?

Éric  (malicieux): je t’ai connu moi pudique ! Allez viens on ne risque rien j’ai prévenu les infirmières de nous laisser seuls.

Tami : Éric, tu te comportes comme un ado !  Moi aussi j’ai envie de toi mon amour.

Tami et Éric fièrent l’amour tendrement ce soir-là et s’endormirent dans les bras l’un  de l’autre conscients que demain ils allaient être séparés pour les trois semaines à venir.


chouchou70  (09.03.2017 à 18:52)

chapitre 10

Éric est parti à sa séance tôt ce matin pour avoir fini quand sa femme partira vers 11h.  Quant à Tami elle devait préparer ses affaires et réglait quelques  détails avec le médecin, mais aussi rencontrait Jason pour avoir une discussion avec lui en privé.  En effet, elle comptait sur lui pour l’informer des changements de comportement de son mari et qu’il n’en fait pas trop. Elle connaissait trop bien Éric pour être inquiète sur ce sujet. Quand Éric avait un objectif, il se donnait corps et âme pour y parvenir mais, elle était vraiment inquiète pour sa santé, son accident était récent et son corps avait encore besoin de repos.  Elle avait  confiance en Jason mais elle ne voulait pas que son mari sache que son quarterbark vedette lui rendrait des comptes, il risquerait de le prendre très mal.  

Quand l’heure du départ arriva, les deux tourtereaux avaient du mal à se séparer mais aucun des deux ne voulait montrer leur tristesse pour ne pas fondre en larme devant l’autre.

Éric : aller Tami, ton taxi t’attend, tu m’appelleras ce soir.  On se voit très bientôt et j’espère faire des progrès d’ici là.

Tami : oui je t’appellerai ce soir.  Tu sais trois semaines ça va passer vite mais s’il te plaît ne force pas trop, ton corps est encore fragile, ne te met pas la pression.  Promesse ?

Éric : promesse ! Je t’aime mon amour ! Aller, file maintenant, ne t’inquiète pas pour moi je suis bien entouré ici. Tu vas avoir du boulot à Dillon, tu dois te soucis de toi en premier.

Tami : je t’aime aussi mon amour ! Courage !

Le taxi démarra et après ses filles, maintenant c’était autour de Tami de disparaît de sa vue pour les trois semaines à venir.  Il demanda aussitôt de remonter dans sa chambre et d’y rester seul un moment.   Mon dieu, la chambre lui paraissait vide sans sa moitié. Il ne savait plus très bien si c’était une bonne idée d’être seul dans cet endroit. Oui bien sûr, c’était mieux pour Tami d’être à l’écart de tout ça. C’était son combat, pas le sien.  Soudain son regard se posa sur un cadre posé  sur la table de chevet.  Sa femme lui avait laissé un petit présent, une photo de leur famille, il pouvait sentir l’odeur de sa maison incrustée dans le cadre en bois. Ce cadeau l’ému et ses larmes trop longtemps retenues coula le long de ses joues. 

On frappa à la porte  30 minutes plus tard.

Jason : bonjour coach, je ne vous dérange pas ? L’infirmière a dit que vous souhaitez être seul. Je peux repasser plus tard si vous voulez

Éric : non rentre Jason, ça va.  Comment vas-tu ? Et ta famille ?

Jason : ça va coach, ma petite famille se porte bien également. Et vous ? Votre femme est partie à ce qu’on m’a dit.

Éric : oui toute à l’heure, elle reviendra dans trois semaines pour le week-end, à part ça. J’ai commencé mes séances de kiné depuis 2 jours.

Jason : heureux de l’entendre, le centre est très bien, le personnel vous met en confiance et moi je suis là pour vous soutenir et vous coachez s’il le faut. 

Éric : mon kiné Vincent est très bien, il m’a mis rapidement en confiance, et en plus on parle de football, ça me change les idées.

Jason : vous vous êtes déjà fait un fan ! 

Éric sourit : oh je n’ai pas qu’un fan, ici la plupart connaissent le coach Taylor, au palmarès impressionnant.   Je découvre ma notoriété !

Jason : vous êtes et vous serez toujours un bon coach. 

Éric : tu sais Jason, tu peux avoir toutes les qualités que tu veux, si personne n’est là pour le remarquer ça se sert à rien. 

Jason : l’avenir vous le dira coach, en attendant il faut vous concentrer sur votre rééducation. Vous verrez le moral va beaucoup mieux quand on ne dépend plus des autres. Avec le temps vous oublierez complètement votre fauteuil, croyez-moi.

Éric : merci Jason. Tu es quelqu’un de bien tu sais.

Jason : merci

L’infirmière rentra dans la chambre avec le plateau-repas et Jason s’éclipsa.  Il reviendrait demain après-midi. Pour le moment il voulait laisser le coach tranquille.

À Dillon.

Julie et Matt s’assuraient que la maison soit nickel pour le retour de sa mère. Étonnamment Grace proposa ces services et prépara un bon diner pour ce soir.

Buddy était passé les voir dans l’après-midi pour prendre des nouvelles et proposait son aide. Il passera demain voir Tami.

Tami arriva à la maison en fin d’après-midi.

Julie : Bonjour maman, tu as fait bonne route ?

Tami : oui merci ma chérie, je suis un peu fatigué.

Grace : viens maman, on ta préparait un bon repas et après tu iras te reposer, ne t’inquiète pas on s’occupe de tout.

Tami : c’est très gentil à vous les filles. Merci Matt t’avoir pris soin de mes filles et de la maison.

Matt : de rien Mme Taylor.

Tami : j’ai dit à Éric que je l’appellerai en rentrant et après on mangera.

Tami : salut chéri, je viens de rentrer, la route, c’est bien passé. Et toi ta journée ça était?

Éric : salut chérie. Jason est venu me voir après ton départ, on n’a discuté un peu et après j’ai commencé ma séance en salle avec Vincent. Tu peux me passer les filles s’il te plaît ?

Tami : bien sûr Éric, je te passe Julie

Julie : salut papa, ça va ? Tu es bien installé j’espère ?

Éric : ça va Julie, oui le centre est sympa, et le personnel est sympa aussi. Tu comptes repartir quand à Chicago ?

Julie : euh je ne sais pas, quand maman n’aura plus besoin d’aide.  Peut-être la semaine prochaine, on n’en n’a pas encore parlé

Éric : Julie c’est bien que tu veuilles aider ta mère mais ne t’inquiète pas, on va gérer la situation. D’accord ? Ce n’est pas en restant ici que tu vas décrocher une bonne place de journaliste.  Il faut reprendre le cours de vos vies.

Julie : d’accord papa. Je te passe Grace maintenant. Bisous je t’aime

Éric : bisous je t’aime aussi. Salut Grace, tu as fini de préparer tes affaires pour la rentrée scolaire ?

Grace : bonjour papa, oui tout es prêt. Et toi ça va ?

Éric : ça va oui je suis bien entouré, tu me manques et n’oublies que je compte honorer ma promesse quand tu viendras me voir dans trois semaines.

Grace en sanglot : tu me  manques aussi papa  je suis désolé…

Éric : chut ma chérie n’oublie pas que je serai toujours là pour toi, l’accident et mon handicap n’y changera rien. Tu es ma petite fille adorée.

Grace tendit le téléphone à sa mère et parti se réfugier dans sa chambre.

Tami : c’est moi Éric, Grace est parti dans sa chambre, je vais aller discuter avec elle toute à l’heure. 

Éric : ok, tu peux lui dire qu’elle peut m’appeler quand elle le veut d’accord.  Je vais devoir vous laisser, l’infirmière arrive avec mon repas et je vais me coucher.

Tami : je vais lui dire. Bonne soirée mon amour, on s’appellera demain soir.

Éric : d’accord. Merci pour le cadeau. Je t’aime.

Tami : je t’aime aussi.

 

Julie : maman, il faut que je te dise pour Grace, elle ne va pas bien je pense. Elle sortait tous les soirs, je me suis pris un peu la tête avec elle mais je pense qu’elle fait tout pour oublier.

Tami : merci Julie, j’ai remarqué aussi son comportement étrange.  Je vais lui parler

Tami  frappa à la porte de la chambre: Grace qu’est ce qui ne va pas ?

Grace : papa a dit que je lui manquais, comment pouvait-il dire ça alors que moi je le fuis. J’ai honte de moi mais c’est plus fort que moi !

Tami : pourquoi tu le fuis ? Tu as honte que ton père soit dans un fauteuil ?

Grace : non pas du tout, j’admire son courage mais j’ai peur d’être en face de lui, j’ai peur de le blesser d’avantage. Je ne sais plus comment me comporter avec mon propre père et j’ai honte !

Tami : Grace, écoute-moi,  ton père est toujours le même, il est toujours le père aimant et protecteur que tu as connu. Il faut rester toi-même avec lui.  Ton père a besoin de notre amour et notre soutien en ce moment. Moi aussi au début j’avais peur de lui faire face, peur de sa réaction, peur de le blesser aussi mais avec le temps ça passera. Quand je le vois j’essaye de l’imaginer debout devant moi, et non dans son fauteuil.

Grace : merci maman pour tes conseils,  j’espère que papa n’est pas fâché contre moi pour tout à l’heure.

Tami : pourquoi il serait fâché ? D’ailleurs il m’a dit que tu pouvais l’appeler n’importe quand. Allez vient te joindre à nous on va manger.  Je vais vous expliquer en quoi consiste la rééducation, vous avez le droit de savoir. Et demain on se fera une sortie entre filles.

Grace : d’accord maman. Merci.

La soirée se passa pour le mieux, Tami tenait que ses filles et son gendre en sachent autant qu’elle sur le programme de rééducation. Son idée de journée entre filles conquit tout le monde et Matt passera la journée avec sa grand-mère.  

 

La semaine passa lentement pour Tami, malgré du monde à la maison, la présence de son mari lui manquait affreusement, surtout le soir dans son lit.  Ça lui rappelait le temps où, justement Éric était parti à Austin pour son travail. C’était vraiment une mauvaise période pour toute la famille.  La journée n’était pas de tout repos non plus, à chaque fois qu’on la croisait dans la rue, les gens lui demandaient des nouvelles du coach Taylor. Ce qui l’énervait, c’était l’hypocrisie de certains. Riggins n’avait pas les performances d’Éric pour coaché l’équipe alors  la plupart voulait plus des nouvelles sur le retour du coach, que sur ses progrès physiques. D’autres, en revanche, parlaient comme quoi le coach Taylor était fini. Ça la chagrinait d’entendre tous ses ragots  mais, au moins Éric n’était pas là pour les entendre. Elle essayait de faire bonne figure devant les enfants et les gens de Dillon mais le soir, seule, dans leur chambre, elle laissait libre court à son chagrin. Elle priait tous les soirs pour qu’Éric sans sorte et redevient le coach Taylor que tous les clubs s’arrachaient.  Déjà une semaine que son mari était partit dans ce centre, d’après Jason il s’en sortait très bien. Il avait fait quelques progrès et le moral était correct mais il ne parlait pas beaucoup, il se concentrait sur ses exercices et le soir il restait seul dans sa chambre. Il ne voulait pas se mélanger aux autres pensionnaires, en tout cas, pas pour le moment. Jason rassura Tami sur ce sujet, que c’était normal au début, ça ira mieux dans quelques semaines.

Lundi, sa sera la rentrée, elle reprendrait son travail de conseillère d’orientation. Quand à Julie et Matt, ils partiront  ce dimanche matin, après la messe. Julie voulait rester encore un peu mais sa mère refusa. Il fallait reprendre le  train-train quotidien au plus vite. 


chouchou70  (09.03.2017 à 18:54)

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