Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Friday Night Lights
Création : 02.03.2017 à 22h51
Auteur : chouchou70
Statut : Terminée
Un accident va faire basculer la vie des Taylors
Cette fanfic compte déjà 48 paragraphes
chapitre 11
La semaine de la rentrée
Tami : Grace tu es prête ?
Grace : oui j’arrive maman.
Tami : ça va aller ma chérie ? Pas trop inquiète ?
Grace : non pas pour le moment. Et toi ?
Tami : je suis un peu anxieuse pour la réunion de rentrée et la soirée d’ouverture officielle de la saison des Lions, mais j’ai hâte de retourner au travail.
Grace : ah oui la soirée d’ouverture ce soir, j’avais oublié. Tu crois qu’ils vont parler de papa ?
Tami : oui, le directeur voulait que je fasse un discours mais je ne me suis pas encore décidé.
Grace : tu devrais, ça fera taire les mauvaises langues de Dillon.
Tami : tu connais Dillon, ils pensent avant tous aux footballs. Éric ils s’en moquent
Grace : je pense que tu devrais dire un mot ce soir pour clarifier la situation.
Tami : tu as raison, je crois que je vais suivre ton conseil. Bon allez, en route pour le lycée.
Au lycée, la journée passa lentement pour Tami, déjà la réunion entre le corps d’enseignants dura une éternité. Chaque enseignant tenait à présenter ses amitiés à Tami, comme quoi ils étaient navrés pour elle et sa famille que leur projet soit tombé à l’eau à cause du tragique accident. Le reste de la journée était rythmé par la paperasse et les footballeurs demandant des nouvelles du coach. Heureusement la pause repas avec sa fille égaya un peu sa journée.
À la soirée d’ouverture de la saison de football des Lions, l’ambiance était différente des autres années. Les ex-joueurs avec l’aide de Buddy avaient concocté un petit hommage à leur coach, sous forme de clip vidéo et d’anecdotes sympas sur le début de l’équipe victorieuse. Après cela Tami se décida à faire son discours.
Tami : « je vous remercie tous pour ses témoignages envers Éric, ça nous touche beaucoup. Je tenais également à vous remercier pour les nombreux dons que nous avons reçus, qui servira pour la rééducation d’Éric. Je sais que, parmi vous, certains s’interrogent sur l’avenir. À l’heure actuelle, je ne peux pas vous certifier que le coach reprendra son poste. C’est à lui seul de décider, ce n’est pas un sujet que nous avons abordé ensemble pour le moment. Sa priorité c’est sa rééducation. Une dernière chose, je souhaiterais que vous respectiez notre vie privée, je ne souhaite pas m’étaler avec vous sur la santé de mon mari. Merci pour votre compréhension et bonne saison de football tous »
Le discours de Tami fut applaudi, et clôtura la soirée.
Tami et Grace commandèrent à manger pour ce soir. Ensuite elle appela Éric.
« Tami : bonjour mon chéri, comment c’est passé ta journée ?
Éric : salut chérie, la journée a été très fatigante, Vincent m'a fait faire des exercices avec des poids attachés aux bras. Et toi la rentrée ? Et pour Grace ?
Tami : la rentrée, c’est bien passé, un peu long à mon goût. Tout le monde demande après toi. Et ce soir, c’était la soirée d’ouverture des Lion’s, tes joueurs ont fait un montage vidéo sur toi c’était vraiment très bien. Après, j’ai fait un petit discours pour remercier tous les témoignages que tu as reçu. Je crois bien que tu manques à cette ville Éric.
Éric : tu les remercieras de ma part. Buddy m’a appelé dans la journée, j’étais très content. Je trouve qu’il a changé depuis l’accident, il ne me voit plus uniquement comme le coach de son équipe, mais comme un véritable ami. Je n’oublie pas tous ce qu’il a faits pour moi.
Tami : oui, Buddy a changé ces derniers temps, il passe régulièrement à la maison. Il a fait un discours très émouvant ce soir.
Éric : je lui ai dit qu’il pouvait venir me voir quand il le voulait. Je suis désolé chérie mais je suis vraiment fatigué. On s’appellera plus longtemps demain.
Tami : bien sûr bonne nuit mon amour, a demain.
Éric : je t’embrasse. »
Le reste de la semaine se passa tranquillement, les gens étaient moins envahissants, le discours avait clarifié la situation. Tami était débordée par son travail, heureusement Grace était là pour l’aider. En revanche, elle était vraiment inquiète pour Éric, elle le trouvait tous les soirs de plus en plus fatigué, il parlait à peine, un soir il n’avait pas répondu à son coup de téléphone. Elle décida d’en parler avec Jason. Jason lui répondit qu’il ne fallait pas trop s’inquiéter, le kiné lui fait faire 3H de séance en salle par jour, que c’était normal que le coach soit épuisé. Le début de la rééducation est toujours fatigant mais qu’il allait surveiller au cas où.
Austin.
Voilà trois semaines qu’Éric était loin des siens. Aujourd’hui Vincent avait programmé sa séance de balneo de bonne heure le matin car sa famille arriverait vers 12H. Il avait hâte de leur montrer ses progrès. Il était très content de lui, même si pour arriver à ce rapide résultat il a dû rompre la promesse qu’il avait faite à sa femme et contre l’avis de son médecin.
11H30, dehors, la famille Taylor arriva devant le centre. Tami, Grace, Julie et Matt, tous attendaient avec impatience de revoir Éric Taylor.
Toctoc
Éric : oui entrer !
Grace et Julie sautèrent au cou de leur père : salut papa, tu nous as énormément manqué
Éric : oh mes filles chéries, vous aussi vous m’avez manqué.
Matt : bonjour coach, content de vous voir en pleine forme.
Éric : merci Matt, je suis très content que tu sois là aussi. Bonjour mon amour
Tami : bonjour toi (elle l’embrassa) comment vas-tu ? (Éric avait pris un petit coup de vieux et était vraiment fatigué mais elle ne disait rien).
Éric : je suis heureux d’avoir ma famille autour de moi. Vous avez fait bon voyage ?
Tami : oui très bien. Et toi, comment tu te sens ?
Éric : ça va, les séances sont éprouvantes avec Vincent mais le résultat vaut le coût.
Grace : tu as fait des progrès ?
Éric (sourit à sa fille et lui tendit les bras) : tu viens me faire un câlin Grace ?
Grace se précipita dans les bras de son père : oh papa !
Tout le monde dans la salle était abasourdi et heureux.
Éric murmura dans l’oreille de sa plus jeune fille : tu vois, je tiens toujours mes promesses.
Avec quelques secondes Éric relâcha sa fille et s’adressa au reste de la famille : désolé mes forces me lâchent rapidement mais Vincent me fait faire justement des exercices pour muscler mes bras. Pour le reste aucun changement.
Tami : c’est déjà énorme je trouve. En si peu de temps. Pas étonnant que tu sois fatigué.
Éric soudain ne se sentit pas trop bien et essaya de la cacher : non je t’assure que ça va, tout va très bien. Et vous Julie et Matt comment ça se passe pour vous a Chicago ?
Tous s’aperçu que quelque chose n’allait pas chez Éric. Matt décida de répondre à la question du coach malgré leur inquiétude quand soudain Éric fit un malaise.
Tami : ERIC !! Julie appelle un médecin ! Vite !
chapitre 12
Voici 1h que la famille Taylor attendait des nouvelles d’Éric. En effet, le médecin avait décidé de l’envoyer au service des urgences le plus proche du centre.
Médecin : Mme Taylor ?
Tami : oui c’est moi. Qu’est ce qui s’est passé ? Comment va-t-il ?
Médecin : on n’a réussi à le stabiliser pour le moment. Votre mari a été victime d’un malaise cardiaque, son cœur est tombé en insuffisance respiratoire et le cerveau plus irrigué correctement en oxygène, son pouls était dangereusement bas quand il est arrivé ici.
Tami : mais il va s’en sortir ?
Médecin : il lui faut un repos complet et une alimentation en fer pour reprendre des forces. Pour le moment, il dort et nous l’avons placé sur un appareil respiratoire. Son corps a simplement dit stop au rythme intense qu’il lui impose. Que fait votre mari comme métier ?
Tami : il est coach sportif mais il y a deux mois il a eu un grave accident de voiture qui la rendu paraplégique. Depuis trois semaines il suit une rééducation de ses membres supérieurs paralysée.
Médecin : je vois et combien d’heure de rééducation par jour ?
Tami : 3h par jours découpés en séance d’1h.
Médecin : ça me semble raisonnable. À mon avis, votre mari s’impose d’autres exercices que ceux prescrivent par son médecin. Il faut surveiller et en parler avec son médecin. Son malaise d’aujourd’hui n’est pas grave en soi mais il peut le devenir s’il continue dans cette voie.
Tami : merci docteur. On peut le voir ?
Médecin : oui bien sûr je vais vous y conduire mais je vous préviens, il ne parlera pas beaucoup, on l'a placé sous sédatif pour qu’il dorme.
Éric avait repris des couleurs depuis son malaise, mais il avait des cernes sous les yeux. Un tuyau envoyé de l’air dans ses poumons.
Tami s’approcha d’un côté du lit et lui prit la main, Julie, Grace et Matt fièrent de même de l’autre côté du lit.
Tami : Éric ? Tu m’entends ?
Éric (ouvrir les yeux péniblement) : jsuis dééééssollé
Tami : chut, ça va aller. Tu vas te reposer maintenant. D’accord.
Éric se rendormi, apaisé.
En fin d’après-midi, Tami prit rendez-vous avec le médecin et le kiné d’Éric pour parler de la situation.
Médecin : Mme Taylor, j’ai eu mon confrère au téléphone et il m’a expliqué la situation. Je suis navré de cet incident. Pourtant, avec Vincent, nous étions vigilants sur la durée des séances ainsi que sur les types exercices.
Vincent : oui à ce stade c’est exclusivement des exercices pour forcer les mouvements des membres et un peu de musculation.
Tami : mais à aucun moment vous avez remarqué sa fatigue ? C’est la première chose que j’ai remarquée en le voyant.
Vincent : si bien sûr mais c’est tout à fait normal à ce stade et d’ailleurs je faisais des poses régulièrement en cours de séance.
Tami : il était extrêmement fatigué le soir lorsque je l’appelais. Jason Street me la confirmer également. Je n’arrive pas à croire que vous avez négligé à ce point l’état de fatigue de mon mari.
Médecin : je comprends votre colère Mme Taylor. J’ai pris la responsabilité de fouiller la chambre de votre mari et j’ai trouvé ceux-ci.
Tami : qu’est-ce que c’est ?
Vincent : c’est un poids que l’on attache à son poignet pour muscler le bras.
Tami : mais qu’est-ce que ça fait dans sa chambre ? Vous n'avez pas remarqué qu'il vous manquait un poids?
Vincent : non, car il arrive que je laisse ce genre de matériel pour des patients dont la réduction est plus avancée. Il a dû profiter d’un moment d’absence pour le cacher dans son fauteuil. Il a dû continuer ses séances dans sa chambre, voilà pourquoi il a fait d’énorme progrès rapidement et ce qui expliquerai sa fatigue. Nous serons plus vigilants à l’avenir avec lui.
Tami : je n’arrive pas à le croire ! Vous saviez qu’Éric serait un patient à risque. Croyez-moi, ce genre de chose ne se produira plus à l’avenir pour la simple et bonne raison que je vais m’installer ici. C’était une erreur de le laisser seul ici. (Puis elle partit du bureau rejoindre ses enfants sans laisser le temps aux deux médecins de répondre).
Ce soir, la famille Taylor discuta des solutions qui s’offrait à eux pour que Tami puisse restait près d’Éric jusqu'à la fin de sa rééducation. Le lendemain, Tami passa la plupart de sa journée au téléphone afin d’organiser son départ et que Grace puisse restait a Dillon avec des adultes. Elle devait également louer un logement que le centre proposait à bas prix pour la famille. Le surlendemain, Tami comptait mettre Éric au courant de sa décision.
A l’hôpital :
Éric était beaucoup mieux qu’il y a deux jours, il n’était plus sur l’appareil respiratoire ce qui était bon signe.
Tami (l’embrassant): bonjour mon amour, comment vas-tu aujourd’hui ?
Éric : ça va beaucoup mieux. Ou sont les filles ?
Tami : elles viendront toute à l’heure, je crois qu’on n’a besoin de parler Éric !
Éric : je sais et je suis désolé Tami pour tout ça. Je ne t’ai pas écoutée, ni écouté les médecins et j’ai fait plus que je n’aurai dû faire. Je voulais que tout ça finisse rapidement et qu’on soit ensemble de nouveau.
Tami : Mr Taylor, pourquoi vous êtes aussi têtu ! Tu m’as fait très peur tu sais.
Éric : je suis vraiment désolé de te faire subir du stress en plus, tu as déjà tant a t’occuper. Je te promets d’être un élève exemplaire dorénavant.
Tami : Éric, j’ai pris une décision, je reste avec toi le temps de finir ta rééducation. Tout est arrangé, tes parents vont venir habiter quelque temps chez nous pour garder Grace comme ça, elle pourra continuera sa scolarité. Pour mon poste de conseillère à Dillon je me suis arrangé pour faire le travail depuis ici.
Éric abasourdi et énervé : je vois que tu as tout prévu derrière mon dos. On était d’accord pourtant ? De quel droit tu mêles mes parents à cette histoire ? Alors tu vas rester là à épier mes faits et gestes c’est ça ? J’ai besoin de ma femme, pas d’un flic !
Tami : ERIC ! Quand comprendras-tu que tu n’as pas à subir la situation seul ! Tu as une famille qui ne demande qu’à te soutenir ! Je n’arrive pas à vivre sans toi, ses trois semaines on était difficile, moralement.
Éric s’adoucit : pardonne-moi ma chérie ! Je voulais plus que tout, vous protégez, toi et les filles. Je ne voulais pas que vous soyez témoin de ma descente aux enfers, et que vous soyez déçu de moi. Je sais, je me suis comporté comme un égoïste. Je pensais que votre vie serait mieux, loin de moi. La vérité, c’est que tu me manques horriblement, c’est pour ça que j’ai forcé sur les exercices, pour oublier la distance qui nous sépare.
Tami : La période que tu traverses n’est pas facile. J’admire ton courage et ta détermination. Laisse-moi continuer et finir ce combat avec toi ?
Éric sourit : je crois que je n’ai pas le choix, quand je suis loin de toi je ne fais que des bêtises !
Tami sourit à son tour : je le crains en effet.
Dans l’après-midi, les filles et Matt rendu visite à Éric, ainsi que ses parents. Éric était très ému, c’était vraiment une surprise pour lui. Il les remercia de prendre soin de sa fille en son absence. Il n’avait pas vu ses parents depuis plusieurs années. L’annonce de sa paraplégie était un choc pour eux, ils n’avaient jamais eu la force d’y faire face. Garder leur petite fille était une façon pour eux de se racheter auprès de leur fils. En fin d’après-midi, ses parents repartiraient à Dillon avec sa petite dernière. Quand a Matt et Julie ils repartiraient à Chicago jusqu'à la prochaine visite le mois prochain. Tami ferait l’aller-retour Dillon/Austin pour aller chercher le reste de ses affaires et ses dossiers scolaires.
chapitre 13
Voilà 1 mois que Tami c’était installée à Austin, auprès de son mari. Tout se passait à merveille maintenant. Éric se donnait à fond pendant les exercices avec Vincent, et pendant ses temps de pause, il profitait de sa femme. Quand a Tami, elle travaillait à distance pour Dillon pendant les séances pour pouvoir profiter de son mari pendant son temps libre. Éric ne voulait pas que sa femme assiste à ses séances, il voulait là protéger le plus possible de sa souffrance physique et morale. Tami avait respecté son choix, et d’ailleurs, elle en était heureuse. Non, Éric avait juste besoin de sa femme pour le soutenir en dehors de ses séances quotidiennes. Parfois, il lui parlait de ses exercices, ça lui faisait du bien. Ils avaient enfin retrouvé un équilibre dans leur vie de couple.
À la maison, les parents d’Éric s’occupaient très bien de Grace et de la maison. Tami en était très reconnaissant qu’ils ont accepté de s’occuper de leur petite fille. Elle espérait secrètement que cette épreuve allait rapprocher Éric de ses parents. Elle n’avait jamais su vraiment pourquoi la relation parents-fils était aussi distante et froide, pourtant cela se voyait qu’ils s’aiment profondément mais ces choses-là ne se disaient pas dans leur famille. Depuis qu’Éric lui avait confié son traumatisme d’enfance, de voir son père dans la même position que lui, aujourd’hui, elle comprenait mieux. D’ailleurs, ses parents devaient ressentir la même chose en ce moment, sauf que cette fois-ci, leur fils resterait paralysé contrairement à son père.
Quand à Julie, elle appelait régulièrement, leur relation était beaucoup plus fusionnelle depuis l’accident. Julie avait pris conscience ce jour-là que la roue peu vite tourner et qu’il fallait profiter un maximum de la vie et des gens que l’on aime.
Encore un mois s’été écoulé, Éric pouvait maintenant se débrouiller tout seul, sauf pour les déplacements. Il avait enfin retrouvé l’usage de tous ses membres supérieurs, à son grand bonheur. Tami était très fière de lui. Il aura fallu trois longs mois et toute la volonté de son mari pour arriver à ce résultat. Vincent leur avait annoncé qu’Éric était assez fort et en forme pour lui apprendre la vie en fauteuil. À cette occasion, Tami réserva une surprise à son cher et tendre. Aujourd’hui était le jour des visites, Buddy et quelques joueurs venaient leur rendre visite et en profiteront pour lui amener son fauteuil roulant resté a Dillon. Dorénavant, Éric n’aurait plus besoin de son fauteuil médical.
Tami : comment te sens-tu mon amour aujourd’hui ?
Éric : je me sens impatient d’annoncer la bonne nouvelle à mes filles et à mes parents. Je suis le plus heureux car ça signifie que, dans peu de temps, je retrouverais ma maison.
Tami : je suis très fière de toi mon chéri.
Éric : je n’y serais jamais arrivé sans toi, tu m’as redonné l’envie de me battre à chaque fois que je baissais les bras. Je sais que je n’ai pas toujours était tendre avec toi et j’en suis vraiment désolé, mais tu es resté là, à mes côtés. Je ne t’en remercierais jamais assez. (Il lui prit la main et la fit tomber sur ses jambes et l’embrassa tendrement).
Buddy : excusez-nous, on dérange on dirait ?!
Éric : Buddy ?! Mais…. (Vince, Matt, smash, Jason et Tim arrivèrent) mon dieu ! Mais que faites-vous ici ?
Tami prit ses deux filles, qui venaient d’arriver également, par la main: SURPRISE!
Les joueurs : bonjour coach !
Éric : ça pour une surprise, je suis très heureux de vous voir. Comment allez-vous ?
Buddy : eh bien Éric, nous ne sommes pas venus les mains vides à vrai dire. Tami nous a dit au téléphone que tu allais enfin sortir de ce fauteuil médical, donc nous sommes venus t’apporter ton fauteuil pour que tu puisses enfin l’essayer.
Éric : Tami, tu peux m’appeler Vincent s’il te plaît ? Je veux l’essayer tout de suite, devant vous.
Tami : d’accord, j’y vais.
Buddy : oh faite Éric, les travaux d’aménagement du stade et des équipements ont très bien avancé. D’ici deux mois ça sera opérationnel pour toi. J’espère que tu es toujours partant pour reprendre ton équipe ?
Éric : oui je suis partant, mais j’attendrai la saison prochaine. Je ne me sens pas de reprendre toute de suite mes activités.
Buddy : c’est comme tu le sens Éric, mais j’ai discuté avec Billy qui sera ravi de partager le poste de coach principal avec toi pour le moment. Réfléchi d’accord !
Vincent : alors on n’a besoin de moi ! Quel magnifique fauteuil Éric !
Éric : oui en effet. Je vous présente, Buddy un ami et celui qui m’a sauvé la vie, et à côté, mes ex joueurs. Je souhaiterais essayer mon fauteuil.
Vincent : enchanté ! Très bien Éric je vais vous aider.
Éric : non Docteur, je veux le faire par moi-même. Expliquez-moi
Vincent : bon très bien. Dans un premier temps, vous allez poser vos pieds sur les poses pieds de votre fauteuil. Ensuite avec vos bras vous allez soulever votre corps et faire un mouvement de balance pour vous positionnez sur l’assise à côté de vous.
Éric parvient à se hisser dans son nouveau fauteuil, avec un peu d’aide de Vincent malgré tous. Puis Éric posa ces mains sur chacune des roues et fit quelques déplacements avec son fauteuil.
Tous avec le regard posé sur l’homme devant eux. Ils étaient émus de le voir ainsi mais heureux de le voir de nouveau autonome, fière du chemin déjà accompli depuis son accident.
Buddy : alors Éric ?
Éric : il est parfait et confortable. Je ne vous en remercierai jamais assez pour ce magnifique cadeau. Il est merveilleux.
Tami : c’est vrai ça. On n’oubliera jamais ce que les footballeurs, ainsi que les fans on fait pour nous.
Tim : On n'est très content de vous voir sourire à nouveau coach.
Vince : oui c’est vrai Tim à raison.
Éric : merci les gars, n’oubliez pas, lucide et vaillant !!!
Les joueurs : nous vaincrons !!
Tami et les filles étaient très émues par la scène devant eux, Éric au centre de tous ses joueurs Panthers et Lion’s, mains dans la main, comme s’ils se préparaient à un match. Quelques fois, elles avaient haï la complicité qu’il existait entre Éric et ses joueurs, haïs la place importante du football dans leur vie, mais aujourd’hui, elles savaient inconsciemment que c'était grâce à ce même football qu’Éric à traverser cette épreuve.
Les prochains jours, Éric les passait, la plupart du temps, dans la salle de sport. Prendre des forces était indispensable pour manœuvrer son fauteuil. Vincent lui apprenait à se déplacer avec son fauteuil. Face à lui des parcours délimités par des cônes, avec quelques obstacles, qu’Éric devait accomplir le plus rapidement possible avec le moins d’erreur possible. Les premiers parcours étaient plutôt catastrophiques mais Éric a vite pris le coup avec son fauteuil. En seulement 1 semaine, Éric ne faisait qu’un avec son fauteuil. La prochaine étape était de rentrer et sortir de son fauteuil seul, ce qui s’avérait compliqué et très physique. Ensuite Vincent lui apprit tous les choses à savoir sur la vie quotidienne en fauteuil, comme monter et descendre des marches par exemple. Éric s’en sortait très bien, mise à part, passer du lit au fauteuil mais avec de l’entraînement ça ira mieux. Dans quelques jours il rentrerait chez lui à Dillon. Tami le surprit dans ses pensées.
Tami : à quoi tu penses Éric ?
Éric : je pense à notre retour à la maison. Quand je suis rentrée au centre, je n’avais qu’une hâte c’était d’en repartir. Maintenant que j’y suis arrivé, j’avoue être anxieux. Ici la vie est adaptée aux personnes comme moi, ce qui n’est pas le cas à Dillon.
Tami : Éric, je te comprends parfaitement, moi aussi je suis anxieuse mais pas pour les mêmes raisons que toi.
Éric : à propos de quoi ?
Tami : ce sont les gens de Dillon qui m’inquiète avec leur football ! J’espère qu’ils ne te sauteront pas dessus pour reprendre les Lion’s dès ton arrivé.
Éric souri : ne te fait pas de soucis Tami, je ne compte pas reprendre l’entrainement des Lion’s pour cette saison. Je ne me sens pas prêt à faire face aux publics, aux journalistes et à toute cette pression. J’ai été très clair avec Buddy à ce sujet.
Tami : oui Buddy a compris mais les autres, ils me demandaient sans cesse tes projets d’avenir. À croire qu’ils ne pensent qu’à leur championnat, et oublient bien vite que tu as frôlé la mort et que rien ne sera plus jamais comme avant. Je les haï tous.
Éric malicieux : tu n’as qu’à me séquestrer dans notre propre chambre pour me protéger de ses fous furieux !
Tami : Oh ERIC tu es un vrai gamin ! Je te jure que si ces fous furieux t’approchent, alors oui, peut-être que je céderai à ta proposition !
Éric : tu m’envoies ravi. Non sérieusement, si je vois que les choses débordent, je clarifierai la situation avec eux. Ils ne m’empêcheront pas de retrouver ma famille. C’est tous ce qui compte. D’ailleurs Julie m’a dit qu’elle et Matt passeraient une semaine vers nous. Mes parents vont également rester quelque temps avec nous. Je suis tellement heureux d’avoir ma famille au grand complet avec moi, sous le même toit.
Tami : moi aussi je suis heureuse. Je remercie Dieu chaque jour de t’avoir épargné. Je n’ose pas imaginer ma vie sans toi. Je t’aime plus que tous Éric et nous avons traversé cette épreuve ensemble.
Éric la prit dans ces bras et l’embrassa passionnément. Leurs désir de faire l’amour leurs fit perdre la raison et c’est dans le fauteuil roulant qu’ils fient l’amour passionnément.
chapitre 14
Le jour J est enfin arrivé, c’est aujourd’hui qu’Éric quitte le centre pour reprendre sa vie à Dillon après un peu plus de 3 mois d’absence. Le médecin avait des dernières recommandations à leur faire avant le départ.
Médecin : Éric, je suis optimiste pour votre avenir, vous étiez un patient très travailleur et n’oubliez pas, c’est uniquement grâce à votre détermination que vous êtes arrivés à ce résultat rapidement. Cependant, il faut continuer vos exercices de musculation à la maison. Vous avez ce qui faut à Dillon ?
Éric : Oui à Dillon nous avons une salle de sport, ainsi que la salle d’entraînement au lycée.
Médecin : très bien c’est parfait, une heure ou deux par jour seraient bien dans les semaines à venir. Je tenais à vous mettre en garde également sur le faite que vous êtes encore en convalescence et qu’il n’est pas recommandé pour vous de reprendre le travail dans les prochains mois.
Éric : oh soyez sans crainte. De toute façon, je suis au chômage cette année. On m’a proposé de reprendre mon poste de coach à Dillon mais la saison est déjà bien avancée.
Médecin : bon très bien si vous le dites. J’ai besoin de m’entretenir avec votre femme pour la paperasse, vous pouvez nous attendre dehors Éric.
Éric : oui bien sûr, je vais commencer à charger nos affaires dans le taxi.
Le médecin se tourna vers Tami : votre mari semble plein de bonne résolution mais je tiens à vous mettre en garde sur certains points. Je connais le comportement des gens de Dillon pour en avoir discuté avec lui, il semblerait qu’ils sont accros au football et à leur coach. Ça m’inquiète car Éric aura besoin de calme pour finir sa convalescence et surtout pas de pression. J’ai peur qu’ils insistent pour qu’il reprenne les rênes de l’équipe beaucoup trop tôt, même en tant que simple conseillé.
Tami : à vrai dire, je suis inquiète à ce sujet aussi et on n’a eu une conversation avec Éric à ce sujet. J’ai confiance en mon mari, il ne se dit pas prêt à faire face à la pression et aux responsabilités qu’implique le poste de coach principal.
Médecin : oui pour le moment, mais il faut rester vigilante. Il peut retourner au travail d’ici 3 mois s’il le veut mais pas avant, sa colonne est encore fragile et son corps se fatigue rapidement.
Tami : merci pour ces conseils, on va rester vigilant. Ses parents resteront à la maison encore un certain temps pour m’aider.
Médecin : il faut qu’il soit entouré. Le retour à la réalité est une épreuve en soi. Ici, tous ces patients sont comme lui, et tout est adapté à lui, ce qui n’est pas le cas dans la vie réelle. Vous vous souvenez qu’Éric était très affecté par le regard des autres à son arrivé. Votre mari est une célébrité dans le monde du football, il éveillera la curiosité des journalistes, des recruteurs et autres.
Tami : vous croyez ? Depuis son accident, il n’intéresse plus personne. Pourquoi d’un coup ils reviendraient vers lui.
Médecin : croyez-moi, je sais de quoi je parle. Les gens seront simplement curieux de voir votre mari s’il est vraiment fini. J’en n’ai vu passé des personnalités du football ici, je sais comment ça marche.
Tami : merci docteur.
Médecin : vous pouvez me contacter à tout moment en cas de besoin. Je vous souhaite bon retour chez vous.
Le trajet passa lentement dans la tête d’Éric, il avait hâte de retrouver sa maison et sa petite dernière. Soudain une pensée lui vient :
Éric : Tami, comment je vais faire pour me déplacer dans notre maison ?
Tami : notre maison est de plain-pied, sans aucune marche sauf à l’entrée, il n’y aura pas de problème.
Éric : oui peut-être mais les pièces sont assez étriquées, le couloir est étroit, et les portes sont de taille standard, mon fauteuil ne passera jamais. Notre lit est beaucoup trop bas que celui de l’hôpital, comment je vais faire ?
Tami : ne t’inquiète pas pour ça tu veux, on trouvera une solution. Tient on arrive à Dillon. Détend toi mon amour.
À peine la voiture garée dans la cour, Grace sorti en courant les rejoindre, suivi de près par les parents d’Éric et de Buddy. Tami s’étonna de sa présence, elle lui avait dit qu’elle ne voulait que la famille aujourd’hui.
Tami sorti de la voiture en premier et rencontra Buddy. Buddy avait compris son étonnement et lui glissa discrètement à l’oreille que les parents d’Éric avaient fait appel à lui pour chasser tous les journalistes venus faire le guet devant la maison toute la matinée. Tami le remercia. Pendant ce temps, le chauffeur sorti du coffre de sa voiture le fauteuil d’Éric et lui emmena. Une fois installé, Éric se dirigea vers l’entrée et fut surpris.
Éric : vous avez installé une rampe ?
Maman : oui, ça sera beaucoup plus simple pour toi.
Éric : Je dois m’attendre à d’autres changements ?
Maman : rentre et tu verras par toi-même.
Éric ouvrit la porte de sa maison et fut surpris par les multiples changements. En effet les murs de sa cuisine ont été abattus pour créer un grand espace salle à manger/cuisine ouverte. L’agencement des meubles laissait une grande place pour son fauteuil. Le couloir et les portes étaient maintenant adaptés à la largeur de son fauteuil.
Éric : je suis sans voix ! Tami tu as bien gardé le secret quand je tant n’ai parlé dans la voiture.
Tami : je t’assure que je n’étais absolument pas au courant. Je suis aussi surprise que toi.
Buddy : à vrai dire cette idée vient de tes parents Éric. Je me suis occupé des devis et du matériel et ce sont eux qui ont fait la plupart des travaux.
Éric : papa, maman, je…..
Papa : ne dit rien mon fils, tu sais bien qu’en tant que maçon, je n’aurai jamais laissé mon fils dans une maison non adaptée à son nouveau mode de vie. Et tu n’as pas tout vu, va regarder dans votre chambre.
En effet, le lit était rehaussé et leur salle de bain était aussi plus grande, avec un siège dans la douche, le lavabo également à sa hauteur. Pour finir, son père avait construit une petite véranda au fond du jardin avec des machines de musculation.
Éric : c’est beaucoup trop, je ne sais pas comment vous remerciez.
Maman : tu n’as pas à nous remercie, c’est notre rôle de parent qui doit veiller que leur fils unique soit heureux. Tu as traversé des moments difficiles ces derniers mois et nous n’avons pas était présent pour toi.
Tami emmena grâce et Buddy à l’intérieur de la maison pour laisser parents et fils discuter. Buddy en profita pour partir laissant la famille Taylor en privé.
Éric : pour être franc avec vous c’était une idée de Tami de vous faire venir ici. Je ne voulais en aucun cas vous faire revivre avec moi ce que vous avez vécu suite à l’accident de papa.
Maman : c’était il y a longtemps. Nous sommes tes parents, nous sommes là pour t’aider et te soutenir.
Éric : oui bien sûr, aujourd’hui vous souhaitez vous racheter une bonne conscience pour l’enfance solitaire que vous m’avez infligée.
Maman : mais de quoi tu parles Éric ?
Éric : je parle du faite que, vous m’avez obligé à assister à votre descente aux enfers les mois suivant l’accident, qu’ensuite vous m’avez trimballé entre vous deux lorsque vous vous êtes séparé, et pour finir vous m’avez ignoré quand vous vous êtes remis ensemble. Pas une seule fois vous m’avez demandé comment je vivais la situation. Pour oublier mes problèmes, je me suis plongé dans le football. C’est seulement là que vous vous êtes souvenu de votre fils. Puis j’ai rencontré Tami, et je ne voulais plus de cette vie avec vous. Il fallait que je prenne ma vie en main pour devenir un homme. (Éric avait les larmes aux yeux)
La maman d’Éric était en larme, sonnée par les dures paroles de son fils unique.
Papa : Éric, nous t’avons eu très jeune ta mère et moi, ça faisait à peine 1an que nous nous fréquentions. L’accident a été un tournant dans nos vies à tous les trois, on n’a pas su te protéger nous en sommes conscient. On n’a voulu réparer nos erreurs en te soutenant dans ta passion mais le mal était fait malheureusement. Quand tu nous as présenté Tami, et parler de tes projets de quitter la maison pour t’installer avec elle, on n’a eu très peur de te perdre définitivement mais, d’un autre côté, ta décision nous a malgré tous rempli de fierté.
Éric : de fierté ?
Papa : oui car malgré nos multiples erreurs de parents irresponsables, tu étais devenu un homme ! Je t’aime mon fils et je suis fière de l’homme respectueux et respecté que tu es devenu.
Maman : on veut faire de nouveau parti de ta famille, on te tend la main Éric, ne la refuse pas. Je t’aime mon enfant.
Éric pleura et prit ses parents dans ses bras : je vous aime. Le cadeau que vous m’avez fait m’a fait réaliser que vous me manquiez terriblement et jamais je n’aurai espéré meilleur preuve de votre amour. Je suis désolé pour mes dures paroles.
Maman : parfois il faut crever l’abcès pour pouvoir avancer. J’espère que tu trouveras la force de pardonner notre égoïsme.
Éric : oh maman, je vous pardonne oui car cette épreuve m’a permis de me construire. Sans vous je ne serai sûrement pas l’homme que je suis devenu.
Papa : bon si on n’allait retrouver ta femme et ta fille et ouvrir cette merveilleuse bouteille qui attend d’être débouchée pour fêter ton retour à la maison.
Éric ainsi que sa mère s’ennuyèrent les yeux avant de prendre le chemin de la salle à manger pour retrouver le reste de la famille.
Le soir dans la chambre conjugale :
Tami regarde son mari qui essayait de ce coucher.
Tami : tu veux que je t’aide mon amour ?
Éric : NON ! ….. Désolé, je peux y arrivait tous seul c’est juste que je dois…
Tami : attend Éric ! (elle l’aida malgré lui à se hisser dans leur lit).
Éric : attend Tami, laisse je vais finir, tu peux te coucher maintenant. (Maintenant qu’il était assis, il fallait qu’il porte ses jambes sur le lit, puis il se laissa glisser doucement au fond du lit).
Tami : tu es bien installé mon amour ?
Éric : oui, merci Tami ! Je suis désolé de mettre emporté, je suppose que je manque d’entrainement encore et que de l’aide ne sera pas de refus.
Tami : c’est oublié. Quel bonheur de se retrouver dans notre maison à nouveau, et surtout dans le même lit. (Elle l’embrassa sur la bouche et commença à lui caresser le torse).
Éric : Tami... arrête s’il te plait, pas ce soir, je suis fatigué.
Tami étonnée : qu’est ce qui ce passe Éric, dit moi ?
Éric : rien, la journée était longue et je suis fatigué c’est tout.
Tami : Éric, depuis ta discussion avec tes parents tu es absent. Qu’est-ce que vous vous êtes dites ? Je t'ai vu pleurer dans les bras de ta mère.
Éric gêné de ce moment de faiblesse : rien de spécial, j’étais ému pas leur cadeau, c’est tout.
Tami : Éric, j’ai entendu que vous vous êtes disputé, et après je t'ai vu pleurer. Et depuis ce temps tu es comme absent. Dit moi ?
Éric : j’ai pété un câble et je leur ai dit qu’ils ne cherchaient qu’à se faire pardonner de leurs erreurs. J’ai blessé ma mère par mes paroles, mais je ne sais pas, j’étais comme possédé, il fallait que je vide mon sac avec eux. Jamais je n’ai pensé qu’ils avaient également des regrets par rapport à tout ça.
Tami : des regrets à propos de votre relation ?
Éric : oui, ils regrettent d’avoir été égoïstes, de m’avoir délaissé. Ils ont voulu réparer leurs erreurs en m’encourageant, en venant à mes matchs. Et moi qui pensais que je ne les intéressais pas ou plus depuis que j’ai renoncé à ma bourse d’étude et que je me suis marié avec toi. Tu sais ce que m'a dit mon père ?
Tami : non ?
Éric : qu’il est fière de moi, fière de l’homme respectueux et respecté que je suis devenu et qu’il m’aime. Mes parents m’aiment et veulent réparer le passé.
Tami : c’est merveilleux. Aujourd’hui ils t'ont prouvé la volonté de réparer le passé
Éric : oui je suis très touché, mais il a fallu un accident qui m’a rendu paraplégique pour arriver à cette confession. Tu te rends compte que cet accident aurait pu me coûter la vie et que je serai mort sans que mes parents puisent avouer leurs sentiments. Ça doit être horrible de vivre avec des regrets pareils !
Tami : arrête de penser à ça tu veux, tu es parmi nous aujourd’hui.
Éric : oui je sais mais je n’arrive pas à me faire sortir cette idée de la tête. Je pense à ma propre expérience de père et j’ai jamais dit à Julie que j’étais très fière d’elle, je n’ai su que contesté ces choix, et je les haï quand j’ai su son histoire avec son homme marié, je ne lui ai jamais dit que je lui pardonnai ce faux pas. Je n’ai pas pu avoir une conversation entre père et fille avec ma dernière alors que je savais qu’elle n’allait pas bien. Et toi, je ne t’ai jamais prouvé à quel point je suis reconnaissant de tes sacrifices que t'a faits pour moi.
Tami : Éric, tu es un bon père ne te fait pas de soucis là-dessus. Tu sais retranscrire tous ses sentiments et émotions que tu viens de citer par des attentions. À chaque fois que tu nous prends dans tes bras, ça signifie que tu es fière. Ton petit sourire en coin, entre nous qui me fait craquer chez toi, signifie beaucoup de choses pour nous tous. quand à moi, tu m’as prouvé énormément de fois ta reconnaissance de mes sacrifices, en m’épousant, en me donnant de merveilleux enfants, en me faisant l’amour passionnément, en étant mon mari fidèle et dévoué. Ton père a raison, tu es un homme respectueux et respecté, et je suis fière d’être la femme de cet homme.
Éric passa son bras autour de l’épaule de sa femme et l’entraina vers lui. L’embrassa tendrement : laisse-moi te prouver que tu n’as pas eu tort de me suivre jusqu’au bout du monde.
Tami : oh Éric ! Tu n’es plus fatigué ?
Éric malicieux, sourire au coin pour exciter sa femme : je ne suis jamais fatigué pour une nuit romantique avec ma femme. Maintenant je suis tout à toi, fait ce que tu veux avec moi, mon corps t’appartient pour les heures prochaines.
Tami : mmh, quelle proposition alléchante, je vais te faire regretter ton offre d’ici peu car moi je suis en forme. T’est prête à revivre la folle nuit de sexe intense de notre nuit de noces mon chéri ?
Éric : n’oublie pas que je suis en convalescence, je suis un patient très fragile qui nécessite beaucoup d’attention.
Tami : faites-moi confiance coach, je suis une infirmière très attentionnée et entièrement dévouée pour certains de mes patients. J’ai fait beaucoup de recherche pour traiter votre cas coach Taylor.
Éric étonné : sérieux ?!
Tami : sérieux ! C’est incroyable le nombre de possibilité pour faire jouir un homme ! Tu veux que je te fasse une démonstration coach Taylor ?
Éric : OH Oui Madame la femme du coach ! Je promets ensuite de les évaluer toute pour élaborer ma meilleure stratégie pour arriver à la victoire.
Tami l’embrassant et déplaçant son corps sur celui de son mari: très bien coach Taylor commençons alors !
Le lendemain matin, Éric se réveilla avant Tami. Cette folle nuit d’amour l’avait comblé, dieu qu’il aimait cette femme. Éric lui caressa son visage tendrement pendant quelques minutes quand enfin Tami ouvrit les yeux.
Éric : bonjour mon amour !
Tami : mmm, quelle heure est-il ?
Éric : 9H30
Tami : merde ! Faut qu’on se bouge, que vont penser tes parents, j’espère que Grace n’a pas manqué l’école ?
Éric : chut ne t’inquiète pas. Tu as bien mérité ta grasse matinée mon ange, merci pour cette nuit magnifique.
Tami : je t’aime, on n’en n’avait besoin tous les deux je pense.
Éric : je t’aime. Bon si on allait prendre une douche.
Tami : ensemble ?!
Éric : ben oui, j’ai toujours besoin d’aide pour la douche. Tu veux bien m’aider ?
Tami : bien sûr, je vais préparer tous ce qu’il faut. Tu vas pouvoir sortir du lit tout seul ?
Éric : oui, c’est plus simple que d’y monter. Vas-y, je te rejoins rapidement.
Après quelques minutes d’effort, Éric arriva dans la salle de bain vêtu simplement avec son tee-shirt. Tami l’attendait dans la douche, complètement nu.
Tami : alors dis-moi ce qu’il faut que je fasse ?
Éric : faut que tu m’aides à m’assoir sur le siège. Met tes bras autour de ma taille pour me soutenir pendant que moi je vais fais levier avec mes bras pour basculer de mon fauteuil au siège. J’ai toujours peur de glisser.
Tami : d’accord Éric, laisse-moi d’abord enlever ton tee-shirt, c’est mieux pour prendre une douche tu ne penses pas.
Éric : si bien sûr. Tu es prête ?
Tami glissa ses bras à l’endroit indiqué par Éric et laissa son mari faire le reste. Elle devait juste faire attention à ce qu’il ne glisse pas.
Tami : ça va ? Tu veux que je fasse quoi maintenant ?
Éric : oui ça va, maintenant il faut que tu m’aides à me laver. Il y a des endroits que je ne peux malheureusement pas atteindre pour le moment. Du fessier jusqu’au pied pour être exacte. Ne te fait pas de soucis ce n’est que temporaire, dès que j’aurais acquis plus de force et de souplesse je saurai me laver tous seul.
Tami : tu veux dire que même au centre tu ne pouvais pas te laver seul ?
Éric : ben comment veux-tu que je fasse entièrement paralyser ? Tu ne vas pas me faire une crise de jalousie parce qu’une infirmière m'a frotté le dos pendant ses 4 mois.
Tami : non, c’est juste que je n’ai jamais vu ta situation sous cet angle. Ça dû être gênant pour toi ?
Éric : au début très gênant, comme de ne pas pouvoir manger tout seul, ni aller au toilette tout seul. Après je n’avais pas trop le choix. Tu n‘as pas à te sentir désolé, ni pense plus d’accord. Maintenant si tu pouvais allumer l’eau pour la douche ça serait sympa, j’ai froid.
Tami sorti de sa rêverie : oui bien sûr, excuse-moi.
Pendant qu’Éric se lava les cheveux et le torse, Tami lui lava son sexe puis descendit sur ces jambes. Éric, comment je fais pour laver ton…tes… Éric comprit sa question et se souleva de quelques centimètres de son siège en prenant appuis sur ses bras.
La douche prise, notre couple sorti de la salle de bain pour s’habiller. Tami le regarda en admiration.
Éric : Tami !? Tu as l’air songeuse ? Je sais qu’il est maintenant 10 heures passé et que mes parents font se demander ce qu’on fait mais…
Tami : non ce n’est pas ça, c’est juste que je suis en admiration pour toi. Quand j’arrivai au centre tu étais toujours habillé. C’est la première fois que je te vois te préparer.
Éric : tu sais, je suis encore débutant en la matière, je n’ai pas encore les automatismes.
Tami : je suis fière de toi mon amour et en totale admiration.
Éric : on va s’habituer à notre nouvelle vie tu verras. Allons rejoindre mes parents maintenant.
Éric et Tami arrivèrent dans la salle à manger et saluèrent les parents d’Éric qui étaient assis sur le canapé.
Maman en rigolant : eh ben ce n’est pas trop tôt, on commençait à croire que vous passeriez votre journée confinée dans votre chambre.
Tami : oh c’est juste qu’on s’est couché tard, avec le voyage et tout ça on n’a pas réussi à dormir toute de suite. Éric a pris sa douche ce matin et il a fallu que je l’aide.
Éric : c’est super vos installations dans la chambre, encore merci papa !
Papa : le principal c’est que mon fils soit à l’aise dans sa nouvelle maison. Alors qu’avez-vous prévu aujourd’hui. Buddy ne devait pas venir ?
Éric : oui c’est vrai. Je l’ai à peine vu hier. Il est venu faire quoi ici ?
Maman regarda Tami pour obtenir son approbation: hier, nous avons appelé Buddy pour chasser les journalistes avant ton arrivé.
Éric étonné : des journalistes ?
Tami : tu vois, il semblerait que tu intéresses encore le milieu du football.
Éric : mouai ou alors ils veulent juste constater la mort du GRAND coach Taylor. Je n’ai jamais aimé les journalistes.
Tami l’embrassa sur le front : ne dit pas ça mon chéri. Tu n’as aucune inquiétude à avoir puisque Buddy te tient ton poste au chaud pour la saison prochaine.
Éric : tout peut arriver d’ici là Tami. Julie et Matt arrivent quand déjà ?
Tami : dimanche en fin d’après-midi. Tu viendras au moins à la messe ?
Éric : je ne sais pas encore, faut que j’y réfléchisse. Bon papa, maman, si vous alliez commander a mangé pour ce midi comme ça personne aura à faire la cuisine.
Maman : pourquoi commander, si on allait directement au restaurant ?
Tami comprit le regard gêné de son mari : je crois qu’Éric voudrait passer sa première journée chez lui, vous savez il est encore un peu fatigué de son voyage.
Maman : bon très bien, vous préférez quoi comme repas ?
Éric : là, en ce moment, j’ai envie d’un bon steak et des frites bien grasses.
Tout le monde rigola. Papa : très bien fils, on va t’apporter ça. A tout de suite.
Tami attendit que les parents partent pour engager la conversation : Éric je comprends que tu veux rester tranquille pour le moment mais il va falloir quand même que tu sortes de notre maison.
Éric : pas maintenant, je ne suis rentrée que d’hier et tout le monde va vouloir savoir quand je reprendrais mon rôle de coach entraineur des Lions.
Tami : raison de plus pour leur faire face et de mettre les choses au clair avec eux. Pourquoi ne pas profiter de la messe après-demain pour leur faire un petit discours.
Éric : tu sais que tu m’énerves quand tu as raison. Je n’ai pas à me sentir gêner de leur regard, ni par leur propos, ce n’est que Dillon et ça fera l’occasion de leur remercier pour leurs dons.
Tami : sage décision mon chéri ! Je sais que ça peut être dur pour toi d’être jeté comme ça devant autant de monde mais je suis sûr que ça t’aidera à reprendre confiance en toi. Rappel toi de Jason. De quoi as-tu peur ?
Éric : surement comme Jason, de devenir une bête de foire qu’on agite pour attirer du monde. Le coach Taylor, ah oui c’est vrai, ce n’est pas celui qui est devenu paraplégique suite à un accident de la route. Le pauvre homme, il était si brillant, si talentueux, que va-t-il faire de sa vie maintenant ? S’il reprend le football va-t-il pouvoir gérer ses joueurs, j’attends de voir !
Tami : je peux comprendre ce que tu ressens et c’est pour ça que tu dois leur montrer que tu es toujours le même Éric Taylor. Après, pour ta carrière c’est sûr qu’il y aura toujours des curieux pour t’observer mais faut que tu arrives à faire abstraction de tout ça. Tu te rappelles de ce que tu m’as dit lors de ta demi-finale avec les Panthers, celle que vous avez jouée sur un terrain vague ?
Éric : j’avoue que non.
Tami : tu m’as dit, imagine que tu sois un garçon qui rêve que d’une chose, joué au football ! Je veux que tu redeviennes ce petit garçon qui veut jouer à tout prix au football, peu importent les obstacles.
Éric : depuis l’accident, le football ne fait plus partie de ma vie, et ça ne me manque pas.
Tami : ça ne te manque pas car tu avais beaucoup de choses en tête et tu étais loin de Dillon. Je t’ai vu ému devant tes joueurs, je t’ai entendu parler avec passion à ton kiné du football. Crois-moi Éric, le football fait partie de ta vie, ça reviendra j’en suis sûr. Laisse-toi le temps mon chéri.
Éric : tu as raison, faut laisser faire le temps. Bon si on allait mettre la table en attendant que mes parents arrivent avec le déjeuner.
Tami savait que le chemin serait encore long avant que son mari retrouve confiance en lui. Le plus important c’’est d’être présent pour lui, et elle pouvait compter aussi sur leurs amis pour lui venir en aide.
Le déjeuner se passa dans une ambiance agréable et joviale. L’après-midi les parents d’Éric devaient aller en ville faire des courses et Tami les accompagnera, quand a Éric il profitera pour faire ses exercices avec les machines que son père lui a installés dans la véranda et Buddy devait passer le voir. Tami espérait qu’une conversation privée avec Buddy fasse du bien à son mari. Une conversation entre homme.
1H plus tard, Éric était occupé à soulever ses poids quand on frappa à la porte, il se précipita pour aller ouvrir à son ami.
Buddy : salut Éric, je suis très content de te voir enfin à la maison.
Éric : salut Buddy, moi aussi je suis content de te voir. Vient suit moi dehors, j’ai mes exercices à finir, j’ai encore mes poids attachés à mon poignet.
Buddy : je vois que même à la maison tu dois continuer tes exercices. Tu es tout seul ?
Éric : euh oui, Tami est partie avec mes parents faire des courses en ville. Je dois faire régulièrement mes exercices si je veux devenir entièrement autonome, il y a encore quelques mouvements que je ne peux pas faire, il faut que je prenne du muscle pour conduire mon fauteuil. Enfin la routine quoi.
Buddy : je vois en tout cas que tu as un meilleur moral depuis m’a dernière visite. Je t’admire Éric. Si cela mettait arrivé, je me serais sans doute tirer une balle dans la tête.
Éric : j’y ai songé aussi Buddy. Tu sais au début, je voulais couper les ponts avec ma famille, pour les protéger oui, enfin c’est la raison que je leur ai donné. Je me disais, avec le temps, elle se lasserait de moi et qu’elle referait leurs vies sans moi.
Buddy : c’est vrai, quand je t’ai vu à l’hôpital, on aurait dit un inconnu mais jamais je n’aurai pensé ça de toi. Je suis vraiment heureux que tu aies repris le dessus car j’aurai perdu un véritable ami. Déjà que j’ai cru te perdre ce soir-là !
Éric : Buddy, je voudrais te demander un service ? Tami n’est pas au courant et elle ne serait surement pas d’accord avec ma demande.
Buddy : je t’écoute Éric.
Éric : je voudrais que tu m’emmènes sur le lieu de mon accident.
Buddy choqué : pourquoi tu veux aller là-bas ?
Éric : parce que je n’ai aucun souvenir et que je veux voir ou ça s’est passé. J’en n’ai besoin pour guérir. J’espère que ma mémoire se débloquera quand je serai sur les lieux. S’il te plait Buddy ?
Buddy : je ne sais pas trop Éric. C’est peut-être aussi bien que tu ne te souviens de rien. Moi en tout cas, j’adorerai effacer mes souvenirs de cette nuit. Et pourquoi tu n’en n’as pas parlé à ta femme ?
Éric : Tami a traversé beaucoup de chose ses derniers mois et c’est une chose que je dois faire seul. Tu es le seul à qui je peux demander ce service. S’il te plait Buddy ?
Buddy : bon très bien, tu as gagné Éric ! Quand veux-tu que je t’emmène ?
Éric : tout de suite, mes parents et Tami ne rentreront pas avant deux bonnes heures.
Buddy : allons-y alors en espérant que je ne regrette pas. Tu as besoin d’aide ?
Éric : non sa ira Buddy.
Buddy : va jusqu'à ma voiture, j’arrive, je passe juste au toilette.
Buddy en profita pour envoyer un sms à Tami pour lui dire qu’il emmène Éric sur le lieu de l’accident et que la situation était sous contrôle. Tami était paniquée en lisant le sms, elle voulait rentrer mais les parents l’en dissuadèrent. Éric avait besoin de faire son deuil, seul.
Quelques minutes plus tard, Buddy aida Éric à sortir de sa voiture et le conduisit au bord du précipice.
Buddy : c’est ici, à 5 mètres en contrebas, près de l’arbre que tu vois en face de toi que je t’ai trouvé pâle comme la mort et inconscient.
Éric : raconte-moi ce qui s’est passé Buddy.
Buddy : j’avais besoin de bière en urgence pour mon bar, donc j’ai pris la voiture pour me rendre à l’épicerie. Au loin, j’ai vu une voiture sur le bord de la route avec les feux de détresses, je me suis donc arrêté pour venir en aide. Quand je me suis approché de la voiture, je me suis aperçu qu’elle était accidentée, on aurait dit qu’elle s’était fracassée contre un mur, puis j’ai vu le conducteur affalé sur le volant. Mon premier réflexe était de prendre son pouls, malheureusement il était trop tard. J’allais appeler la police quand j’ai vu des traces de pneu sur la route, qui conduisait tout droit à ce précipice. Quand je me suis approché j’ai vu des feux allumés en contre bas. Je me suis précipité pour aller voir. Tu ne peux pas imaginer la peur que j’ai ressentie quand j’ai reconnu ta voiture. J’ai couru le plus vite possible en espérant que tu ne sois pas mort comme le premier conducteur. Ta voiture était complément écrasé, d’après la police, tu aurais fait une dizaine de tonneaux avant de te fracasser contre cet arbre. J’avais peur de la découverte que j’allais faire à l’intérieur de ce tas de ferraille. Je t’ai vu pâle, ton visage était couvert de sang, tes yeux étaient fermés et je ne t’entendais ni voyais respirer, ton corps semblait bloquer dans cette immense carcasse. J’ai pris mon courage a demain pour prendre ton pouls, quel soulagement quand je l’ai senti, faible certes mais présent. J’ai vite appelé les secours. Je n’osais pas remonter par peur de te retrouver mort une fois les secours arrivés. Je suis donc resté vers toi, j’ai pris ta main et j’ai essayé de te réveiller, à vrai dire, je savais très bien que ça ne servait à rien mais je ne savais pas quoi faire d’autre, je pense que c’était plus pour me consoler et me donner du courage, que pour toi. Les secours sont arrivés rapidement et ils se sont vite mis au travail pour te sortir de la voiture. J’étais inconscient des événements autour de moi, je n’entendais que les bruits de disqueuse, de marteaux et autres outils en tout genre pour te faire sortir de cette carcasse. À un moment donné, j’ai entendu l’urgentiste dire que tu étais en arrêt cardiaque et qu’il fallait accélérer le mouvement pour avoir une chance de te ramener à la vie. Je crois que c’est à ce moment-là que je suis remonté à ma voiture pour attendre des nouvelles, c’était trop dur. Peut-être 20 minutes plus tard, je ne sais plus trop, j’ai enfin vu la civière remonter avec toi dessus, il n’y avait pas de draps blancs ce qui signifiait que tu étais encore en vie. Je suis sorti de ma voiture en courant, pour demander de tes nouvelles à l’urgentiste. Il m’a dit que tu étais dans un état critique due à une hémorragie interne et qu’il n’y avait pas de temps à perdre. J’ai suivi ton ambulance jusqu'à l’hôpital. Tu as été admis aux urgences pendant ton second arrêt cardiaque. Après ça, il a fallu prévenir ta femme et ta fille de la situation et ensemble nous avons attendu des nouvelles en priant. Je n’ai pas pu dire à ta femme pour tes deux arrêts cardiaques, je ne voulais pas l’inquiétait d’avantage. Voilà toute l’histoire Éric.
Éric resta silencieux pendant le récit de son ami, puis après. Il observait tous autour de lui, il regardait les traces encore présentes sur la route.
Buddy : désolé Éric, je n’aurai peut-être pas dû te raconter autant de détails.
Éric : non ce n’est pas ça Buddy, j’ai des souvenirs qui me sont revenus de l’accident.
Buddy : de quels genres ?
Éric : je me souviens vaguement d’une voiture sortit de nulle part. Elle allait très vite et fonçait droit sur moi. J’ai essayé de l’éviter mais le choc était inévitable. Je me souviens d’un choc violent à l’arrière de ma voiture et j’en n’ai perdu le contrôle. Le choc m'a sonné et tout ce qui c’est passer après je l’ignore, juste que j’avais la sensation de tomber puis tous est devenu noir.
Buddy : l’enquête a conclu à un acte délibérer, je vois qu’ils ne se sont pas trompés. J’espérais que oui. Je n’aurais jamais cru que McGregor en arrive là. J’en suis désolé Éric, j’ai une part de responsabilité dans cette affaire. C’est moi qui suis responsable de son renvoi et c’est toi qui as été visé.
Éric : tu n’as pas à te blâmer pour ça Buddy, il n’y a pas que l’affaire avec les Panthers. Julie m’a dit qu’il suivait ma carrière et que j’étais souvent privilégié pour de haut poste par rapport à lui. Je sais que c’est toi qui l’as dit à ma fille à l’époque.
Buddy : oui c’est vrai, j’ai suivi de très près l’enquête car je voulais que justice soit faite. Maintenant McGregor est mort et toi tu es vivant.
Éric : je n’ai pas le droit d’être soulagé par le décès d’une autre personne. On peut rentrer à la maison maintenant Buddy ?
Buddy : oui bien sûr Éric je te ramène à la maison.
Éric tendit la main de Buddy : je te remercie de m’avoir sauvé la vie et pour tous ce que tu as fait pour moi et pour ma famille.
Buddy : quand tu étais dans le coma, j’ai pris conscience que tu étais mon seul et véritable ami et que je referais tous pour te ramener à la vie. Tu as toujours été présent pour moi, tu m’as aidé à devenir un homme meilleur. Je ne t'ai jamais vraiment remercié ni montré à quel point tu étais important pour moi.
Éric ému : je vais te confier un secret Buddy, tu es également mon seul et véritable ami et tu m’as prouvé, en me sauvant la vie et en m’aidant financièrement que je m’étais pas trompé dans mon choix.
Buddy ému prit Éric dans ses bras. Les deux hommes restèrent quelques secondes entrelacées avant de rentrer à la maison.
Buddy raccompagna Éric a sa maison et reparti aussi tôt car son ami voulait rester seul un petit moment. Il était fatigué et alla dans la chambre piquer une petite sieste en attendant que le reste de la famille arrive. En effet, c’est profondément endormi que Tami le découvrit 1H plus tard.
Maman : alors Éric est rentré ? Comment va-t-il ?
Tami : oui il est rentré mais il dort profondément.
Maman : tant mieux, il faut qu’il se repose. Et toi ça va Tami ? Depuis le sms de Buddy tu es très calme.
Tami ne pouvait plus retenir ses larmes plus longtemps. Sa belle-mère la prit dans ses bras un petit moment.
Tami : si vous saviez, je me sens désemparée, pourquoi il ne m’en n’a pas parlé ? Pourquoi il avait besoin de revenir sur le lieu de son accident ?
Maman : je suppose qu’il ne voulait pas t’inquiéter d’avantage et qu’il avait besoin de faire la paix avec lui-même. Tu sais, à propos de l’accident, nous, nous contentons de ce qu’on nous a raconté, mais Éric, lui, l'a vécu mais malheureusement il ne s’en souvient pas. Je pense qu’il avait besoin de comprendre et de voir par lui-même.
Tami : quel intérêt pour lui de se souvenir d’un événement aussi tragique ? Buddy a plusieurs fois voulu me monter le lieu exact mais je n’ai pas voulu, c’est trop douloureux.
Maman : je suppose qu’il avait besoin de combler le vide pour enfin tourner la page.
Tami : ce n’est pas tourner la page qu’il me faudrait c’est carrément la déchirer pour que tout redevienne comme avant. C’est malheureux à dire mais je comprends plus mon propre mari. Je me sens désemparer devant ses sautes d’humeur pourtant je l’aime passionnément.
Maman : je te comprends Tami pour l’avoir vécu avec mon propre mari. Malheureusement, il n’y a pas de remède miracle à cela a par laisser faire le temps et être présent pour lui. Vous vous aimez, il n’y a pas de doute là-dessus, l’amour fait déplacer des montagnes il parait. Peut-être que je fais te choque mais as-tu eu des rapports avec lui depuis l’accident ?
Tami rougit légèrement : oui plusieurs fois même.
Maman : et comment ça se passe ? Enfin, je veux dire, est ce lui le demandeur ?
Tami : ah vrai dire, avant son départ pour Austin, c’est moi qui lui ai proposé, il avait peur de ne plus être capable de le faire. Après c’est lui qui était demandeur malgré qu’il sa paralysie. La nuit derrière on c’est vraiment retrouvé.
Maman : tu as eu raison de le pousser la première fois. Avec mon mari on n’a refait l’amour que 7 mois après son accident.
Tami : 7 mois ? Éric n’aurait jamais tenu aussi longtemps.
Maman rit à sa remarque.
Tami : d’ailleurs maintenant ça va mieux depuis qu’il est autonome, il reprend le dessus sur moi. Avant c’est moi qui prenait les choses en main pour lui prouver qu’il était toujours un homme malgré son handicap.
Maman : tu as eu raison Tami. Si le sexe est présent tout va bien. Après ses sautes d’humeur passeront également tu verras. Il est dans une période où il doit se construire une nouvelle vie et faire un travail sur lui-même car plus rien ne sera comme avant.
Tami : je sais c’est bien ce qui m’inquiète, j’ai l’impression qu’il est aussi perdu que moi dans sa vie en ce moment. J’essaye de le rassurer sur son avenir professionnel mais je crois que je n’y crois pas moi-même.
Maman : pourquoi ça ? Les Lion’s ont retiré leur offre de le reprendre ?
Tami : non ça ne vient pas des Lion’s, d’ailleurs ils ont fait d’énormes travaux pour l’accueillir de nouveau. C’est juste qu’Éric se pose beaucoup de question sur son avenir dans le football, même sur sa passion du football. Je lui ai certifié qu’il l’avait toujours sa passion mais qu’avec le temps passé à l’hôpital et dans ce centre il n’a pas eu l’occasion d’y penser réellement.
Maman : Éric est comme son père, il respire football. Tu n’as pas à t’inquiéter pour ça.
Tami : oh oui ça je le sais mais à vrai dire ce n’est pas ce qui m’inquiète le plus.
maman : alors dit moi ce qui te tracasse ?
Tami : j’ai peur qu’il vive ce que Jason a vécu. Éric faisait confiance à ce petit, il lui a donné sa chance d’être coach après son accident mais quand Éric a quitté l’équipe, Jason a été traité comme un incompétent par son nouveau coach chef. J’ai peur que malgré ses compétitions de coach et ses victoires, il soit traité comme Jason parce qu’il est dans un fauteuil.
Maman : Jason n’avait pas l’expérience d’Éric.
Tami : oui mais ça n’a pas empêché l’université de Chicago de gentiment rompre son contrat dès qu’ils ont su pour lui. Éric était très mal à ce moment-là, heureusement que Buddy lui a proposé de reprendre son poste auprès des Lion’s sinon il se serait laissé couler vers le fond. C’est pour ça que je suis inquiète car si ça se passe mal, je sais qu’Éric ne se relèvera pas. Éric a un fort mental mais ses derniers évènements l’ont profondément affaibli. Il n’est plus le même.
Maman : mon mari aussi avait changé mais moi j’étais trop occupé à me morfondre que je n’ai rien vu. Toi oui. As-tu réfléchi à prendre rendez-vous avec un psy ?
Tami : oui j’ai déjà songé à ça, je me suis même renseigné mais je sais qu’Éric en n’a horreur.
Maman : je comprends, vous verrez à la longue si c’est nécessaire. Concernant son avenir pro il peut toujours demander une reconversion, Jason n’a pas rejoint le quad rugby ?
Tami : en effet mais Éric est trop vieux pour commencer une carrière dans ce sport.
Maman : une carrière oui mais entrainer non. Ce sport est similaire au football. Ça peut toujours être une sortie de secours.
Éric arriva en hurlant dans la salle à manger, pas trop content des propos entendus : comment osez-vous ? Vous n’avez pas à décider de ma vie, d’accord ! Tami, je pensais que tu croyais vraiment en moi mais apparemment ce n’était qu’un mensonge.
Tami : Éric je….
Éric : non j’en n’ai assez entendu
Tami : bien sûr, encore une fois tu te caches devant ta fierté mais imagine un peu ce que j’ai pu ressentir quand Buddy m’a envoyé ce sms pour me prévenir de ton périple de cette après-midi.
Éric : j’avais mes raisons mais toi Tami, imagine ce que je ressens en ce moment, quand j’entends ma propre femme dire à ma mère qu’elle ne croit pas en moi.
Tami en pleure : j’ai peur de te perdre mon amour, j’ai confiance en toi.
Éric en colère : tu as dit que je ne me relèverai pas devant un échec. Tu m’as comparé à Jason. Tu crois vraiment que je me laisserai marcher sur les pieds. Tu ne me crois pas capable de recommencer à zéro. Si tu te souviens c’est ce que j’ai dû faire quand les Panthers m’ont licencié.
Tami : c’était diffèrent et …
Éric : tu vois, tu recommences ! C’était diffèrent parce que je n’étais pas handicapé à cette époque ! Si tu penses ça je crois qu’on n’a plus rien n’a ce dire.
Éric commença à partir puis ce retourna pour lui dire que le faîte qu’elle a pensé à contacter un psy prouve qu’elle ne croit pas en lui, puis claqua la porte malgré les cris de protestation de sa femme. Tami se laissa glisser au sol, hurler le prénom d’Éric. Sa belle-mère la prit dans ses bras pour essayer de la consoler mais elle aussi était sous le choc.
chapitre 18
Tout ce bousculait dans la tête d’Éric. Ce matin, il avait partagé un moment intime avec sa femme, ce soir elle le trahissait. Son meilleur ami, Buddy le trahissait également. À quand la prochaine ? Et qui ? A l’heure actuelle il n’avait qu’une envie, c’était d’oublier tous ses problèmes, d’oublier tous son entourage, d’oublier son handicap. Premièrement, il alla s’acheter à boire, un alcool fort de préférence. Deuxièmement, il devait se rendre dans un lieu que personne ce douterait qu’il soit là. Il n’en voyait qu’un possible, son bureau de travail. Personne songera qu’il soit venu dans un lieu qui lui rappelle temps et pis au fond de lui il avait envie de revoir ce lieu, comme un pèlerinage. Troisièmement, il devait aller voir le gardien car même s’il avait encore les clés du complexe, elles étaient restées à la maison.
Le plus gros challenge pour lui maintenant était de traverser Dillon Est en fauteuil roulant, devant tous ses gens impatients de revoir leur coach victorieux. Lui qui ne voulait voir personne il était servi mais trop tard pour reculer, il était trop en colère pour retourner dans son refuge. Il n’avait pas trop le choix d’y faire face, sans pourtant montrer son mal-être.
Dans la rue, quelques passants lui exprimaient leurs compassions et leurs sympathies. Pour couper court à la conversation il leur répondait simplement merci et qu’il était pressé. En sortant de la supérette, il tomba nez à nez avec Tim Riggins, il prit soin de cacher sa bouteille de whisky de sa vue.
Tim : salut coach, je suis content que vous soyez rentré à la maison. Comment ça va ?
Éric : salut Tim, ben comme tu vois ça va, j’ai décidé de prendre l’air.
Tim : vous êtes venu tout seul jusqu’ici ?
Éric irrité : oui pourquoi ? Le docteur m’a dit de faire de l’exercice et Tami était occupé à faire a mangé mais il lui manquait de l’huile alors j’ai décidé de sortir en acheter.
Tim remarqua une bouteille dépassée derrière le bras du coach qui n’était surement pas de l’huile sinon il ne la cacherait pas. Il décida de questionner un peu son coach.
Tim : il n’y en n’avait plus ?
Éric irrité : non-rupture de stock, je dois me dépêcher de me rendre à une autre supérette pour en acheter. C’était un plaisir Tim.
Tim regarda son coach partir précipitamment. Une chose était bizarre dans son histoire. Il avait rencontré Tami cette après-midi qui lui avait dit que le coach ne voulait pas sortir pour le moment. Maintenant il traversait la ville pour acheter une bouteille d’huile, plus cette bouteille qu’il dissimulait. Il devait en avoir le cœur net. En se rendant dans la superette son doute ce confirma, il y avait en effet aucune rupture de stock sur l’huile. Derrière le rayon, il entendit une conversation entre vendeurs qui disait il avait aidé le coach Taylor à attraper une bouteille de whisky, qu’il était triste à propos de l’accident du coach. Tim décida de se mêler de la conversation.
Tim : excusez-moi messieurs, je vous ai entendu parler du coach Taylor. Vous l’avez vu ?
Vendeur : oui à l’instant, il est venu acheter une bonne bouteille de whisky pour son père. Il a fallu que je l’aide à l’attraper.
Tim : mince j’aurai bien voulu le croiser, ça fait 4 mois que je ne l’ai pas vu.
Vendeur : déjà 4 mois qu’il a eu son accident. C’est vraiment triste ce qui lui est arrivé. Je n’ai jamais apprécié le coach McGregor, je suis bien content qu’il soit mort après ce qu’il a fait au coach.
Tim : McGregor ? Il est mort ?
Vendeur étonné : vous n’êtes pas au courant, pourtant c’est passé dans le journal.
Tim : à vrai dire je suis parti un petit moment pour des raisons personnelles, l’article a dû paraître à ce moment-là.
Vendeur : une enquête a été ouverte sur l’accident du coach Taylor. Il semblerait que l’accident n’avait en rien d’accidentel et que le commanditaire de cet acte était le coach McGregor, celui-ci est mort sur le coup. Le motif serait la jalousie et le mépris pour notre coach. La police a enquêté sur lui et à découvert plein de coupons de presse sur le coach Taylor.
Tim choqué : j’ignorai totalement. McGregor est vraiment un sale type.
Vendeur : ah mais vous êtes Tim Riggins, le numéro 33 ! Je ne vous ai pas reconnu toute de suite. C’est vrai que McGregor vous en a fait voir.
Tim : oui c’est vrai monsieur. Par hasard le coach Taylor ne vous a pas dit ou il allait ?
Vendeur : non mais je suppose qu’il allait rentrer chez lui.
Tim : merci monsieur.
Vendeur : je suppose que ça doit pas être facile pour vous, ses joueurs de le voir comme ça ? Il ne mérite pas ce qui lui arrive.
Tim : c’est vrai qu’il ne le mérite pas, il est un peu comme un père pour nous. Ça nous rappelle l’accident de Jason.
Vendeur : oui c’est vrai. J’espère qu’il ne quittera pas Dillon comme l’a fait Jason. On l’aime tous ici.
Tim : c’est au coach de décider. Merci monsieur pour notre conversation.
Vendeur : au revoir n° 33.
En sortant de la supérette, Tim était vraiment inquiet pour son coach. Il ne pensait pas une seule seconde que le coach rentrerait chez lui. Il voulait prévenir Mme Taylor, mais en même temps si le coach était vraiment rentré chez lui. Il devait en être sûr sinon ça voulait dire que le coach traînait dans les rues avec une bouteille de whisky et que vu son état psychologique ça ne disait rien de bon.
À la maison des Taylor.
Ça faisait maintenant 2H que la famille était sans nouvelle d’Éric. Le père d’Éric avait appelé Buddy pour savoir s’il avait vu son fils, sans succès. Cette nouvelle avait vraiment inquiété Tami car elle pensait que son mari trouverait refuge auprès de son ami. Buddy avait proposé de suite d’appeler tous les bars de la ville. Tami était désemparé et se sentait coupable des événements de ce soir. Soudain on frappa à la porte. Tami se précipita à la porte en espérant que ce soit son mari ou Buddy avec de bonne nouvelle. La vue de Tim devant elle l’étonna et franchement elle m’avait pas envie de parler à qui que ce soit pour le moment.
Tim : est-ce que je coach est là ?
Tami ne savait pas quoi lui répondre. Tim s’en aperçu.
Tim : il est sorti et n’est pas rentré c’est ça.
Tami : je….
Tim : écoutez Mme Taylor, j’ai vu le coach y’a 3/4H et je suis inquiet.
Tami : tu as vu Éric ? Mais où ? Vient rentre et raconte nous.
Tami : merci Tim d’être venu nous prévenir, pour être franc avec toi, Éric a claqué la porte de notre maison en colère il y a environ 2H. On ignorerait où il était.
Tim : J’ai croisé le coach en sortant de la supérette avec une bouteille de whisky. Enfin je ne l’ai pas vu réellement, il me la dissimulait, j’ai bien vu qu’il était gêné par ma présence et il a fui a notre conversation.
Tami : comment sais-tu que c’était du whisky si tu n’as pas vu réellement la bouteille ?
Tim : parce que le coach m’a dit qu’il était venu faire une course pour vous mais qu’il n’avait rien trouvé, quand je me suis rendu dans la superette j’ai bien vu qu’il m’avait menti et de plus j’ai entendu une conversation entre vendeur qui m’a confirmé qu’il avait bien acheté du whisky.
Tami inquiète : et il t'a dit ou il allait ?
Tim : non, il est parti tellement vite, désolé Mme Taylor
Tami : tu n’as pas à être désolé Tim, c’est déjà beaucoup ce que tu as fait. Il faut appeler Buddy pour le prévenir et ensemble on va le trouver. J’ai peur qu’il fasse une bêtise.
Tim : c’est vrai que son accident n’était pas accidentel ?
Tami : oui c’est vrai Tim. Il a justement demandé à Buddy de lui montrer où s’était cette après-midi. Je suis vraiment inquiète car Éric n’est pas dans son état normal ce soir.
Tim : je suis sûr qu’on va le trouver rapidement madame.
Quelques minutes plus tard Buddy arriva avec une bonne nouvelle. En effet le gardien du stade vient de l’appeler en lui disant qu’Éric était là. Il avait trouvé bizarre que le coach demande les clés alors qu’il avait son propre trousseau et en plus il avait l’air d’avoir bu.
La maman resta à la maison avec Grace malgré les protestations de cette dernière mais Tami était catégorique, elle ne voulait pas qu’elle voie son père ivre ou pire. Le reste du groupe arriva au stade environ 20minutes plus tard. Le gardien les accueilli pour leur dire qu’il lui avait semblé entendre des bruits de verre dans le bureau de coach. Tami se précipita au bureau suivi de près par Tim. Quand elle ouvrit la porte, la vue qui s’offrit à elle lui glaça le sang. En effet, de nombreux bout de verre jonché le sol, ainsi que les trophées. Au milieu se trouvait son mari, couché face contre terre, la main gauche ensanglantée, et une mare de sang vers sa tête. Tami était sous le choc et ne réagissait pas, c’était comme si elle n’était pas dans cette pièce, le regard vide à regarder son mari. Heureusement Tim avait tout son esprit, il se précipita vers le coach et prit son pouls, heureux d’en trouver un mais il fallait faire très vite. Buddy arriva devant la scène et immédiatement appela les secours. Quant au père d’Éric il resta silencieux, prit Tami encore sous le choc dans ses bras et l’entraîna dans les vestiaires.
Buddy s’adressant à son ami : ÉRIC ! Tu m’entends ?
Éric faiblement : Buddy….. aide
Buddy prit sa main : ne t’en fait pas les secours vont pas attarder. Il faut que tu restes avec moi, d’accord ?
Éric : désolé…. où …Tami ?
Buddy menti à son ami pour éviter de l’inquiéter d’avantage: Tami est à la maison, elle t’attend.
Éric sourit faiblement : lui dire que… ma faute….colère contre mmmoi…..
Buddy : tu lui diras toi-même mon ami. N’abandonne pas !
Éric murmura un oui avant de tomber dans l’inconscience. Les secours arrivèrent 2 minutes plus tard et commencèrent à travailler sur lui. Un secouriste informa les urgences de préparer la salle d’opération. « Le patient souffre de multiples coupures, un fort taux d’alcoolémie. Perte de connaissance il y a environ 5 minutes, respiration irrégulière ».
L’équipe médicale le posa délicatement sur la civière et le porta jusqu'à l’ambulance. Buddy était effrayé, en effet le visage de son ami était en sang, il avait une coupure de 2cm au moins sur la joue gauche, de multiple tache de sang sur sa chemise. Un secouriste prit Tami avec lui dans l’ambulance, auprès de son mari, pour également l’examiner.
Pendant ce temps, Buddy déposa le père et Tim à l’hôpital et ensuite parti à la maison des Taylor pour aller chercher le reste de la famille.
À l’hôpital 1H plus tard.
Grace n’arrêtait pas de pleurer dans les bras de sa grand-mère. Elle avait besoin à tout prix des nouvelles de ses parents. Buddy discutait avec le père d’Éric de l’accident, il avait besoin de comprendre son propre fils. Quand à Tim il se sentait mal à l’aise et se sentait responsable, si seulement il avait suivi le coach au lieu de se rendre à la supérette, il l’aurait empêché de faire une connerie. Le médecin arriva devant la famille et amis et les convia à le suivre jusqu'à son bureau.
Médecin : bon je tiens à vous rassurer sur l’état de Mme Taylor, c’était juste un gros traumatisme psychologique. Actuellement on la mise sous tranquillisant afin qu’elle se repose. Concernant Mr Taylor, le diagnostic est plus complexe mais je vous rassure on n’a évité le pire.
Papa : que se passe-t-il avec mon fils ?
Médecin : on lui a fait un lavage d’estomac suite à son fort taux d’alcool dans le sang, 1.8g pour être exacte. D’après ce qu’on m'a rapporté, Mr Taylor a perdu connaissance très peu de temps avant l’arrivée des urgentistes.
Buddy : oui Docteur, il m’a même parlé, il était lucide en tout cas.
Médecin : oui c’est possible. Comme je vous disais il a été pris à temps sinon le coma éthylique était pas loin malheureusement. L’alcool n’a pas eu le temps de faire son effet dévastateur.
Père : alors tout va bien s’il n’est pas dans le coma.
Médecin : votre fils est actuellement dans un état d’urgence, il a perdu une grande quantité de sang, et son cœur est affaibli par la dose d’alcool. Il est actuellement sous perfusion sanguine mais je ne vais pas vous cacher que les prochaines 24H seront déterminantes. Si son cœur n’est pas assez fort pour pomper son nouveau sang dans son, corps il ira en insuffisance cardiaque qui entraînera la mort. Soyez rassuré on va tout faire pour éviter cette alternative. En ce moment, on n’a placé Mr Taylor dans un coma artificiel et on l’a branché au soutien vie pour diminuer les efforts de son cœur.
Père : quelles sont ces chances ?
Médecin : je ne peux pas le pronostiquer pour le moment, il faut attendre dans la journée pour avoir un avis sur la question. Cependant j’ai quelques nouvelles rassurantes, les tendons de sa main fortement couper ont été épargniez, il gardera sa main. Pour ses autres coupures rien de grave malgré la profondeur évidente de certaines, mais il y a de forte chance de garder des cicatrices, du moins celle sur sa joue gauche.
Père : merci docteur. On vous fait confiance et on pria pour lui.
Grace : je peux aller le voir ?
Médecin : bien sûr, une infirmière va vous conduire à sa chambre, en soin intensif. Maintenant je souhaiterais parler aux parents de Mr Taylor.
Buddy : oui bien sûr, venaient Grace et Tim on va rejoindre l’infirmière.
Père : que ce passe-t-il docteur ?
Médecin : je connais Mr Taylor par réputation. Malheureusement ce n’est pas moi qui ai eu à le traiter lors de son accident il y a quelques mois. Je sais qu’il est resté 3 mois au centre d’Austin.
Père : ou voulez-vous en venir ? Que mon fils a voulu se suicider parce que c’était trop dur. En effet vous ne le connaissez pas. C’est un battant mon fils, d’ailleurs vous l’avez déjà vu baisser les bras lors d’un match, et ben c'est pareil dans sa vie.
Médecin : pardonnez-moi j’essaye juste de comprendre pour pouvoir l’aider.
Mère : et bien Éric c’est rendu sur les lieux de son accident cette après-midi avec Buddy. Nous nous étions sortis. Quand on est rentré à la maison il dormait. J’en n’ai profité pour discuter avec sa femme des événements. Malheureusement Éric est apparu à la fin de la conversation et ce qu’il avait entendu la mise en colère et il est parti. La prochaine fois qu’on les vu c’était 3h après dans son bureau. Il a dit à Buddy de dire à femme que ce n’était pas sa faute et qu’il était en colère contre lui-même.
Médecin : et comment était-il avant ?
Mère : au centre tout se passait bien, il a juste eu un malaise après un fort effort physique. Il est rentré du centre il y a deux jours, par moments il est bien et d’autres moments il paraît absent.
Médecin : je vois. Qu’est ce qui la mit en colère dans votre conversation ?
Mère : disons qu’avec sa femme on parlait de prendre un rdv chez un psy à propos de ses sautes d’humeurs. Et surtout on parlait d’avenir au cas où il puisse par reprendre son job de coach et ça la énervé que sa femme n’avait pas confiance en lui.
Médecin : bon mon pronostic c’est que votre fils semble avoir des symptômes de la dépression : sautes d’humeurs, manque de confiance en soi, renfermer sur lui-même. Il faut être vigilant. À mon avis les événements de ce soir étaient justes un appel au secours.
Père : que peut-on faire pour l’aider ?
Médecin : on en saura plus quand il se réveillera mais je pense qu’il s’est passé quelque chose dans sa tête pour en arriver là.
Chapitre 19
Dans la chambre d'hopital
Il était au centre du stade de Dillon, les joueurs couraient autour de lui sans réellement lui prêter attention, la foule acclamait le jeu. Il reconnaissait la scène devant lui, c’était lors de sa première finale de championnat, sauf le lieu qui était diffèrent. Le touchdow final eut lieu, il vit sa femme et sa fille Julie, ainsi que Grace s’approchaient, il semblerait de lui, mais quand il se retourna sur leur destination réelle, il se vit lui. Lui, portant le tee-shirt rouge des Lion’s avec sa casquette bleu des Panthers. Ses parents les rejoignirent. La foule criait la victoire autour de lui. Tous ses joueurs sautèrent de joie. Tous les joueurs qu’il avait entraînés lors de sa carrière. Même Jason était debout parmi eux, il regardait dans sa direction et lui sourit en s’approchant de lui. « Regard ce que tu as accompli autour de toi coach ! Tu as laissé une trace de toi dans ce monde, maintenant, à toi de choisir de rester dans ce monde ou de te diriger vers la lumière blanche », puis il repartit vers les autres .Il regarda la lumière blanche qui était juste à l’entrée des vestiaires, elle semblait l’apaiser et l’attirer à elle. Il regardait sa vie devant lui, puis la lumière encore une fois. Sa vie a été merveilleuse, il a réalisé ses rêves, il avait une famille qu’il n’échangerait pour rien au monde. Pourtant la lumière blanche l’attira de plus en plus. Si elle signifiait qu’il pouvait remarcher et avoir une vie paisible, pouvoir tout oublie, rendre la vie de sa famille plus sereine. Sa décision était prise, le bilan de sa vie lui convenait et, de plus, il rendrait la liberté à Tami, à Julie, à Grace, à ses parents. Il se leva de son fauteuil roulant, mit un pied devant l’autre comme s’il n’avait jamais été paraplégique, et tranquillement se dirigea vers la lumière. Pendant sa traversée du stade, la foule se tue, ses joueurs arrêtèrent de festoyer, sa famille et lui-même le regarda. Au moment de passer à travers la lumière, une force invisible le retenait par la main. Dans sa tête, de façon lointaine, il entendait : « Papa je t’aime, j’ai encore besoin de toi malgré mon âge, je te veux présent à mes côtés pour tous les moments importants de ma vie de femme. Julie aussi a besoin de toi. Maman n’est plus la même quand tu n’es pas à ses côtés. Tu es le pilier de la famille papa. Si tu parts notre famille sera séparée pour toujours. S’il te plaît papa, revient vers nous ».
Grace était seule au chevet de son père. Il avait l’air calme, serein et vulnérable dans ce lit d’hôpital, accroché à une machine qui pompait l’air dans ses poumons à un rythme lent, ses indicateurs cardiaques étaient bas mais stable pour le moment. Le plus effrayant c’était de voir ses tuyaux rouges reliés aux poches de sang au-dessus de son lit, sortir de son corps pâle comme la mort. Un bandage autour de sa tête, et un pansement sur sa joue gauche, sa main gauche était dans un bandage également. À cet instant, elle donnerait n’importe quoi pour qu’il la prenne dans ses bras protecteurs. L’ambiance était pesante dans cette chambre des soins intensifs. Elle se déplaça à droite de son père et prit sa main dans la sienne et pria fort pour qu’il revienne vers eux. Elle était la seule à pouvoir aider son père en ce moment et une voix à l’intérieur d’elle lui disait de lui faire sentir sa présence et son amour pour lui, sinon il mourrait. Ses pensées furent interrompues par Buddy quelques minutes plus tard.
Buddy posa sa main sur Grace et resta 1 minute comme ça, a regardé Éric se battre pour sa vie.
Grace les larmes aux yeux : tu crois qu’il a voulu nous quitter Buddy ? Peut-être que c’est ma faute, je n’ai pas été très présente pour lui depuis son accident.
Buddy : ne dit pas ça Grace, ton père n’a jamais douté de ton amour et il vous aime tous. Tu sais moi aussi je me sens responsable, peux être que j’aurai jamais dû l’emmener sur les lieux de son accident mais au fond de moi je suis convaincu que rien ne pouvait l’en empêcher. Ton père est un homme fort mais parfois, même les gens comme lui ont besoin de retrouver leur chemin.
Grace : mais papa allait mieux depuis qu’il a retrouvé son autonomie. Je pensais qu’il était guéri alors pourquoi il a fait ça ? Pourquoi il a voulu nous laisser ?
Buddy : tu sais Grace on ne peut jamais être sûr de ce qui se passe dans la tête des gens. Ton père est guéri physiquement mais pas physiologiquement. Une chose est sûre, ton père n’a pas voulu se suicider, je te le promets. Avant de tomber dans l’inconscience il m’a demandé de l’aider.
Grace : il t'a dit quelque chose d’autres ?
Buddy : oui il m’a dit qu’il était en colère contre lui-même et qu’il vous aime. Il ne faut pas te sentir responsable Grace.
Grace : je voudrais tellement l’aider à traverser cette épreuve, je l’aime et ça me fait mal au cœur de le voir ainsi.
Buddy : tu es entrain de l’aider en ce moment. Je suis sûr qu’il sent ta présence et le contact avec toi.
Grace : merci Buddy. Mon père ne pouvait pas rêvait mieux comme ami. Tu lui as sauvé deux fois. Maman en serait très reconnaissante pour ça. Ou est Tim ? C’est grâce à lui qu’on n’a trouvé papa.
Buddy : justement je venais te prévenir que je ramenai Tim chez lui, il n’est pas très à l’aise avec les événements de ce soir. Ah j’oubliais, tes grands parents me chargent de te prévenir qu’ils sont vers ta mère et qu’ils ne tarderont pas à te rejoindre.
Grace : très bien, merci Buddy. Remercie Tim pour son aide.
Buddy : compte sur moi. Ton père peut être très fier de toi.
Dans la chambre de Tami :
Tami somnolait quand ses beaux-parents arrivèrent dans sa chambre.
Tami : qu’est-il arrivé ? Ou sont Éric et Grace ?
Maman : ne t’inquiète pas tu as juste fait un malaise dû à la fatigue et au stress. Tu vas te reposer quelques heures et ça ira mieux. Ta fille va bien, elle est avec Éric en ce moment.
Tami désorienté : pourquoi Éric n’est pas là ? Je veux Éric auprès de moi, faites le entrer s’il vous plaît.
Les parents se regardèrent ne sachant pas quoi répondre. Dire la vérité à Tami provoquerait un moment de panique pas conseillé dans son état.
Papa : Éric dort comme un bébé en ce moment avec Grace. Tu les verras demain.
Tami : Éric dort ? Mais il est quelle heure ?
Papa : il est très tard dans la nuit. Éric est encore faible tu sais, alors il a du mal à veiller. Toi, on s’occupe de tout.
Tami n’arrivant plus à lutter contre les médicaments s’endormi au grand soulagement de ses visiteurs.
Maman : elle va nous en vouloir de lui avoir menti.
Papa : qu’est-ce que tu voulais faire d’autre. Le docteur a dit de la laisser se reposer, elle est dans un état second, elle se souviendra plus de rien demain. Maintenant il faut téléphone à Julie.
Maman : je sais, elle va être dévastée la pauvre petite.
Le père d’Éric prit son téléphone et composa le numéro de portable de Julie.
Julie endormi : allô ? Qui est-ce ? Vous avez vu l’heure ?
Papa : Julie c’est grand père. Je sais qu’il est tard mais c’est important.
Julie soudain alerte et inquiète : mon dieu, que s’est-il passé ? C’est papa ?
Papa hésitant : ton père a fait une rechute, il est à l’hôpital en ce moment. Si tu pouvais venir rapidement à Dillon ça serait bien.
Julie : que s’est-il passé ?
Papa : Julie, je ne veux rien te dire au téléphone mais si tu pouvais venir demain ça serait parfait. Ton père est dans un état critique et son pronostic vital est engagé pour les prochaines 24H.
Julie en larme : d’accord je pars immédiatement. Tu préviendras maman.
Papa : très bien. À tout à l’heure Julie. Soit prudente sur la route.
Dans la voiture Buddy/Tim.
Buddy : Grace voulait te remercier pour ton aide précieuse. Pourquoi tu n’es pas venu voir ton coach ?
Tim : je ne pouvais pas lui faire face après ce que j’ai fait.
Buddy : tu lui as sauvé la vie alors ou es le problème ?
Tim : laissez tomber Mr Garrity !
Buddy : non Tim, il faut en parler. Ce que tu as fait ce soir était important. Si tu n’étais pas intervenu le coach serait mort en ce moment et…
Tim énervé : si j’étais intervenu le coach ne serait même pas dans un lit d’hôpital en ce moment. Si seulement je lui avais confisqué cette bouteille, ou alors si je l’avais suivi au lieu de discuter avec les vendeurs alors le coach ne serait pas entre la vie et la mort en ce moment.
Buddy : tu crois que je ne me sens pas responsable également. Et Tami ou Grace, tu crois qu’elles ne se sentent pas responsable. Tim, ce qui est arrivé n’est en rien notre faute. On essaye tous de se trouver des excuses car on n’accepte pas qu’Éric ait eu un moment de faiblesse ou de colère. Je veux que tu t’enlèves cette idée de ta tête Tim. Tu lui as sans doute sauvé la vie ce soir. C’est toi qui as prévenu Tami, c’est toi qui lui es venu en aide en premier parce que Tami était incapable de la faire. D’accord fiston ?
Tim : oui Monsieur.
Buddy : bien. Si tu veux parler de ce que tu as vu ce soir tu peux venir me voir sans problème d’accord ?
Tim : oui Monsieur, c’est d’accord.
Après quelques minutes de silence.
Tim : comment l’avez-vous trouvé ?
Buddy : horrible mais il se bat. Ça me fait mal au cœur, tu sais c’est mon seul véritable ami. Éric n’a pas mérité ce qui lui arrive, il a toujours été un homme droit et aimant, toujours de bon conseil. Moi, je ne suis qu’un prêcheur, c’est à moi que saurait dû arriver, pas à lui.
Tim : Mr Garrity, vous êtes quelqu’un de bien aussi. Vous êtes un excellent ami, prêt à aider son prochain.
Buddy : merci Tim. Tu sais que tu peux venir le voir quand tu veux.
Tim : les hôpitaux ce n’est pas trop mon truc vous savez bien. Merci de m’avoir ramené et donné moi de ses nouvelles.
Buddy : très bien Tim, je passerai demain te voir. Bonne soirée.
Tim : bonne soirée Mr Garrity.
À Chicago appartement de Julie et Matt.
Matt était tranquillement installé sur le canapé quand il entendit le téléphone portable de Julie sonner. Curieux, il alla la rejoindre dans leur chambre. Quand il ouvrit la porte, sa femme était en pleure en raccrochant son téléphone.
Matt : qu’est ce qui se passe Julie ?
Julie: oh Matt, c’est horrible! Papa il…
Matt très inquiet : quoi ton père ? Dit moi
Julie : il a fait une rechute et…. Il va peut-être mourir ! Il faut que je parte
Matt : attend Julie calme toi et explique-moi calmement ce qui s’est passé.
Julie : grand père vient de m’appeler pour me dire de venir le plus rapidement possible parce que mon père est dans un état critique et que son pronostic vital est engagé pour les prochaines 24 heures. Je ne sais pas ce qui s’est passé, il m’a dit qu’il ne pouvait pas me l’annoncer au téléphone.
Matt sous le choc : je suis vraiment désolé Julie.
Julie : tu comprends que je dois partir maintenant. Il faut que je sache et que je sois avec lui au cas où il…
Matt : Il ne faut pas penser à ça Julie. Je vais prévenir mon chef de notre départ prématuré pendant que tu prépares nos affaires.
Julie : tu viens avec moi ?
Matt : bien sûr, quelle question Julie.
Julie : merci Matt. Je vais me dépêcher de préparer nos affaires et on part.
Matt : n’oublie pas Julie, ton père ne laisse jamais tomber, quoi qu’il puisse se passer. Fait lui confiance.
chapitre 20
Le lendemain en milieu de matinée.
Julie et Matt venaient d’arriver à l’hôpital. À l’accueil, on les dirigea vers la salle d’attente des soins intensifs où Grace et ses grands-parents attendaient.
Grace couru vers sa sœur et la prit dans ses bras : oh Julie ! Je suis tellement contente que tu ait pu venir.
Julie : je n’aurais pas pu rester à Chicago en sachant papa dans un état critique. Où est maman ?
Grand-mère : ta mère se repose en ce moment, elle a fait un malaise hier soir mais rien t’inquiétant en soi. D’ailleurs le médecin est venu nous prévenir qu’elle s’était réveillée, on attend pour aller la voir.
Julie : et papa ?
Grand-Mère : il est toujours dans le coma mais il lutte fort pour revenir vers nous. Cependant, les médecins le surveillent de très près car cette nuit on n’a failli le perdre, sa tension artérielle a chuté rapidement, heureusement ils ont pu le stabiliser à nouveau.
Matt : et que disent les médecins ? Il va s’en sortir ?
Grand-mère : il ne se prononce pas beaucoup pour le moment. Ils nous ont simplement dit que les prochaines 24H seront décisives. Ça va faire 12h qu’il est dans le coma et dieu merci il est encore parmi nous.
Julie : Grand père, tu n’as rien voulu me dire des évènements au téléphone, maintenant je veux savoir ce qui s’est passé. Mon père allait bien la derrière fois que je l’ai eu au téléphone, en plus il est rentré à la maison maintenant. Est ce qu’il a eu un accident ?
Grand père : par exactement ma chérie, disons que les évènements d’hier ont provoqué un choc émotionnel à ton père et qu’il a simplement perdu pied.
Julie : soit plus clair, je peux tout entendre d’accord !
Grand-père : ok. Ton père a supplié Buddy de l’emmener sur le lieu de son accident. Ta mère et nous deux étions sortis en ville, on n’avait pas conscient du projet de ton père avant qu’on reçoive un texto de Buddy. Quand on est rentré à la maison quelques heures après, ton père était endormi dans son lit. Ta grand-mère en n’a profiter pour parler à ta mère à cœur ouvert mais ton père est arrivé au mauvais moment et il s’est mis dans une colère noire contre Tami. Il a claqué la porte du domicile. On l’a cherché pendant 2 ou 3H je ne sais plus exactement avant que Tim nous prévienne qu’il l’avait aperçu à la supérette du coin. Ensuite tout, c’est enchaîné très vite, le gardien du stade nous a appelé pour signaler ton père dans son bureau, puis, quand on est arrivé sur les lieux, ton père avait jeté au sol tous ses trophées, ses cadres photo et mis un coup-de-poing dans sa vitrine. Il y avait des bouts de verre partout, du sang également et ton père au milieu de son bureau presque inconscient. Il avait beaucoup bu aussi.
Julie ému : papa a voulu se suicider, c’est ça que tu essayes de me dire ?
Grand-mère : nous aussi on n’a crus comme toi mais ce qu’il a dit à Buddy avant de tomber dans l’inconscience confirme un appel au secours. Si mon fils voulait en finir, il ne se battrait pas en ce moment pour revenir à nous.
Julie : il a parlé à Buddy ? Qu’est ce qu’il a dit ?
Grand-mère : il a dit qu’il avait besoin d’aide et qu’il était en colère contre lui. On ne sait pas ce qui c’est passer dans sa tête, une chose est sûre c’est qu’il a besoin de nous tous.
Julie : il est hors de question que je reparte pour Chicago avant qu’il aille mieux.
Matt : Oui on restera le temps qu’il faudra. On peut le voir ?
Grand père : non pas pour le moment, ils lui font des examens. En attendant, allez voir Tami. Nous, on va guetter l’arrivé du médecin.
Chambre de Tami :
Tami était assise dans son fauteuil à côté de la fenêtre perdu dans ses pensées. La même position qu’avait son mari il y a 4 mois après on réveille du coma.
Grace : bonjour maman, comment vas-tu ?
Julie : bonjour maman.
Tami étonné : Julie ? Que fais-tu ici ? Oh mon dieu alors c’est vrai !
Julie : qu’est ce qui est vrai maman ?
Tami les larmes aux yeux : Éric est mort ?!
Grace : voyons maman, bien sûr que non. Papa est vivant.
Tami : arrête de mentir ! Quand je demande après Éric aucuns médecins ne me répondent. Et je ne l'ai pas vu depuis… s’il n’est pas dans ma chambre c’est que quelque chose de grave s’est passé.
Grace : maman, papa n’est pas mort je te le promets mais…
Tami : mais quoi ?
Grace : maman, papa est dans le coma. Les médecins l’ont plongé dans un coma artificiel pour éviter que son cœur fatigue trop vite. Il est dans un état critique pour le moment parce qu’il a perdu beaucoup de sang et que son cœur est fragilisé par son taux d’alcoolémie.
Tami se mit à pleurer de façon incontrôlable et ne cessait de répéter qu’elle était désolée, que tout était de sa faute et qu’elle avait tué son mari. Julie ne comprenait pas de quoi elle parlait et Grace lui expliqua le sujet de leur dispute. Ses filles essayaient de la persuader du contraire mais elle savait que si Éric n’avait pas entendu sa conversation, il ne serait jamais parti en colère de la maison et n’aurait pas bu autant. Son mari risquait de mourir à cause de son manque de confiance envers lui. Elle avait tout gâché en quelques minutes. Comment lui faire face après le mal qu’elle lui avait fait ? Comment vivre avec la culpabilité si jamais il meurt ?
Le médecin d’Éric entra dans la chambre, suivi par les parents et Matt. Tami essaya de calmer son angoisse et sa colère
Julie : bonjour docteur, alors comment va-t-il ?
Médecin : les résultats à nos derniers examens sont prometteurs. Mr Taylor reprend des forces peu à peu et son taux d’alcoolémie est proche de 0 à l’heure qu’il est. Il semblerait que le pire soit derrière nous, même s’il faut continuer à le surveiller. On la débranchait du soutien vie pour simplement le mettre sous oxygène.
Maman : ça signifie qu’il va bientôt se réveiller ?
Médecin : ça ne dépend que de lui maintenant. Vous pouvez aller le voir mais pas tous en même temps et pas longtemps.
Julie : merci docteur. Maman peut sortir maintenant ?
Médecin regarda Mme Taylor restée silencieuse tout le long de la conversation : oui si elle est assez en forme ça ira. En revanche Mme Taylor, je vous conseille fortement de vous confier à une personne de confiance, vous ne pouvez pas tout garder pour vous.
Tami : je vous remercie docteur mais je vais très bien. Excusez-moi, j’ai besoin de sortir un petit moment. Les filles vous pouvez aller voir votre père, je vous rejoindrai plus tard.
Le petit groupe regarda Tami sortir de sa chambre. Tous étaient étonnés de la réaction de Tami. Pourquoi elle ne se rendait pas au chevet de son mari.
Médecin : je suis au courant de l’histoire de la dispute et il semblerait que votre mère se sente responsable.
Grace : je sais c’est ce qu’elle n’a pas arrêté de nous dire avant votre arrivé. J’espère vraiment que papa ne va pas tarder à se réveiller pour la convaincre du contraire.
Papa d’Éric : on espère tous qu’il se réveille. Quelque part on est tout responsable de notre propre négligence. Maintenant il faut réfléchir à une solution pour le faire sortir de sa dépression.
Médecin : il y a peut-être un moyen.
Maman : lequel ?
Médecin : le football.
Maman : il n’en parle rarement pourtant c’est sa grande passion. Il nous a dit pas se sentir prêt a recommencé son métier de coach alors on évite le sujet.
Médecin : je ne parle pas de re-coaché pour l’immédiat mais assister à des matchs ou des entraînements peut être bénéfice pour sa guérison. Petit à petit il y reprendra goût et confiance en lui. Il faut essayer.
Papa : on va y réfléchir.
Pendant ce temps, Tami était dehors perdu dans ses pensées. Elle voulait tellement voir son mari mais la culpabilité était trop présente. En plus de cela, des images de la nuit dernière lui revenaient, voir Éric couvert de tâche de sang et surtout sur son visage lui faisait froid dans le dos. Ses images se superposaient à celle de leur merveilleuse nuit d’amour de la nuit d’avant. Ça lui faisait penser à quel point la vie était fragile, du jour au lendemain tout peut basculer. Leur vie avait beaucoup changé en si peu de temps. Ella avait tout fait pour l’aider à traverser cette épreuve douloureuse, elle pensait sincèrement qu’il avait accepté sa paraplégie pourtant il aura valu de 3 jours à Dillon pour qu’Éric bascule dans la dépression. Les médecins l’avaient prévenu de ce risque élevé chez lui mais elle l’avait négligé pensant que son mari était au-dessus de ça, que son mari avait un mental à toute épreuve, que son mari était pas ce genre de personne. Elle pensait gérer la situation mais c’était tout le contraire, elle n’avait pas réussi à comprendre son mari. Elle avait fait confiance aux paroles réconfortantes de son mari. Il avait essayé de lui parler mais elle n’avait pas voulu comprendre le sens caché de ses paroles. Comment Éric lui pardonnerait son comportement si elle-même ne pouvait pas ceux le pardonner ? Peut-être qu’Éric ne voudrait plus d’elle à ses côtés pour le restant de ses jours ? Ça lui faisait mal au cœur de pensée à cette possibilité mais elle ne pouvait pas lui en vouloir.
Sur ces pensées, elle envoya un texto à Grace pour la prévenir qu’elle ne se sentait pas bien et qu’elle rentrait à la maison. Elle ne pouvait pas faire face à Éric pour le moment.
Dans la chambre d’Éric.
Ça faisait 1/2H que Julie et Grace étaient au chevet de leur père. Julie tenait la main de son père dans la sienne et Grace était debout derrière elle. Grace laissait la place qu’elle avait tenu une partie de la nuit à sa sœur. Julie était effrayée par les blessures et le teint pâle de son père mais Grace lui certifiait qu’il était beaucoup mieux qu’avant.
Toutes les deux étaient silencieuses quand soudain Julie sursauta.
Grace : qu’est ce qui se passe Julie
Julie heureuse : je l’ai senti bougé ! Regarde sa main !
En effet la main de son père se recourbait lentement sur celle de sa sœur.
Grace alla dans le couloir prévenir ses grands-parents, Matt et le médecin qui était en charge d’Éric. Julie continuait à encourager son père à ouvrir les yeux.
Quand le petit groupe est revenu dans la chambre, Éric avait les yeux ouverts. Il semblait désorienté. Le médecin vérifia ses signes vitaux, tout était normal pour un homme sortant du coma après un peu plus d’une demi-journée.
Éric : où… Tami ?
Julie : maman était fatiguée, elle se repose à la maison. Elle viendra demain.
Éric: Julie? Matt? Pas …Chicago?
Julie: non comme tu vois, on n’a pu venir quelques jours plus tôt.
Éric regarde sa plus jeune fille : Grace… ma chérie….
Grace ému : oui papa je suis là. Il faut te reposer maintenant d’accord ?
Éric hocha la tête : oui…. fatigué… pa..mam… ramenez les ….filles.
Papa : ne t’en fait pas fils, on s’occupe de tout.
Éric ferma les yeux et murmura avant de s’endormir : dire … Tami… pas sa ….faute
Tous étaient soulagés de le voir enfin sorti du coma. Le médecin les rassura sur la santé d’Éric. Tous semblaient aller bien pour lui, aucunes séquelles à prévoir. Le seul point préoccupant c’était sa faible condition physique. Il ne rentrerait pas à la maison avant 4 ou 5 jours.