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Série : Friday Night Lights
Création : 02.03.2017 à 22h51
Auteur : chouchou70
Statut : Terminée
Un accident va faire basculer la vie des Taylors
Cette fanfic compte déjà 48 paragraphes
chapitre 21
En rentrant à la maison ce soir-là la famille Taylor était soulagé et optimiste sur l’avenir. Julie et Grace avaient hâte d’annoncer la bonne nouvelle à leur mère mais malheureusement Tami était profondément endormi. Bien sûr elles auraient pu la réveiller mais vu la situation et le regard triste et bouffi de leur mère, attendre le lendemain était une sage décision.
Le lendemain.
Tami était très matinal ce matin. Toute la maison était encore endormie. Tant mieux comme ça personne ne se rendrait compte de son absence avant quelque temps. En effet, elle avait pris la décision de partir quelques jours auprès de sa sœur. Avant de partir rapidement de la maison, elle laissa un mot pour ses filles qu’elles ne s’inquiètent pas trop.
2h plus tard, la famille Taylor était autour de la table de la salle à manger, Julie tenait le mot de sa mère dans sa main.
Grace en colère : pourquoi est-elle si égoïste ?
Julie : GRACE !!
Grace : quoi c’est vrai ! Papa a besoin d’elle et elle, elle part comme ça, sans rien ne dire à personne.
Matt : il ne faut pas être en colère contre elle Grace. Tu sais par moments on n’a besoin d’être seule pour faire le point. C’est ce que j’ai fait quand mon père est mort, malgré mon amour pour Julie et pour ma grand-mère, il fallait que je parte pour faire le point.
Maman d’Éric : Matt a raison ma chérie. On va juste la prévenir qu’Éric est sorti du coma et la laisser seule quelques jours.
Grace : d’accord grand-mère.
Julie : qu’est-ce qu’on va dire à papa ?
Maman d’Éric : la vérité tout simplement. Allez, préparons-nous, on ira voir Éric en début d’après-midi.
L’après-midi à l’hôpital.
Éric était éveillé quand sa petite famille rentra dans sa chambre. L’absence de sa femme le peinait car il avait vraiment besoin de lui parler, de la rassurer et de la convaincre que rien n’était de sa faute, mais en même temps il la comprenait car lui aussi c’était éloigner d’elle pour faire le point. Dans l’immédiat, il devait des excuses à ses filles et à ses parents.
Éric : je vous dois des explications et surtout des excuses de mon comportement.
Maman : on n’est pas obligé de parler de ça tout de suite.
Éric : si j’y tiens. Tout d’abord je tiens à m’excuser pour tout ce que je vous ai fait vivre ses derniers mois, pour vous avoir inquiétés la nuit dernière. Ce n’était pas contre vous, vous êtes le meilleur soutient que l’on peut espérer. Je me doute de ce que vous pensez tous et je ne peux pas vous en vouloir mais je n’ai pas voulu me …Suicider. C’est juste que j’avais besoin d’oublier, rien qu’un moment, certaines choses et aussi d’évacuer ma colère. Quand j’étais à Austin je vivais dans un monde fait de gens comme moi et le retour a Dillon m’a chambouler plus que je ne l’aurai cru et surtout plus rapidement que je ne l’avais prévu. Tout d’abord il y a eu ses journalistes que Buddy a chassés de ma maison, qui ont réussi quand même à prendre contact avec moi mais j’ai vite coupé court à la conversation.
Maman : pourquoi tu ne nous l’as pas dit ? C’était quand ?
Éric : avant-hier quand vous étiez en ville et avant l’arrivée de Buddy. Cette visite additionnerait à la curiosité des gens ont déclenché chez moi une sorte de besoin vital de comprendre ce qu’il m’était arrivé. J’avais besoins de savoir les circonstances de mon accident. J’espérai que des souvenirs me reviennent de cette nuit-là et c’est ce qui s’est produit. Je me suis souvenu de tout, vaguement dans un premier temps puis dans les détails par la suite. J’ai réellement pris conscience qu’un homme avait voulu me tuer, je me suis souvenu de son visage rempli de haine quand il a percuté ma voiture. Pendant ma sieste j’ai fait d’horribles rêves à propos de l’accident, à propos de ma vie a l’heure actuelle. Quand j’ai entendu les propos de Tami sur le moment je l’ai pris pour de la trahison parce qu’elle ne m’avait jamais parlé de ces propres craints mais ensuite j’ai ressenti de la colère contre moi car dans mon mal-être, j’entraînais Tami avec moi. Je ne supportais plus l’homme que j’étais devenu, incapable de subvenir aux besoins de sa propre famille, pire encore, d’être celui qui fait souffrir sa famille. Je voulais simplement oublier tout ça juste le temps d’une nuit, je voulais m’isoler de tout pour pouvoir déverser toute ma colère loin des personnes que j’aime. Je me suis donc rendu à mon ancien bureau d’entraîneur, là où j’ai construit et fait évoluer mon équipe, là ou jadis j’ai accompli ce qu’un coach peut rêver. C’est fou ce qu’un lieu peut faire remonter comme souvenir en vous et j’ai déversé toute ma colère sur les objets qui me rappelaient ma vie d’avant, ma vie que je n’aurai plus. J’ai honte de l’image que je vous ai donnée de moi ce soir-là et j’espère que vous me pardonneriez.
Grace : bien sûr papa qu’on te pardonne.
Julie : tu n’as pas à en avoir honte, ça arrive à tout le monde de perdre pied dans la vie.
Maman : Je sais combien c’est difficile pour toi de parler de tes faiblesses et de confier des choses aussi personnelles à une autre personne que ta femme. Pour cela on t’en remercie de nous faire confiance pour qu’on t’aide.
Papa : ta mère a raison, maintenant que nous sommes là tu peux compter sur nous.
Éric : merci à tous ! Dans mon coma, j’ai pris conscience que malgré tout, la vie continue et je suis prêt à faire face à la suite de la mienne et je crois que le football me manque.
Papa : je suis heureux de l’entendre. On peut commencer à aller voir des matchs ensemble ?
Éric : oui pourquoi pas mais je compte également demandait à Buddy l’autorisation d’assister aux entraînements.
Maman : n’oublie pas ce que le médecin t'a dit, tu es encore faible malgré tous.
Éric : ne te fait pas de soucis maman, je sais que physiquement je ne suis pas au top, je n’oublie pas ma rééducation. Je demanderai juste à assister aux entraînements, voir du monde et aussi mes joueurs s’exprimer sur le terrain.
Maman : très bien tant que tu ne fais pas de démonstration de placage en fauteuil roulant ça me va.
Toute la petite famille se mire à rire a cette remarque et aussi heureux de cette conversation à cœur ouvert. Cependant il y avait toujours un problème qu’Éric souleva.
Éric : je sais que Tami a besoin d’être seul, je sais qu’elle se sent responsable mais vous pouvez lui dire que j’ai vraiment besoin de lui parler. Est-ce qu’elle pourra venir demain ?
Julie : maman est partie tôt ce matin chez sa sœur, on n’a pas pu lui dire que tu étais sorti du coma. On espère pouvoir la joindre ce soir.
Éric : il faut que je la voie. Je vous préviens si Tami ne vient pas à moi c’est moi qui ira à elle.
Maman : tu n’y penses même pas Éric. Je ne te laisserai pas la rejoindre dans cet état.
Éric : Le médecin m’a dit que je pourrais sortir dans 3 jours si tout va bien. Papa ou toi n’aura qu’à m’emmener là-bas. Je sais que Tami ne reviendra pas tout de suite ou pire si je n’arrive pas lui parler rapidement.
Papa : on en reparlera quand tu sortiras d’ici, si tout de fois ton médecin te l’autorise.
Éric : C’est vraiment important.
Julie : on va te laisser te reposer maintenant, tu fatigues vite. À demain papa, je t’aime.
Grace se pencha pour embrasser son père quand celui-ci lui chuchota dans l’oreille « merci ma puce de m’avoir tenu la main pendant les premières heures de mon coma ». Cette déclaration personnelle lui tira les larmes aux yeux.
Chez la sœur de Tami un peu plus tard.
Shelly : alors Tami qu’est ce qui se passe ? Ton coup de fil annonçant ta venue ma un peu surprit.
Tami : je suis désolé Shelly de venir comme ça presque à l’improviste mais j’avais besoin de changer d’air.
Shelly : ne dit pas de bêtise ça me fait plaisir de t’avoir auprès de moi. Alors raconte-moi ! Tu as des problèmes avec Éric ?
Tami pleurant : je suis une mauvaise épouse et une mauvaise mère !
Shelly alarmé : bien sûr que non tu es merveilleuse, maintenant dit moi ce qui se passe sinon j’appelle Éric !
Tami s’écroula dans les bras de sa sœur : Éric est dans le coma par ma faute et j’ai abandonné lâchement mes filles mais c’était plus fort que moi, il fallait que je fuis, c’est trop dur. Je suis qu’une irresponsable !
Shelly ne comprend pas ce que sa sœur venait de lui dire n’étant pas au courant de l’accident d’Éric : sœurette tu vas essayer de te calmer et me racontais ce qui s’est passé. Pourquoi Éric est dans le coma.
Tami prit quelques minutes pour se calmer et raconta toute l’histoire à sa sœur, de l’accident d’Éric jusqu’aux évènements d’aujourd’hui.
Shelly : mais pourquoi tu ne m’as jamais rien dit Tami ! Je suis ta sœur, je serai venu t’aider et te soutenir.
Tami : désolé Shelly, les événements se sont additionnés les uns après les autres. Ce n’était pas volontaire je t’assure mais là je suis vraiment à bout et j’ai besoin d’aide. Je me déteste en ce moment pour ce que je suis en train de faire subir à ma famille, je suis lâche de pas faire face à mes responsabilités.
Shelly : écoute Tami, il faut que tu t’enlèves ces idées de ta tête, tu n’es pas lâche, tu as fait face à beaucoup de chose en si peu de temps et c’est normal qu’a un moment ou un autre du lâche prise. Je t’admire vraiment pour ce que tu as fait, soutenir Éric tout en continuant ton travail et élever tes enfants. Je pense que ton mari dira la même chose et que tu n’aies aucunement responsable de ce qui lui est arrivé.
Tami : tu ne comprends pas j’ai blessé mon propre mari à cause de mon égoïsme. En tant que conseiller d’orientation je vois chez les jeunes ce que personne ne voit et à côté de ça je n’ai pas vu ce que mon mari traversait réellement. Les médecins m’ont mis en garde, plusieurs fois même, sur une possible dépression et je n’ai rien vu venir. Si Éric s’en sort, il demandera le divorce à coup sûr
Shelly : Tami, une, la dépression est très dur à détecter ou vient plus vite qu’on ne le pense, de deux, ce n’est pas toi qui es blessé Éric et de trois, lui et toi vous êtes fait l’un pour l’autre, il t’aime.
Tami : tu sais Éric à tellement changer depuis l’accident, il ne parle plus du tout de football, il a des sautes d’humeur et le pire c’est qu’il ne supporte plus le regard des autres sur lui.
Shelly : je trouve que c’est normal qu’il a changé, Éric doit s’habituer a une vie nouvelle. Il ne faut pas te sentir responsable de son coma, à mon avis il y a eu d’autres facteurs qui ont provoqué son geste. Est-ce que tu sais vraiment ce qui s’est passé l’après-midi ou tu étais sorti, ou pendant lapse de temps ou vous l’avez trouvé ?
Tami : non je ne sais pas, on n’a pas pu en parler avant…
Shelly : il faut que tu le saches pour pouvoir l’aider comme tu sais si bien le faire. En attendant tu peux rester quelques jours avec moi mais après il faut que tu parles à ton mari,
Tami : merci Shelly de m’hébergeait pour le moment, j’ai besoin de réfléchi a tout ça promit.
Shelly : bon très bien mais compte sur moi pour te rappeler à l’ordre. Je ne te laisserai pas ruiner ton couple tu peux me faire confiance. Je vais préparer le dîner et toi tu vas te repose dans la chambre d’ami.
Tami : je peux t’aider tu sais je ne suis pas fatigué.
Shelly : oh oui tu as des cernes sous les yeux et un peu pâle et tu veux me faire croire que tu n’es pas fatigué. Allez vas-y. Laisse-moi m’occuper de ma grande sœur pour une fois.
Tami lui sourit : merci Shelly.
Plus tard dans la soirée le téléphone sonna, c’était Julie qui voulait parler à sa mère mais celle-ci refusa de lui parler pour le moment pourtant elle écouta la conversation. Sa fille disait à sa tante qu’Éric était sorti du coma et qu’il allait beaucoup mieux, qu’il avait pu leur parler et surtout qu’il réclamait maman. Tami était soulagé par ces bonnes nouvelles malgré la culpabilité qui la rongeait.
Les jours passèrent, Éric était sorti de l’hôpital et Tami gardait toujours le silence chez sa sœur. De ce faite, Éric prit la décision d’aller retrouver sa femme et son père céda à sa demande et le conduisit.
Il arriva plus tard dans la soirée chez Shelly. Son père resta dans la voiture. Il n’avait pas prévenu de sa venue de peur que sa femme fuie encore une fois, mais Shelly était vraiment heureuse de le voir.
Éric : salut Shelly, je suis vraiment désolé de débarquer chez toi à l’improviste mais j’ai besoin de parler avec Tami.
Shelly : salut Éric. Je suis soulagé de te voir ici, il n’y a que toi pour la raisonner. Rentre je t’en prie.
Éric rentra dans sa maison jusqu'au petit salon mais Tami n’était nulle part.
Shelly : elle dort dans la chambre d’ami. Tu sais Éric, je sais qu’on n’est pas forcément proche tous les deux mais je tenais à te dire que je suis profondément navré de ce qui t’est arrivé. Tami m’en n’avait rien dit.
Éric : merci Shelly. Comment va-t-elle ?
Shelly : honnêtement ! Je ne l'ai jamais vu dans cet état, elle reste enfermée dans la chambre soit à pleurer ou soit elle dort. J’ai discuté avec elle mais rien n’y fait. Faut pas croire, elle crève d’envie de revenir à la maison mais la honte et la culpabilité l’en empêche.
Éric : je le sais Shelly et je suis là pour la convaincre du contraire. Je ne t’en remercierai jamais assez d’avoir pris soin d’elle. Ah j’oubliais, tu n’es pas une gamine irresponsable comme j’ai pu te le faire comprendre pendant des années. (Il sourit à cette remarque)
Shelly sourit à son tour : excuse accepter. Maintenant va la rejoindre, c’est la chambre du fond.
Éric se rendit donc dans la chambre du fond, ouvrit la porte et trouva sa très merveilleuse femme endormie dans le lit. Il roula jusqu’au lit et lui prit délicatement la main. Elle avait l’air tellement fragile dans ce lit trop grand pour elle seule. Mon dieu qu’il aimait cette femme. Il brûlait d’envie de la prendre dans ses bras, de la bercer comme on bercerait un enfant pour apaiser son immense chagrin. Il commença à lui faire de délicate caresse sur la main qu’il avait dans la sienne, et avec son autre main il se mit à lui caresser ses longs cheveux. Apres quelques minutes, Tami commença a gesticulé dans le lit, apparemment troublé par ses caresses. Elle finit par ouvrir les yeux intrigués par ce sentiment de présence à côté d’elle.
Éric : salut mon amour
Tami : Éric ? Ce n’est pas possible, je suis en train de rêver
Éric se pencha sur ses lèvres pour l’embrasser : alors ? Convaincu ?
Tami : mais… Qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne devrais pas faire un aussi long trajet dans ton état.
Éric : Rien ne m’aurait empêché de venir chercher ma merveilleuse épouse que j’aime plus que ma vie. Je ne peux pas vivre sans toi encore un seul instant de mon existence. Tami, je suis aussi venu pour m’excuser de ne pas avoir su te protéger et aussi pour mon comportement enfantin que j’ai eu le soir ou je suis tombé dans le coma. J’ai bu pour oublier la colère que j’éprouvais pour avoir laissé ma femme sombrer avec moi, pour oublier qu’un homme avait voulu me tuer et aussi parce que je détestais l’homme que j’étais devenu. La conversation que tu as eue avec ma mère m’a simplement fait ouvrir les yeux sur ton ressenti face à la situation et j’étais en colère parce que je ne l’avais pas vu, trop occuper à me morfondre sur moi-même. Je t’ai reproché d’avoir fait appel à un psy ou sur tes solutions de carrière pour moi parce que je ne voulais pas admettre que j’avais besoin d’aide. Mon amour, j’ai eu le déclic que j’attendais pour enfin me réveiller. Pendant mon coma j’ai vu ma vie défilée et sincèrement j’étais prêt à sacrifier ma vie pour vous rendre votre liberté mais ensuite j’ai eu des visions qui m’ont aidé à retrouver mon chemin. Mon amour, j’ai compris que la vie est tellement fragile qu’il ne faut pas la gâcher, à s’apitoyer sur son sort, il faut profiter de chaque instant qui nous est donné de vivre et si possible auprès des gens que l’on aime. Tami, mon amour, est ce que tu veux bien m’épouser, encore une fois ?
Tami était ému par les belles paroles de son mari, et surtout elle retrouvait enfin l’étincelle dans ses yeux, celle qu’il avait lors d’une victoire de match, celle qu’il avait le jour de la naissance de leurs deux merveilleuses filles, celle qu’il avait le jour de leur rencontre, de leur premier baiser, le jour de leur mariage. Pour répondre à sa demande, elle se contenta de le tirer jusqu’à dans son lit et se mit à l’embrasser passionnellement.
Éric taquin ; je dois le prendre pour un oui !
Tami malicieuse : ah vous d’en juger Mr Taylor. Voulez-vous que j’appondisse ma réponse ?
Éric : j’avoue que oui j’ai besoin de confirmer mon intuition.
Leur ébat amoureux n’avait rien n’avoir avec tous les autres qu’ils avaient eu depuis l’accident. Éric avait retrouvé son envie de vivre et sa passion pour la vie, le bonheur et la sérénité retrouver. Pour le bonheur de Tami, pour la toute première fois c’était Éric le maître et elle qui se laissait dominer.
chapitre 22
Le lendemain matin. Éric se réveilla au côté de sa tendre moitié, qui, elle, était encore endormie. Il adorait la regarder dormir le matin, et ne se lassait jamais d’admirer les courbes délicates et sensuelles de son corps. Il admirait cette femme de caractère mais en même temps, si douce, si passionné et patiente avec les autres, et avec lui en particulier. Cent fois elle aurait pu partir loin de lui pour commencer une nouvelle vie avec un autre homme, mais non, elle restait avec lui par amour, ça, il en était certain à présent. Elle avait fui uniquement parce qu’elle se sentait responsable. Elle était prête à sacrifier leur couple à cause de la culpabilité, comme lui, l’avait voulu, par amour, afin de lui rendre sa liberté de femme épanouie. Aujourd’hui, il était sûr du choix qu’il avait fait le jour de leur mariage. Il ne voulait pas attendre pour renouveler leurs vœux, il voulait plus que tout retrouver sa moitié pour lui tout seul et de pouvoir enfin commencer une nouvelle vie, ensemble.
Tami se réveilla à son tour, les yeux de son mari posaient sur elle la fit rougir un peu.
Tami l’embrassa : bonjour mon amour, ça fait longtemps que tu es réveillé ?
Éric l’embrassa à son tour : assez longtemps pour que je me persuade de la chance que j’ai de me réveiller au côté d’une merveilleuse femme tel que toi.
Tami lui sourit : merci mon amour d’être venu me chercher malgré ma trahison envers toi. J’étais prête à accepter ta demande de divorce parce que pour moi j’avais échoué dans mon rôle, au lieu de ça tu me redemandes ma main.
Éric : ne dit plus ces choses-là, tu as été parfaite dans ton rôle et s’il te plaît ne soit pas trop dur avec toi-même, ta réaction était tout à fait normal après un tel chamboulement dans nos vies. Je t’admire parce qu’il t’a fallu 4 mois pour craquer alors que moi en seulement quelques jours j’avais baissé les bras. Je t’aime Mme Tami Taylor !
Apres un tendre baiser, Éric se risqua à faire sa demande.
Éric : Tami Taylor, est ce que tu acceptes de partir quelques jours, rien que toi et moi.
Tami surprise: pour aller où ?
Éric : surprise ! Alors tu en penses quoi ?
Tami : je pense que ça nous fera du bien en effet. Tu prévois ça quand ?
Éric : le temps de prévenir mon père et ta sœur et on part. Les filles peuvent rester encore quelques jours seuls.
Tami : tu es fou Éric mais j’adore ça et je te suis.
Éric l’embrassa: je t’aime. Bon, maintenant si on sortait de cette chambre, ta sœur et mon père doivent être morts d’inquiétude, on n’a disparu pendant des heures entières.
Tami rougit : merde ! Je viens de me rendre compte que j’ai fait l’amour dans le lit de la chambre d’ami chez ma petite sœur. Elle ne va pas arrêter de me taquiner avec ça maintenant. Bravo Éric ! Merci !
Éric ce mit à rire, puis Tami céda à son tour. Quelques minutes plus tard ils se décidèrent enfin à sortir de cette chambre pour saluer leur hôte. Shelly en les voyants ne pouvait pas s’empêcher de rire, ainsi que le père d’Éric.
Shelly : on dirait qu’il y a eu réconciliation sur l’oreiller.
Tami ne pouvait pas s’empêcher de rougir et se cacha un peu derrière le fauteuil de son mari.
Shelly : je te taquine sœurette. Je préfère te voir comme ça que déprimer. Vous formez un beau couple tous les deux, ça fait plaisir à voir.
Tami : merci Shelly, ça me fait vraiment plaisir ce que tu me dis là. Merci de m’avoir accueilli ces derniers jours. Je t’en suis très reconnaissante.
Shelly : c’est normal voyons. La famille, c’est fait pour ça. En tout cas Éric, ton père est très sympa.
Éric : la famille aide beaucoup dans ses moments-là. Merci Shelly tu as changé dans le bon sens, je t’en félicite !
Tami horrifié : Éric !
Shelly : laisse Tami, des compliments d’Éric à mon égard sont très rares, ça fait 2 en moins de 24h. Merci Éric.
Tami ne comprenait pas vraiment la situation mais ça la faisait rire. Éric et Shelly étaient un peu comme chien et chat, il ne pouvait pas s’empêcher de s’envoyer des pics mais au fond ils s’appréciaient.
Éric reprit son sérieux : bon puisque vous êtes tous là, je vous annonce que Tami et moi partirons cette après-midi en petit weekend improvisé.
Papa : ta mère va me tuer en me voyant rentrer seul mais j’approuve complétement votre projet.
Éric : merci papa je savais que je pouvais compter sur toi. Tu expliqueras la situation aux filles.
Papa : bien sûr fils. Profitez bien et soyez heureux. Tami je suis très content de te voir sourire à nouveau.
Tami : merci beau-papa.
Shelly : oui profitez bien !
L’après-midi, après avoir chargé les affaires dans le coffre de sa voiture et fait leurs adieux, nos deux tourtereaux prirent la route pour une destination inconnue, du moins pour Tami. Éric refusait toujours de lui dire où ils allaient même si c’est sa femme qui conduisait, elle devait simplement se contentait des indications fournies par son mari. Au bout de 3H de route, Tami aperçu au bord de la route un panneau indiquant Houston. Elle était loin d’imaginer qu’Éric l’emmènerait dans la ville ou leur histoire d’amour avait commencé. À cette époque ils étaient voisins mais ne se voyaient jamais à part au lycée. Elle avait un copain tout comme Éric avait une copine et leurs parents n’avaient aucune infinité. Sauf qu’un jour Éric l'a défendu lors d’une dispute violente avec Mo, son ex. Depuis cet instant, depuis qu’elle avait croisé son regard perçant et tendre, elle savait que c’était lui. Leurs parents respectifs désapprouvaient leur relation alors ils ont dû se cacher un temps. Un jour sans prévenir, Éric débarqua à la maison et demanda à parler à son père. Ce jour-là, Éric demanda sa main à son père et le rassura sur leur avenir malgré leur jeune âge. En effet c’était à cette époque qu’Éric devait intégrer la TMU mais une blessure ruina tout leur projet d’avenir et son propre père empêcha leur mariage. Pour unir leur vie ils ont dû quitter cette ville et commençaient une vie ailleurs. Pour finir ils se sont mariés à Austin, une année plus tard, puis Julie arriva rapidement après.
Tami : Houston ? Pourquoi revenir ici après tant d’année ?
Éric : c’est dans cette ville qu’on s’est rencontré et je ne sais pas si tu te souviens de ce qu’on avait prévu de faire dans cette même ville.
Tami : on devait ce marié si mon père n’était pas intervenu. Où tu veux en venir ?
Éric : je t’ai fait une promesse le jour où on n’a pris notre décision de partir de Houston. Tu t’en souviens ?
Tami : j’avoue que non. J’étais tellement triste à cette époque que j’ai tout fait pour ne plus y penser.
Éric : je sais que ça t'a brisé le cœur de partir. On n’avait prévu de ce marié dans notre lieu secret, ou on n’a passé des moments intimes, ou on n’a partagé nos joies et nos peines. Je t’ai fait la promesse de t’y ramener pour renouveler nos vœux. Aujourd’hui je compte honorer ma promesse. J’ai contacté le pasteur et il est d’accord pour nous marier ce soir, au coucher du soleil, dans notre crique au bout de cette magnifique plage au Sud de Houston.
Tami étonnée : je n’en reviens pas que tu te souviennes de ça depuis toutes ces années. Je ne sais pas quoi dire tellement je suis…
Éric : ne dit rien alors et accepte chérie ! Je te devais bien un mariage digne de ce nom, rien que toi et moi comme on ceux l’étaient promis.
Tami : rien ne me ferait plus plaisir mon amour ! Je t’aime
Apres un tendre baiser, nos amoureux rejoignaient la plage. Tami aida Éric à descendre de la voiture et à s’installer dans son fauteuil avant de marcher sur cette longue et magnifique plage de leur adolescence. 20 minutes plus tard, ils arrivèrent à leur crique, rien n’avait changé. Le cœur qu’Éric avait gravé sur une des parois rocheuse était toujours visible malgré les épreuves du temps. Pendant les prochaines minutes précédant l’arrivée du pasteur ils échangèrent des souvenirs heureux liés à cet endroit si important pour eux.
Pasteur : bonjour, Éric et Tami je présume. Je suis le pasteur Evan. C’est un magnifique endroit que vous avez choisi pour renouveler vos vœux devant dieux.
Tami : bonjour pasteur. Oui cet endroit représente de merveilleux souvenir pour nous deux.
Éric : en effet pasteur, avec ma femme on se rejoignait ici pendant notre adolescence et on n’a jamais eu l’occasion de revenir ici. Ces derniers temps on était très dure pour nous mais notre couple à traverser ces épreuves.
Tami : avec cette union on veut prouver à dieu qu’il a eu raison de laisser mon mari dans ce monde.
Pasteur : vous êtes passé près de la mort Éric ?
Éric : oui deux fois en 4 mois. La première fois c’était lors de mon accident de voiture qui m’a rendu paraplégique. La seconde fois remonte un peu plus d’une semaine, j’ai sombré dans le coma après une connerie de ma part et j’ai vu la lumière au bout du tunnel. C’était assez bizarre comme sensation.
Pasteur : bizarre dans quel sens ? Je peux peut-être vous apporter des réponses ?
Éric hésita un moment avant de se confier, sa femme écoutait attentivement : dans mon coma j’ai vu ma vie devant mes yeux, c’était comme si j’assistais à un spectacle mais que personne me voyait, je me suis vu également avec ma famille. Ensuite une personne, c’est approché de moi pour me dire de choisir entre continuer ma vie ou de rejoindre la lumière. J’ai choisi la lumière pour rendre la liberté à ma famille. Le plus bizarre c’est que je ne pouvais pas partir malgré tous mes efforts. Je n’arrivais pas à partir parce que ma propre fille me tenait si fort par la main que pour moi il était impossible de faire quoi que ce soit.
Pasteur : comment saviez-vous que c’était votre fille ?
Éric : je l’ai entendu me parler et me supplier de ne pas laisser tomber. Elle m’a dit qu’elle aussi avait eu un pressentiment. Une force invisible la persuada de ne pas lâcher ma main si elle voulait que je me réveille.
Pasteur : Vous aviez perdu votre chemin. Il fallait vous convaincre que malgré votre handicap, votre famille vous aimiez et que vous n’étiez pas un fardeau pour eux. Vous aviez besoin de retrouver la foi et dieu vous a aidé.
Éric : merci pasteur
Pasteur : bon passons à la cérémonie avant qu’il fasse complètement nuit. Vous avez des alliances ?
Éric : oui
Tami étonné : mais ? Quand as-tu eu le temps de les acheter ?
Éric lui jeta un regard malicieux tout en restant muer. Le pasteur énuméra quelques passages de la bible puis vient la formulation du consentement des époux avec l’échange des alliances.
Pasteur : Éric vous pouvez embrasser la mariée.
Éric tenait toujours la main de la « jeune » mariée, la fit s’assoir sur ses jambes et l’embrassa tendrement.
Apres la cérémonie, Éric avait prévu t’emmenait Tami à l’hôtel. Il avait réservé à l’occasion une très belle suite pour deux nuits, avec un repas copieux livré dans la chambre.
Tami : tu as bien caché ton jeu mon amour. Dit moi quand as-tu eu le temps de préparer cette surprise ?
Éric : ben disons que je l’avais déjà préparé avant de te rejoindre, j’avais plus qu’à confirmer. Et pour les alliances je les ai achetés il y a quelques mois, je voulais te l’offrir à l’occasion de notre 25eme anniversaire de mariage. Ça te plaît ?
Tami : c’est merveilleux chéri. Je t’aime énormément.
Éric : je suis content et je te promets que je vais lever le pied sur ma carrière pour qu’on puisse se retrouver plus souvent comme ça. Aujourd’hui, je suis en paix avec moi-même et je veux profiter de la vie au maximum.
Tami : je suis heureuse de te l’entendre dire. Tu comptes reprendre le football alors ?
Éric : disons que, pour le moment, je vais juste assister aux matchs et aux entraînements en tant que simple spectateur. Ma priorité est de poursuivre ma rééducation afin de reprendre des forces et des muscles pour être complètement autonome avec mon fauteuil. À la rentrée prochaine, je vais être coach assistant avec Riggins. J’ai aussi demandé à Buddy qu’il me fasse des devis pour une voiture adapter à moi, j’attends sa réponse d’ici peu.
Tami avait la larme à l’œil : je suis très fière de toi mon amour.
Erice ému : merci. Quant à toi, je veux que tu reprennes ton travail en rentrant, je peux très bien me débrouiller seul à la maison. Tu veux bien ?
Tami : oui Éric je veux bien mais j’aménagerai quand même mes horaires, moi aussi je veux lever le pied sur ma carrière. J’ai une question à te poser sur ce que tu as dit au pasteur tout à l’heure.
Éric : je t’écoute.
Tami : tu voulais vraiment partir ?
Éric : par amour pour vous oui. Pour moi, ma vie me combler déjà de bonheur et de fierté. Je voulais partir pour t’offrir une seconde vie avec un homme qui saura te combler à nouveau. Je ne voulais plus être le boulet que tu traînes sans cesse derrière toi.
Tami : sache que si tu pars avant moi, jamais je me remariai ou même revivre une histoire d’amour. Je ne pourrai jamais.
Éric : moi non plus je ne pourrai pas me remarier avec une autre femme.
La nuit qui s’annonçait sera très courte pour nos deux « jeunes mariés » ; entre discussions sans fin, les petits câlins coquins et les baiser fougueux sous la couette. On peut dire qu’ils profitaient bien de leur seconde lune de miel.
Ils resteraient deux jours à Houston avant de reprendre le chemin pour Dillon.
chapitre 23
Quelques jours ont passé, depuis leurs retours à Dillon.
Grace et Julie avaient pardonné à leur mère de les avoir laissés sans nouvelles mais aujourd’hui elles comprenaient sa réaction. Tami ne c’était jamais aperçu que sa plus jeune fille avait changé depuis l’accident. Grace avait grandi en maturité. Malgré son âge, elle n’était plus une pré-ado capricieuse et conflictuelle mais une adolescente posée, intelligente et volontaire. Tami en était très fière.
Ce vendredi c’était jour de match à Dillon et Éric voulait y assister. Il était prêt à faire face à tous ses gens qui l’avaient acclamé autrefois, qu’ils l’avaient aidé financièrement. Ce vendredi, il voulait les remercier publiquement pour leurs soutiens. Les Taylor en étaient heureux de cette décision tant attendue et bien sûr ils seront tous là, avec lui, pour assister au match.
Le jour précédant vendredi, Éric et son père sont allés chez Buddy. Ce dernier les avait appelés concernant le devis pour la voiture d’Éric. Buddy avait trouvé la voiture qu’il lui fallait et l’avait négocié pour lui auprès d’un ancien partenaire de l’époque. Quand Éric vit la voiture, il ressenti des sentiments très partagés, d’un côté il serait entièrement autonome mais d’un autre coté il appréhendait de se retrouver derrière un volant à nouveau, pourtant, il prit sur lui et l’essaya. Éric au volant, Buddy sur le siège passager pour pouvoir le familiariser avec les différentes commandes, et son père installé à l’arrière regardant son fils à l’œuvre. Éric fessait tout son possible pour rester concentrer sur la conduite mais des flashs de son accident lui revenaient sans cesse. À un moment, il dut s’arrêter sur un parking pour reprendre ses esprits.
Père inquiet: ça va fils ? Tu es pale et transpirant. T’es malade ?
Éric tentant de calmer sa respiration : non c’est juste que s’est la première fois que je me retrouve derrière un volant depuis mon accident et que j’aie des souvenirs qui remontent à la surface.
Père : tu veux que je prenne le volant pour rentrer ?
Éric : non je peux y arriver ! Il faut juste que je reprenne mes esprits et que je calme mon angoisse avant de repartir. Ça ira ne vous inquiéter pas.
Père : prend ton temps fils, on n’est pas pressé nous. N’est-ce pas Buddy ?
Buddy : prend le temps qu’il te faut Éric. En tout cas tu t’en sors très bien jusqu'à maintenant.
Au final, Éric acheta la voiture à un prix défiant toute concurrence. Buddy appela son ancien partenaire pour lui annonçait la nouvelle et négociait le délai de livraison. Éric aura sa voiture dans 4 jours maximum. En rentrant à la maison, Éric annonça la bonne nouvelle à Tami et les filles. Malgré sa petite victoire, il demeura silencieux pendant le dîner et aussi le soir dans la chambre conjugale.
Tami : tu es bien silencieux ce soir chéri. Tu es anxieux pour demain ?
Éric : demain ?
Tami : tu n’as pas oublié le match des Lion’s demain ?
Éric : ah oui ! Non je ne suis pas anxieux par rapport à ça.
Tami : ben alors qu’est ce qui ne va pas ? Dit moi !
Éric : c’est la première fois que je conduisais une voiture depuis mon accident et des souvenirs sont remontés à la surface. J’ai fait une crise d’angoisse en conduisant
Tami : je pense que c’est tout à fait une réaction normale.
Éric : oui sûrement mais si ça se reproduit à chaque fois que je me retrouve derrière ce putain de volant je fais quoi ?
Tami : Dit moi, pourquoi as-tu acheté la voiture si tu doutes de toi ? Répond moi franchement
Éric : parce que j’ai besoin d’être autonome.
Tami : donc tu vas tout faire pour y parvenir.
Éric : oui
Tami : très bien maintenant tu va prendre sur toi pour ne pas subir mais affronter des angoisses. Compris ?
Éric : oui
Tami : bon je préfère ça. Sinon tu as préparé quelque chose pour demain ?
Éric : tu crois que je devrais ?
Tami : à toi de voir mais il faut que tu sois sûr de ton plan de carrière. Tu comptes leur dire quoi à ce sujet ?
Éric : je leur dirai la même chose que j’ai dite à Buddy et à toi. Je vais assister aux entraînements pour le moment et aider Riggins en cas de besoin mais c’est tout. Crois-moi, je n’ai aucune envie de reprendre les rênes de l’équipe avant septembre. Fais-moi confiance d’accord ?
Tami : je te fais confiance Éric et si tu es sûr de toi alors moi ça me va.
Éric : ne te fait pas de souci chéri. Comme tu l’as dit toi-même, il faut que j’affronte mes angoisses et c’est exactement ce que je vais faire demain en me montrant devant tout le monde.
Tami : ça ne t’inquiète pas un peu ? Moi j’angoisse. Je ne peux pas m’empêcher de repenser à toutes ses mauvaises langues après mon discours au bal d’ouverture de la saison.
Éric : tu sais les gens parleront toujours, il ne faut pas les écouter. Tu me rappelles la mère de Jason lors de sa cérémonie d’hommage. Elle ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter pour son fils mais tu vois tous ses biens passés. Je sais que je dois le faire et aujourd’hui grâce à toi je me sens prêt à le faire et je veux que tu sois avec moi, sur ce terrain pour le faire. Tu veux bien chérie ?
Tami : Si c’est important pour toi alors je serai là pour te soutenir.
Éric la prit dans ses bras et la remercia dans le creux de son oreille avant de l’embrasser.
Vendredi soir.
La famille Taylor n’attendait plus qu’Éric pour partir au match. Ça fessait bien 1/2H qu’Éric était enfermé dans sa chambre mais personne n’osa le déranger. L’esprit d’Éric à ce moment était rongé de doute et d’appréhension, pourtant il avait dit tout le contraire a sa femme hier mais plus l’heure approchait plus il doutait. Pour l’occasion, il avait enfilé son tee-shirt noir de coach. Ça faisait un petit moment qu’il était planté devant le miroir à regarder son reflet. Ça lui faisait bizarre de porter de nouveau sa tenue de coach et surtout assis dans un fauteuil roulant. Il n’avait jamais remarqué à quel point son reflet avait changé depuis l’accident, il avait beaucoup maigri et perdu une bonne partie de sa masse musculaire. Est-ce qu’il avait toujours cette autorité naturelle malgré un physique fragilisé comme le sien ? Dans peu de temps il sera fixé sur son avenir professionnel. En effet, tout dépendait de la réaction des gens, des joueurs de son ressenti face aux footballs. Éric se décida enfin à sortir de la chambre pour rejoindre sa famille. Quelle surprise pour les filles et pour Tami de revoir Éric en tenue. Éric s’en était aperçu mais ne releva pas. D’un regard assuré il demanda à tout le monde s’ils étaient prêts puis sortis en premier de la maison.
À l’arriver au stade, Julie, Matt, Grace et les parents s’installaient dans les gradins. Les gens à côté d’eux été tout sourire et demandaient des nouvelles du coach. Personnes ne disaient quoi que ce soit sur sa venue ce soir, c’était une surprise.
Buddy était au milieu du terrain annonçant la bienvenue à tous et invita les Lion’s sur le terrain. Le coach Taylor était le premier à pénétrer sur le terrain suivi par sa femme et des Lion’s, anciens et nouveaux joueurs. La foule, prit par surprise, resta silencieuse quelques secondes avant d’acclamer durant plusieurs minutes leur coach victorieux. Éric, ému, prit la main de Tami pour ce donné du courage et pour ne pas fondre en larme devant une telle acclamation.
Buddy s’adressant à Éric : nous sommes tous très heureux de te revoir ici, sur ton terrain. On te prouve ce soir que tu fais partie de cette communauté et qu’on te soutient. Personne n’a oublié ce que tu as fait pour Dillon Est, tu as su faire renaitre une équipe oublier depuis longtemps, tu as monté cette équipe, tu l’as fait progresser, tu l’a rendu respectable et surtout tu l’as rendu meilleur que nos Panthers. Devant toute la communauté de Dillon Est, je t’annonce officiellement qu’à la rentrée prochaine, le poste de coach principal des Lion’s sera pour toi, je te donne ton contrat que tu n’auras plus qu’a signé.
Éric prit le contrat que Buddy lui tendit, et prit la parole : « Tout d’abord je tiens à tous vous remercier pour votre soutien et vos dons de générosité. Sans vous je n’aurai probablement pas pu suivre une rééducation de qualité. Je n’aurai pas pu m’offrir un magnifique fauteuil comme celui-ci, alors aujourd’hui je vous en suis très reconnaissant. Je sais que certains d’entre vous ont des doutes sur mes capacités a coaché. Moi aussi j’ai eu des doutes. En vérité, depuis mon accident j’ai eu des doutes sur tout. J’ai perdu mon job, je me suis éloigné des personnes qui me sont chères, j’ai souvent baissé les bras, je ne voulais pas sortir de chez moi. J’étais persuadé que le monde entier avait pitié de moi, mais, j’ai compris il y a peu de temps que c’était moi qui avais pitié de moi-même. Je voudrais revenir sur les événements récents qui m’ont conduit aux urgences dans un état pitoyable. Je sais que je vous ai déçu, que pour vous le grand coach Taylor ne peut pas tomber aussi bas. J’ai eu un moment de faiblesse je le reconnais, ce que j’ai traversé ses derniers mois je ne le souhaite à personne mais vous devez comprendre que quoi qu’on fasse la réalité nous rattrape a un moment ou un autre. Cette réalité m’a rattrapé ce jour-là et j’ai évacué toute la colère que j’avais en moi depuis mon accident. Je ne me cherche pas d’excuse mais juste à regagner votre confiance et votre respect en étant honnête avec vous. Aujourd’hui, je suis prêt à démarrer une nouvelle vie et de m’investir au sein de l’équipe dès que possible. Bon match a tous. » Éric et Tami regagnèrent l’entrée du terrain sous les applaudissements puis le match débuta.
Tami : tu as fait un bon discours coach, et tu m’as ému, sincèrement. Tu as parlé avec ton cœur et ce que tout le monde attendait.
Éric : je voulais regagner leur confiance en étant franc comme l’aurait fait le coach Taylor.
Tami : et tu as réussi mon amour. Les applaudissements que tu as reçus après ton discours en sont la preuve.
Buddy arriva: je suis d’accord avec Tami, tu as fait un très bon discours et je peux parier qu’on va en entendre parler longtemps. Félicitation Éric ! (il lui serra la main).
Éric : merci Buddy. Tu me diras ce qu’on n'en n’a pensé à ta réunion des supporters.
Buddy rigola : tu t’intéresses à ça maintenant ?
Éric : je suis simplement curieux et j’ai besoin que ça marche pour moi.
Buddy : le contrat que je t’ai donné tu crois que je l’ai décidé tout seul ? Ne te fait pas de soucis et apprécie le match qui se joue.
Éric : ok Buddy je vais faire ça.
Tami : a plus Buddy
À l’issue du match, les Lion’s étaient vainqueurs. Éric alla les retrouver au vestiaire pour les félicités de leur très bon match. Pendant ce temps, les gens ne cessaient d’aborder les Taylor pour féliciter le coach pour son discours émouvant, qu’ils étaient heureux de le revoir a Dillon Est. Quand Éric sorti du vestiaire, il y avait encore beaucoup de supporters dans la tribune. Chacun voulait voir le voir pour lui serrer la main et lui exprimer toute leur gratitude et leur respect.
En rentrant à la maison, Éric était d’humeur joyeuse, prêt à profiter de leur dernière soirée ensemble. Ses parents repartiront demain après-midi, ils avaient jugé qu’il était temps de laisser leur fils retrouver sa vie de famille. Quand à Julie et Matt ils devront repartir dimanche pour Chicago. Ses parents avaient pris conscience à quel point leur fils était apprécié ici et ils étaient confiants concernant son avenir ici. Son discours leur prouvait qu’il était décidé à reprendre sa vie en main. Ils partaient donc rassurer à ce sujet. Matt avait eu l’impression de revivre les discours d’avant match du coach, d’ailleurs il en n’avait fait part à Julie et Grace.
Julie : alors papa, tu vas signer le contrat que Buddy t’a donné ?
Éric : je crois que oui. Ce soir j’ai redécouvert des sensations que j’avais oubliées, Et ce contrat signifie beaucoup pour moi et pour mon avenir. Je veux prouver à tous ceux qui doutent de moi, qu’on peut être coach sportif en fauteuil roulant. Je veux me donner une chance de réussir.
Papa : tu vas réussir fils. Ce que tu as fait ce soir prouve à tout le monde ta détermination et ton courage et pour cela on n’a juste envie de te suivre et de te faire confiance.
Éric : merci papa.
Tami : moi aussi je crois en mon merveilleux mari.
La fin de soirée se passa dans la joie et la rigolade pour tous. Heureux du bonheur retrouve.
chapitre 24
Aujourd’hui Tami devait reprendre son travail de conseillère d’orientation au lycée de Dillon Est. Quant à Éric, il devait aller chercher sa nouvelle voiture chez Buddy ce matin.
Tami s’adressant à son mari : tu es sûr que tu ne veux pas que je t’emmène chez Buddy ?
Éric : oui je suis sûr. J’ai besoin d’exercice, ça me fera du bien d’y aller par moi-même.
Tami : oui mais c’est loin quand même.
Éric sourit: juste un bon kilomètre. Ne t’en fait pas, ça va aller. Va travailler l’esprit tranquille.
Tami : oui mais pour revenir ça ira ? Et si tu fais encore une crise d’angoisse et que….
Éric : Buddy sera avec moi, on doit aller à la réunion des supporters ensuite. Apparemment ils veulent me voir.
Tami étonné: pourquoi tu ne m’en as pas parlé avant ?
Éric : disons que je viens juste de le savoir mais je ne sais pas la raison de l’entretien.
Tami : je suis sûr que c’est au sujet de ton contrat, je suis tellement contente pour toi. Tu arriveras à te débrouiller pour le reste de la journée ? Si tu veux je peux revenir ce midi pour te préparer a mangé.
Éric : Tami j’apprécie ton offre mais il va falloir que j’apprenne à me débrouiller seul. Ça ira ne t’inquiète pas. Dépêche-toi d’aller au travail ou sinon notre fille arrivera en retard à l’école et toi aussi d’ailleurs.
Tami : tu as raison chéri. Je t’appellerai pendant ma pause déjeuner. Grace ! Tu es prête ? On n’y va.
Éric : je ne suis pas sûr d’être rentré. Tu sais ces réunions on ne sait jamais quand cela fini. Je te dis à ce soir chérie.
Tami et Éric s’embrassèrent, ne remarquant pas leur fille.
Grace : bon vous avez fini ? Maman on n’y va. À ce soir papa, j’ai hâte de voir ta nouvelle voiture.
Éric : peut-être qu’on fera un tour avec, tous les trois ce soir.
Grace embrassa son père : chouette ! À ce soir papa. Je t’aime
Éric : allez filer toutes les deux. Je vous aime.
Tami fini par partir laissant son mari livré à lui-même pour la première fois depuis l’accident. Elle n’était pas trop tranquille mais bon, Éric avait raison, il fallait aller de l’avant maintenant.
Apres avoir déposé Grace au collège, Tami se rendit a son travail. Une pile de dossier en retard l’attendait déjà sur son bureau.
On frappa à la porte
Principal Burnwell: ça va comme vous voulez Tami ?
Tami : oui merci. Je vais bosser dure pour rattraper mon retard, ne vous en faites pas.
Principal Burnwell : oh ça ! Non, ne vous tracassez pas pour ça, je vous fais confiance Tami.
Tami : c’est gentil. Je sais que je ne vous ai pas facilité la tâche avec mes absences répétées. Merci de ne pas m’avoir viré.
Principal Burnwell : je vous apprécie beaucoup et vous faites du très bon boulot. Et entre nous je me vois mal vous virer après ce que votre famille traverse. Je comprends parfaitement que vous aviez besoin d’être avec votre mari. D’ailleurs c’est à ce propos que je venais vous voir.
Tami : à propos d’Éric ?
Principal Burnwell: son discours de vendredi était très émouvant mais…
Tami : mais quoi ?
Principal Burnwell : je vais être franc avec vous, je suis contre le faîte qu’Éric reprenne sa place d’entraîneur. Je l’apprécie énormément et je lui tire mon chapeau d’avoir remonté la pente mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée pour lui, que pour mon établissement.
Tami : vous voulez bien préciser un peu au lieu de tourner autour du pot.
Principal Burnwell : je suis inquiet sur sa capacité psychologique à entraîner une équipe de jeune souvent dévalorisé et violent. Les jeunes risquent de lui manquer de respect ou pire en le voyant. Il ne dégage plus cette forme de respect et de droiture qu’il avait avec ses footballeurs. Et surtout mon établissement sera surveillé par d’innombrables journalistes sportifs curieux et je n’y tiens pas trop au cas où ça tourne mal. Vous me comprenez j’espère Tami ?
Tami : Je ne pensais pas que vous faisiez partit des gens qui pensait qu’Éric était fini. D’ailleurs, vous ne l’aviez jamais soutenu quand il essayait tant bien que mal, à monter cette équipe. Je suis vraiment déçu par votre comportement !
Principal Burnwell: Tami, je voulais seulement vous donner mon point de vue sur la situation mais je n’empêcherai pas Éric de venir entraîner dans mon établissement si c’est ça qui vous inquiète. Mais sachez que je me décharge de toute responsabilité si ça tourne mal.
Tami : Vous oubliez un peu vite ce qu’Éric a fait pour votre établissement. Il vous a ramené deux victoires de championnat d’Etat. Cela à contribuer fortement à la réputation de votre lycée. Et maintenant vous lui tournez le dos !
Principal Burnwell : je n’oublie pas mais….
Tami en colère : mais quoi ? Éric est seulement paraplégique ! Ça n’a pas affecté ses capacités morales, ni son caractère, ni ses capacités d’observation. Éric est toujours le même homme sauf qu’il n’est plus capable de marcher à cause d’un chauffard qui voulait le tuer uniquement par jalousie. J’ai cru le perdre plusieurs fois au court de ses derniers mois. Aujourd’hui, Éric va mieux psychologiquement et il veut reprendre le football et sa carrière d’entraîneur.
Principal Burnwell : je suis sincèrement désolé Tami. Je ne voulais pas vous mettre en colère. Je pense avant tous à Éric. Les jeunes de Dillon Est peuvent parfois être cruels vers les gens comme lui.
Tami au bord des larmes: Désolé ?! Vous croyez que j’allais réagir comment ? Vous vous cachez derrière la réaction des jeunes mais au fond vous avez peur pour votre réputation et vos titres de championnats sinon vous auriez reconnu publiquement que vous refusiez le contrat de mon mari.
Principal Burnwell : c’est faux Tami, je m’en fous des titres.
Tami : avouez que ces titres vous arrangent bien financièrement. Accordez-lui sa chance !
Principal Burnwell : Très bien Tami, je lui laisse sa chance. Je lui dois bien ça mais je ne veux aucun débordement journalistique.
Tami : j’y veillerai maintenant si vous voulez bien me laisser, j’ai du travail qui m’attend.
Principal Burnwell : très bien Tami. J’espère que cette conversation n’entachera pas nos relations professionnelles ?
Tami : Nos relations resteront uniquement professionnelles. Bonne journée.
Tami était très peiné mais loin d’être étonné par cette conversation. La venue du coach Taylor dans son petit lycée tranquille avait bousculé son quotidien, alors en plus, avoir le seul coach sportif paraplégique ne l’enchantait guère. Elle se rendit compte que le calvaire n’était pas encore fini, qu’Éric devait encore se battre pour ce faire de nouveau une place dans le monde du football. Elle espérait que cette réunion prévue par les supporters ce passe pour le mieux et qu’ils respectent leurs engagements envers son mari.
Au même moment, Éric se prépara pour son petit périple à travers Dillon Est. Buddy lui avait donné rendez-vous devant son bar vers 10H. Il prit avec lui une bouteille d’eau, son portefeuille et enfila ses gants pour plus d’adhérence avec l’acier de ses roues de fauteuil, puis il sorti de la maison. Dans la rue, il croisa beaucoup de monde le félicitant pour son discours et son retour à Dillon. Il croisa aussi les frères Riggins.
Tim : bonjour coach, comment allez-vous ?
Éric : salut Tim, comme tu vois ça va mieux pour moi. J’ai rendez-vous avec Buddy là, mais je serai ravi que vous veniez à la maison prochainement.
Billy : bien sûr coach, avec plaisir. Vous comptez venir à mes entraînements à ce qu’on m’a dit ?
Éric : c’est juste en qualité de spectateur Billy.
Billy : j’en serai honorée coach et si en plus vous pouviez me conseiller j’en serai ravi. J’avoue que plus les Play-off approchent plus je doute de moi.
Éric : Tu sauras qu’un bon coach a toujours des doutes. Ce n’est pas pour rien que je t'ai confié ce poste. Je n’ai pas eu l’occasion de suivre ton début de saison mais si ta besoin de mon point de vue alors je te le donnerai.
Billy en serra la main d’Éric : merci coach. J’espère pouvoir faire partie de votre équipe en septembre.
Éric étonné : pourquoi ?
Billy : puisque vous reprenez votre place de coach principal moi je serai sûrement mit de côté.
Éric : sache que j’ai convenu un partenariat avec Buddy pour être ton assistant dans un premier temps et sache aussi que vu tes capacités je te veux dans mon équipe. Je t’en fais la promesse Billy.
Billy : ça me touche beaucoup mais comme toujours c’est le club des supporters qui décide et je doute qu’ils seront d’accord.
Éric : justement je vais clarifier certaines choses avec eux toute à l’heure. Bon, je dois filer à mon rendez-vous. On se voit dans la semaine Billy. Tim heureux de t’avoir revu.
Billy/Tim: à bientôt coach.
Un quart d’heure plus tard, Éric arriva devant le bar, sa voiture était garée juste devant la vitrine. Alors qu’il la regardait, Buddy et son ami vendeur sorti du bar.
Buddy : alors comment tu l’as trouvé ?
Éric : magnifique !
Vendeur : la peinture est neuve et toutes les révisions sont ok.
Éric : je vois ça mais ce n’était pas vraiment la peine de refaire la peindre, j’ai peur de ne pas pouvoir payer plus que le prix convenu.
Vendeur : ne vous en faites pas, c’est cadeau.
Éric : j’insiste pour payer toutes vos heures passées sur ma voiture.
Vendeur : inutile d’insister avec moi. Un prix convenu et un prix convenu, je ne suis pas du genre à revenir sur mes paroles surtout pour l’ami d’un ami.
Éric céda et lui tendit le chèque.
Vendeur : ravi d’avoir fait affaire avec vous. La voiture est à vous. Je file, j’ai un autre client à voir. Au plaisir.
Éric : au revoir monsieur et merci.
Buddy : salut mon ami à bientôt.
Buddy s’adressant à Éric : je te paye un coup Éric ?
Éric : pourquoi le club des supporters veut me voir ?
Buddy : ils veulent juste discuter avec toi à propos du contrat.
Éric : eh ben ils sont rapides. Mon contrat commence que fin aout alors dit moi ce qu’ils ont en tête ?
Buddy gêne : ben disons qu’ils comptent sur toi pour remplacer Riggins avant les play-offs. Crois-moi j’ai essayé de les dissuader mais depuis que le petit nouveau est arrivé au commande du club je ne suis plus le décisionnaire principal.
Éric : qui est-ce ? Je le connais ?
Buddy : non c’est un nouvel habitant à Dillon. Il était pro mais suite à une blessure au genou son club lui a retiré sa licence. Il s’appelle Kyle williams.
Éric : Pourquoi il siège au club des Lion’s et surtout en tant que décisionnaire ?
Buddy : il a dit qu’il avait suivi les Lion’s à l’époque de leur gloire et qu’il voulait de nouveau les soutenir. Il est devenu décisionnaire parce qu’il a beaucoup contribué à l’équipe depuis mon laisser-aller avec les Lion’s. Je n’ai pas été trop présent au début de la saison.
Éric inquiet: qu’est ce qui s’est passé Buddy ?
Buddy : je te l’ai dit, ton accident m’a fait changer et je me suis volontairement éloigné du football pour faire un point sur ma vie. Puis, je me suis rappelé de la promesse que je t’avais faite avant ton départ pour le centre de rééducation et j’ai tout fait pour l’honorer. Tu m’as beaucoup aidé dans ma vie et maintenant tu avais besoin de moi alors je suis revenu au club mais on m’avait déjà remplacé par ce Kyle. Mais ne t’inquiète pas, j’ai toujours mon mot à dire et j’ai pu les convaincre de te faire revenir et la plupart des travaux du stade sont de ma poche.
Éric resta sans voix un moment avant de pouvoir le remercier. Buddy était un homme bon et il était heureux de le compter parmi ses plus fidèles amis.
Buddy : encore une chose Éric, fait attention à Kyle. Je ne sais pas, ce type me rend nerveux. Il a fait beaucoup de choses pour l’équipe mais toi, tu es un sujet sensible avec lui. Je ne sais pas pourquoi il n’a pas l’air de t’apprécier beaucoup. Tu es sûr de ne pas le connaître?
Éric : je te jure que non Buddy, son nom ne me dit absolument rien. Pourquoi il a accepté ton offre s’il ne m’apprécie pas. Pourquoi il veut me voir ?
Buddy : je ne sais pas Éric.
Éric : bon ben on va être fixé. Tu m’emmènes à la réunion ? Je reviendrai chercher ma voiture après ça.
Buddy : d’accord Éric. En tout cas, sache que beaucoup de personne t’apprécie et réclame ton retour alors ne laisse pas Kyle t’intimider ?
Éric : tu m’as déjà vu être intimidé pas quelqu’un ? Rassure-toi, aujourd’hui je vais mieux psychologiquement et je ne laisserai personne me dire ce que j’ai à faire.
chapitre 25
À la réunion.
La réunion avait lieu dans la maison du nouveau membre du conseil. Kyle était là, sur le palier de sa porte, à les attendre. Il les salua brièvement avant de les inviter à rentrer. Le premier échange de regard entre les deux hommes fut vraiment glacial. Kyle avait un regard remplit de mépris à son égard ce qui le rendit mal à l’aise et méfiant. Le pire, c’était que son visage ne lui était pas inconnu mais impossible de s’en rappeler d’avantage. Éric comprenait maintenant pourquoi Buddy l’avait mise en garde. Il n’avait aucune confiance en ce Kyle. L’avenir lui donnera-t-il raison ?
À l’intérieur, dans la salle à manger, tous les membres du club des supporters étaient assis autour de la table.
Éric : bonjour messieurs. Alors, vous vouliez me voir, me voici.
Kyle : je vois que vous allez droit au but coach Taylor.
Éric : je ne tiens pas à m’éterniser ici, j’ai des choses à faire.
Kyle d’un ton méprisant : comme quoi par exemple ?
Éric froid: si vous m’avez fait venir au sujet de mon emploi du temps, je repars immédiatement.
Kyle : ne vous énervez pas coach Taylor, on va y venir. Je vous en prie, joignez-vous à nous et on va discuter tranquillement.
Éric s’installa donc autour de la table, Buddy fit de même. Le petit comité salua Éric d’un signe de tête chaleureux.
Kyle : bon commençons. Je suis Kyle Williams, le président du club des supporters des Lion’s depuis le début de la saison. J’étais un jeune joueur professionnel jusqu’au jour où une blessure au genou me soit fatale. J’ai vécu peu de temps ici à Dillon, c’était à l’époque glorieuse des Lion’s et après ma blessure j’ai décidé de revenir dans cette petite ville forte sympathique. Voilà comme ça, vous me connaissez un peu mieux, coach Taylor.
Éric curieux: dans quelle équipe vous jouiez ?
Kyle : la plus part de ma carrière étaient en Floride. J’ai été repère là-bas.
Éric : je connais l’équipe universitaire de Floride. Il y a quelques années j’ai eu une offre de leur part que j’ai déclinée.
Kyle : et pour quelle raison ? Une opportunité comme celle-ci dans la carrière d’un coach ne se représente pas deux fois.
Éric agacé: vous m’avez fait venir pour m’interroger sur mon curriculum vitae ou pour discuter de mon contrat ?
Kyle : je désirai simplement en apprendre d’avantage sur vous coach Taylor. Je connais votre palmarès, Impressionnant, je vous félicite. Je comprends pourquoi cette équipe veut absolument vous faire revenir en tant que coach principal, malgré votre trahison envers eux.
Éric : de quoi vous parlez ?
Kyle : je parle de votre demande de mutation à Chicago. Vous ne leur avez pas dit que c’était vous qui aviez pris contact avec eux.
Éric abasourdi : d’où tenez-vous ses informations ?
Kyle sourit : je connais beaucoup de chose sur vous coach Taylor.
Éric haussant le ton : mais vous êtes qui ?
Kyle toujours un ton calme et méprisant : je savais que vous, vous ne vous souviendriez pas de moi. En tant que coach on ne se souvient jamais des joueurs recalés. Vous disiez à l’époque que j’étais très talentueux mais trop personnel, trop avide de pouvoir et vous m’avez viré de votre équipe d’Austin.
Éric : je me rappelle de toi maintenant. Je savais que ton visage ne m’était pas inconnu. Je vois que tu as pu faire carrière malgré tous.
Kyle : oui, en Floride j’ai rencontré un coach qui a bien voulu m’aider à devenir un pro égal à mes ambitions.
Éric : content pour toi. Et pourquoi es-tu revenu ici ? Pour m’empêcher de reprendre mes activités ?
Kyle : j’étais simplement curieux et content de voir le grand coach Taylor au fond du trou. Cependant, je vais vous donner une chance de reprendre votre job mais pas avant d’avoir entendu vos explications.
Éric : je n’ai pas de compte à vous rendre sur mes choix personnel.
Supporter : on contrarie on n’a le droit de savoir la vérité coach. Pourquoi nous avoir mentir au sujet de Chicago ?
Éric : je ne vous ai pas menti ! C’est vrai que j’ai pris contact avec l’université de Chicago mais c’était il y a 3 ans. Quand il était question de supprimer une des deux équipes de Dillon. Avec ma femme ont n’a anticipé et commencé à chercher du travail ailleurs. Quand la question était réglée, je n’ai pas donné suite et nous sommes restés. En juillet dernier, Chicago m’a contacté pour un poste et j’ai donné suite cette fois-ci pour nous rapprocher de ma fille aînée qui vit aujourd’hui à Chicago comme vous le savez. J’avais donné 5 ans de ma vie au Lion’s de Dillon Est. J’aimais cette équipe mais l’envie de réunir ma famille était plus forte.
Supporter : je comprends vos motivations mais ça signifie qu’une fois votre carrière et votre notoriété retrouver vous nous quitterez de nouveau. On n’est quoi pour vous ?
Éric : écoutez-moi, tous, quand j’étais à l’hôpital je n’envisageai même pas de reprendre une carrière de coach. Certains d’entre vous sont venus me proposer leur soutien et leur offre de revenir au sien de l’équipe. J’ai voulu revenir parce que je considérai l’équipe des Lion’s comme mes propres fils. La communauté de Dillon Est me respectait en tant qu’homme, et pas en tant que coach qui doit à tout prix ramener une victoire de championnat. J’avais une énorme pression chez les Panthers ou je me retrouvais sur un siège éjectable en cas de défaite. Vous devenez comme eux ! Je pensais que vous vouliez me tendre la main. Si vos motivations sont autres, je refuse votre contrat. Je veux juste jouer au football et retrouvais une vie normale alors me parler pas de plan de carrière. Je n’en ai aucun. Je vais rajouter une dernière chose, c’est à cause des Lion’s que j’ai décliné la Floride, j’ai pensé avant tous à mes joueurs au lieu de ma carrière, je voulais ce qu’il y a de meilleur pour mes joueurs et leur offrir un avenir et je pense avoir réussi. Au plaisir messieurs.
Buddy : attend Éric !
Kyle : oui coach Taylor, resté encore un peu. On va discuter, je vous ai dit que je vous laissais une chance de reprendre votre place. Je vais vous expliquer mes conditions.
Éric en colère : je ne marche pas au chantage Williams.
Kyle : Je pense que vous n’avez pas vraiment de choix Taylor. Mes conditions sont assez claires, je veux simplement un partenariat avec vous et être le décisionnaire principal de l’équipe et récolter les honneurs. Vous, vous avez un job sans la notoriété journalistique que cela implique. Je sais que vous avez du mal à supporter les journalistes depuis que vous êtes cloué dans un fauteuil roulant. Réfléchissez Taylor !
Éric : je vois que j’avais raison quand je t'ai viré de mon équipe. Tu veux les honneurs sans combattre. J’en ai assez entendu.
Kyle : vous êtes sûr de votre réponse Taylor?
Éric : je n’ai rien à rajouter. Discuter donc entre vous, moi j’en ai terminé. Au revoir Messieurs.
Éric sorti de la salle, suivi par Buddy.
Buddy : attend Éric, je vais te ramener.
Éric : pas la peine Buddy, je vais rentrer seul
Buddy : et ta voiture ?
Éric : écoute Buddy, tu n’as qu’à me la ramener ce soir. Là j’ai vraiment besoin d’être seul. Retourne à votre réunion.
Buddy : je refuse de les écouter d’avantages après ce qui s’est passé.
Éric : Je veux que tu retournes à cette réunion, ta présence me rassura un peu. J’ai confiance en toi. Tu peux faire ça pour moi ?
Buddy : bon très bien Éric. Je passerai chez toi ce soir.
Éric : merci Buddy.
Pendant le trajet, Éric se posait beaucoup de question. Pourquoi ce jeune prétentieux était de retour ? Quelles était réellement ses motivations ? À vrai dire le faite qu’il lui propose un job lui posait problème, il n’avait aucune confiance. Pourquoi un jeune, qui manifestement ne l’appréciait pas, s’obstinait à lui donner une chance. A sa place, je n’aurai jamais fait une chose pareille. Éric devenait de plus en plus curieux sur son ancien joueur. Il fallait qu’il en sache un peu plus sur lui. En ce qui concernait sa carrière il n’avait pas grand espoir, Kyle avait semé le doute dans leur esprit. Peut-être que c’était l’occasion de se lancer dans un autre projet professionnel. Avec Tami, ils avaient projet, à sa retraite d’entraineur de monter une école pour les jeunes en grandes difficultés et rejetés de la société.
En rentrant chez lui, Éric s’installa sur son ordinateur et fit des recherches sur Kyle Williams. Ce qu’il découvrit le mit dans un tel état qu’il stoppa net ses recherches et partit se défouler dans ses exercices physiques. Il fallait qu’il évacue toute sa colère sur quelque chose d’autre que l’alcool. D’ailleurs c’était comme ça que Tami le trouva 2H plus tard.
Pendant ce temps, à la réunion.
Buddy : bon Éric est parti. Je tiens à vous dire que je suis extrêmement déçu par vous tous, on c’était mis d’accord au sujet de son contrat, Éric Taylor est quelqu’un de confiance et de respectable. Vous le connaissez bien. Il a beaucoup donné pour cette communauté et maintenant vous osez remettre en question sa sincérité.
Supporter : comprend nous Buddy ! Le coach voulait partir rejoindre sa fille alors pourquoi il veut ce poste ici à Dillon Est ? Il se sert de nous pour relancer sa carrière mais nous nous avons déjà un bon coach alors pourquoi on lui donnerait ce qu’il veut ? Parce qu’il est handicapé ? Tu es devenu trop sensible depuis que tu lui as sauvé la vie.
Buddy : je ne souhaite à personne d’être témoin d’un accident et de voir son meilleur ami se battre pour sa vie. Je veux qu’Éric ai une chance de reprendre une carrière. Je veux l’aider comme il m’a aidé dans le passé. Éric veut simplement reprendre une vie professionnelle, il ne veut pas remplacer Riggins, il voulait juste un partenariat avec lui pour pouvoir continuer à coacher.
Supporter : et ensuite ? Il quittera Dillon pour se rapprocher de sa fille. C’est toujours dans ses projets.
Buddy : et il en a le droit. Je vous demande juste d’accepter qu’il coach au côté de Riggins. Il a besoin d’un coup de pouce et de connaître ses nouvelles limites. C’est tous ce qu’il demande.
Supporter : on va y réfléchir Buddy. Kyle, pourquoi ne pas nous avoir dit que vous aviez un passif avec le coach Taylor ?
Kyle : c’est simple, si je vous en avais parlé vous ne m’auriez jamais accepté au sein de votre communauté.
Buddy : et qu’est-ce que vous lui voulez, à part profiter de sa faiblesse pour votre propre compte ?
Kyle : Je veux qu’il sache ce qu’on ressent quand on n’est rejeté des autres et qu’on doit son salut à un homme. Taylor est un homme rempli de fierté pour lui-même, mais depuis qu’il est cloué dans son fauteuil il a honte. Et aussi une petite vengeance personnelle parce que mon ami est mort à cause de lui.
Buddy : qui ?
Kyle : Le coach McGregor m’a pris sous son aile en Floride, c‘est lui qui a lancé ma carrière. On s’est rapproché et surtout on n’avait un ennemi commun. Lui non plus ne le portait pas dans son cœur. Taylor a toujours été préféré à lui, que ce soit en tant que joueur quaterback ou en tant qu’entraîneur. Tous les deux ont demandé leur mutation pour entraîner la légendaire équipe des Panthers mais c’est Éric qui l’a eu. Mon ami a préféré quitter le Texas pour entraîner en Floride mais quand il a appris la mutation de Taylor à la TMU, il n’a pas hésité à prendre sa place sans savoir que Taylor reviendrai 9 mois plus tard. Depuis ce jour, il n’avait jamais eu de contrat de coach chef et un jour, mon ami à décider de mettre fin au règne Taylor et il en n’est mort.
Buddy : Éric n’est pas responsable du renvoi du coach McGregor. C’est moi qui l’ai fait parce qu’il mettait en danger la vie de nos joueurs.
Kyle : si Taylor ne voulait ne pas revenir à Dillon, vous n’auriez pas fait le nécessaire pour virer mon ami.
Supporter : On refuse d’être complice dans votre différent avec le coach Taylor. Buddy à raison, nous lui devons beaucoup, grâce à lui nous enregistrons beaucoup moins de violence dans notre communauté. Nous devons l’aider à reprendre pied.
Kyle : il vous a tout embobiné avec son discours. Taylor ne pense qu’à sa petite carrière. Vous êtes juste sa bouée de sauvetage. Une fois qu’il aura plus besoin de vous, il vous quittera sans prendre la peine de se retourner.
Supporter : les coach aussi talentueux que lui ne sont pas faits pour rester dans la même équipe toute leur vie. On acceptera sa décision.
Buddy : je crois que notre décision est à l’unanimité. Le coach Éric Taylor reviendra dans l’équipe et vous, vous êtes viré de notre club.
Kyle : c’est ce qu’on verra. Sortez tous de chez moi maintenant ! Vous n’êtes plus les bienvenus.
Buddy : tu n’es plus le bienvenu dans cette ville non plus. Tu ferais mieux de partir avant qu’on appelle les flics pour harcèlement.
Kyle : sortez tous de chez moi sinon c’est moi qui vais appeler les flics.
Buddy : très bien on s’en va mais souviens-toi qu’on t’a à l’œil et si tu tentes de nuire à Éric, je te jure que tu le payeras.
Kyle sourit simplement à cette remarque et sorti de la pièce. Le reste du groupe fit de même et ensemble ils se rendirent chez les Taylor.
Buddy remercier les supporters d’avoir changé d’avis.
chapitre 25 (suite)
Retour chez les Taylor.
Tami et Grace rentraient de leur journée. Tami appela Éric partout dans la maison mais restait introuvable quand soudain elle l’aperçu dans sa salle de sport qu’avait créé son père, au fond de leur jardin. En le voyant, elle senti que quelque chose n’allait pas.
Tami : salut chéri, qu’est-ce que tu fais ?
Éric : ça ne se voit pas, je fais mes exercices.
Tami : je ne parle pas de cela mais plutôt de la façon que tu les fais. Qu’est ce qui s’est passé ?
Éric : rien du tout. J’avais un peu de temps alors j’en profite pour continuer mes exercices. Et ta journée ?
Tami : Éric ! Je le vois bien que tu es en colère sinon tu ne t’acharnerais pas sur tes haltères pendant des heures entières.
Éric : tu m’énerves quand tu as raison. En effet, la réunion c’est mal passé et j’ai bien peur que ma carrière est définitivement finie.
Tami abasourdi : mais je croyais que cette question était réglée. Buddy ta bien remis un contrat officiel ?
Éric : oui mais la question n’est pas là. Disons que le nouveau décisionnaire du club me méprise et il a remonté les autres contre moi, sauf Buddy. Tu me connais, j’ai été franc avec eux, mêmes un peu trop peut-être.
Tami : et tu le connais le décisionnaire ?
Éric : oui, c’était un de mes anciens joueurs à Austin. Je l’ai viré et aujourd’hui il veut me le faire payer en profitant que je sois au plus bas pour me faire chanter. Il veut un partenariat avec moi, enfin partenariat, disons plutôt une marionnette qui ferait le boulot pour que lui récoltent le mérite et les honneurs.
Tami : et qu’as-tu répondu ?
Éric : je l’ai envoyé promener.
Tami : et les autres ?
Éric : les autres ? Ils n’ont plus confiance en moi depuis que ce Williams leur a dit que j’avais fait des demandes pour Chicago, que je me servais d’eux pour reprendre ma carrière et qu’une fois ma notoriété retrouvée je les quitterai sans ménagement. Je leur ai simplement dit la vérité et qu’ils devenaient tous comme les Panthers, à ne penser qu’a la victoire et qu’eux aussi se servaient de moi. Et ce que j’ai eu tort ?
Tami : tu sais chéri, je ne comptais pas t’en parler pour ne pas te faire de la peine mais je me suis disputé avec Bunrwell.
Éric : pourquoi ?
Tami : oh disons qu’il ne désire pas de publicité amenée par un coach paraplégique de renommer.
Éric : quoi ? Il t’a dit ça ?
Tami : oui, je me suis permis de l’envoyer promener également. Pourquoi tu n’essayerais pas de postuler dans un autre club ?
Éric : Tu embaucherais un coach paraplégique pour former les futures quaterback vedette de demain ? Non ! Soyons sérieux un moment, je n’avais que les Lion’s pour prouver que je n’étais pas fini. Finalement ils ont raison, pour moi ils ne sont que ma bouée de sauvetage.
Tami : non, et tu le sais très bien. Je ne t’ai jamais vu aussi proche avec eux qu’avec tes autres équipes, même avec les Panthers. Tu as refusé la Floride pour rester avec eux. Si les Lion’s ne le comprennent pas c’est qu’il ne te mérite pas.
Éric : je pensais que tout rentrerait dans l’ordre une fois rentré à la maison mais je n’enchaîne que des échecs depuis. Je pensais que le nom Taylor voulait encore dire quelque chose et ferait oublier mon handicap. Tu vois Tami, un jour tu es le plus grand coach du Texas et le lendemain tu n’es plus rien.
Tami : Toutes ses mauvaises choses ne seront qu’un lointain souvenir quand tu te retrouveras sur le terrain du Texas Memorial Stadium pour disputer ta cinquième final de championnat d’État.
Éric : Tu te souviens de notre projet d’école pour élèves en difficultés ?
Tami : oui bien sûr. Pourquoi ?
Éric : je me disais que ça serait le moment de se lancer. On pourrait s’installer à Chicago et monter ce projet ensemble.
Tami : Éric, je sais que tu es bouleversé mais ne renonce pas tout de suite à ta carrière.
Éric : je suis fatigué d’essayer de retrouver une vie normale. Peut-être qu’on fond j’ai besoin d’un nouveau départ et loin de Dillon si possible.
Tami : ce que tu as besoin c’est de retrouver une activité pour éviter de déprimer dans notre maison. Va au stade voir Riggins et ton équipe.
Éric : oh c’est prévu, j’ai croisé les frères Riggins en allant chez Buddy et Billy m’a demandé un coup de main. Il veut mon avis sur ses stratégies pour les prochains matchs.
Tami : c’est déjà un début.
Grace arriva paniqué dans le salon, une feuille dans sa main : PAPA ! C’est quoi ça ? C’est qui Kyle Williams ?
Éric avait complètement oublié de fermer les pages internet sur son ex-joueur. Il ne voulait pas que sa famille apprenne que ce William était le petit protégé de son agresseur. Tami prit la feuille des mains de sa fille.
Tami alarmé : pourquoi tu ne m’a rien dit ? Tu te rends compte que ce gamin est en ville et qu’il ta déjà menacé ? Tu attendais quoi pour nous en parler ?
Éric prit en faute : je ne voulais pas vous inquiétez. Je le connais, il a toujours été du genre menaçant mais jamais violent.
Grace : je voudrais comprendre ? Qui est-ce ?
Éric : GRACE ! S’il te plaît va dans ta chambre !
Tami : non Éric, ta fille à le droit de savoir. Chérie, Kyle Williams est un ex-joueur que ton père a viré et il est revenu en ville pour nuire à ton père.
Grace : nuire ?
Éric : écoute ma puce, il veut simplement me faire comprendre que j’ai eu tort de le virer de mon équipe après toutes ces années. Sa relation avec le coach McGregor est une pure coïncidence. Maintenant s’il te plaît va dans ta chambre, il faut que je parle à ta mère.
Grace : ok papa. Je t’aime fort et je ne veux plus te voir dans un lit d’hôpital.
Éric : je t’aime ma puce.
Tami : tu ne crois pas un seul mot de ce que tu viens de prononcer. Je n’ai pas raison ?
Éric : il veut juste nuire à ma réputation. Je pense que ça n’ira pas plus loin si je le laisse faire.
Tami en colère : Te laisser faire ? J’ai mal entendu rassure moi ?
Éric en colère: qu’est-ce que tu veux que je fasse d’autre ? Lui coller mon poing dans sa figure ? Tu m’as bien regardé Tami ? Je n’impressionne plus personne depuis qu’on ma clouer dans ce putain de fauteuil. Tu veux que je te dise quoi ? Que j’ai peur pour ma famille ? Oui j’ai peur pour vous deux parce que je serai incapable de vous défendre s’il s’en prenait à vous physiquement !
Tami haussant le ton: et moi tu crois que je n’ai pas peur pour toi ? Tu crois que j’ai envie de te revoir dans un lit d’hôpital entre la vie et la mort.
Éric sanglota en silence puis de plus en plus fort quand il sentit les bras de sa tendre femme autour de lui. Tami avait les larmes aux yeux de voir son mari dans un tel état. Pourquoi les choses tourner mal à chaque fois qu’Éric reprenait le dessus. Finalement, il avait peut-être raison, un nouveau départ, loin de cette ville maudite serait mieux pour eux. Elle ne supportait plus les gens de Dillon qui donnait de faux espoirs à son mari tellement fragile psychologiquement.
C’est à ce moment là qu’on frappa à la porte mais Éric n’en était pas conscient. Tami ouvrit la porte pour découvrir le club des supporters au grand complet.
Buddy : Éric est là ? On n’a besoin de lui parler.
Tami ne voulait pas les faire rentrer : non il dort et je crois que vous avez fait assez de mal comme ça pour aujourd’hui.
Supporter : nous sommes venus nous excuser pour notre comportement et nous sommes venus lui proposer de coach au côté de Riggins. Nous sommes désolés d’avoir douté de lui et permis à Kyle de l’humilié. On la viré de notre club et menacé de prévenir les flics au cas où il s’approcherait du coach.
Tami : écoutez tous, j’en n’ai plus qu’assez de votre changement d’aptitude avec mon mari. Je ne sais pas ce qui c ‘est vraiment dit lors de cette réunion mais une chose est sûre, vous n’avez même pas essayé de le défendre, vous avez laissé ce Kyle insulter et menacer mon mari.
Supporter : Tami….
Tami : laissez-moi finir ! Je ne vous laisserai plus manipuler mon mari avec votre faux espoir. Je veux que vous nous laissiez tranquille. Si Kyle Williams s’en prend encore une fois à mon mari ou à ma fille je vous jure que je vous en tiendrais tout responsable. Buddy je ne parle pas pour toi, je sais que tu as été le seul à le défendre et tu as toujours été présent pour nous mais les autres je ne vous retiens pas.
Tami : Buddy, je veux que tu me dises ce qui s’est passé ? Éric m’a dit que les supporters doutaient de sa sincérité ? Pourquoi ce revirement de situation ?
Buddy : oui Kyle a voulu le piéger et les Lion’s ont cru tout ce qu’il disait mais Éric a su trouver les mots qu’il faut pour regagner leur confiance. Au départ d’Éric, j’ai obligé Kyle à se mettre à nu et les supporters ont compris qu’il était dangereux et ils l’ont viré.
Tami : Kyle peut s’en prendre à Éric, physiquement ? Répond moi franchement
Buddy : je ne sais pas Tami. Il veut détruire sa réputation et il nous a révélé son affinité avec le coach Mc Gregor.
Tami : Éric est au courant, il a fait des recherches sur lui. C’est comme ça que je l’ai su, il ne voulait pas m’en parler.
Buddy : je ne sais pas ce qu’il compte faire avec Éric mais je suis inquiet tout comme toi. Il faudrait qu’Éric porte plainte contre lui.
Tami sanglotant : Éric compte se laissait faire pour pas qu’il s’en prenne à nous. Il s’en fou de sa carrière, il a fait une croix dessus et je crois que c’est définitif.
Buddy : je me sens responsable, je lui ai promis de le reprendre, j’ai même fait les aménagements qu’il fallait pour lui. Je lui ai donné de faux espoirs. Au début tout le monde voulait me suivre mais maintenant j’ai l’impression qu’ils le font pour de mauvaise raison. J’ai pu les convaincre de donner une chance à Éric.
Tami : Tu te souviens du changement qu’il y a eu chez lui après que tu lui as proposé de revenir. Je t’en suis reconnaissant pour cela. Je ne tiens pas pour responsable, tu as toujours été présent pour notre famille. Tu veux bien essayer de lui parler ?
Éric sortit de la maison : c’est inutile ! Vous avez raison je vais aller porter plainte contre lui.
Tami : ça fait longtemps que tu nous écoute ?
Éric : assez pour entendre les supporters qui ont changé d’avis et ta conversation avec Buddy.
Tami : je suis désolé chéri mais je n’avais pas vraiment envie de faire rentrer ses gens-là chez nous après ce qui s’est passé. Tu m’en veux ?
Éric : je n’avais pas envie de les voir non plus, mais à l’avenir, c’est à moi de le faire pas à toi. Buddy, tu peux leur dire que j’irai les voir quand j’aurai pris ma décision et qu’ils ne mettent plus les pieds chez moi en attendant.
Buddy : très bien je leur dirai.
Éric : j’irai au poste de police demain pour porter plainte contre Williams. Est-ce que tu veux bien venir témoigner ?
Buddy : pas de problème, tu peux compter sur moi.
Éric : merci Buddy. Maintenant si tu veux bien, je voudrais être tranquille avec ma famille.
Buddy : oui bien sûr, bonne soirée.
L’ambiance chez les Taylor ce soir-là etait tendue et silencieuse. Grace n’osait pas parler voyant ses parents, surtout son père triste et perdu dans ses pensées. Tout le monde parti se coucher tôt et Tami en profita pour discuter en privé avec son mari.
Tami : qu’est ce qui ta fait changer d’avis?
Éric : toi. Je savais que tu avais besoin d’être rassuré.
Tami : Je sais que tu n’aimes pas mêler la police à notre famille mais dit toi qu’on n’a pas le choix. Il faut se protéger.
Éric : si je pouvais défendre ma famille seul, comme un bon père de famille, j’aurai effectivement le choix.
Tami : arrête de dire ça, ce n’est pas vrai ! Quand arrêteras-tu de te dévaloriser comme ça !
Éric froid: Tami, laisse-moi dormir, je suis fatigué et je ne veux plus en entendre parler.
Tami se risqua de nouveau : et pour ton contrat, tu comptes faire quoi ?
Éric : demain je vais voir Riggins comme promis et pour le reste je ne sais pas encore. Bonne nuit.
Tami déçu : bonne nuit mon amour.
chapitre 26
Le lendemain.
Il était 8H30 ce matin quand Tami se réveilla en sursaut, son réveil n’avait pas sonné à l’heure convenue, forte heureusement qu’elle n’avait rien d’urgent dans son travail. Son mari n’était pas à ses côtés. Elle trouva ça bizarre qu’Éric l’ai pas réveillé en même temps que lui, puis soudain lui vient une idée horrible et commença sérieusement à s’inquiéter parce qu’Éric était pas vraiment bien hier. Elle allait se lever quand la porte de la chambre s’ouvrit sur son cher et tendre mari, un plateau-repas posé sur ses cuisses.
Éric : bonjour mon amour ! Petit-déjeuner.
Tami soulagé : oh Éric, tu m’as fait une de ses peurs ! C’est toi qui as éteint mon réveil ?
Éric : oui c’est moi. Tu dormais tellement bien et puis je savais que tu n’avais rien d’urgent ce matin. Tient mon amour, je t’emmène ton petit-déjeuner.
Tami : petit-déjeuner au lit ! Que me faut ce privilège ?
Éric : disons que je me suis mal comporté avec toi hier et j’en suis sincèrement désolé.
Tami : tu sais chérie, je ne suis pas ton ennemi. Je serai toujours là pour te soutenir et te défendre quand je le jugerai nécessaire.
Éric : je sais.
Tami : alors pourquoi tu me caches encore des choses et que tu ne me laisses pas jouer mon rôle d’épouse ?
Éric sourit: sans doute à cause de mon côté macho et ma fierté.
Tami sourit à son tour : et je trouve ça incroyablement sexy mais aussi agaçant par moments. Je veux prendre soin de mon mari autant qu’il prend soin de moi.
Éric : tu sais quoi ? J’ai adoré quand tu as fichu à la porte le club des supporters. Ça m’a rempli de fierté et je sais que je peux compter sur toi quoi qu’il arrive. Je te trouve très sexy dans ton rôle de femme en colère !
Tami : je t’aime. Qu’est-ce que tu dirais de s’installer tous les deux dans ce lit et de déguster ce merveilleux déjeuner à deux ?
Éric : ça aurait été avec plaisir mais j’ai rendez-vous avec Buddy dans 1/2H. On doit aller au commissariat. J’en profiterai pour enfin ramener ma voiture, avec les événements d’hier je les laisser chez Buddy. Et cette après-midi je vais voir Billy au stade.
Tami : je passerai te voir pendant que tu seras au stade, je dois voir Billy Riggins.
Éric embrassant sa femme : ok, à toute à l’heure. Je t’aime.
Tami : je t’aime aussi chéri.
Tami prit son temps pour se préparer et profita de son petit déjeuner au lit tranquillement. Éric pouvait avoir un fort caractère mais il savait reconnaître ses torts et surtout il savait ce faire pardonner. Pendant qu’elle était seule, elle pensa à leur conversation d’hier au sujet de leur projet d’école. Ils n’avaient jamais abordé le sujet depuis la naissance de leur petite dernière. Ce projet était prévu lorsqu’Éric prendrait sa retraite d’entraîneur et aussi pour leur permettre de travailler ensemble. Elle s’occupera de tout ce qui est administratif et le social, quant à Éric il sera plus le pédagogue. Il voulait aussi monter un programme de football pour inculquer les valeurs de la vie en groupe aux jeunes. En y réfléchit bien ça pourrait être en effet le bon moment pour se lancer. Il fallait qu’elle relance le sujet avec son mari pour savoir si c’était sérieux ou simplement une idée influencée par les événements d’hier. Éric n’avait pas vraiment réagi à propos de l’offre de coach assistant, peut-être que, comme elle, il en n’avait marre, ou alors il voulait tester ses limites avant de prendre sa décision finale. Éric voulait reprendre le football ça, elle en était certes mais il était rongé de doute. Malheureusement, elle ne pouvait pas l’aider sur ce terrain-là. Elle espérait que son entretien avec Billy Riggins le fasse réagir.
10H, Tami partit à son travail en espérant que la journée se passe bien pour leur famille, en espérant que Williams parte de cette ville après la plainte et qu’ils les laissent tranquille.
Au même moment, au commissariat.
Éric déposa plainte contre Kyle Williams pour harcèlement moral et menaces à son encontre. Buddy mit par écrit tous les dires qu’il y a eu pendant la réunion à l’encontre du coach Éric Taylor. Éric demanda à ce que Kyle Williams soit arrêté et expulsé de cette ville mais le policier fut très clair à ce sujet, qu’on ne pouvait pas faire expulser quelqu’un sauf s’il y a violence physique. Pour le moment, il allait simplement le faire venir au poste pour l’interroger et le placer sous surveillance. Buddy commença à s’emporter mais Éric lui fit signe de se calmer, que cela ne servait à rien puis ils sortirent du commissariat.
Buddy énervé : je ne sais pas comment tu fais pour être aussi calme ! On se demande à quoi ils servent ses gens-là. Ce mec est dangereux et eux, ils attendent tranquillement dans leur putain de bureau qu’un drame arrive !
Éric : Il ne faut pas se méprendre. J’ai peur pour ma famille et plus maintenant que je sais qu’ils font le convoquer. Ce n’était peut-être pas une si bonne idée que cela de porter plainte.
Buddy sur un ton rassurant: il fallait le faire Éric.
Éric changeant de sujet : bon si tu me racontais ce qui c’est passer à la réunion après mon départ, autour d’une bonne bière ?
Buddy étonné : tu es sûr de vouloir vraiment le savoir ? Hier tu n’avais pas l’air bien à cause de ces imbéciles.
Éric : J’ai besoin de savoir, c’est très important pour moi.
Buddy : d’accord Éric. Si tu y tiens.
Pendant l’heure suivant Buddy raconta à Éric tout ce qu’il voulait savoir à propos du changement d’avis des supporters, à propos de Kyle. Apres cela, Éric rentra chez lui au volant de sa voiture, Il mangea vite fait et changea de tenue avant de rejoindre Riggins au stade.
Au stade.
Vers 14H il arriva au stade des Lion’s. Billy et sa femme étaient en train de discuter.
Éric en lui serrant la main: salut Billy, comment vas-tu ?
Billy lui serrant la main également : Bonjour coach. Ça va et vous ?
Éric : Je vois que tu es occupé. Je vais t’attendre au bureau.
Billy : on n’avait terminé coach.
Tami : si tu n’y vois pas d’inconvénient Billy, je veux bien t’emprunter Éric quelques minutes avant que vous commenciez.
Billy : oh bien sûr ! Allez-y ! Je vous attends à l’intérieur coach
Eric: ok Billy arrive
Tami: alors? Comment ça s’est passé au commissariat ? Ils font faire quelque chose ?
Éric : ils ne peuvent rien faire tant qu’il n’y a pas agression physique ou plus de preuve. Pour le moment, ils vont juste l’interroger et le surveiller.
Tami : et c’est tout ?
Éric : pour le moment oui.
Tami : et quand vont-ils le convoquer ?
Éric : je l’ignore. Surement dans les jours qui viennent.
Tami : très bien. Je file, j’ai une réunion avec le conseil pédagogique. Bon courage avec Billy.
Éric : merci et toi aussi bon courage. À ce soir.
Quand Éric pénétra à l’intérieur du complexe, des souvenirs lui revenaient de cette horrible soirée qui lui aurait coûté la vie si Tim et Buddy n’étaient pas intervenus. Plus il s’approcha de son ancien bureau, plus il suffoquait, un point dans la poitrine. Quand Billy arriva à son tour dans son bureau, il trouva le coach Taylor en pleine crise d’angoisse.
Billy inquiet : coach ??!!!! Qu’est-ce que vous avez ? Vous voulez que j’appelle un médecin ?
Éric reprenant ses esprits et gêné : non Billy…. Ce n’est pas la peine…. Ça va aller.
Billy inquiet: vous êtes sûr ? Vous êtes pâle et vous avez des difficultés à reprendre votre souffle.
Éric irrité : je te dis que ça va Billy, ça va passer. Donne-moi juste une minute et ça ira.
Billy : je devrais peut-être prévenir votre femme et remettre notre entretien à plus tard.
Éric haussant le ton : NON ! C’est juste une crise d’angoisse, ça va passer. Ne dit rien à personne d’accord ?
Billy soudain comprit la raison de sa crise et s’en ai voulu d’avoir donné rendez-vous au coach dans ce même bureau. Il tenta de s’excuser et de proposer un autre endroit au coach mais celui-ci refusa. Il laissa donc le coach reprendre ses esprits avant leur entretien.
Éric : Billy, alors dit moi ce que tu attends de moi ?
Billy troublé: euh oui, je voulais avoir votre avis sur mon début de saison. Les play-offs arrivent et je voudrais mettre toutes les chances de notre côté pour les gagner.
Éric : Tu as les vidéos de tes matchs ?
Billy : oui, je les ai préparés pendant que vous étiez dehors avec votre femme. Elles sont en salle de visionnage.
Éric : allons-y.
Billy : coach, je peux vous poser une question?
Éric : je t’écoute Billy.
Billy : eh bien les supporters sont venus me voir hier au sujet de l’offre qu’ils vous ont faite…et…
Éric : je n’ai pas encore pris de décision à ce sujet.
Billy : écoutez coach, je ne cherche pas à vous influencer mais j’ai confiance en vous, je vous respecte et je n’oublie pas la chance que vous m’avez donnée en m’offrant le job, ni ce que vous avez fait pour Tim. Alors si je peux vous aider en quoi que ce soit, n’hésitez pas coach.
Éric : merci Billy. Pour le moment j’ai besoin de faire le point sur les événements passés et futur.
Billy : J’ai conscience que les gens ne sont pas forcément tendres avec vous. Ils ne comprennent pas pourquoi vous n’avez pas repris votre carrière depuis votre retour à la maison. Je peux comprendre à quel point votre vie a dû être chamboulée, être paralysé du jour au lendemain n’est pas facile à gérer. Je me souviens trop bien de Jason et de ce qu’il a traversé.
Éric : c’est gentil Billy. Moi aussi je me souviens de Jason, combien il a souffert. Je le remercierais jamais assez de m’avoir soutenu pendant que j’étais à Austin.
Billy : vous étiez le seul à lui avoir tendu la main, malgré le procès. Je veux vous tendre la main à mon tour et je sais que Tim aussi.
Éric : vous êtes des gens bien ton frère et toi. Merci. Maintenant si nous allions visualiser les vidéos avant l’entraînement.
Billy : vous restez à l’entraînement ce soir ?
Éric : je ne peux pas ce soir mais demain sûrement.
Billy et Éric passeront les 3 prochaines heures à visualiser les vidéos des matchs et planifiaient les stratégies à mettre en place pour les play-offs. Éric tenait avant tout a félicité le coach Riggins, il n’y avait quasiment rien à redire sur son début de saison. Il avait faire du très bon travail avec ses Lion’s. Éric était soulagé de savoir ses Lion’s en très bonnes mains au cas où il déciderait de partir de Dillon.
En ville.
Il était 17H30 quand Éric sortit de sa réunion avec Billy. Il alla chercher sa fille devant le lycée, puis, tous les deux partirent en balade en ville. Une discussion entre père et fille s’imposait.
Éric brisa le silence pesant qui régnai dans la voiture : je suis désolé ma puce pour avoir crié sur toi hier. Tu étais inquiète et tu voulais des réponses mais au lieu de cela j’ai crié sur toi. Je suis pleinement conscient d’avoir agi sur le coup de la colère et je m’en veux.
Grace : merci papa. Je ne t’en veux pas et à l’avenir je me mêlerai plus de vos histoires.
Éric : si justement, j’ai mal agi, tu fais partie de la famille et tu as parfaitement le droit de savoir ce qui se passe dans notre maison. Ces derniers mois ont beaucoup chamboulé notre quotidien, moi le premier, il ne faut pas que tu es peur de nous parler si l’envie tant dit. Je sais que je ne suis pas très présent pour toi mais sache que je t’aime.
Grace en larme : Je déteste Dillon, je déteste tous ses gens hypocrites. Je déteste te voir dans ce fauteuil et de te voir te battre contre des gens qui n’ont rien à faire de toi. J’en ai plus que marre de tous ses bruits de couloirs au lycée a ton sujet.
Éric : qu’est-ce qu’on dit ? Dit moi ma puce, qu’est-ce qu’on dit sur moi ?
Grace : ils disent tous que tu n’es qu’un lâche parce que tu n’as pas repris ton job de coach principal. Que tu préfères te cacher derrière Riggins pour ne pas assumer ton probable échec. Que ton discours de vendredi dernier annonçant ton retour prochain c’était un mensonge et que de toute façon personne ne te suivra sur le terrain parce que tu es un lâche, un infirme et un faible.
Éric était abasourdi parce qu’il venait t’entendre. Tous ses gens qu’il l’avait soutenu et aidé financièrement lors de sa rééducation lui tournaient le dos, et remontaient leurs gamins contre lui, parce qu’il avait baissé les bras à plusieurs reprises et n’avait toujours pas repris les entraînements. Le pire dans cette histoire c’est que sa fille subissait tout ça, au quotidien, sans oser leur en parler.
Éric : depuis combien de temps ça dure ?
Grace : c’est devenu quotidien depuis ton deuxième coma.
Éric : pourquoi tu nous en as jamais parlé ?
Grace : je pensais qu’ils ce calmeraient avec le temps et je ne voulais pas te faire de la peine.
Éric : écoute-moi bien, ça m’est complètement égal ce que les gens pensent de moi. La nature humaine utilise la méchante pour descendre plus bas que terre un autre individu. Je suis un adulte et j’ai l’habitude d’encaisser les critiques de personne malsaine, mais toi ma puce, tu es très jeune et je ne veux pas que tu es à subir cela toute seule. Je t’aime énormément et je ferais tous pour te protéger.
Grace : est-ce que je peux te poser une question ?
Éric : je t’écoute ma puce.
Grace : pourquoi tu n’as pas repris ton job ? Tu nous as dit que tu acceptais leur contrat mais que tu ne voulais pas commencer avant la saison prochaine. Avant ton entrée au centre tu étais tellement heureux de pouvoir réentraîner chez les Lion ‘s.
Éric se confiant pour la première fois sur son ressenti: Avant mon entrée au centre, j’étais complètement perdu et les Lion’s me proposaient de revenir à ma vie avant l’accident. J’ai compris avec le temps que ça ne me refera jamais remarché. Puis j’ai eu ses visions lors de mon deuxième coma qui m’ont fait comprendre que la famille est plus importante que sa carrière. Je veux reprendre le football mais seulement comme un hobbies, et profiter de ma famille. Les Lion’s ne m’ont pas compris et par ailleurs je ne voulais pas les trahir alors je me suis senti obligé d’accepter leur contrat. Puis il y a eu Williams qui m’a fait ouvrir les yeux sur la véritable motivation des gens d’ici et aussi sur mon propre parcours. Mon but c’était d’aider des gamins à être meilleur et non les mettre sur la touche pour gagner plus de championnat d’état.
Grace : où tu veux en venir ?
Éric : ça fait quelques semaines que j’y pense et j’en n’ai parlé vaguement avec ta mère. J’ai besoin de prendre un nouveau départ. Avec ta mère ont projeté depuis longtemps de monter une école pour d’élèves en échec scolaire. Ça signifierait quitter Dillon pour se rapprocher de Julie et Matt. Tu m’as ouvert les yeux toute à l’heure et tu as raison, je me suis battue assez longtemps pour redevenir quelqu’un qui a disparu le jour de l’accident. Je voulais leur prouver qu’ils avaient tous tort de croire que le coach Éric Taylor était mort, mais on fond j’ai plus envie de faire semblant et de le faire revenir. Je veux profiter de la vie avec mes filles, ma femme et rattraper le temps perdu avec mes parents. Je veux que tu réfléchisses à ce que je t’ai dit et que tu me donnes ta réponse, si tu veux partir ou pas ? Sache que je veux ton bonheur avant tout et que si tu décides de rester je le respecterai.
Grace en larme, serrant son père contre elle : oh papa, je t’aime et je veux quitter Dillon avec toi et maman.
Éric la serrant fort dans ses bras : je t’aime aussi ma puce. Merci de m’avoir ouvert les yeux tout à l’heure et de ne pas m’avoir abandonné lorsque j’étais dans le coma.
Grace : je m’en veux d’avoir était si distante avec toi juste après ton accident. Est-ce que tu me pardonnes papa ?
Éric les larmes aux yeux : je ne t’en ai jamais voulu ma puce.
Père et fille restaient entrelacés l’un à l’autre pendant de longues minutes, heureux d’avoir parlé à cœur ouvert. Grâce à sa fille, il avait enfin pu mettre des mots sur son état d’esprit et surtout trouver la réponse qu’il cherchait.
Éric sourit à sa fille : si on rentrait à la maison pour annoncer la bonne nouvelle à ta mère.
Grace : oh oui papa !
A la maison, pendant le dîner.
Tami était un peu curieuse devant le comportement de son mari et sa fille. En effet, ils n’arrêtaient pas de sourire et se regarder du coin de l’œil.
Tami : qu’est-ce que vous mijotez tous les deux ?
Grace : On va quitter Dillon et habiter près de chez Julie et Matt ! Ce n’est pas merveilleux maman ?
Tami abasourdi, regarda son mari : qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Tu peux m’expliquer chéri ?
Éric : j’ai décidé de ne pas accepter le contrat des Lion’s. Je veux prendre un nouveau départ à Chicago avec toi et nos filles.
Tami : mais…. tu es sûr ? Tu ne veux pas essayer de reprendre ta carrière.
Éric : reprendre une carrière d’entraîneur sportif avec tous ce qui implique ne m’intéresse plus. Pour la première fois depuis longtemps je suis sûr de moi.
Tami : j’avoue que j’ai du mal à te suivre, hier encore tu disais être déçu du comportement des supporters, que ta carrière était finie. Depuis le début tu ne souhaites qu’une chose, c’était de retrouver une vie normale et continuer à entraîner. Qu’est ce qui ta fait changer d’avis ?
Éric regarda sa fille, puis sa femme : disons que Grace m’a simplement confirmé ce que je savais déjà. Je me suis trompé sur les gens d’ici et leur véritable motivation Je n’ai pas accepté le comportement de Williams mais il a eu le mérite de faire éclater la vérité. Moi, ce que je voulais c’était juste entraîner, plus par passion qu’autre chose et eux voulaient le coach. Je n’ai pas voulu reprendre mes activités pas à cause de mes problèmes de santé, ni à cause de mon manque de confiance en moi mais parce que je ne savais pas si j’en avais vraiment envie. J’ai mis du temps à trouver la réponse mais aujourd’hui je suis sûr de ce que je veux.
Tami : et ?
Éric : j’ai eu une carrière merveilleuse mais aujourd’hui je veux juste profiter de ma famille et monter cette école avec toi à mes côtés. Après tout c’est aussi ça une vie normale ! Tami Taylor, est ce que tu veux bien me suivre dans cette nouvelle vie ?
Tami ému, prit la main de son mari : oui Éric Taylor je veux construire cette nouvelle vie avec toi (puis pris la main de sa fille) Ensemble on va démarrer une nouvelle vie. Je vous aime énormément.
Tami était heureuse de la décision d’Éric. Quitter Dillon l’a rendait heureuse malgré les 8 années passer dans cette ville mais ses 6 derniers mois ont été un véritable calvaire. Elle lui rappela sans cesse l’accident de son mari, et l’hypocrisie des gens à l’encontre de leur famille. Si Éric avait accepté ce contrat, elle savait dans le fond qu’il aurait été malheureux. Cependant elle était curieuse de savoir ce que Grace avait dit à son père mais visiblement c’était un secret entre un père et sa fille.
Éric : je veux que cette nouvelle reste entre nous pour le moment. Il faut que je règle l’histoire avec Kyle Williams avant de l’annoncer officiellement. Juste Buddy sera au courant.
Tami : il va falloir prévenir Julie. Elle pourra nous aider à nous installer à Chicago.
Éric : oui on l’appellera demain.
Grace : et on part quand papa ?
Éric : vous allez finir l’année scolaire ici, on partira ensuite. Ce qui nous laisse 4 bons mois pour tout préparer.
Grace : j’ai hâte de l’annoncer à Julie.
Ce soir dans le lit conjugal.
Tami regarda amoureusement son mari se coucher à côté d’elle. Il semblerait que les gestes du quotidien en fauteuil roulant soient devenus une habitude pour lui. Il n’avait plus aucune difficulté à se coucher, à se laver et à s’habiller comme au début. Ce soir Éric semblait apaisé et heureux comme jamais.
Éric : à quoi tu penses chérie ?
Tami : au chemin parcouru depuis ces 6 derniers mois et à quel point je suis fière de toi
Éric : Ce qu’on s’apprête à faire c’est vraiment de la folie à notre âge mais pourtant tu n’as pas hésité à me suivre.
Tami sourit : oui c’est de la folie, comme tout ce que tu entreprends, mais j’y crois.
Éric : tu penses qu’ils vont réagir comment ?
Tami se mit à rire : à ton avis ! Ils font sûrement mettre des panneaux à vendre dans notre jardin sauf que cette fois on les laissera, ça nous fera économiser des frais d’agence.
Éric se mit à rire à son tour.
Tami reprit son sérieux avec quelque minute : tu es inquiet ?
Éric : un peu mais je sais que je peux compter sur ma merveilleuse épouse pour me défendre. (D’un air malicieux) Tu es fatigué ?
Tami faisant mine de bailler: oui très
Éric déçu : alors bonne nuit mon amour
Tami bascula son corps sur celui de son mari et se mit à l’embrasser : je ne suis jamais fatigué pour un moment intime avec mon merveilleux mari.
Chapitre 27
Le lendemain.
Tami était dans la cuisine en train de préparer le petit-déjeuner. Grace finissait une recherche pour son devoir dans le salon. Éric venait juste de se lever et se rendit au salon pour saluer sa femme et sa fille avant qu’elles partent pour la journée. Il avait très mal dormi cette nuit, perdu dans ses pensées.
Éric : bonjour tout le monde. Bien dormi ?
Grace : salut papa, oui super bien dormi, j’ai rêvé de Chicago. J’ai hâte d’y être. Tu vas appeler Julie aujourd’hui?
Éric : rien ne presse ma puce.
Grace déçu : mais tu disais hier que tu l’appellerais aujourd’hui. Tu ne veux plus partir ?
Tami regarda son mari d’un air inquiet et elle remarqua ces cernes sous ses yeux trahissant un manque évidant de sommeil.
Éric : si bien sûr qu’on va partir mais je préfère régler mes affaires ici avant de prévenir ta sœur. Compris ?
Grace : compris papa.
Tami : Tu as l’air fatigué ce matin, tu devrais te reposer aujourd’hui.
Éric : j’ai mal dormi cette nuit à cause de mes maux de tête.
Tami : j’essayerais de rentrer tôt aujourd’hui.
Éric : ça ira je t’assure. Je vais me recoucher un peu avant la visite de Buddy
Tami : ok à ce soir mon amour.
Grace : à ce soir papa.
Éric réussi à se rendormir une petite heure seulement. Il réfléchissait à comment résoudre son problème avec Kyle Williams. Il ne voyait qu’une solution, c’était de parlementer avec lui, d’homme à homme. Il savait que Williams n’était pas violent et que le véritable problème était qu’il était perdu et qu’il cherchait des coupables pour la mort de son ami et pour sa carrière stoppée. Il devait aller lui parler et essayé de lui redonner confiance en la vie. Il méritait aussi des explications sur les événements passés. Au fond, il regrettait d’avoir mêlé la police à cette histoire, il a toujours réglé ses problèmes seuls et sa femme avait raison de lui répéter sans cesse qu’il était toujours le même homme malgré qu’il soit cloué dans un fauteuil roulant. Il devait agir comme l’Éric Taylor qu’il est, en homme direct et honnête. L’arrivée de Buddy le sorti de ses pensées.
Éric : salut Buddy, comment vas-tu ?
Buddy : c’est à moi de te poser la question, tu as l’air exténue et ton coup de téléphone d’hier soir m’a inquiété. Qu’est ce qui se passe ?
Éric : Buddy, je suis reconnaissance pour ton aide et ton soutien mais j’ai décidé de ne pas accepter l’offre des Lion’s. Je préfère partir et recommençais à zéro. Rapprocher ma famille est ma priorité.
Buddy : je comprends Éric et je me doutais bien de ta décision. Les gens ce sont mal comportés avec toi.
Éric : je ne peux pas réellement leur en vouloir, je n’ai pas vraiment été honnête avec eux.
Buddy : Ils n’ont aucune excuse. Tu as une idée de ce que tu vas faire ?
Éric : avec Tami, on projette de monter une école pour élève en difficulté. Et je vais également monter un programme de football. Si tu veux faire partie de l’aventure tu es le bienvenu.
Buddy : je suis heureux pour vous trois et flatté de ton offre mais que veux-tu, j’ai Dillon dans la peau et je ne pense pas pouvoir partir d’ici même si je le voulais.
Éric : si tu changes d’avis n’hésite pas, tu seras le bienvenu.
Buddy : et vous comptez partir quand ?
Éric : après la fin de l’année scolaire.
Buddy : très bien. Quand comptes-tu l’annoncer officiellement au Lion’s ?
Éric : je veux que tu convoques une réunion demain.
Buddy : pas de problème Éric. Et Williams ? Tu comptes faire quoi ?
Éric : rien. Je laisse la police s’en charger. J’ai d’autres priorités.
Buddy : je vais suivre l’enquête et je te préviendrai de la moindre info.
Éric : ok si tu veux. Je ne veux surtout pas te chasser Buddy mais je tombe de fatigue et j’aimerais me reposer un peu.
Buddy : oh bien sûr Éric. Je te rappelle ce soir au sujet de notre affaire.
Éric : entendu.
Apres la visite de Buddy, Éric mangea rapidement puis se prépara à sortir pour aller rendre une petite visite à Williams. Il avait décidé de s’y rendre par ses propres moyens plutôt qu’en voiture car pour être honnête il n’avait pas tellement l’esprit libre pour la conduite.
Chez Williams.
Éric venait d’arriver à la porte de son rival, anxieux plus que jamais. Sur le chemin, il avait longuement réfléchi à ce qu’il allait bien pouvoir lui dire, en espérant que Williams veuille bien lui accorder une chance de s’expliquer.
William: tient! Le coach Taylor! Que me faut cette visite ?
Éric : il faut qu’on parle d’homme à homme. Je te dois des explications.
Williams : On n’a plus rien à se dire Taylor.
Éric : tu voulais des explications oui ou non ?
Williams : très bien. De quoi voulez-vous parler Taylor ?
Éric : ça remonte à plus de 15 ans notre dernière rencontre. Je ne m’attendais pas à te revoir un jour après la scène de ton renvoi.
Williams : J’ai toujours fait ce que vous me demandiez mais ce n’était jamais suffisant pour le coach Taylor ! Vous m’avez viré sans ménagement !
Éric : ce n’était pas ma faute Kyle. À l’époque, je débutais en tant qu’entraîneur assistant et en tant que tels, je me devais d’obéir à mon coach chef. C’est lui qui est responsable de ton renvoi, pas moi.
Williams : c’était vous mon coach !
Éric : oui j’étais ton coach puisque tu faisais partir des quaterback de l’équipe mais en aucun cas je prenais ce genre de décision. Crois-moi, j’ai tout fait pour le convaincre de te garder mais ton individualisme a eu raison de ta place dans l’équipe malgré tes talents. Je m’en suis voulu jusqu’au jour où j’ai appris ton intégration dans une équipe en Floride.
Williams : j’ai eu de la chance d’avoir été repère par le coach Mc Gregor. Je vous en ai toujours voulu. Je n’ai pas compris votre décision. Je vous ai haï de m’avoir menti.
Éric : menti ?
Williams : vous me faisiez croire que j’avais les capacités d’aller loin si je m’en donnais les moyens. Je me suis toujours donné à 200% pour vous !
Éric : je suis sincèrement désolé Kyle. Je n’aurai pas dû te laisser tomber.
Williams : c’est un peu tard pour des excuses, vous ne pensez pas ?
Éric : il n’est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs. J’aurai dû t’aider davantage.
Williams : ça, c’est sûr, vous auriez dû me soutenir si vraiment vous pensiez que j’avais du talent, mais non vous avez préféré vous ranger du côté de votre coach chef pour votre petite carrière. Je me trompe ?
Éric : ne me juge pas williams !
Williams : vous croyez quoi ? Que j’allais gentiment accepter vos excuses ? Vous n’avez pas idée par quoi je suis passé pour commencer ma carrière. Vous croyez que c’est facile d’intégrer une équipe en milieu d’année surtout après la réputation que vous m’aviez fait. Il a fallu que je parte du Texas pour espérer qu’une opportunité s’offre à moi. Si mon ami McGregor ne m’avait pas repéré je n’aurai jamais pu faire carrière.
Éric : Le coach McGregor était un très bon coach.
William : c’était mon ami et il est mort à cause de vous. Vous l’avez tué !!!
Éric : je ne suis pas responsable de sa mort Williams ! Le coach McGregor était un bon coach mais ses méthodes ne plaisaient pas à tout le monde.
Williams : Vous lui avez fait toujours de l’ombre. Il a fallu qu’il s‘exil pour enfin être un coach reconnu. Il a fait la même demande que vous pour les Panthers, malgré son palmarès c’est vous qui avez été choisi. Quand il a eu sa chance, vous l’avez fait virer. Il ne l’a jamais supporté mais la promotion de Chicago était la proposition de trop pour lui. Il en a toujours rêvé et vous, vous avez brisé son rêve, encore une fois. Pourquoi vous avez tant besoin de vous sentir supérieur Taylor ?
Éric : écoute-moi bien Williams, ma réputation je l’ai gagné en bossant très dure. Tu crois que sous prétexte que j’étais le quaterback vedette du Texas on m’a accueilli à bras ouverts après ma blessure ? Non ! J’ai dû me battre pour arriver où j’en suis. Tu crois que ces victoires de championnat m’ont mis à l’abri d’un licenciement, tu te trompes ! J’ai été licencié des Panthers il y a 5 ans de cela et j’ai dû reparti de 0. Les journalistes m’ont toujours méprisé. Moi aussi j’ai eu mes problèmes, que ce soit bien clair ! En tant que joueur pro tu dois savoir que le monde du football est impitoyable.
Williams : vous croyez que je vais vous plaindre.
Éric : c’est juste pour te dire que je comprends ton état d’esprit. Tu cherches un coupable à ce que tu traverses.
Williams : vous ne savez rien !!
Éric : au contraire, je sais ce qu’on ressent quand on n’est mis sur la touche pour une blessure. Je l’ai vécu et je peux te dire que remuer le passé ni changera rien du tout. Tu en veux à la terre entière. Tu te demandes ce que tu vas bien pouvoir faire de ta vie. La vengeance et la haine ne te feront jamais avancer dans la vie.
Williams : le coach avait pour habitude de dire que la vengeance c’est pour les faibles et pourtant c’est ce qu’il l’a tué.
Éric : Williams, ton ami avait le cancer. Il était en phase terminal au moment de l’accident.
Williams : non ce n’est pas vrai ! Vous mentez !
Éric : je l’ai lu dans son autopsie.
William : il était comme un père pour moi et lui, il me considérait comme son fils. Pourquoi il ne me l'a jamais dit. J’aurai pu l’aider et le soutenir.
Éric : je ne sais pas Williams, mais en tout cas, tu peux être fière de lui tu sais et il mérite tout notre respect.
Williams : comment pouvez-vous parler de lui aussi gentiment après ce qu’il vous a fait.
Éric : comme je viens de te le dire, la haine ne fait pas avancer un homme. Aujourd’hui, je suis en paix avec moi-même et j’ai pardonné. Le chemin a été long et douleur mais aujourd’hui, si je pouvais remercier le coach McGregor je le ferai sans hésiter. Quand tu flirtes avec la mort, inconsciemment tu fais le point sur ta vie et tu te rends compte de tes erreurs. Laisse-moi réparer l’erreur que j’ai commise avec toi ?
Williams : vous parlez du faîte de m’avoir laissé tomber ?
Éric : saches que je vais monter un programme de football pour des jeunes en difficultés à Chicago. J’aurai besoin d’un coach assistant. Je suis sûr que tu feras l’affaire.
Williams : vous plaisantez !
Éric : est-ce que j’en ai l’air ?
Williams : les Lion’s vous ont fait une offre il me semble. Ce n’ai pas ce que vous espériez ?
Éric : j’ai longtemps cru que c’était le cas. Alors que penses-tu de mon offre ?
Williams : je ne sais pas, je n’ai jamais entraîné.
Éric : je suis sûr que tu y arriveras et je vais t’y aider. Je t’offre la possibilité de commencer une nouvelle vie. Crois-moi s’en mon expérience, je sais à quel point ce n’est pas facile de se reconstruire après une carrière pro. Réfléchi Williams !
Williams : je vais y réfléchir coach.
Éric : bien.
Williams : je vous ai mal jugé, très peu de personne reconnaisse ses erreurs telles que vous l’avez fait. J’ai été méprisant à votre égard et pourtant vous me proposez votre aide. Je vous en remercie.
Éric: c’est oublié et j’accepte tes excuses. Je te laisse réfléchir.
Sur le chemin, Éric s’arrêta au poste de police pour retirer sa plainte contre Kyle Williams, puis il se rendit à l’entraînement mais seulement en tant que spectateur. Le soir à la maison, il annonça à sa femme et sa fille qu’il avait arrangé les choses avec Williams. Sur le coup, Tami était en colère contre lui d’y être allé seul et derrière son dos mais peu à peu sa colère ce transforma en soulagement. Elle était également fière qu’Éric a su mettre sa fierté de côté pour aider ce jeune, qui visiblement avait de la rancœur contre son mari. Elle était assez d’accord avec l’offre de coach assistant que lui avait faite son mari.
chapitre 27 suite
Le lendemain.
Éric rencontra les membres du club des supporters en fin de matinée pour l’annonce officielle de son refus. Les réactions étaient mitigées, certains comprenaient sa décision et le soutenaient devant les autres membres qui avaient les mots durs pour leur coach. Les mots « lâche », « menteurs » revenaient sans cesse dans les oreilles d’Éric, malgré ses explications. Même Buddy n’arrivait pas à calmer l’assemblée. Éric rentra chez lui, troublé et en colère par la scène qu’il venait de vivre. La nouvelle se répandu comme une traînée de poudre et toute l’après-midi, il eut droit à des coups de téléphone anonyme. Quand sa femme et sa fille sont rentrées à la maison, lui, étaient dans la chambre, essayant de trouver le repos. Tami s’assit sur leur lit, juste à côté de lui et commença à lui masser son dos. Éric sentit la présence réconfortante de sa femme mais n’osa pas la regarder avec ses yeux humides et rougit. Il était déprimé et affreusement déçu de ses soi-disant amis. Au bout de quelques minutes, Tami força Éric à la regarder. La seule chose qu’elle pouvait faire dans l’immédiat, c’était de le prendre dans ses bras et le réconforter par des mots d’amour.
Éric : c’est sans doute le meilleur moment de ma journée.
Tami : ça leur passera, ne t’en fait pas.
Éric : j’avoue être choqué et en colère contre tous ses gens qui m’ont gracieusement aidé juste après l’accident.
Tami : je te comprends mais, entre nous, je ne pense pas que ce sont eux qui t’ont aidé, mais plutôt les gens qui sont de ton côté. Il ne faut pas que tu écoutes ses idioties, tu n’es pas un lâche, ni un menteur. Regarde le chemin que tu as parcouru. Tu te souviens à quel point tu étais déprimé et absent au début, tu avais honte de toi-même. Regarde-toi aujourd’hui, tu es de nouveau le Éric Taylor que j’ai épousé, l’homme charismatique, courageux, et honnête. Tu m’as prouvé que je pouvais à nouveau compter sur toi. Tous ses gens qui ont la critique facile ne t’arriveront jamais à la cheville. Ils se permettent de juger alors qu’ils ne savent pas par quoi tu es passé. Comme tu me l'as si bien dit, l’ancien Éric Taylor a laissé sa place à un Éric Taylor plus attentionné et plus proche de sa famille. J’aime le nouvel Éric et au diable Dillon et leur football.
Éric : je t’aime Tami Taylor !
Tami: je t’aime Eric Taylor!
À Chicago le lendemain.
Matt venait de rentrer à la maison après une longue nuit de travail à la galerie pour cause de vernissage. Il était très satisfait puisque son employeur lui a permis d’exposer son travail et qu’il a eu 2 contacts avec des professionnels. Julie avait également une bonne nouvelle à lui annoncer.
Julie : salut, alors comment ça s’est passé ton vernissage ?
Matt taquin : c’était intéressant.
Julie : allez Matt dit moi ! Est-ce que tu as eu des contacts ?
Matt : oui, même plusieurs. Je dois les rencontrer dans les semaines à venir, ils sont intéressés par mon travail.
Julie : c’est génial ! Tu vois depuis le temps que je te dis que tu as du talent.
Matt : oui je n’en reviens toujours pas. En plus ce ne sont pas des petites galeries, c’est carrément des galeries connues mondialement.
Julie : Mr Matt Saracen exposé mondialement. Il se peut que j’écrive un papier sur toi mais il va falloir te dépêcher avant mes congés dans 9 mois.
Matt étonné : 9 mois ? Tu ne m’avais pas dit que tu prenais des vacances.
Julie : ce n’était pas prévu, d’ailleurs ces choses-là ne peuvent pas se prévoir. Tu comprends maintenant ?
Matt : euh… tu veux dire que …
Julie heureuse : oui, je suis enceinte.
Matt prit Julie dans ses bras et l’embrassa : oh Julie je suis tellement heureux, je t’aime.
Julie : moi aussi je t’aime.
Matt : il faut l’annoncer à grand-mère et à tes parents.
Julie : non pas tout de suite. Je préfère attendre d’être à trois mois pour ne pas risquer de les décevoir si ça se passe mal. Mes parents ont vécu trop de chose cette année pour en rajouter encore.
Matt : pourquoi veux-tu qu’il arrive quelque chose à notre enfant ? Tout se passera bien tu verras.
Julie : je sais mais c’est plus fort que moi. Depuis l’accident de mon père, je me dis tous les jours que la vie peut basculer du jour au lendemain et…
Matt : et quoi Julie ? Tu ne peux pas t’arrêter de vivre parce que tu as peur de ce qui pourrait se produire. Je sais à quel point ça peut être traumatisant de voir quelqu’un que l’on aime, souffrir sans qu’on puisse réellement l’aider mais aujourd’hui ton père va mieux, ta mère aussi. Ce bébé est un cadeau du ciel et j’en suis sûr que tes parents seront ravis d’apprendre qu’ils seront bientôt grands parents.
Julie : Ma mère sera ravie mais mon père j’imagine la tête qu’il fera en l’apprenant.
Matt sourit : ça, c’est sur
(Téléphone sonna)
Julie : c’est mes parents, surtout pas un mot d’accord !
Matt : oui d’accord.
Julie : salut papa, comment ça va ?
Éric : salut Julie, ça va bien et toi le travail ?
Julie : le travail va super bien, je suis en contrat avec une agence journalistique people pour 6 mois renouvelables. Et Matt vient de décrocher deux entretiens avec des galeries réputées.
Éric : je suis heureux de l’entendre. Tu le féliciteras de notre part.
Julie : entendu.
Éric : j’aurai un service à te demander.
Julie inquiète : qu’est ce qui se passe papa ?
Éric : nous allons déménager de Dillon pour te rejoindre à Chicago alors on n’aura sans doute besoin de tes services pour trouver un logement et aussi pour nous héberger pendant qu’on visitera.
Julie surpris : vous partez de Dillon ? Mais, et ton contrat avec les Lion’s ?
Éric : disons que ça ne sait pas passer comme prévu et que ta mère et moi souhaitons prendre un nouveau départ et nous rapprocher de notre fille.
Julie : c’est tellement inattendu. Qu’est ce qui s’est passé avec les Lion’s ?
Éric menti : je ne me suis pas entendu sur les termes du contrat du coup on n’a tout arrêté. Alors, est ce que tu veux bien nous aider ? Tu connais mieux la ville que nous.
Julie : oui bien sûr. Tu peux compter sur moi.
Éric : on viendra pendant les prochaines vacances solaires repérer les lieux. Ça ira pour nous héberger ? Sinon on réservera à l’hôtel.
Julie : on devra se serrer un peu mais il est hors de question que vous dormiez à l’hôtel. Oh papa si tu savais à quel point je suis heureuse de vous avoir près de moi.
Éric : nous aussi. Tu passeras le bonjour à Matt.
Julie : ça sera fait. Je t’aime. À bientôt.
Éric : je t’aime aussi.
Matt : on dirait bien qu’on va être obligé d’annoncer la bonne nouvelle plus tôt que prévu.
Julie : je n’arrive pas à croire que mon père quitte le Texas pour venir ici. Je me demande bien ce qui a bien pu se passer pendant notre absence.
Matt : tu réfléchis trop Julie. Tes parents sont des gens sensés. À mon avis, ta mère a dû avoir une opportunité à Chicago et ton père l'a suivi.
Julie : pourquoi il ne me l’a pas dit dans ce cas ?
Matt : au lieu de te poser des questions, réjouis-toi. Ta famille va venir vivre ici, mes affaires décollent enfin et nous allons être parents.
Julie : tu as raison, je suis heureuse d’avoir ma famille à nouveau prêt de moi, ils me manquent beaucoup.
Matt : qu’est-ce que tu dirais si on se faisait un bon resto ce soir pour fêter ça ?
Julie : je te dirai oui sans hésiter.
1 mois plus tard
C’était le début des vacances scolaire à Dillon. Les Taylor étaient sur le départ pour rendre visite à leur fille et leur gendre à Chicago. Ils en étaient même soulagés de s’éloigner un moment de cette atmosphère pesante. Même si les choses s’étaient un peu calmées pour Éric, la perte des Lion’s à la demi-finale du championnat d’Etat raviva certaines rancœurs.
À leur atterrissage à l’aéroport de Chicago, Julie et Matt étaient là pour les accueillir, puis, une fois les valises récupérées, direction leur appartement. C’était la première fois que Tami et Éric venaient chez leur fille, contrairement à Grace, déjà venu passer quelques jours de vacance. Leur appartement était au nord de la ville, avec une vue superbe sur le lac Michigan. Il était petit mais fonctionnel. Julie avait réorganisé l’espace pour que son père puisse circuler facilement avec son fauteuil et fait quelques travaux d’aménagement dans la salle de bain.
Tami : c’est très charmant ici et le quartier a l’air sympa.
Julie : oui le quartier est très vivant et la galerie de Matt est pas très loin d’ici. Et toi Papa tu aimes ?
Éric : Votre appartement est très agréable, avec vue sur le lac Michigan. Franchement c’est sublime.
Julie : oui c’est magnifique en effet. Nous avons eu un énorme coup de cœur pour cet appartement. J’ai réaménagé un peu pour que ce soit plus facilement pour toi, j’espère que ça ira.
Éric : merci Julie, je pense que ça ira.
Julie : et sinon maman, tu ne m’as toujours pas dit dans quelle école tu as obtenu ta promotion ?
Tami étonné : quelle promotion Julie ?
Julie : ben le faîte que vous déménagiez ici et que papa accepte de quitter le Texas, je pensais que c’était parce que tu as eu une promotion.
Tami : euh non je n’ai pas de promotion, ni de travail ici pour l’immédiat. À vrai dire, c’est ton père qui en a eu l’idée mais je pensais qu’il te l’avait dit. Pas vrai Éric ?
Julie regardant son père : papa ne m’a pas dit grand-chose au téléphone. Qu’est ce qui se passe ?
Éric : disons très clairement que la vie a Dillon est devenu impossible pour nous. Des personnes ont du mal à accepter ma décision de quitter Dillon et mon équipe des Lion’s.
Julie : Qu’est-ce que vous me cachez tous les deux ? Qu’est ce qui s’est passé ?
Éric : je te l’ai dit, je ne me suis pas entendu sur certains points du contrat. Ils voulaient que je re-coach tout de suite et voulaient que je signe une clause de non-concurrence de 5 ans. Les voix se sont vite échauffées et j’ai claqué la porte en leur disant d’aller se faire voir.
Julie : mais qu’est ce qui t’a pris papa ?
Éric : j’ai voulu négocier mon contrat et j’ai perdu.
Julie : et c’est tout ?! Et ta carrière ?
Éric : J’ai décidé de prendre ma retraite d’entraîneur sportif pour entièrement me concentrer à notre nouveau projet.
Julie : Quoi !?
Éric : tu as parfaitement entendu Julie. Les championnats d’Etat c’est fini pour moi, il est temps de tourner la page. Depuis longtemps, on n’a très envie de construire une école avec ta mère. Explique-lui chérie.
Tami : On va créer une école, ici, à Chicago, qui aura pour but de remettre sur le droit chemin, des jeunes exclus de la société ou en échec scolaire. Moi je m’occuperai de l’administration et des relations humaines, Éric, l’enseignement et du programme de football.
Julie : alors là je ne sais vraiment pas quoi dire ! Vous en aviez jamais parlé avant ça ?
Tami : on n’en a pas reparlé depuis une dizaine d’années. C’est ton père qui a remis ça à l’ordre du jour et je crois qu’il a eu raison, on n’a besoin de prendre un nouveau départ.
Julie : et toi papa ?
Éric : J’ai mis du temps à comprendre et à savoir ce que j’allais faire de ma vie dorénavant. Aujourd’hui, je comprends mieux la décision de Jason d’avoir quitté Dillon puisque je ressens le même besoin que lui. Vivre dans un environnement qui vous rappel sans cesse le passé ne permet pas de se reconstruire. Je sais que c’est de la pure folie de tout recommencer de zéro à notre âge mais parfois c’est nécessaire.
Matt : j’ai vécu cela à la mort de mon père. En tout cas on va tout faire pour vous aider. Pas vrai Julie ?
Julie : si c’est vraiment ce que vous voulez, je rejoins Matt et on va vous aider du mieux que l’on peut. Je ne souhaite que votre bonheur. Je vous aime tous les trois et je suis ravie de vous avoir près de moi. Notre bébé aura besoin de ses grands-parents et de sa tante à proximité.
Tami : tu es enceinte ?
Julie : oui maman, je suis enceinte de deux mois.
Tami prit sa fille dans ses bras pour la féliciter. Grace sautait de joie, quant à Éric, il ne disait rien, visiblement ému par la nouvelle.
Tami : tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse pour vous deux ! Un petit Taylor-Saracen va bientôt pointer le bout de son nez. C’est merveilleux !
Matt : Ce n’était pas vraiment prévu pour l’immédiat mais vu notre situation financière, ça ne pouvait pas mieux tomber.
Julie : Matt a raison. Même si cet enfant n’était pas prévu, ils nous comblent déjà de bonheur. Et vous savoir près de moi me réconforte. J’ai peur de ne pas être à la hauteur.
Tami : oh Julie ! Tu n’as pas à t’inquiéter. L’instinct maternel est naturel chez la femme. Tu verras, tout se passera bien. Et puis je serai là pour t’accompagner et te conseiller.
Julie : merci maman.
Matt : votre expérience nous servira beaucoup. Moi je n’y connais rien du tout en bébé.
Tami : croit moi, Éric non plus ni connaissait rien, il était même mort de trouille à l’idée d’être père. N’est-ce pas chéri ? (visiblement Éric était ailleurs) chéri ?
Éric : Tu disais chérie ?
Tami : je disais à Matt à quel point tu étais mort de trouille quand tu as su que j’étais enceinte. Visiblement tu es troublé a l’idée d’être grand père mon chéri.
Éric : non, je suis vraiment heureux par cette nouvelle. Je pensais juste à la chance que j’ai de connaître mon petit-fils. Tout me parait si loin maintenant. Aujourd’hui je démarre une nouvelle vie avec ma merveilleuse femme, mes deux filles, mon gendre et bientôt mon petit-fils.
Julie : on ne connaît pas encore le sexe du bébé je te signale.
Éric : je suis persuadé que ça sera un petit garçon. Un futur grand quaterback.
Julie : pitié !
Éric : quoi ?! Avec un grand père entraîneur et un père quaterback il ne peut que jouer au football et être le meilleur. Hein Matt, je n’ai pas raison ?
Matt : bien sûr coach. J’imagine déjà.
Julie : mais vous divaguez complètement tous les deux. Je prierai pour que ce soit une fille.
Matt : tu sais qu’il existe aussi une équipe féminine de football.
Éric : et en plus elle aura comme coach la terrible Jess Merriweather. Croit moi vaut mieux que ce soit un petit gars, les coach homme sont plus cool.
Tami : vous avez fini les garçons !
Éric : plus sérieusement Julie, félicitation et je te jure que je ne le forcerai pas à faire comme son grand père s’il n’en a pas envie.
Julie : tu plaisantes ! J’adorerai le voir sur le terrain avec son grand père.
Éric : j’en suis flatté.
Julie : j’avais peur que tu fasses une jaunisse en apprenant la nouvelle mais ça va tu tiens le coup.
Éric : il y’a 7 mois, j’aurai sûrement réagi différemment. Aujourd’hui je suis comblé de bonheur. J’aurai été déçu de ne pas connaître mes petits-enfants.
Tami : chéri, s’il te plait, je ne veux plus t’entendre parler de ça.
Julie : maman a raison.
Après le dîner, Éric alla directement se coucher, suivi de près par Tami. Le voyage les avait épuisés et demain sera une longue journée. Julie leur avait obtenu des rendez-vous avec plusieurs agences immobilières. Dans le salon, Julie décida de questionner un peu sa petite sœur, elle avait remarqué son changement d’attitude lorsque leur père avait mentionné Dillon. Elle n’était pas dupe.
Julie : ça va Grace ? Tout ce passe bien à l’école ?
Grace : oui
Julie : tu sais que tu peux me parler si quelque chose te chagrine. Ça restera entre nous. Promis.
Grace ce confia : un type a débarqué à Dillon et il s’est arrangé pour être à la tête des décisionnaires des Lion’s pour nuire plus facilement à papa. Il a remonté la plupart des supporters contre papa, il l’a menacé verbalement. Papa était si en colère après ça. Buddy a pu les faire changer d’avis sur papa mais c’était trop tard.
Julie : qui c’était ?
Grace : papa m’a dit que c’était un ancien joueur de son équipe à Austin. A priori, il n’aurait pas accepté son renvoi de l’équipe et surtout, il lui reprochait la mort de son ami le coach McGregor, tu sais le coach qui a voulu tuer papa.
Julie : papa fui Dillon ? C’est ça, ce que tu essayes de me dire ?
Grace : non il ne fui pas. L’histoire avec ce type est résolue, ils ont eu une discussion et ce son réconcilié, d’ailleurs papa lui a proposé un poste ici. Tu connais papa, toujours prêt donné une chance aux plus jeunes. Je crois même que c’est ça façon de le remercier de lui avoir fait ouvrir les yeux sur certains citoyens de Dillon, même si ça était violent.
Julie : qu’est-ce que tu veux dire par là ? On sait déjà que ses gens sont tout fous et ne vivent que pour leur football mais ils se sont montrés solidaires avec papa après son accident.
Grace : papa m’a avoué qu’il se sentait obligé d’accepter le contrat des Lion’s. Il se sentait comme redevable.
Julie : obliger ? J’ai du mal à le croire. J’ai bien vu sa réaction quand Buddy lui a annoncé qu’il reprendrait son poste après sa rééducation. Papa était si heureux.
Grace : au début oui, papa m’a dit que c’était une façon de reprendre sa vie passée et quelque part, oublier son handicap, mais après il savait plus trop ce qu’il voulait faire ou non. Papa a beaucoup souffert de cette mauvaise période. Il été tellement diffèrent. Je ne l’avais jamais vu pleurer avant ça, ni avoir peur de quoi que ce soit.
Julie : je sais Grace, moi aussi ça m’a fait de la peine de le voir comme ça. Encore aujourd’hui, je ne m’habitue pas à le voir dans ce maudit fauteuil. Je crois toujours qu’il va finir par se lever et marcher. Maman a été si courageuse. Je ne sais pas si je réagirai pareil si cela devait arriver à Matt.
Grace : je pense que tu réagirais pareil. Tu as le même caractère que maman.
Julie : et toi celui de papa. Vous êtes tellement complice tous les deux.
Grace : c’est vrai, on s’est beaucoup rapproché ces derniers temps. Il m’a confié des choses personnelles et moi j’ai pu lui parler de mes soucis avec mes camarades de classes, même si je savais que ça lui fera de la peine de savoir comment on parle de lui derrière son dos. Je crois que c’était l’élément déclencheur à sa décision de tout quitter.
Julie : qu’est ce qui se dit au sujet de papa ?
Grace : que c’est un lâche, un menteur et un faible, un infirme aussi. Les 15jours qui ont suivi sa décision, des coups de fils anonyme rythmaient nos journées. C’était horrible.
Julie : ça me rappelle l’histoire de maman au sujet de l’avortement il a de cela quelque année. Je n’avais jamais vu maman et papa aussi désemparé. Ses gens n’ont rien dans la tête pour faire ce genre de chose.
Grace : j’ai qu’une hâte c’est de venir habiter ici. Encore 3 longs mois à supporter.
Julie : Tu te concentres sur ta scolarité et rien d’autre et tu ne verras pas le temps passer.
Grace : en tout cas ça m’a fait du bien de te parler.
Julie : tu es ma petite sœur et je serai toujours là quand tu auras besoin de moi. Allons-nous coucher. Demain sera une longue journée.
Grace : bonne nuit Julie.