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Secret de famille

Série : Friday Night Lights
Création : 01.11.2017 à 23h21
Auteur : chouchou70 
Statut : Terminée

crossovers entre friday night ligths et early edition "demain à la une"

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SECRET DE FAMILLE

 

Note de l’auteur : Crossover Friday Night Light et Early Edition. Je ne suis pas propriétaire des personnages et cette fanfiction est un divertissement et non lucratif.

 

Voilà une décennie que  Gary Hobson recevait le journal un jour à l’avance. C’était devenu son travail en quelque sorte et un fardeau lourd de conséquence en cas d’échec.  En 10 ans, il pensait que le Chicago Sun-Time ne pouvait plus le surprendre et pourtant, il était loin t’imaginer que, son journal du 21 octobre 2006 bouleverserait sa vie à tous jamais.

 

20/10/2006 : 7H du matin, Chicago

Marissa : salut Gary, alors que dit le journal ce matin ?

Gary : je n’ai pas reçu le Sun-Times ce matin, ni aucun autre exemplaire de journal.

Marissa surprise: tu veux dire que le chat n’est pas venu?

Gary : le chat est venu mais il ne m’a pas livré de journal mais une enveloppe.

Marissa : une enveloppe ? Tu l’as ouverte ? Qu’est-ce qu’elle dit ?

Gary : rien de spéciale.  L’enveloppe contenait un billet d’avion pour Dillon Texas, ainsi qu’un billet pour le quart de finale de football universitaire entre les Panthers de Dillon et Barnett Mead.

Marissa : on dirait que le journal te donne un ou deux jours de congé. 

Gary : pourquoi pas ici, à Chicago ? 

Marissa : à toi de le découvrir Gary. Comme je te le dit depuis toujours, le journal a toujours une raison.

Gary : tu as sans doute raison Marissa. Je vais préparer mes affaires et m’envolait pour Dillon Texas et profiter

Marissa : fait quand même attention à toi Gary. 

Gary : promis Marissa. Je t’appelle une fois que j’ai atterris.

 

Une fois dans l’avion, Gary entendu un miaulement familier. Le chat disparu sous les sièges, laissant le journal de demain sur le siège passager.

Gary soupira : j’ai vraiment cru à un weekend détente.   

« UNE TORNADE DETRUIT ENTIEREMENT LE COMPLEXE SPORTIF DE DILLON »

La tornade a surpris tout le monde, hier en début d’après-midi, faisant d’importants dégâts matériels et 1 mort.   Toute l’équipe des Panthers, ainsi que la classe de danse du lycée, on miraculeusement été sauvé par un homme, qui a quant à lui, malheureusement perdu la vie dans le processus.  Le corps du coach  principal des Dillon Panthers, Éric Taylor, a été retrouvé sous les décombres du gymnase et déclaré mort sur les lieux.    D’après les témoignages, Éric Taylor était dans son bureau lorsque la tornade a commencé. Il a vite réagit et guidé toute son équipe, calmement, au point de ralliement, dans les sous-sols de l’école.  Sa femme, Tami Taylor, proviseur du lycée, venait de finir l’appel et s’aperçu de l’absence de la classe de danse de sa fille, ainsi que leur professeur.   Éric reparti aussitôt tôt  chercher leur fille au gymnase.  Éric Taylor a juste eu le temps d’évacuer la classe avant que le toit ne s’effondre devant lui, bloquant ainsi l’accès de sortie.  Il a disparu sous les yeux de sa propre fille .A heure actuelle, Julie Taylor est encore à l’hôpital en état de choc. Une autopsie aura lieu dans les jours à venir pour connaitre les circonstances de sa mort. D’après l’enquête en cour, l’alarme du gymnase était défectueuse depuis des semaines.

Gary pensa : Que veux-tu que je fasse ? Je ne peux pas arrêter une tornade ?

Miaou

Gary : pourquoi tu m’envoie là-bas ? Tu n’as donc pas d’agent au Texas pour s’occuper de ce cas ?

Miaou

Gary : il faut que je me débrouille comme d’habitude. Il semblerait que nous allons atterrir à Dillon. Il me reste donc 2h pour localiser le coach Éric Taylor et avertir tout le monde qu’une tornade arrive droit sur eux.

 

12H, DILLON 

Éric : tu déjeunes avec moi chérie ?

Tami : si ça ne t’ennuie pas de déjeuner à mon bureau, alors oui. Je suis débordée aujourd’hui.

Éric : tu n’es pas la seule. Je dois rendre ce satané budget avant dimanche soir et finir de préparer ma phase défensive pour le match de ce soir.

Tami : j’ai oublié de t’informer, la classe de danse de Julie réquisitionne le gymnase jusqu'à 16H. 

Éric : cela me va. J’ai besoin du gymnase que ce soir. Le temps a l’air de ce gâté.

Tami : il fait plutôt chaud pour un mois d’octobre. 

Éric : le temps change vite, tu devrais le savoir.  Le vent commençait à se lever tout à l’heure.  J’espère juste qu’il n’empêchera pas le match de ce soir sinon, notre présence au play-off sera sérieusement compromise.

Tami embrassa son mari : je ne me fais aucun souci sur tes capacités à conduire cette équipe vers la victoire du championnat d’Etat.

Éric : bon allez, je file à mon bureau finir mon budget. A ce soir chérie.

 

13H, DILLON

Éric était tranquillement installé à son bureau quand on frappa à la porte. Le visiteur rentra sans attendre l’invitation à rentrer, ce qui l’agaça.

Chacun allait dire son discours, mais ce tut, étonnés par leurs étranges ressemblances.

Éric ému: Gary ? Gary, c’est toi ?

Gary : qui êtes-vous? Comment savez-vous mon nom?

Éric : je suis Éric, ton frère jumeau. 

Gary : si c’est une blague, elle n’est pas drôle du tout.

Éric : je suis ton frère pourtant. Nous avons été séparés à la naissance.

Soudain, l’alarme tornade ce déclencha. Gary revient à la réalité. 

Gary hurla: vite Éric, il faut sortir d’ici !

Éric : NON ! Pas avant d’avoir faire évacuer tous le bâtiment. 

Gary : les autres sont déjà en lieu sûr, même la classe dans le gymnase est sortie. Il ne reste plus que nous.

Éric : comment est-ce possible ? L’alarme vient de se mettre en route ? Comment sais-tu… ?

Gary : pas le temps d’expliquer. Il faut partir maintenant Éric !

 

Au même moment, une branche d’arbre passa par la fenêtre, juste où Gary ce trouva, et l’assomma violement. Éric se précipita sur lui mais Gary était inconscient. Éric devait penser très vite pour sauver la vie de son frère retrouvé et lui-même.  Impossible de traverser tous le complexe avec Gary dans ses bras.  Le seul lieu sûr qui lui vient à l’esprit était le local de vidéo.   Il prit alors Gary dans ses bras et courut le plus vite possible au local.  Une fois à l’intérieur, il pria fort pour sa femme et sa fille, pour qu’elles soient en sécurité, mais également pour Gary Hobson.  Il ne voulait pas mourir ici mais son destin était incertain.  Il prit donc son téléphone et envoya un texto d’adieu à l’amour de sa vie.  Il eut juste le temps de l’envoyer avant que son esprit dériva dans l’obscurité, lorsque quelque chose de lourd s’effondra sur lui.

 

De l’autre côté, dans le sous-sol du lycée, on attendait pour certains patiemment la fin de la tornade, alors que d’autres s’angoissait pour les personnes manquants.  En particulier, Tami et Julie Taylor, qui scrutaient le moindre indice  annonçant la venue d’Éric. 

La tornade dura 5 petites minutes  mais engendra des dégâts important à la ville, et détruis 80% du complexe sportif des Dillon Panthers.  Tami reçu un choc en regardant le tas de ruine, qui était, il y a à peine 10 minutes le plus important complexe sportif de l’Etat du Texas. Son esprit fut interrompu par la sonnerie de son portable, lui annonçant un texto.   Son cœur se serra à la lecture du message de son mari. « Je n’aurai pas supporté de partir sans te dire une dernière fois que je t’aime passionnément.  Embrasse fort Julie pour moi. Je vous aime énormément mes deux femmes de ma vie. »

Julie alarmée pas les larmes de sa mère : maman ? Qui est ce ?

Tami en sanglot : ton père.

Julie sauta de joie : ça signifie que papa est vivant ! Qu’est-ce qu’il dit ?

Incapable de répondre d’avantage, Tami montra le texto à Julie. Celle-ci ne pouvait pas croire que son père soit mort.  Elle le ressentait au fond d’elle.   Tami voulait aussi y croire mais la vue du paysage désolant du complexe, les chances que son mari est survécu étaient très minces.  Pendant qu’elle était plongé dans ses pensées, Julie composa le numéro de son père sur son téléphone et l’appela, tomba sur sa messagerie, recommença aussitôt et retomba sur la messagerie, et encore, et encore. 


chouchou70  (01.11.2017 à 23:22)

La sonnerie du téléphone répétitive sortit doucement Gary du brouillard. Son esprit avait du mal à se concentrer sur son environnement, il souffrait d’un mal de tête féroce et ses jambes semblaient être retenu au sol par une immense barre blanche et des gravas éparpiller partout sur le sol.   Après quelques minutes, son esprit devenu plus clair et ce souvenu de la tornade et surtout de son compagnon Éric.    Pas la peine de cherchait plus loin. Éric était  à 2m devant lui, son corps était en position assise mais sa tête pendait devant lui.  Une barre blanche retenait son corps contre le mur.  Gary leva un moment les yeux au ciel est compris le danger de leur situation. La tornade avait arraché le panneau d’affichage et emporta dans sa chute la barre des buts.  La barre était tombée sur eux et le panneau d’affichage était retenu par ses immenses câbles souterrains.  Le temps était désormais compter avant que le panneau d’affichage les écrase dans leur trou.     Gary jeta discrètement un coup œil au journal du lendemain, qui lui annonça sans surprise  leurs morts dans moins d’une heure, devant les yeux des secouristes qui venaient de les localiser.

Une fois de plus, le téléphone sonna, ce qui provoqua un gémissement de la part d’Éric.  

Gary d’une voix ferme : ERIC !  Tu m’entends ?

Éric faiblement : ouai…. tu vas….bien ?

Gary : ça va, je suis entier.  Et toi ?

Éric : mal…poitrine.  La barre m’empêche…respirer.

Gary : il faut que tu te détentes au maximum et que tu évites de parler.  Tout ira bien Éric.

Éric : il faut que je …dise quelque chose….Gary.

Gary : on aura tout le temps de parler une fois sorti d’ici.

Éric : je ne veux pas….. mourir sans t’avoir dit ….certaines …choses.  

Gary : je ne te laisserai pas mourir ici, tu m’entends. Maintenant il faut que tu me passes ton téléphone pour que j’appelle les secours.

Éric prit son téléphone dans ses mains quand celui-ci sonna. Le nom de Julie inscrit sur l’écran.  Il hésita à répondre, ne se sentant pas courageux de parler une dernière fois à sa fille. Gary le persuada de prendre l’appel pour que l’interlocuteur puisse transmettre leurs positions aux secouristes.

Éric très faible : chérie….. aide

Julie surprit : papa ? Papa est ce que tu m’entends ? Est-ce que tu vas bien ?

Tami accourut vers sa fille et lui arracha le téléphone de ces mains.

Tami : Éric ?   Je t’en supplie parle-moi mon amour!

Éric murmura: aide

Tami : où es-tu ?

Éric à bout de souffle : local…. vidéo

Tami les larmes aux yeux: j’envoi de l’aide.  Tient bon chéri.

Éric : t’aime

Tami hurla: ne fait pas ça mon amour ! Ça va aller, tu vas t’en sortir.  Promet le moi !

Éric : peut… pas.

Tami : bien sûr que tu le peux et tu vas le faire mon amour. 

Plus aucun son ne venait de la bouche d’Éric, soudain très affaibli par la compression de la barre de fer contre sa poitrine.  Son esprit glissa doucement dans l’obscurité.  Alarmée, Tami dans le téléphone mais une autre voix lui répondit.

Gary : madame, est ce que vous m’entendez ?

Tami : qui êtes-vous ?  Pourquoi mon mari ne répond plus à son téléphone ?

Gary : il est inconscient.  Il nous faut de l’aide rapidement !

Tami : une équipe de secours  se prépare à partir vers votre position.

Gary : dites-leur d’être très prudent.  Le terrain est très instable.   Un mauvais mouvement pourrai être fatal pour nous tous. 

Tami : attendez, le chef des secours veut vous parlez.

Secouriste : pouvez-vous me décrire ce que vous voyez le plus précisément possible ?

Gary : nous sommes au niveau du panneau d’affichage. Je le vois au-dessus de nos têtes, des câbles le retient de tomber mais je ne sais pas pour combien de temps.  

Secouriste : y-a-t-il une autre issue ?

Gary : il y a une porte à 1mètre de moi mais je ne peux pas vous dire si on peut l’ouvrir.   Un des murs s’est écrouler lorsque la barre des buts est tombé sur nous.

Secouriste : dites-moi combien vous êtes et quel type de blessure ?

Gary : nous sommes deux ici.  Mon compagnon a de grosse difficulté à respirer et il est inconscient depuis quelques minutes.  Nous sommes bloqués par les poteaux en ferraille du but.  Éric est bloqué au niveau de la poitrine, en position assise.  

Secouriste : ok reçu. Et vous ?

Gary : j’ai un mal de tête, et mes jambes sont retenues sous les gravats.

Secouriste : merci monsieur pour vos précieuses informations. Nous arrivons au plus vite vous chercher.  En attendant n’essayez surtout pas de bouger.  Surveillez l’état de votre ami et prévenez nous si sa respiration empire. 

Gary plus faible : venez vite….

Secouriste : il faut à tout prix que vous restiez conscient.  On reste en contact avec vous. 

Le secouriste redonna le téléphone à Tami et lui demanda de garder le contact. Elle ne savait pas trop quoi dire à l’inconnu au bout du fils.  Gary prit les devant.

Gary : vous êtes la femme d’Éric ?

Tami : oui et vous, qui êtes-vous ?

Gary : Gary Hobson. Je suis désolé pour votre mari. J’aurai dû faire plus pour le sortir de là. 

Tami abasourdi : tu es le Gary Hobson de Chicago ? Le frère qu’Éric?

Gary : ouai 

Tami : que fais-tu ici ?

Gary : je venais assister au match de ce soir.  Un ami à moi m’a donné des billets.  J’ai vu la tornade approcher et j’ai donné l’alerte. J’ai rencontré Éric à son bureau et il m’a dit que j’étais son frère jumeau, rien de plus. 

Tami : Éric est très fière de toi tu sais.  

Gary : pourquoi vous dites cela ? Il m’a déjà vu ?

Tami : oui, 3 fois. 

Gary : pourquoi je ne l’ai jamais vu alors ?

Tami : parce qu’il ne veut pas  t’aborder.  Il te voit tellement heureux qu’il ne veut pas chambouler ta vie.   Il te regard et ça lui suffit. 

Gary : a-t-il rencontré mes parents, enfin nos parents ?

Tami : il a essayé, 2 fois, mais à chaque fois c’est pareil. Il fait demi-tour.  Il ne veut pas les chambouler.  Il se dit, que vos parents ont dû faire leurs deuils depuis le temps et que ça serai égoïste de sa part de leur faire revivre tout ça.  

Gary regarda Éric : dire que j’aurai pu être à sa place.  Nos destins sont si incertains pour tous les deux.  On vient à peine de se rencontrer qu’il va falloir ce quitter. 

Tami : et moi je suis sûr du contraire.  Il y a toujours une raison pour tout.

Gary sourit à lui-même : on dirait Marissa.

Tami surprise: Marissa ? C’est votre femme ?

Gary : c’est mon ange gardien.  Elle est là avec moi.

Tami alarmé: Gary ?  Tu te sens bien ?

Gary : je me sens tellement léger et serein.  Je suis fatigué d’attendre. Je vais dormir un peu.

Tami hurla: non Gary !  Il faut tenir le coup. Les secours ne font pas tarder à arriver.

Gary succomba à la tentation de dormir. Tami désespéra d’avoir perdu le contact.  Elle pria très fort pour que les deux hommes s’en sortent. Mais plus que tous, elle voulait entendre  la voix de l’amour de sa vie. Sa voix faible et douce  lui donna la chair de poule.  D’après Gary, Éric était gravement blessé et sa voix lui rappela la triste réalité.  La voix de sa fille la fit revenir à la réalité.

Julie : maman ? Pourquoi tu ne m’as jamais dit que papa avait un frère jumeau ?

Tami : c’est compliquer tu sais. Ton père ne voulait pas trop en parler avec toi car tu aurais voulu le rencontrer et ça, il savait que c’était impossible.

Julie après un bref silence : c’est lui qui nous a évacué tout à l’heure.

Tami étonnée: quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ?

Julie : oui, il est venu dans le gymnase est a fait évacuer tout le monde.  J’ai cru que c’était papa au début  mais quand il ne m’a même pas parlée, ni même regardée, j’ai compris que ce n’était pas lui, juste un sosie.

Tami curieuse: il lui ressemble ?

Julie : comme deux gouttes d’eau.   Maman, j’ai peur que papa ne sans sorte pas. 

Tami prit alors sa fille apeurée dans ses bras : je le sais ma chérie, mais  tu sais que ton père ne baisse jamais les bras.

Julie en sanglot : il était si faible au téléphone.

Tami : je le sais ma chérie. 


chouchou70  (02.11.2017 à 22:52)

Pendant ce temps, les secouristes venaient d’arriver sur les lieux décrits par Gary.  L’équipe ne mit pas longtemps pour sécuriser la zone. Deux équipes descendirent dans le trou, et rejoignirent chacune  une victime.   Gary était encore inconscient  mais son état était stable. Les secouristes ne mirent pas longtemps pour le faire sortir et rapidement il fut conduit à l’hôpital.  Pour le cas d’Éric, c’était une tout autre histoire. Une fois son corps dégagé, l’hémorragie interne ce dissipa et entraina un arrêt cardiaque.   Le médecin secouriste n’avait guère le choix que d’intuber Éric sur place afin de faciliter sa respiration et d’insérer des tubes de poitrine pour évacuer le sang qui faisait pression sur ses poumons et son cœur.  30 minutes plus tard, l’état d’Éric était enfin stable pour le transport à l’hôpital.  Tami et Julie eurent juste le temps de l’apercevoir avant qu’il disparaisse dans l’ambulance.

 

A l’hôpital.

 

Après avoir rempli les formulaires de formalité, Tami et Julie attendaient désespérément des nouvelles de l’homme de famille ainsi que du  mystérieux  Gary Hobson.   Tami voulait prévenir la famille de Gary mais elle ignorait où les trouver, ni même comment les contacter. Elle pensa  à appeler la fameux Marissa mais Gary  semblait délirant qu’elle ignorait si cette personne existait réellement. Elle avait recherché quand même par acquis de conscience mais aucune Marissa Hobson à Chicago,  

L’arrivé du médecin la fit sortir de ses pensées. Elle était soulagée d’avoir des nouvelles malgré la peur qu’elle pouvait ressentir au fond d’elle.   

Docteur : je vous en prie asseyez-vous Madame et Mademoiselle Taylor.

Tami : comment va mon mari ?

Docteur : l’état de votre mari est critique à l’heure actuelle.  Ces difficultés de respiration due à une longue oppression thoracique,  on entrainait un sévère pneumothorax.  Il est actuellement sous oxygène  et nous lui effectuons un drainage thoracique qui permet d’enlever l’air en trop dans sa cavité pleurale. 

Tami soucieuse: c’est grave ?

Docteur : l’air toxique auquel votre mari a été exposé longuement peut entrainer des complications. Une opération chirurgicale peut être nécessaire.  Ce qui m’inquiète le plus c’est la perte de sang qu’il a subi. Sa pression artérielle est basse. J’ai bien peur qu’une transfusion de sang d’urgence soit nécessaire mais son groupe sanguin est rare, nous en avons très peu à notre disposition.  Pour augmenter le facteur réussite, il faut que le don du sang soit par la famille proche.

Julie : moi je le suis peut-être ?

Tami : non ma chérie, tu as hérité de mon groupe sanguin.  Est-ce que vous avez le dossier de Gary Hobson, la deuxième victime ? C’est le frère jumeau d’Éric.

Docteur : j’ai son dossier sous les yeux. Mr Hobson est compatible mais son état ne m’autorise pas à lui faire faire la transfusion. 

Tami : qu’entendez-vous pas là ?

Docteur : Mr Hobson a subi un grave traumatisme crânien  et souffre d’une inhalation à la poussière toxique. Il est également sous oxygène.  Où sont leurs parents ? Comment se fait-il qu’ils n’ont pas le même nom de famille ?

Tami : c’est un peu compliqué. Disons que la vie les a séparé très jeune et que Éric a grandi avec d’autres personnes que ses parents.   J’ignore où sont les parents de mon mari mais Gary Hobson le sais. Est-ce que je peux allez lui parler ?

Docteur : oui vous pouvez  mais je ne suis pas sûr qu’il est la force nécessaire pour vous répondre, ni appeler qui que ce soit.

Tami : soyez honnête monsieur, la vie de mon mari dépend de cette transfusion ?

Docteur : oui.

Tami : alors croyez-moi, je ferai tout ce qui est nécessaire pour faire venir les parents d’Éric ici, qui à aller les chercher moi-même.

Docteur : je vous le souhaite Mme Taylor car le temps est compté pour votre mari.

Julie était plus que bouleversé par la triste vérité mais Tami ne s’accorda aucunes minutes de réflexion négative. Elle se rendit sans tarder au chevet de Gary laissant  Julie dans la salle d’attente. Cette dernière profita de l’absence de sa mère pour rejoindre le chevet de son père malgré l’interdiction de sa mère.

 

Dans la chambre de Gary :

 

Tami était choqué par la ressemblance. Elle croyait vraiment que c’était son Éric qui était couché dans ce lit d’hôpital. Elle reprit vite ses esprits et essaya de réveiller Gary.

Tami doucement : Gary ? Est-ce que tu m’entends ?

Gary calme : qui êtes-vous ?

Tami : je suis la femme d’Éric, Tami Taylor. Vous vous souvenez ? On s’est parlait au téléphone.

Gary : ok….Éric ?

Tami : Éric a besoin de votre aide.  Il a besoin d’une transfusion sanguine o- rapidement. Le médecin dit que les chances de réussite seront supérieures si la transfusion vient de la famille proche. Est-ce que vos parents sont- o- ?

Gary : moi…. faire.

Tami : je le sais mais le médecin ne veut pas risquer votre vie. C’est trop dangereux dans votre état.

Gary : m’en fou de mourir. Faire….

Tami : Éric lui ne s’en fou pas.  Dites-moi si vos parents sont compatibles ?

Gary : père…compatible.

Tami : dites-moi comment je peux les joindre ?

Gary : passez-moi…téléphone. Appelez.

Tami : donnez-moi le numéro et c’est moi qui appellerai. Vous pouvez à peine aligner deux mots.

Gary : portefeuille…. sur la table

Tami : ok très bien.  Merci Gary. Maintenant reposez-vous. Vos parents seront bientôt là.

Gary : ne pas parler d’Éric. C’est à moi … faire. Ok ?

Tami : d’accord Gary.  Reposez-vous maintenant.

 

Tami était parti à l’extérieur de l’hôpital afin d’appeler Lois et Bernie Hobson.  Elle espérait qu’ils soient à la maison. Son souhait s’exhaussa lorsque Lois répondit.

Tami : bonjour, suis-je bien chez Lois et Bernie Hobson ?

Lois : a qui ai-je l’honneur ?

Tami menti : je suis Tami Taylor, infirmière au sein de l’hôpital de Dillon Texas.  Je vous appelle au sujet de votre fils, Gary Hobson.

Lois agacé: vous faites erreurs. Mon fils vit à Chicago.

Tami devait se montrer plus que persuasive : j’ai trouvé vos coordonnées dans son portefeuille, ainsi que sa carte de propriétaire de bar, McGinty à Chicago.  

Lois alarmé : comment va-t-il ? que fait-il là-bas ?

Tami : calmez-vous, votre fils a juste une commotion cérébrale.  Il venait pour  le match de ce soir lorsque qu’une tornade a fait son apparition en début d’après-midi.

Lois comprit alors que je journal avait un lien avec sa présence là-bas : est-ce que je peux lui parler ?

Tami : nous traitons votre fils pour une importante inhalation à la poussière toxique, votre fils est inconscient.  Nous avons besoin de votre présence pour remplir certains formulaires.  Pouvez-vous venir au plus vite.

Lois : j’arrive le plus rapidement possible.

Tami inquiète que son interlocutrice ne mentionne son mari : il est possible que votre fils ait besoin d’une transfusion sanguine. Etes-vous de groupe o- ?

Lois : non, mais mon mari l’est.  Que se passe-t-il vraiment avec mon fils ? Je veux la vérité !

Tami : c’est juste une précaution rien de plus. Venez rapidement.

Lois était vraiment perplexe par l’attitude de cette infirmière. Elle soupçonnait même une arnaque pour les éloigner de la maison afin d’être voler.  Elle appela Marissa pour savoir si Gary était au McGinty. Marissa lui confirma que Gary était effectivement partit ce matin pour le Texas.    Lois raccrocha immédiatement le téléphone et ordonna a Bernie de ce préparer.

 


chouchou70  (07.11.2017 à 12:44)

Dans la chambre d’Éric Taylor.

 

Éric était endormi lorsque Tami rentra dans la chambre.  C’était la toute première fois qu’elle vit son mari depuis la catastrophe.   Éric était affreusement pâle, et sa respiration faisait peur à entendre tellement elle était roque et lente.  Son torse se soulevait légèrement après chaque respiration. Si sa respiration n’était pas aussi bruyante, on croyait qu’Éric était mort.  Il ressemblait vraiment à la mort réchauffée, avec des dizaines de tuyaux, plus ou moins grand, qui sortaient d’un peu partout de sous les draps.  Pourtant, le docteur lui avait expliqué la nécessité de tous ses tuyaux mais, elle ne pensait pas que ça serai si  intimidant à regarder.   Julie était là, assise au côté de son père, son regard plongé dans celui de son père, endormi. Julie tourna subitement la tête vers elle, au moment où ses larmes coulaient librement sur son visage. 

Julie : je suis désolé de t’avoir désobéit maman.

Tami ému: comment tu vas ma chérie ?

Julie : j’étais très choqué de le voir comme ça. Papa est éternel. Il ne peut pas nous laisser.  J’ai encore besoin de lui tu sais. 

Tami prit alors sa fille dans ses bras : je fais tout pour sauver ton père,  je te le promets.

Julie : peut-on citer une prière pour papa ?

Julie hocha simplement la tête. Tami prit alors la main de sa fille ainsi que celle de son mari et récita une prière. « Seigneur, donnez la force nécessaire à Éric, afin qu’il puisse traverser cette épreuve ».

Éric se réveilla au son de la voix la plus douce qu’il puisse connaitre, sa femme.  Il pressa doucement sa main pour attirer son attention. 

Tami : Éric ! Mon amour, comment te sens tu ?

Éric faible : bien

Tami : menteur. Tu veux que j’appelle une infirmière ?

Éric : non.  Je veux personne … a par vous.  Etes-vous blessées ?

Tami : nous allons bien, ne te fait aucun de soucis. 

Éric : mon frère ?

Tami : Gary va s’en sortir.  Il se repose dans une des chambres à côté d’ici.

Éric : chérie, promets-moi que… tu lui parleras…de moi. Je compte sur toi pour…..lui dire que… jamais oublier.

Tami : tu lui diras toi-même mon amour.

Éric : je ne vivrai pas…. assez longtemps…..

Tami alarmé : je t’interdis de nous laisser Éric Taylor.  Tu vas te battre, tu m’entends !

Éric : je me sens tellement faible… je me sens béni de….vous parlez…voir… avant de partir.

Tami s’adressa à sa fille : Julie, va vite chercher un docteur ! 

Julie accourut le plus vite possible dans les couloirs des soins intensifs. Trouver un docteur ne prit que quelques minutes mais les cris de sa mère la culpabilisèrent. Etait-ce trop tard ?

Le docteur convoqua immédiatement l’équipe de réanimation et congédia la mère et sa fille dans la salle d’attente.   Aucune d’elle ne trouva le courage de parler, préférant ce refugié dans leurs propres pensées.

Voix : Mme Taylor ?

Tami : oui. Que me voulez-vous ?

Voix : où est-il ? Je veux le voir.

Tami : voir qui ? Qui êtes-vous ?

Voix : je veux voir mon Gary .S’il vous plait madame, dites-moi qu’il va bien.

Tami : vous êtes Lois et Bernie Hobson ? Comment est-ce possible ? Je vous ai téléphoné il y a moins de 3H. Comment avez-vous fait ?

Bernie : le plus important c’est que nous sommes ici.

Lois : vous ne ressemblez pas à une infirmière. Que se passe-t-il ici ? Qui êtes-vous réellement ?

Tami : mon mari était avec votre fils au moment de la tornade.  Votre fils m’a simplement demandé de vous prévenir.

Lois : je suis navré madame. Comment va votre mari ?

Tami : je ne sais pas.  J’espère juste que vous n’arrivez pas trop tard pour sauver mon mari.

Lois : de quoi parlez-vous ?

Tami : Gary voulait vous le dire lui-même mais le temps de mon mari est désormais compté.  

Bernie : nous dire quoi ?

Tami : votre fils, le jumeau de Gary Hobson, enlever le 17septembre 1965 à la maternité de Hickory n’est autre que mon mari Éric Taylor.  Éric est entre la vie et la mort en ce moment, vous seul pouvez le sauver en acceptant de lui donner votre sang. Il est de groupe o-, comme vous monsieur Hobson.  

Lois ne pouvait pas le croire, et pourtant, dès que cette inconnue a prononcé le nom d’Éric, la pièce se mis doucement à tourner autour d’elle.  Éric était le prénom qu’ils avaient choisi à leur cher bébé disparut.  Bernie ce rendit compte tout de suite du malaise de sa femme et la prit aussitôt dans ses bras afin de la faire assoir sur l’une des chaises de la salle d’attente.

Bernie énerver et soucieux : ma femme est plus que fragile. Comment osez-vous ?

Tami éclata en sanglot : je suis désolé. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça mais l’état santé de mon mari c’est dégradé il y a 30minutes. J’ignore s’il est vivant à l’heure que je vous parle. 

Lois reprit ses esprit : peut-on le voir ?

Tami : salle 4, couloir b mais je doute que vous pouvez rentrer dans sa chambre.  Gary est deux chambres plus loin.  

Lois, sure d’elle, prit alors la main de son mari et ils partirent en direction de la chambre 4.  Lois espérait de tout cœur que cette femme disait vrai et qu’après 40 ans, elle puise serrer son bébé dans ses bras. Elle avait rêvé de ce moment s’en jamais vouloir y croire.  Bernie était plus sur la réserve. Il avait fait son deuil de cet enfant il y a bien longtemps et il refusait de ce donner de faux espoirs. Il était dans ce couloir uniquement pour sa femme.  

La porte était fermée mais une fenêtre permettait au visiteur de voir ce qui se passait à l’intérieur.  La chambre était bondée de médecin et d’infirmière essayant désespérément de stabiliser l’homme pâle au centre la pièce.   Lois crut voir Gary devant-elle mais un détail lui sauta aux yeux.  A la naissance, Gary avait une petite tâche de naissance sur son poignet, contrairement à Éric.   Et puis, il y avait son instinct maternelle qui criait à l’intérieur d’elle que, l’homme en face d’elle, était son cher bébé disparut.   Bernie était plus sous le choc, l’homme était le reflet parfait de Gary. On dit pourtant que chaque personne sur terre a son sosie mais là, impossible de faire plus ressemblant.  La seconde chose qui le choqua était la présence mouvementée autour de son fils. Est-ce trop tard ?  Il voulait demander à un médecin mais celui-ci le devança.

Docteur : êtes-vous de la famille ?

Bernie : oui.  Comment est-il ?

Docteur : il a repris brièvement conscience avant que son état se dégrade dangereusement.  Monsieur Taylor a glissé dans un coma de type 2.

Bernie : sa femme nous a parlé  d’une transfusion sanguine. Est-ce encore possible à l’heure actuelle ?

Docteur : si vous êtes prêt, nous devons la faire maintenant.  Comme je vous disais, son état est instable et il peut malheureusement glisser dans un coma plus profond à tous moment.

Bernie : allons-y alors. Lois, dit a Gary de ne pas s’inquiéter, que je verrai  tout à l’heure. Rassure aussi madame Taylor. 

Lois : je le lui dirai.

 

Lois choisi d’abord d’informer madame Taylor de la suite des évènements avant de rejoindre son fils.

Gary somnolait,  lorsque sa mère entra dans la chambre.  Lois s’assis doucement sur le coin de son lit et lui caressa tendrement la joue, en faisant bien attention à sa capsule nasale. Sentant une présence, Gary ouvrit lentement les yeux quelque peu désorienté.

Lois : mon chéri, c’est moi, c’est maman. Comment te sens-tu ?

Gary : mal à la tête

Lois : veux-tu que j’appelle une infirmière ?

Gary hocha simplement la tête pour dire non : où papa ? Il doit venir sauver Éric. 

Lois : chut ! Détend toi.  Ton père est justement avec lui en ce moment.  Il viendra te voir tous à l’heure.

Gary pleurait : Éric m’a sauvé la vie et moi je ne peux pas sauver la sienne. Ils ne veulent pas que je lui donne mon sang. 

Lois : ne culpabilise pas mon chéri, Éric va s’en sortir je te le promets.   Le journal nous a réunis pour que l’on rattrape le temps perdu et non l’inverse.  Je ne laisserai personne me prendre encore une fois mon bébé, même dieu.

Gary : tu es au courant ? Qui ?

Lois : devant la détresse de son mari, madame Taylor m’a tous raconté.  Je n’ai pas voulu le croire mais tous mes doutes ce sont dissipé lorsque je l’ai vu. 

Gary : il t’a parlé ?

Lois la larme à l’œil : non. Ton frère a sombré dans le coma peu de temps avant notre arriver. 

Gary : tout ça c'est de ma faute.  Pourquoi je me suis laissé distraire ?

Lois : je suis aussi partiellement responsable. Je voulais tous te dire à propos de ton frère jumeau mais Bernie a toujours refusé.  Il ne voyait pas pourquoi on devrait te parler d’un frère que tu ne connaîtras jamais. Tu aurais voulu le chercher et nous ne voulions pas que tu vives dans l’attente.  Tu comprends mon chéri ?

Gary : raconte-moi.

Lois : plus tard mon chéri. Tu dois te reposer maintenant.  Je vais attendre des nouvelles et je reviendrai te voir dans la soirée. D’accord ?

Gary acquiesça : dit à madame Taylor que je prie pour Éric.

Lois : d’accord. À tous à l’heure Gary.


chouchou70  (17.11.2017 à 20:29)

Salle d’attente.

 

Lorsque Lois arriva de nouveau dans la salle d’attente, Tami était assise sur le même fauteuil que toute à l’heure. Sur ces genoux, une jeune fille dormait. 

Tami : comment va Gary ?

Lois : il se repose mais en tout cas il est alerte.  Il m’a demandé après votre mari. Avez-vous eu des nouvelles ?

Tami : il semblerait qu’Éric réponde bien à la transfusion, mais il est toujours dans le coma.  Votre mari  ce repose dans une salle pas loin d’ici, si vous voulez le voir.

Lois : pas pour l’immédiat, je vais le laisser récupère un peu.  Je suis heureuse pour votre mari.

Tami : ma fille et moi ne sauront comment vous remercie pour tous cela.

Lois : cette jeune fille est donc ma petite fille. Comment ce prénomme-t-elle ?

Tami : Julie.  Vous m’excuserez de ne pas la réveiller.

Lois souri : ne vous en faites pas, on n’aura tous le temps pour ce connaitre, dorénavant.

Tami : pendant que nous sommes seules, je tenais à vous présenter des excuses pour toute à l’heure.  La peur de perdre mon mari m’a fait perdre mes moyens. Je n’aurai jamais dû vous annoncez la nouvelle de cette façon.   

Lois : si j’avais été à votre place, j’aurai sans doute réagi pareil que vous.  Ne vous en faites plus d’accord.

Tami : vous avez dû me prendre pour une folle !

Lois : honnêtement, j’allais vous gifler juste au moment où vous avez prononcé le nom d’Éric.

Tami : pourquoi ?

Lois : Éric était le prénom que nous avions choisi pour lui.

Tami : je l’ignorai.

Lois : Éric était notre premier choix, puis Gary lorsque nous avons su que nous attendions des jumeaux.   Vous savez, je n’ai jamais pu oublier  mon Éric, malgré l’amour pour mon Gary, malgré le temps qui passe sans savoir ce qui s’est réellement passer.  C’est très dur en tant que mère de vivre dans l’espoir.

Tami : vous savez, Éric à tenter de prendre contact avec vous

Lois surprise: comment savez-t-il notre existence ?

Tami : à la mort de sa mère adoptive, son père lui a tout raconté et il l’a aidé dans ses démarches pour vous retrouver.  

Lois : il a été adopté alors ?

Tami hésita : je ne pense pas que ce soit à moi de vous raconter toute l’histoire.  Je peux juste vous certifier qu’Éric n’a jamais manqué de rien.

Lois supplia : s’il vous plait Tami, parlez-moi.

Docteur : Madame Taylor ?

Tami inquiète : que ce passe-t-il ?

Docteur sur un ton rassurant : rien t’inquiétant rassurez-vous. Je voulais juste vous prévenir que votre mari est stabilisé maintenant.

Tami : il est sorti du coma ?

Docteur : non pas encore mais ces indicateurs vitaux nous montrent une nette amélioration.

Tami : peut–on le voir ?

Docteur : oui bien sûr. 

Sentant l’embarras de Madame Taylor a réveillé sa fille, une infirmière ce proposa de la garder a son bureau. Ensuite, Tami et Lois suivirent le docteur jusqu'à la chambre en soin intensif d’Éric.  Éric avait repris quelques couleurs depuis hier après-midi, mais sa respiration était toujours aussi rauque malgré qu’il soit sous oxygène.   Tami s’approcha du lit, prit la main de son mari dans la sienne et récita une prière silencieuse.   Lois observait de loin la scène, ému par l’amour profond qui unissait son fils et sa nouvelle belle fille.  Des larmes de bonheurs mais aussi de tristesse et de colère ruisselaient sur ses joues.  Lois sortit de la chambre, chamboulée par la vue de son bébé devenu un homme, chamboulée par ses souvenirs malheureux et la culpabilité de ne pas avoir suivi son instinct maternelle  à l’époque. Tami la suivi.

Tami : parlez-moi Lois !

Lois : à l’époque, les médecins et les policiers en charge de l’enquête nous ont dit qu’un bébé si jeune ne pouvait pas survivre à un enlèvement. J’ai laissé tous mon entourage me convaincre que mon bébé était mort.  Au fond de moi, j’ai toujours senti mon bébé vivant et qu’il m’attendait quelque part.  Aujourd’hui, je me rends compte que mon instinct de mère ne m’avait pas trompé mais c’est trop tard.  Mon bébé est devenu un homme, un mari et un père de famille et je n’étais pas là.

Tami : indirectement, vous avez toujours était là pour lui. Il pensait à vous dès qu’il avait une décision à prendre.  Il voulait réussir sa vie pour que vous soyez fière de lui le jour ou le destin vous réunira, tous les trois.  

Lois en colère : il pensait à nous alors que nous, nous le chassions volontairement de nos pensées !

Tami : vous étiez en deuil ! Personne n’a le droit de vous juger.  Éric ne vous a jamais jugé et ne vous en a jamais voulu.  Pour lui, le seul coupable, c’est sa mère adoptive, pas vous.  Vous êtes une victime, tout comme Éric. 

Lois : c’est cette femme qui nous l’a enlevé ?

Tami : oui. 

Lois : pourquoi ?

Tami : je sais juste qu’elle était dépressive.

Lois hocha simplement la tête.  Tami entraina de nouveau Lois au chevet d’Éric et restèrent jusqu'à la fin des heures de visite autorisée avant de rentrer à la maison avec Julie et Bernie.


chouchou70  (17.11.2017 à 20:29)

Le lendemain matin, à leurs arrivés à l’hôpital, le médecin les convoquèrent pour leurs annoncer une bonne nouvelle. Éric Taylor était sorti du coma et son état de santé s’améliorai doucement.

Éric était endormi lorsque Tami et Julie pénétrèrent dans sa chambre. Sa respiration était moins bruyante que la veille mais il avait toujours sa capsule nasale. Julie s’assis à côté de son père et lui prit la main, sa mère resta debout à ses côtés, et  caressant tendrement le visage de son mari. Éric ouvrit péniblement les yeux et tourna doucement la tête vers elles. Il semblait quelque peu désorienté et ne reconnut pas tout de suite l’identité des deux personnes à son chevet.  Tami se pencha délicatement sur son visage et lui donna un léger baiser sur ses lèvres, ce qui provoqua un léger sourire sur les lèvres de son mari.  

Éric : j’ai toujours su que tu étais un ange.

Tami les larmes aux yeux : je t’avais dit que je ne te laisserai pas partir loin de nous.

Éric sécha délicatement les larmes sur le merveilleux visage de sa femme : je ne vais nulle part. 

Julie : coucou papa !

Éric : ma puce… comment vas-tu ?

Julie : je suis contente que tu sois réveillé. Tu vas pouvoir me raconter tes histoires que j’aime tant.

Tami : doucement jeune fille. Ton père est encore très fatigué.

Julie : alors, c’est moi qui lui raconterai une histoire en attendant qu’il aille mieux.  Tu es d’accord papa ?

Éric : tu me raconteras l’histoire de la princesse grenouille qui devient une jolie sirène?

Julie : c’est drôle, j’ai raconté cette histoire à grand-père hier. Il a beaucoup rit.

Tami ce mordit discrètement les lèvres, peur de la réaction d’Éric. Sa fille était si jeune et insouciantes.

Éric regarda sa femme, étonné : grand-père ?

Tami : tes parents d’hickory sont ici Éric.

Éric : comment ?…. Qu’est ce qui c’est passer…avec moi ?

Tami : tu avais besoin d’une transfusion sanguine du même groupe que toi et Gary m’a dit que votre père pouvait le faire. Ils sont venus tout de suite.

Éric : pour moi ?

Tami : ils sont venus pour Gary. Je leurs ai parlé de toi uniquement quand ils sont arrivés ici.  Ton père n’a pas hésité à le faire.

Éric rêveur : je l’avais imaginé autrement. 

Tami : qu’est-ce que tu avais imaginé mon amour ?

Éric : la rencontre avec mes parents biologique…. j’ai toujours cru que ça aurait lieu au bar de Gary…. ma mère….

Lois : arriverai par surprise comme aujourd’hui et te prendrai si fort dans ses bras tellement elle serait heureuse de voir son enfant porter disparut, vivant et en bonne santé.   

Éric tourna la tête en directement de la voix qu’il venait d’entendre.  Tami laissa sa place au côté d’Éric, à Lois. Lois caressa la joue de son fils, heureuse de le voir enfin éveiller.  

Éric ému: maman ?

Lois : oui mon bébé. C’est moi.  

Éric : papa ?

Bernie s’approcha du lit : je suis ici aussi.

Éric : je suis désolé que vous me voyait en si mauvaise forme.

Bernie : moi je ne trouve pas.   Tu as repris des couleurs depuis que l’on ta vue avant-hier. Comment te sens-tu mon fils ?

Éric : fatigué et étourdit par tous ses médicaments.

Lois : on ne va pas rester longtemps de tout façon, le médecin ne veut pas de visite trop longue.  

Éric somnolent : restez….

Lois : il faut que tu te reposes mon bébé.  On se verra plus longuement demain.

Éric regarda Bernie : merci... pour ce que tu as fait…pour moi.

Bernie en regardant Tami : remercie plutôt ta merveilleuse femme qui, sans elle nous ne serions pas ici.   

Éric regarda sa femme à son tour : j’ai toujours su que…j’avais fait le bon choix.

Tami n’eut pas le plaisir de répondre. Éric succomba aux médicaments et s’endormi profondément, sous le regard attendrit de sa fille, qui lui donna un bisou de bonne nuit, comme son père le faisait pour elle, pour qu’elle ne fasse pas de cauchemar. Ensuite,  le petit groupe prit alors congé, apaisés par les évènements. Même si Éric n’était pas très lucide, au moins il était réveillé et leurs avaient parlé un peu. C’était ce qui comptait le plus.

Dans la soirée, Gary fut autorisé à se lever. Il demanda la permission de rendre visite à Éric. À son arrivé dans la chambre, Éric est éveillé et perdu dans ses pensées.

Gary: salut Eric. 

Eric surprit: Gary?  Je ne m’attendais pas à ta visite.  

Gary : je voulais voir par moi-même si tu allais bien.

Éric : j’ai encore ce point dans ma poitrine qui me fait un mal de chien quand je respire. Et toi ? Comment te sens-tu ?

Gary : je ne souhaite à personne d’avoir une commotion cérébrale. J’ai jamais eu des mots de tète aussi violent de toute ma vie.

Éric après un bref moment de silence : je suis désolé. J’aurai dû tenter l’impossible pour nous sortir de là.

Gary : et ça nous aurait tué tous les deux.

Éric : on ne peut pas le savoir.

Gary : crois-moi Éric, tu as fait le bon choix. 

Gary changeant de conversation: papa et maman m’ont dit qu’ils sont venus te voir ce matin.

Éric : je me souviens vaguement. Les infirmières m’ont bourré de médicaments avant leur visite. J’espère que je n’ai rien dit de déplacé ?

Gary : vu leurs sourires, je ne le pense pas.  C’est bon de faire ta connaissance Éric.

Éric : c’est vrai que tu n’as jamais entendu parler de moi ?

Gary secoua la tête : ils ne voulaient pas  que je cherche mon frère disparut.

Éric : tu l’aurais fait ?

Gary : sans doute. Je suis comme ça dans la vie. Je ne sais pas quand je dois m’arrêter.

Éric : alors, je suis heureux qu’ils ne t’aient pas parlé de moi.  Tu ne serais pas devenu l’homme que tu es aujourd’hui.

Gary : depuis que je connais ton existence, je n’arrête pas de penser que…J’aurai pu être à ta place  et que….

Éric : Gary, écoute-moi bien. Je ne veux pas que tu te sentes de cette façon.   Même si je n’ai pas grandi à vos côtés, j’ai grandi avec un amour paternel indescriptible.  Je suis devenu, grâce à lui, l’homme que tu vois en face de toi.    J’aime ma vie  et je n’en veux à personne.  Toi aussi tu devrais en faire autant.

Gary : tu comptais nous rencontrer ? N’est-ce pas ?

Éric : connaitre mes origines étaient suffisant pour moi au début, puis après, j’ai eu ma fille et  j’ai perdu mon père. C’est à ce moment-là que j’ai eu le déclic.   Cependant, je n’ai jamais eu le courage de venir frapper à ta porte. 

Gary : et le destin a fait que ce soit moi qui vienne à la tienne.

Éric lui tendit la main : tu veux bien qu’on essaye de devenir des frères ?

Gary répondit en lui serrant la main à son tour : je le veux plus que tous.

 


chouchou70  (27.11.2017 à 20:00)

Le lendemain dans la chambre d’hôpital de Gary.

Le miaulement du chat réveilla Gary. 

Gary : où était tu passé le chat ? Je pensais qu’enfin tu m’avais oublié. 

Miaou

Gary regarda avec étonnement ce que le chat lui avait apporté ce matin.  3 exemplaires de journal, le Hickory New,  datant de 1965.

Le premier journal datait du 18 septembre 1965.  « Affaire de disparition d’un nourrisson à la maternité d’Hickory»

« Hier, Lois et Bernie Hobson ont accueilli dans leur famille leurs jumeaux nouveau née, Éric et Gary Hobson.  Cet heureux évènement a tourné au drame à 4h du matin, soit 3h après l’accouchement.   Le nourrisson, Éric Hobson a disparu de son berceau de la nursery.    C’est le père, Bernie Hobson qui c’est aperçu de la disparition.   Une enquête vient d’être ouverte ».

Le deuxième journal datait du 25 septembre 1965.  « Un témoin dans l’affaire Hobson »

« L’enquête de police continue sur l’affaire de la disparition d’un nourrisson dans la nuit du 17 septembre dernier.  Un témoin c’est manifesté hier, en affirmant avoir vu une femme sortir avec un bébé emmitouflé dans des couvertures, aux alentours des 3H30 du matin ».

Le troisième journal datait du 17 janvier 1966.  « Faute de preuve matérielle, l’affaire Hobson est classé sans suite ».

« C’est avec une douleur immense que les parents Hobson on apprit la nouvelle du shérif du bureau d’hickory.  La disparition du petit Éric est et restera un mystère pour toute la communauté.   Aucune preuve matérielle n’a été trouvée, aucun indice  susceptible de faire avancer l’enquête vers un dénouement heureux.  Le procureur a décidé de classer l’affaire sans suite après trois mois d’enquête.  Cette affaire est la plus important qu’a connu la petite ville d’hickory depuis deux décennies ».

Un coup à la porte le fit lever le nez de ses journaux.

Lois : salut Gary.  Comment vas-tu aujourd’hui ?

Gary : le chat est venu ce matin.

Bernie : tu veux que je m’en occupe fiston ?

Gary : pas besoin.  Il m’a emmené des vieux journaux. Regardez.

Lois et Bernie jetèrent un coup d’œil sur ces journaux si familiers pour eux.

Bernie : je suppose que tu as des questions sur le sujet.

Gary : je veux savoir pourquoi l’enquête a été classée sans suite malgré la présence d’un témoin ?

Bernie : ce témoin n’a pas été pris au sérieux par les shérifs du comté parce qu’il été sans domicile fixe et ce soir-là, il sortait d’un bar lorsqu’il a vu cette soi-disant femme.

Gary : vous lui avez parlé ?

Bernie : non.  Il est parti d’Hickory rapidement. 

Gary : tu crois qu’il est lié avec l’affaire ?

Bernie : non. Je pense que ce pauvre homme ne voulait plus avoir affaire avec le shérif.  Je suis sûr qu’il a dit la vérité.

Gary : comment pouvait vous en être sûr ?

Lois : parce que nous avons eu des soupçons sur une femme

Gary : explique.

Lois : une femme a accouché, seule dans sa voiture, pas très loin de la maternité. Elle a emmené son bébé à une sagefemme, mais le bébé n’a malheureusement pas survécu.  

Gary : pourquoi le shérif n’a pas voulu creuser plus loin ?

Lois : parce que cette femme est partit comme elle est venu. Personne ne la connaissait. 

Gary : mais, elle a bien du apparaitre dans le registre d’entrée et de sortie ?

Bernie : cette femme est arrivée en hurlant et paniqué. Le personnel l’a pris en charge tout de suite.   Le nourrissions est décédé peu de temps après.   Lorsque le médecin a voulu rédiger l’acte de décès, cette femme était partit.   3h plus tard, notre Éric disparaissait. 

Gary : tu veux dire qu’elle n’est pas partie avec Éric tous de suite ?

Bernie : on suppose mais le shérif n’a pas voulu croire en cette piste.  Pour lui, c’était impossible que cette femme soit revenue sans être vu. 

Gary : il n’a rien voulait faire alors ?

Bernie : il a fait circuler son portrait-robot afin de pouvoir donner un nom à cet enfant mort-né.  Cela n’a rien donné.  Quand je pense à ce malheureux enfant enterrer dans une fosse commune à cause de cette femme, cela me révolte !

Lois perdu dans ses pensées : cette femme a kidnappé mon enfant. Je le sais maintenant.

Bernie : on n’en n’a jamais eu la preuve chérie.

Lois : Éric a été adopté par une femme.  Cette femme ! J’en suis sûr, aujourd’hui. 

Bernie : on ne peut pas tirer de conclusion sans avoir parler à Éric.  

Lois : je sais mais je le sens au fond de moi. Je sais que c’est elle.   

Gary : je suis vraiment désolé pour tout ça.  Je me doute que cela dû être dure de m’élever après ces évènements. Je ne vous en remercierai jamais assez pour tout l’amour que vous m’avez donné.

Lois : nous ne voulions surtout pas que tu souffres de notre chagrin.  Nous avons fait ce que nous avons pu pour que tu grandisses dans un foyer serein et rempli d’amour.    Inconsciemment, tu nous as donné une raison de continuer à vivre notre vie et tu nous as aidés à faire notre deuil de ton frère.

Gary : papa, maman, pourquoi vous êtes resté a Hickory ?

Bernie : il était impossible  pour nous que l’on parte de cette ville sans savoir la vérité. C’était comme si nous l’effacions de nos vies.

Lois : j’ai toujours pensé que mon Éric reviendrait à la maison. Je voulais qu’ils nous retrouvent là où nous avions été séparés.

Gary : mais, comment c’était avec les gens ?   Hickory est une petite ville et les gens sont quelques peu envahissant. D’ailleurs, je me demande comment j’ai pu ne pas être au courant ?

Lois : les gens ont été choqués par cette affaire et ils ont voulu oublier.   Personne n’à jamais parler de ce fait divers depuis que l’enquête a été classé sans suite.

Gary après un bref moment de silence : je suis allé rendre visite à Éric hier soir.   Il veut me connaitre.

Lois : c’est bien ça. Non ?

Gary : je le veux aussi mais est ce que je pourrai vraiment ?

Lois : pourquoi tu ne le pourrais pas ? 

Gary : à cause du journal bien sûr !  Comment pourrai-je lui consacrer du temps alors que j’ai à peine du temps pour moi.  Le journal ne me donne aucun répit.

Bernie : rien ne t’empêche de demander à une personne de confiance de prendre le relai le temps d’un weekend.  

Gary : c’est ma responsabilité !

Lois : ta responsabilité comme tu dis, un jour ou l’autre il va bien falloir que tu lui en parle.

Gary énervé : tu crois que je ne le sais pas ! Et après ? Qu’est ce qui va se passer ? 

Lois : il se passera ce qui se passera Gary mais je pense sérieusement qu’Éric accepta sinon le journal ne t’aurait pas conduit ici.  Nous aurai pas conduits ici. 

Gary : depuis tout petit, je ressens un manque au fond de moi, j’en connais la raison aujourd’hui.  Ce qui me fait peur c’est d’échouer avec lui et que je le perds pour toujours. 

Lois : je le sais Gary mais dit toi que nous sommes tous dans le même bateau. Il va falloir se montrer plus uni que jamais face à tous cela.

Gary penseur : maman, tu crois que le journal vient tous les jours à ma porte depuis 10 ans dans l’unique but de résoudre l’affaire judiciaire de notre famille ?

Lois : je ne le sais pas Gary. 


chouchou70  (10.12.2017 à 21:23)

Dans la chambre d’Éric. 

Tami était venu seul ce matin prendre des nouvelles de son mari.

Tami : bonjour chéri, comment te sens-tu ce matin ?

Éric : on peut dire que ça va mieux qu’hier mais ce n’est pas la grande forme encore.

Tami : tu as subi une lourde opération, ne l’oublie pas. Tes forces reviendront petit à petit. 

Éric : Tami,  maintenant que je suis plus alerte, j’ai besoin de connaitre les dégâts engendrés par la tornade ? 

Tami : les dégâts sont considérables dans l’ouest de la ville mais heureusement aucune victime.

Éric : et le complexe scolaire ?

Tami n’osa pas regarder son mari dans les yeux : le lycée a été relativement épargné, des vitres brisées et beaucoup de nettoyage à prévoir mais le reste…  tout est détruit.

Éric : qu’est-ce que tu entends par tout est détruit ? Dit moi la vérité Tami !

Tami : le stade, les gradins, le gymnase, …. ton bureau… il ne reste plus rien, mise à part quelques murs miraculeusement debout.

Éric : est-ce que quelqu’un d’autre a été blessé ?

Tami : non personne.  C’est un miracle vu les dégâts considérables. 

Éric se souvient : quand j’étais blotti dans le local vidéo, avec tous ses bruits de verre brisés autour de moi, j’étais vraiment sûr que j’allais mourir là.  C’était vraiment horrible comme sensation.  J’étais comme, paralysé par la peur, mais je ne pouvais rien faire a par attendre et prier d’avoir pris la bonne décision.

Tami : quelle décision ?

Éric : Gary s’était pris une branche derrière la tête et il s’était effondré sur le sol, inconscient.  La tornade faisait rage dehors.  J’ai dû rapidement prendre la bonne décision pour nous sauver tous les deux.   Soit je devais courir à travers le complexe, avec Gary dans mes bras, afin de rejoindre le sous-sol. Soit attendre dans un lieu sure la fin de la tornade.  J’ai choisi la deuxième option et jusqu'à la dernière seconde de conscience, j’ai cru que j’avais fait le mauvais choix. 

Tami était ému par les révélations de son mari, et surtout par ces larmes silencieuses. 

Éric prit la main de Tami : j’ai cru ne jamais vous revoir.

Tami : lorsque tu t’es effondré dans mes bras peu de temps après ta reprise de connaissance, j’ai vraiment cru que je t’avais perdu pour toujours.

Éric: il faut que je t’avoue quelque chose, lorsque j’étais dans le coma, j’ai senti ta présence auprès de moi et cela m’a aidé à combattre la mort.  Merci

Tami : j’ai fait vœux de rester à tes cotés dans la joie comme dans les peines. Tu t’en souviens ?

Éric sourit : oh oui je m’en souviens. Je t’aime.

Tami : moi aussi je t’aime.

Après un moment de silence.   

Éric : Gary est venu me voir hier soir.  C’était un tel soulagement de le voir en meilleur forme.

Tami : je pense que c’était réciproque. Il nous demandait sans cesse de tes nouvelles.

Éric : vous avez eu l’occasion de parler ensemble ?

Tami : oui, un peu. Pourquoi ?

Éric : je peux peut être me tromper, mais, dans son regard, on dirait qu’il a une certaine retenu vis-à-vis de moi.

Tami : qu’est ce qui te fait penser cela ?

Éric : quand je lui ai demandé s’il voulait bien que l’on fasse connaissance, je l’ai senti crispé.

Tami : je pense qu’il était juste un peu secoué d’apprendre ton existence et c’est compréhensible tu ne crois pas.

Éric : non, je pense que c’était quelque chose de plus profond. C’était comme si quelque chose l’empêchait de venir vers moi. Tu sais, quand je me suis rendu la dernière fois à Chicago, je l’ai observé longtemps et il y a des choses qui me troublent maintenant que j’y pense.

Tami : tu veux parler de son côté bon endroit au bon moment ?

Éric : je pense que ce n’est pas un hasard s’il est venu ici.  Il est venu pour me sauver la vie et non pour assister à mon match comme il me l’a prétendu.

Tami : je ne veux surtout pas te faire revivre ce calvaire mais dit moi précisément les évènements avant la tornade.

Éric : j’étais assis à mon bureau, en train d’établir mon budget quand Gary a débarqué.  Il avait l’air paniqué. Puis l’alarme c’est déclenchée et Gary m’a supplié de sortir de ce bureau avec lui. Moi je ne voulais pas, en tous cas, pas avant d’être sûr que plus personne n’était dans le bâtiment. Alors là,  il m’a annoncé que tout le monde avait évacué les lieux, il a même évoqué le gymnase et la classe de danse de Julie. Je n’ai pas eu le temps de lui demander des explications.  Il est tombé inconscient à mes pieds.

Tami : Julie m’a dit que ton frère a fait évacuer sa classe. Elle a cru que c’était toi au début.

Éric : il lui a parlé ?

Tami : pas que je sache. Il ne la même pas regardée, ce qui lui a mis la puce à l’oreille.

Éric : comment pouvait-il savoir que j’étais en danger, ainsi que ma fille, en habitant aussi loin de nous ?

Tami : c’est une question qui ne peut être répondu que par Gary où tes parents.  Lois n’avait pas l’air étonnée de la présence de son fils aussi loin de chez lui, comme si ce n’était pas la première fois.

Éric : et si mes parents m’avaient menti ?

Tami : impossible. Tes parents ont vraiment été choqué d’apprendre ton existence.  Rien n’était calculer crois-moi. 

Éric : je veux en avoir le cœur net et le plus tôt sera le mieux.

Tami : je ne pense pas que ce soit une très bonne idée chéri.

Éric : ma vie c’est fondé sur un tissu de mensonge, je ne veux pas que ça continu.  Je veux la vérité avant de poursuivre avec eux.  Comprend moi Tami.

Tami ce résigna : comme tu veux.


chouchou70  (22.12.2017 à 20:41)

4 jours plus tard, à la résidence Taylor.

 

Ce soir était le premier repas d’une famille réuni, à l’exception de Julie. Tami l’avait confié à une amie.  Elle trouvait Éric très tourmenté et appréhendait énormément ce premier repas. 

Éric : Gary, as-tu réussi à te faire rembourser ton billet ?

Gary : mon billet ?

Éric : ton billet pour le match ? 

Gary : ah oui, non. Je ne me suis pas fait rembourser mon billet mais ne t’en fait pas, de toute façon  c’était un cadeau.

Éric : es-tu sûr d’être venu pour le match ?

Gary : oui. Pourquoi ?

Éric : je ne t’ai jamais vu à aucun de mes matchs avant.

Gary : je n’ai jamais eu l’occasion de venir jusqu’ici. Voilà tout.

Éric : c’est bizarre quand on n’y pense.  Tu ne trouves pas Gary ?

Gary : qu’est ce qui est bizarre ?

Éric : ta présence ici. Au moment précis de la tornade. 

Gary : j’étais là au bon moment.

Éric ce leva de sa chaise : vous savez, ma vie c’est construite sur un tas de mensonge. Je ne le tolérai pas que cela continue ! 

Lois : qu’est-ce que tu veux dire par là, Éric ?

Éric : est-ce que vous saviez que je vivais ici ? Oui ou non ?

Lois : comment peux-tu en douter Éric ?  Tu imagines bien que si on l’avait su on serait venu depuis longtemps.  

Bernie : pourquoi ce changement de ton Éric ? Qu’est-ce qu’on n’a fait ?

Éric : je veux juste comprendre pourquoi Gary est venu ici ? Comment il a su que ma fille et moi étions en danger ? Je veux savoir pourquoi tu n’as pas été étonnée par la présence de Gary aussi loin de Chicago ?  Je veux tous savoir !

Bernie regarda Gary : je crois que le moment est venu Gary.

Gary : je ne peux pas. Pas maintenant.

Lois encourant : vas-y Gary.

Éric : est-ce que tu as des dons de medium ?

Gary secoua la tête : non. Je connais l’avenir mais rien n’avoir avec un don.

Éric perdu : je ne comprends pas.

Gary : je… je reçois le journal du lendemain un jour à l’avance.  Depuis 10 ans maintenant,  un chat m’emmène un exemplaire du Sun-times  tous les matins .Mon travail consiste à changer les gros titres si j’en n’ai le pouvoir. 

Éric : tu as lu la tornade dans ton Sun-times de Chicago?

Gary : pas exactement. Le chat m’a livré un billet d’avion pour Dillon. C’est seulement dans l’avion que j’ai reçu le journal local d’ici, annonçant la tornade, ainsi que le bilan humain engendré par la catastrophe.

Éric : est-ce que j’en faisais partir ?

Gary : tu serais mort en sauvant ta fille.  Voilà pourquoi je suis venu ici.  Mais je te jure que je n’avais aucune idée de ta véritable identité, ni pourquoi je devais venir ici.  Je ne me déplace jamais de Chicago en principe.

 

Éric resta sous le choc pendant un moment. Impossible de dire quoi que ce soit aux personnes qui attendaient manifestement une réponse de sa part.  Cette histoire était vraiment invraisemblable  et pourtant… Il y a longtemps, il avait reçu une lettre d’un homme faisant allusion à un journal, comme celui de son frère.   Il se leva devant les regards inquiets de ses convives, afin de chercher cette lettre qu’il avait gardée, par acquis de conscience.  Tami était inquiète du silence de son mari, ainsi que Gary et les parents Hobson.  Une fois revenu, Éric tendit la lettre à Gary.

Éric : est-ce que cela a un rapport avec toi ?

Gary prit la lettre commença à lire.

Cher Éric, j’espère ne pas me tromper en t’écrivant cette lettre mais j’en doute fort.  J’ai passé des années à te rechercher afin de réparer ma faute, ce soir du 17 septembre 1965.  Je sais ce que tu penses en lisant ces quelques lignes mais je t’arrête tout de suite. Je ne suis pas de ta famille mais je suis le témoin de ton enlèvement.  Je savais ce qui allait arriver et je n’ai rien fait pour l’en empêcher. Plutôt si, mais trop tard.  Tu dois me prendre pour un fou mais je reçois les nouvelles du lendemain un jour à l’avance. Ton enlèvement était écrit sur la première page  de mon journal et pourtant je suis resté assis dans ce bar, à noyer mon immense chagrin.  La veille, j’avais perdu un être cher à mon cœur.  Je me suis maudit pour cela. J’ai maudit le papier. J’ai maudit le chat, le responsable de tous ses évènements bizarre qui m’est tombé dessus il y a 6 mois.  Quand j’ai repris mes esprits, je suis allé témoigner de ce que j’avais vu ce soir du 17 septembre, mais personne ne m’a cru. Le shérif ne m’a pas pris au sérieux car des témoins m’ont vu me souler le soir de cet évènement tragique.

Je suis désolé Éric mais j’ai étais lâche. J’ai quitté la ville le lendemain matin et j’ai rayé de mon esprit cette triste époque de ma vie.

J’ai posé mes valises à Chicago (je ne sais pas pourquoi d’ailleurs) et j’ai continué à prendre soin du journal local,  jusqu’au 16 mai 1976. Mon passé m’est revenu en pleine face.  C’est ce jour-là que j’ai rencontré ton frère jumeau, un certain Gary Hobson, âgé de 11 ans.   Le journal m’a conduit à lui pour vous réuni, même si, pour cela, je devais lui transmettre mon terrible fardeau. J’ai appris avec le temps que le journal a toujours ses raisons.  Il faut croire en lui.    Après cette rencontre, j’ai consacré trois ans de ma vie à te recherche. Puis, je t’ai observé quelques mois.  Je me devais d’être sûr que tu sois prêt à encaisser toute ses informations.  

Sache que je n’attends rien de toi. Cette lettre a pour unique but de te donner les clés de ton histoire, afin que tu puisses avancer l’esprit léger.   

Ci-joint, l’adresse de tes parents, ainsi que quelques coupes de vieux journaux sur l’affaire Hobson de 1965.  A toi de choisir ce que tu désires faire. 

                                                                                                                      Lucius Snow.

 

Éric : qui est Lucius Snow pour toi ?

Gary : il m’a sauvé la vie lorsque j’avais onze ans, lors d’un voyage à Chicago.  C’est à ce moment-là qu’il m’a passé le relai pour le journal mais j’en n’avais absolument pas conscience à l’époque.  Je ne l’ai jamais rencontré mise à part cette fois-là. En revanche, il m’a laissé quelques lettres en héritage en quelque sorte, mais jamais il ne t’a mentionné.

Lois : depuis quand as-tu cette lettre Éric ?

Éric : je ne sais plus trop exactement. Une vingtaine d’année au moins.

Lois : Tami nous a dit que tu t’étais rendu à notre domicile après la mort de ta mère adoptive.  C’était juste après cette lettre ?

Éric : la seule et unique fois ou je me suis rendu à votre domicile, c’était il y a 4 ans.

Tami : mon amour, tu fais erreur. Tu t’es rendu à Hickory l’année de tes 15 ans.  C’est même moi qui t’ai accompagné à l’aéroport.

Éric penseur : je ne me suis jamais rendu à Hickory.  Je suis descendu avant. Je n’ai pas pu. 

Tami choquée : mais….pourquoi ?

Éric ce leva de sa chaise : mon père venait de perdre sa femme qu’il aimait tant, au-delà de la maladie. Il m’a aimé et élevé comme son propre fils. Il m’a préservé le plus possible de la dépression de ma mère. Bien sûr, que j’étais en colère contre lui. Il avait sa part de responsabilité dans mon enlèvement, mais je sais qu’il l’a fait uniquement par amour pour sa femme. Mais aussi, au fond de lui, il souffrait de la perte de son unique enfant mort-né. Il ne m’a jamais laissé tomber malgré les épreuves de la vie. Sans lui, je ne serai surement pas ici aujourd’hui.  Je ne pouvais pas l’abandonner ! C’était mon père ! L’homme qui m’a élevé.  Il avait besoin de moi autant que j’avais besoin de lui.

Lois, Bernie, Gary, je suis navré d’avoir choisi la facilité il y a 25 ans.  Pardonnez-moi !

 

Éric partit de la maison précipitamment, sans prendre la peine de se retourner. Lois, courra après lui, mais Tami l’arrêta.

Tami : laissez le seul, Lois.

Lois : je ne peux pas le laisser penser une chose pareille.  Je veux qu’il sache que…

Tami : Lois, il faut que vous compreniez une chose. Ça était un vrai choc pour lui toute cette histoire et il a mis beaucoup de temps à se reconstruire après cela. Éric a subi beaucoup de stress en si peu de temps, entre la dépression de sa mère, son père faisant tous de qu’il pouvait pour sa famille, la mort de sa mère et le secret de sa naissance. Tous cela en 6 mois à peine.  Ajouter à cela, cette fameuse lettre mystérieuse. Je ne sais pas si je devrais vous le dire mais…

Bernie  soucieux : mais quoi ?

Tami : Lorsqu’il est revenu de son fameuse voyage a Hickory, enfin c’est ce que je croyais jusqu'à aujourd’hui, Éric n’était plus le même. Il a sombré dans le silence et la solitude.  Éric à tenter de mettre fin à ces jours, le jour de ces 16 ans. Il répétait sans cesse qu’il était responsable de la dépression de sa mère et du malheur de son père. 

Gary : maman ? Tu te souviens. J’ai été très malade le jour de mes 16 ans également. Tu sais, ma crise d’asthme ?

Lois : mon dieu, c’est vrai.  Tu avais ressenti la détresse de ton frère.  Pourquoi dieu ne m’a pas permis d’être à ces cotés ?

Gary le regard plein de reproche: si j’avais su, j’aurai pu le retrouver et nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Bernie : nous ne pouvons pas le savoir Gary.

Gary : je le sais et Éric aussi le sais.

Tami : c’est du passé, on ne peut plus rien n’y faire. C’est à l’avenir qu’il faut penser à présent.

Gary s’adressant à ses parents: j’ai perdu 40 années avec mon frère jumeau à cause de vous ! À cause de Lucius Snow ! 40 ans de perdu vous entendez ! 

Gary sorti à son tour de la maison.  Lois et Bernie restèrent choqués par les violentes paroles remplis de vérité de leur fils.  Ils avaient voulu préserver Gary mais en même temps, il l’avait privé de la possibilité de retrouver son frère jumeau.  

Lois partit dans leur chambre immédiatement après le départ de Gary. Elle avait besoin de calme et de solitude pour laisser libre court à son immense chagrin.

Tami : je suis navré que cette soirée ait mal tournée pour vous. 

Bernie : je suppose que chacun a tellement souffert de son côté que ça devaient sortir un jour ou l’autre.

Tami : je sais que vous avez fait ce qui vous semblez bon pour votre fils Gary. Il le comprendra tôt ou tard, j’en suis sûre.

Bernie : je ne me fais pas de soucis à ce sujet. Gary n’a pas vraiment voulu dire ce qu’il a dit.  Au fond de lui, il culpabilise de n’avoir rien vu, rien entendu sur l’affaire de notre famille.

Tami : tous comme Éric je suppose.

Bernie : voulez-vous que je parte à la recherche d’Éric ?  Ça fait plus d’une heure qu’il est partit.

Tami : non ça ira vous en faites pas. Je connais Éric, Il a juste besoin qu’on le laisse seul pour le moment. Il reviendra au petit matin.  Vous devriez rejoindre votre femme. Elle est vraiment chamboulée.

Bernie : qui ne le serait pas.  N’Hésitez pas à nous tenir au courant lorsque les garçons rentreront.

Tami : bien entendu.


chouchou70  (11.01.2018 à 18:53)

Éric errait  sans but dans les rues de Dillon. Il pensait à sa vie.  Il pensait à ses parents biologiques surtout. Il avait tant espérer faire leurs connaissance, mais vu la tournure des évènements de la soirée, ils les avaient perdu. Comment pouvaient-ils lui pardonner ? 

Perdu dans ses pensées, Éric n’entendit pas la voiture qui ralentissait a côté de lui. Il sursauta.

Buddy : Éric ? Tu vas bien ?

Éric reprenant ses esprits: tu m’as fait peur Buddy !

Buddy : je pensais que tu m’avais entendu arriver. Est-ce que tout va bien ?

Éric : oui. Oui ça va. J’ai besoin de me détendre. Tu viens prendre un verre avec moi ?

Buddy : ok monte.

Buddy : je tenais à te rassurer.  Nous avons trouvé un stade pour nos Panthers. Notre saison n’est pas foutue. C’est une bonne nouvelle ! Non ? 

Éric : oui

Buddy étonné: tu ne me demandes pas où c’est ? Éric ?

Éric absent : tu disais ?

Buddy : tu es sûr que tout va bien mon ami ?

Éric : oui ça va. J’ai juste besoin de me détendre loin de ses hôpitaux.

Buddy : en parlant d’hôpital, as-tu eux des nouvelles de l’homme qui était avec toi ?

Éric : il va bien.

Buddy : on m’a dit qu’il avait un étrange air de ressemblance avec toi. Tu le connais ?

Éric: c’est mon frère jumeau.

Buddy: tu ne m’en n’as jamais parlé.  Comment se fait–il qu’il n’est jamais venu ici avant ?

Éric : ma vie privée ne regarde personne ! Dépose-moi ici !

Buddy : ne t’énerve pas Éric. Qu’est ce qui te prend ?

Éric hurlant : dépose-moi Buddy !

Buddy enclencha la fermeture automatique : non, je ne te laisserai pas sortir de ma voiture !  Pas dans cet état en tous cas. Dit moi ce qui ce passe ?

Éric essaya tant bien que mal de sortir avant de se résigner et il laissa ses nerfs lâchaient devant Buddy.   Buddy conduisit Éric à son studio et il le laissa tranquillement reprendre ses esprits. Attendre qu’Éric veuille bien lui parler de ce qui le tourmente à ce point-là.

Éric honteux : excuse-moi Buddy. Je n’aurai pas dû…

Buddy : dit moi ce qui ne va pas Éric !  Je suis ton ami. Cette conversation restera entre nous je te le promets. 

Éric : j’ai fait quelque chose de pas bien il y a 25 ans et aujourd’hui tout le monde en paye les conséquences. 

Buddy perdu : de quoi tu parles Éric ?  Explique-moi !

Éric hésita un moment mais fini par révéler la vérité à son ami. Peut-être que ça l’aiderai à aller de l’avant.  Buddy écouta silencieusement son ami qui semble-t-il, portait un immense fardeau sur la conscience.

Éric : il y a une semaine, c’était la toute première fois que je voyais mes parents biologique et mon frère jumeau. C’était la première fois que je leurs parlais même.  La nuit de ma naissance, j’ai été enlevé par une femme, qui était folle de chagrin par la perte de son bébé quelques heures plus tôt.  Elle  est décédée quatorze ans plus tard dès suite de sa longue dépression.  C’est alors que ma vie a véritablement basculé.  Mon père adoptif, avec qui j’entretenais une relation fusionnelle, m’annonça qu’ils s’étaient pas mes véritables parents, pire qu’ils m’avaient arraché à mes parents biologique.   Je suis resté des semaines à ne parler à personnes. Deux mois plus tard, un inconnu m’a écrit une lettre m’expliquant en détail mon enlèvement, il m’a parlé aussi de l’existence d’un frère et il m’a révélé l’adresse d’habitation de mes parents biologique.   Une amie m’a convaincu que je devrais m’y rendre.  Je ne l’ai pas fait.  Je ne sais pas ce qui s’est réellement passé dans ma tête mais, dans l’avion en direction d’hickory, je me suis rendu compte que j’étais entrains d’abandonner la seule personne qui m’aimait, au point de ce mettre en danger pour moi. J’ai repensé à toute ces fois ou mon père adoptif m’a protégé contre les crises de folie de sa femme.  Je ne pouvais pas lui tourner le dos pour rejoindre des inconnus.  Je crois que c’est à ce moment-là que je lui ai pardonné.  Le plus dure était de se reconstruire.  Mon père souhaitait vraiment que je prenne contact avec mes parents biologique et j’ai toujours refusé.  J’ai continué à vivre comme si rien ne c’était passer.  Le temps a passé, je me suis marié, j’ai commencé ma carrière puis nous avons eu Julie.   Il y a 4 ans, j’ai perdu mon père. Il ne voulait pas que je continu à vivre dans l’ignorance, donc, je lui ai fait la promesse de prendre contact avec mes véritables parents. Il voulait mourir rassurer que, quoi qu’il arrive, j’aurai toujours une présence paternel à mes côtés pour les coups dures.   

Buddy ému : ton père adoptif devait vraiment être une personne formidable.

Éric pensif : il l’était réellement.  Il me manque vraiment. J’aimerai qu’il me dise quoi faire maintenant.  Je me suis montré vraiment odieux avec mes parents biologiques.

Buddy : ils sont ici ?

Éric : oui, ils sont venus pour mon frère, en premier lieu. Mon père biologique m’a sauvé la vie en acceptant de me donner son sang. Et moi, ce soir, j’ai rien trouvé d’autres que de mettre leurs paroles en doute.  Pire, j’ai avoué connaitre leurs existences depuis longtemps mais que je n’avais rien fait pour nouer le contact. Comment veut-tu qu’ils me pardonnent ?

Buddy : tu n’as pas essayé après le décès de ton père ?

Éric : si bien sûr, mais tu t’imagines sonner à la porte de tes parents, à 35 ans « oui bonjour, je suis ton fils, comment ça va ? »   C’était trop tard.  

Buddy : et ton frère ?

Éric : je lui rendais visite incognito, quelques jours dans l’année.  Il avait sa vie à lui à Chicago. Il vivait bien, avait une bonne situation financière et professionnelle, et une petite copine semble-t-il.  Cela suffisait à me rassurer.

Buddy : tu n’as jamais réussi à l’aborder ?

Éric : je crois que je comptais sur une rencontre par pure coïncidence, au détour d’un coin de rue. Finalement, c’est lui qui est venu à moi par pure coïncidence. Sans ça, je serai mort aujourd’hui. Mes parents n’auraient sans doute jamais su que j’avais vécu, ils n’auraient jamais su qu’ils étaient grands- parents et Gary n’aurait jamais su qu’il avait un frère jumeau.

Éric éclata en sanglot. A cet instant, il s’en fichait complètement de son image d’homme solide. Il avait vraiment besoin d’évacuer toutes ses émotions qu’il avait gardé tant d’année au fond de lui.  Buddy était profondément touché  par son ami.  En voyant Éric, on ne croirait jamais sur quel traumatisme il a dû se construire. Éric était vraiment une personne respectable. A lui de le persuader.

Buddy : Éric, regarde-moi ! Il ne faut pas que tu te sentes responsable ! 

Éric : j’ai tous gâché !

Buddy : NON Éric ! Ce n’est pas vrai !

Éric : si c’est vrai.  J’avais la possibilité de réparer les erreurs de mes parents adoptifs et je ne l’ai pas fait !  Ça aurait tout changé !

Buddy : ça suffi Éric !

Éric baissa simplement la tête, honteux.

Buddy : je te trouve trop dur avec toi-même, Éric.  Tu n’étais qu’un gamin qui venait de perdre tous ses repères ! Tu étais ce même gamin qui était face à un choix d’adulte. Ta décision venait du cœur, c’est tous ce qui compte. Et je parie que tes parents te pardonnent et qu’ils n’attendaient que ton retour à la maison.

Éric : et s’ils étaient reparti ?

Buddy : alors dans ce cas,  tu devras prendre le prochain avion afin de les rejoindre et de leurs parlers avec ton cœur, comme tu viens de le faire avec moi ce soir.

Éric : merci mon ami. 

Buddy : tu peux venir à moi quand tu veux Éric. 

Éric : je crois que je devrais rentrer à la maison maintenant. Tout le monde doit s’inquiété.

Buddy : sache décision.

 


chouchou70  (11.02.2018 à 10:07)

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