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Les joies et les peines d' Eric Taylor

Série : Friday Night Lights
Création : 06.01.2019 à 18h02
Auteur : chouchou70 
Statut : Active

Ma propre interprétation de l'adolescence d'Eric Taylor. Post fanfic un destin mise à l'épreuve.

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Comme tous les matins, depuis six mois, Tami se rendait à son casier pour prendre ses affaires de cours du matin. Mais ce matin, elle trouva une feuille de papier au milieu de ses affaires. 

« Rejoins-moi à la crique après les cours »

Le cœur de Tami se mit à battre si fort dans sa poitrine. Cela ne pouvait pas être lui ! Et pourtant, il n’y avait que lui qui pouvait connaitre cet endroit. 

Mo : salut mon bébé.

Tami sursauta : salut

Mo : tu as l’air bizarre ce matin ! Que se passe-t-il bébé ?

Tami : rien du tout.  Je…je suis nerveuse à cause de mon contrôle de maths. Je dois impérativement obtenir la moyenne. 

Mo soucieux : tu veux que je t’aide a révisé pendant la pause déjeunée ?

Tami : non non ça ira. Il faut que j’arrête de faire des exercices, je vais finir par tous mélanger. 

Mo : ok très bien bébé.  Dit-moi, ce soir, ça te dit un cinéma ? 

Tami : je ne peux pas ce soir. Mon père est à la maison. Je ne le vois plus beaucoup depuis qu’il a ce job Austin. Mais bon, au moins, il a échappé au chômage. Ce n’est pas le cas de tous depuis la fermeture du centre de recherche.

Mo : tu as eu des nouvelles de ce petit merdeux de Taylor ?

Tami blanchi légèrement : euh non, pas depuis six mois.

Mo : qu’il continue à se cacher, cela vaut mieux pour lui.

Tami : bébé, tu ne connais pas les détails de l’histoire. 

Mo : peut-être mais je sais que Taylor a mis beaucoup de personne au chômage en agissant de la sorte. Ton propre père a perdu son travail à cause de Taylor.  Alors, pourquoi tu te soucis encore de lui ? 

Tami : on ne t’a jamais appris a aidé ton prochain. Éric n’est pas celui que tu crois.  

Mo : bébé, Taylor est recherché par dans tous le comté de Houston. Tu devrais vraiment me dire où il est.

Tami : je ne sais pas où il est. Et même si je le savais, je ne te le dirai pas ! Maintenant, laisse-moi, je dois aller en cours.

Décidément, Taylor, même absent, continuai a lui pourrir la vie. Mo était bien décidé à lui mettre la main dessus afin de le mettre hors état de nuire. Ainsi, il aurait Tami pour lui tout seul, et son père serait fière de lui. Depuis qu’il s’était fait viré de l’équipe, son père le prenait pour un bon n’a rien. Il devait lui amener Taylor sur un plateau.

 

Après les cours. 

Tami se rendit au point de rendez-vous. C’est avec un immense bonheur, qu’elle découvrit que, c’était bien Éric l’auteur du message. Son bonheur été, toute de fois de courte durée, lorsqu’elle regarda son ami de plus prêt. Éric semblait si amaigri et si pâle.

Tami : tu fais peur à voir.  

Éric : j’avais peur que tu ne viennes pas.

Tami : Où étais-tu ces derniers mois ?

Éric : Dallas. 

Tami : tu as de la famille là-bas ?

Éric fit signe non de la tête : j’ai juste pris le train aussi loin que mes économies me le permettaient. Et puis, j’étais aussi curieux de voir la ville d’où tu venais. C’est une très belle ville.

Tami : tu vivais où ?

Éric : ici et là. D’ailleurs, Derek te passe le bonjour. 

Tami abasourdi : comment as-tu rencontrer Derek ? Ne me dit pas que tu… ?

Éric : non Tami, je ne me drogue pas. Derek m’a juste hébergé chez lui quelques semaines.  C’est un brave type. Tu lui manque beaucoup.

Éric se mit à tousser bruyamment et de façon incontrôlable. 

Tami s’approchant d’Éric, inquiète : Éric ? Tu es sûr que tout va bien ? 

Éric reprenant son souffle : oui oui, je suppose que j’ai pris froid dans le train.

Tami : tu te moques de moi ?

Éric fixa Tami dans les yeux : je suis revenu pour te dire que, je suis désolé pour ton père. Je ne voulais pas….

Tami : comment es-tu au courant ?

Éric : chucky.

Tami blessée : tu as gardé contact avec Chucky mais pas avec moi ? Tu sais combien de fois je me suis demandée si tu étais encore vivant ? Je pensais que tu tenais suffisamment à moi pour que tu me donnes au moins un signe de vie !  

Éric baissant les yeux : je n’ai pas pu…je suis sincèrement…désolé Tami.

Tami : désolé ! désolé ! Tu n’as que ce mot à la bouche !  Mo a raison. Ça fait trop longtemps que je me soucis de toi ! Stop ! Ça suffit ! J’en n’ai ma claque !

Éric commença à retenir Tami, mais de nouveau il fut gagné par une quinte de toux. Un point lui sera la poitrine. Il n’avait même plus la force nécessaire pour se tenir debout. Il s’écroula de tous son poids devant Tami.

Tami giflant Éric pour le faire reprendre connaissance : Éric ? Est-ce que tu m’entends ? Dit moi ce qui ne va pas ?

Éric :  j’ai…pneu…mon…ie

Tami : mais merde Éric ! Pourquoi tu ne me l’as pas dit tout de suite ?  Depuis combien de temps ?

Éric : une…sem…aine.  Ce n’est rien…du tout

Tami prit son téléphone et composa le 911. 

Éric secoua la tête : raccroche…pas…argent…soigné.

Tami : ne t’occupe pas de cela. Tu vas mourir si tu ne te soignes pas rapidement.

Éric en grande détresse respiratoire : je vou…lais te voir…et te dire que… ton…père. 

Tami : chut ! Arrête de parler et concentre-toi sur ta respiration ! L’ambulance est en route. 

Éric résigné : … vie… mer…dique…laisse-moi…crever…ici.

Tami alarmé : hors de question ! Tu m’entends ? Je t’aime encore pauvre abruti. Ne t’avise pas de me laisser seule ! Tu as compris ?

Éric perdit connaissance en même temps que l’arrivée de l’ambulance. Un secouriste posa des tonnes de question a Tami, pendant qu’un autre, perfusait le jeune patient.

Tami en larme : est-ce que ça va aller ?

Secouriste : difficile à dire pour le moment. Sa tension est faible, et sa pneumonie semble étendu à ses deux poumons. Vous devriez contacter sa famille au plus vite. 

 

Tami se rendit aussi rapidement que possible chez les Taylor.  C’etait John Taylor lui-même qui lui ouvrit la porte.

John : que puis-je faire pour toi ? Tu n’as pas l’air bien Tami ? Il y a un problème ?

Tami : est-ce que votre femme est ici ?

John appela sa femme.

Mary : bonjour Tami. Que se passe-t-il ?

Tami : Éric est revenu en ville. 

John froid : et alors ? 

Tami : Éric est gravement malade. Il est à l’hôpital en ce moment.  Il souffre d’une grave pneumonie. Les urgentistes mon demandaient de vous prévenir. 

Mary les yeux remplis de larme : oh mon dieu !

John inquiet : est-ce que tu l’as vu ?

Tami : oui. C’est moi qui a appelée le 911. Éric ne voulait pas. 

John : comment était-il ?

Tami : Éric n’est vraiment pas en bonne forme. Il était en détresse respiratoire. Il m’a dit qu’il avait la pneumonie depuis une semaine. Il n’avait pas assez d’argent pour ce faire soigner à Dallas.

John : à Dallas ?  Mais que faisait-il à Dallas ? 

Tami : vous allez continuer à me poser des questions ou vous me suivez jusqu’à l’hôpital ? 

John : oui bien sûr.

 

A l’hôpital, en soin intensif.

 

Le médecin était encore auprès d’Éric lorsque les Taylor arrivèrent.  15 minutes plus tard, un médecin venait les chercher. Tami ce senti soudain pas de taille a affronté la vérité. Elle prit la fuite, sous les regards impuissants des trois adultes. 

John allant droit au but : comment va-t-il ?

Médecin : Éric a une pneumonie infectieuse. Son poumon droit est contaminé et son poumon gauche commence à l’être. Nous l’avons mis sous oxygène et des intraveineuses lui fournit les antibiotiques dont il a besoin.

Mary : c’est grave ?

Médecin : lorsque les deux poumons sont touchés, le patient est en détresse respiratoire.   Pour le moment, Éric est simplement sur oxygène mais nous surveillons de très près son état. Il sera peut-être nécessaire de l’intuber. 

John : peut-on le voir ?

Médecin : oui mais avant, il faut que je vous demande quelques informations complémentaires.

John : on vous écoute.

Médecin : Éric souffre d’une malnutrition sévère.  Est-ce qu’il rencontre des problèmes à se nourrir ? Anorexie par exemple ?

Les parents Taylor restèrent un long moment sous le choc.

John en colère contre lui-même : 6 mois livré à lui-même ! Et maintenant, il revient dans un état de santé déplorable ! Docteur, soyez honnête avec nous, est ce qu’il vivra ?

Médecin le visage grave : je ne vous cacherai pas que votre fils est dans un état plus que fragile. La malnutrition, ajouter à cela, un manque d’hygiène de vie évidente, son corps aura du mal à combattre le virus.  

John : il va mourir ?

Médecin : je ne peux pas me prononcer sur la question.  Son combat s’annonce rude mais j’ai déjà vu des patients reprendre le dessus.  La volonté de vivre est un facteur déterminant dans la guérison. Malheureusement, nous ne pouvons rien faire à ce sujet.

John : on ne le laissera pas tomber. Pas cette fois. Viens chérie.

 


chouchou70  (18.03.2019 à 11:51)

Chapitre 12

 

Éric était si minuscule dans ce lit des soins intensifs. Sa pâleur se mélangeait au drap blanc qui le recouvrai, ses joues si rondes avaient laissé la place à des joues creuses, ses bras musclés semblaient si fragiles maintenant. Éric, qui avait un si beau corps d’athlète, semblait n’avoir plus que la peau sur les os.  C’était vraiment effrayant et difficile a regardé pour Mary et John Taylor.

Mary s’approcha doucement du lit, elle prit délicatement la main d’Éric dans la sienne. Elle lui semblait tellement minuscule. Son bébé était plus que vulnérable à l’heure actuelle par sa faute. Si Éric mourrait, elle ne pourra pas s’en remettre, c’est certain. Trop perdu dans ses pensées, Mary ne remarqua pas tous de suite que son mari pleurait sur Éric. John ne montrait jamais ses sentiments, surtout en public.  Il se sentait coupable d’avoir rejeter son fils, et regrettait, amèrement, ses dures paroles à l’égard d’Éric. Il ne pouvait pas perdre Éric, pas de cette façon, pas sans lui avoir dit qu’il ne pensait pas un mot de tous ce qu’il avait pu dire, il y a six mois.  

Éric sentit une présence sur lui. Il ouvrit lentement les yeux et constata que son père pleurait sur lui, et que sa mère lui tenait la main.

Éric faiblement : un Taylor ne pleure pas. Tu devrais le savoir papa.

John sourit : je ne sais pas qui t’a raconté ses idioties car, même un homme peut avoir besoin de pleurer.

Éric : tu pleures parce que…mourir ?

Mary les yeux larmoyants :  tu ne vas pas mourir mon ange ! Tu vas te battre ! Tu m’entends !

Éric : j’ai échoué….

John : tu n’as rien échoué du tout. C’est nous qui avons échoué dans notre rôle de parents. 

Éric : papa, je veux que tu préviennes…shérif……je dois assumer…avant…que.

John élevant la voix : tu veux assumer ? Alors bats-toi contre la maladie !

Éric : ce n’est pas moi……qui décide.

John : si justement ! Je veux que tu cesses de t’autodétruire ! Ça suffit maintenant, tu m’entends ? 

Éric : fatigué…

John : repose toi Éric. Nous resterons ici jusqu’à ton réveil.  Promis. 

Éric : merci…revenu.

 

Pendant ce temps, chez Chucky.

Tami en colère : Tu n’es qu’un menteur, Chucky ! Pourquoi tu m’as cachée la vérité sur Éric ? J’aurai pu l’aider ou même le rejoindre à Dallas. Il ne serait pas aussi gravement malade.

Chucky : attend Tami, je ne comprends rien à ce que tu me raconte.

Tami : Éric est revenu en ville. Il est gravement malade. Pneumonie. Il s’est effondré à mes pieds.

Chucky sous le choc : merde ! je… heu… où est Éric maintenant ?

Tami : il est à l’hôpital. Ses parents sont à son chevet en ce moment. 

Chucky : ses parents ? Tu… qui les a prévenus ?

Tami : moi.

Chucky : comment as-tu pu faire ça ?  John Taylor a mis à la porte son propre fils.

Tami : Chucky, les urgentistes m’ont demandé de prévenir ses parents parce que l’état de santé d’Éric est très préoccupant.

Chucky ce radoucit : préoccupant ? C’est juste une pneumonie ! J’en n’ai fait une l’année dernière.

Tami : Éric n’a pas soigné sa pneumonie depuis une semaine. Ses deux poumons peuvent être toucher. Je n’en sais pas plus, malheureusement. Je me suis lâchement sauvé de l’hôpital. C’était trop pour moi.

Chucky : il faut que je le vois.

Tami : Éric a perdu beaucoup de poids. Je l’ai a peine reconnu ce matin. J’ai si peur pour lui.

Chucky : Éric m’écrivait qu’il vivait décemment grâce à ses dessins.

Tami : il t’a menti.

Chucky enfila son manteau et partit, sans un regard pour Tami. Il avait besoin d’en avoir le cœur net. Il avait besoin de voir son meilleur ami, de ses propres yeux. Quand il arriva dans a l’accueil, il se présenta comme le frère d’Éric Taylor. Même si la standardiste n’était pas dupe, les yeux tristes et implorant du jeune homme, la fit oublier le règlement intérieur. Chucky tomba nez à nez avec les parents de son ami, qui attendaient dans le couloir.

Mary : bonjour Chucky, c’est gentil de venir voir Éric.

Chucky : c’est mon meilleur pote. Je ne le laisse pas tomber, moi !

John : si on enterrait à hache de guerre ? 

Chucky : non, je ne le crois pas monsieur Taylor.  

Le médecin appela les membres de la famille Taylor a son bureau. Mary invita Chucky à les suivre

Médecin : je vais aller droit au but. La pneumonie se propage à grande vitesse. Il y a une heure, nous avons dû intuber votre fils en urgence. Il était en grande détresse respiratoire. Votre fils est dans un état plus que critique à l’heure actuelle. 

John : que pouvons-nous faire pour qu’il s’en sorte ?

Médecin : nous lui administrons des antibiotiques, et du magnésium. Maintenant qu’il est intubé, nous pouvons lui administrer le maximum d’oxygène.  Nous espérons que son état physique s’améliore durant les prochaines heures, sinon, nous serions contraints de le plonger dans un coma artificiel afin que son corps soit au repos total, ce qui aiderait les médicaments à lutter contre le virus. Cependant, je ne vous cache pas que je voudrais éviter cette alternative car Éric est trop faible. Il n’y a, malheureusement, aucune garantie pour qu’il revienne vers nous, une fois dans le coma.

John : si vous pouvez plonger quelqu’un dans le coma, comment se fait-il que vous ne pouvez pas le faire revenir ?

Médecin : il arrive que l’esprit d’une personne joue contre la médecine. Le coma est quelque chose de très complexe en soi. Nous sommes bien loin d’en n’avoir élucidé tous ses secrets. 

Mary : vous devez le sauver docteur ! 

Médecin : nous faisons tout notre possible madame Taylor.

Chucky : je dois aller le voir docteur.

Médecin : si monsieur et madame Taylor sont d’accord avec ça, je mis opposerai pas.

John et Mary autorisa Chucky à rendre visite à leurs fils, seul.

 

Chucky n’était pas vraiment préparer à voir son meilleur ami dans un état quasiment squelettique.  Éric était presque invisible dans ce lit d’hôpital. C’était comme si, les seules indications qu’un corps dormait sous ses draps, étaient les multiples tuyaux qui partaient des machines omniprésentes dans la pièce.  

Éric sentit une présence pas loin de lui. Il ouvrit lentement les yeux en direction de son ami. 

Éric : ch.…

Chucky : chut ! N’essaye pas de parler.

Éric hocha la tête très faiblement.

Chucky : tu vas t’en sortir mon pote ! Les médecins ont tort. Tu n’es pas faible, au contraire, tu es fort comme un roc. Personne n’a un aussi fort caractère que toi. Tu m’entends ?

Éric hocha de nouveau la tête de haut en bas, tous en fermant les yeux.  Le moniteur cardiaque montrait un ralentissement de la fréquence cardiaque. Éric dormait de nouveau profondément.  

John et Mary choisir ce moment pour rentrer dans la chambre. Chucky ne prit même pas la peine de se retourner.

Chucky : tous cela, c’est de votre faute.

John : tu crois qu’on n’est pas au courant Chucky ?

Chucky : Éric est comme un frère pour moi. Si quelque chose lui arrive, je le jure devant dieu, vous le payerai.

Chucky partit de la chambre, laissant les parents d’Éric sans voix.  

 

Chez Tami, dans la soirée.

Chucky : bonjour Madame Tal, est-ce que Tami est là ?

Jessica Tal : bien sûr. Rentre Chucky. Est-ce que tout va bien ?

Chucky : oui madame.

Jessica : Tami est dans sa chambre, je viens seulement de réussir à la calmer. Et toi, tu as l’air de ne pas être bien non plus.  Que se passe-t-il de si grave ?

Chucky : Éric est à l’hôpital.

Jessica : Éric ? Éric Taylor, le fils des voisins ?

Chucky : oui madame. 

Jessica : mais… j’ai entendu dire qu’il avait quitté la ville.

Chucky : il est revenu hier de Dallas, très malade. C’est Tami qui à appeler les secours.  

Jessica soucieuse : comment va-t-il ? 

Chucky : il est dans un état critique à cause d’une pneumonie et de sa très faible condition physique.  

Jessica : je suis navré de l’apprendre.

Chucky monta dans la chambre de Tami. Il frappa à sa porte. C’est une Tami, les yeux rougit qui lui ouvrit la porte.  

Tami : Chucky ?  Qu’est-ce que tu fais ici ? Éric, il…

Chucky : oh bon dieu non Tami.  Éric continu à se battre.

Tami : comment va-t-il ? Est-ce qu’il t’a parler ?

Chucky : les médecins ont dû l’intuber en urgence cette nuit.  La pneumonie gagne du terrain et Éric est très faible. 

Tami apeurée : il va mourir ?

Chucky : les médecins pensent à le plonger dans le coma même s’ils n’ont aucune garantie qu’Éric revienne par lui-même, ensuite.

Tami perdu dans ses pensées : j’aurai dû le suivre ce jour-là.

Chucky : de quoi tu parles ?

Tami : le jour où il est parti. J’étais là, derrière ma fenêtre, je le regardais partir. J’aurai dû le suivre, comme la fois où il s’est fait virer de l’équipe. Je l’avais suivi et je l’ai empêché de faire une grosse bêtise. Tu sais qu’on n’a couché ensemble ce soir-là ?

Chucky : pourquoi est-ce que tu restes avec Mo ?

Tami : je suis amoureuse de Mo. Avec Éric, c’est différent. Je l’aime aussi mais d’une autre façon. Et cela m’effraie.  

Chucky : tu n’as pas à avoir peur d’Éric. Il est gentil, drôle, très à l’écoute et serviable et …

Tami : ce n’est pas de lui que j’ai peur, c’est des sentiments que j’éprouve pour lui. Je ne sais pas comment l’expliquer.  C’est comme s’il était la moitié de mon âme. Quand je suis avec lui, je me sens moi. Il me pousse à être la personne que j’enfoui au plus profond de moi quand je suis avec la bande. Tu comprends ? 

Chucky : tu devrais aller le voir.

Tami : je ne peux pas….  Je n’arriverai pas.

Chucky : il a besoin de ses amis à son chevet.  

Tami : je ne peux pas le regarder mourir.

Chucky : il mourra si nous ne lui montrons pas qu’il compte pour nous.   

Tami : et si c’était trop tard pour cela ?

Chucky : au moins, il ne mourra pas seul.  

 


chouchou70  (18.03.2019 à 11:53)

Chapitre 12

 

Trois jours après l’admission d’Éric en soin intensif, les médecins ont été obligé de le plonger dans un état semi-comateux. Son médecin surveillait le moindre changement chez son patient afin d’intervenir très vite pour éviter tous autres complications voire, des séquelles graves sur le cerveau. Tous l’entourage du jeune garçon était conscient que la vie d’Éric était plus que menacé. Ses parents refusaient de quitter l’hôpital. La nuit, ils la passaient dans la salle d’attente et la journée, dans la chambre de leur fils. John voulait des mises à jours toute les heures sur la santé d’Éric.

Chucky et Tami rendaient visite à Éric tous les jours, après les cours. Chucky parlait à son meilleur ami, comme si ce dernier pouvait lui répondre à tous moment. Quant à Tami, elle restait muette tous le long de sa visite. Sa main tenant celle d’Éric. Et son regard ne quittant pas une seule fois les yeux de son amoureux, à l’affut d’un moindre signe de réveil. 

Après être resté trois jours plus proche de la mort que de la vie, l’état du jeune garçon s’améliora doucement, pour passer d’un état critique à un état surveiller après dix jours d’hospitalisation. Quatre jours plus tard, le médecin avait extuber Éric pour le plus grand soulagement de son entourage. Ses premiers mots, rauque et hésitant, fut pour ses deux meilleurs amis.

Chucky : salut mon pote, comment tu te sens aujourd’hui ?

Éric : mieux…

Chucky : les médecins disent que tu es tiré d’affaire. 

Éric hocha simplement la tête et tendu sa main vers ses deux amis. 

Éric : merci d’être resté.

Tami : tu devrais éviter de parler. Le tube n’est enlevé que depuis ce matin. Ta gorge te fait souffrir, je le vois.

Éric sourire au lèvre : on ne peut rien te cacher.

Le médecin arriva dans la chambre des soins intensifs, suivi par les parents d’Éric. Pendant que le médecin examina son jeune patient, les autres restèrent en retrait.

Médecin : les poumons semblent bien remis. Est-ce que vous ressentez encore des douleurs poitrinaires ?

Éric : oui, un peu. Plus une sensation de gêne.

Médecin : c’est tout à fait normal à ce stade. Les douleurs se dissiperons d’ici une semaine.  

Éric : est-ce que j’ai encore besoin de mon oxygène et des perfusions ?

Médecin : encore quelques jours, j’en n’ai bien peur. Même si la pneumonie est guérie, vous restez quand même faible. Il est primordial pour vous, que vous retrouviez vos forces et votre poids idéal. Nous vous apportons tous ce que votre corps a besoin, en vitamine et magnésium dans votre perfusion. Vous nourrir sous forme de solide serai trop dangereux dans l’immédiat.

Mary : quand pourra-t-il manger normalement ?

Médecin : disons une semaine. Et une autre semaine, de la nourriture liquide comme la soupe par exemple.  

John : quand pourra-t-il rentrer à la maison ?

Médecin : si son état continu a s’amélioré, il pourra rentrer dans une bonne semaine à la maison. Et encore, une semaine au repos complet chez vous.

John : nous y veillerons. Merci docteur.

 

Chez les Taylor.

Mr Tal attendait sur le pas de la porte. 

Mr Tal : John, Mary, je sais que le moment est mal choisi mais il faut que je vous parle.

John : entrez donc.

Mr Tal : comment va Éric ?  

John : il est sorti d’affaire, cependant son état reste fragile. Maintenant, si vous me le permettez, allons droit au but Mr Tal.

Mr Tal : je tenais à vous l’annoncez de vive voix. Le shérif m’a affirmé qu’il y aura un procès pour la dégradation et la fermeture du site. Votre fils passera devant le juge surement le mois prochain. Je suis sincèrement navré pour cela. Je sais que votre fils n’est pas un mauvais garçon et il est juste perdu. Comme l’a été ma fille, il y a deux ans.

John : très bien. Merci de nous avoir mise au courant.

Mary : c’est tout ce que tu trouves à dire ?

John : chérie, Éric a été pris en flagrant délit. Comment voulais-tu que tout cela se finisse ?  Nous allons lui trouver un bon avocat et tout finira bien. Je te le promets.


chouchou70  (18.03.2019 à 11:55)

chapitre 13

 

Le lendemain, à l’hôpital.

 

Éric regardait la télévision lorsqu’un mystérieux visiteur entra dans sa chambre.

Éric : Mo ? Qu’est-ce que tu fou ici ?

Mo moqueur : je venais voir comment tu allais.

Éric : pff ! Arrête ton baratin tu veux ?

Mo : tu as raison Taylor, allons droit au but. Tu es au courant que de lourde charge pèse sur toi ? Je peux arranger ton cas si tu veux.

Éric : tu rêverais de me voir en prison !

Mo : oh oui Taylor, j’en rêverai ! Mais bon, passons. Si je suis là, c’est uniquement pour Tami. Elle m’a supplié de t’aider. Je suppose que tu ferais n’importe quoi pour elle également.

Éric méfiant : qu’est-ce que tu veux en échange de ta si bonne générosité ?

Mo : depuis que tu m’as fait perdre ma bourse d’étude, je me suis lancé dans un petit trafic de contrebande. Rejoins-nous ! Bien sûr, tu auras ta part, je ne suis pas ingrat.

Éric : tu plaisantes j’espère ? Jamais je ne m’associerai avec toi !

Mo : Tu n’as rien compris ? Je fais cela, uniquement pour m’assurer que tu ne marches plus sur mes plates-bandes. Tu vois où je veux en venir, ou pas ?

Éric : Tami est une amie.

Mo menaçant : je vous ai vu vous embrassez !

Éric : et alors ? C’était juste un baiser sans lendemain.

Mo : je crois que tu n’as guère le choix que d’accepter mon offre, après cet aveu.

Éric : sinon quoi ?

Mo : avec l’argent de mon business, j’épargne pour les études de Tami. Si elle me quitte, parce que je sais qu’elle le fera si je ne fais rien pour t’aider maintenant, je ne vois plus aucune raison de continuer à entretenir son avenir.

Éric : Ok, j’accepte le deal. C’est juste pour le plaisir de voir Tami te larguer quand elle ouvrira les yeux sur ta véritable nature.

Mo sur un ton menaçant : ta vie de ne vaudra plus rien à mes yeux lorsque ce jour arrivera. N’oublie jamais cette phrase Taylor !

Éric le sourire aux lèvres : tu n’as pas ce qu’il faut entre les jambes !

Mo attrapa le tuyau d’oxygène, reliant la canule nasal d’Éric et l’arracha, d’un coup sec. Le nez d’Éric saigna abondamment. Mo regarda son ennemi, tentant de ralentir le flux de sang.   Il s’approcha du visage de son ennemi et lui chuchota à l’oreille : « Je serai toi, je ferai très attention à ce que je dirai ou ferai, à l’avenir ».  Mo appuya sur le bouton d’appel d’urgence, et sortit de la chambre, sans un regard à son futur associé forcé. Dans le couloir, il croisa Tami.

Tami : Mo ? Mais qu’est-ce que tu fais ici ?

Mo : je suis venu proposer mon aide à Taylor, comme je te l’ai promis bébé. A force d’arguments, il a fini par accepter.

Tami sauta au cou de Mo, heureuse : merci bébé, merci d’avoir mis ta rancœur de côté pour aider mon meilleur ami. Je t’en serai reconnaissant pour toujours.

Mo : je l’ai fait pour toi, pas pour lui.

Tami : oui je m’en doute mais, j’espère vraiment que cette épreuve vous rapprochera, tous les deux. Je suis fatigué de vos combats de coq.

Mo sournois : oh, j’en suis persuader.

 

Tami arriva dans la chambre d’Éric et fut immédiatement inquiète de la présence d’une infirmière à côté de son ami.

Tami : que ce passe-t-il ?

Infirmière : nous avons eu un problème avec sa canule nasale. Elle a été arraché. Cela un provoquer un important saignement de nez.

Éric regardant Tami : c’est de ma faute, un mouvement trop brusque.

Tami : ça va aller ?

Infirmière : les compresses vont faire ralentir le saignement, et permettre la cicatrisation. Éric, si jamais, vous ressentez des maux de tête ou des étourdissements, appelez-moi tous de suite.

Éric : ouai…merci

Tami après un moment de silence : rassure-moi, Mo n’a rien n’avoir avec cela ?

Éric : Mo ?

Tami : j’ai croisé Mo dans le couloir. Il m’a dit que tu avais accepté son aide. C’est vrai ?

Éric froid : tu es satisfaite ?

Tami : je l’étais, jusqu’à maintenant.

Éric : c’était un geste brusque de ma part ! Arrête de voir le mal partout. Ok ?

Tami prit son courage à deux mains : j’ai de profond sentiment pour toi Éric. C’est six derniers mois sans de nouvelle et ton mois d’hospitalisation, dans un état critique, mon réconforter dans mes sentiments. Je t’aime Éric. Je veux construire un avenir avec toi.

Éric cachant ses émotions : je ne peux rien t’offrir de plus que mon amitié.

Tami soudain en colère : on n’a couché ensemble ! C’est peut-être un peu tard pour ne parler que d’amitié, non ?

Éric : je m’en souviens Tami mais, il faut que tu comprenais que les choses ont changé.

Tami : qu’est-ce qui a changé ?

Éric : MOI ! Ma vie est un chantier et la dernière chose dont j’ai besoin, c’est d’une relation amoureuse !

Tami : tu veux que je te dise, tu es incapable d’exprimer et encore moins, d’assumer tes sentiments. Ton père a raison quand il dit que tu souffres de mutisme. Pardon d’avoir été aussi lente à le comprendre.

Éric le regard noir : tu n’aurais jamais dû dire ce que tu viens de me dire.

Tami : tu as raison, il vaut mieux que l’on garde une certaine distance entre nous, au moins un temps.

Éric : je suis fatigué. Laisse-moi maintenant.

 

Dans le couloir, Tami s’effondra. Elle ne comprenait pas ce qui venait de se passer dans cette chambre. Ni pourquoi elle avait parlé du mutisme d’Éric. Elle l’avait profondément blessé. Elle l’avait vu dans ses yeux, tous comme elle voyait de l’amour, et de la peur. Peur de quoi, ou de qui ? 

 


chouchou70  (24.04.2019 à 15:15)

Chapitre 14

 

Une semaine plus tard.

 

Éric était maintenant en convalescence chez lui. Éric passait la plupart de son temps à dormir, sans pour autant réussir à récupérais. Son sommeil était inondé de cauchemars. L’image de Mo McArnold se superposait avec les visages des voyous qu’ils avaient connu à Dallas. Tami était présente aussi, mais de façon très lointaine. A chaque fois, il était entouré par ses voyous, Tami regardait, sans rien dire, et en fond sonore, le rire sadique de Mo. Éric se réveillait à chaque fois où il sentait le couteau rentrait dans sa chair, au niveau de l’abdomen. Après ça, impossible de retrouver le sommeil. Inconsciemment, sa main caressait sa douce cicatrice, présente sur le côté droit de son abdomen. Il ignorait si ses parents étaient au courant pour sa cicatrice. Il pensait que non. Connaissant sa mère, elle l’aurait déjà questionné sur le sujet. C’était encore douloureux dans son esprit. Si Derek n’avait pas été là, il se serait vider de son sang. Il lui devait la vie et pourtant, il était parti, du jour au lendemain sans prendre la peine de lui dire au revoir. Depuis des mois, il se comportait comme un abrutit avec les personnes qui lui été chère à son cœur. Surtout avec Tami. Il ne savait pas s’il avait pris la bonne décision en acceptant le marché de Mo. Il était tellement instable psychologiquement qu’il serait surement préférable de l’enfermer. Son père partageait surement le même avis depuis qu’il l’avait surpris dans un moment honteux.

John Taylor entendit du bruit dans la chambre de son fils, il se leva pour aller voir. Éric, endormit, se débattait violement avec les draps, sa tête s’agitait de gauche à droite, sa bouche était crispée et son front plissé de douleur. S’en était trop pour John. Il réveilla son fils de ce cauchemar sauf que John eu la peur de sa vie. Son fils se réveilla en sursaut, et brandi un couteau long de 15cm, droit sur John. John regarda, horrifié, le regard effrayé et blanc de son fils. Éric reprit ses esprits quelques secondes plus tard, il rangea son couteau dans le tiroir de sa table de nuit. John n’osa pas parler, encore en état choc devant la violence soudaine de son fils.

Éric honteux : je suis désolé papa, je … tu sais… simple réflexe.

John : réflexe ?

Éric : euh, ben je…dans la rue, tu dois toujours être alerte, même pendant que tu dors.

John les larmes aux yeux : mon dieu, Éric, mais….

Éric : tu devais sortir de ma chambre, maintenant.

John : mais, Éric… tu ne vois pas qu’on souffre, ta mère et moi de ne pas savoir ce qui t’ai arrivé à Dallas.

Éric : il n’y a rien n’a dire.

John : ta réaction de tous à l’heure montre que, effectivement, nous devons discuter. C’est grave !

Éric : c’est juste un cauchemar !

John : non Éric, ce n’est pas simplement un cauchemar. Tu dois parler de ton traumatisme à quelqu’un avant que cela empire. Tu comprends ?

Éric : j’y penserai. Maintenant, est-ce que tu pourrais sortir de ma chambre ? Je suis fatigué.

John : je veux que tu saches que, ta mère et moi, sommes prêt à t’écouter dès que tu sauras prêt a parlé.

Éric : c’est noté. Bonne nuit papa.

John retourna dans sa chambre, sa femme, Mary était réveillé. Elle sentit que quelque chose n’allait pas.

Mary : il y a un problème chéri ?

John : excuse-moi de t’avoir réveillé chérie.

Mary : tu n’as pas répondu à ma question ?

John : Éric fait encore des cauchemars. Il ne veut pas en parler. Peut-être qu’il parlera lors de son procès.

Mary tendit une enveloppe à son mari : justement chéri, la lettre de comparution d’Éric est arrivée ce matin.

John lu la lettre : une semaine ?

Mary : dans une semaine on sera fixé sur le sort d’Éric.

John s’installa dans le lit au côté de sa femme, et il l’a pris dans ses bras. Mary était vraiment bouleversée.

Mary : j’ai peur chéri.

John : je sais.

Le lendemain, John donna la lettre de comparution à son fils. Éric ne montra aucune réaction. Quel que soit l’issue, il ne sera plus maitre de sa vie.

 

Le jour de l’audience de comparution.

 

L’audience se déroula à huit clos. Éric était assis, juste à côté de son avocat. Ses parents étaient assis sur le banc derrière eux. Tout le monde se leva lorsque le juge fit son entrer.

Juge : Monsieur Éric Taylor, né le 17 septembre 1965, à Houston. Est-ce bien vous ?

Éric : oui monsieur le juge.

Juge : je vois dans votre dossier que vous êtes émancipé suite au récent décès de vos parents. Est-ce exacte ?

Éric blanchi. Son avocat tourna la tête rapidement vers les parents de son jeune client. Mary se leva brusquement, plaidant son fils de répondre.

Juge : monsieur Taylor, j’attends une réponse.

Éric : je…j’ai effectivement demander mon émancipation à Dallas. Comme je ne pouvais pas obtenir les deux signatures de mes parents, j’ai effectivement dit qu’ils étaient morts.

Juge : vous admettez que vos parents sont bien en vie ?

Éric : oui monsieur le juge.

Juge : par conséquence, votre statut d’émanciper vous êtes retiré.

Éric : vous ne pouvez pas me faire ça ! J’en n’ai besoin ! S’il vous plait monsieur le juge ?

Juge : vous aggravez votre cas jeune homme. En êtes-vous conscients ?

Avocat : pardonnez mon jeune client.

L’avocat fit signe à Éric de se taire.

Le juge : bien maintenant, venons-en au fait. Éric Taylor, vous êtes accusés de violation et sagacement d’un lieu d’ordre privé, ayant entrainer la fermeture du site et mettant une dizaine de personne au chômage. Etes-vous d’accord avec ses chefs d’accusation ?

Éric : oui monsieur le juge.

Juge : Maitre, vous pouvez appeler votre premier témoin à la barre.

L’avocat appela Monsieur Taylor à la barre.

Avocat : Monsieur Taylor, savez-vous pourquoi votre fils a détruit vos recherches ?

John : notre famille traverse une sale période depuis mon AVC il y a un an et demi. Ma femme et moi n’arrêtions pas de nous disputer jusqu’à la dispute de trop. Éric a appris que je l’avais abandonné bébé et même après. J’ai toujours fait passer mon travail avant lui pour lui procurer meilleur avenir. Éric est rempli de colère depuis ce moment-là. Comme il ne pouvait pas déverser toute cette colère sur moi, il l’a fait sur mes recherches.

Mary : je peux rajouter quelque chose monsieur le juge ?

Juge : on vous écoute Madame Taylor.

Mary : nous étions très jeunes lorsque Éric est venu au monde. Nous avons fait tous les deux des choix et des erreurs sans jamais en parler entre nous. Alors, lorsque John a eu son AVC, cela a fait remonter tous les non-dit des treize dernières années. Éric les a pris de plein fouet. Alors, si quelqu’un doit être responsable au yeux de la justice, se sont nous, ses parents, pas Éric.

Juge : vous avez quelque chose à ajouter jeune homme ?

Éric : je voudrais simplement m’excusez auprès des gens qui ont perdu leurs emplois à cause de ce que j’ai fait.

Juge : c’est très noble de votre part jeune homme. Par ailleurs, je tiens à vous informer que la plupart des plaintes déposés contre vous ont été retirer. Et en vue de ce que je viens d’entendre, je lève toute les chefs d’accusation contre vous.

Éric : merci monsieur le juge.

Juge : je n’ai pas fini ! Vous devrez indemniser le centre de recherche à hauteur de 10 000$ et vous serez également mise à l’épreuve pour une durée d’une année. Au moindre faux pas, je vous envoie en camps de redressement.  Me suis-je bien fait comprendre jeune homme ?

Éric : oui monsieur le juge.

Juge : bien, la séance est levée.

Les membres Taylor sortirent du tribunal, satisfait. Mo attendait Éric sur le parking.

Mo : je peux te parler Taylor.

Éric s’adressant à ses parents : j’arrive dans une minute.

Éric : qu’est-ce que tu veux Mo ?

Mo : j’ai rempli ma part du contrat. J’espère que tu tiendras parole Taylor.

Éric : je te retrouve où et quand ?

Mo : sur le terrain vague, derrière le stade de football. Lundi, 15H

Éric : ok, je marche.

Mo : tu as intérêts Taylor et n’oublie pas que, désormais, tu m’appartiens. Profite bien de tes trois jours de liberté Taylor.

Mo tourna le dos à Éric et partit.

John : qui c’était ?

Éric : oh euh, un mec du lycée. On rentre ? Je tombe de fatigue.

Une fois à la maison, Éric s’installa sur le canapé du salon. Ses parents étaient dans la cuisine.

Éric : maman, papa, je… merci pour vos témoignages. Vous n’étiez pas obligées, surtout après… mon émancipation.

Mary et John se regardèrent. Ils n’osaient pas aborder le sujet mais manifestement Éric voulait en parler.

Éric continua : je n’avais pas le choix afin de subvenir à mes besoins. (Baissant les yeux) et même avec ça, je n’ai pas réussi à vivre convenablement.

Mary : est-ce que tu as dormi dans la rue ? Soi franc, s’il te plait ?

Éric hocha la tête : j’ai dormi quelques fois dans un logement décent, mais oui, le plus souvent, je dormais dans les rues de Dallas.

John : qu’est-ce que tu appelles, logement décent ?

Éric : un jeune dealer m’a accordé l’hospitalité durant quelques semaines. Et mon dernier employeur a bien voulu m’héberger dans sa chambre de bonne.

Mary : ton employeur ?

Éric : il était le directeur de la bibliothèque municipal. Il me voyait souvent vendre mes dessins au pieds de sa bibliothèque. Il m’a procuré un logement en échange d’un travail de bibliothécaire. Il me donnait même des cours du soir de littérature anglaise. Il était très triste quand je lui ai annoncé que je partais.

John : pourquoi tu es parti ?

Éric : oh tu sais, je ne restais pas beaucoup de temps au même endroit. Après, je suis resté 15 jours dans les quartiers nord. C’est là que j’ai commencé à être malade. Je suis allé voir le médecin de permanence au centre d’hébergement, qui m’a diagnostiqué une pneumonie infectieuse. Il voulait m’hospitalier mais je me suis enfuie à la place. Je savais que je n’avais pas d’argent pour me faire soigner. Je ne voulais pas mourir sans assumer la conséquence de mes actes. Dès demain, j’essayerai de trouver un emploi pour payer ma dette.

John : tu n’as pas besoin de travailler. Nous allons payer pour toi. 

Éric : hors de question ! Je me suis mis dans cette galère seul, je m’en sortirai seul.

John : si tu travailles, quand trouveras-tu le temps pour tes études ?

Éric : je m’arrangerai avec la conseillère d’éducation pour passer les matières qui me manque pour valider mon diplôme de fin d’étude. Le reste n’est plus important.

Mary : et les beaux-arts ?

Éric : à quoi bon faire les beaux-arts ? Je ne suis pas assez bon pour ça. Et puis, tu avais raison maman, le dessin, ce n’est pas un vrai métier. Je n’ai pas réussi à en vivre.

Mary : je me suis remis au dessin pour concrétiser notre nouveau projet, avec ton père.

John : chérie, je ne suis pas sûr que ce soit le bon moment.

Éric : non allez-y, je vous écoute. Quel projet ?

John : on achète, on rénove et on revend des biens immobiliers.

Éric : intéressant. Et ça marche bien ?

Mary : ça commence à marcher doucement mais nous sommes confiant. Tu veux en faire partie ?

Éric : maman, je suis très content d’être de retour à la maison, je t’assure mais, ne me demande pas de tout oublier. J’ai besoin de temps. Tu comprends ?

Mary : bien sûr mon ange.

Éric : si vous me le permettez, j’aimerai monter me reposer.

 

Après le départ d’Éric, Mary ne pouvait plus contenir ses larmes.

Mary : mon bébé a vécu dans la rue. J’ai mal au cœur rien que de l’imaginer dormir, a même le sol, dans le froid et la pluie.

John : moi aussi j’ai mal rien que d’y penser mais, nous ne pouvons pas changer le passé. C’est l’avenir de notre fils qui compte maintenant.

Mary : j’ai encore du mal à croire que Éric ne veut plus faire les beaux art. c’était son rêve depuis tout petit. Je sais que je n’ai pas toujours été d’accord avec ce choix mais au moins il avait un but dans sa vie.

John : je sais chéri mais tu sais quoi, moi je crois en mon fils. Il nous a toujours habituer à ne jamais baisser les bras. Éric a juste besoin qu’on le laisse choisir sa propre voie. Il a la maturité d’un homme maintenant, traitons-le comme-t-elle.

Mary : un homme ? Il va seulement avoir seize ans !

John : notre fils n’est plus un enfant mais un jeune homme, qui a appris la dureté de la vie. Il a changé et nous devons l’accepter.

Mary : oui mais…

John : oui mais quoi ? Chérie, il faut vraiment que tu acceptes la situation. Éric est autonome maintenant et nous devons l’accepter. Nous devons le laisser vivre sa vie comme il l’entend si on veut retrouver sa confiance. Tu comprends ?

Mary : en gros tu veux que notre foyer devienne une colocation plutôt qu’une famille ?

John : exactement, du moins pendant les prochains mois. Dès que la confiance sera réinstallée entre nous, on pourra aller plus loin. Mais, ne t’inquiète pas, si Éric a besoin de nous, il nous le fera savoir, j’en suis sûr.

Mary : ça ne sera pas facile.

John : j’en suis conscients mais, crois-moi, c’est la solution pour retrouver notre famille aussi soudé qu’elle est pu l’être avant.

 


chouchou70  (24.04.2019 à 15:17)

chapitre 15

 

Lundi matin, Éric se rendit à son ancien lycée, pour y rencontrer la conseillère d’éducation. Les nouvelles n’étaient pas très réjouissantes pour Éric. Le directeur l’a rayé de la liste des élèves scolarisé, à cause de son retard scolaire, mais, en vérité, c’était surtout à cause de son casier judiciaire. Selon les dire du directeur de l’établissement « Éric est devenu un élève trop instable et violent pour continuer à fréquenter notre école ». Éric ressenti une immense colère monter en lui, qu’il réussit à contrôler afin de ne pas donner satisfaction à ses interlocuteurs. Néanmoins, il prit soin de bien claquer la porte du bureau en sortant. Le bruit résonna dans tout le couloir de l’étage.

Éric laissa tomber l’école définitivement. A quoi bon lui servirai son diplôme de fin d’étude s’il ne savait pas quoi faire de sa vie. La rue était devenue, pour lui, son école et sa vie.

Éric passa son après-midi à chercher un job, voire plusieurs. Après bien des refus à cause de son casier et de sa réputation, il réussit malgré tous à trouver un job de magasinier dans une supérette, dans la banlieue Sud, à 30 minutes en bus de chez lui. Le salaire était de 5$ de l’heure, moins les frais de transport. Ce job ne lui rapportait pas beaucoup au final mais bon, c’était toujours ça, en attendant de trouver mieux.

Le trajet de retour en bus le mit légèrement en retard pour son rendez-vous avec Mo. Ce dernier attendait Éric de pied ferme. Il était seul devant la porte de l’entrepôt.

Mo : je commençais à croire que tu te défilerais.

Éric : je n’ai qu’une parole. (Après un bref moment de silence). Où sont les autres ?

Mo : je voulais te voir, seul à seul, avant de te présenter au reste du groupe.

Éric croisa ses bras sur sa poitrine : alors ?

Mo : rien de ce qui se passe à l’intérieur de cet entrepôt ne doit en sortir. Tu m’as bien compris Taylor ?

Éric : je ne suis pas une balance Mo.

Mo : je ne rigole pas Taylor ! Un mec m’a déjà trahi par le passé. Tu veux savoir où il a fini ? Au cimetière ! Une balle perdue. C’est triste, tu ne trouves pas ? Alors un conseil, tient toi à carreau car mes associés et moi-même ne sommes pas des tendres avec les traitres. Est-ce que tu m’as bien compris ?

Éric hocha simplement la tête. Mo le fit alors entrer. A l’intérieur, il y avait des tas de cartons d’appareils en tous genre. Éric soupçonnait sérieusement que c’était de la marchandise volée. Au milieu se tenait un groupe d’individu. Éric les reconnu tous de suite. C’était les lycéens qui trainaient toujours avec Mo. Et puis, à son grand désespoir, Tami était parmi eux également. Éric compris, au regard étonné de Tami que Mo ne lui avait rien dit sur son affectation au groupe.

Tami : c’est quoi ce traquenard ! Un de vous deux peut m’expliquer ?

Mo : ça ne te fait pas plaisir d’avoir ton meilleur ami auprès de nous ?

Tami : à quoi tu joues Mo ?

Mo : je fais ce que tu m’as demandé de faire pour ton ami. Taylor, dit lui, car moi, elle ne me croit pas.

Éric : Mo m’a trouvé un job au sein du clan. J’ai besoin d’argent, de beaucoup d’argent et rapidement, tu le sais.

Tami en colère : vous me prenez vraiment pour une conne ou quoi ? Vous croyez que vous allez me faire avaler ça ?

Éric calme : je te jure que c’est la strict vérité Tami.

Tami : tu te souviens que tu es mise à l’épreuve ?

Éric : qu’est-ce que ça change ? Je ne vais pas m’arrêter de vivre par peur des conséquences. Si ?

Éric regarda Tami partir. Mo couru après elle.

Mo : où tu vas bébé ?

Tami sans se retourner : j’ai besoin d’être seul. Je t’appelle plus tard.

Tami partit, Mo rejoignit Éric au centre de la pièce.

Mo donna une tape dans le dos d’Éric : je suis satisfais Taylor, continu dans cette voie.

Éric ne releva pas. Il essayait de ne rien faire paraitre de son mal être profond. Il se sentait sale à l’intérieur de lui-même. De voir Mo, le sourire aux lèvres, le répugnait au plus haut point. Comment pouvez-t-il se réjouir de voir sa petite copine aussi mal ? Sa tâche s’annonçait plus difficile que prévu. Éric n’était pas sûr de supporter longtemps ce petit jeu de pouvoir. Plus vite il parviendra à faire ouvrir les yeux à Tami sur la véritable nature de Mo mieux ça sera pour lui. En attendant, il devait savoir ce que Mo avait préparer pour lui.

Éric les mains sur les hanches : alors, qu’est-ce que tu attends de moi ?

Mo : nous avons besoin d’un informateur. Ton rôle sera d’être à l’affût de la moindre information pour nous. Comme tu as pu le constater, nous sommes dans le trafic de marchandises volés, donc, ça sera à toi de nous procurer des tuyaux. Où ? Quand ? Qui ? Combien ? Tu connais Houston comme ta poche, ça ne devrait pas être difficile pour localiser quoi que ce soit.

Éric : comment veux-tu que je te trouve cela ?

Mo : tu bosses dans la banlieue maintenant ? C’est le terrain de chasse idéal.

Éric surprit : comment tu… ?

Mo sourire en coin : comment je le sais ? Je suis au courant de tous ce qui se passe en ville alors, un conseil, n’essaye pas de me la faire à l’envers. Je le saurai tôt ou tard.

Garçon : Mo, c’est bientôt l’heure du rendez-vous.

Mo se tourna vers Éric : ce soir, j’ai rendez-vous avec un de mes plus gros fournisseurs. Tu viens avec moi, je te présenterai.

Éric : ok je marche.

 


chouchou70  (16.06.2019 à 22:42)

chapitre 16

 

Le lendemain matin, alors qu’Éric s’apprêtait à partir de la maison, il trouva Chucky, attendant dans l’allée. Éric avait une petite idée de pourquoi il était là.

Éric : je suppose que Tami t’a tout raconté ?

Chucky : donc c’est vrai ? Tu traines avec la bande à Mo ?

Éric : en quoi ça te regarde ? Je n’ai pas de compte à te rendre à ce que je sache.

Chucky : Mo est un connard, tu le sais autant que moi ! Il cherche à te nuire, tu en n’es conscient au moins ?

Éric : je fais ce que je veux de ma vie.

Chucky : alors laisse-moi te dire que tu es entrains de foutre ta vie en l’air parce que tu n’es qu’un lâche !

Éric : tu peux répéter ?

Chucky : Éric Taylor n’est qu’un lâche ! Tu crois que je n’ai pas compris pourquoi tu as rejoint le clan de Mo ? Ou plutôt, pour qui tu fais cela ?

Éric, rouge de colère, ne pouvait malheureusement pas se contrôler plus longtemps. Il sortit son couteau de sa poche et le plaça sur la gorge de son ami. Chucky n’osa plus bouger d’un pouce.

Éric : personne ne me traite de lâche. Surtout pas toi Lucas !

Chucky : Lucas ? Mais…

Tami sortit de chez elle au même moment où, son voisin sauta sur le pauvre Chucky. Elle courut pour s’interposer.

Tami effrayée : ERIC ! Lâche ce couteau ! Je t’en prie !

Éric n’entendit pas Tami le supplier de lâcher son couteau de la gorge de Chucky. Son esprit était loin. Pour lui, ce n’était pas son meilleur ami devant lui mais Lucas. Lucas, le mec qui l’avait poignardé à Dallas, plutôt le mec qui avait commandité ce geste.

Éric : tu m’insultes de lâche Lucas parce que je n’ai jamais voulu tremper dans tes combines, alors que tu n’as pas eu le courage de m’éliminer toi-même. Je sais que c’est un de tes hommes qui m’a poignardé cette nuit-là.

Chucky ne comprenait strictement rien au charabia de son ami mais il sentait le couteau s’enfoncer, de plus en plus, dans sa gorge. Il entendait les plaidoiries de Tami mais Éric était toujours dans son délire. Alors que le couteau s’enfonça plus profondément dans sa chair, il sentit soudain la pression se retirer, il se redressa prudemment pour voir son ami, inconscient sur le sol et Tami, le regard effrayé, tenant une planche de bois.

Tami : oh mon dieu, je l’ai tué !

Chucky se précipita pour prendre le pouls de son ami. Grâce à dieu, son pouls était là. Pas de sang visible, mais juste une grosse bosse sur le haut de la tête.

Chucky regardant Tami : tes parents sont chez toi ?

Tami : non, ils sont partis pour la journée. Pourquoi ?

Chucky : on va porter Éric jusqu’à chez toi. Tu y arriveras ?

Tami : oui je pense, mais dépêchons-nous avant que quelqu’un nous voit.

 

Les deux amis portèrent Éric jusqu’au canapé du salon. Tami prépara une compresse froide qu’elle posa sur la bosse, à l’arrière de la tête d’Éric. Ensuite, elle s’occupa de la coupure de Chucky. La blessure n’avait pas l’air profonde, heureusement, mais elle saignait beaucoup.

Chucky regarda son ami, inconscient sur le canapé : tu crois qu’Éric devient schizophrène ?

Tami surprise par la question, ne savait pas vraiment quoi répondre. Elle n’y avait jamais pensé.

Chucky repensa : tu aurais vu son regard Tami, on aurait dit qu’il ne me voyait pas et pourtant, j’étais là, devant lui. 

Éric remua légèrement dans son sommeil, avant de finalement, ouvrir les yeux.

Éric : qu’est-ce que s’est passé ?

Chucky : comment-tu te sens mon pote ?

Éric : qu’est-ce que je fais ici ? Qu’est-ce que vous avez à me regarder comme ça ?

Chucky : tu ne te souviens vraiment de rien ?

Éric : je…non…pas vraiment. Qu’est-ce tu as au cou Chucky ?

Chucky regarda Tami, pas sûr de quoi répondre. Elle approuva du regard pour qu’il lui dises la vérité.

Chucky : tu m’as agressé au couteau tout à l’heure. Tami t’a assommé pour que tu me lâches. Tu m’as aussi appelé Lucas et tu as parlé d’une agression à Dallas. Tu ne te souviens vraiment de rien ?

Éric se leva d’un bond : je dois partir.

Chucky barra la route à son ami : oh non tu ne te défileras pas mon pote !

Éric, agressive : ce n’est pas tes affaires Chucky ! Laisse-moi partir ! J’ai un travail qui m’attend.

Chucky : Mo t’attend tu veux dire ?

Éric : je bosse comme magasinier si tu veux tous savoir.

Chucky se tournant vers Tami : c’est nouveau ? Tu étais au courant Tami ?

Éric : bon sang arrêter ça tous les deux ! C’est ma vie, merde ! Je n’ai pas besoin de baby-sitter ! C’est clair ?

Tami : tu crois qu’on va te laisser partir, après ce que tu as fait à Chucky ?

Éric sortit le couteau de sa poche, le regarda un court moment, puis le tendit à Tami. Cette dernière hésita à le prendre contrairement à Chucky.

Éric : voilà, vous êtes rassurée maintenant ?

Chucky : c’est un début mais…

Éric : le sujet est clos.

Tami : Éric, s’est extrêmement grave. Si tu t’es fait vraiment agressé, tu dois en parler si tu ne veux pas que cela empire !

Éric : j’ai dit, le sujet est clos !

 

Sur le chemin, menant à son travail, Éric broyait du noir. Le faîte d’avoir pu lever la main sur son meilleur ami lui procurait un immense sentiment de dégoût pour lui-même. Comment avait-il pu en arriver là ? Et pourtant, ses deux meilleurs amis étaient encore là, à ses côtés, pour l’aider à redevenir le Éric qu’ils avaient connu, il y a trois ans, sauf que c’était tout bonnement impossible. Les cauchemars le hantaient de plus en plus. Il commençait à devenir paranoïaque même, ce qui lui faisait peur. Ajouter à cela, le pacte qu’il avait fait avec son pire ennemie. Sa santé mentale se dégradait peu à peu. Et Tami qui continuait à s’accroché à lui, comme s’il était sa bouée de sauvetage. Chaque fois qu’il devait se montrer très désagréable avec elle, cela lui fendait le cœur, mais il le devait. Il devait s’éloigné des personnes qu’il aimait le plus au monde, pour leurs biens. 

Son but était clair, pousser à bout Mo afin qu’il montre son vrai visage afin que Tami le quitte. Il partira ensuite vers d’autres horizons, seul car une chose est sure, s’il reste ici, il n’arrivera pas à tenir Tami à distance de lui.

 

Inconnu : c’est toi Taylor ?

Éric se retourna brusquement. Un jeune homme, assez grand et mince s’approcha de lui.

Éric méfiant : on se connait ?

Inconnu : c’est toi le nouvel informateur de Mo ?

Éric : oui.

Inconnu : j’ai un tuyau pour lui. Demain soir, à l’entrepôt habituel, livraison d’un gros arrivage. Mot de passe : l’automne est précoce cette année. Tu as compris ?

Éric : ce message est de la part de qui ?

Inconnu : tu es bien curieux Taylor ?

Éric : c’est mon boulot.

Inconnu : transmet lui le message sinon, je ne donne pas cher de ta peau. 19H, demain, à l’entrepôt habituel.

L’inconnu prit congé. Éric regarda sa montre, il était seulement 11H. Mo attendra bien son message. Il continua son chemin en ce doutant bien des risques. Après tout, c’était un bon début pour le pousser à bout.

 

20H, au repère de Mo.

Quand Éric se pointa au QG, Mo l’attendait de pied ferme, avec ses hommes de mains, enfin, si on veut.

Mo fixa Éric droit dans les yeux : dit moi Taylor, est-ce que c’est normal que je sois au courant du rendez-vous de demain soir, avant mon informateur ?

Éric le fixa du regard également : je suis venu dès que j’ai pu. Je bossais moi.

Mo sur le ton de la rigolade : tu bossais ?

Mo fit signe à ses coéquipiers de tenir Éric par les avant-bras. Éric était incapable de bouger mais il n’avait pas peur. Il jubilait même. Il continua à fixer Mo, droit dans les yeux, pendant qu’il s’approcha de lui. 

Mo était proche du visage d’Éric maintenant. Ce dernier refusa, ne serait-ce qu’une seconde, de rompre le regard. Même lorsque Mo lui dégota un poing dans le ventre, et puis un autre, plus bas, dans l’estomac.

Mo : je ne crois pas que tu bossais justement, puisque je ne t’ai pas vu ici.

Éric essoufflé : je ne peux pas quitter mon service pour te servir. J’ai besoin de ce job.

Mo : Taylor, as-tu oublier notre arrangement ? Je te sors de tes emmerdes, en échange de ton total dévouement à mon égard. Désolé mais, pour le moment, je ne suis pas satisfait. En plus, j’apprends que tu étais chez Tami ce matin. Vous faisiez quoi ensemble ?

Éric : ce ne sont pas tes affaires !

Mo : ce ne sont pas mes affaires ? Tu te moques de moi !

Mo perdit son sens froid et frappa Éric dans les côtes, puis dans l’estomac et remonta au visage, avec un crochet du droit en plein dans l’œil gauche d’Éric. Les deux hommes de main lâchèrent leur poids mort, qui s’écroula de tous son long, sur le sol dur et froid de l’entrepôt.

Mo se mit à genou, au côté d’Éric : la prochaine fois que je vous revois ensemble, ça sera bien pire.

Mo demanda à ses hommes de remettre Éric sur ses pieds, afin de poursuivre la conversation.

Mo : demain matin, je te veux ici, à 6h. Tu vas faire une petite livraison pour moi.

Éric : dans quel genre ?

Mo : je rends quelques services à un ami dealer.

Éric : je ne touche pas à ça. Trouve toi un autre pigeon !

Mo : il me semble que je ne t’ai pas demandé ton avis. Pointe-toi a l’heure, ou bien je viendrai te chercher.

Mo ordonna à ses hommes de jeter Éric dehors. Éric retomba sur le bitume usé par le temps. Éric se releva avec difficulté. Sa tête tournait méchamment, et une douleur lancinante lui paralysait le côté gauche de son visage. Il réussit, malgré tout, à rejoindre l’arrêt de bus, à un bon kilomètre d’où il était.  Une fois, devant la maison, il fut soulagé de constater qu’il n’y avait pas de lumière. Il n’était pas vraiment d’humeur à fournir des explications sur son apparence.  Une fois dans sa chambre, il enleva son t-shirts et se rendit devant le miroir. Éric prit enfin connaissance des dégâts. Pas étonnant que les gens le dévisageaient dans le bus. Son visage était boursouflé et un méchant cocard se formait à son œil gauche. Ses avants bras étaient rempli l’hématome, tout comme l’axe médiane de son ventre. Éric se rendit dans la salle de bain pour chercher de la crème réparatrice, mais aussi un doliprane pour soulager la douleur physique. Moralement, Éric ressentait une joie intérieure comme il n’avait jamais ressenti. Mo commençait a dévoilé son vrai visage. C’était un vrai jeu d’enfant.

 


chouchou70  (16.06.2019 à 22:44)

Le lendemain, au lycée.

 

Mo : bonjour bébé, j’espère que tu ne m’as pas attendu hier soir, j’avais une chose à faire qui m’a pris plus que temps que prévu.

Tami : non ne t’inquiète pas, j’étais tellement épuisée hier, je me suis couchée de très bonne heure. Je voulais te prévenir, cette après-midi, je pars avec mes parents à Dallas. Mon père veut commencer à prospecter les universités. Je ne serai sans doute pas là pendant deux ou trois jours.

Mo : et si je te disais que tu n’es pas obligé de partir ? Je voulais tant faire la surprise, tu es déjà préinscrite, avec moi, à l’université Texas A&M. C’est une très bonne université, tu verras.

Tami : Mo ! Comment as-tu pu ? Enfin, c’est quelque chose de personnel, déjà que mon père m’impose médecine. Je suis quand même assez grande pour choisir ou je veux faire mes études !

Mo : c’est moi qui finance ! Donc tu iras dans la même université que moi, à point c’est tout.

Tami : je ne t’ai rien demandée et encore moins de me financer mes études. Surtout si c’est avec ton argent sale.

Mo : mon argent sale comme tu le dis, tu en n’as bien profiter pendant que TON Taylor était à Dallas. Je regrette vraiment de l’avoir aidé celui-là. Il compte plus que moi à tes yeux et ne me ment pas, je sais que vous vous voyez derrière mon dos. Pas plus tard qu’hier matin encore !

Tami : Éric ne me prend pas pour un objet LUI ! Je me demande si je suis encore ta petite copine, ou juste un trophée que tu aimes montrer à ton clan ?

Mo gifla Tami violement au visage. Tami resta sous le choc quelques secondes avant de prendre la fuite hors du campus. Elle entendait Mo crier au loin « excuse-moi bébé. Reviens ».

 

Non loin de là, Éric sortait du repère de Mo, situé derrière le lycée. Il aperçut Tami, courant loin du campus. Elle semblait bouleversée. Éric essaya de courir après elle, il serrait les dents, après chaque pas de course, tellement la douleur était forte encore de son passage à tabac d’hier soir. Éric arriva enfin à sa hauteur, avant qu’elle ne passe le coin de rue du parc environnant. Il lui agrippa le bras pour la stopper dans son élan.

Tami hurla : Mo, lâche moi ! (Son ton se radoucit quand elle vit Éric) Oh…euh Éric, qu’est-ce que tu fais ici ? Mais... oh mon dieu, qu’est ce qui t’es arrivé au visage ?

Éric hors de lui : qu’est-ce que ce connard t’a fait ? Il t’a frappé ? C’est ça ?

Tami n’eut pas le temps de répondre, qu’Éric était déjà partit auprès de Mo. Il vit une entrée fracassante dans le lycée. Il tomba nez à nez avec Mo, qui était encore dans l’allée principal, vers son casier. Éric prit Mo par le col, ignorant la douleur dans ses côtes, il le plaqua avec force contre les casiers.

Éric hors de lui : écoute moi connard, la prochaine fois que tu lèves la main sur Tami, tu es un homme mort !

Mo frappa Éric dans les côtes, ce dernier lâcha son emprise sur son adversaire. Éric, par reflexe, ce plia en deux. Mo en profita pour le pousser. Éric perdit l’équilibre et tomba au sol.

Mo le sourire aux lèvres : tu en n’as pas eu assez hier ? Tu en redemandes ?

Éric se leva brusquement et plaqua son adversaire de nouveau contre le mur, ses mains serraient le cou de sa victime. Mo essayait tant bien que mal de se libérer de la poigne de son adversaire. Les coups de pieds ne lui faisaient plus aucun effet, c’était comme si Éric était devenu insensible à la douleur. Il avait perdu toute notion de réalité. Il ne pensait qu’a une chose, en finir. Tami fit son entrée dans le hall, elle hurla à Éric d’arrêter. Des élèves, curieux par les bruits, sortaient par groupe de leur classe. Deux jeunes accoururent au secours de Mo, qui commençais sérieusement à faiblir. D’autres jeunes, maintenait Éric pour l’empêcher de recommencer.

Mo en reprenant son souffle : tu es complétement malade Taylor ! Va te faire soigner connard !

Éric commença à serer ses poings à nouveau. Tami se mit devant Éric. Elle regarda Mo droit dans les yeux, toute en parlant à Éric « il n’en vaut pas la peine. Viens, sortons d’ici ».

Mo hurla à plein poumons : fait attention à tes arrières Taylor !

 

 

Tami et Éric marchaient, silencieusement, main dans la main, vers leur lieu secret, sur la plage.  Arrivés à la crique, ils restèrent de longue minute à scruter l’horizon avant qu’Éric ne brise le silence.

Éric soucieux : est-ce que ça va mieux ?

Tami : je me sens tellement…vide, trahi et sale.

Éric : je sais, mais au moins tu as vu sa véritable nature. Ce mec ne te mérite pas !

Tami : oui, c’est certain. Je suppose que c’est mieux que notre histoire finisse ainsi. C’était une histoire d’amour commencer sur de mauvaise base, cela ne pouvait pas durer éternellement.

Éric : tu es libre comme l’air maintenant.  

Tami : toute à l’heure, je dois partir pour Dallas, avec mes parents pour prospecter les universités. Je ne sais plus vraiment si je dois y aller. J’ai peur pour toi.

Éric se voulant rassurant : à l’heure où je te parle, Mo m’a surement rayé de son clan. Je suis libre comme l’air moi aussi.  Tu n’as pas à tant faire pour moi. D’accord. ?

Tami : tu l’as humilié en public ! Crois-moi, il n’en restera pas là.

Éric : je sais me défendre. Part à Dallas, occupe-toi de ton avenir. Tu mérites ce qui a de meilleur sur cette terre.

Tami : toi aussi tu as droit à un avenir, alors, s’il te plait, promet moi de ne rien faire de stupide pendant mon absence.

Éric fixa son regard : je ne peux pas te le promettre mais j’essayerai. Promesse.

Tami : je n’attendais pas vraiment cette réponse.

Éric : je ne peux pas de promettre quelque chose qui échappera à mon contrôle. 

Tami : comme avec Chucky tu veux dire ?

Éric honteux : plus ou moins.

Tami : qu’est ce qui s’est passé ? 

Éric sourit : pourquoi veux-tu absolument savoir ce que j’ai pu faire à Dallas ? Crois-moi, il n’a pas franchement grand-chose d’intéressant à savoir.

Tami : j’ai vu ta cicatrice, à l’abdomen, pendant ta lutte avec Mo. Tu ne l’avais pas le jour où l’on n’a couché ensemble.

Éric : quelle observatrice !

Tami soucieuse : c’était Lucas ?

Éric : une mauvaise rencontre. Pas de quoi en faire un plat, crois-moi. Ce sont des choses qui arrive quand on est emmené à vivre dans la rue. C’est du passé maintenant.

Tami : tu regrettes ?

Éric : je regrette quoi ?

Tami : d’être partit à Dallas.

Éric : pourquoi tu restes auprès de moi ?

Tami : parce que je sais que je pourrai toujours compter sur toi, même si tu veux me persuader du contraire.

Éric : je ne suis pas très persuasif c’est ça ?

Tami : je veux que tu répondes sincèrement à ma question. Est-ce que c’est à cause de Mo que tu voulais mettre de la distance entre nous ?

Éric : pas uniquement.

Tami : c’est-à-dire ?

Éric : est-ce que tu as peur de moi ?

Tami : bien sûr que non ! C’est quoi cette question ?

Éric : j’ai peur de moi et, je pense qu’au fond de toi, tu as peur aussi de moi. Ce que j’ai fait à Chucky est impardonnable. Ça me rend dingue. Mais ce qui me rend encore plus dingue, c’est que ça aurait pu être toi. Voilà pourquoi je garde mais distance ! Voilà pourquoi je ne peux pas te promettre que rien n’arrivera pendant ton absence ! Des choses échappes totalement à mon contrôle, et je ne peux rien n’y faire.

Tami : ça continuera si tu refuses dans parler à quelqu’un.

Éric : je n’y arrive pas ! Tu sais, parfois je me demande si mon père n’avait pas raison, au sujet de mon mutisme.

Tami : alors fait comme ton père t’a appris. Dessine ce que tu veux exprimer au fond de toi.

Éric : je n’arrive plus à dessiner.  

Tami : mais pourquoi !

Éric : j’ai échoué.

Tami : tu as un don Éric et …L’horloge sonna au loin.

Tami : oh mince déjà midi ! Il faut que je file si je ne veux pas que mon père me tue.

Éric : attend, je te raccompagne.

Tami : pas la peine mais rasure toi, nous reprendrons notre conversation à mon retour.

Éric : si tu vois Derek, passe-lui le bonjour de ma part.

Tami surprise : quoi ?

Éric taquin : tu vois, moi aussi je te connais bien.  

Tami resta sans voix, jusqu’à ce que l’horloge l’a fit sortir de sa rêverie. Elle se dirigea, au pas de course, direction sa maison. 

 

Éric ne resta pas seul longtemps sur la plage. Un individu observait dans l’ombre. Il attendait que Tami sorte de sa vue, pour sortir de l’ombre.

Mo : alors, c’est ça votre lieu secret ?

Éric surprit, tourna la tête en direction de la voix.

Mo : surprise Taylor !

Éric : je pensais que tu aurais la délicatesse d’attendre au moins le départ de Tami pour Dallas, pour régler tes comptes avec moi.

Mo : tu as une dette envers moi mais vu que je ne supporte plus ta présence, je suis prêt à te rendre ta liberté. Juste un dernier travail à faire pour moi et tu seras libre.

Éric : donne des détails.

Mo : tu connais l’épicerie du vieux grincheux, au Sud du Museum Park ?

Éric : ouai

Mo : tu connais la rumeur ?

Éric : jamais un cambrioleur n’en n’est ressorti avec le moindre butin. La plupart sont mort en essayant.

Mo : tu vas pouvoir le vérifier par toi-même.

Éric : et si je refuse ?

Mo : première moi, tu continueras à m’appartenir, et deuxième, je peux m’arranger pour que tu ne revois plus Tami. Son père a falsifié des documents sur la véritable raison de la fermeture du laboratoire. Ton père est complice.

Éric hors de lui : c’est faux ! Mon père n’aurait jamais fait cela !

Mo : réfléchi Taylor ! Comment j’ai pu persuader les gens, que tu as mis au chômage, de retirer leurs plaintes ? La décision de fermer le centre de recherche a été prise bien avant ton coup de sang. Pour pouvoir toucher les indemnités et l’assurance, tout a été mis sur ton dos.

Éric : tu as la preuve de ce que tu avances ?

Mo sortit le document en question de la poche intérieure de sa veste. Éric lu aussitôt le document.

Éric fixa son regard sur son rival : si je fais ce casse, j’ai ta parole que ce document restera secret quoi qu’il en devienne pour moi ?

Mo jurant avec sa main sur le cœur : tu as ma parole d’honneur.

Éric tendit une poigné de main à Mo pour sceller leur engagement.

Mo : rendez-vous demain, 11H. Je m’occupe de tout.


chouchou70  (26.07.2019 à 11:29)

Chapitre 18

 

Dallas, deux jours plus tard.

Après avoir enchainé les visites des Universités de la ville, Tami s’accorda une pause. Ses parents étaient chez des amis, elle peut donc aller voir Derek, sans subir le questionnement de son père. Deux ans et demi qu’elle ne l’avait pas revu. Tami espérait que Derek n’avait pas changer de planque. Ouf, il était encore là. Il lui tournait le dos. Tami l’appela timidement. Derek se retourna au son de la timide voix qu’il n’avait pas entendu depuis un certain temps.

Derek : Tami, ma princesse ! Comment ça va ? Si je m’attendais à te voir ici ! Tu n’as pas vraiment changé, toujours aussi belle.

Tami : oui, ça fait longtemps je sais. Je suis désolé de…

Derek : ok stop ! Je sais que ton père ne m’a jamais apprécié donc. Et puis tu m’as écrit, c’est tous ce qui compte. Alors ? Qu’est ce qui t’amène ici, à Dallas ?

Tami en levant les yeux au ciel : visite universitaire avec mes parents.

Derek : ouah ! Tu as trop de la chance, tu sais ! Universités de médecine je présume ?

Tami : papa veut que je garde un esprit ouvert sur le sujet. J’ai tout de même réussi à le convaincre de visiter une filière en psychologie.

Derek : n’oublie pas que c’est ton avenir, pas le sien.

Tami le regard triste : tu parles comme Éric.

Derek soucieux : comment il va ?

Tami : j’espère qu’il va bien.  

Derek : il y a un problème ?

Tami : depuis que j’ai rompu avec Mo, la tension est à son maximum entre eux deux. Ils s’en sont venu aux mains juste avant mon départ. Pour te dire, je ne suis pas vraiment tranquille. Mo est un salaud, manipulateur, et un jaloux. Éric l’a humilié devant tout le monde. J’ai peur qu’il cherche à prendre sa revanche.  Et moi, je suis là, à des centaines de kilomètre de Houston.

Derek : Éric n’est pas une personne qui cherche la bagarre.  

Tami : Éric est si différent. Il est de plus en plus solitaire, de plus en plus renfermer sur lui-même.

Derek : est-ce qu’il t’a parler de Lucas ?

Tami : il m’a juste dit que c’était une mauvaise rencontre. Il refuse d’en dire plus à ce sujet.

Derek : Lucas est le chef de gang qui règne dans le quartier voisin, à deux rues d’ici. Lucas est un salopard de la pire espèce, qui ne recule devant rien pour avoir plus de territoire. Crois-moi, mauvaise rencontre n’est pas vraiment la bonne expression pour parler de lui.

Tami : quel est le rapport avec Éric ?

Derek : Éric était sous la protection de Lucas jusqu’au moment où Éric a compris ce qu’il faisait vraiment pour Lucas. Il a alors pris la fuite, et il a atterrit dans mon quartier. Je l’ai vu trainer une ou deux fois par ici. Il ne me dérangeait pas mais je le surveillais quand même. J’ai eu raison. Un soir, des hommes de Lucas sont venu lui régler son compte. Ils l’ont tabassé puis poignardé à l’abdomen puis, ils sont partis, le laissant agoniser. Quand je me suis approcher de lui, il m’a regardé et il a murmuré « prévenir…famille...Tami….Houston…. Promesse ? » J’ai appelé immédiatement le 911 et je l’ai pris dans mes bras pour essayer de le réchauffer en attendant les secours.  Il s’en n’est sorti vraiment de justesse. Le couteau a frôlé le foie d’un centimètre.

Tami encore sous le choc des révélations : c’est horrible ! Merci de lui avoir sauver la vie Derek.  

Derek : j’étais obligé de le prendre sous ma protection. Je ne voulais surtout pas être celui qui t’annonce le décès de ton amoureux secret.

Tami étonnée : c’est ce qu’il t’a dit ?

Derek : après ses trois semaines de convalescence, il est parti. J’avais des nouvelles de temps à autre par des amis. Puis, un jour, il est revenu chez moi. Il avait l’air très malade. Il m’a confié ceci en me faisant promettre de te la transmettre si les choses tournaient mal pour lui, puis il est reparti.

Derek lui tendit le carnet à dessin dont Éric ne ce séparai jamais.

Tami : pas possible. Éric ne se sépare jamais de son carnet, et encore moins il le confirait à quelqu’un.

Derek : tu sais pourquoi Lucas a voulu le faire tuer ? Lucas montrait des photos de tableau de peintre à Éric pour qu’il les reproduise, à l’échelle. Lucas les revendait à prix d’or sur le marché de trafic d’art.

Tami : tout s’explique ! Éric est persuader qu’il devient fou ou schizophrène mais pas du tout, il est juste dans un état post-traumatique. Qui ne le serait pas après ce qu’il a vécu ici ? Mais comment l’aider ? Il refuse de me parler.

Derek : il ne parle pas beaucoup, c’est vrai.

Tami : il ne fait pas facilement confiance aux gens qui l’entoure. Même avec moi. Éric, c’est quelqu’un qui peut être adorable, serviable, protecteur même et le lendemain, t’ignorer complètement. Si tu savais le nombre de fois qu’il m’a repoussé, le nombre de fois où je me suis dit, c’est pour la dernière fois mais, je n’arrive pas à lâcher l’affaire. Il compte beaucoup pour moi, plus que n’importe quel garçon que j’ai rencontré dans ma vie. Je veux le tirer vers le haut parce qu’il mérite tellement mieux que cette vie de mauvais garçon qu’il s’afflige. De fois, j’ai l’impression d’avoir réussi mon pari et Éric replonge encore plus bas. C’est tellement difficile d’assister à la destruction de son meilleur ami sans rien pouvoir faire. La colère le consume de plus en plus et je ne peux rien n’y faire. Je l’aime autant que j’en souffre tu sais.

Derek : dans ce carnet, tu trouveras une lettre à ton intention. Il se peut qu’elle t’apporte des réponses.

Derek tendit la lettre et laissa Tami face à son avenir.

Tami, si tu lis ces mots, c’est que tu essayes de comprendre les raisons qui m’ont conduit à ma mort. Parce que je sais que je vais mourir très bientôt de ma pneumonie. J’espère juste que j’aurai le temps de te parler une dernière fois. Je ne demande qu’une chose, c’est de voir ton merveilleux sourire, juste avant que la mort m’emporte pour l’éternité. Je t’aime plus que tu ne peux le penser. Tu me manque énormément, et pourtant je ne t’ai jamais écrit durant ces six derniers mois. Je t’aime et pourtant, je suis parti sans même te dire au revoir. Si je l’avais fait, je sais que je ne serai jamais parti. Tu comptes énormément pour moi et pourtant, je me comporte comme le pire des abrutis avec toi. J’ignorai pourquoi jusqu’à aujourd’hui. Ma vie n’est que mensonge, les personnes que j’aime le plus au monde m’ont trahi de la pire des manières, alors, quand tu es arrivé dans ma vie, j’ai eu peur de m’attacher à toi. Je me disais, cette fille est trop parfaite pour être réelle. Et puis, tu t’es rapproché de moi, tu m’as ouvert ton cœur et j’ai laissé tomber quelques barrières que je m’infligeai pour ne plus avoir à souffrir. Lorsque tu es venu à moi après mon renvoi de l’équipe, j’ai compris que jamais tu ne me trahiras et pourtant, tu l’as fait... Je sais, j’aurai dû te dire que je ne voulais pas vivre caché de Mo mais je ne l’ai pas fait. J’ai pensé que tu avais honte de t’afficher avec moi. Je n’avais plus rien n’a perdre et j’ai franchi la ligne rouge. J’étais jaloux de Mo, ce mec a tout pour lui. Je n’étais pas à la hauteur et je ne le serai jamais puisque je serai mort dans quelques jours, ou même quelques heures. Je voulais vivre une vie sans attache et parcourir le monde avec l’argent de mes dessins. J’ai échoué misérablement dans ce domaine également. Ma vie n’est qu’une succession d’échec et s’est tant mieux que je crève. Mais je ne veux pas que tu es ma mort sur ta conscience. Je te connais, et je sais que tu te sens responsable de mon départ après ce que j’ai écrit plus haut. Après des nuits, seul avec moi-même, je sais que tu ne voulais pas cacher notre relation, tu voulais juste éviter une bagarre inutile. C’était moi le lâche, j’ai saisi la moindre opportunité pour me sauver de toi, fuir des sentiments nouveaux que je m’interdisais. Je suis parfaitement conscient que je suis la seule véritable raison qui m’ont conduit ou je suis aujourd’hui. Un raté, bouffé par la colère et la honte ! tu m’as aidé de la meilleure façon possible et, tu ne peux pas t’en vouloir. C’est moi qui ai tous gâché à cause de mes propres démons qui mon pousser vers la rue et la violence. Dans mon esprit, je m’interdisais au bonheur parce que j’en n’avais peur. Le bonheur est un sentiment éphémère, alors pourquoi s’acharné à être heureux pour une durée limitée. Plus le bonheur est grand, plus dure sera la chute. Par peur de cette chute, je me suis interdis ce bonheur. Ce bonheur, c’était toi !!!

Tu étais mon ange dans ce monde sombre et douloureux,

Tu étais ma boussole dans ce monde qui m’a englouti peu à peu,

Tu étais mon amie, ma sœur, ma confidente et mon amante,

Je t’aimerai jusqu’à l’heure de la délivrance.

 

Éric Taylor, ton ami.

 

Tami était bouleversé. Elle ne pouvait pas s’empêcher de se mettre à la place d’Éric au moment où il a écrit cette lettre d’adieu. Derrière ces mots, il n’y avait aucune peur, juste un grand sentiment de délivrance. Cela, elle l’avait ressenti lorsqu’Éric l’avait supplié de le laisser mourir, sur cette plage de Houston, peu après leurs retrouvailles. Éric ressentait une grande souffrance intérieure, dû à son enfance, à ses parents, à Lucas, à Mo et dû à elle aussi. Oui, même elle, elle l’avait trahi sans s’en rendre compte. Ça explique pourquoi il s’était montré froid et distant avec elle depuis son retour. C’était une simple question de confiance. Maintenant, elle se rendait compte du quiproquo qu’elle faisait subir à Éric en lui déballant ses sentiments, tout en restant avec Mo. Elle avait attisé la jalousie destructive entre Éric et Mo. Elle savait que, si Éric avait accepté le marché de Mo, c’était pour pouvoir le détruire et vice versa. Elle devait à tout prix rentrer à la maison. Elle devait parler à Éric.

Alors qu’elle s’apprêtait à partir, Derek l’appela. Une personne la demandait au téléphone, chez lui. Tami trouva cela bizarre, elle pensait toute de suite à ses parents.

Tami hésitante : allo ?

Éric : Tami…

Tami : Éric ? Mais comment tu as eu ce numéro ? Et comment tu savais que j’étais chez Derek ?

Éric : peu importe. J’avais juste envie t’entendre le son de ta voix. Tu me manques Tami !

Tami sentit un truc bizarre dans la voix de son ami : que ce passe-t-il Éric ? Quelque chose ne va pas, je le sens au son de ta voix. Dit moi ? Parle-moi !

Éric calme : je serai absent pendant un long moment alors, je voulais simplement te souhaiter bonne chance pour la suite de tes études. Ne laisse pas tombe. Je suis sûr que tu seras une bonne psychologue. Tu as cela en toi, n’en doute jamais.

Tami agacée et inquiète : ERIC !! Dit moi ce qui se passe et MAINTENANT ! Je ne plaisante pas !

Éric : il est temps que je paye pour tous ce que j’ai fait de mal dans ma vie. N’essaye pas de venir me voir en prison, je refuserai ta visite.

Tami : prison ? Mais je… ERIC ?

Tami entendit la tonalité au bout du fil, Éric lui avait raccroché au nez. Elle n’avait rien compris au charabia d’Éric. Éric était en prison, mais pourquoi ? Que s’était-il donc passer ? Il devenait urgent qu’elle rentre à Houston. Pour cela, elle devait se montrer relativement persuasif envers son père pour qu’il accepte d’écourter leurs séjours.


chouchou70  (14.08.2019 à 22:39)

 Chapitre 19

 

Houston, un jour plus tôt. 


C’était, un matin, normal pour la famille Taylor. John et Mary, déjeunaient tranquillement, parlant de la journée qui s’annonce. Éric descendait, 30 minutes plus tard, avec son sac à dos de cours sur l’épaule. Il prenait juste une barre de céréale et un grand verre de jus d’orange, et disparaissait de la maison jusqu’au coucher du soleil. La situation jouait sur le moral de Mary Taylor. Son mari faisait tout ce qu’il pouvait pour la réconforter. Éric finira bien par renouer le dialogue avec eux tôt ou tard.
Normalement, Éric prenait le bus pour se rendre à son travail de magasiner. Ce n’était pas le cas ce matin. Pourquoi perdre son temps au travail, alors qu’on est destiné à mourir dans quelques heures. Éric avait décidé d’arpenter la ville à pied, en profitant des moindres détails matinaux. La vie était si merveilleuse à regarder. Son regard se posa sur un jeune couple, s’embrassant, devant ce magnifique levé du jour. Il pensa à Tami. J’espère qu’elle a lu la lettre que je lui ai laissée à Dallas et qu’elle l’apaisera. Certes, le contexte était différent, mais le résultat sera le même. S’il a de la chance, il mourra, sans ressentir la souffrance de la balle traversant son cœur, ainsi lui hottant la vie. Il n’était pas vraiment croyant, mais, cette nuit, il avait prié pour ne pas souffrir physiquement comme c’était le cas pour son agression à Dallas. Il se souvient encore de la douleur atroce de la lame de couteau pénétrant en lui, il se souvient de la sensation de la vie qui s’écoulait doucement de son corps, son esprit dérivant dans un monde parallèle. 
Mo aperçut Éric au loin, il l’interpella. 
Éric se retourna et s’approcha de Mo : tu as tout ce qu’il faut ? 
Mo tendit l’arme à Éric qui l’a pris aussitôt. Il l’a regardé d’une façon morbide. C’était la première fois qu’il tenait une arme dans sa main. 
Mo : tu t’es déjà servi d’une arme à feu ?
Éric sûr de lui : tout le monde sait se servir d’une arme à feu au Texas.
Mo tendit également un foulard : tiens, mets ça aussi, et allons-y. 
Éric cacha son arme dans sa poche de blouson intérieur et entra en premiers dans la supérette. Son regard fit rapidement le tour du lieu. Le gérant était à sa caisse. Il y avait quelques personnes à l’intérieur. Son estomac se noua en reconnaissant la petite sœur et le père de Chucky parmi les clients. Il voulait rebrousser chemin mais Mo ne lui en laissa pas le temps. 
Mo hurla : que personne ne bouge ! 
Tous les visages se tournèrent vers eux. Les regards paniqués laissèrent place rapidement à des cris hystériques. Éric sortit son arme, par pur réflexe, afin de calmer la foule. Il pointa son arme sur le gérant. « File-nous la caisse maintenant, et personne ne sera blessé ».
Le gérant sorti un fusil de chasse de derrière son comptoir qu’il pointa directement sur Éric. Éric était comme paralysé, ses yeux ne quittant pas le canon de l’arme à feu. La sirène de la police commença à se faire entendre au loin. Les secondes ressemblaient à des minutes, de longue minute ou aucun des deux ne baissèrent leur arme respective. Mo cria son nom pour le faire réagir. Éric sursauta. Il était complètement paniqué. La police était déjà en train d’encercler le périmètre. Mo devenait de plus en plus insistant. Le gérant avait toujours le doigt sur la gâchette de son arme. Dans tout ce vacarme, une voix calme et familière ce fit entendre, c’était le père de Chucky. « Éric, mon garçon, il faut que tu poses ton arme. Tout va bien se passer, tu m’entends ? Il n’est pas trop tard pour tout arrêter. » Un autre otage profita de ce court moment d’échange pour saisir Éric par la taille afin de le désarmer. Ils tombèrent au sol, en même temps qu’un coup de feu retenti dans la pièce. 
Une atmosphère lourde se fit ressentir dans la boutique. Le corps sans vie du gérant était au sol, à la vue de tous. Éric regarda sa main, toute tremblante, tenant l’arme, son doigt encore sur la gâchette. Il se releva d’un bond, et il lança son arme le plus loin possible de lui. Sa tête se mit doucement à tourner, lui faisant perdre son équilibre. Un point lui sera la poitrine. Il n’arrivait plus à reprendre son souffle. Le père de Chucky s’approcha de lui, il lui enleva son foulard : « Calme toi Éric, ça ira, je ne te laisse pas tomber ». Éric risqua un regard timide a cet homme qui l’avait hébergé des mois durant lors de sa première fugue. 
La police fit irruption. L’un d’eux saisit violemment Éric et le plaqua contre le mur "Police de Houston, vous êtes en état d’arrestation pour braquage à main armée, prise d’otages et meurtre. À partir de maintenant, tout ce que vous pourrez dire pourra être retenu contre vous lors de votre procès ». 
Le père de Chucky supplia la police d’emmener Éric à l’hôpital, c’était évident que le jeune garçon était en état de choc. Éric avait de plus en plus de mal à se concentrer sur le réel. Il ne pensait plus à rien, plus aucune émotion non plus. C’était comme s’il se fichait totalement de ce qui l’entourait, et des conséquences à venir. Dans un bref moment de lucidité, il entendit le père de Chucky dire au officier que le deuxième braqueur était en fuite. Éric sourit intérieurement à cette révélation. Mo avait obtenu ce qu’il voulait. Lui aussi d’ailleurs. Au moins, il ne fera plus de mal à personne. 


chouchou70  (09.09.2019 à 15:02)

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