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Série : One Tree Hill
Création : 27.06.2007 à 13h17
Auteur : S0h0o
Statut : Terminée
« Fic complète. » S0h0o
Cette fanfic compte déjà 30 paragraphes
Musique
Beaucoup de personnes disent que la femme ne sera jamais égale à l’homme. Bien souvent, les personnes qui disent ça sont de sexe masculin.
Je ne sais pas pourquoi je vous raconte ça parce que personnellement, je me fiche de savoir si je suis l’égale de l’homme où non. Je m’inquiète de questions bien plus existentielles comme : « Est-ce que ce connard va finir par me rappeler ? » ou bien « C'est de la cellulite que j'ai sur la cuisse gauche ? ». Je lis beaucoup, je m’informe, je reste éveillée sans cesse à l’actualité. Je fais ça pour vous.
Car je suis une femme du monde.
Ou tout du moins, une femme de New York.
Mon nom est Brooke Davis. Je ne vais pas vous raconter d’où vient mon prénom ou une idiotie dans le genre. Si je suis là, c’est pour vous parler de ma vie, qui est relativement intéressante.
Si vous m’écoutez, en ce moment même, c’est que vous êtes dans le metro, dans votre voiture, où simplement en train de déjeuner chez vous. Il est 12h39, et vous êtes sur Sunshine Radio, avec Brooke Davis.
Je remontais avec aisance la VIième avenue, fière de moi. Tout le monde affluait dans le sens inverse, mais j’arrivais aisément à les éviter, grâce à ma petite taille. J’aperçus alors Peyton, en vitrine, qui buvait un café, seule.
Pour que vous sachiez qui est Peyton Sawyer, une de mes meilleures amies, il faut que je vous explique. Visualisez un merveilleux champ plein de fleurs, des cris d’oiseau tropicaux résonnent. Vous avez faim et ça sent bon le rôti cuit, l’air est chaud, ça tombe bien vous n’avez mit qu’un T shirt.
Et bien si vous emmenez Peyton dans ce champs avec vous, elle arriveras à vous dire que le champ est sûrement pleine d’OGM toxique, que les fleurs doivent être transgéniques à causes desdits OGM et que les bruits d’oiseaux ne sont sûrement que des sonneries de téléphone portables. Et si vous avez de la chance, elle ajoutera même que l’odeur vient d’un oiseau carbonisé par le soleil.
Il faut dire qu’elle n’a pas eut une vie facile. Et mis à part son fatalisme continu, c’est une personne hors du commun que j’aime et respecte profondément.
- Peyton Sawyer, je peux savoir ce que tu es en train de faire ? Demandais-je d’une voix grondeuse, en entrant dans le café.
- En fait, Brooke Davis, je suis en train de déjeuner.
- Avec une barquette de frite et un éclair au chocolat ? Ce n’est pas raisonnable …
- C’est toi qui es au régime, pas moi. C’est toi la complexée.
Complexée ? S’il y a bien une chose qui ne me complexe pas, c’est mon physique. Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis sublime mais … j’ai mon petit charme. Et je sais quand il fait effet.
- Whouuu regarde qui est assis là bas ! Annonçais-je en posant mon manteau sur la chaise en face de Peyton, et en m’asseyant.
Peyton tourna la tête docilement, et se contenta de hausser un sourcil.
- Ouai, c’est mon patron, dit-elle d’une voix simple, comme si ce n’était QUE son patron.
C’est surtout le plus beau, le plus charmant, le plus craquant, le plus séduisant de tous les patrons. A peine plus de la trentaine, une maturité assumée, et un corps de rêve.
- Qu’est ce qu’il est beau … lachais-je.
Peyton, une moustache de chocolat au dessus des lèvres, le regarda à nouveau, en attrapant une serviette.
- Mmmh … J’ai l’impression qu’il n’aime que les mannequins.
Je regardais alors mon petit ventre, cachée par mon pull en cachemire et dit d’une voix assurée :
- Ca tombe bien, je suis au régime.
- Ton régime n’arrangera pas ton mètre 63.
Mon point faible.
C’était facile pour elle, de dire ça. Elle faisait presque un mètre 75, et je l’enviais profondément. Le carillon de la porte tinta alors et je reconnu immédiatement la voix :
- Salut les filles, vous avez déjà mangé ? Moi non, j’ai finit tard il n’ont pas voulu me lâcher avant 13h30 ! Ensuite, il y a cette fille de la réception qui m’a fait poireauté une heure parce que soi-disant je devais signer un formulaire très urgent et finalement cette débile ne l’a pas retrouvé, et puis je suis arrivé ici et … Ho ! Mais c’est ton patron Peyton !
Haley James est ma deuxième meilleure amie. C’est aussi la fille la plus bavarde du monde. Le problème du « gros blanc » n’arrive jamais quand elle est à proximité, elle a toujours quelque chose à raconter, c’est comme ça.
Elle a aussi tendance à parler fort. C’est parfois un peu gênant, mais étant donné que sa susceptibilité approche le zéro, il est très facile de le lui faire remarquer.
Et puis, il y a une chose que j’adore plus que tout chez Haley :
Elle est encore plus petite que moi.
- Oui, on l’a vu.
- Dis dont, il est toujours aussi craquant, fit remarquer Haley en s’essuyant les pieds sur la paillasson.
- N’est ce pas. J’adore tes chaussures Haley.
- Merci, dit-elle avec un sourire malicieux, elles sont à toi.
Je lui rendis son sourire et vit que Peyton se levait, en empoignant son sac de la main gauche et un reste d’éclair de la main droite.
- Je dois filer les filles. On s’appelle ?
- Reste un peu, la supplia Haley, on va mater ton charmant patron Cooper et se soûler juste avant de retourner au boulot.
Peyton rit en attrapant ses clés, sur la table et dit :
- Ca aurait été avec plaisir, mais mon charmant patron Cooper de m’intéresse pas. Si vous m’aviez trouvé un autre mec à mater, à la limite …
- Là-bas, proposa aimablement Haley.
Elle pointa du doigt un garçon d’une vingtaine d’année, seul, mangeant de façon curieuse un sandwich au bacon.
Le carillon de la porte retentit alors, et par habitude, nous tournâmes toute la tête. Et, comme nous le pressentions, Rachel entra.
- Je suis crevée, souffla t’elle en s’écroulant sur une chaise.
Haley s’assit à côté d’elle et dit :
- Au moins, tu ne t’es pas tapé deux heures de réunion, toi. Moi mon patron m’a dit que j’allais être …
Ce qu’il y a de bien avec Rachel Gattina, ma troisième meilleure amie, c’est qu’elle écoute très bien. Elle adore se lamenter de sa vie, elle a donc comprit qu’en contrepartie, on lui demandais d’écouter les problèmes des autres. Et Haley, avait elle aussi comprit à qui elle devait confier ses malheurs pour se faire écouter.
Rachel, si je ne la connaissais pas depuis le primaire, je la détesterais. Elle est belle, riche, et travaille comme comédienne –Pour ça, je ne l’envie pas trop … mais sa situation lui rend la vie facile-. Et, je dois avouer, qu’elle use et abuse de ses charmes. C’est sa façon d’être et je l’ai comprit et accepté il y a bien longtemps.
- A + les filles ! Lança Peyton en faisant un signe de main.
- Tu es sure que tu ne veux pas rester encore un peu ? Demandais-je
- Je dois y aller Brooke. Tu m’appelles si ça se concrétise entre mon charmant patron et toi ?
Je n’ai pas de petit ami attitré. Je sais, à 27 ans, c’est moche, mais c’est comme ça. Il faut dire que je ne cherche pas beaucoup en ce moment. Même si, avouons-le, nous les célibataires, on est toujours en train de chercher sans s’en rendre compte. Sans faire exprès, on s’imagine en tête à tête avec le nouveau voisin. Ou, sans faire exprès, on pense à un bain chaud à deux, juste après avoir croisé un collègue. C’est comme ça, on ne se change pas, et surtout en vieillissant.
On a beau se dire que 27 ans, c’est un âge comme un autre, même plutôt jeune, on ne peut pas complètement s’en persuader. Surtout quand les gens de 27 autour de vous ont tous mariage, bébé et maison de campagne.
Non pas que j’ai envie de ma marier ou d’avoir un bébé. Enfin, peut-être un tout petit peu. Comme tout le monde quoi.
Parce que, au pire, je pourrais remplacer. Me dire qu’un mari c’est comme un concierge et un bébé comme un chat. J’adore mon concierge et mon chat. Mais je ne passe pas de nuit torride avec le premier –Dieu merci !-, et je n’ai pas souvent l’occasion de changer ses couches au deuxième.
Je ne suis pas du genre à me lamenter « Mon dieu je suis vieille et sans enfants ! ». Je suis obstinée. J’ai des buts dans la vie. De vrais buts.
Or il se trouve que je n’ai pas de projet en ce moment. Avoir un bébé, c’est pas mal. Bon, il faudrait peut-être un mari d’abord. Alors, je me donner un mois pour me dégoter l’homme que j’épouserais. Un homme fort, beau et protecteur. Brun, avec un sourire à tomber. Des fossettes. La trentaine.
Pas la peine de chercher. Je sais exactement qui seras mon mari.
- Coucou Peyton !
- Brooke, mais qu’est ce que tu fais là ?
- Je suis venue te faire un petit coucou.
- Ah bon ? Tu ne viens jamais à mon bureau d’habitude.
Pas faux.
- C’est possible. J’avais envie de rompre les habitudes.
Je me tordis alors le cou pour apperçevoir Cooper. Mais où était-il ? Peyton travaillait comme assistante au New Letter. Cooper, lui, était rédacteur en chef. Il se devait d’être dans son bureau ! Et celui-ci était vide …
- Tu ne saurais pas où est Cooper ? Demandais-je de ma voix la plus innocente.
- Ah tu es venue pour Cooper, je me disais aussi.
Elle ne paraissait pas fâchée. Elle écrivait quelque chose qui la passionnait apparemment, sur son ordinateur et semblait plutôt se fiche que je sois venue ici uniquement pour son chef.
- Qu’est ce que tu écris ? Demandais-je finalement.
- Un article ! dit-elle éxitée, Cooper m’a demandé d’écrire quelque chose sur le sujet que je veux ! Tu te rends compte !
Peyton travaille depuis 3 ans en temps qu’assistante personnelle de Cooper. Elle a toujours rêvée d’être journaliste et quand elle a été embauchée au New Letter, juste après sa sortie de fac, elle a cru rêver. Mais elle a vite déchanté, s’apercevant que son boulot n’avait strictement aucun rapport avec le journalisme. Elle se contentait depuis trois ans de ramener du café, et d’appeler les nombreuses conquêtes de Cooper en d’excusant de la part de celui-ci de n’avoir pas rappelé.
Je comprenais donc pourquoi elle était si heureuse qu’on lui demande d’écrire un papier. C’était peut-être enfin sa chance !
- Je suis si heureuse pour toi ! Dis-je en la prenant dans mes bras. Il faut qu’on fête ça.
- Et bien mesdemoiselles, on est dans un bureau ici ! Assena une voix moqueuse derrière nous
Cooper ! Il était bien là, en chair et en os, à côté de nous.
Peyton se rassit, pas plus dérangée que ça. Moi, je ne pouvais pas dire un mot.
- J’ai presque finit, lui dit-elle.
- Ne t’inquiète pas, tu a jusqu’à lundi pour me rendre ton article Peyton.
Cette dernière se remit à taper de toute ses force sur son clavier, comme si sa vie en dépendait.
Cooper, satisfait, me sourit brevement, et repartit dans son bureau, en prenant bien soin de fermer la porte.
- C’est mon mari ! Soufflais-je
- Quoi ? demanda Peyton en relevant la tête.
- Rien. Je pensais à voix haute. Je vais te laisser, je t’ai déjà assez dérangée.
- Ok. Tu repasses quand tu veux Brooke, même si ce n’est que pour Cooper, dit-elle en me faisant un clin d’œil.
Je sortis le cœur léger. J’avais trouvé mon mari. Et il ne m’avait fallut que une journée ! Soit j’étais vraiment douée, soit je m’étais gourée de garçon. Et je préférais franchement croire que j’étais douée.
Musique
Le soir même, je me rendit chez Rachel, avec la ferme intention de lui annoncer la bonne nouvelle. Mais de façon pas trop exagérée, juste la stricte vérité.
- Rachel, je vais me marier !
Cette dernière ouvrit de gros yeux et resta figée pendant quelques secondes. Peut-être que je ne m’étais pas tenue à la stricte vérité.
- Enfin, corrigeais-je, pas tout de suite. Mais disons que j’ai trouvé l’homme de ma vie.
- Et qui est-ce ? demanda t’elle en me faisant asseoir dans le canapé design de son immense loft.
- Cooper Lee. L’homme le plus parfait du monde.
- Bon choix. Mais, corrige moi si je me trompe, tu ne lui a jamais adressé la parole, si ?
Je soupirais en levant les yeux au ciel. Je pensais pourtant que Rachel allait comprendre.
- Et alors ? Ce n’est qu’une question de temps.
- Moui peut-être. Je t’avoue que tu m’as fait peur quand tu m’as dit que tu allais te marier.
- Pourquoi ? Demandais-je surprise.
- Mais … c’est horrible !
Euh … je ne comprenais pas bien ce qui était horrible dans le fait de s’unir à un homme qu’on aime, et ce pour le reste de ses jours.
- Horrible ?
- Oui, tu n’imagines quand même pas te marier ? Le mariage c’est mon pire cauchemar.
- Un cauchemar ?
- Mais oui ! Plus de liberté, enfermé comme la boniche, obligé de se bousiller le corps à faire des gosses qui te détesteront … non merci, très peu pour moi !
- Très peu pour … toi ?
- Arrête de répéter ce que je dis ! dit-elle en me frappant avec un coussin.
Je ne réagis même pas. Elle avait bousillé tous mes rêves de mariage parfait, d’homme parfait, d’enfant parfait …
D’accord. Peut-être que j’avais un peu exagéré en m’imaginant tous ces trucs impossibles. Mais les mariages heureux, ça doit bien exister non ? Les parents de Peyton s’entendaient bien avant que sa mère ne décède. Et les parents d’Haley sont heureux … remarque, ça, ça a peut-être un rapport avec la cannabis qu’ils font pousser dans leur jardin.
Evidemment, les parents de Rachel et les miens ne sont pas un exemple mais … apparemment elle en avait tiré leçon et pas moi.
Elle avait vu que les certains couples n’étaient pas fait pour marcher, tandis que moi, je faisais une fixette sur un homme n’existant pas. Quelle conne!
- Je suis bête … dis-je en m’effondrant sur son canapé
- Un peu oui, rit Rachel
Mais quand elle vit que je ne rigolais pas, elle s’approcha et enroula ses bras autour de moi.
- Aller … tu n’a pas besoin d’y penser tout de suite de toute façon. On a que 27 ans …
- Mais c’est vieux ! M’écriais-je
- Vieux ? Ca ne va pas ! Je serais vieille à partir de 80 ans et encore …
Cela me fit sourire. Rachel ne se démontait jamais. S’il y avait une personne qui ne vieillirait jamais, ce serait bien elle.
Musique
Vers 20h, je m’installais au bar Monté Carlo. Notre préféré.
- Un Monaco s’il vous plait.
Je n’avais pas envie de boire. Je me sentais d’humeur à réfléchir. Et dieu sait que ça ne m’arrivait pas souvent.
Les filles arrivèrent bientôt, au compte-goutte, et nous nous installâmes à notre table habituelle, tout au fond. J’étais apparemment la seule à vouloir réfléchir, ce soir là.
Peyton restait muette sur son siège, l’air renfrogné, pendant que Rachel faisait des signes à un garçon au bar. Haley, elle, se contentait de siroter sa boisson en silence.
- Je pense que on devrait faire un pacte, déclarais-je enfin.
Elles se retournèrent toute sur moi et me dévisagèrent :
- Comment quand on avait 5 ans ? demanda Rachel, goguenarde.
- Comme quand on a 27 ans, les filles.
- Et en quoi consisterait ce pacte ?
Je laissais quelques secondes de silence, pour accuenter l’effet. Mais Peyton gâcha tout :
- Alors ? Tu accouches?
- Pas de mariage, pas de bébé, pas d’Espace Sénic, lâchais-je comme une bombe.
- Pas d’espace sénic ? Demandèrent-elles en choeur.
Mince. Je savais que je n’aurais pas du rajouter « pas d’espace sénic ». Maintenant elles allaient être obnubilé par ça et rompre tout l’effet tragique que j’avais tenté d’introduire.
- Oui pas de voiture … grosse voiture pour 7 personnes …pour quand on a des enfants …Oubliez ça. Juste, pas de mariage et pas d’enfant.
Rachel, souriante, fut la première à me taper dans la main. Peyton, elle aussi se prit au jeu, et me tapa dans la main.
- C’est pas comme si j’allais être obligé de refuser la demande de quelqu’un vu le nombre de garçon à mes pieds, s’exclama t’elle.
Peyton était magnifique mais refusait de le reconnaître.
Haley, seule, restait les mains croisées sur ses genoux.
- A quoi ça sert exactement ? demanda t’elle, nerveuse. Je veux dire, j’ai quand même envie de me marier, d’avoir des enfants …
Haley était encore plus romantique que moi. Et je ne tenais pas à la faire redescendre sur terre comme j’étais redescendue tout à l’heure. La seule solution pour la faire capituler était donc de la faire boire. Trop facile.
Le lendemain matin, Haley se souvenait juste d’une soirée arrosée, et d’un pacte marrent avec les filles et moi. Mais elle ne se rappelait plus en quoi consistait ce pacte, et cela l’énervait. Elle chercha dans sa mémoire pendant son petit déjeuner, durant le trajet de métro, durant la réunion. Et ce n’est qu’en pleine réunion avec les actionnaires qu’elle s’écria :
- Merde, pas de mariage ni d’enfant !
Tous ses collaborateurs de la banque les dévisagèrent alors, et elle se ratatina sur sa chaise. Si cela était encore possible.
Peyton, elle, se réveilla troublée. Elle avait rêvé –Tout comme moi !- d’un homme. Un homme qu’elle n’aurait jamais imaginé dans cette posture. Elle avait rêvé qu’elle se mariait avec cet homme. Se marier avec lui ? Sûrement la dernière chose qu’elle aurait imaginé faire dans toute sa vie. Epouser Cooper était vraiment sordide … vraiment ?
Je n’avais pas rêvé de Cooper, mais bien d’un homme. De mon père. C’était en fait plus un souvenir qu’un rêve. Mon père, me posant sur les marche de la maison, juste avant de partir travailler, il y a des année de cela.
- Tu reviens quand Papa ?
- Bientôt.
- Je vais faire quoi en attendant ? demanda mini-moi (J’étais déjà adorable...)
- Trouve toi un fiancé. Des nouveaux voisins se sont installés à côté. Va rencontrer le petit, il a le même âge que toi.
Brooke se rappelait parfaitement de qui était le « petit ». Lucas Scott, ce loser. Mais pourquoi ce souvenir resurgissait-il maintenant ?
Rachel, elle, se réveilla chez un garçon qu’elle ne connaissait pas. Elle se doutait qu’elle l’avait rencontré au bar hier soir, mais impossible de le resituer. Un brun. Plutôt bien foutu. C’est tout ce qu’elle pouvait apperçevoir de là où elle était. Elle se rhabilla en vitesse et vit qu’une lettre adressée à Chase Adams était posée sur la table basse. Chase ? Non, cela ne lui revint toujours pas. Peut-être n’avaient ils pas échangé leurs prénoms. Ce ne serait pas la première fois que ça lui arrivait.
Elle retourna dans la chambre pour récupérer son sac et remarqua, ne sachant pas très bien pourquoi, que la petite poubelle juste à côté de la porte était vide. Ce n’était pas un détail qu’elle remarquait d’habitude, pourtant ce jour là, ça la perturba. Qu’est ce qu’une poubelle pouvait bien apporter ?
Elle soupira et décida d’oublier cette histoire et tout ce qui lui échappait par rapport à cette stupide poubelle vide. Cette poubelle vide … vide de tout papier de préservatif par exemple…