Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : One Tree Hill
Création : 25.09.2008 à 17h09
Auteur : zubera
Statut : Terminée
« Suite et fin. Bonne lecture » zubera
Cette fanfic compte déjà 11 paragraphes
C’est seulement le lendemain que mon avocat me donna signe de vie. J’avais sauté sur le téléphone et quand je raccrochais, j’étais encore plus angoissée maintenant que je savais ce qui allait se dérouler dans deux jours. Je m’empressais de joindre Nathan sur son portable, et il me fit la promesse de revenir le plus rapidement possible pour être à mes côtés. Je sentais au son de sa voix, qu’il était exténué, ces allers et retours entre Duke et ici, entre sa vie d’étudiant et sa vie avec moi le rendaient de plus en plus faible. Je savais, que cette situation devenait de plus en plus compliquée pour lui, et que ça ne pourrait pas continuer encore bien longtemps, mais je n’avais pas de solutions à lui offrir, s’il voulait reprendre sa liberté je m’étais jurée de lui la laisser, en attendant je gardais l’espoir qu’il tiendrait bon encore un temps.
Ensuite je suis retournée dans ma chambre, moi aussi je n’en pouvais plus, j’avais l’impression de puiser mes dernières réserves, d’avoir dépensé trop d’énergies en si peu de temps, je me sentais perdue et en même temps je devais avancer et me battre chaque jour pour faire valoir mes droits. Je parlais de mes droits, comme si c’était normal que ma fille revienne dans notre vie, pourtant ce droit je l’avais perdu, perdu le jour où j’avais décidé de signer des papiers qui proclamaient que j’accoucherai sous X, perdu le jour où j’avais annoncé à Nathan que je ne le suivrai pas dans son rêve, oui je ne pouvais pas parler de droits et en même temps je ne baisserai pas les bras car j’en avais besoin mais tout cela vous le savez déjà.
Qu’est ce que deux jours peuvent représenter à l’échelle du monde ou ne serait-ce qu’à l’échelle d’une vie d’Homme ? Rien. Pourtant ces deux jours qui me séparaient de la tentative de conciliation me paraissent interminables et angoissants. Nathan et moi, allions rencontrer les parents qui avaient adoptés notre fille, accompagnés de nos avocats respectifs pour essayer de trouver un terrain d’entente, et ainsi réussir à éviter une série de procès douloureux et longs. Le soir je reçus un appel de Brooke, elle m’annonçait qu’elle rentrait pour le weekend et que Lucas et Peyton feraient de même, puis nous avons parlé, ce n’était plus comme avant, nous n’avions plus besoin de nous voiler la face en croyant qu’on était toujours ces adolescents du lycée, ces amis inséparables que le temps laisse vivre en paix, nous savions que le temps avait fait son affaire et que nos liens s’étaient peu à peu dissipés comme si certaines choses s’étaient envolées dans la nature. Pourtant nous avions encore ce besoin de nous voir pour être sur que ce que nous avons laissé derrière nous, n’est pas totalement fini, qu’il y’a encore une porte de sortie.
Nathan était arrivé le lendemain soir et nous avions passé la nuit dans les bras l’un de l’autre, rongés pas les mêmes angoisses, les mêmes peurs. Nous avions très peu dormis, car le futur nous inquiétait. Quand Nathan était arrivé avec sa voiture et ses valises de Duke, il m’avait confié qu’il était épuisé de vivre cette double vie. J’avais peur qu’il fasse un choix et retourne définitivement à Duke. Ce combat était trop important pour que je l’arrête mais sans Nathan à mes côtés je n’imaginais pas me battre, il était mon épaule, une partie de mon cœur, et il m’aidait tout simplement à respirer quand je n’en trouvais plus la force.
Le lendemain, nous sommes arrivés très en avance au bureau de notre avocat, là où devait avoir lieu le rendez-vous. Il nous fit attendre le temps que la partie adverse arrive. Je me relevais sans cesse de ma chaise sous le regard anxieux de Nathan. J’entendais des voix contradictoires dans ma tête, celle qui me disait de me battre, et celle qui me disait que je gâchais ma vie. Je n’en écoutais aucune, j’essayais de faire le vide dans mon esprit et de n’écouter que mon cœur comme je le fais depuis le début, comme je l’ai fait quand j’ai connu Nathan et que je me suis lancée dans une aventure amoureuse qui dure depuis maintenant 4 ans et qui malgré des moments dures, reste encore aujourd’hui ma la plus belle chose qui me soit arrivée.
Ensuite, tout alla très vite, les parents adoptifs de notre fille arrivèrent en compagnie de leur avocats, et quand je les ai vu j’ai vu dans leur regard du mépris, de la haine, de la tristesse, ils avaient envie de crier l’injustice qui les frappaient au monde entier et je ne pouvais que baisser le regard pour éviter de croiser les yeux de cette femme que je respectais et que pourtant je combattais. Ils prirent place en face de nous, nos deux avocats se saluèrent et saluèrent chacune des deux parties adverses.
Notre avocat avait été clair, Nathan et moi ne devions pas parler tant qu’il ne nous le demandait pas, nous devions juste tout écouter, et être présent. Lui il était là pour nous défendre au mieux.
Ce fut deux heures plus tard que Nathan et moi pénétrions dans ma cuisine, ce jour là il faisait froid, un temps aussi triste que les sentiments qui nous envahissaient depuis que nous avions quitté le bureau de notre avocat. Je peux encore entendre les mots que la femme me lança quand on quitta le bureau, ils résonnent en moi comme pour me rappeler mes erreurs « Je vous hais ». Le couple tout comme Nathan et moi n’avaient pas parlé de toute la séance, mais à la fin elle m’avait dit ça, aussi fort que les cloches d’une église, ces mots étaient sortis de son corps comme libérés de leur chaînes, et je ne pouvais pas la blâmer, j’aurais eu une réaction aussi vive à sa place. Je l’avais simplement regardé droit dans les yeux, les larmes roulant sur mes joues, et je lui avais murmuré de plates excuses sachant qu’aucun excuse ne pourrait atténuer ou justifier à leurs yeux mon geste.
De toute manière j’aurai été bien trop exigeante en leur demandant leur pardon, ils n’avaient pas à me l’accorder, je ne le méritais pas. Nous étions des étrangers, et notre seul lien était cet enfant qui grandissait.
Mars…
Le mois de Mars fut calme. Brooke nous avait annoncés ses fiançailles avec Jason, un brillant chroniqueur rencontré sur le campus. Nous étions tous heureux pour elle, et quand elle nous avait annoncé qu’aux vacances d’été elle irait habiter à Paris pour poursuivre l’amour de sa vie et sa carrière nous l’avions regardé comme on regarde son enfant qui grandit et construit sa vie, l’enfant qui quitte ses parents et qui les rend fières. Elle était notre amie et nous étions tellement heureux pour elle et cela malgré la distance qui allait encore devenir plus grande. Avec la bonne nouvelle de Brooke, nous avions appris que Peyton et Lucas comptaient également poursuivre leur chemin ensemble, ils n’étaient pas encore prêt pour le mariage mais comptait s’installer officiellement ensemble à New York en Septembre prochain. Peyton allait passer son concours dans deux mois, et si elle le décrochait elle pourrait rentrer dans un label pour produire des disques comme elle le désire depuis tellement de temps. Quant à Lucas, il allait continuer ses études d’avocat à New York. Quand Nathan et moi les avions vus, et qu’ils nous avaient parlé de tous leurs projets, de leur avenir avec autant de foi, de certitude et de conviction, nous avions ressenti tellement de bonheur. Je peux bien vous le confier aujourd’hui, j’étais jalouse, pas une jalousie qui me rongeait, mais les voir réussir et concrétiser des projets me faisait me rendre compte un peu plus que je n’avançais pas. Nathan et moi étions dans un combat qui semblait durer depuis tellement de temps que j’avais l’impression de rater les choses capitales dans la vie et de ne pas réussir. Je suis tout simplement humaine, et j’étais envieuse, ils semblaient avoir une vie tellement belle à côté de ce que je vivais. J’avais l’impression qu’ils avaient la chance de leurs côtés et que du mien je ne connaissais que les déceptions. Ma période de bonheur remontait à ma dernière année de lycée, après je ne me souviens que de la chute lente et progressive qui m’a amené à quitter le campus.
Depuis la visite chez l’avocat qui n’avait pas abouti à un accord entre les deux partis, nous étions en attente d’un procès, et justement il était fixé le 1 avril, nous étions le 30 mars, Nathan m’avait annoncé qu’il ne pourrait pas être présent à cause d’un match important, j’allais devoir affronter leurs regards seule, le tribunal et l’attente seule.
1er avril : Tribunal
Après que les deux partis soient appelés à la barre, le juge décida de prendre le temps de la réflexion, il décida de poursuivre l’audience demain à la même heure.
Je rentrais abattue chez moi, je montais dans ma chambre et je me souviens du bond dans ma poitrine quand je vis Nathan assis sur mon lit, trois cartons dans le coin de ma chambre sa valise et son sac à dos au pied de mon lit. Je n’avais pas besoin d’explication, il avait fait son dernier voyage à Duke, la fatigue avait eu raison de lui, et quelque part je savais qu’encore une fois j’étais responsable, mais j’étais tellement soulagée de le voir que je ne voulais pas laisser les remords me rongeaient.
-Nathan…Tu ne dois pas renoncer à Duke, pas à cause de moi.
-C’est à cause de moi Haley, je ne peux plus, je dois choisir, c’était la fac ou te soutenir dans ce combat. Je n’ai pas eu à hésiter, je t’aime et le reste me paraissait évident.
-Tu m’en voudras plus tard Nathan, je ne peux pas te laisser faire ça, tu dois poursuivre ce rêve, je peux me battre seule. Ca sera dur, mais je ne veux pas être la cause de ton départ, cette fac c’est ton rêve, je n’ai pas le droit de t’en priver.
-Tu ne comprends pas ma puce. Il n’est pas question de droit, c’est un choix que j’ai fait pour qu’on puisse retrouver le bonheur. A quoi ça me sert si je réalise mon rêve mais que je suis seul, que j’ai plus la personne qui me donne envie d’avancer chaque jour à mes côtés ? Ce que j’essaye de te dire Haley James, c’est que je suis fou amoureux de toi encore plus qu’avant, et que toute cette aventure que nous vivons aussi pénible soit elle me fait me rendre compte que tu es la personne pour qui je pourrai tout abandonner, tout sacrifier parce que tu es celle que je veux comme femme, comme mère de mes enfants. Je te l’ai déjà dit avant, mais je n’avais jamais été aussi concret.
Je revois encore son visage, et puis s’agenouiller devant moi pour sortir une boite de sa poche. Je vois, la bague devant mes yeux, comme une promesse éteinte depuis longtemps.
-Haley James, si tu acceptes de passer cette bague autour de ton doigt, je te promet qu’un jour on connaitra de nouveau le bonheur, ceci est la promesse de mon éternel amour pour toi, la promesse que tu es celle que je veux pour toujours et que tout nos projets se réaliseront comme ceux de nos amis, seulement nous avons quelque chose à finir avant, ensuite on s’en sortira, je te le promet.
-Mon doigt et tout le reste seront toujours à toi, rien qu’à toi. Je t’aime Nathan Scott et un jour je veux être ta femme et que le monde entier le sache. Je pense que je suis la fille la plus chanceuse sur Terre d’avoir quelqu’un d’aussi patient, et d’aussi bon, tu es l’homme de ma vie, c’est une certitude.
-Promesse ?
-Promesse.
Il me passa la bague autour de mon annulaire gauche, nous n’étions pas fiancés, ni mariés, c’était juste la promesse de notre amour, de notre vie future, cette bague était l’espoir, elle nous redonnait confiance en la vie.
Le lendemain, bien qu’angoissée comme avant chaque procès, c’est avec le sourire et l’espoir que je me rendais main dans la main au tribunal avec Nathan.
L’avocat arriva quelques minutes plus tard et rendit son verdict.
-Tout d’abord, je tiens à préciser que ce verdict n’est pas définitif. J’autorise Mr Nathan Scott et Mme Haley James, à avoir leur fille se prénommant Emilie pendant trois weekends consécutifs, le samedi après midi et dimanche après midi de 14H00 à 19H00 sous surveillance. Ils auront le droit de l’emmener dans la ville de Tree Hill et chez eux et devront la laisser à l’assistante sociale à 19H00 qui se chargera de la ramener aux parents. Mr et Mme Vaun quant à eux pendant cette période d’essais auront le droit de prendre une chambre d’hôtel payé aux frais du tribunal pendant tout le weekend sur Tree Hill, mais ils n’auront pas le droit d’intervenir pendant les entretiens de Mme James et Mr Scott avec leur fille. Cette décision prend effectif ce weekend, et se poursuivra pendant les deux suivants, ce qui nous amènera à un nouveau procès où je rendrai le verdict final. Je fixe la prochaine audience le lundi 19 avril à 10H00 dans cette même salle. Je déclare l’audience levée.
Par respect pour Mr et Mme Vaun, je me suis retenue de hurler de joie et de sautiller dans toute la salle. L’espoir revenait, je n’arrivais pas à y croire et pourtant demain à 14heures, je tiendrai ma fille dans mes bras. Je savais enfin son prénom et il résonnait en moi, elle s’appelait Emilie. Avec Nathan on avait déjà eu des discussions sur quels prénoms on donnerait à nos enfants quand on en aurait. Je voulais un garçon qui s’appellerait Jacques, car ma mère me racontait quand j’étais petite, l’histoire de Jacques et le haricot magique et j’ai toujours voulu ce prénom pour mon premier garçon. Nathan lui pour sa fille voulait Sarah, en l’honneur de sa grand-mère. Quand on est arrivé chez Nathan, on alla dans la cuisine. Heureusement Deborah et Dan n’étaient pas là. Depuis que Nathan avait parlé à Dan, qu’il lui avait dit tout ce qu’il avait sur le cœur, il évitait ses parents. Aujourd’hui il voulait avoir le courage de leur annoncer qu’il avait mis un temps entre parenthèses sa carrière de basketteur pour être présent dans les procès, avec moi. Nous étions seuls dans sa grande maison, son château comme je l’appelais à l’époque, et je ne sais pas si c’est l’excitation de revoir très bientôt notre fille ou l’effet de cette bague autour de mon annulaire, mais il me prit dans ses bras pour m’emmener un étage plus haut dans sa chambre et me déposer sur son lit où il m’enleva mes vêtements pour me caresser le corps de baisers sensuels et où il me fit l’amour comme si nous revivions notre première fois. Ce fut un renouveau et un instant magique. Nous étions comme dans une sphère rien que nous deux où seul le bonheur avait sa place. Le seul maître de cette bulle était notre amour.
Le bruit de la voiture de ses parents nous ramena à la réalité et quand ils entrèrent dans le salon, nous remettions nos vêtements rapidement, en nous échangeant des regards complices, remplis de tendresse. On descendit en bas, et Nathan se retrouva en face de son père qu’il n’avait pas vu depuis la fête de Noel au Tric.
Je voyais dans le regard de Nathan que malgré la colère qu’il éprouvait à l’égard de son père, cet homme restait le repère de son enfance et qu’il avait besoin de lui pardonner ses erreurs pour pouvoir avancer. Au fond, il avait besoin de son père, car pendant plusieurs années il avait été un modèle pour lui, et si ce n’était plus le cas aujourd’hui ça restait l’homme qui l’avait élevé et qui lui avait enseigné des valeurs. Malgré le fait qu’il est toujours voulu le pousser trop loin, il le respectait.
Il se faufila dans ses bras, redevenant quelques minutes le petit Nathan Scott, recherchant l’affection paternel dont il avait besoin. Dan referma ses bras sur lui, et ferma les yeux pour s’imprégner de ce moment. Je restais plantée sur les marches regardant la scène qui se jouait devant moi.
J’étais émue de voir cet amour, j’avais été dans le faux, j’avais cru que Nathan avait tiré un trait sur son père, mais il avait juste pris du recul pour mieux revenir, pour reprendre un nouveau départ avec lui et que tout les deux aient le droit à une seconde chance. J’étais tellement fière de voir la maturité que Nathan avait pour faire cette démarche et de voir que Dan aimait son fils peut être pas comme un père devait aimer son enfant mais à sa façon il avait toujours aimé Nathan. Deb arriva une tasse de café à la main, et quand elle revit son fils et moi au bas des escaliers, elle posa son verre pour venir me prendre dans ses bras et me remercier d’avoir fait de Nathan quelqu’un d’aussi bien. Je ne comprenais pas trop ce qu’elle voulait dire par là, car Nathan avait toujours été quelqu’un de bien depuis que je le connaissais, et je ne l’avais pas changé, il avait juste grandi, comme on grandit tous. Puis elle prit son fils dans ses bras, voyant pour la première fois peut être l’homme qu’il était devenu. Pour la première fois également, Dan me prêta enfin attention, il me serra la main et nous invita à tous nous asseoir pour parler de nos vies. Quand Nathan leur annonça qu’il avait mis ses études entre parenthèses, et la raison pour laquelle il le faisait, Dan et Deborah nous écoutèrent sans émettre aucune contestation. Il laissait leur fils décider de sa vie et faire ses propres choix. Ils nous soutenaient. Ce jour là Dan me surprit.
Nous sommes reparties chez moi en fin de soirée attendant que les heures défilent et que l’on puisse enfin voir Emilie, revoir notre fille. Ce fut surement l’une des nuits où je dormis le mieux durant cette période de lutte. J’étais tellement pressée de la revoir, que je m’étais vite endormie pour que le temps passe plus rapidement. Quand je me suis réveillée ce matin là, la première chose que je fis c’est regarder la bague argentée sertie d’un émeraude bleu qui ornait désormais mon annulaire gauche, je la regardais avec une attention minutieuse, elle était la promesse que la vie était belle, que ma bonne étoile existait quelque part, j’avais la certitude d’appartenir à Nathan et il m’offrait son cœur, il m’avait choisi pour le restant de sa vie.
Nathan sortit de la douche et vint me rejoindre sous les draps. On resta comme ça toute la matinée, à rire goutant à la légèreté de la vie. Ce sera bientôt la chute finale mais pour le moment je peux encore vous dire que j’avais espoir, je reprenais goût à la vie, j’étais de nouveau sereine et la chute n’en sera que plus douloureuse.
L’après midi, nous nous tenions assis sur les chaises de mon salon attendant que la sonnette retentisse et marque le départ de notre nouvelle vie. Nous allions après tant de temps de séparation revoir l’enfant que j’avais mis au monde. Cette petite fille si belle, qui avait dès sa naissance la même couleur de cheveux que Nathan. Quand Nathan alla ouvrir la porte d’entrée, j’avais peur de le suivre, mais je pris mon courage et m’empressa d’être avec lui pour l’accueillir. Elle ne connaissait pas nos visages et quand l’assistante sociale la déposa dans les bras de Nathan elle pleura. Elle n’était plus dans son environnement familial, elle ne reconnaissait pas ces visages, nous n’étions que des inconnus pour elle. Je souffrais, de la voir pleurer, elle hurler, et je m’en voulais de lui faire subir cela, mais Nathan et moi avions subi pire, on allait être fort pour que l’amour triomphe. L’assistante ne devait pas parler, elle devait juste aller où nous allions, être attentive sur nos gestes et nos paroles et faire un compte rendu. Le verdict final allait dépendre en partie de ce qu’elle noterait sur ses feuilles. Nathan et moi voulions faire comme si elle n’était pas là, on essayait d’ignorer sa présence pour vivre une journée normale avec notre fille.
Nathan la mit dans mes bras, et elle me regarda, un regard chargé de larmes, et je m’empressais de la blottir contre moi, ses pleurs se calmèrent enfin, elle était apaisée. Elle jouait avec mes cheveux, passant ses petites mains dedans, prenant des mèches et tirant dessus.
Nathan et moi avions décidé de la prendre en photo, et on s’installa sur le canapé, prenant une photo de tout les trois, unique photo de la famille que j’ai toujours voulu avoir. On prit quelques clichés d’elle et de moi et de Nathan et elle. On l’emmena au Karen’s cafe, où elle fit la connaissance d’un univers de notre jeunesse, un endroit chaleureux où nous passions beaucoup de temps dans le passé, elle rencontra Karen qui la prit dans ses bras et lui donna un biberon. Nous étions au paradis, on avait l’impression d’être une famille heureuse, de retrouver le bonheur perdu. Ensuite on la balada dans ces rues que l’on connaissait par cœur, on lui parlait de tous les endroits qui avaient appartenu à nos vies. Elle vit notre lycée, la maison de Peyton, celle de Lucas et de Brooke, elle vit le tric mais on n’entra pas à l’intérieur, car elle commençait à montrer des signes de fatigue et nous préférions la ramener chez nous, pour qu’elle puisse se reposer avant qu’elle reparte dans son autre famille. Karen nous avait donné le berceau de Lucas et des couvertures, elle put ainsi dormir confortablement. Nathan et moi, ne la quittions pas du retard, elle était une merveille, notre merveille. Elle était éveillée, magnifique et nous aurions voulu que le temps dure une éternité, que l’heure de fin n’arrive jamais, mais à 19H00 l’assistante sociale la reprit, puis après un dernier au revoir, les derniers câlins, elle s’en alla dans les bras de cette inconnu.
Les deux autres weekends furent pareil que le premier, tout se passa parfaitement bien, et je dirai qu’à l’inverse du premier weekend, notre fille commençait à s’habituer à notre environnement, aux odeurs de Nathan et moi, elle ne pleurait plus quand elle arrivait, et aimait sentir notre présence. Même si elle ne parlait pas encore, nous voyions sa bouche qui formait un sourire quand elle passait une après midi en notre compagnie, nous étions une famille, une famille qui avait mis du temps à se former, une famille qui allait peut-être être séparé mais nous étions ses parents et elle était notre fille. Ce n’était plus une étrangère pour nous, derrière son si joli visage nous mettions un prénom, derrière le prénom on apprenait à connaitre qui elle était, tout comme nous n’étions plus les fantômes de son existence.
Nous étions dimanche soir, on venait de passer ce qui était peut-être notre ultime après midi avec notre fille, demain le juge allait rendre le verdict final. Nathan, mes parents et moi étions réunis dans la cuisine autour d’un repas, mais je n’avais goût à rien, je voulais juste accélérer le temps pour savoir la réponse, je ne pouvais pas rester sans rien faire. Aujourd’hui avec le recul je pense que ce que j’ai fait ce soir là est une énorme erreur, un coup de folie, un regret de plus sur ma liste.
J’ai quitté brusquement la table, invoquant un mal de tête qui n’a jamais existé. Après avoir mis des chaussures et avoir enfilé une veste je suis sortie dehors. J’ai marché dans les rues, sachant parfaitement l’endroit où je voulais me rendre. Quand je suis arrivée devant l’hôtel, je ne pensais pas faire une énorme erreur, je suis juste rentrée dedans, j’ai demandé la chambre de Mr et Mme Vaun et je suis montée dans l’ascenseur pour aller les voir.
Le numéro 23, je ne peux oublier ce numéro, il représente le maillot de joueur de Nathan et aussi le numéro de cette porte, porte derrière laquelle se trouvait ma petite fille avec ses deux parents. J’ai frappé doucement, puis j’ai attendu. La porte s’est ouverte sur la femme, elle était en peignoir, elle avait les cheveux dans des bigoudis, et pourtant elle imposait le respect quand je croisais son regard. Son premier réflexe fut de refermer la porte sans même m’adresser une seule parole. Mais je me suis remise à taper sur la porte, je ne pouvais pas repartir comme j’étais venue, je ne pouvais pas laisser en suspens cette tâche. Cette fois c’est Mr Vaun qui m’ouvrit la porte, il me laissa rentrer.
- Allez-vous-en !
-Mme Vaun, je ne vous veux pas de mal, je veux juste vous parler, en dehors des tribunaux, loin de nos avocats, je suis venue en paix, je n’ai jamais voulu la guerre.
-Comment osez vous nous dire cela mademoiselle ? Vous nous avez confié cet enfant et vous voulez nous en séparer. Alors à part la guerre que voulez vous d’autre !
-Je veux ma fille, j’ai fait une erreur, une incroyable erreur, mais imaginez vivre sans votre femme monsieur, je ressens la même chose loin de ma fille. Je ne voulais pas vous faire de mal, je croyais vraiment qu’avec vous elle serait mieux, mais je suis capable, Nathan et moi sommes capables de l’aimer et de l’élever, on était juste des jeunes qui ont eu peur d’affronter la vie mais on a grandit, on veut une seconde chance.
-Vous vivez dans vote monde, Haley, loin de la souffrance que vous causez aux autres. J’espère que demain le juge vous remettra les pieds sur terre, et qu’un jour vous serez assez mature pour vous rendre compte que vous avez failli briser une famille. Vous êtes sa mère biologique et je ne peux pas vous enlever ce titre, je vous dois même beaucoup pour nous avoir apporté cet ange dans notre famille, elle était la pièce qui manquait dans notre bonheur, et sans vous je serai encore surement une femme qui ne connait pas les joies d’être maman, mais jamais je ne pourrai vous pardonner ce que vous êtes en train de faire, vous et Nathan êtes des monstres !*
-Je suis sincèrement désolé, de ne pas valoir plus à vos yeux, et je sais que je ne peux avoir votre pardon, mais n’ayez pas cette image de Nathan, il mérite mieux lui. Il a seulement le tord de m’aimer, ne lui en voulez pas, je vous en pris.
-S’il n’est pas assez intelligent pour se rendre compte que la femme qu’il aime est un monstre, alors c’est que tout comme vous, il veut nous faire du mal.
-L’amour ne se commande pas, il m’aime malgré la distance qu’il a mis entre nous un temps, et je ne peux m’empêcher d’aimer ma fille malgré qu’elle soit heureuse avec vous.
-Allez vous en maintenant, rien de ce que vous ne pourrez dire nous fera changer d’avis, rien de ce que vous ferez ne nous fera avoir une meilleure opinion de vous et de Nathan, vous êtes des égoïstes ! Maintenant partez, je ne veux plus vous entendre, vous n’auriez jamais du venir.
-Pardon.
Puis je partis, je retournai chez moi et Nathan ne sut jamais ce que je suis partie faire ce soir là. Je lui ai dit que j’étais partie réfléchir sur le terrain de basket, et puis que j’étais revenue ici. Je ne voulais pas lui mentir, mais je sais qu’il m’en aurait voulu d’être allé les voir. Je n’en avais pas le droit, et j’avais entravé les règles, ça avait été plus fort que moi, comme une pulsion qui traverse votre corps, passe dans chaque parcelle de votre être pour vous transpercer en plein cœur.
Le lendemain, nous avons vécu note dernier procès, le dernier d’une longue série.
Assis à la même place que la dernière fois, les muscles de nos corps tendus, les mains crispées sur nos genoux, nous attendions que le juge entre et donne son jugement. Qu’il nous soit favorable ou non, la réponse devait tomber, car le pire c’est de vivre dans l’inconnu, de ne pas savoir ce que vous réserve les prochaines minutes.
-Bonjour à tous. Hier j’ai pu lire, le compte rendu de Mme Gorgias sur les trois weekends que Mr Scott et Mme James, ont pu passer avec leur fille biologique Emilie Vaun. Le compte rendu est bon, je devrai même dire très bon. On y voit deux parents qui essayent de s’en sortir dans ce tout nouveau rôle, et sans conteste il y’a de l’amour. Comme vous le savez mon verdict définitif doit dépendre en partie de ce compte rendu. Elle mentionne à la fin, que l’amour qui unit Mr Scott et Mme James avec leur fille est certes incontestable et qu’ils s’en occupent très bien, mais que la famille dans laquelle la petite est la plus heureuse de se retrouver est sans aucun doute celle de Mr et Mme Vaun, tout simplement parce que depuis sa naissance c’est l’environnement affectif dans lequel elle vit et que les premiers mois sont décisifs pour la construction d’un enfant. Moi je dois réfléchir non dans l’intérêt de vous Mr et Mme Vaun, ni dans vote intérêt Mr Scott et Mme James, mais seulement dans l’intérêt d’Emilie. La décision que je prendrai doit être pour son bonheur, cette décision influencera pour son avenir et pour son histoire personnelle. La réponse que je vais donc vous rendre m’a été très difficile, et même si en tant que juge je ne dois pas me laisser atteindre par les affaires que je traite, je dois dire que je suis peiné pour la décision que je vais rendre, car je sais que je vais faire du mal à deux personnes dans tout les cas. Dans l’intérêt de Mlle Emilie, Jane, Vaun, je donne la garde définitive de cet enfant à Mr et Mme Vaun. Elle a vécu déjà presque un an de sa vie avec eux, et malgré toutes les bonnes raisons invoquées par vous Mr Scott et Mme James, je ne peux pas priver Mr et Mme Vaun de ce droit qu’ils ont acquis à la naissance d’Emilie. Cependant je peux faire quelques chose pour vous Mr Scott et Mme James. Si vous le désirez je peux enlever ce dossier des accouchements sous X, et votre fille à sa majorité pourra avoir le dossier de sa naissance et vous retrouver. A l’âge de 14 ans, ses parents seront dans l’obligation de lui parler de vous deux. Le voulez vous ?
Je tournais mes yeux vers Nathan, je venais de recevoir un coup de massue sur la tête, j’avais les mains qui tremblaient, j’étais incapable d’ouvrir la bouche sans me mettre à hurler, les larmes coulaient déjà mais à aucun moment je n’ai hésité, je le voulais. Nathan me fit un regard que je compris et il prit la parole.
-Nous le désirons monsieur le juge.
-Très bien je déclare alors l’audience levée !
Je n’osais pas me lever, ni affronter le monde. Dans la ville depuis que les procès avaient débutés, depuis le mois de février, les gens me regardaient de travers, les femmes chuchotaient entre elles, on me montrait du doigt, mais j’avais toujours su passer au dessus de tout ça, je n’avais jamais prêté attention à ces personnes parce que elles n’en valaient pas la peine et que j’étais plus forte qu’elles, mais désormais que tout était fini je n’avais pas la force de les ignorer, je n’avais pas la force de reprendre ma vie comme avant. Je voulais juste m’enfermer chez moi et attendre que le temps passe et que la douleur s’efface. J’avais envie de hurler ma peine au monde entier, de m’en prendre à tout le monde, je haïssais cette salle d’audience, je méprisais ce juge qui ne m’avait pas entendu assez fort. Malgré toute la rage qui s’accumulait dans mon cœur, je ne pouvais pas bouger de ce banc. Je ne pouvais pas parler, ni émettre le moindre son, mes larmes ne tarissaient pas mais elles restaient muettes, elles étaient juste le signe de toute la souffrance qui m’habitait désormais. Mes yeux se posèrent sur la bague que Nathan m’avait offerte quelques semaines plus tôt et qui depuis ne m’avait pas quitté.
Aujourd’hui je ne croyais plus en ce que représentait cette bague, comme je ne croyais plus en la vie, en l’amour, en l’amitié, et dans tout le reste. J’avais perdu la foi que la vie est faite de bonnes choses, je n’étais pas Brooke l’éternelle optimiste, ni Lucas toujours prêt à se sortir de tout les problèmes, je n’étais pas Peyton qui pouvait être triste un temps mais qui se sauvait toujours grâce à son art, non je n’étais pas eux, j’étais Haley James et je venais de passer à côté de la vie de mes rêves, en quelque secondes tout avait basculé.
Nathan se tenait à côté de moi, il me prit la main et me la couvrit de doux baisers, pour alléger mon fardeau. Il me prit le bras et on s’en alla. Il marchait et respirer pour moi. Il était ma béquille, sans lui je n’aurai jamais pu sortir de cette salle. « Viens Haley, nous n’avons plus rien à faire dans cet endroit, viens mon amour ». Ce sont les seules paroles qu’il prononça ce soir là. Il me déposa dans mon lit et rentra chez lui. Je ne pouvais pas dormir, je ne pouvais pas parler, ni bouger. J’étais comme prisonnière de mon désarroi. J’avais de nouveau très peur.
3 mois plus tard…
Brooke étais partie à Paris, elle était venue nous dire au revoir il y’a quelques semaines. On avait rencontré Jason, il avait l’air bien mais on ne le connaissait pas comme elle le connaissait, il ne faisait pas partie de nos vies, comme nous ne faisions plus tellement partie de la vie de Brooke. Hier nous avions reçu sa première carte de Paris, une tour Effel dessus, un texte très court mais assez pour donner le sourire aux autres.
-« Mes amis pour toujours, votre Brooke s’amuse, elle visite Paris, elle vit dans un appartement qui fait la taille de sa chambre à Tree Hill, mais elle est heureuse. Je sais que Nathan et toi Haley vous vivez une période très dure, et j’aimerai être près de vous, mais la vie nous pousse à grandir je ne fais que suivre le chemin. Je pense à vous chaque jour, j’essaierai de revenir pour noël, et peut être qu’un jour vous pourrez vous aussi venir me voir ici, dans cette ville dans laquelle désormais j’habite. J’allais oublier de vous dire, que je veux me marier au mois de décembre et que j’aimerai le faire à Tree Hill si Jason est d’accord. Peyton et Lucas j’espère que vous allez être heureux, de toute façon nous sommes les cinq doigts d’une main et ce n’est pas un océan qui arrêtera cette belle histoire qui a commencé au lycée. Je vous aime autant que mon petit cœur me le permet. Vous êtes les étoiles que je regarde chaque soir avant de m’endormir. Pour toujours votre Brooke.
Peyton et Lucas avaient passé les vacances d’été avec nous, et dans quelques jours ils allaient aller vivre à New York pour démarrer une nouvelle vie ensemble et continuer de poursuivre leurs rêves.
Nathan allait retourner à Duke en Septembre, le directeur de la fac après avoir écouté son motif de départ avait bien voulu le reprendre, quant à moi j’allais reprendre la direction de Stanford, un renouveau. Seulement je n’étais plus la Haley James du début, celle qui est pressée de découvrir le campus, d’aller en cours et qui avait des rêves pleins la tête. J’avais perdu goût en tout ça, seulement après avoir ruminé toute ma peine et ma colère, j’avais décidé d’avancer dans la vie du mieux que je pouvais essayant de faire de ma douleur une amie. Il était temps que je reparte et que je finisse ce que j’avais commencé. Nathan et moi étions changés pour toujours, et notre couple n’était plus le même. Notre amour n’avait pas changé, mais cette histoire nous hantait chacun à notre façon et même si nous avons essayé de nous voiler la face nous n’allions pas bien. J’avais décidé d’aller voir un psychologue à partir de la rentrée, je voulais sauver ma vie, ce qui en restait.
5 ans plus tard…
J’étais devenue chroniqueuse au journal de Tree Hill. Après quatre années d’études à Stanford, j’étais partie dans un journal à San Francisco pendant un an où je n’étais qu’une stagiaire mais j’avais appris beaucoup de choses, et j’avais passé le concours lequel j’avais réussi. Puis j’étais revenue à Tree Hill, c’était ma ville, ville dans laquelle j’avais connu le malheur et le bonheur, la souffrance et la joie, l’amitié et l’amour, et je voulais y vivre pour toujours. Mes parents étaient morts dans un accident de voiture, ça m’avait anéanti encore plus, mais j’avais relevé la tête, pour respirer. Nathan avait perdu sa passion pour le basket, ce talent avec lequel l’avait quitté en même temps que nous avions perdu le dernier procès. Il était retourné à Duke pendant deux ans, mais il se rendait compte qu’il n’y arrivait plus. Nous avions été voir ensemble différents psychologues mais aucun n’arrivait à nous comprendre, on avait décidé de s’en sortir sans eux. Il avait donc décidé de devenir coach dans l’équipe des Ravens, il s’en sortait bien, il s’était découvert une passion en aidant ces jeunes à apprendre les règles de ce sport, à y jouer mais il les aidaient aussi à avancer dans la vie, et il était heureux finalement.
Les deux premières années Nathan et moi avions essayé de nous soutenir, de reprendre nos vies comme avant et de ranger toute cette histoire dans un coin de notre mémoire, de soigner les plaies et d’avancer. On avait essayé d’être fort, et de vivre, de réapprendre à être heureux. Malgré le magnifique mariage de Brooke 5 ans plus tôt, malgré notre amour, malgré nos réussites professionnelles, rien ne la remplaçait, elle restait sans cesse avec nous, on regardait les photos qu’on avait pu prendre d’elle quand elle était encore un bébé. Elle était entre Nathan et moi, elle freinait l’amour qu’on avait l’un pour l’autre. Je ne vais pas vous mentir, Nathan et moi avions de l’amour l’un pour l’autre, mais l’amour ne résiste pas à tout, il ne peut pas tout vaincre ni nous sauver de tout. Nathan sans me le dire directement m’en voulait. Pour lui j’étais la cause de la souffrance qu’il ressentait, c’était de ma faute s’il n’était pas devenu le grand joueur auquel il était promit depuis sa naissance. Il m’aimait et je portais toujours la bague preuve de son éternel amour autour de mon doigt, mais ce n’était plus comme avant. La flamme s’était éteinte, une fissure se creusait avec le temps, et nous nous éloignions de plus en plus l’un de l’autre. Brooke avait dit une fois que nous étions comme les cinq doigts d’une main, mais depuis son mariage on ne l’avait jamais revu, les lettres devenaient de plus en plus rares, et puis un jour on s’était arrêté de s’en envoyer. Ce n’était pas plus de sa faute que de celle de Nathan et moi, le temps avait juste fait son affaire. Quant à Peyton et Lucas, ils ne venaient que très rarement sur Tree Hill, et j’entendais parler de Peyton dans le monde de la musique mais nous avions plus de liens. Avec Nathan, ils nous manquaient, on savait que c’était en partie de notre faute si tout était fini, on avait eu tellement de mal à retrouver la paix dans nos cœurs, que nous avions mis des distances avec tout le monde et eux avaient juste continué de vivre, nous ne pouvions pas les blâmer, la vie ne peut pas tenir toutes ses promesses.
5 ans après il ne restait rien de notre amitié avec eux, juste des souvenirs, des sons qui résonnaient encore dans nos têtes, et des photos preuves que notre amitié avait existé, des tonnes de photos où les images étaient piégées pour toujours.
Un matin d’avril, alors que je m’apprêtais à partir au travail, Nathan descendit me rejoindre dans la cuisine de notre maison, il s’avança vers moi, et m’embrassa.
-Je t’aime encore plus qu’au premier jour, et je m’en veux de ne pas être assez fort pour passer au dessus. Ca remonte à cinq ans et pourtant je revis chaque moment du procès comme si c’était hier. Je revois encore le juge nous annonçait que notre fille ne reviendra pas avec nous. Depuis ce procès Haley, nous ne sommes plus les mêmes, la souffrance, l’amertume, la colère et les regrets nous habitent pour toujours. Je sais que ce n’est pas de ta faute mais je t’en veux d’avoir décidé d’arrêter tes études après les fêtes de noël. Je suis revenu vers toi, parce que je t’aime, j’ai combattu à tes côtés parce que je t’aime, cette bague que tu portes à ton doigt c’était la promesse de mon amour et d’un avenir meilleur, mais je ne pourrai pas tenir cette seconde promesse c’est trop dur pour moi. J’ai trop de colère contre toi, je ne veux pas te le faire payer au quotidien. J’ai décidé de partir Haley. Je ne reviendrai pas. Je suis un monstre de te laisser, mais malgré tout l’amour qui m’unira toujours à toi, je ne peux plus vivre ici, plus avec toi. Je t’en pris ne pleure pas, recommence ta vie Haley, sois forte comme tu l’a toujours été.
-C’est faux Nathan, tu es le plus fort de nous deux.
-Tu te trompes, je suis faible. Haley je t’aime, mais je suis faible, je ne peux pas faire semblant et rester avec toi, alors qu’entre nous deux, il y’a un mur maintenant et que notre amour ne pourra rien y changer, je ne peux pas changer le passé mais je sais que notre avenir n’est pas ensemble. On ne peut pas Haley. On ne peut plus. Pardon.
-Tu n’as pas le droit de baisser les bras. Tu dois tenir tes promesses, l’amour nous sauve de tout. On a besoin de temps Nathan pas de séparer.
-Haley…Tu le sais aussi bien que moi. On a eu tout le temps nécessaire. Cinq ans Haley ! Cinq ans qu’on a cessé d’être heureux, cinq ans que l’amour qu’il y’a entre nous reste impuissant face au fossé qui s’est creusé dans nos cœurs et dans nos vies.
-Je sais mais je ne veux pas te perdre, j’ai déjà tellement perdu, je ne sais pas si pourrai encore vivre après ton départ.
- Regarde-moi Haley, tu pourras vivre, tu vas même être heureuse, je t’ai vu Haley James, tu es une femme superbe et tu connaîtras encore le bonheur. Tu es trop jeune pour croire que la vie ne t’offrira pas de belles surprises. Ouvre ton cœur aux autres, et n’oublis rien de nous mais avance.
-Tu vas aller où ?
-Je vais aller chez Jake, le colocataire que j’avais à Duke quelque temps, il vit à New York désormais. Puis ensuite seul le temps me dira quoi faire.
-Alors c’est la fin de nous ?
-Il n’y aura jamais de vraie fin entre nous, mais on ne peut pas rester ensemble. Sache qu’il y’a une promesse que je tiendrai toujours, c’est celle de t’aimer, je t’aime Haley James, et jusqu’à mon dernier souffle ça restera vrai.
-Je t’aime aussi Nathan Scott.
-Promesse ?
-Promesse.
Puis il mit des tonnes de cartons dans sa voiture, sa valise et son sac à dos. Il me laissait la maison, les objets, et tout le reste, il ne prenait que ses affaires pour reprendre une nouvelle vie dans laquelle je n’existerai que dans son cœur et ses souvenirs. Après ce matin là je ne le revis jamais. Je ne lui en voulais pas d’être partie, je savais qu’un jour l’un de nous deux le ferait, c’était juste une question de temps et d’acceptation. La preuve que mêmes les plus belles histoires d’amour, les plus sincères ne finissent pas toujours bien, et que l’amour ne sauve pas de tout, l’amour ne peut pas être le seul moteur d’une relation. Nathan et moi nous nous aimions mais notre douleur et notre colère, nous avaient éloignés, on en venait à se détester, à se faire payer nos erreurs, et à se reprocher nos regrets. Notre histoire ne méritait pas tout ça alors il fallait mieux y mettre un terme. Je souffrais de son départ, de son absence et la maison me paraissait tellement vide sans sa présence, je l’imaginais descendre les escaliers pour me venir me prendre dans ses bras, mais je devais arrêter d’espérer, désormais notre histoire appartenait au passé. J’ai longuement pleuré après son départ, j’ai été dans notre lit, pour m’imprégner de son odeur, pendant des semaines j’ai acheté la même eau de toilette qu’il avait l’habitude d’utiliser et j’en mettais sur mes vêtements, sur les oreillers, je ne voulais pas oublier tout les détails qui avait fait de notre histoire, un conte de fées. Je n’ai jamais vendu cette maison, elle était tout ce qui me restait de lui, elle et les photos étaient les seuls témoins que j’avais donné mon cœur sans concessions à quelqu’un et que j’avais connu le bonheur d’être aimé. Après Nathan, je n’ai jamais pu redonner de l’amour à un autre homme, je n’ai eu que des aventures qui ne durèrent jamais plus de quelques mois, se terminant toujours de la même façon. Je disais à l’homme avec qui j’étais que j’en aimais un autre quelques part sur cette terre et que je me voilais la face en restant avec lui. Je n’ai jamais oublié Nathan, il est celui avec qui j’ai connu les plus belles choses que la vie offre, l’amour, le bonheur, le partage, la complicité, l’entraide et encore tellement d’autres. Je n’ai jamais oublié non plus tout les autres, Anna, Lucas, Brooke et Peyton, mais je les ai laissés s’en aller, j’espère que là où ils sont ils ont trouvé le bonheur, la quête de chacun d’entre nous.
19 ans plus tard…
C’est bientôt la fin de mon récit. La fin de mon histoire aussi. Mais il est encore arrivé quelque chose dans ma vie. C’est arrivé 19 ans après le départ de Nathan, j’avais 42 ans, je vivais à Tree Hill, j’avais tiré un trait sur toute ma jeunesse, désormais j’était reconnu dans le monde du journalisme, je faisais souvent des congrès à New York, je travaillais de temps en temps sur des articles dans un journal dans le quartier de Manhattan et j’étais toujours fidèle à mon poste de chroniqueuse à Tree Hill. J’animais certains weekends la radio locale de la ville. Oui professionnellement je m’en étais bien sortie, et je faisais ce que j’aimais. J’avais des amis, pas des amis comme j’ai pu connaitre dans le passé, mais des gens avec qui je pouvais sortir de temps en temps. Les gens que j’avais connus à Tree Hill étaient tous partis. Deborah et Dan avaient quitté la ville un an après Nathan, Karen était partie plus près de Peyton et Lucas. Une fois j’avais revu Brooke avec Jason. Elle avait passé deux semaines sur Tree Hill, un retour aux sources avait elle dit. C’était il y’a cinq ans de cela. Elle avait changé, elle était une femme d’affaire désormais, elle avait énormément d’argent, mais elle semblait réellement heureuse avec Jason, et Paris était apparemment une ville magnifique mais je n’irais jamais, je n’en avais pas envie. Quand elle était revenue sur Tree Hill, je ne connaissais pas cette femme, ce n’était pas ma Brooke et nous n’étions pas les amis pour toujours, nous étions des étrangères. Elle m’avait présenté en photo sa fille Natasha qui était restée sur Paris. Puis elle était repartie à Paris avec son mari, et jamais je l’ai revu. Ce sont les dernières images que j’ai eu de Brooke Davis Price
J’étais dans mon bureau en train de rédiger un article qui devait absolument être prêt pour l’édition de demain quand ma secrétaire me demanda si je pouvais recevoir une visite d’une personne qui ne voulait pas présenter son nom. La curiosité me poussa à dire oui, je pensais que j’allais rencontrer un fan mais la personne qui entra dans mon bureau, était une jeune fille d’une vingtaine d’années. Je ne la reconnus pas de suite, mais quand elle s’assit sur la chaise en face de moi, en gardant le silence, ma boite à souvenirs se rouvrit et je revis le petit bébé que j’avais mis au monde, je revis des photos de ma fille, ça ne pouvait être qu’elle la personne qui se tenait droite sur sa chaise et qui me dévisageait avec le regard effronté plein de courage, c’était Emilie. Je la laissais me regarder, elle avait les yeux qui scrutaient mon visage, et je plongeais mes yeux dans les siens. Je n’étais plus Haley James l’adolescente qui a peur, ni la fille avec pleins de rêves, ni la femme faible, j’étais devenue quelqu’un, j’avais réussi à écrire de nouveaux chapitres dans ma vie et avoir ma fille en face de moi ne me faisait pas peur. Intérieurement j’avais toujours souhaité qu’un jour ce moment arrive, qu’elle vienne me voir et cherche des réponses. J’avais attendu et ce moment était enfin arrivé, elle était là, elle ne parlait pas, mais je savais qu’elle allait le faire. Elle semblait épuisée, mais pourtant elle n’en montrait rien, elle était tenace, peut être qu’elle avait quelque chose de moi. La ressemblance physique avec Nathan était frappante, elle avait la couleur de ses cheveux, elle avait les mêmes traits de visage que lui, ses yeux étaient de la même couleur. Elle avait en revanche la même silhouette que moi à l’époque du lycée, et ses cheveux étaient aussi beaux que les miens, elle les avait bouclés, ils étaient longs, et j’avais envie de la prendre dans mes bras, comme je l’avais prise quand elle n’était qu’un petit bébé.
-Bonjour.
-Tu te décides enfin à parler. J’attendais ta venue depuis tellement longtemps.
-Depuis que je sais que je suis adoptée, je n’ai fait que penser à ce jour là ensuite. Rencontrer les gens qui m’avaient abandonnés.
-On ne t’a pas abandonné, on était jeune, et quand on a voulu que tu nous reviennes il était trop tard.
-Je suis venue pour ça.
-Pour quoi ?
-Pour entendre ta version de l’histoire. J’ai entendu celle de mes parents des milliers de fois, mais jamais celle de toi et de Nathan. D’ailleurs, est ce que Nathan pourrait venir ?
-Je crains que non.
-Il travaille ?
-Ce n’est pas pour ça.
-Il est en voyage ?
-Laisse moi tout te raconter, et tu comprendras ensuite.
Puis elle me laissa la transporter 26 ans plus tôt, quand elle n’existait pas encore et que je venais d’arriver dans cette ville. Je lui racontais tout depuis le début, pour tout comprendre, il fallait qu’elle sache ce que j’ai vécu avant qu’elle ne soit dans mon ventre, avant que j’accouche d’elle et que je m’en sépare. Je lui parlais de mon histoire d’amour avec Nathan, de mon meilleur ami, de mes deux sœurs, d’Anna et de tout le reste. Puis je lui racontais les procès et la vie qui m’avait séparé de Nathan. Elle m’avait écouté, sans jamais émettre le moindre bruit, elle avait entendu que je me taise, et que je baisse les yeux pour reprendre la parole.
-Alors tout ça c’est fini.
-Oui tout est derrière moi, mes amitiés, l’amour de ma vie, ma jeunesse, les promesses et tout le reste s’est envolés.
-Moi aussi je fais partie de ton passé ?
-Oui.
-Tu es heureuse de me revoir ?
-Je m’y étais préparée, mais jamais je n’aurai pu imaginer ressentir autant de joie en te revoyant.
-J’aurai voulu ressentir la même chose mais je n’y arrive pas, désolé.
-Tu n’as pas à être désolé, tu as ta vie, je n’en fais pas partie. Toi tu fais partie de ma vie au quotidien. Même si tu étais loin de moi et que j’ai du te ranger dans mes souvenirs, tu es toujours restée ma fille, j’ai des photos de toi, j’ai mes souvenirs et j’ai toujours eu l’espoir qu’un jour tu viendrais me voir.
-J’ai des parents formidables. Je n’ai pas besoin d’une autre mère, ni d’un autre père, mais je voulais venir vous voir, vous rencontrer pour mettre un visage sur vos prénoms. Je lui ressemble autant que je te ressemble ?
-Encore plus. Vous avez la même couleur de cheveux, le même regard, la même couleur d’yeux, mais je crois que tu tiens ta force de moi.
-Tu as beaucoup de mérite Haley, mais je suis heureuse d’avoir des parents comme j’ai. Heureuse que ce jour là le juge m’ait laissé dans cette famille, c’est la mienne, tu comprends ?
-Je comprends.
-Je ne veux pas apprendre à te connaitre, je suis sure que si je restais quelques temps je pourrai t’aimer, mais je ne le veux pas, maintenant que je t’ai vu, je peux faire ma vie. Ne le prends pas mal, mais je ne veux pas de toi dans cette vie. Il fallait juste que je te vois, tu es ma mère biologique c’était une étape importante.
-Je comprends. J’aurai juste aimé que tu rencontres Nathan, que tu me connaisses quand j’étais jeune et heureuse.
-Tu n’es plus heureuse ?
-Plus tellement, je vis, je fais de mon mieux et je m’en sors bien, mais le vrai bonheur ça fait longtemps que je l’ai perdu.
-Moi aussi j’aurai aimé te connaitre plus tôt.
-T’es il déjà arrivé d’imaginer une autre vie avec Nathan et moi ?
-Depuis l’âge de 14 ans, j’imagine tout le temps cette vie. Je sais que j’aurai été heureuse, mais vous avez choisi de me laisser, et je ne vous en veux pas, seulement je ne peux pas oublier les personnes avec qui j’ai vécu pendant tout ce temps. A mes yeux ils sont mes parents, les seuls que j’ai.
-Alors sois heureuse Emilie.
-Je le serai. Au revoir Haley.
-Adieu Emilie.
-Maman dit qu’il n’y a jamais d’adieux, que des au revois, car la vie est toujours pleine de surprises.
-Ta maman est une sage femme. Mais j’en ai vu beaucoup trop pour croire à toutes ces belles phrases, que les hommes disent pour se voiler la face.
-Tu crois que l’on ne va jamais se revoir ?
-Tu le crois toi ?
-J’en sais rien. Je pars faire des études pour être journaliste. Je ne voulais pas te copier, ça fait déjà un moment que j’ai cette idée en tête, et quand je t’ai retrouvé il y’a quelques semaines, j’ai su que toi aussi tu l’étais. Je suis heureuse qu’on ait autre chose que notre silhouette en commun.
-On a beaucoup de choses en commun je suis sure.
-Peut être. Je suis surement plus optimiste que toi.
-Tu n’as pas vécu les mêmes choses que moi. Mais garde cet optimisme, Brooke aussi l’avait.
-Alors au revoir.
-Au revoir alors.
Elle est partie. J’ai fini mon article. Je ne l’ai jamais revu. C’était donc bien un adieu. Je n’avais jamais fait d’adieu à Brooke, Peyton et Lucas, juste des aux revoir et pourtant ils ne sont jamais revenus.
Aujourd’hui, à, l’heure où je vous écris le dernier volume de ce livre autobiographique j’ai 65 ans. Je voulais terminer ce livre avant que la vieillesse n’arrive trop vite. A 65 ans, ma vie est déjà bien entamé, malgré de nombreux regrets, je n’oublierai jamais mon histoire, car elle m’a forgé, et c’est grâce à elle aussi que j’ai pu avoir d’aussi beaux moments.
Je dédis ce livre
A Nathan tout d’abord, parce que sans lui ma vie aurait été tellement différente, il l’a embelli chaque journée, il m’a fait connaitre le sens du mot Amour, il m’a fait voyager dans un conte de fée, il est l’homme parfait et où qu’il soit j’espère qu’il est heureux. Je t’aime Nathan, promesse.
A ma fille Emilie, que j’ai aimée en même temps que les premières contractions et pour qui j’aurai pu décrocher la lune. Je me suis battue pour toi, et je veux que tu le sache, dans ce livre tu retrouveras le récit que je t’ai fait quand tu es venue me voir, ce livre est aussi la preuve d’amour la plus sincère que je peux te faire. Ta maman qui t’aime malgré tout.
A Lucas, le meilleur ami que je connus, dès le début entre nous il y’avait un lien qu’on ne pouvait pas expliquer, tu savais tout de moi et je savais tout de toi. Tu étais mon journal intime, et je n’imagine pas de meilleur ami que toi. Merci d’avoir croisé ma route, tu reste dans mon cœur à chaque seconde.
A ma boucle d’or, parce que tu as su être là quand j’en avais besoin, tu m’as fait vivre des années magnifiques, que notre passion pour la musiques nous a rapproché, et que tu es une amie encore aujourd’hui, même loin l’une de l’autre, même si le temps s’est joué de nous et que la vie a fait son œuvre et nous a séparé je sais que l’on s’aime encore.
A ma Brooke, mon rayon de soleil, mon éternelle optimiste. Je sais la fille que tu étais et la femme que tu es devenue et je suis fière de toi, tu as réussi là où j’ai échoué. Tu as accompli tout tes rêves, tu as une famille, tu as tout simplement trouvé le bonheur. Tu as été une amie incroyable, je me souviens de tout, tu es inoubliable, tu es les étoiles que je regarde dans le ciel le soir.
A Anna, une amie, une confidente. Peu de temps passé ensemble et pourtant tu fais partie de ma vie et de mon cœur pour toujours. Tu es un chapitre essentiel, et je dois te remercier pour tout, je te dois tellement.
A mes parents, parce que ils sont les anges qui ont toujours veillé sur moi. Je suis fière d’avoir été leur fille, ils ne sont pas les parents modèles, mais ils étaient mes modèles. Ils m’ont apporté tout l’amour que des parents doivent donner à leurs enfants. Ils ne m’ont jamais jugé et quand j’avais besoin ils étaient là. Ils s’aimaient et m’ont fait vivre dans leur amour. Je les aime et même s’ils sont partis trop tôt de ma vie et qu’ils ont laissé un immense vide, l’amour a traversé la mort. Je vous aime.
Je n’étais qu’une enfant à l’aube de sa vie, j’ai grandi et aimé mais j’aussi souffert, car la souffrance fait partie de la vie au même titre que le reste. Je ne peux pas changer la vie, mais quand je regarde comment cet enfant a grandi je suis fière, les épreuves de la vie l’ont forgé, désormais je peux regarder les années qui me restent à vivre, avec sérénité, je n’ai plus peur. Le passé est derrière moi. Adieu.
Merci de m'avoir lu, j'espère que cette fin vous plaira, et que vous avez pris plaisir à lire, en tout cas merci et j'attends vos commentaires ;)
Que dire... Mon Dieu, c'est magnifique. A l'heure où j'écris ces quelques phrases, les larmes coulent sur mon visage. Tu m'a touché au plus profond de mon âme.
Cette bataille qu'a livré Haley, et cette vie passée sans l'amour de sa vie et la chair de sa chair. Ce combat qui a abouti à une vie sans amour. Et malgré tout, elle est heureuse. Heureuse d'avoir pu partager ses quelques moments de bonheurs avec les gens qu'elle a aimé.
J'ai apprécié le Nathan qui a préféré partir que de continuer à ce voiler la face. Etant pourtant une adepte des fins heureuses, je peux dire que la tienne ne m'a pas déçue. Elle est parfaite.
Et que dire de la rencontre entre Haley et sa fille. J'en ai encore les larmes aux yeux. C'était tellement beau et tellement vrai. Elle refuse de donner de l'importance à Haley car elle a déjà sa vie et ses parents. Mais on sent qu'elle est heureuse de l'avoir rencontré. Et sûrement très fière. Au-delà des mots, on ressent de l'amour entre les deux femmes.
Je pourrais t'écrire un roman entier sur ce que j'ai ressenti en lisant ta fiction. Mais je vais essayé de résumer. J'ai éprouvé tant de choses, de l'amour, de la peine, de la joie, de la peur. Tu as énormément de talent et je crois que cette fic et l'une des plus belles que j'ai pu lire. C'est sincère. Cette histoire est sublime et j'espère que tous ceux qui la liront te le confirmeront.
Gros bisous,
Sarah
Alors, dur comm cette fois-ci et tu sais combien j'en suis désolée. Même si la fic et les sentiments sont toujours aussi bien, l'écriture agréable, la fin m'a assez déçu. J'aimais bien le côté désabusé sur l'amitié qui ne tient pas, c'était une façon mature de voir la réalité de la vie. Mais dans tout ça, il y avait Naley, le beau Naley, fort et indestructible, qui se relevait de toutes les batailles et on y croyait. Le fait qu'à la fin, ils se séparent sans plus jamais se revoir me laisse perplexe mais c'est toi qui connais tes personnages et ton histoire et elle reste bien, même si ce n'est pas la fin que j'imaginais.
J'espère voir une autre fic de toi bientôt car j'aime ton style.
Bisous
Alors très belle partie, dans la continuité des précédentes, le texte est fluide et agréable à lire, bref j'adore ton style... Ensuite les sentiments sont bien exprimés et développés, on passe par la joie, la peur, la tristesse avec Nathan et Haley. J'ai aimé comment tu as traité l'éloignement progressif des amis, et oui ce n'est pas leur combat et chacun part vivre sa vie et essaye de réaliser ses rêves. C'est la dure réalité de la vie...
Par contre petit bémol pour moi aussi, j'ai été déçue par la fin, et pourtant je ne suis pas forcément une inconditionnelle des happy end. Pendant toute l'histoire tu nous as montré cette force qu'Haley et Nathan puisaient l'un en l'autre, leur amour qui était plus fort que tout et qui leur permettrait de tout surmonter. Donc je suis déçue du fait qu'ils se séparent pour ne jamais se retrouver, mais bon c'est ton choix et je le respecte.
Alors encore une fois bravo pour cette histoire touchante que tu nous as écrite, j'adore ton style et j'espère pouvoir très vite relire une de tes fic...
Bisous JU
Salut !
Tout d'abord je voulais dire que j'ai adoré ! J'aime beaucoup ta façon d'écrire, c'est agréable à lire...
Mais alors cette suite ... que dire ?!! J'y ai vraiment cru! Jusqu'au bout j'avais espoir qu'ils obtiennent la garde de leur fille ... Mais dès que le verdict a été rendu les larmes n'ont pas arrêtées de couler ! C'est triste mais en même temps plus réaliste.
Et le fait de séparer Nathan et Haley a été difficile à lire ! (Pour moi en tout cas, étant donné que je suis une fan de ce couple ^^) Mais je la sentais venir cette séparation ! Puisque dés le départ Nathan n'était pas tout à fait en accord avec ce que faisait Haley ...
Bref , en tout cas j'ai prit beaocoup de plaisir à lire ta fic ...
J'espère en retrouver une trés bientôt =)
Bisous Nath !
Me voilà... Je ne vais pas être dans le même rythme que les autres et je m'en excuse d'avance, je deteste avoir à dire cela, j'ai beaucoup aimé ta fic, seulement la fin m'a décue...
Je t'en ai parlé sur msn mais je voulais tout de même mettre un comm, déjà parce que j'ai raté une partie auparavant, et qu'une promesse est une promesse.
C'etait une jolie histoire d'amour, d'amour à toutes épreuves, et voilà que tout s'écroule, que l'amitié n'est plus qu'un leurre, que l'amour s'eteint, et que Naley n'est plus jamais mis en présence, il la quitte et c'est la fin de tout, elle est seule, ses amis ne sont plus là, sa fille ne veut pas d'elle, a quoi aura servit tout ce combar au final? A rien, car elle n'a rien... C'est ton histoire et je la respecte, j'avais imaginé une fin différente, mais cela n'enlève rien au reste, j'ai beaucoup aimé dans l'ensemble, c'etait mature, et bien écrit, seulement la fin m'a laissé un gout amère au fond de la bouche:(
Le sujet était interessant, original, et il changeait de toutes les histoires classique que l'on peu parfois lire sur un couple avec bébé^^Ils étaient beaux ensemble, il y avait une alchimie, de l'amour, mais de savoir qu'au final Haley n'a rien, que tout son combat était inutile et n'a conduit qu'a une vie sans son grand amour qu'elle n'a jamais revu m'a vraiment brisé le coeur. Je ne suis pas fan des happy end^^Mais là, elle perd tout..; Enfin c'est une belle image de courage car elle se relève, il parait que l'homme se relève toujours, pour Haley en tout cas l'adage était véridique...
Bisous
Sam
PS: En esperant que tu en publie d'autres, car tu sais que j'aime tes fics, et ton style, après c'est une question de point de vue, tout le monde ne peut pas partager le même malheureusement...