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Série : One Tree Hill
Création : 27.03.2012 à 22h06
Auteur : nanouee
Statut : Terminée
« Troisième épisode - Bonne lecture! » nanouee
Cette fanfic compte déjà 14 paragraphes
Chapitre 9 : Et le chemin reste infini...
29 mai 1969, Californie, Usa
-Tu as l’aéroport de Saigon ici, ensuite pour accéder à l’hôtel Americana, tu as les taxis «xe tac xi », ils attendent ici, à l’embranchement entre la grande route, et les campagnes environnantes. Pour le visa, je peut t’en obtenir un mais tu es sure Haley ?
Andrew me fixait au dessus de la carte du Vietnam dépliée devant nous. Oui j’étais sure, je n’avais plus le choix, il me fallait retrouver Nathan, coûte que coûte. Déjà deux jours que je savais qu’il était porté disparut, peut être capturé par les Viets congs et même si je ne ferais sûrement pas le poids, je voulais à tout prix essayer, le temps était compté. J’allais atterrir à l’aéroport de Saigon, Vietnam sud, et rejoindre un hôtel où il n’y avait que des Américain, Andy avait tout prévu, rien ne laissait à désirer.
-Obtiens moi ce visa Andy, même si je dois jouer les infirmières de la croix rouge, cela n’a pas d’importance ! Je veux entrer de ce pays, je n’ai plus le choix, sinon je le perdrais pour toujours...Infirmière c’est parfait finalement ! Dis-je en me redressant. Je veux un visa temporaire d’au moins 6 mois, et un possible prolongement.
Il fixait la carte a présent, calculant les itinéraires possible entre les villes.
-D’accord, fis-il, le visa d’infirmière de la croix rouge, c’est possible, ensuite 6 mois...Je ne sais pas je te dirais cela dans 3 jours, quand j’aurais les papiers, mais Haley...Le Vietnam ce n’est pas ce que tu crois !
-Je le sais bien Andy, je sais ce qui m’attend, mais je ne peux pas le laisser là bas, je dois me battre pour nous, sinon nous n’avons pas d’avenir !
-Bon Haley ! Je te connais bien, enfin pas depuis longtemps, mais je sais de quoi tu es capable, donc je vais t’aider tu entends ! Je vais le faire parce que tu es devenue quelqu’un d’important pour moi et que tu es une écrivaine hors pair, dit-il en riant et en se replongeant dans sa carte.
-Merci, murmurais-je, consciente qu’il prenait des risques.
-Bon je vais te mettre en contact avec Paul Carter, il est le responsable du Daily News, il t’emmènera partout avec lui, et n’oublie pas que tu n’est pas la bas pour faire des article sensationnel ! Cela ce sera pour plus tard ! Suit le surtout ne dévie pas de sa route, il va t’emmener dans toutes les villes importantes de Bien Hoa, a Vung Tau, en passant par Can Tho et Tay Ninh un peu plus loin ! Il faut couvrir un large périmètre, et bien sur plusieurs fois accompagnée d’un interprète que je lui laisse le soin de choisir !
-Ensuite une fois que nous avons fait le tour ? Que nous reste t-il a faire ? Demandais-je anxieuse.
-Il faudra aller dans les villages les plus reculés mais attention, ce n’est pas Saigon la pro Américaine, tu rencontrera des opposants, et même des Viets Congs alors surtout n’y va jamais seule, demande à Carter ou bien a un de hommes du régiment qu’il suis, et pour l’interprète choisis un interprète de l’armée et surtout interroge les plusieurs fois, les villageois ont parfois peur de donner des informations, il faut peut être aussi les soudoyer, mais surtout pas de menaces, soit gentille patiente et il te mangerons dans la main.
-D’accord et pour la croix rouge ?
-Et bien je vais m’arranger, pour les papiers laisse moi 3 jours, je vais les réunir ainsi qu’une petite somme d’argent nécessaire, et pour la croix rouge, je vais les contacter, il seront ravis de t’aider, et aide les en retour !
-Pas de problème Andy, tu sais bien que je ferais tout pour le retrouver, même ramper dans la boue...
-J’espère que tu n’auras pas besoin de le faire, mais attends toi y ! C’est un pays en guerre, mais pire que cela c’est un pays pauvre, ou tu va rencontrer ce que tu n’as jamais rencontré, ce qu’il n’y a pas en Amérique : Le non respect de la vie humaine ! Pour eux tu ne sert a rien, une vie perdue ne vaut rien, alors méfie toi Haley! Ne reste pas trop longtemps la bas... cherche le et reviens !
-Je ne reviendrais pas sans lui...
-Alors attends toi a de longues années de recherche car si il est fait prisonnier par les Viets, il ne s’en sortira pas, en tout cas, pas avant la fin de la guerre, et elle peut durer encore des années, le désengagement n’était que foutaise ! Il peut s’échapper mais si ils le retrouvent, il est mort, ils les pendent par les bras, par les pieds, même par les pouces à des cordes au soleil pendant des heures, sans eau sans rien, la plupart meurent avant que l’Amérique ne les réclament !
-Ne dit pas cela Andy, tout est possible, murmurais-je.
-Je te dit la vérité Haley, pour ne pas que tu te jette dans la gueule du loup, ce n’est pas facile et cela ne le sera jamais, mais ne t’attends pas a la retrouver en 6 mois, les civils ont trop peur, et même si tu retrouve sa trace, ne t’imagine pas non plus pouvoir le libérer des Viets, ils sont coriaces ! Ils risqueraient de te tuer dans la rue parce que ton visage ne leur revient pas, ou parce que tu es une blanche, une Américaine ! Reste le plus souvent possible avec Carter, ou dans le Americana, mais ne sort pas seule, ils ne sont pas tous complaisants avec nous, certains nous méprisent, ils pensent que cette guerre est notre faute, et je commence à me le demander.
-Merci Andy, je n’oublierais jamais ce que tu fais pour moi ! Sans toi je serais perdue, je ne saurais pas quoi faire...
-J’aurais peut être mieux fait de te dire d’attendre ici au lieu de t’envoyer dans la gueule du loup, dit-il en me fixant et en repliant la carte.
-Non ! J’en ai besoin, je dois aller voir ce qu’il se passe dans ce pays, je dois le retrouver, je n’ai plus que cet espoir qui me maintient en vie, je n’ai plus que son fantôme pour égayer mes jours, je n’ai pas peur de l’inconnu, il est la bas je le sais, je le sens, il m’attends !
-Il est peut être déjà mort ! Je ne veux pas t’affoler mais rien n’est jamais certain dans ce bourbier !
Il avait raison, je le savais bien, mais renoncer a cet espoir, c’était renoncer à ma vie, et cela, je ne le pouvais pas. Je devais le retrouver, je devais suivre la flamme de notre amour, même dans ce pays, si loin du notre, si incertain et dont l’avenir, ne sera que feu et sang dans une chute catastrophique. Je le pris dans mes bras et le serrait fort contre moi pour le remercier de son aide si précieuse, grâce à lui je ne partais pas pour l’inconnu sans bagage, sans certitude, une lumière dans cet enfer.
-Appel moi quand tu auras les papiers ! Je dois y aller, j’ai quelqu’un a voir, dis-je en lui faisant signe et en le laissant seul, penseur sur notre avenir.
Je descendis les escaliers et me retrouvait dans la rue, oui j’avais quelqu’un à voir et tout de suite, quelqu’un qui allait me donner encore plus envie de partir a la recherche de Nathan. J’arrivais devant la maison sur les hauteurs de San Francisco, la maison de Deborah Scott, veuve de Daniel Scott, la mère de Nathan, celle qui m’avait aidé, et conseillé, je lui devais beaucoup et maintenant j’avais besoin de son soutien, pour me lancer dans ce combat. Les volets étaient fermés mais je sonnais tout de même. Je l’avais appelée juste après avoir reçu la lettre, mais je ne l’avais pas vue depuis l’enterrement de Daniel. Elle m’avait parut triste et perdue sur le moment, presque plus que moi, déterminée à découvrir ou était Nathan et a le ramener aux Usa, avec moi. Personne ne répondit et je poussais la porte qui s’ouvrit sans grincer.
-Deborah ? Deborah ? C’est Haley !
J’avançais dans la maison, mais personne ne répondait, j’entrais dans le salon et là je la vis, assise devant la fenêtre dans un fauteuil, silencieuse, perdue.
-Deborah ? J’ai de bonnes nouvelles pour vous ! Dis-je en m’approchant.
Elle se tourna vers moi, le visage pale, toute vêtue de noir.
-Mon fils est mort, aucune bonne nouvelle ne pourra m’aider, dit-elle d’une voix grave.
-Nathan n’est pas mort, fis-je en prenant place devant elle, il est porté disparut, mais il n’est pas mort, je vais le retrouver, faite moi confiance !
-Le général Smith m’a téléphoné, il m’a dit que mon idiote de belle fille, voulait aller au Vietnam ! Haley ! Hurla t-elle, Tu ne trouvera rien !
-Comment est-il au courant de cela ? Demandais-je outrée.
-Paul Carter l’a appelé pour lui commander un interprète ! Arrête de rêver Haley, il faut enterrer les morts !
-Comment pouvez vous dire cela ? C’est votre fils unique !
-Justement il mérite la paix, tu ne trouveras rien la bas, le général Smith, m’a dit qu’il était presque impossible de retrouver les portés disparus, ils sont morts quelques part pour la majorité.
-Je sais que Nathan n’est pas mort, je le sens je suis sa femme !
-Et moi je suis sa mère ! Je l’ai mis au monde, je l’ai élevé, je sais qu’il ne faut rien attendre de cette guerre, elle nous prendra tout, ne risque pas ta vie la bas Haley, fis-elle ne me prenant soudain la main les yeux embué de larmes.
-Je dois le retrouver Deborah ! C’est votre fils pourquoi abandonnez vous ?
-Il ne sert a rien de s’acharner quand la cause est perdue d’avance, et crois moi Haley...Cette guerre nous as tout prit, il faut maintenant vivre avec.
-Jamais ! Hurlais-je en me levant
-Nathan ne reviendra jamais.
-Si ! Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir, mais je le retrouverais, quoi que vous en pensiez, je ne l’enterrerais pas...
-Moi si. Je vais organiser une veillée funèbre dans une semaine, le général Smith, m’a dit de ne pas attendre de corps...
-Vous allé l’enterrer sans corps ? Murmurais-je, Mon dieu, non, je ne peux pas accepter cela.
-Tu n’as pas le choix. Il faut accepter de faire son deuil...
-Quel deuil ? Hurlais-je, Il n’est pas déclaré mort, et vous l’enterrez déjà, pourquoi ? Je vais me battre pour lui Deborah, je peux vous l’assurer, je vais aller au Vietnam, je vais parcourir ce pays de long en large, je vais interroger tout le monde, je vais rechercher les soldats qui le connaissaient, je vais ratisser les campagnes, les camps de militaires, tout ! Tout !
-Et bien part, mais tu perds ton temps et ta vie pour cette guerre !
-Je ne perd rien Madame, fulminais-je prenant mes distances avec elle en ne l’appelant plus par son prénom. Je vais retrouver Nathan, je le sais, nous sommes fait pour vivre ensemble pour toujours, nous nous le sommes promis à notre mariage.
-Jusqu'à ce que la mort vous sépare... murmura t-elle.
Je reculai de plus en plus vers la porte tandis qu’elle se levait.
-Il n’y a pas que la mort qui sépare deux êtres dit-elle de plus en plus fort, il y a la haine et l’incompréhension, les kilomètres et les idéaux. Mais plus que cela, le temps nous sépare toujours Haley ! Ne vis pas pour un homme, ne fait pas comme moi, ne perds pas ta vie a rechercher l’amour éternel, il n’existe pas !
-Peut être pas pour vous, mais pour moi il existe, votre fils me la donné.
-Il te la donné soit, mais maintenant il est mort, mort, mort...
-Non ! Vous êtes folle...Faite votre enterrement sans corps si vous en avez besoin, mais ne me mêlez pas à cela, je ne veux pas venir prier devant une tombe vide, son âme ne c’est pas envolée, il est vivant quelque part, peut être est-il perdu mais il est vivant, je le sens dans mon corps, dans mon coeur.
-Le mien est vide, pourquoi Haley ? Pourquoi ?
Je reculais encore et elle s’effondra dans le fauteuil, tandis que je quittait la maison, avec une douleur obsédante au creux de l’estomac, cette douleur que l’on ressent quand plus personne autour de vous ne crois en cet espoir qui vous maintiens en vie, cette espoir sans lequel vous ne pourriez plus avancer. Deborah Scott a abandonné tout espoir de revoir son fils, mais je ne suis pas Deborah Scott, je ne me suis pas effacée toute ma vie, pour le bonheur égoïste d’un homme, je n’ai pas sacrifié ma vie et mes rêves a la gloire de celui-ci, je suis celle qui bouscule les idéaux, celle pour qui aucunes barrières n’est infranchissable, je le sais, je le peux, je vais retrouver Nathan dans cette jungle, même si je dois m’y perdre pour y arriver.
Souvenez vous de votre premier départ, il déterminera votre âme de voyageur, votre courage et votre témérité, mon premier voyage n’est pas des moindres, je vais parcourir des milliers de kilomètres et me jeter dans la gueule du loup, à Saigon, au Vietnam, dans l’horreur de cette guerre qui nous définie à présent.
Je suis une survivante, David avait raison...
5 Juin 1969
« Le seigneur donne et le seigneur reprends... »
Voila la phrase sûrement prononcée aujourd’hui devant la tombe vide de Nathan. Je n’y suis pas, je ne peux pas accepter de l’enterrer, je me suis promis de le retrouver quoi qu’il arrive, il ne mourra jamais dans mon coeur. Deborah Scott, pleure une tombe vide, un cercueil froid, une âme qui je le sais n’a pas encore quitté ce monde. Je ne suis pas de celle qui abandonne si facilement la vie et l’amour, je suis prête à tous les combats, à tous les sacrifices, pour un instant de bonheur à ses cotés, pour de nouvelles années de plaisir et d’amour partagé, je suis prête à tout.
L’avion gronde, il roule sur la piste, ouvrant ses ailes vers le ciel qui l’attends. J’ai dans les mains la carte du Vietnam, les instructions de Andy, et le passe pour la croix rouge, je suis prête, le destin est en marche, je vole vers lui aujourd’hui. Je range les papiers dans mon sac et je pose mes mains sur l’accoudoir, la tête penchée en arrière et les yeux clos, je sens qu’il s’envole, il vole vers une destination inconnue, une destinations ou je n’aurais jamais cru devoir mettre les pieds. A travers le hublot je peut voir la terre qui s’éloigne, tandis qu’il change de trajectoire, et qu’il se tourne vers l’est, vers l’Asie, et sa grandeur passé, le Vietnam et sa douleur, ce que je cherchais n’était pas vain, l’amour ne l’est jamais...
Aujourd’hui c’est une fin et un recommencement, la fin d’années de bonheur, le début de la douleur et des recherches inutiles, des campagnes vides, des opposants, des bombes qui explosent, des habitants meurtris, de l’armée assiégée, c’est le début de tout ce que je redoute, de tout ce que j’aurais voulus ne jamais connaître, mais que ne ferions nous pas l’amour...
« Offrez lui la paix des vaincus, offrez lui le paradis des croyants... »
Je ne laisserais jamais la mort nous séparer, cette guerre sera la notre, celle de notre vie, celle de notre jeunesse, celle qui encore aujourd’hui se rappel à nous parfois, dans nos nuits blanches, nos nuits torturées, celles qui nous rappellent que parfois, les au revoirs sont des adieux, que les étreintes sont les dernières, que le dernier regard que nous avons échangé a l’aéroport avant son départ était une fin, mais que je ne le savais pas encore, il y a plein de chose que j’ignore tandis que l’avion, fend le ciel vers sa destination, des choses que je vais découvrir au Vietnam, ce pays qui cache une beauté exceptionnelle, une beauté bafouée par les atrocités, une beauté qui fera son honneur un jour, le jours ou la chute nous entraînera avec elle, mais nous résisteront, nous le sommes, oui, nous sommes des survivants...
Un sourire effleure mes lèvres, j’ai confiance...
A suivre...
Quatrième Episode: Haley met les pieds au Vietnam pour le meilleur et pour le pire; elle y découvre la vraie guerre, se traine dans la boue pour retrouver son fantôme; Nathan, toujours perdu dans la nature; croise le destinée tragique de Lucas, et laisse Peyton aux USA porter le poids de leur jeunesse bafouée...
Merci à tous ceux qui suivent cette "saga" et j'attends vos réactions avec impatience :-)
Le suite sera postée dans un peu plus d'une semaine; nous sommes à la moitié de leur épopée, il y a encore tellement de chose à dire, à écrire....
Ton histoire est remplie de tristesse, de peur, mais aussi d'espoir, l'espoir que possède Haley de retrouver Nathan vivant mais aussi certainement la peur qu'elle dissimule sous cet espoir.
En tout cas j'adore ta fiction tu nous fais entrer dans l'emotion des personnages chaque fois un peu plus. J'ai hâte de lire la prochaine partie et voir si Haley s'en sort au Viet-Nam