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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : Grey's Anatomy
Création : 29.03.2011 à 10h39
Auteur : kitty1980
Statut : Terminée
« Une nouvelle histoire avec mon couple fétiche. Cette histoire sort du contexte médical. J'espère qu'elle vous plaira. » kitty1980
Cette fanfic compte déjà 68 paragraphes
Elle rit quand il la déposa sur le sofa. Elle lui tendait les bras quand il prit un instant pour la contempler… Meredith se releva et l’embrassa lentement, tendrement… Derek répondit avec passion. Ils se laissèrent glisser au sol pour enfin donner libre cours à leurs envies…
Derek et Meredith furent tirés de leur sommeil par la sonnerie stridente du réveil. Derek se retourna pour la tenir serrée contre lui. Meredith posa ses mains sur les siennes pour resserrer cette étreinte, elle aimait ce sentiment de sécurité, de bien être qu’elle ressentait quand elle était dans ses bras.
- J’ai pas envie de me lever… dit-elle dans un soupir
- Moi non plus, on est tellement bien… Il déposa un doux baiser au creux de son cou. Mais on doit se lever…
C’est main dans la main qu’ils arrivèrent au cabinet et se séparèrent devant le bureau de Meredith après un tendre baiser.
Derek fut surpris de trouver Izzie qui l’attendait dans son bureau. Elle portait une robe moulante qui mettait ses formes en valeur. Elle s’approcha de lui et il lui tendit la main cordialement. Il comprit à l’éclat de ses yeux qu’elle attendait autre chose de lui. Il s’arrangea pour garder ses distances durant leur entretien.
Meredith venait de s’installer quand Cristina entra dans son bureau. Elle s’approcha rapidement de son amie. Meredith reconnut tout de suite l’éclat particulier des yeux de la jeune femme.
- Oh toi, tu me dois des détails !
- Alors là, Meredith tu peux toujours rêver ! Je peux juste te dire que c’était fantastique ! Et que, pour la première fois depuis longtemps, je suis heureuse !
- Je suis contente pour vous, dit Meredith en la serrant dans ses bras. Et maintenant, comment tu vois les choses ?
- Je ne sais pas encore. Mais je vais faire le nécessaire pour profiter à fond de cette nouvelle chance. Je ne referai pas les mêmes erreurs.
- Tu as raison.
Meredith vit Derek s’éloigner en galante compagnie. Elle sentit son cœur se serrer. Non ce n’était pas possible, se disait-elle, pas après ce qu’ils venaient de vivre. Il avait passé une bonne partie de la nuit à lui dire encore et encore à quel point il l’aimait. Cristina vit Meredith blanchir, elle suivit son regard.
- Meredith, ce n’est qu’une cliente. Tu n’as pas confiance en Derek ?
- Si, mais elle me dit quelque chose…
Meredith sortit de son bureau après avoir pris quelques dossiers, avec Cristina sur les talons. Elle se rapprocha pour en avoir le cœur net. Qui était cette blonde ? C’était plus fort qu’elle, cette femme ne lui inspirait rien de bon.
- Vous êtes sûr de vous ? dit-elle sur un ton suave.
- Oui, vous ne le regretterez pas !
Ces quelques mots la heurtèrent de plein fouet. Elle posa les dossiers sur le bureau qui était à côté d’elle et partit précipitamment vers l’ascenseur. Elle entra dans ce dernier juste avant que les portes ne se referment.
Derek sursauta quand il sentit le coup que Cristina venait de lui donner sur l’épaule.
-Qu’est-ce qui te prend ?
- Quoi ? Mais c’est plutôt à moi de te demander ce qui te prend !
- Ce qui me prend ? répondit Cristina en haussant le ton.
- Calme-toi !
Il s’excusa auprès de sa cliente et l’entraîna dans son bureau.
- Non mais, je peux savoir ce qui ne va pas chez toi ! demanda Cristina contenant à peine sa colère.
- Attends, je ne vois pas de quoi tu parles !
- Je parle de toi et de cette pouffe, la blonde pulpeuse !
- La blonde pulpeuse ? C’est d’Izzie Stevens dont tu parles ! C’est une cliente ! Pourquoi ?
- Parce que le «vous ne le regretterez pas !» dit-elle en l’imitant, ça ne te dit rien ?
- C’est ce que j’ai dit, il n’y a pas 5 minutes, à ma cliente. Mais je ne vois toujours pas ce que j’ai fait de mal !
- Meredith est partie après avoir entendu ça…
- Alors là, j’y comprends plus rien ! Je n’ai rien dit de mal ! dit Derek en se passant la main dans les cheveux.
- Elle te connaît, elle était à tes côtés quand tu courais après tout ce qui bouge !
- Elle devrait me faire confiance ! C’est différent avec elle !
Dès qu’elle avait quitté les bureaux, Meredith s’était réfugiée chez Joe. Elle s’était installée à une table au fond de la salle avec un café. Son regard était perdu dans le vide. Elle savait qu’elle avait réagi de manière excessive… Pourtant, cela avait été plus fort qu’elle. Ce n’était pas tant le ton qu’avait employé Derek qui l’avait fait réagir. Il avait parlé de manière professionnelle… mais le ton suave qu’avait employé cette femme... Meredith l’avait déjà souvent entendu, trop souvent, chez ses anciennes maîtresses. Elle avait fui, alors qu’elle aurait dû «marquer son territoire».
- Pourquoi es-tu partie ?
Meredith leva la tête, Derek s’installa en face d’elle.
- Je te repose ma question, pourquoi es-tu partie comme ça ?
Il était calme, il lui souriait tendrement. Il prit sa main dans la sienne.
- Je… Je suis désolée, je sais je n’aurais pas dû réagir comme ça…
- Ecoute-moi bien ! Cette femme que tu as vu, c’est Izzie Stevens. C’est avec cette femme que je suis sorti quand tu étais à Seattle. Je n’ai même pas été capable de dépasser le stade du simple baiser. Et tu sais pourquoi ?
- Non…
- Parce que je venais de réaliser à quel point j’étais fou de toi. Ce matin, elle est venue pour retenter sa chance. Donc, je lui ai annoncé que j’avais trop de travail pour m’occuper de son dossier. Je l’ai envoyée à Mark.
correction Gringo06
- Si tu savais à quel point je me sens stupide !
Derek se leva, sans lui lâcher la main.
- Allez viens, on va vite finir cette journée et je pourrai enfin être seul avec toi !
Les jours qui suivirent, Meredith et Derek ne se quittèrent pas. Ils passaient toutes les nuits ensemble. Meredith était déçue que ses séances d’hypnose ne donnent aucun résultat. Elle venait d’arriver chez Derek, ce dernier s’était occupé du dîner pendant qu’elle était à son rendez-vous.
Elle fut attirée vers la cuisine par la délicieuse odeur qui en émanait.
- Hum, ça sent bon, dit-elle en s’approchant du four.
Elle s’étonna de ne pas y voir Derek. Elle retourna dans le salon, et entendit le bruit de la douche. Elle entra discrètement dans la salle de bain et sourit en entendant Derek fredonner “I love you baby, and if it's quite all right, I need you baby to warm a lonely night. I love you baby.” Elle sentit aussitôt une douce chaleur l’envahir. Sans faire le moindre bruit, elle se déshabilla.
Derek continuait de fredonner le refrain “And let me love you, oh baby let me love you.” Elle tira doucement la porte de la douche et entra, il sursauta en entendant la porte s’ouvrir.
- Tu m’as fait peur !
- Ce n’était pas mon intention. Quand je t’ai entendu chanter, je n’ai pas résisté.
Elle l’embrassa langoureusement et passa ses bras autour de son cou pour coller son corps au sien.
Après avoir passé un si doux moment sous la douche, ils s’installèrent dans la cuisine pour dîner. Derek servit deux verres de vin. Après qu’ils en aient bu une gorgée, Derek posa son verre sur la table. Il espérait qu’elle ne prenne pas mal ce qu’il s’apprêtait à lui annoncer. C’était une bonne nouvelle, enfin il espérait qu’elle le prendrait bien. Il savait qu’elle aimait bien organiser elle-même ce genre de chose...
- Meredith, il faut que je te parle de quelque chose…
- C’est si grave que ça ?
- Non, répondit Derek. C’est juste que je me suis dit qu’on méritait quelques jours de vacances. Alors…
- Alors ?
- J’ai demandé deux semaines de congé à Richard. Et il a accepté !
- Tu aurais pu m’en parler avant, au moins !
- Ne le prends pas mal, je voulais te faire une surprise. Il posa sa main sur la sienne et ancra son regard dans le sien. Pour une fois, nous allons partir en vacances.
- Derek, j’ai des rendez vous, je ne peux pas tout annuler au dernier moment. Et…
- Et ?
- Et j’aurais aimé que tu me demandes mon avis ! Et de toute façon, je n’aime pas les vacances !
Derek soupira, elle faisait vraiment sa mauvaise tête. Mais il n’avait pas dit son dernier mot.
- Tu peux me croire, tu vas adorer les vacances avec moi !
- Et je peux savoir ce que tu comptes faire de ces vacances ?
- Plein de choses dont tu souviendras toute ta vie !
- Mouais… tu m’as l’air vraiment sûr de toi !
- Et je le suis. Pour une fois, laisse-moi prendre soin de toi.
Meredith lui sourit tendrement. Comment résister quand l’homme que vous aimez au point d’en perdre la raison vous dit des choses pareilles ?
- Ok, donc on va faire quoi pendant ces deux semaines ?
- C’est une surprise, je te demande juste de préparer une valise !
-D’accord… Donne-moi au moins un indice…
- Non, même sous la torture je ne dirai rien.
Derek avait tenu bon, pourtant la jeune femme avait tout fait pour le faire parler. Elle avait tenté, à plusieurs reprises, d’avoir quelques informations sur leur destination. Mais il lui avait simplement répondu qu’elle n’avait pas à s’inquiéter, que de toute façon, ils passeraient le plus clair de leur temps au lit. Devant son regard plein de promesses, elle se sentait fondre…
Leur départ était prévu pour le samedi matin, Derek devait venir la chercher. Pour la première fois depuis longtemps, ils ne passaient pas la soirée ensemble, ni la nuit.
Meredith était partie dîner chez Lexie. C’était une soirée filles, Mark était sorti avec Derek et Owen. Elles avaient commandé une pizza et s’étaient installées dans le salon.
- Tu ne sais toujours pas où tu pars ? demanda Lexie.
- Non, il n’a rien dit. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé.
- Tu sais, parfois, je t’envie…
- Pourquoi ? Tu as tout pour être heureuse.
- Oui, et je le suis. Seulement parfois, j’aimerais revenir à l’époque où on n’avait pas encore les enfants, où on pouvait se retrouver tous les deux.
- Mais tu peux le faire ! Si tu veux, tu me laisses les petits et tu sors avec Mark. Vous pourriez profiter de votre soirée et votre nuit, sans vous soucier des enfants.
- Merci.
- Mais de rien, tu sais une tante sert aussi à ça !
- Tes séances d’hypnose, ça ne donne toujours rien ?
correction Gringo06
- Non, et franchement, je doute que ça marche un jour.
Elles continuèrent de manger en parlant de tout et de rien durant un long moment.
Pendant ce temps, Derek, Owen, et Mark s’étaient retrouvés dans un pub. Ils buvaient quelques bières, en attendant qu’une table de billard se libère.
- J’ai quelque chose à vous annoncer, dit Owen. Cristina va venir vivre avec moi.
- Félicitations, vieux ! dit Mark.
- Meredith ne m’en a même pas parlé ! constata Derek. Mais félicitations, je suis content pour vous.
- Derek, si tu nous disais où tu emmènes Meredith en vacances ? demanda Mark
- Je ne dirai rien, mais ne t’inquiète pas, on vous enverra une carte.
- Et qu’est-ce que tu comptes faire pendant ces deux semaines ? Le touriste ou tu t’enfermes dans la chambre…
- Les deux, j’espère qu’elle appréciera.
- Il n’y a pas de raison, répliqua Owen.
- Tu comptes faire quoi ensuite ? demanda Mark. Enfin, quand vous serez rentrés. Tu as des projets ?
- Oui, mais là non plus je ne te dirai rien. Te connaissant, tu diras tout à ta femme, qui lui répétera aussitôt.
- Merci, la confiance règne ! s’indigna Mark.
- Tu sais bien que Lexie dit toujours tout à Meredith, ajouta Owen. Ce n’est pas nouveau.
Deux heures plus tard, Mark rentra chez lui. Il trouva les deux jeunes femmes en pleine discussion dans le salon.
C’est seulement à ce moment que Meredith vit qu’il était déjà tard.
- Bon je vais rentrer, dit-elle en se levant.
- Je te raccompagne, dit Lexie en suivant sa sœur.
Elle l’accompagna jusqu’à sa voiture.
- Merci pour la soirée, dit Meredith en serrant sa sœur dans ses bras. Et surtout hésite pas pour les petits, je te les garde quand tu veux.
- Merci.
- Quand je pense que ça va être la première fois depuis longtemps que je vais être seule chez moi !
- C’est fou comme ça a l’air de te ravir…
- Je me suis habituée à dormir dans ses bras…
- Pourquoi tu ne lui demandes pas de vivre avec toi ?
- Je ne sais pas s’il est prêt pour ça…
- Ca fait combien de temps que vous dormez l’un chez l’autre ?
- Environ un mois…
- Ce soir il sera comme toi, je pense même qu’il viendra peut-être te rejoindre…
- J’aimerais… maintenant c’est malin, si tu as tort, je ne vais pas fermer l’œil de la nuit. Merci !
Derek avait passé un long moment chez lui à tourner en rond. Il avait finalement chargé son bagage dans son coffre et avait décidé de rejoindre Meredith chez elle.
Cette dernière venait de prendre le couloir qui menait à son appartement. Elle repensait à ce que lui avait dit Lexie au moment de partir. Elle souhaitait qu’elle ait raison. Elle releva la tête et vit Derek devant sa porte. Un large sourire se dessina sur ses lèvres.
En la voyant arriver au bout du couloir, il se leva. Il ne put s’empêcher d’apprécier la robe qu’elle portait. Oh bien sûr, elle mettait des tailleurs pour le travail, mais cela n’avait rien à voir avec cette robe toute simple mais qui mettait son corps en valeur.
- Je sais qu’on n’était pas censé se voir ce soir, mais tu me manquais trop, dit-il en la prenant par la taille.
- Pourtant, on s’est croisé toute la journée au cabinet.
- Ce n’est pas pareil. Tu le sais bien…
- Oui, et surtout tu es sûr de ne pas être en retard pour demain matin, se moqua-t-elle gentiment.
- Mais, non…
Meredith déverrouilla sa porte et entra, suivie de son homme.
- Tu pourrais au moins me dire comment nous allons voyager ?
- En voiture… il l’embrassa lentement. Mais tu n’en sauras pas plus, dit-il en quittant ses lèvres pour bécoter la peau tendre de son cou.
Très vite, Meredith lâcha son sac pour enlever un à un les vêtements de son amant. Il cessa ses baisers pour lui enlever sa robe. Ils se retrouvèrent très vite allongés dans l’entrée à s’embrasser encore et encore, c’est ainsi qu’ils finirent par ne faire qu’un...
Meredith se redressa et ancra son regard dans le sien.
- Dis-moi où on part, dit-elle d’une voix douce. J’ai envie de savoir…
- Tu ne trouverais pas ça plus excitant de partir à l’aveugle ? Prendre la voiture et voir ou ça nous mène ?
- Non, pas vraiment. Te connaissant, tu as tout organisé dans les moindres détails. Alors, où on part ?
- Nous allons à Miami, enfin nous y serons lundi.
- Lundi ?
-Oui, je t’ai dit qu’on partait en voiture. Nous allons prendre notre temps, et seulement profiter d’être ensemble.
Il se pencha et l’embrassa tendrement.
correction Gringo06
Durant leur voyage, ils profitèrent pleinement des paysages qu’ils voyaient. Ils s’arrêtaient au gré de leurs envies. Le samedi soir était vite arrivé. Derek gara sa voiture sur le parking de l’hôtel qu’il avait réservé à Ranokee. Une fois dans la chambre, Meredith s’avança vers les baies vitrées qui entouraient la chambre.
- C’est magnifique ! s’exclama-t-elle en se retournant vers lui.
- Alors tu n’es pas déçue ?
- Non, bien sûr que non ! Finalement, j’aime quand tu t’occupes de tout. Mais fais attention, je risque de ne plus pouvoir me passer de toi.
- Je l’espère bien !
Il la prit dans ses bras et l’embrassa langoureusement. Il mit fin à ce doux moment et lui annonça qu’ils devaient se préparer, il avait réservé un table au restaurant de l’hôtel. Le dîner se fit dans une ambiance des plus romantiques. Meredith n’en revenait pas, il s’était vraiment plié en quatre pour qu’elle apprécie cette première journée. Une fois dans leur chambre, ils laissèrent libre cours à leur passion.
Le lendemain ils reprirent la route, et s’arrêtèrent pour la nuit à Savannah. Ils profitèrent de la soirée pour se promener tendrement enlacés sur la plage. Pour le dîner, Derek avait demandé à la réceptionniste de leur faire préparer un panier pour pique-niquer. Ils avaient mangé sur la plage, en profitant du bruit des vagues. Une fois le dîner terminé, ils s’allongèrent sur la couverture et regardèrent simplement les étoiles.
Meredith se mit sur le côté et se blottit dans ses bras.
- Derek, il y a un truc dont je voudrais te parler.
Derek n’aimait pas vraiment le ton sérieux qu’elle avait employé. Cependant, d’un signe de tête, il l’incita à continuer.
- Je sais que ça ne fait pas si longtemps que ça, que nous sommes ensemble. Mais… enfin… je n’arrive plus à me passer de toi. Depuis quelque temps, on passe toutes nos nuits ensemble. J’aimerais ne plus avoir à me demander si on dormira chez toi ou chez moi… alors…
- Tu voudrais qu’on vive ensemble.
- Je sais que c’est peut-être rapide pour toi…
- Non, tu me prends juste de vitesse, je voulais te le demander à la fin de nos vacances.
Il se pencha, posa lentement ses lèvres sur les siennes. Il était tellement heureux, il avait l’impression d’être au paradis. Il avait Meredith pour lui seul, et ce pour deux semaine. Et quand ils rentreraient à New York, ils s’installeraient ensemble.
Il avait pensé à ce départ en vacances pour lui donner un aperçu d’une vie à deux… Mais finalement, elle lui avait demandé qu’ils vivent ensemble, elle l’avait devancé…
La seule chose qu’il espérait, c’était qu’elle ne lui demande pas de l’épouser… il savait qu’un jour il lui demanderait d’être sa femme. Lui qui n’avait jamais cru au mariage. Pourtant il se surprenait à rêver de la voir remonter une allée en robe blanche…
Voilà déjà presque une semaine qu’ils étaient à Miami. Durant cette semaine, ils avaient presque tout fait ensemble, que ce soit les boutiques, les massages en institut, les longues balades le soir le long de la plage.
Ils étaient installés sur le lit, Derek avait demandé, comme chaque jour depuis leur arrivée, qu’on leur monte le petit déjeuner dans la chambre.
C’est ainsi qu’ils discutaient en buvant leur café.
- Tu as prévu quelque chose pour aujourd’hui ? demanda Meredith.
- Oui, on pourrait faire du jet-ski. Enfin, si tu veux.
- Je ne sais pas. Je pourrais aussi t’attendre en prenant un bain de soleil sur la plage.
- Tu fais comme tu veux.
- Alors on fait comme ça !
Quelques heures plus tard, Meredith s’installa sur un transat pour profiter de la chaleur. Au bout d’un moment, elle se redressa et vit Derek s’amuser comme un fou. Un large sourire s’étira sur son visage. Elle prit un livre et se rallongea. Une ombre passa devant Meredith, elle releva la tête. C’était un jeune homme blond, il lui adressa un large sourire.
- La place est-elle libre ? demanda t-il en désignant le transat qui était juste à côté d’elle.
- Oui.
- Merci. Je m’appelle Chad, et vous ?
- Meredith.
Elle avait répondu par politesse. Ce jeune homme se mit à lui parler de tout et de rien. Elle le trouvait vraiment lourd. Mais l’apothéose fut quand il lui proposa d’aller boire un verre. Elle refusa, mais ça ne le découragea pas. Il lui proposa de se retrouver pour le déjeuner. Devant son nouveau refus, il lui proposa un dîner. Meredith en avait vraiment assez, elle s’apprêtait à lui dire ça façon de penser quand deux mains se posèrent sur ses épaules. Sans même lever la tête, elle savait que c’était Derek. Dès qu’il avait posé ses mains sur elle, Meredith s’était mise à frissonner…
- Il me semble qu’elle t’a déjà dit non ! répondit Derek calmement.
- Je sais, mais je ne savais pas qu’elle était déjà prise, répondit bêtement Chad.
- Je m’en doute, mais maintenant que tu le sais, tu ferais mieux d’aller tenter ta chance ailleurs.
Le jeune homme se leva et laissa la place à Derek.
- Ca fait un moment qu’il était là ?
- Oui.
- Il ne manque pas de culot quand même. Ca doit faire au moins 5 minutes que je le vois te faire les yeux doux. Et plus tu lui disais non, plus il insistait.
- Ce n’est rien, je savais que tu n’étais pas loin. Et surtout je reconnais que c’est flatteur pour moi.
- Meredith, tu es une femme magnifique, tu as toujours attiré les regards…
- Oui, mais je me fais beaucoup moins aborder maintenant qu’il y a quelques années.
Il se pencha pour l’embrasser langoureusement, Meredith répondit à son baiser. C’est à bout de souffle qu’il quitta ses lèvres. En rouvrant les yeux Meredith aperçut Chad faire demi-tour et s’éloigner. Ensuite, elle regarda Derek, qui avait l’air satisfait.
Correction Gringo06
- Non mais je rêve, c’est moi ou tu viens de marquer ton territoire ?
-Maintenant il ne reviendra plus !
- Mais tu es jaloux !
- En ce qui te concerne, oui. Je n’avais jamais ressenti ça avant.
Meredith se leva de son transat pour s’allonger avec Derek, qui la serra aussitôt contre lui.
- Alors, le jet-ski, ça t’a plu ?
- Oui, j’ai adoré.
- Tu avais l’air d’un môme, dit-elle en se tournant légèrement.
Pour toute réponse, il se pencha pour s’emparer de ses lèvres. Meredith se tourna complètement vers lui, sans quitter ses lèvres. C’est à bout de souffle que Derek s’écarta légèrement…
- J’aimerais que tu viennes avec moi cet après-midi. J’ai quelque chose à te faire voir.
- En jet-ski ?
- Oui, mais j’irai doucement.
- Ok, mais avant on va vite retourner dans notre chambre, sinon je ne réponds plus de rien.
- Et après tu vas dire que je suis insatiable ?
- Oui, et maintenant, si je le suis, c’est ta faute !
Meredith se leva, lui tendit la main. Il se leva à son tour et la suivit dans la chambre pour s’adonner à leur activité préférée.
En milieu d’après-midi, Derek entraîna Meredith faire du jet-ski.
Il avait vu cette crique légèrement retirée. Il n’y avait personne aux environs. Et il voulait aussi lui montrer cette vue magnifique depuis la mer. Il avait eu le sentiment d’être libre, il voulait qu’elle ressente la même chose. Il voulait tout partager avec elle.
Meredith était assise derrière lui, elle le tenait par la taille. Elle comprit rapidement ce qu’il voulait lui montrer. La vue était magnifique.
- Alors ? demanda Derek en arrêtant le jet.
- C’est magnifique !
- Tu vois la petite plage là-bas ? Elle acquiesça d’un signe de tête. J’ai pensé qu’on pourrait aller y faire un tour.
- Avec plaisir.
Ils s’installèrent sur la plage, Meredith était dans ses bras. Aucun ne disait quoi que ce soit. Ils savouraient simplement cette vue et cette tranquillité.
- Voilà ce que j’appelle le paradis, dit-il en déposant un doux baiser dans son cou. Juste toi et moi, pas de stress, pas de clients, pas d’obligations…
- Hum… tu as raison. J’aimerais que ces moments durent toujours.
- Mais on en aura d’autres, je peux te le garantir !
- Ah oui ? Et à quoi tu penses ? demanda-t-elle
- Aux Caraïbes… A Hawaï… l’Australie…
- Paris…
- Paris ? La ville des amoureux, je voulais garder cette destination pour autre chose que des simples vacances.
- Ah bon, s’étonna Meredith. Et c’est quoi, cette autre chose ?
- Je pensais simplement que visiter Paris et Venise, était idéal pour une lune de miel.
Ces paroles étaient venues naturellement, il n’avait pas réfléchi. Pourtant, il ne regrettait pas de les avoir prononcées.
- Tu penses au mariage ?
- Ça m’arrive.
- C’est nouveau, à ce que je sache, tu as toujours été contre ! dit-elle en se levant.
- Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! dit-il en se relevant aussi. C’est avec toi que je veux avoir des enfants, c’est avec toi que je veux vieillir. Je te veux pour toute la vie. Je t’aime, et ce n’est pas près de changer. Alors, veux-tu devenir ma femme ?
Meredith avait une larme qui s’échappait de ses yeux, elle était émue par sa déclaration. Bien sûr qu’elle le voulait, c’était d’ailleurs ce qu’elle avait toujours voulu. Il était l’homme de sa vie. Elle voulait les mêmes choses que lui.
Derek s’était rapproché d’elle, il essuya sa larme d’une douce caresse sur la joue. Meredith accrocha son regard au sien et passa ses bras autour de son cou.
- Oui, souffla-t-elle avant de l’embrasser tendrement.
Elle entraîna Derek sur le sable et, très vite, ils laissèrent leur passion prendre le dessus, ils profitèrent pleinement de leur solitude sur la plage.
Dès qu’ils furent de retour à Miami, Derek entraîna Meredith dans les bijouteries. Il voulait lui offrir sa bague de fiançailles. Meredith avait beau lui répéter que ce n’était pas nécessaire, qu’elle ne voulait pas d’un gros caillou, il s’entêtait à faire une à une les bijouteries du centre ville.
- Et celle-ci ? dit-il en lui montrant un autre modèle dans la vitrine.
- Derek… souffla-t-elle. Pour la énième fois, je ne veux pas de bague, t’es adorable. Elle lui caressa la joue. Mais je n’en ai pas besoin. Je t’ai toi, et c’est tout ce qui compte pour moi.
- Ok, se résigna-t-il. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot.
correction Gringo06
Ce soir là, ils dînèrent au restaurant.
- J’ai pensé que tu pourrais emménager chez moi, avança Derek. Central Park, c’est un coin sympa !
- Ou tu pourrais venir chez moi, répondit Meredith.
- Ce n’est pas logique, mon appartement est plus grand que le tien.
- Peut-être, mais mon lit n’a pas accueilli je ne sais combien de conquêtes !
- Ca ne te dérangeait pas pour venir dormir chez moi, jusque là !
Un silence pesant s’était installé. Derek ne comprenait pas sa réaction. Meredith, de son côté, avait l’impression qu’il n’en faisait qu’à sa tête, que son avis ne comptait plus.
- Derek, tu ne peux pas décider de tout ! D’abord tu t’entêtes pour une bague, maintenant c’est ton appartement !
- Tu ne vas quand même pas me dire que le tien est plus spacieux ! Que tu as une meilleure vue !
- Non bien sûr, mais c’est le mien ! Je ne me vois pas vivre dans un appartement où tu t’es tapé je ne sais combien de filles !
- Ca n’a rien à voir ! Avec toi c’est différent, tu le sais !
- J’vais prendre un peu l’air ! dit-elle en se levant. Et ne me suis pas !
Au bout d’une demi-heure, Meredith n’était toujours pas revenue. Il régla leur note et retourna à l’hôtel.
Il ne comprenait pas comment une si belle journée avait pu virer ainsi au cauchemar. Il l’avait demandée en mariage, c’était censé être l’une des plus belles journées de sa vie. Mais il avait fallu qu’ils se disputent… Il avait besoin de conseils, de parler… Il prit son portable et appela aussitôt Mark.
Ce dernier décrocha après quelques sonneries.
- Mark ?
- Oui Derek, qu’est-ce qui t’arrive ?
Derek lui raconta sa dispute avec Meredith.
- Tu lui as demandé de t’épouser ? Alors là, j’en reviens pas !
- Mark, Meredith a accepté ! Ce que je ne comprends pas, c’est qu’elle ne veuille pas venir vivre chez moi !
- Oh ça ! C’est compréhensible, je te rappelle qu’elle sait comment tu étais avant. Mais tu n’as qu’à vendre ton appart et vous en achetez un qu’elle aura choisi avec toi ! Comme ça, vous aurez votre maison à vous ! Avec vos propres souvenirs !
- Mark, t’es le meilleur !
- Eh oui, je sais. Bon maintenant, va la retrouver !
- Merci, vieux !
Il retourna dans la chambre.
- Meredith ?
Il fut surpris de ne pas la voir. Mais la connaissant, elle devait être en train de passer ses nerfs en marchant. En l’attendant, il prit une douche et s’installa sur le lit avec un livre. Au bout d’un moment, il prit son portable pour lui envoyer un message : «Je suis rentré à l’hôtel.»
Au bout d’une dizaine de minutes, toujours pas de réponse. Plus le temps passait, plus il s’inquiétait… Elle lui avait dit de ne pas la suivre, elle ne lui avait pas dit de ne pas l’appeler. N’y tenant plus, il l’appela mais, au bout de quelques sonneries, il tomba sur sa boîte vocale.
Il se leva, passa nerveusement la main dans ses cheveux. Il se planta devant la fenêtre de sa chambre et observa la vue, tentant de la distinguer dans l’obscurité. Il soupira et la rappela et enfin elle décrocha.
- Tu es où ? demanda-t-il sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit.
- Monsieur…
Cette voix lui était inconnue, il regarda sur son téléphone pour être sûr qu’il avait bien rappelé Meredith.
- Qui êtes-vous ? demanda-t-il. Où est Meredith ?
- Monsieur, je suis interne au Miami Center Hospital. Je suis le Dr Long. Vous êtes un proche de Mademoiselle Grey ?
Il avait l’impression que le sol se dérobait sous ses pieds. Son cœur se serra dans sa poitrine.
- Oui, je suis son fiancé. Qu’est-ce… qui s’est passé ?
- Monsieur, je ne peux rien vous dire par téléphone, vous devriez venir.
- Dites-moi au moins, comment elle va ?
- Le chirurgien vous parlera dès votre arrivée.
Il prit aussitôt un taxi pour se rendre à l’hôpital.
« Qu’est-ce qui lui est arrivé ? Et si elle s’est fait agresser ? Quel imbécile ! Je n’aurais jamais dû la laisser partir seule ! Tout ça est de ma faute ! » Il s’en voulait terriblement. Il se sentait responsable. C’est en courant qu’il arriva aux urgences.
- Monsieur, vous désirez ? demanda l'infirmière qui était à l’accueil.
- Je cherche Meredith Grey !
- Qui ?
Un homme qui se tenait derrière la jeune femme se retourna en entendant le nom.
- Vous êtes l’ami de mademoiselle Grey ?
- Oui, Derek Shepherd.
- Dr Long, suivez-moi !
Il prit un dossier et l’accompagna vers une salle d’attente.
correction Gringo06
- Vous allez pouvoir me renseigner sur ses antécédents familiaux ?
- Oui
Derek répondit à toutes ses questions, cet homme ne laissait rien paraître.
- Dites-moi au moins comment elle va !
- A l’heure qu’il est, votre amie est au bloc.
- Mais qu’est-ce qui lui est arrivé ? Vous devez bien le savoir quand même !
- Elle a été renversée par un chauffard, sa tête a heurté violemment le sol.
- Oh mon dieu… Tout est de ma faute !
- Non Monsieur, ne dites pas ça !
- Si seulement je ne l’avais pas laissée partir… nous n’en serions pas là.
- Elle est entre les mains d’un excellent neurochirurgien.
Les heures qui suivirent lui parurent interminables. Finalement, un homme d’une cinquantaine d’années s’approcha de lui.
- Monsieur Shepherd ?
- Oui, comment va-t-elle ?
- Je suis le Dr Smith, il s’assit sur le fauteuil en face du sien. Votre amie est arrivée avec un hématome sous dural. J’ai réussi à le résorber, seulement l’hématome était placé près de la zone de la mémoire. Il faut attendre son réveil pour être sûr qu’elle n’a pas de séquelles…
- Oh non ! Je ne veux pas revivre ça…
- Comment ca ?
- Il y a quelques mois, suite à une fusillade, elle a perdu la mémoire sur des faits récents. Elle ne se souvenait plus de nous… Je ne veux pas repasser par là !
- Venez avec moi, je vais vous accompagner jusqu'à sa chambre. Elle ne devrait pas tarder à se réveiller.
Derek le suivit. En entrant dans la chambre, il la vit, elle était si pâle… tellement fragile… il rapprocha une chaise du lit et s’installa en lui tenant la main.
Il priait pour qu’elle se souvienne de lui, de sa demande… tout avait été vite entre eux depuis le début de leurs vacances. Peut être trop… justement… il commençait à croire qu’ils étaient maudits. Il avait l’impression d’être passé du paradis aux enfers.
- Meredith, je t’en prie, réveille-toi. Je ne peux pas vivre sans toi… je veux que tu souviennes de tout… Je ne veux pas que tu m’oublies encore une fois… je t’aime tellement…
Quelques larmes coulaient le long de ses joues. Il posa lentement ses lèvres sur le dos de sa main. Il sentit sa peau frissonner sous ses lèvres. Il releva aussitôt la tête, en espérant qu’elle soit réveillée, mais il n’en était rien. Il avait l’impression que cela durait depuis de longues heures.
Meredith avait l’impression que sa tête allait exploser tellement la douleur était forte. Elle ouvrit doucement les yeux. La pièce dans laquelle elle se trouvait était plongée dans la pénombre. Il y avait juste une lampe de chevet allumée. Elle sentit un poids sur sa main, elle tourna doucement la tête. Rien que ce geste lui était très douloureux. Elle sourit en voyant Derek endormi, qui lui tenait la main. Il avait l’air épuisé.
Elle se sentait encore tellement fatiguée qu’elle sombra de nouveau dans un profond sommeil.
Les premiers rayons de soleil entraient dans la chambre, ce qui suffit à réveiller Derek. Il releva aussitôt la tête. Non, ce n’était pas un mauvais rêve. C’était bel et bien la réalité. Ils étaient à l’hôpital. Meredith dormait toujours. Il se leva, sans lâcher sa main. Il se pencha pour lui déposer un doux baiser sur son front.
- Aïe !
- Désolé, je ne voulais pas…
- Ce n’est pas grave, dit-elle. Viens près de moi. Elle se décala doucement pour qu’il ait la place de s’allonger près d’elle. J’ai envie que tu me prennes dans tes bras.
Derek ne se fit pas prier. Il enleva ses chaussures puis s’allongea près d’elle et passa un bras autour de sa taille.
- Tu m’as fait une de ces peurs !
- Moi aussi, j’ai eu la peur de ma vie, elle posa sa main sur la sienne autour de sa taille. D’un coup j’ai cru que j’allais y passer. Quand cette voiture est arrivée sur moi… j’ai bien cru que c’en était fini… Tu sais à quoi j’ai pensé ?
- Non.
- A notre dispute, tellement stupide.
- J’ai une autre solution à te proposer…
- Ah oui ?
- Oui, mais avant, dis-moi que tu te souviens de tout ce qui s’est passé depuis la fusillade…
Elle ferma les yeux quelques instants puis ancra son regard dans le sien.
- Oui, je me rappelle de tout, de ta déclaration, elle lui caressa tendrement la joue. Je me souviens d’avoir quitté Jackson et de cette fusillade…
- Tu te souviens vraiment de tout ?
Meredith réalisa à quel point cette situation avait dû être dure pour lui.
- Mais ça a dû être terrible pour toi ?
- Oui, mais ça en valait la peine. Tu en vaux la peine. Tu es ce que j’ai de plus cher. Si tu savais à quel point je t’aime…
Meredith se tourna lentement vers lui. Son regard quitta ses yeux pour se diriger vers ses lèvres. Puis remonta de nouveau se perdre dans son regard intense.
correction Gringo06
Il se pencha, effleura lentement, tendrement ses lèvres avec les siennes. Elle sentait les battements de son cœur s’affoler… Heureusement qu’ils étaient allongés sur le lit, elle n’était pas certaine d’arriver à tenir debout. Elle se sentait fondre sous ses baisers.
- Je t’aime, lui dit-elle lorsque leurs lèvres se séparèrent.
Ils restèrent enlacés ainsi un moment à savourer d’être simplement dans les bras de l’autre. C’est Meredith qui rompit le silence.
- Tu ne m’as toujours pas dit quelle était ta solution pour l’appartement. Alors ?
- L’idéal serait qu’on se trouve un autre appartement ou une maison… On pourrait avoir nos propres souvenirs. Et j’avoue que je suis plus tenté par une maison.
- J’adore cette idée, même si je pense qu’une maison, c’est vraiment trop grand pour nous deux.
-Qui te dit que nous serons seuls longtemps ?
- Comment ça ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
- Je me disais juste qu’une fois qu’on sera marié, quand nous en aurons envie… on pourrait avoir des enfants…
- On pourrait… ils auraient tes cheveux…
- Et tes yeux, compléta-t-il, nous serons heureux, nous vivrons d’amour et d’eau fraîche…
- Peut-être pas quand même. dit-elle en souriant. Mais nous serons bien.
- Mais avant, nous allons devoir nous entraîner… dit-il en l’embrassant tendrement.
- Beaucoup nous entraîner, dit-elle entre deux baisers.
Le soir même, Derek appela les parents de Meredith pour leur raconter ce qui s’était passé. Il les avait rassurés mais leur avait aussi dit qu’ils devaient prolonger leurs vacances, pour la convalescence de Meredith.
Une année venait de s’écouler. Ils avaient acquis une maison sur Manhattan, qui comprenait 4 chambres. Meredith l’avait trouvée trop grande. Il lui avait répondu que cette maison était faite pour eux et qu’il valait mieux qu’ils aient de la place pour abriter la salle de jeux et les chambres d’enfants.
Il la comblait dans tous les sens du terme. Bien sûr, ils avaient quelques disputes, mais la réconciliation était merveilleuse à chaque fois.
Ils préparaient ce jour depuis un peu moins d’un an. Meredith n’en revenait pas, dans quelques minutes elle allait devenir Mme Shepherd.
Thatcher lui tendit le bras, ils traversèrent l’allée ensemble. Plus elle avançait vers lui, plus son cœur s’affolait.
Derek la mangeait littéralement du regard. Il la trouvait magnifique.
Arrivé à son niveau, Thatcher déposa un doux baiser sur la joue de sa fille et donna son bras à Derek.
Durant la cérémonie, Lexie ne put retenir ses larmes. Ellis était émue aussi. Sa fille était heureuse, c’était tout ce qui comptait pour elle finalement.
Les jeunes mariés s’éclipsèrent discrètement à la fin de la réception. Et comme promis, Derek emmena Meredith en voyage de noces à Paris, puis à Venise.
FIN
Un grand merci à ma correctrice Gringo06.