Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : Grey's Anatomy
Création : 26.08.2012 à 12h40
Auteur : Spyfafa
Statut : Terminée
« Concours n°13 du quartier, créer un OS racontant les vacances des personnages de Grey's Anatomy. (concours durant l'été 2012) » Spyfafa
Cette fanfic compte déjà 8 paragraphes

Sujet : Écrire un épisode en qui raconte les vacances d'été d'un personnage de la série, d'un couple, d'une famille...
Nous vous imposons par ailleurs quelques contraintes pour que ça soit plus marrant... Il faut donc les suivre obligatoirement.
Lieu : Votre OS ne doit pas se dérouler à Seattle.
Situation : Une balade en bateau. Elle peut correspondre à toute la durée de l'OS où juste être mentionnée.
Des mots obligatoires : "esquisse", "coucher de soleil", "coup de soleil", "ciel", "air", "photographie" (ou photo) et "massage".
Pour une meilleure lisibilité, les mots obligatoires sont en gras.
Les règles | Le forum Concours pour commenter les différentes histoires
Vous pouvez lire les 7 OS suivants :
• Balade nocturne
• Voyage de noce
• Help !
• Au chant des baleines
• Premières vacances en famille
• Des vacances pas comme les autres
• De simples vacances en famille ?
Puis voter via le sondage du dimanche 26 août au vendredi 31 août 2012.
Le gagnant de ce concours sera révélé le 1er septembre.
Je ne pouvais pas me douter qu’une telle série d’évènements terribles comme ceux-ci pouvaient avoir un point d’origine si simple et banal : une balade en bateau, pas une de ces croisières de luxe, un de ces petits tours pour voir les baleines et animaux marins. Une qu’on s’attend à faire en visitant une zone touristique en Amérique du Nord.
Pour eux ce voyage de traverser l’Amérique du Nord n’était qu’une esquisse et l’objet de beaucoup de fous rires à imaginer ce qui s’y déroulerait. En fait, c’était leur manière de plaisanter : s’imaginer les couchers de soleil romantiques, les petits massages qu’ils allaient se faire mutuellement pour éviter les coups de soleil, compter les étoiles dans le ciel dans une terre moins polluée que la leur, les petits plaisirs qu’ils allaient vivre…
Étant tous deux chirurgiens, c’était la seule chose dont ils rêvaient, ils n’avaient jamais eu le plaisir de rêvasser, ils devaient rester les deux pieds sur terre, mais ce rêve là, ils se l’étaient permis.
Owen avait vaguement abordé l’idée que ce ne soit pas qu’un rêve… après tout, vaut mieux réaliser ses rêves que de seulement y rêver… Un beau matin, passeports à la main, il ordonna à Cristina de faire ses valises, qu’ils y allaient pour de bon. Il lui intima même : « allons changer d’air, allons vivre une histoire, et pas celle de deux chirurgiens du Seattle Grace Mercy West Hospital », laissant faire son habituel « le travail avant tout » elle accepta, tout bonnement, se laissant porter par le mouvement… comme les gens du mal le faisaient.
Owen ayant prévu toute l’histoire, avait tout organisé pour ces vacances, commençant par la soirée même, en pensant au moindre détail qui pouvait importer aux yeux de sa princesse, même si parfois elle agissait plus comme une reine. La soirée débutait par un repas aux chandelles dans leur maison, puisqu’ils ne devaient pas prendre trop leur temps dans un restaurant, ne pouvant pas manquer leur vol. Il avait préparé des pâtes, rien de plus compliqué, ne voulant pas rater un mets trop compliqué. Le couple avait, par la suite, pris l’avion direction… la Colombie-Britanique… là où les paysages sont à couper de souffle, où les arbres fruitiers sont partout, où les montages sont à perte de vue…
Ils arrivèrent le matin, vers 9h00 à leur hôtel sur le mont de Banff, près du Lac Louise… une simple beauté. Le paysage était enchanteur, il différait largement de celui de Seattle. Owen empêcha Cristina de prendre le moindre café, c’était un voyage de plaisance, pas une course contre la montre comme ce l’était toujours avec elle…
Ils partirent le lendemain en bateau, et restaient une journée là où le bateau les emmènerait, avait la journée libre, et allaient revenir le lendemain soir.
Ils prirent la journée pour se relaxer, regarder le paysage, sans trop se soucier de la vie. Certes Cristina envoya un courrier électronique à Meredith pour s’assurer que tout allait bien, mais pour la première fois dans sa vie, elle semblait être décontractée, ce qui n’était pas pour déplaire à sa moitié.
Le soir, ils décidèrent d’aller se balader sur une montagne. Owen avait pris un appareil photo, sans se soucier du fait que sans lumière, il ne pouvait pas prendre de photos. En marchant sur le sentier, ils se sentaient en sûreté, main dans la main, rien ne pouvait leur arriver, qui oserait bien s’attaquer à Owen ?
Après avoir marché près d’une heure, ils s’installèrent près d’un petit ruisseau quelconque en bordure de sentier, ils n’osaient tout de même pas s’aventurer dans la forêt : dans cette province, les couguars y étaient assez communs, et un ancien soldat ne survivrait pas plus qu’un autre à une attaque féroce d’un tel fauve. Ils s’assirent et sortirent du sac à dos d’Owen deux courtes-pointes, une dont ils se serviraient comme d’un drap, l’autres comme d’une douillette, un spray contre les insectes et une bonbonne anti-ours, au cas où…
Ils s’allongèrent sur l’une des courte-pointe pour contempler les étoiles qui ornaient le ciel, telles les petites lumières qui ornaient un sapin de Noël. Le spectacle qui s’offrait à leurs yeux étaient des plus majestueux. Ils entendirent un bruit qui ressemblait à celui d’un feu d’artifice, sauf que c’en était pas un, Owen réagit automatiquement. Il sauta sur le corps de Cristina pour servir de bouclier humain à celle qui avait la place la plus importante dans son cœur. S’il devait arriver un problème à l’un d’entre eux, ça devait être à lui. Son esprit militaire lui dictait quoi faire. Il ordonna à Cristina de se cacher, mais avec des feuilles, pas question que les couleurs qui la dissimulent soit autres que celles de la nature. Après l’avoir recouverte d’un tapis de feuilles mortes et de branches. Il se mit au pas de course se dirigeant vers la source du coup de feu.
Tout ce que je pus savoir, c’est qu’il a reçu une balle à coup portant dans la tête. Le criminel fût pincer, arrêter et condamner à la prison à vie, ayant emporté 19 autres personnes dans la mort avec mon amour. Mon cœur se brisa. Je ne pouvais pas me douter qu’une telle série d’évènements terribles comme ceux-ci pouvaient avoir un point d’origine si simple et banal : une balade en bateau, pas une de ces croisières de luxe, un de ces petits tours pour voir les baleines et animaux marins. Une qu’on s’attend à faire en visitant une zone touristique en Amérique du Nord.
Situation : Lexie raconte dans son journal intime son voyage de noce avec Mark. Après une petite querelle sur la destination, les deux amoureux décidèrent de s’envoler vers le Mexique dans la péninsule du Yucatan.
27 Juin 2012 : Notre arrivée.
Cher journal, nous sommes arrivés à Cancun après sept heures de vol. Après quelques heures de route, l’hôtel nous a accueillit comme des rois. Lors de notre arrivée dans la chambre, je fus surprise car Mark avait réservé une chambre de luxe dans mon dos. Ce voyage s’annonça fantastique. Nous nous installâmes dans cette chambre au milieu de la nature luxuriante. Mark et moi décidâmes de prendre une douche. Cher journal, ce n’est pas à toi que je vais apprendre que quand je prends une douche avec Mark cela ne reste pas longtemps une douche, si tu vois ce que je veux dire. Nous nous habillâmes. Je n’avais jamais vu Mark aussi beau. Sa chemise blanche faisait ressortir ses beaux yeux bleus et sa peau matte. Quant à moi, malgré les compliments de Mark je savais très bien que ma combinaison faisait ressortir les coups de soleil pris quelques heures après notre arrivée. Nous allâmes alors au restaurant de l’hôtel qui se situait sur la belle plage au sable fin. Le maître d’hôtel nous accueillit et nous installa sur une table isolée avec deux coupes de champagne et des pétales de roses. La bougie centrale me rappela la flamme de notre amour. Mon homme et moi décidâmes de prendre des langoustines sauce citronnée. Après un bon dîner aux chandelles, nous décidâmes de rentrer dans la chambre après cette magnifique journée. Dans la chambre la soirée n’était pas finie, mais c’est tout ce que tu as à savoir. ;)
28 Juin 2012 : Premier jour au paradis.
Après nous être levé vers dix heures, nous allâmes prendre le petit déjeuner. Nous décidâmes ensuite de visiter ce somptueux hôtel. Après le lobby aux côtés futuristes, nous nous avançâmes vers les nombreuses piscines aux tailles exubérantes. Le soleil était haut dans le ciel et chaud. Nous nous installâmes sur la plage de sable blanc où nous fîmes la connaissance d’un autre couple vachement sympa. Nous nous baignâmes dans l’eau cristalline des caraïbes. J’allai ensuite voir un petit stand qui proposait des activités nautiques sympa. Je décidai de nous organiser deux activités pour nos quelques jours de repos : Une sortie snorkeling pour voir les poissons aux mille et une couleurs. J’aurais voulu faire de la plongée mais, Mark était un peu claustrophobe. La deuxième activité choisie fut une balade en bateau pour voir la barrière de corail. Ce fut ma seule activité de la journée, j’avais besoin de me reposer après cette nuit agitée. Le soir, nous allâmes dîner avec le couple rencontré sur la plage, James et Brenda.
29 Juin 2012 : Visite de la ville.
Désolé de t’avoir oublié hier pour ma soirée mais il ne s'est pas passé grand-chose pendant la soirée. Mark s’est lié d’amitié avec James et moi avec Brenda. Nous avons d’ailleurs décidé d’aller faire notre balade en bateau ensemble. Aujourd’hui Mark décida d’aller faire une balade dans la ville de Cancun. Nous décidâmes de prendre un taxi qui nous emmena directement au centre du quartier marchand. Mark voulait ramener un petit cadeau à Derek et moi à Brenda. Nous sommes devenues de vraies amis. J’ai d’ailleurs appris qu’elle habitait à Seattle à quelques pas de chez nous. Au milieu de la rue, de petites boutiques proposaient de faire des portraits caricaturés des touristes. Je décidai alors de laisser Mark dans sa boutique de vêtements et je me dirigeai vers le stand. J’expliquai au monsieur que je voulais faire une surprise à mon compagnon et qu’il ne pouvait donc pas être à côté. Je lui montrai alors une photo de mon appareil. Il réalisa rapidement une esquisse qu’il me montra. Je fus très satisfaite du résultat. Il réalisa alors une belle œuvre. Mark me rejoignît alors devant le magasin. Je lui montrai la photo ce qui le fit beaucoup rire. Malgré l’accentuation des défauts je trouvai mon homme le plus beau. Nous décidâmes de dîner dans la ville et rentrâmes à l’hôtel autour de vingt-trois heures.
Cher journal, dans quelques temps je t’annoncerais quelques chose. Mais pour l’instant je ne suis pas sûre de la véracité de cette chose.
30 Juin 2012 : Snorkeling.
Mes doutes sur « la chose » s’essoufflent petit à petit. Je suis presque sûre que dans quelques jours je devrai t’annoncer cet évènement qui bouleversera ma vie à tout jamais.
Aujourd’hui, nous faisions notre journée snorkeling. Nous embarquâmes dans une petite navette qui nous emmena à un plus gros bateau. A bord, une superbe ambiance, une musique dominicaine. Une de ces musiques qui lors de leur écoute vous rendent joyeux. Le bateau démarra vers notre cap, le sud de la péninsule. James et Brenda entrèrent dans une danse frénétique qui nous entraîne Mark et moi aussi. Nous arrivâmes dans la zone de baignade. L’air marin était très agréable et doux. Après m'être armée d’un tuba, d’un masque et de palmes, je rejoignis Brenda dans une eau à trente degrés. Mark s’habilla lui aussi de ces accessoires. Il ressemblait beaucoup à un pingouin. Mark et moi nageâmes ensemble et nous vîmes de nombreux poissons aux couleurs éblouissantes. Nous vîmes aussi de nombreuses fois des dauphins puis un petit requin. Après une bonne heure de nage, nous remontâmes sur le bateau où nous nous allongeâmes pour bronzer. Nous rentrâmes quelques heures plus tard à l’hôtel où nous nous baignâmes dans la piscine principale. Mark se rafraîchissant avec une bière. Quant à moi je préférai prendre de l’eau. Je ne me sentais pas de prendre de l’alcool. Nous dormîmes tôt ce soir-là.
1 Juillet 2012 : Journée de repos avec mon homme.
Après m’être réveillée dans les bras de Mark, je ne me sentis pas très bien. J’eus mal au ventre comme rarement. Pas une forte douleur mais étrange. Cette sensation s’accompagna d’une envie de vomir.
Aujourd’hui rien n’était prévu comme activité. Néanmoins, après le petit-déjeuner nous décidâmes d’aller nous faire masser. La cabine de massage se situait dans un coin tranquille de la plage où une petite musique asiatique se faisait entendre. Mark décida de prendre un des massages toniques tant dit que moi le massage doux. Après une bonne heure de massage, mon cœur était revigoré et ma nausée disparue.
Le reste de la journée fut agréable. Nous nous allongeâmes sur des chaises longues et toutes les heures nous allâmes nous baigner une fois dans la mer et l’autre dans la piscine. Mark répondait à mes demandes impulsives de nourriture avec joie. Une animation avait lieu l’après-midi même. Il s’agissait d’un tournoi de Beach Volley. Un des rares sports dans lequel je me débrouille. Mark et moi nous inscrivîmes.
Après deux heures de tournois acharnés, notre équipe composée de Mark, moi-même, James et Brenda gagna la partie avec pas mal de points d’avance. L’animateur du club décida de prendre une photo de l’équipe gagnante devant le coucher de soleil.
Après une bonne soirée non alcoolisée pour moi, Mark décida d’aller se coucher tôt car il voulait profiter de notre prochaine journée ; l’avant dernière.
2 Juillet 2012 : Balade dans la mangrove.
Mon mal de ventre matinal recommença et je finis par vomir. Cependant, quelques instants plus tard la douleur avait disparue. Je préférai ne pas parler à Mark de ces douleurs pour ne pas l’inquiéter.
Aujourd’hui pour notre avant dernier jour, nous allâmes comme prévu faire une balade en bateau dans une mangrove au cœur de la forêt tropicale. Nous embarquâmes et descendîmes la rivière. Des petites méduses se baladaient dans l’eau et de nombreux petits poissons nageaient dans l’eau vaseuse. La suite de la balade était à pied au cœur de la forêt. Nous nous aventurâmes au milieu des lianes et des palmiers. La lumière du jour était faible. Je vis une mygale que j’écrasai rapidement avec mon pied. La sensation fut assez désagréable. J’avais toujours redouté de rencontrer une de ces araignées velues. Heureusement que Mark ne l’eut pas vu. Il est arachnophobe. Nous vîmes aussi des crocodiles au loin.
Puis une fois rentrée nous nous fîmes beau et nous allâmes manger au restaurant japonais. Ce dernier se situait dans la tour du hobby. C’était un restaurant qui était en rotation par rapport à lui-même. La sensation était étrange mais pas désagréable. Mark commanda ses sushis préférés et moi je ne pus malheureusement pas en prendre car j’eus peur que mon problème de ventre s’aggrave de plus.
Pour cette dernière nuit au cœur de cette magnifique chambre, nous fîmes l’amour comme jamais. La fusion de nos deux corps fut belle. Il ne s’agissait plus d’un acte sauvage mais de l’amour. L’amour dans toute sa splendeur.
3 Juillet 2012 : Dernier jour et révélation.
Je me réveillai comme à mon habitude entourée des bras chaud de Mark. Je profitai qu’il dorme pour faire nos valises. C’est avec un peu de nostalgie et ma nausée abondante que je bouclai une semaine qui n’avait été que du bonheur. Une semaine indescriptible et qui m’avait rapproché de mon homme comme rarement. Cela fait du bien d’avoir du temps comme cela et de sortir de notre boulot difficile et éprouvant. Nous avions rendez-vous à l’aéroport à six heures du soir. Nous pourrions donc profiter encore un peu du soleil des tropiques.
Mark se réveilla quelques temps après. Nous allâmes prendre notre petit-déjeuner puis nous nous dirigeâmes rapidement vers la plage pour notre dernier bain de soleil. Nous passâmes quelques superbes heures entre la piscine et la mer.
Cinq heures, il fut temps de quitter l’hôtel. Nous primes un taxi et nous arrivâmes à l’aéroport quelques heures après. Nous nous enregistrâmes et passâmes la douane. Nous mangeâmes des crevettes au Bubba Gump Shrimp, le restaurant inventé suite au film Forest Gump.
Nous embarquâmes dans l’avion et nous eûmes un superbe vol en première classe. Les sept heures d’avion furent rapides et très agréables. Mark et moi nous câlinâmes pendant le voyage. Dans l’avion, mes envies impulsives augmentèrent et le personnel de bord fut très agréable. Bref, un super voyage en avion. ;)
Arrivés à Seattle, Meredith et Derek vinrent nous chercher avec Zola. Ils furent rentrés de leur voyage à Paris quelques heures auparavant. Lorsque nous vîmes la petite famille je me précipitai sur Zola pour l’embrasser. Puis je me jetai dans les bras de Meredith. Je lui annonçai une grande nouvelle, cher journal et désolé de ne pas t’en avoir parlé plus tôt je n’étais pas sûre de mes propos. Bref, je me jetai dans les bras de Meredith et je lui dis : Meredith, tu vas devenir Tata !
J'ai un problème. Vous allez me dire : on a tous un problème. Mais, là, mon problème semblait être le pire problème de tous les problèmes de la terre. Quand on est chirurgien, on côtoie les problèmes jour après jour. Une suture qui lâche, une hémorragie soudaine, ou encore une fusillade. Ce sont des problèmes de la vie quotidienne d'un chirurgien, non ? Pourtant, j'étais là, devant ma valise, et je me disais « Lexie Grey, tu as un gros problème ». Un problème d'ordre médical ? Non, un problème d'ordre... d'ordre normal. Si tant est qu'on puisse dire que j'étais normale, là, à me lamenter pour une satanée balade en bateau.
Franchement, qui avait eu l'idée de cette balade débile ? Ok, après une fusillade, on avait tous besoin de repos, c'est pourquoi nous avions choisi la côte est, mais... sur un bateau ? J'avais horreur des bateaux ! J'allais être malade, vomir sur quelqu'un et on allait encore me faire le genre de regard noir qui m'insupporte.
- Prête ?
Je me retournai et vis Meredith, dans l'embrasure de la porte, tout sourire. Comment avait-elle fait, elle, pour oublier la fusillade ? Je secouai la tête. Non, elle n'avait pas pu oublier. Jamais elle n'allait pouvoir le faire. Mais elle avait cette façon de sourire, ce regard souriant... Comment faisait-elle, bon sang ?
- Quoi ? demanda-t-elle en entrant.
- Moi ? Euh... rien ? Absolument rien. Parce que si j'avais quelque chose, comme par exemple la peur des bateaux... euh, ce n'est qu'un exemple, hein. Si j'avais cette peur, je te l'aurais dit. Après tout, on est de la même famille...
- Mini Grey a peur des bateaux ? demanda Cristina en entrant à son tour.
- Non ! m'écriai-je brutalement.
Fichue Cristina ! Elle avait l'air d'aller mieux, elle aussi. Rien ne pouvait ébranler la grande Cristina Yang.
- Si tu as peur, tu peux le dire, tenta de relativiser Meredith. Il n'y a pas de mal à ça.
- Tu parles ! marmonna Cristina.
Je fermai ma valise d'une main tremblante et me tournai vers elles, plus assurée.
- Je... non, je n'ai pas peur des bateaux, déclarai-je en faisant une esquisse de sourire, comme pour me convaincre moi-même.
- Bien, fit Meredith en haussant les épaules. Allons-y, dans ce cas.
J'allais rester dans ma cabine. Oui, voilà, c'est ce que j'allais faire. Rester dans la cabine que je partageais avec April et fermer les yeux jusqu'à ce que tout soit fini.
- Lexie, sors de là, ordonna Meredith en tambourinant sur la porte.
- Euh... non, non, je suis vraiment...
Je n'allais tout de même pas lui dire que j'avais la nausée et la tête qui tournait.
- Je... euh, j'ai dû choper un coup de soleil, ça me fait mal.
- Mais laisse-moi voir, au moins.
- Non, non, je veux rester seule, me reposer.
Je n'entendis que des froissements de tissus, puis plus rien. C'est pourquoi la voix de Meredith me fit sursauter lorsqu'elle retentit derrière la porte.
- Sloan est là.
Quoi ? Où ça ? Est-ce qu'il veut me voir ?
- Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ? mentis-je.
- Bien, je vais lui dire que tu as peur du bateau et que tu te caches.
Je l'entendis s'éloigner de la porte. Je me levai précipitamment. Si précipitamment que ma tête tourna dangereusement. En m'accrochant à la couchette d'April, je réussis à atteindre la porte et l'ouvrir.
- Meredith, attends ! criai-je dans le couloir.
Malheureusement – ou heureusement – ce n'était pas Meredith devant moi, mais Mark. Mark Sloan. Le Mark.
- Salut, Lexie.
Je marmonnai un « salut » rapide.
- Euh, je pensais que Meredith...
- Elle est sur le pont.
Zut !
- Qu'est-ce que tu fais là, Mark ?
- Je viens voir... ton coup de soleil... Si jamais je peux faire quelque chose... Un massage, peut-être ?
Son regard lubrique me fit rougir, mais je décidai de faire mine de rien.
- Sérieusement, Mark, pourquoi tu es là ?
Qu'est-ce que j'espérais ? Qu'il allait me faire une déclaration ? Me dire qu'après la fusillade qu'on avait vécu ensemble, il s'était rendu compte que ses sentiments étaient encore là ? Pfff, sombre idiote que j'étais !
- Tu veux monter avec moi voir le coucher de soleil ? proposa-t-il alors, sans préambules.
- Je... j'ai...
- Je sais que tu as le mal de mer, mais fais-moi confiance.
Lui faire confiance ? Je pouffai.
- S'il te plait, Lexie.
Il me fit son regard irrésistible – regard qui, d'ailleurs, aurait dû être interdit par la loi – et me tendit la main. Je la pris sans réfléchir et il m'entraîna vers le pont du bateau. Tout le monde était là, profitant de ces quelques jours de vacances que nous avions décidé de prendre... Histoire d'évacuer le stress... Dans mon cas, évacuer le stress par un autre stress était de loin la plus mauvaise idée qui soit.
- Regarde, me dit Mark. Là-bas.
Il me montra le ciel, avec son magnifique soleil couchant rouge orangé. Je regrettai de ne pas pouvoir prendre de photo – je n'avais pas pensé à prendre mon appareil. Je me perdis dans la contemplation de ce magnifique tableau, oubliant presque que j'étais morte de trouille... presque.
Prise de vertige, je m'accrochai à Mark de toutes mes forces et celui-ci nous éloigna de la rambarde du pont.
- Ça va aller, me rassura-t-il tandis que j'hyperventilais. Ce n'est rien.
J'entendis plusieurs commentaires du genre « Tu vois, je t'avais dit qu'elle avait le mal de mer » ou encore « Froussarde ». Je les ignorai, me concentrant uniquement sur les bras forts de Mark et sur les bouffées d'air que je prenais.
- Tu vois, il n'y a rien à craindre, tout va bien, murmura Mark à mon oreille.
Je hochai la tête, m'abandonnant à ses bras. Il m'avait dit de lui faire confiance, et moi comme une idiote, je l'écoutais ! Je le repoussai soudain, puis je me levai doucement.
- Je comprends que tu veuilles m'aider après ce qui s'est passé et je t'en remercie, mais je n'ai pas besoin de toi, Mark. Je vais bien, je n'ai pas besoin d'aide, et encore moins de la tienne.
Après cette tirade-massacre, je me dirigeai vers les autres d'un pas à demi assuré. J'avais besoin d'un remontant.
April dormait. Quant à moi, j'essayais. J'essayais vraiment de toutes mes forces, mais lorsque je fermais les yeux, c'était comme si j'enclenchais une cassette qui diffusait tous les évènements qui s'étaient déroulés durant la fusillade. Je revoyais Alex, en sang, je revoyais la panique, je revoyais l'effroi, le tireur froid en face de moi. J'entendais ce tir de balle que j'avais cru m'être destiné. Et j'avais peur. J'étais terrifiée. A côté de ça, le bateau semblait n'être qu'une abeille plus ou moins effrayante.
Couverte de sueur, et tremblotante, je me redressai dans mon lit.
- April ? murmurai-je très bas.
Celle-ci ne sembla même pas m'entendre. C'était tant mieux, au final, car je n'avais pas envie qu'elle me voit dans cet état-là. J'enfilai un peignoir par dessus mon pyjama et sortis. Je me dirigeai vers le pont. A présent, le soleil était totalement couché, laissant place au noir glacial de la nuit. Je m'emmitouflai dans mon peignoir et m'approchai de la rambarde. Je m'y appuyai, respirai l'air frais et tentai de me détendre.
J'espérais réellement que ça allait m'aider à dormir. En fait, pas vraiment. Ma panique du bateau revint brutalement, je me rendis compte d'où j'étais et je reculai précipitamment. Mon peignoir s'accrocha à la rambarde, m'empêchant de reculer. Je me penchai pour le détacher... et je basculai dans le vide en poussant un cri de terreur.
« Lexie Grey, éternelle malchanceuse, morte accidentellement en voulant décrocher son peignoir Snoopy de la rambarde d'un bateau »
Naze, comme épitaphe.
Je m'accrochai alors de toutes mes forces à la rambarde, tentai de remonter, en vain. Je sentis des bras m'agripper alors que j'allais lâcher, épuisée. Mark Sloan – qui d'autre ? - me remonta et me porta loin de la rambarde.
- Tu joues à Titanic ? ironisa-t-il.
- Ce n'est pas drôle ! criai-je, morte de panique. J'ai failli y passer.
- C'est généralement ce qui arrive quand on veut se jeter dans le vide.
- Je n'ai pas...
Je laissai tomber. J'avais quelque chose de plus urgent à lui dire.
- Mark, déclarai-je d'une voix paniquée, désespérée. Je t'ai menti. Je ne vais pas bien du tout.
Son regard se fit inquiet.
- Et j'ai besoin de ton aide.
Son aventure avec Erica s’était terminée dans un désastre, sans réelles explications, et Georges était mort. Callie n'arrive pas à chasser ces pensées de son esprit, alors qu'elle longe les rives du Saint-Laurent à bord de sa voiture de location. Quand était-ce arrivé ? Quand avait-elle perdu pareillement pied dans l'existence ?
Un écureuil surgit du sous-bois et elle réussit tout juste à donner un coup de volant pour l'éviter. Heureusement que la route est déserte, et elle se maudit de plus belle. Georges était mort en héros, mais elle n'apporte que larmes et douleur autour d'elle.
Le voyage a été long et maintenant tout son corps lui fait mal. « Ce que je ne donnerais pas pour un bon massage », soupire-t-elle.
Callie s’arrête dans un petit gîte bicentenaire de La Baie-Sainte-Catherine, afin d’éviter les touristes agglutinés vers Tadoussac. Elle finit les restes de son pique-nique de midi en zappant quelques instants avant de cogiter une nouvelle fois une bonne partie de la nuit.
Webber lui a conseillé quelques jours de vacances, mais Callie ne voit pas vraiment comment cela pourrait changer quoi que ce soit à son mal de vivre.
La voix sensuelle d’Axelle Red la réveille d’un « café » le lendemain matin. Dans la douce chaleur de la verrerie truffée de bibelot et de plantes vertes, elle savoure le petit déjeuner local : Jus de fruits, divers sortes de melons et le pain perdu arrosé au sirop d’érable.
Callie s’émerveille du paysage qui s'offre à elle. Sous le soleil de septembre, l'été indien est déjà bien entamé et les érables flamboient de jaune, d’orange et de rouge. Le ciel se marie avec les eaux du Saint-Laurent, et elle scrute l'horizon, espérant apercevoir une bosse ci et là.
Une heure plus tard, elle se retrouve, en compagnie d’une poignée de personnes, à bord d'un petit bateau à moteur, pour aller à la rencontre des baleines. Rapidement un béluga daigne se montrer, puis d'autres suivent, ainsi que deux rorquals ordinaires.
Une jeune femme blonde s'empresse de se lever pour prendre quelques photographies. Callie la trouve subitement plus intéressante à observer que les mammifères marins venus à leur rencontre. Les papillons brodés sur la blouse blanche et légèrement transparente de la jeune femme lui paraissent étranges. Puis l’objectif vient se poser sur elle, et Callie, prise sur le fait, ne peut que lui sourire.
Soudainement la petite embarcation se met à tanguer et une immense queue de cétacé fend les eaux devant leurs yeux, avant de replonger en frappant violemment la surface du fleuve.
Surprise, la jeune photographe perd l'équilibre et passe par-dessus bord. Callie, sans la moindre hésitation, plonge derrière elle. La puissance terrifiante qui émane du monstre marin nageant à ses côtés ne saurait la détourner de son objectif.
D’étranges sons parviennent aux oreilles de Callie, elle se surprend à penser que la baleine s’adresse à elle, comme pour lui indiquer où se trouve ce qu’elle recherche. Le cétacé plonge dans les abysses et là, au-dessus de son dos de couleur bleuté, elle repère enfin le corps.
« Tu peux le faire Callie, prends exemple sur Georges », s'encourage-t-elle, alors que ses poumons sont en feu.
D'une poussée désespérée, elle atteint la mystérieuse sirène à la dérive. Sa tête commence à tourner, mais elle ne lâche point son précieux fardeau. Péniblement elles remontent en direction des rayons dorés qui lui ouvrent la voie du salut.
De puissants bras les hissent à bord. A peine pris quelques bouffées d’air, Callie s’écrie : « Ecartez-vous et laissez-moi faire, je suis médecin. »
Rapidement, elle retrouve ses automatismes et libère les voies respiratoires. Au moment d’insuffler de l’oxygène à sa patiente, un léger frisson la traverse. « J’aurais préféré que ça se passe autrement pour une première fois » ne peut-elle s’empêcher de penser tout en poursuivant le massage cardiaque sous un soleil de plomb.
- Allez, bats-toi, allez, ne me lâche pas maintenant !
Au bout de quelques minutes, l'infortunée se met à recracher Amphitrite tout entier. Les convulsions passées, de magnifiques yeux saphir croisent son regard, Callie sent son cœur chavirer.
Un sourire de soulagement et d’autosatisfaction apparaît sur ses lèvres. Émue, Callie aide la jeune femme, qui se présente sous le nom d’Arizona Robbins, à se lever.
- Merci, merci infiniment… euh…
- Calliope Iphigenia Torres
Il serait sans doute plus convenable de t’inviter boire un verre, mais…
Devant l’embarras manifeste de la belle, le médecin du Seattle Grace ne peut que l’encourager en rigolant.
- Oui Arizona ?
- Nous avons un point de vue exceptionnel appelé la Pointe-aux-Alouettes… accepterais-tu de m’y accompagner pour un pique-nique Calliope ?
Entendre son prénom dans la bouche de la belle blonde, la fait définitivement fondre. Mais est-ce raisonnable d’accepter une invitation en tête-à-tête, alors qu’elle se sent psychologiquement instable ?
- Calliope ?
- Avec grand plaisir Arizona.
Après s’être défaites de leurs vêtements trempés et avoir pris une bonne douche chaude, les deux jeunes femmes se retrouvent pour une petite balade en direction de la Pointe-aux-Alouettes, où quatre siècles plus tôt, grâce à un accord commercial avec les amérindiens, ce coin de terre est devenu la Nouvelle-France.
Tout de suite en confiance, elles parlent de leur vie respective. Ainsi Callie apprend qu’Arizona est chirurgien pédiatrique à New York et qu’elle parcourt les mille kilomètres vers ce coin de paradis à chaque congé pour s’y ressourcer.
Arizona ne raffole pas de sandwichs, aussi son pique-nique se compose d’une entrée foie gras avec purée de canneberges, d’une tourtière et salade de crudités, et d’une tarte aux poires et sirop d’érable, sans oublier le Bordeaux pour accompagner les plats faits maison. De quoi envoûter encore davantage le médecin de Seattle.
Callie se sent enfin en paix, en paix avec la nature qui l’entoure, en paix avec son passé et le monde qui l’entoure, en paix avec elle-même, si ce n’est ce picotement désagréable dans sa nuque. Arizona profite de ce moment de silence entre elles, pour étudier attentivement les traits de son héroïne qu’elle trouve juste magnifique, aussi le léger plissement du front de Calliope ne lui échappe pas.
- Quelque chose ne va pas ?
C'est un peu embarrassant, mais je crois bien que cette aventure m’a gratifiée d’un bon gros coup de soleil en prime.
Arizona éclate de rire puis sort un tube d'aloès de son sac, avant de venir s'installer derrière son hôte. « C'est étrange, hier j'en rêvais et voilà que ça se produit », murmure l’orthopédiste tout bas, alors que la douceur des mains parcourant ses épaules tisse un lien solide vers son cœur.
Instinctivement ses doigts s'emmêlèrent autour de ceux de son hôtesse, comme pour affirmer de manière visible ce qui se passe dans l’invisible de leurs âmes. Arizona dépose un baiser dans son cou, avant de lui glisser à l’oreille :
- Le chant de la baleine bleue ne se trompe jamais, c’est un cadeau qu’on ne reçoit qu’une seule fois dans une vie.
Callie l’attire dans une étreinte et Arizona se laisse totalement aller dans ses bras, avant de poser sa tête contre son épaule, afin d’admirer ensemble le coucher de soleil grandiose qui se présente : Esquisse d'un nouvel amour.
Dans la vie, pleins de choses peuvent se produire. Des petites choses où l’on y apporte guère d’importance, alors qu’on aurait pu. Des choses qui ont l’air banales pour certains mais qui sont primordiales pour d’autres. Alors on essaye tout simplement de garder en souvenir ce qui nous semble important. On s’aide grâce à des textes, des photographies, des objets qui peuvent paraître anodins. Et on jette le reste, tout simplement. On efface ce qui nous semble sans intérêt ou ce dont on ne veut plus se souvenir. C’est comme ça qu’on construit notre bonheur. Garder que le meilleur. Pourquoi s’encombrer de choses qui nous font souffrir ?
20 Juillet 2012. 17h43. Paris. Aéroport Charles de Gaulle.
« Bienvenue à Paris Charles de Gaulle. Il est 17h43 heure locale. La température extérieure est de 21°C. Nous espérons que vous avez effectué un agréable voyage, et vous remercions d’avoir choisi notre compagnie… »
Callie : Pfiou ! Enfin, je commençais à avoir vraiment mal aux jambes moi !
Arizona : Ah et c’est pas fini chérie, je ne voudrais pas te décourager, mais il faut encore sortir de l’avion, passer la douane, récupérer les bagages, attendre le taxi, traverser Paris, s’installer à l’hôtel…
Callie : Ok, ok j’ai compris… Qu’est ce que je fais ?
Arizona : Prend Sofia, je vais récupérer les sacs.
Callie : Allez viens Sofia, on va aider maman à récupérer les bagages et après on va faire un gros dodo…
20 Juillet 2012. 21h38. Paris. Hôtel des jonquilles.
Arizona : Bon Sofia vient de s’endormir, j’ai à peine eu le temps de l’embrasser qu’elle dormait déjà. A croire que les 11 heures de sommeil pendant le vol ne lui ont pas suffit. Je pense qu’on est tous un peu fatigué.
Callie : Oui. J’ai prévu une soirée tranquille. J’ai mis de quoi grignoter sur la terrasse, avec un peu de vin, deux transats et le coucher de soleil en prime !
Arizona : Oh, une bonne soirée en perspective donc.
Callie : Tout à fait, et pour finir un petit massage pour se détendre après ce trajet…
Arizona : Ça me semble être un bon programme !
21 Juillet 2012. 10h12. Paris. Quartier Montmartre.
Arizona : Waouh, eh bien, ils ont l’air tous aussi doué !
Callie : Ah ça, ce n’est pas toi qui ferait ça. Peut-être même que Sofia pourrait mieux dessiner que toi !
Arizona: Oh ça va hein! J’ai d’autres qualités aussi.
Un des artistes : Mesdames, voulez vous une esquisse de votre portrait ?
Arizona : Heu… Non Merci. On regarde juste.
Arizona : On retourne vers la basilique ?
Callie : Oui, on va essayer de trouver par où il faut passer pour éviter de monter toutes ces marches avec la poussette.
Arizona : Let’s go !
21 Juillet 2012. 14h57. Paris. Quelque part sur la Seine.
« Mesdames et Monsieur, bienvenue à bord de la croisière « la balade en scène ». Nous vous informons que tout au long de notre croisière, un bar est à votre disposition à l’étage. Pour toute information… »
Callie : Je crois que tu as eu une excellente idée de faire cette balade en bateau aujourd’hui ! Le ciel est dégagé, et le vent nous rapporte un peu d’air frais. C’est juste parfait !
Arizona : D’ailleurs, tu as pensé à prendre la crème solaire pour Sofia ?
Callie : Oh, oui, je l’ai ! Tu veux que je lui en mette ?
Arizona : Oui, s’il te plait, je ne tiens pas à ce qu’elle prenne un coup de soleil.
Callie : Hum, on ressent le pédiatre qui parle…
Arizona : Tu parles, tu aurais fais pareil !
Callie : Tout à fait. Mais tu sais bien comme j’aime te taquiner…
Arizona : Ah ça… Je le sais oui !
« … Sur votre gauche, vous pouvez observez la Tour Eiffel, construite en… »
Arizona : Oh Callie vite l’appareil ! Je vais prendre des photos !
Callie : J’arrive !
Arizona: Ah Merci ! Attention, Cheeese !! Oh, tu es magnifique. Une ensemble maintenant !
Callie : Attend je vais la prendre. C’est parti ?! 1… 2… 3 !
Parfois, nous n’avons pas besoin de d’aide pour se souvenir. Vous pensez devoir garder quelque chose de matériel pour ne pas oublier. Mais en réalité les vrais moments, ceux qui font ce que vous êtes, ce qui changent une vie, ceux là, ils se gravent automatiquement dans votre mémoire et vous ne pouvez rien y changer. Et bien souvent, si on aurait du parier, on aurait jamais miser sur ceux là.
Des vacances pas comme les autres
Après des semaines de travail sans aucune interruption, une pause bien méritée d’une semaine a été accordé à nos chirurgiens préférés. Tandis que Derek et Meredith ont décidé de passer leurs vacances en croisière le long du Mississippi à bord du bateau « Princesse Océane », Cristina et Owen ont, eux, décidé de profiter des bienfaits des salons de massage et du grand air de la côte Ouest.Quant à Mark, qui se remet difficilement des récents évènements, il a décidé de se rendre à Santa Monica pour touver du réconfort auprès d'Addison Montgomery.
Tandis que chacun arrivèrent à bon port, certain remuant ciel et terre pour y parvenir, Derek et Meredith n'ont toujours pas donné de nouvelles d’eux à leurs collègues et amis, qui commencent à s'inquiéter et des mauvais souvenirs reviennent à leur mémoire.
En effet, alors qu’ils descendaient le fleuve en regardant un somptueux coucher de soleil, un petit filet d’air remuant la chevelure angélique de Derek, un terrible accident se produisit à l’intérieur même du bateau : Meredith eut tout juste le temps d’esquisser un mouvement de bras qu’un homme, reconnaissable entre tous en raison d’un énorme coup de soleil reçu sur la figure, se précipita contre la balustrade, la photo d’une jeune femme à la main, et déclara : « Au secours ! Au secours ! Ma femme vient de tomber dans l’eau et elle ne sait pas nager ! ».
N’écoutant que son courage, Derek enleva ses chaussures et sa veste puis plongea dans l’eau étonnement froide à cette époque de l’année. Après de longues minutes à rechercher la malheureuse personne, tandis que Meredith réconforte le mari en lui disant que Derek est le meilleur chirurgien du monde, qu’il va le sauver, rien n’y fait et l’homme commença à angoisser et fit un infarctus. Au même moment, Derek repêcha finalement la jeune femme qui était mal en point, et après plusieurs massages cardiaques, elle s’en sorti et Derek rejoint alors Meredith pour tenter de sauver la vie du jeune homme. Finalement, il fut sauvé sans trop de problème et après avoir reçu les félicitations de tout l’équipage, ils entreprirent le retour vers le Seattle Grace Hospital.
A leurs retours à l’hôpital, chacun raconta ses vacances et après un petit récapitulatif de toutes leurs péripéties, ils reprirent tous leur travail en pensant aux prochaines vacances qu’ils pourront avoir, mais ça c’est une autre histoire !
De simples vacances en famille ?
Meredith et Cristina sont dans un couloir du SGH, un café à la main, en train de discuter.
Cristina : Prêtes pour ces vacances ?
Meredith : Je ne sais pas trop. J’appréhende un peu la chose.
Cristina : Tu as déjà vu sa mère et deux de ses sœurs et à mon avis ça ne peut pas être pire que « Mama Burke ». Si ça ne va pas, Derek sera avec toi et tu peux m’appeler.
Toutes les deux retournèrent à leur travail.
En fin d’après-midi, Meredith et Derek retournèrent chez eux afin de prendre les valises. Ils montèrent en voiture en direction de l’aéroport, où ils prirent l’avion. Une fois dans l’avion, ils discutèrent.
Derek : Tu ne discutes pas beaucoup. Quelque chose ne va pas ?
Meredith : Je ne sais pas comment vont se passer les vacances. Je ne les ai vu qu’une seule fois.
Derek : Il ne faut pas t’inquiéter. Elles ne vont pas te manger. Tu n’y vas pas toute seule. Je serais avec toi.
Quelques heures plus tard, ils arrivèrent à New-York, où ils furent accueillis par Carolyn Shepherd.
Carolyn : Ah mon chéri, que je suis contente de te voir avec Meredith !
Derek : Bonjour maman.
Meredith : Bonjour Carolyn.
Carolyn: Venez, venez. Tout le monde vous attend à la maison.
Derek : Mais maman, qu’est ce que tu as encore organisé ?
Carolyn : Tu verras bien et je suis sûre que ça te plaira.
Carolyn les emmena dans sa maison de New-York. En arrivant, le couple fut surpris. Les sœurs de Derek les attendaient. Ils se firent la bise et discutèrent un peu avant d’aller dormir. Le lendemain matin, ils se retrouvèrent autour de la table du petit-déjeuner.
Carolyn : Alors, comment s’est passée la nuit ?
Meredith : Un peu difficile avec le décalage horaire, mais on va s’y habituer.
Derek : Maman, qu’as-tu prévu pour aujourd’hui ?
Carolyn : Ce midi, nous irons au restaurant. J’ai réservé une table sur un ferry.
Amelia : Pour vous, ce n’est pas nouveau.
Meredith : Effectivement !
Quelques heures plus tard, ils montèrent à bord de ce bateau. Tout en déjeunant, ils purent admirer la ville. Ils étaient d’humeur joyeuse et n’avaient pas envie de s’en aller. Ils discutaient de tout et de rien, quand tout à coup, Carolyn posa une question.
Carolyn : Meredith, tu viens bien de Boston ?
Meredith : Effectivement.
Elle se demandait pourquoi elle lui demandait ça.
Carolyn : Et si vous aviez la possibilité de revenir dans la région, vous le feriez ?
Le couple se regarda et Derek prit la parole.
Derek : A vrai dire, on ne s’est jamais vraiment posé la question …
Meredith : … Nous avons notre vie à Seattle, avec nos amis et nos collègues. C’est une superbe ville.
Derek : J’ai quitté NY pour Seattle. J’y ai rencontré la femme de ma vie. Je suis heureux et pour le moment, on n’a pas l’intention de revenir ici.
Kathleen : On viendra vous voir et découvrir Seattle. Tu ne trouves pas que c’est une bonne idée maman ?
Carolyn : Je suis un peu déçue, mais le principal est que vous soyez heureux.
A la fin du repas, ils firent un tour à pied sur le ferry. Ils s’arrêtèrent un instant et prirent une photo de famille en souvenir de ce moment.
Les sœurs de Derek emmenèrent Meredith avec elles pour un massage, afin d’en savoir plus sur elle.
Nancy à Derek : Ne t’inquiètes pas, on te la ramène !
Carolyn et son fils s’assirent sur un banc pour discuter.
Carolyn : Alors, où en es-tu avec Meredith ?
Derek : Comme je te l’ai dis tout à l’heure, je vis la vie qui me plait.
Carolyn : Tu as des projets ?
Derek le sourire aux lèvres: Je ne sais pas si j’ai envie de te le dire !
Carolyn : toi, tu me caches quelque chose ! Raconte tout à ta maman.
Derek vérifia les alentours, sortit quelque chose de sa poche et le montra à sa mère. Puis, il le rangea. Elle avait les larmes aux yeux.
Carolyn : Je suis fière de toi Derek !
Elle le prit dans ses bras. En fin d’après-midi, la petite famille retourna chez elle. Ce soir, Derek avait prévu de sortir avec Meredith. Il monta dans sa chambre.
Derek : Meredith, ça te dis de sortir ce soir ?
Meredith : J’ai bien envie que cette belle journée continue, donc j’accepte. Qu’est-ce que je dois mettre ?
Derek : Habilles toi simplement.
Meredith mit un débardeur et un short. Ensuite, elle descendit dans le salon, vêtue d’un pantalon beige et d’un polo.
Derek : On y va ?
Meredith : Oui. Tu as prévenu ta mère ?
Carolyn arriva.
Carolyn : Oui, ne vous inquiétez pas, il m’a prévenu.
Meredith et Derek : Bonne soirée !
Carolyn : Vous aussi.
Elle fit un clin d’œil à Derek alors que le couple quittait la maison. Ils partirent à pied et se dirigèrent vers un pont. Ils étaient tranquilles et respiraient l’air frais.
Meredith : Finalement, je suis contente d’être venue ici. J’appréhendais pour rien.
Derek : Je te l’avais dis !
Il l’embrassa.
Meredith : Tu m’emmènes où là ?
Derek : Ça, c’est une surprise !
Meredith : J’espère que l’on ne va pas devoir traverser toute la ville. Non pas que ça me déplairait, mais mes jambes risquent d’avoir du mal.
Une fois arrivés à l’autre extrémité du pont, ils marchèrent encore quelques mètres et arrivèrent sur une plage. Ils assirent face à l’océan et admirèrent le ciel. Ils eurent le droit à un magnifique coucher de soleil. Puis ils déplièrent un panier qui était déjà là. Derek alluma des bougies et ils purent dîner tout les deux.
Alors que la nuit était tombée, Derek emmena Meredith faire un tour. Au début, ils marchaient sur le sable, puis, ils montèrent sur un ponton. Ils virent un banc où ils s’asseyèrent. Derek se mit face à Meredith et prit la parole.
Derek : On s’est rencontré dans un bar et on a eu une aventure. J’ai voulu continuer cette histoire et j’ai du m’acharner pour y arriver. Je ne t’ai pas tout dit sur moi et Addison a tout brisé. On a finit par se remettre ensemble et je peux te dire que ne pas avoir été avec toi pendant plusieurs mois a été atroce. Aujourd’hui, je ne veux plus te quitter et fonder une famille avec toi.
Il marqua une pose, sortit de sa poche ce qu’il avait monté à sa mère l’après-midi même. Meredith avait les yeux qui brillaient, alors qu’elle n’aurait pas pensé il y a quelques années se marier.
Derek : Acceptes-tu réaliser mon rêve ?
Meredith : Bien sûr que oui !
Il lui passa la bague au doigt et ils s’embrassèrent sous le ciel de New-York. Le baiser n’en finissait pas et c’est à bout de souffle qu’ils se séparèrent.
Meredith en regardant sa bague : Grace à toi, je suis la femme la plus heureuse du monde.
Derek la prit sous son épaule et ils marchèrent le long de la plage.
Meredith : On va où maintenant ?
Derek : Suis moi, tu verras bien …
Finalement, ils retournèrent là où Derek avait fait sa demande. Ils montèrent un petit escalier et arrivèrent dans un appartement. Meredith avait les yeux grands ouverts.
Meredith : Tu as carrément pris un appartement !
Derek : On sera tranquilles ici, au moins.
Elle tira les rideaux. Ils aimaient toujours autant cette vue. Ils se dirigèrent vers le lit et passèrent la nuit à s’aimer et à fêter leurs fiançailles.
Au petit matin, Derek se leva et prépara le petit-déjeuner et l’apporta à sa futur femme qui dormait encore. Il l’embrassa dans le cou.
Meredith : Mhhh … J’aime ces réveils là !
Derek en lui donnant le plateau : C’est pour toi.
Meredith : Encore mieux !
Ils passèrent la matinée dans cet appartement. Le midi, ils mangèrent un bout sur un ferry. Ensuite, vu que le temps le permettait, ils s’installèrent sur des chaises longues pour se détendre et prendre un bain de soleil. Derek dessina une esquisse dans le dos de Meredith. Elle se retourna pour l’embrasser et lui glissa un mot à l’oreille.
Meredith : Moi aussi je t’aime.
Et c’est ainsi que se déroula la fin du séjour à New-York.
Quelques jours plus tard, Meredith et Derek étaient à l’aéroport de Seattle et se tenaient par la main. Cristina les attendait, accompagnée d’Owen.
Cristina : Alors les amoureux, ce voyage à New-York ?
Meredith en retournant vers la voiture : Que du bonheur !
Cristina : Je vois que vous avez profité du soleil. Vous avez attrapé des coups de soleil.
Derek : Autant en profiter quand il y en a. Ici, ce n’est pas tous les jours qu’on le voit.
Owen : D’après ce que je vois, tout s’est bien passé.
Derek : En effet.
Cristina : Tu vois Meredith, les Shepherd ne t’ont pas mangée. Qu’avez-vous fait de beau pour être aussi souriants ?
Meredith montra sa main.
Cristina surprise : Meredith Shepherd, ça sonne bien.
Meredith et Derek s’embrassèrent.