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Série : Greek
Création : 11.01.2012 à 19h59
Auteur : koala
Statut : Terminée
« Concours d'écriture, thème 1 » koala
Cette fanfic compte déjà 4 paragraphes
« Pathétique : adj. Qui suscite l'émotion et la pitié »
Voici la définition que vous pourriez trouver si vous cherchiez le mot « pathétique » dans le dictionnaire. Cependant, si vous interrogiez Ashleigh Howard, elle pourrait très bien vous résumer tout cela en deux mots : Casey Cartwright.
La nouvelle présidente des ZBZ se trouvait actuellement assise dans la cuisine de ladite sororité, plongée dans ses pensées. Voilà une semaine que sa meilleure amie, sa sœur était enfermée dans leur chambre et passait ses journées à avaler des aliments tous plus caloriques et malsains les uns que les autres tout en regardant des comédies romantiques et autres téléfilms à l’eau de rose.
Casey venait de rompre avec son petit-ami, celui-ci ayant décidé d’accepter l’offre de Caltech, donc rien de plus normal que de compenser cette perte en nourriture et films.
Mais les choses avaient commencé à se gâter lorsque Casey avait décidé que le déni et le laisser-aller deviendraient ses nouveaux camarades. C’est là qu’Ashleigh avait commencé à se poser des questions.
Si un garçon avait vraiment compté (plus que les autres) c’était bien le jeune président des Kappa Taus, et pourtant lors de leur rupture la belle blonde avait pleuré, mangé, avoué que « son Cappie » lui manquait puis elle avait repris sa vie d’étudiante et membre de ZBZ. Mais là, rien. Elle se contentait de manger et regarder la télé, point final. Pas une parole à propos de LA chose, pas un seul effort pour paraître présentable, juste une douche par jour.
Ashleigh était tellement perdue dans ses pensées, qu’elle n’entendit pas la porte de la cuisine s’ouvrir pour laisser entrer le cadet Cartwright. Lui aussi était préoccupé par l’état de sa sœur, il se doutait bien que le départ de Max la chamboulerait mais à ce point ?
Un soir, il s’était demandé si Jen K avait été ainsi le jour où il l’avait quitté, si c’était ainsi que les filles réagissaient après une rupture.
Rusty finit par trouver le silence pesant et décida, face au manque de réaction d’Ashleigh, de faire connaître sa présence.
Ashleigh (sursautant lorsqu’elle se rendit compte de la présence de Rusty) : Cela fait longtemps que tu es là ?
Rusty (s’asseyant sur une chaise à côté d’Ashleigh) : Nan. (Après une courte pause) Du nouveau ?
Ashleigh (poussant un long soupir) : Toujours rien. Tu sais ce qui m’étonne ? Même quand elle a plaqué Cappie les choses ne sont pas allées aussi loin. Et pourtant tout le monde et j’insiste sur « le tout le monde » savait que Casey était amoureuse de Cappie.
Rusty (fronçant les sourcils) : Elle aimait Max non ? Peut-être même qu’il était plus important que Cappie !
Ashleigh : Franchement Rusty, sois un peu réaliste ! Je veux bien que Max soit ton ami, que vous passiez de supers soirées à inventer des machines pour cloner des trucs ou autre inventions bizarroïdes, et que ça devait te faire plaisir de voir ton ami avec ta sœur mais… comment formuler cela…
Rusty : Qu’est-ce qu’une fille comme elle faisait avec un mec comme lui, c’est çà ?
Ashleigh : Je ne l’aurais pas formulé ainsi mais oui. Ils étaient mignons ensemble mais inutile de se faire des illusions, tôt ou tard ils auraient fini par se séparer. Il déteste tout ce qui concerne le système grec et elle ne comprenait pas la moitié des choses qu’il lui racontait ! Comment tu voulais que ça fonctionne ?
La question demeura sans réponse. Aucun d’eux ne savait quoi ajouter sur le sujet, quoi faire pour aider Casey.
La porte de la cuisine s’ouvrit de nouveau pour laisser entrer la petite sœur de Casey, Rebecca Logan.
Rebecca (observant tour à tour Rusty et Ashleigh) : J’interromps une des réunions du club « Sauvons Casey !! » ?
Ashleigh : Qu’est-ce que tu veux Rebecca ?
Rebecca : Casey n’est peut-être pas ma meilleure amie mais il serait temps qu’elle sorte de sa crise. Rester ainsi ne fait que nuire à l’image des ZBZ et je pense qu’il est temps que quelqu’un lui botte un peu les fesses !
Sur ces belles paroles, la jeune femme ressortit de la cuisine comme elle en était venue.
Ashleigh (un léger sourire aux lèvres) : Et bien si ce n’est pas une jolie déclaration de Miss Logan !
Rusty : Je ne veux même pas imaginer ce que ça doit être d’être son copain, (réprimant un frisson) flippant !
Ashleigh (riant aux mimiques de Rusty avant de reprendre son sérieux) : Elle n’a peut être pas complètement tord à propos de Casey.
Rusty : Lui botter le derrière ? Je tiens à ma vie donc je te laisse le soin d’expérimenter cette théorie seule.
Ashleigh (se levant) : Merci du soutient Mr Trouillard ! Je te tiens au courant si j’ai du nouveau.
Rusty accorda un dernier sourire à Ashleigh avant de quitter la cuisine des ZBZ afin de rejoindre sa propre fraternité.
Lorsqu’il pénétra dans le salon des KT, il trouva Cappie, Wade et le Brouteur affalés sur le canapé débattant sur un sujet des plus importants : « La soirée de demain, c’est vodka-citron ou whiskey-Coca ? ». Débat immédiatement interrompu lors que le président des Kappa Taus remarqua son petit frère.
Cappie : Ne serai-ce pas le jeune et brillant Baveux qui nous gratifie de sa présence en ces lieux sacrés ?
Cappie et son côté théâtral…
Rusty : J’étais… occupé.
Cappie (se levant du canapé pour attraper le jeune homme par l’épaule et le conduisant à l’étage) : Raconte tout à tonton Cappie ! Une nouvelle Mme Cartwright en vue ? Une nouvelle machine qui va faire exploser la planète ?
Cappie continua à énumérer des possibilités de plus en plus farfelues (Cappie peut avoir une imagination très débordante) jusqu’à ce que les deux amis arrivent dans sa chambre.
Cappie (s’asseyant sur son lit et invitant Rusty à en faire autant) : Sérieusement le Baveux, ça fait bientôt une semaine qu’on ne t’a pas vu et ce n’est pas une période d’examens donc… accouche !
Rusty (se mordant la lèvre inférieure) : J’avais des choses à faire… et avec les cours et tout… voilà.
Cappie (regardant fixement son ami) : Tu te mords la lèvre, signe que tu es nerveux. Qu’est-ce que tu as encore fait ?
Évidemment Cappie savait que Max avait accepté l’offre en Californie, il se doutait également que lui et Casey avaient rompu.
En tant qu’ami, il voulait aller voir Casey et s’assurer qu’elle se portait bien mais une petite voix lui avait conseillée d’éviter la jeune femme. Après tout, ce n’était un secret pour personne que Cappie et Max se détestaient cordialement, que Cappie souhaitait plus que tout reprendre son histoire avec Casey.
C’est pourquoi aller la voir, la bouche en cœur en lui disant « Je suis vraiment triste et désolé pour toi » aurait été d’une hypocrisie monstre (digne d’Evan Chambers).
De son côté, Rusty savait pertinemment que son grand frère nourrissait toujours de profonds sentiments pour sa sœur et il aurait aimé pouvoir tout lui dire, faire de Cappie le preux chevalier allant sauver sa princesse en détresse. Mais la princesse en question était Casey et la dernière fois qu’il était intervenu dans ses affaires de cœur, cela lui avait valu un œil au beurre noir et un petit tour en prison.
Mais tant pis ! Il accepterait tous les coups du monde si cela signifiait que sa sœur allait bouger un peu alors il raconta tout à Cappie, de l’état de Casey, aux discussions avec Ashleigh et à la théorie de Rebecca.
Le cœur de Cappie se serrait un peu plus à chaque mot sortant de la bouche de Rusty. Un sentiment de honte et de regret s’emparèrent également de lui, il aurait du être là, il aurait pu la protéger comme il l’avait promis un soir alors qu’il la regardait dormir dans ses bras.
Dès que Rusty se tut, le jeune homme bondit du lit, attrapa une veste dans son armoire et sortit de la chambre en lançant un « Je vais faire changer les choses » à Rusty. Ce dernier sourit avant de sortir son téléphone et d’envoyer un bref message.
Chez les ZBZ, Ashleigh faisait les cents devant sa chambre, elle ne savait pas comment aborder la situation. Crier ? Parler calmement ? Faire de l’humour ? Elle répétait de nombreux scénarios avant de les éliminer un à un.
« Rrrrrrr ! Je vais finir par envoyer Rebecca directement ! Elle au moins saura quoi faire ! Nan nan nan ! Casey est mon amie, à moi de trouver une brillante idée»
Heureusement pour elle, son téléphone portable lui fournit une excellente distraction. Son écran lui annonçant un SMS de Rusty, elle l’ouvrit pour découvrir « Je t’envoie du renfort ».
Confuse, la jeune femme rangea son téléphone avant de descendre dans l’entrée et voir quel renfort Rusty lui avait envoyée.
Sa curiosité fut rapidement satisfaite lorsqu’elle vit Cappie s’arrêter en face d’elle, essoufflé.
Cappie (en riant légèrement) : Je crois qu’en résolution je vais écrire « Faire plus de sport !»
Ashleigh (ne relevant même pas la note d’humour du KT) : Tu es l’aide qu’envoie Rusty je suppose ?
Cappie (un grand sourire sur le visage) : Tout juste Auguste ! Cappie à la rescousse ! Vous avez un souci ? Appeler Cappie !
Ashleigh (d’un ton sec) : Cappie !
Cappie (devenant sérieux) : Je sais que je ne suis pas… enfin tu vois…bref ! Casey est mon amie et je veux l’aider.
Ashleigh (arquant un sourcil) : Casey ? Ton amie ? Franchement Cappie, tout le monde savait que tu ne pouvais pas supporter Max et que tu espérais secrètement récupérer Casey. Il n’y a que Casey pour croire aux licornes et aux pays des rêves bleus mais ce n’est pas le sujet ! Je ne suis pas sûre que tu sois le mieux placé pour l’aider.
Cappie : S’il-te-plait Ashleigh. Même si tout ce que tu as dit avant est juste, je… je veux aider Casey… je l’aime trop pour la laisser ainsi.
Les dernières paroles de Cappie étaient sorties doucement, d’une voix à peine audible, comme celle que l’on utilise pour confesser un secret. Mais ce n’est pas cette voix qui convainquit Ashleigh mais les yeux de Cappie. Elle pouvait y voir tout l’amour qu’il portait à Casey mais aussi la peine que la situation lui causait ; et face à cela, la jeune femme ne pouvait qu’accepter l’aide du jeune homme.
Cappie la remercia avant de monter le grand escalier des ZBZ et se diriger vers la chambre de celle qui détenait son cœur. Il prit une grande inspiration avant de frapper à la porte et d’entrer.
Sa première impression : Waow.
Sa deuxième impression : On dirait ma chambre.
Sa troisième impression : Double Waow.
Petite description de la scène : Casey est affalée sur son lit, des emballages de gâteaux et sucreries en tout genre autour d’elle. Sa tenue comporte des traces de chocolat et de sauce tomate (du moins ça y ressemble) et semble indiquée qu’elle et Casey sont devenues de très bonnes amies, au point de ne plus se quitter!
Cappie aurait pu décrire la scène comme « la vision d’un de ses frères, vautré dans sa chambre après une soirée trop arrosée ».
La jeune femme en question tourna brièvement la tête vers la porte d’entrée, histoire de voir qui venait encore la déranger. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle se rendit compte de la présence de Cappie !
Ses yeux restèrent ancrés à ceux du jeune homme, une profusion de sentiments naissant en elle : tristesse, colère, satisfaction, irritation, étonnement, agacement, joie. Ne sachant pas lequel exprimer, elle décida de faire ce qu’elle faisait depuis une semaine : rien.
Cappie (s’approchant du lit de Casey) : Continue comme çà et tu pourras participer au prochain concours « quel KT possède la pire chambre ». (Jetant un bref regard autour de lui) Et je pense pouvoir te dire que tu as de fortes chances de gagner !
Casey ferma les yeux. Avec un peu de chance il fera comme tout le monde, face à son silence il finira par comprendre qu’elle voulait qu’on lui fiche la paix et qu’il partirait. Seulement c’était sans compter sur la ténacité du président des Kappa Taus !
Cappie : Je dois dire que je suis un peu perdu, je veux bien que Max soit une nouveauté et que tu te sois emballée et bla bla bla mais de là à te comporter ainsi… ça me dépasse ! Tu es Casey Cartwright, ancienne présidente des ZBZ qui a su remettre sur pied sa sororité quand elle coulait. Tu ne t’es jamais laissé abattre, surtout pas par un petit crétin avec qui, je dois souligner, tu comptais rompre. Washington ? Tu te rappelles ? Le merveilleux travail proposé par Paula Baker ? Tu comptes aussi laisser tomber ou tu vas te présenter ainsi ?
Casey prit une profonde inspiration, Cappie commençait sérieusement à lui taper sur le système !
« Pour qui il prend ? Il pense être bien placé pour donner des conseils ? C’est l’hôpital qui se fout de la charité ! »
Cappie : Nan parce que je tenais à te rappeler aussi que vous commenciez à peine à sortir ensemble. Ma question est la suivante : c’est quoi ce délire ? Un caprice de petite princesse ? Parce que si c’est le cas je dois dire que tu me déçois !
Casey (criant, la voix enrouée) : LA FERME !!
Cappie l’avait poussée à bout ! Il voulait des réponses ? Il allait les avoir ! Et tant pis ça ne lui convenait pas !
Casey : Tu ne sais rien de ce que je ressens ! Tu arrives comme ça et tu crois tout savoir mais tu te trompes ! TU NE SAIS RIEN !!!!
Cappie (haussant le ton) : Et bien explique ! Tout le monde s’inquiète pour toi ! Ashleigh, ton frère, tes sœurs, moi ! On veut t’aider mais si tu restes dans ton coin sans rien dire tu veux qu’on fasse quoi ? J’ai un scoop pour toi, la télépathie c’est pas trop notre truc ! Donc si tu veux qu’on comprenne il va falloir que tu parles ! On ne sait rien ? Mais on n’attend que ça de savoir !
Le silence retomba, chacun refusant d’être le premier à baisser le regard. Cappie se rapprocha assez pour s’assoir près de Casey mais sans la toucher néanmoins.
Cappie (d’une voix douce) : On veut t’aider Casey. Tu sais, ça nous peine tous de te voir ainsi t’autodétruire pour un mec qui n’en valait pas la peine en bout de course. Alors parle-nous, parle-moi, dis moi tout ce qui te passe par la tête même si c’est pour crier, fais-le. (D’un ton presque suppliant) Je t’en prie Casey…
Casey tourna la tête, elle ne supportait de voir Cappie aussi vulnérable, elle savait qu’elle suscitait ces moments où le jeune homme redevenait un petit garçon qui voulait qu’on le console. Elle se détestait pour lui causer une telle douleur, elle ne voulait pas de son aide. Après tout, tout ce qui arrivait était de sa faute et elle ne méritait pas qu’on l’aide, elle ne méritait pas SON aide.
Mais elle était fatiguée de lutter seule, fatiguée de garder en elle ces sentiments qui la rongeaient petit à petit. Cette proposition lui semblait si attirante, comme un bain bien chaud après une journée d’hiver glaciale. Alors elle céda…
Casey (en murmurant) : Evan s’est rendu compte que Frannie ou Rebecca valaient mieux que moi, les ZBZ ont préféré donner la présidence à Ashleigh plutôt qu’à moi, Max a choisit Caltech. Même toi tu m’as laissé tomber pour les KT à l’époque. Je n’ai plus rien.
Voilà elle avait enfin avoué à voix haute ce qui lui pesait, et bien que cela la soulage elle se sentait terriblement gênée et n’osait pas regarder Cappie.
Ce n’est que lorsque le jeune homme posa sa main sur sa joue que Casey leva les yeux et croisa le regard emprunt de douceur de Cappie.
Cappie : En ce qui concerne la présidence dis-toi que tu n’es pas obligée de passer ton été à t’occuper du recrutement, de financement ou je ne sais quelle autre chose. À la place tu vas aller à Washington et tu vas montrer à Paula Baker qui est Casey Cartwright.
Pour Evan ou Max, je n’ajouterai rien, tu sais déjà ce que j’en pense.
Son pouce caressa tendrement sa joue alors qu’il réfléchissait aux prochains mots qui allaient sortir de sa bouche.
Cappie : (d’une voix à peine audible) Ce que j’ai fait lorsqu’on sortait ensemble est impardonnable, je t’ai prise pour acquise alors que j’aurai du te montrer chaque jour à quel point tu me rendais heureux. Je ne me rendais pas compte de tout le mal que je te faisais mais lorsque j’ai compris, sache qu’il ne s’est pas passé un jour sans que je le regrette.
Casey : Cappie…
Cappie (posant un doigt sur ses lèvre) : Laisse-moi finir et après tu pourras parler. Tu n’as pas tout perdu. Même si Ashleigh est maintenant occupée avec les ZBZ elle reste ta meilleure amie, celle qui s’est fait beaucoup de soucis cette semaine. Il y a Rusty qui est toujours là et qui s’est inquiété pour toi aussi. Et puis… je suis là, ce que je t’ai dit ce jour-là dans ma chambre, je le pensais et je le pense toujours.
La conversation prenait une tournure très particulière et Casey ne savait pas si elle souhaitait réellement qu’elle se poursuive ou non.
De son côté Cappie sentait qu’il ne pouvait plus faire marche arrière, il était temps que Casey et lui aient jouent carte sur table !
Cappie (prenant une grande inspiration) : Je sais que le moment est mal choisi mais il est grand temps qu’on arrête de se voiler la face aussi bien toi que moi.
Casey : Je ne vois pas de quoi tu veux parler.
Cappie (ignorant la remarque de Casey): Je tiens toujours à toi et je n’ai jamais cessé de le faire même quand j’étais avec Rebecca ou n’importe quelle autre fille, tu étais toujours dans mes pensées. Je ne vais pas sortir le mot en « A », ça serait un peu prématuré mais c’est un fait je tiens à toi ! Et…et je pense… non attend… je suis sûr que toi aussi.
Casey : Mais bien sûr que je tiens à toi Cappie ! Tu es mon ami non ?
Cappie : Un ami ? Tu es donc bornée au point de ne pas voir ce qui crève les yeux à tout le monde ? Lorsque qu’Evan t’a trompé c’est vers moi que tu t’es tourné, quand tu avais besoin d’aide pour remettre les ZBZ à niveau c’est moi qui t’ait aidé, pas plus tard que la semaine dernière c’est encore moi qui était là pour te conseiller.
Tu ne vois pas ? Chaque fois qu’il se passe quelque chose c’est vers moi que tu te tournes ! Pourquoi moi alors que tu avais à chaque fois un petit ami, une meilleure amie ou je ne sais qui, qui aurait pu t’aider ?
Casey : Je… j’en sais rien ! (Commençant à s’énerver) Si ça te gênait il fallait le dire ! (Voyant Cappie rire) Pourquoi tu rigoles ???
Cappie (prenant les deux mains de Casey dans les siennes) : Parce que c’est tout toi de t’énerver lorsque tu es face à un problème et que tu ne veux pas y répondre. Je ne t’ai pas demandé de me faire une déclaration de seize pages ou une explication de texte sur le pourquoi du comment. Je veux juste que tu arrête de faire l’autruche et que tu acceptes le fait que tu tiennes toujours à moi et pas en tant qu’ami. D’accord Miss Cartwright ?
Casey se contenta de hocher de la tête, ce n’était pas grand-chose mais pour eux, c’était suffisant.
Qu’est-ce qui se passa par la suite ? Cappie fit en sorte que Casey se rende compte qu’elle n’était pas seule, qu’elle était entourée de gens qui l’aimait et tenait vraiment à elle. Il s’assura également que la semaine suivante elle soit prête pour prendre son avion pour Washington.
Cappie (comptant au fur à mesure ses doigts) : Tu as bien ton passeport ? Ton billet ? Ta valise a tout ce qu’il faut ?
Casey (souriant) : Oui, oui et oui. Ne t’en fait pas papa !
Cappie (rougissant) : C’était un peu trop ?
Casey (riant légèrement) : Nan c’était très mignon.
« Le vol numéro 7645 à destination de Washington, embarquement porte 5. Le vol numéro 7645 à destination de Washington, embarquement porte 5 »
Cappie (mettant ses mains dans les poches de son blouson) : Et bien on dirait que c’est le moment.
Casey (jouant avec la lanière de son sac) : On dirait bien.
Ils se regardèrent un instant, ne sachant ni l’un ni l’autre quoi faire.
C’est finalement Casey qui choisit de faire le premier pas en s’approchant du jeune homme et passant ses mains autour de son cou. Automatiquement les bras de Cappie vinrent enlacer sa taille, la serrant contre lui.
Casey (le visage enfouit dans le cou de Cappie) : Merci pour tout Cappie. (Après un bref silence) Tu vas ma manquer.
Cappie : Toi aussi. Ne te fais pas de soucis, je n’ai pas l’intention de disparaitre et dans trois mois je serai là. Et puis… je compte sur toi pour m’appeler et me raconter tous les potins de Washington !
Casey laissa échapper un petit rire avant de se défaire de l’étreinte de Cappie.
Casey : Je ne voudrais pas rater mon avion.
Cappie : Çà serait fâcheux en effet.
Ils échangèrent un dernier au-revoir puis Casey commença à s’éloigner tandis que Cappie la suivait du regard.
Soudain Casey s’arrêta, fit volte-face et revient vers le jeune homme.
Cappie (confus) : Tu as un problème ?
Casey : J’ai oublié quelque chose.
Avant que Cappie ne puisse lui demander de quoi elle parlait, Casey prit son visage entres ses mains, se hissa sur la pointe des pieds et déposa un doux baiser sur lèvres du jeune homme complètement abasourdi.
Casey (souriant face à l’air de Cappie) : Maintenant je peux partir. À dans trois mois Cappie !
Cappie était incapable de former le moindre son alors il se contenta de lui sourire et de lui faire un signe de la main. Même lorsqu’elle disparut de son champ de vision, Cappie continua à sourire, elle l’avait embrassée !
Il finit par retourner à sa voiture en sifflotant, enfin les choses allaient bien se passer.
Il ne savait pas ce qui allait se passer dans six mois, un an, mais il s’en fichait parce qu’il savait que quoi qu’il arrive il aurait Casey à ses côtés. Et çà, c’est tout ce qui comptait pour lui.