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The Show Must Go On

Série : Glee
Création : 01.11.2011 à 13h33
Auteur : PicsAddict 
Statut : Terminée

« Ma Fanfiction est finie, mais je vais vous laissez languir pour que vous puissiez la lire.  » PicsAddict 

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Alors que nous sortions du lycée, Artie et Kurt accompagnés de Blaine, nous interpelèrent. Nous ne savions pas pourquoi, et nous voulions toutes les deux rentrer chez nous.

« Excusez-nous mais… Vous allez voir Mr. Schuester avant de rentrer ? Demanda Blaine.

-Nous voulions qu’il se repose pour qu’il puisse être avec vous quand vous recevrez vos diplômes.

-Vous savez, Mr Schuester n’est pas un prof comme les autres… Il nous a tellement appris, il nous a tellement apporté et soutenus. On se sent inutiles, c’est frustrant. Dit Artie.

-On comprend ce sentiment, mais voyez vous.. Oh et puis, Laura ça te dérange de faire un détour ?

-Non, bien sûr que non.

-Merci beaucoup, merci infiniment Mesdemoiselles. Remercia Kurt. »

Nous emmenèrens les jeunes dans notre voiture jusqu’à l’hôpital. Durant le trajet, aucun d’eux ne parlât. Je trouvais ça bizarre, nous avions replié le fauteuil roulant d’Artie et nous l’avions mis dans le coffre, personne n’osait parler. Une fois arrivés à l’hôpital, la plupart des jeunes étaient déjà là. Bien sûr, il était hors de question qu’ils parlent des Nationales avec Will, même s’il posait la question, ce qui arriverait bien évidemment. Nous nous apprêtions à repartir, quand une voix s’éleva plus haute que les autres, une voix détestable, irritante.

« Mesdemoiselles ? Pourquoi partez-vous ? Nous demanda Rachel.

-Laura a besoin de repos et…

-Même pas vrai.

-Ta bouche, et je vous rappelle que demain nous nous voyons.

-Oui, c’est vrai. Mais voyez-vous, nous sommes là nous. Ce n’est pas une question de sommeil.

-Bien sûr que si, un adolescent récupère plus facilement qu’un adulte..

-Laura, Cécile, vous pouvez rester cinq minutes, ça ne va pas vous tuer tout de même. Se fit entendre le patient.

-Allez, Cess’, il a pas tort, ça ne nous tuera pas.

-Bon d’accord… »

Et nous restâmes, à discuter, de tout et de rien. Les questions et réponses étaient variées tout autant que les sujets. Ces cinq minutes étaient en fait deux bonnes heures. Les pleurs que nous avions vus plus tôt dans cette chambre c’étaient transformés en rire.

« Assez parlé de moi…

-Oui, assez d’entendre pour la énième fois l’histoire de Rachel Berry. Merci. S’amusa Kurt.

-Parlons de vous deux… Dit-elle en nous désignant.

-Oh eh.. Et bien…

-Vous êtes françaises, êtes bilingues, et maintenant vous enseignez à McKinley. Vous habitiez où avant ?

-Bien évidemment en France. Répondit Laura. Et pour vous arrêter tout de suite, nous ne venons pas de la ville de l’amour, nous avons dû nous battre pour que notre rêve le plus cher devienne réalité.

-Nos familles étaient plutôt… Pas pauvres, ni riches, entre les deux. Du moins nous ne ressentions pas le besoin d’être riches. Nous avons eu droit aux moqueries concernant nos familles, mon père était ouvrier. Le World Trade Center, c’est en partie grâce à lui qu’il a vu le jour. Le Ground Zero, c’est en grande partie grâce à lui qu’il a vu le jour.

-Nous étions dans un lycée privé, autant vous donner l’idée du type de personnes qui y mettent les pieds. Des fils et filles à papa qui se croient tout permis, et qui se permettent de faire des réflexions parfois très blessantes. Conclusion, nous avons suivi des études de langues, nous séchions les cours d’anglais puisque les autres élèves avec nous ne pigeaient rien et que nous étions déjà à un bon niveau, nous faisions notre éducation toutes seules entre guillemets. Arrivées à la fin, nous avons obtenu notre diplôme, pris l’argent sur nos comptes, dit au revoir à nos familles qui étaient contre cette idée, et nous avons pris le premier avion pour New York, nous avons fait du stop, pour arriver ici. Oui, quelle idée de vouloir venir dans l’Ohio. Mais nous n’étions pas prêtes pour la vie New Yorkaise. Le côté campagne nous aurait un peu manqué je pense.

-Tellement habituées à la campagne, que trop de bruit nous aurait dérangées et puis New York c’est la ville des talents, des comédies musicales, des traders, pas celle d’un enseignant.

-Voilà, vous savez à peu près tout. Termina Laura. »

Ils nous regardaient tous, l’air surpris, comme si ce que nous avions fait était incroyable alors que nous pensions que cela allait être un vrai défi, pas du tout. La meilleure partie fut le stop.

« Wow… Vous n’aviez pas peur ? Demanda Artie.

-Il y a toujours quelque chose à faire sur terre non ? Pourquoi ne pas tenter le coup, qui ne tente rien, n’à rien. Répondis-je.

-Nous voulions changer de vie. Et nous l’avons fait. Si vous voulez, on repart.

-Non ! Non.. Restez. S’exclama Will depuis son lit. J’ai besoin de vous. Ils ont besoin de vous.

-Calmez-vous, Mr. Schue, c’était une plaisanterie. Même si vous nous détestiez, on resterait. Rigola Laura.

-On a des nationales à gagner. Avec Puckerman, on a vous laissé.

-J’aimerais bien rentrer aussi. Mlle L, pouvons nous rentrer, si ça vous dit ? Demanda Kurt, amusé.

-Mais bien sûr, nous voulions revoir les chorégraphies ce soir avec Cess’. N’est-ce pas ?

-Oui, oui. Artie, tu veux rentrer également ?

-Pas de problème.

-Je suis Kurt pour ma part. Simplifia Blaine.

-Allons-y alors ! Will, tu te reposes et ne pense pas aux Nationales, on s’en occupe. Emma, ne reste pas toute la nuit ici, où alors dors un peu. Bye les jeunes, à demain. »

Et nous filâmes vers la voiture sur le parking de l’hôpital. Kurt baillait tout ce qu’il pouvait et déposa tranquillement sa tête sur l’épaule de Blaine. Tandis qu’Artie dormait déjà la bouche grande ouverte, les lunettes de travers. Laura, regardait la route, tout en parlant à Blaine.

« Ils sont exténués. Entre les cours, le Glee Club, Mr. Schuester. On est un peu à cran, donc…

-Oui, ça vous fatigue plus rapidement. Ecoutez, Mr. Schuester va bien, et… Pour le Glee Club, donnez ce que vous avez au fond de vous. Peu importe si vous perdez ou si vous gagnez, le plus important c’est que vous le fassiez avec plaisir.

-Oui, je suis d’accord. Mais…

-Pas de ‘mais’ Blaine. Mettez-y toute l’émotion qui vous submerge, faites vivre vos chansons, faites de ces chansons, les votres, votre histoire, votre show. Disais-je tout en conduisant. »

Et nous arrivèrent devant chez Artie, il fallait le réveiller et l’aider à rentrer chez lui. Artie insista pour le laisser rentrer seul. Une fois à l’intérieur de la maison, nous repartîmes, entre temps, Kurt s’était réveillé. Mais personne ne parlait, nous déposâmes Kurt et Blaine chez Kurt, et ils nous saluèrent en partant.


PicsAddict  (01.11.2011 à 15:19)

A l’appartement, Laura et moi étions en train de répéter la chorégraphie, enfin, je répétais. Bien sûr, cela donnait quelque chose de comique et Laura ne se priait pas pour rire. Alors que je m’apprêtais à me retourner en pivotant sur mon pied gauche, je chutais en me cognant la tête contre la table basse du salon. Une grosse tâche de sang commença à apparaître sur le sol. Ce n’était pas notre semaine de chance et je me demande ce que nous avions fait au bon Dieu pour qu’il s’acharne sur nous. Heureusement, la tête c’est impressionnant, ça saigne toujours beaucoup. Mais au final, je n’avais qu’une entaille de cinq centimètres, et peu profonde. Laura voulait que j’aille à l’hôpital, mais ce n’était pas vraiment le moment. Je me suis relevée, tout en boitant. Une entorse à la cheville sans doute, mais je faisais comme si de rien n’était. La chorégraphie devait avancer, les Nationales étaient fin de la semaine, hors de question de laisser tomber les jeunes. Nous étions mercredi soir, et… Autant dire qu’il n’y avait plus qu’à croiser les doigts. Laura m’applaudit, en riant, mais elle m’applaudit tout de même. Une fois dans nos lits, je me demandais comment nous avions pu en arriver là. Pourquoi avions-nous décidé d’aider ces jeunes ? Nous aurions pu simplement donner nos cours de français, et pour l’instant, nous n’en avions donné aucun. A peine sur le sol américain, il faut que Laura se casse la gueule et se retrouve plâtrée. Il n’y a pas un instant où je pense à ces jeunes, à Emma, à Will… Une famille. A Glee Family. J’avais vraiment envie de les aider. Ils ont leurs chances de gagner les Nationales, ils sont tous talentueux, bourrés d’espoirs, d’émotions, de sentiments. Ils peuvent le faire. Je crois en eux. Si lundi ils ne reviennent pas avec les Nationales en poche, ils reviendront grandis de cette compétition. 


PicsAddict  (01.11.2011 à 15:23)

Samedi, 11h. Le jour J était enfin arrivé. Les Nationales. Les autres chorales étaient présentes dans la salle, qui était bondée de monde. Les New Directions passaient les derniers. Ce n’était pas forcément génial car ils allaient attendre un bon moment avant que les vingt-quatre autres participants ne passent. Qu’importe, ils étaient là, et espéraient que personne d’autres n’aient choisi leurs chansons. Les chorales chantaient, dansaient, improvisaient parfois, on se demandait comment ils avaient pu passer les régionales. Les noms des chorales en disaient long sur le type d’école. Il y avait les Angels, pas la peine d’être un scientifique renommé pour savoir qu’ils venaient de Los Angeles, ils étaient sûr leur territoire. Un groupe de Geek qui faisaient leur show en se servant de leur Iphone, les Websters. Les Winners, étaient une école de snob. J’ai bien cru que Santana allait les tuer sur scène tellement ils étaient méprisants. Et ils n’étaient pas les seuls. Toutes ces chorales avaient quelque chose en commun. C’était des robots certes, mais ils étaient tous taille mannequins. Pas un plus petit ni plus grand que l’autre. C’était assez impressionnant. On avait l’impression d’avoir affaire plus aux Cheerios qu’à d’autres Glee Club. Certes ils chantaient bien, leurs chorégraphies tenaient la route, le choix des chansons était bon mais… Ils ne possédaient pas les chansons. Pour eux c’étaient comme chanter dans le vide. 


PicsAddict  (01.11.2011 à 15:25)

Les groupes passaient, se ressemblant, les costumes étaient très beaux pour la plupart, certains reprenaient du Michael Jackson, bien sûr ça tournait sur Thriller et Bad. Il y a eu un Glee Club qui a repris du Elvis Presley, d’autres ont fait un medley des Beatles avec Let It Be et Hey Jude, je ne comprenais pas beaucoup le choix de ces deux chansons puisque ce ne sont que des ostinatos quasiment. Les groupes anglais fonctionnaient bien, il y a eu, donc les Beatles ensuite les Rolling Stones, nous avons eu Coldplay en plus récent… Et au milieu de nulle part, une chorale a fait entièrement du rap, en hommage à  2pac. En moi, je me disais que peut-être nous avions notre chance, Laura et Emma me regardaient plusieurs fois pendant les représentations, les jeunes eux, semblaient inquiets. Toute une semaine nous avions bossé comme des malades, que ce soit les pas de danses ou les chansons. Laura et moi étions persuadées d’être au point. Est-ce que c’était le cas des jeunes…


PicsAddict  (05.11.2011 à 13:29)

Les deux dernières chorales passèrent et nous étions tous dans une salle à part en train de nous préparer. Plus les jeunes que nous mêmes, mais c’était attendrissant de les voir s’aider les uns les autres. Les costumes se mettaient en place, doucement mais sûrement. Pour les garçons, une chemise blanche, un veston noir et une cravate noire avec des rayures rouges en diagonale ainsi qu’un pantalon noir. Les filles en robe blanche avec un joli nœud sur le ventre, rouge et noir. Ils étaient prêts. Cette année, ils n’entreraient pas par la salle, mais bel et bien par la scène. 


PicsAddict  (05.11.2011 à 13:29)

Dans la salle, plus un bruit ne se faisait entendre, c’était le silence le plus total. L’annonce passa, et on annonça les New Directions du Lycée de McKinley dans l’Ohio. La musique retentit, lentement, les rideaux se levèrent laissant apparaître, douze lycéens, la tête penchée sur leurs chaussures. Fuyant du regard, nous attentions que le spectacle commence. Des voix s’élevèrent, comme des voix célestes, puis une autre, plus rockeuse, plus rassurante et puissante. C’était Finn.

 

“Into the night
Desperate and broken

The sound of a fight
Father has spoken”

 

Chacun éleva sa voix, relevant la tête, dans leurs yeux, on pouvait distinguer toute la peur mais aussi, l’envie de gagner, ils étaient des battants, ils aimaient chanter, ils le montraient à tout le monde et ils étaient heureux.

 

“We were the kings and queens of promise
We were the victims of ourselves”

 

Ils chantaient avec leurs tripes, ce qu’ils avaient de plus cher, ils chantaient avec leur cœur, et qu’importe ce que les gens penseraient de leur prestation, ils faisaient ce qu’ils aimaient.

 

Ils se déplaçaient comme ils voulaient sur scène, reproduisant les quelques petits pas que nous avions répétés tout au long de la semaine.

Au fond de la salle nous étions avec Laura, et un homme en fauteuil roulant. Il les admirait.

 

« Into your eyes
Hopeless and taken
We stole our new lives
Through blood and name
In defense of our dreams
In defense of our dreams”

Le refrain repris par l’ensemble du Glee Club mit la salle en ebullition. La salle entière se leva, les acclama avant la fin de la chanson. Les gens sifflaient, applaudissaient, criaient. Ils étaient fans. C’était l’euphorie. Je pleurais de bonheur, tout comme mon amie Laura. Même l’homme a côté de nous, applaudissait tant bien que mal. Comme il le pouvait à vrai dire.

 

 

“The age of man is over
A darkness comes at dawn
This lessons that we've learned here
Have only just begun”

 

Les spectateurs étaient en délire. J’étais impressionnée, tout comme Laura, par le pouvoir de la musique, c’était tellement beau. Ces jeunes donnaient tout ce qu’ils avaient et la seule récompense qu’ils avaient, était ces acclamations de la foule. Pour nous, ce n’était peut-être rien, mais pour eux, cela voulait dire tellement. Puck se déplaça sur scène, ce n’était pas du tout ce qui était prévu. Et Laura me regardait avec insistance, tout comme Shannon qui venait d’arriver derrière nous. Emma était là aussi, elle me regardait, et je ne pouvais rien dire. Seul lui, se leva doucement de son fauteuil, Laura lui passa ses béquilles et s’appuya sur les sièges rouges. Tandis qu’il se rendit prês de la scène, les jeunes sur scène chantaient, ne forçant pas leur voix, chantant, restant assis sur leur tabouret, ils regardaient l’auditoire et s’en fichaient complètement de ce que les gens pouvaient penser encore une fois, ils vivaient la musique. Bad Day retentissait dans toute la salle, certaines personnes avaient allumé des briquets et les agitait au rythme de la chanson, d’autres pleuraient, d’autres paraissaient tout à fait imperturbables et même indifférents. Les jeunes continuaient, tour à tour, en chœur sur le refrain. Ils donnaient une nouvelle dimension à la chanson de Daniel Powter. Ils en faisaient la leur et pour rien au monde je n’aurais voulu que cela s’arrête.

 

Debout sur ses béquilles, il s’approchait de la scène, doucement et tranquillement avec un soupçon d’impatience. Il voulait les rejoindre, les prendre dans ses bras, leur dire à quel point il les aimait tous. Il repensait, pas à pas, depuis la première répétition, à la dernière fois qu’il les avait vus dans cette chambre d’hôpital. Ils étaient devenus, au fil des années, des amis, des membres de la famille qu’il n’avait jamais pu avoir. Finalement il était un petit peu leur père. Un père spirituel et cela ne lui déplaisait pas, il les a vus grandir, devenir de merveilleux jeunes hommes et merveilleuses jeunes femmes, ils lui ont sauvé la vie, tous. Lui rendant sa passion pour la musique, il a pu se rendre compte ô combien la musique peut faire bien des choses dans une vie. C’est une langue universelle, que nous parlons tous, que nous ressentons tous. Il l’avait compris depuis longtemps, mais il l’avait oublié, jusqu’en septembre 2009, où ces gosses lui avait fait prendre conscience de ce qui était le plus important, la vie que l’on choisit de vivre est celle pour laquelle on est passionné. C’était Emma qui le lui avait dit, il se retourna, et lui adressa un sourire des plus beaux qu’il put étirer sur ses lèvres.

 

“ They tell me your passion's gone away 
And I don't need no carryin' on “

 

Il regardait de nouveau la scène, prenant très personnellement cette chanson, qui était faite tout pour lui au final. Il pouvait voir les visages tristes, les pleurs sur leurs joues. Il était devant eux, pleurant, mais eux ne le voyaient pas. La lumière devait les éblouir quelque peu.

 

“Cause you had a bad day 
You're taking one down 
You sing a sad song just to turn it around 
You say you don't know 
You tell me don't lie 
You work at a smile and you go for a ride 
You had a bad day “

 

Ils chantaient pour leur plus grand Bonheur et celui de leur prof. Je pleurais littéralement de joie.

« Puck était si motivé pour la chanter, j’ai dit oui. On va me faire des reproches s’ils ne gagnent pas parce que c’était un choix presque personnel, mais je m’en fiche. Ils prennent du plaisir en la chantant. Quand on regarde leur visage, on voit des adultes qui ont de la peine. Les meilleures chansons parlent de nos peines, de nos douleurs, celle-ci en fait partie. Ils avaient le choix. Ils pouvaient écrire leurs propres chansons ou bien en reprendre d’autres. Ils ont repris les bases de ce Glee Club en s’appropriant les chansons et en les interprétant. En moins d’une semaine ils ont fait un boulot monstre. Bien sûr il n’y a pas de chorégraphie, mais on s’en fout. Leurs voix remplacent ce manque… »

J’avais parlé à voix haute, je ne m’en étais même pas rendue compte. Emma posa sa main sur mon épaule, Laura m’attrapa par la taille et Shannon se posta derrière moi, on regardait tous les jeunes chanter, et Will se déplaçant vers l’escalier. La chanson prenait fin, et il monta les marches une à une, lentement avec ses béquilles. Rachel prit la parole, sans même qu’on lui demande.

« Nous sommes les New Directions, et je vous demanderai une minute de plus. Il y a quelques temps, notre professeur, Will Schuester a eu un grave accident de voiture, nous ne pensions pas être présents ce soir, grâce à nos deux nouvelles profs de français, Laura qui a aussi eu un accident et Cécile ainsi que Mlle Emma Pillsbury, nous sommes ici. J’espère que ce que nous avons pu préparer en une semaine vous aura satisfait. Ces chansons, nous les dédions à Mr. Schuester, notre Mr. Schue qui a su nous rendre plus forts durant ces trois années. Les meilleures de notre vie. Le Glee Club, c’est lui, pas nous ni les chansons, lui. Il est notre père à tous, nous avons tous passé des moments difficiles, il était présent pour nous, lui et la musique.  A l’heure où je vous parle il…

-Sur scène !Hurla Kurt »

Rachel s’arrêta, tout le monde tourna la tête et vit Mr. Schuester sur ses béquilles avançant vers eux. Celui qui réagit le plus vite, c’est Puck qui se leva rapidement de son tabouret et se précipita prendre son prof dans les bras, suivi de Kurt, Quinn, Mercedes, Santana, Brittany, Finn, Artie avec sa chaise roulante, Tina, Mike, Blaine. Tous l’entrelacèrent et Finn le retint quelque peu de tomber en arrière. Chacun se retira, tranquillement, les larmes de joie coulaient sur leurs joues. Ils s’écartèrent et laissèrent place à Rachel, qui n’avait pas dit mot. L’élève et son prof se regardèrent longuement, les larmes aux yeux. Le silence était d’or dans la salle…

« Mesdames et Messieurs, William Schuester ! »

La salle se leva d’un bon et applaudit comme si c’était la meilleure performance depuis plus de quatre heures de show. Will prit Rachel dans ses bras, lui chuchotant à l’oreille un petit « Merci beaucoup » Les gens sifflaient, applaudissaient, tapaient des pieds, criaient, ils rendaient ce moment magique. Inoubliable. Finn et Puck s’approchèrent de Mr. Schuester et le portèrent sur leurs épaules en faisant attention à son plâtre à la jambe. Et ils s’en allèrent sous un tonnerre d’applaudissements dans les coulisses. 


PicsAddict  (05.11.2011 à 13:31)

Nous nous retrouvâmes, dans cette salle. Will assis dans un fauteuil beige ainsi que Laura non loin de lui. Je restais debout. Emma et Shannon à mes côtés, et les jeunes tournaient et viraient. Ils ne savaient quoi faire, l’attente était trop longue. De plus Rachel nous inventait des scénarios catastrophe. Kurt se rongeait les ongles sous l’œil bienveillant de Blaine. Artie se tapait contre un mur. Finn et Puck se faisaient des passes avec un petit ballon de football américain. Mike et Tina faisaient les cent pas. Quinn regardait par la fenêtre tout en tapant du pied. Et moi, j’étais appuyée contre le mur en face de tout ce petit monde. Je ne pouvais pas m’arrêter de penser à ce qu’ils avaient accomplit, sans notre aide, avec celle de Will, ce qu’ils avaient vécu. En une semaine, je pus me rendre compte à quel point ils étaient tous unis. Les lampes se remirent à clignoter comme avant d’aller sur scène. L’an passé ils avaient attendu dans le hall, mais cette fois-ci, ils étaient remontés dans la salle. La descente vers le hall se fit lentement, l’ascenseur fut plus rapide que nous mêmes. Alors qu’au fur et à mesure nous avancions, nous pouvions entendre les pleurs, les cris de joie. Je haussais quelque peu la voix pour demander aux autres chorales de s’écarter un petit peu, et tout le monde se retourna vers nous. A notre grande surprise, ils applaudissaient, et formèrent deux rangées pour nous laisser passer. Je me retournais vers chacun d’entre eux.

« Qui veut s’y rendre en premier ? Demandais-je. » Personne ne me répondit alors que les applaudissements continuaient. Et c’est Will en fauteuil roulant qui se déplaça vers la longue liste des vingt. « L’année dernière, j’ai commencé par le haut, nous avons perdu. Cette année, je commence par le bas, est-ce un signe ? Dit-il.»

Nous pouvions voir Mr. Schuester au bout de l’allée formée par ces autres lycéens. Et nous purent voir son corps s’abaisser, et prendre sa tête dans ses mains. C’est sans réfléchir que Mrs. Pillsbury se dirigea vers lui et s’accroupit à sa taille, lui prenant les mains dans les siennes.

« Will, Will… Regarde-moi… Ce n’est pas grave, d’accord. Ce n’est pas de ta faute, d’accord. Tout va bien se passer. »

Will releva ses yeux vers elle, avec un sourire plus que radieux sur son visage.

« Ils l’ont fait, ils l’ont fait Emma… Ils ont gagné. Ils… »

Ils s’étaient tous avancés, et je restais en retrait avec Laura et Shannon. Les hurlements de joie se faisaient entendre dans tout le hall. Cela faisait plus de dix minutes que le hall était redevenu à peu près calme, reprenant son train-train habituel, que nous entendions les joies et pleurs de nos New Directions. Ils l’avaient fait. Pour le plus grand bonheur de leurs professeurs. Shannon à côté de moi, sortit un mouchoir et s’essuya les yeux. 

« Ils le méritent amplement. Toute cette méchanceté gratuite qu’ils vivaient, j’espère qu’elle se dissipera. Et Will, quelle reconnaissance ils ont ces jeunes envers lui. Je n’ai jamais vu ça. Et non je ne pleure pas. J’ai simplement une bouse de cheval dans l’œil. »

Cette expression me fit sourire. Laura posa lentement sa tête sur mon épaule.

« Tu as su remplacer le prof qu’ils admirent et respectent bien plus que leurs propres parents. Je te félicite Mrs. Tite. Dois-je te rappeler que nous avons encore deux mois d’enseignement à faire ?

-Qu’importe les cours. Le plus important c’est qu’ils soient heureux et quittent le lycée en bons termes. Ils avaient besoin de ça… Ils vont enfin être reconnus pour leur talent. Et je suis sûr que Mr. Schuester va avoir plus d’élèves l’année prochaine. »

Malgré sa jambe dans le plâtre, les élèves du Glee Club portèrent leur professeur sur les épaules pour le remercier. Pour le féliciter. Mais Rachel se dirigeait vers nous. Et elle prit Laura dans ses bras.

« Merci pour tout. Sans vous deux, nous n’aurions rien pu faire. »

Elle me prit à mon tour dans ses bras, puis Shannon. Qu’elle remercia tout particulièrement pour la surprise qu’elle leur avait fait en faisant venir Mr. Schuester.

« Pour Monsieur Schuester, hip hip ?!

-HOURRA ! Crièrent les élèves »

Nous nous dirigions lentement vers la sortie, sourire aux lèvres. La nuit serait courte. Le retour à McKinley promettait. Nous étions tous heureux. Les nationales s’étaient passées plus vite que je ne l’avais imaginé. 


PicsAddict  (05.11.2011 à 13:34)

Le lundi suivant, à McKinley High. J’étais dans ma salle, donnant cours à la classe de Puckerman. Ce n’était pas le hasard et je me demandais de plus en plus si le Principal Figgins ne m’avait pas menti. Ils écoutaient attentivement, répondaient correctement ou non lorsque je les interrogeais. C’était assez étrange. Je pensais avoir un peu plus de mal pour ma première heure. Et pourtant c’était très facile. Peut-être était-ce dû à la présence de Puckerman ? Même Quinn écoutait au lieu de passer son heure à baver sur Noah. Peut-être que les Seniors avaient pris conscience de la fin proche du lycée, que ce n’était plus le moment de rigoler, de faire des choses absurdes et d’enfin prendre leur destin en mains et de réussir leur examen final ?

 

Dix heures sonnaient déjà dans les couloirs et les jeunes attendaient que je donne les devoirs. Le sujet était très simple. Faire un éloge. Je ne m’étais pas étendue sur le sujet plus que ça. Et je m’attendais à avoir des copies truffées de fautes. Mais j’étais professeur et il fallait à présent que je me mette au boulot.


PicsAddict  (05.11.2011 à 16:02)

Je marchais dans les couloirs de McKinley, les casiers bleus se dressant sur les côtés, ouverts, fermés, des jeunes fouillant dans leurs affaires. Tout passait au ralenti, de celui qui envoie une boulette de papier dans les cheveux d’un autre, les footeux qui se lancent une balle, Artie se déplaçant en fauteuil aux côtés de Tina et Mike, qui de temps en temps esquissaient un petit pas de danse. Finn et Puck se tenaient debout devant la vitrine où reposaient les trophées des précédentes années des Titans de McKinley. Un seul trophée était dans la vitrine des footeux, contre plusieurs dans celle du Glee Club. La scène me fit sourire, ils retirèrent leur veste de McKinley, et les jetèrent par terre. Firent demi-tour et continuèrent leur marche dans le couloir suivant. 


PicsAddict  (05.11.2011 à 16:02)

Deux mois plus tard.

 

La dernière heure de cours allait sonner, l’année était finie et chacun savait pertinemment qui avait obtenu son diplôme et qui ne l’avait pas obtenu. Les élèves du Glee Club s’en étaient très bien sortis. Puckerman l’a eu, de justesse mais il a réussi grâce aux cours d’Artie en géométrie. Britanny a eu moins de chance et a raté, elle doit donc recommencer son année, laissant partir Santana vers l’université. Bien entendu Kurt et Rachel se dirigent vers une grande école d’art. Finn a obtenu une bourse sportive et s’est fait recruter dans l’équipe de Lima. Mike a reçu l’autorisation de ses parents concernant la danse, il peut également suivre son rêve. La plupart des élèves quittaient le lycée, c’était leur dernier jour et ils n’avaient pas réellement envie de s’en aller…

 

Mr. Schuester et moi-même étions en train de ranger la salle de chant, il faisait à présent de la rééducation et cela allait de mieux en mieux. Nous rangions les partitions dans des cartons en veillant à ce qu’elles ne soient pas cornées ou autre et une question se posa.

« Comment as-tu pu leur faire apprendre Bad Day et Kings and Queens sans partition ? me demanda-t-il.

-A vrai dire, quand tu connais une chanson par cœur, la partition n’a pas lieu d’exister, elle est présente dans ta tête et tu ne l’oublies pas. Plus jeune, j’écoutais des chansons en anglais, sans paroles et j’apprenais comme ça. C’est pareil pour eux. Nous n’avions qu’une semaine et encore, et il fallait trouver quelque chose et vite. Ils voulaient tellement faire ces chansons. Puck a convaincu tout le monde de faire Bad Day quant à Kings and Queens, c’était notre choix. Elle correspondait parfaitement.

-Je les savais doués, mais à ce point, rigola-t-il. En tout cas, c’est du sacré boulot que vous avez accompli…

-Will, cela fait plus d’une centaine de fois que tu me le dis et je vais me répéter, si on a pu monter ces deux numéros, c’est grâce au travail que tu as fourni avant notre arrivée. Will, tu as rendu la vie de ces jeunes meilleure, ils se sont découverts, accepté leur différences… Tu as été comme un père pour eux.

-Je sais… Et maintenant, pas même un au revoir. Il est 15h30, les cours se finissent à 16h, et rien. Je ne les ai pas marqués on dirait.

-Arrête, je suis sûre qu’ils vont venir, dis-je en posant une main sur son épaule. Ils ne t’oublieront jamais. Moi, oui, bien sûr mais toi… Tu es un être bourré de gentillesse, qui pourrait t’oublier ? Dis-je d’une traite. »

Nous continuâmes à ranger la salle, de fond en comble, puis Laura et Emma nous rejoignirent quelques minutes plus tard, la dernière sonnerie allait retentir. Alors que Laura déposait un drap sur le piano, Sue entra en furie dans la salle de répète.

« William ! Viens vite dans la cour ! On a besoin de toi ! Paniquait-elle.

-Qu’est-ce qu’il se passe ?!

-C’est… Puckerman et Hudson, ils se battent et moi-même je n’arrive pas à les séparer, Beiste n’est pas là et personne ne sait quoi faire. »

William se força à courir comme il le pouvait dans la cour, tous les élèves de McKinley étaient présents formant un cercle autour de rien, juste devant les escaliers. Alors que nous étions derrière lui, nous restâmes avec les élèves en recul, laissant Will seul au milieu des élèves.

« Mr. Schuester, vous avez été un prof formidable. Débuta Rachel en s’avançant vers lui.

-En vous, j’ai trouvé un père. Fit de même Finn.

-J’ai appris à m’accepter. Continua Kurt.

-J’ai appris que la couleur ne faisait pas le talent. Enchaina Mercedes.

-J’ai trouvé ma passion. Suivit Mike.

-J’ai réalisé mon rêve tout en étant en fauteuil. Rigola Artie.

-J’ai compris qu’être moi-même et faire ce que j’aimais était le plus important. Avoua Santana.

-Nous avons grandi grâce à vous. Vous vous êtes sacrifié pour chacun d’entre nous. Le talent, ça n’a pas de prix. Vous vous souvenez de la première chanson que nous avons interprété, avec une véritable chorégraphie ?

-Don’t Stop Believing, marmonna tristement le professeur.

-Vous nous aviez dit qu’elle valait un 9/10, puis un 10/10… Pensez un peu à vous et don’t stop believing, comme nous l’avons fait. Termina Rachel en lui tendant une lettre. C’est une lettre qui vous concerne. »

Will regarda Rachel, puis les autres membres du Glee Club, et essaya de trouver Emma dans la foule d’élèves tout autour. Les larmes aux yeux, il ouvrit et lit la lettre, laissant ses larmes de bonheur couler.

 

« Mr William Schuester,

 

J’ai rencontré deux de vos charmants élèves dans un chic restaurant de Los Angeles, par une belle soirée de printemps. Je dois vous avouer qu’ils m’ont agréablement surprise avec leur petit duo. C’était tout ce qu’il y a de plus romantique et beau. Ils se déclaraient leur amour en chanson, mais je suis presque certaine que cette chanson vous concernait tout aussi bien. Je viens de créer une nouvelle comédie musicale à Broadway et j’aurais bien besoin d’un jeune homme aussi talentueux que vous. D’après les dires de Mlle Berry, j’ai cru comprendre que c’était votre rêve. Je vous donne cette chance de briller tout un été sur les célèbres planches de Broadway. Rejoignez moi début juillet à New York, dans la salle où était joué Hairspray, vous n’aurez qu’à donner votre nom et on vous laissera entrer.

 

Bien cordialement, Patti Lupone. »

 

Cachant ses larmes dans son bras, il se laissa aller alors que les élèves du Glee Club se serraient contre lui dans une étreinte collective. Une surprise de plus les attendait, en effet, alors que tout le monde les détestait, le lycée tout entier se mit à chanter cette mythique chanson du groupe Journey, celle qui les avaient faits persévérer pour atteindre leur rêves. Don’t Stop Believing résonnait dans la cours du Lycée McKinley, et les jeunes pleuraient tout en enlaçant leur professeur.

 Je vous assure, je me serais crue dans un film à l’eau de rose et pourtant c’est bien ce qu’il se passait autour de nous. Laura me prit dans ses bras pour un câlin également. Les jeunes se séparèrent légèrement de Will, et Emma s’avança lentement vers lui et elle vint nicher sa tête dans le creux de son cou. Il n’y avait rien de plus beau que deux êtres faits l’un pour l’autre dans les bras l’un de l’autre. Depuis le début nous savions qu’ils étaient prédestinés. Des âmes sœurs, appelez ça comme vous le voulez, mais ces deux là étaient parfaits ensemble.

 

Ce fut une année riche en rebondissements pour Laura et moi. Nous étions parties de notre pays natal pour vivre notre rêve, habiter aux States, quoi de plus beau que de faire partie de quelque chose de spécial ?

Rachel Berry a dit un jour : Faire partie de quelque chose de spécial, peut vous rendre spécial également. Si un jour on vous rit au nez parce que vous chantez, n’oubliez pas que c’est la meilleure manière d’exprimer ce que vous ressentez à l’intérieur de vous-même. Le monde autour de nous n’est fait que de méchanceté, grâce à la musique, nous trouvons tous un moyen d’échapper à cette réalité qui nous détruit. On a beau dire qu’on vit dans la meilleure famille du monde, qu’on est le plus riche, qu’on a tout ce que l’on veut, il n’y a qu’une échappatoire à tout cela, la musique. Elle est universelle et nous berce dès notre plus jeune âge. Elle est différente selon nos goûts, mais au final les thèmes sont pour la plupart les mêmes. Les meilleures chansons sont celles qui parlent de nos peines, de nos douleurs, mais celles que l’on adore chanter sont celles qui nous rendent plus forts chaque jour face à l’adversité de ce monde impitoyable dans lequel nous vivons. Pour moi, c’est la meilleure manière de dire à une personne qu’on l’aime, que nous sommes désolés, de dire à quel point on voudrait faire plus sans jamais y parvenir. Jamais, au grand jamais ne laisserez vous dire quelqu’un que votre musique c’est de la daube, parce qu’elle voudra dire énormément pour vous, vous vous l’approprierez et comprendrez chaque sous entendu de celle-ci. Personne d’autre que vous ne la connaitra aussi bien. 

 

L’année est finie à McKinley, certains Senior s’en vont, d’autres restes et tentent une nouvelle année. C’est un déchirement du cœur pour tout le monde. Les élèves s’en allèrent après avoir donné une dernière accolade à leur professeur préféré, des flash back en bataille dans chacune de leur tête, des souvenirs assez émouvants… Quinn accouchant, Finn découvrant qu’il n’était pas le père de la petite Beth, Puck chantant la chanson éponyme, Kurt rencontrant pour la première fois l’amour, Blaine ravi d’accueillir un nouveau chez les Warblers, Santana et Britanny qui s’avouent leurs sentiments, Rachel découvrant des élèves bien plus doués qu’elle, Mercedes au bras de Sam il y a de cela un an, Mike dansant avec sa maman, Tina lui disant qu’elle l’aime pour ses pas de danses, Shannon en mère Noël qui offre le plus beau des cadeaux, Sue a l’enterrement de sa sœur… Des souvenirs comme ceux-ci passaient dans les mémoires. Will était partagé, il se souvenait de Terri lorsqu’il avait appris qu’il allait être papa, d’Emma lorsqu’ils se sont embrassés pour la première fois et qu’il savait qu’elle serait la future Mme. Schuester. Non, ce ne serait pas ces moments là… Celui qu’il venait de passer serait sans aucun doute le meilleur de tous. Le bonheur, la tristesse mélangés, qui l’eut cru qu’un professeur d’espagnol et d’une bête chorale put être aussi émotif que cela en voyant ses élèves partir. Ils partaient les uns après les autres par le haut des escaliers de McKinley, Will tenant par la taille Emma, la serrant quelque peu contre lui, laissant échapper encore des larmes sur ses joues. Je restais contre Laura en les regardant partir, nous avions aidé tout le monde, et déjà, nous avions le sentiment de faire partie de cette famille qu’étaient les New Directions.

 

Rachel se retourna encore une dernière fois, nous regardant, puis partit définitivement. Will et Emma se dirigèrent lentement vers le lycée pour prendre encore leurs dernières affaires avant l’été. Et nous fîmes de même. Les vacances allaient être courtes, mais qu’importe, nous avions hâte de retrouver les élèves en septembre. La vie du lycée McKinley ne sera plus jamais la même, les souvenirs erreront pendant longtemps dans les couloirs, les chansons résonneront à chaque cours…

 

 

The Show Must Go On.

 

 

 

 

Note de l'auteur: J'aimerai remercier tout ceux qui ont lu et commenté cette fanfiction, c'est toujours un plaisir de savoir ce que les lecteurs pensent des écrits de chacun. Mon coeur va à ma meilleure amie qui est une personne extraordinaire et qui je suis sûr, me suivrait dans une aventure telle que celle-ci. Un grand, alors un énormé merci à MamyNicky qui est ma correctrice depuis plusieurs fanfictions et qui est une personne géniale! Merci à tous! <3


PicsAddict  (05.11.2011 à 16:06)

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