Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Jeunesse et protection des mineurs
Cette fanfic ne convient pas aux lecteurs de moins de 16 ans. Elle peut contenir des passages où la violence est suggérée, utiliser un langage susceptible de choquer ou comporter des scènes de sexe non explicites.
Ce pop-up te demande, lors de ta première connexion sur cette fanfic, de certifier que tu es âgé de plus de 16 ans pour pouvoir la lire. Si tu valides, ce pop-up n'apparaîtra plus. Si tu annules, ce pop-up réapparaîtra lors de ta prochaine visite.
Nous comptons sur ta franchise pour cliquer sur le bouton approprié :
Série : Dr Quinn, Medicine Woman
Création : 05.05.2011 à 20h38
Auteur : okapi
Statut : Terminée
« "Ardente plénitude" est la traduction d'une fanfiction de Pam Hunter intitulée "Heroes and fools". » okapi
Cette fanfic compte déjà 342 paragraphes
Jake approuva son jugement avec un hochement de tête et un soupir. "Tout ce que je peux dire, c'est que tout le monde ici en ville a un alibi," dit-il avec un petit sourire.
"Moi et Matthew avons parlé à tellement de personnes... même aux clients du Château... et on en a appris beaucoup sur cet homme, certaines choses pourraient probablement vous surprendre... mais nous n'avons pas encore trouvé qui a pu l'avoir tué..."
"Eh bien, je dois admettre que je suis soulagée que ce ne soit pas quelqu'un que nous connaissons qui a fait ça," dit Dorothy en balayant du regard les personnes autour de la table. "Monsieur Tilson était un homme très discret... Je ne crois pas que l'un d'entre nous pourrait dire qu'il était son ami... Je suis triste qu'il soit mort de cette manière, mais je suis contente que l'assassin ne soit pas parmi nous."
"Moi et Matthew allons finir d'écrire notre rapport au bureau du marshall de Denver demain... et puis, espérons-le, ce sera fini," dit Jake.
Plusieurs personnes hochèrent la tête autour de la table.
"Et après, on pourra tous penser à ton mariage, Matthew... dans moins d'une semaine, tu seras un homme marié," annonça Dorothy, déterminée à détendre l'atmosphère. "Cette ville a besoin d'un événement heureux, comme un mariage, après ce qui s'est passé récemment."
Plusieurs personnes rirent dans leur coin et lancèrent des sourires à Matthew, ce qui le fit rougir, et il baissa les yeux avec gêne vers la nappe.
Malgré le fait qu'il détestait être le centre d'attention, il prit la main de Kathleen et la porta doucement et rapidement vers ses lèvres.
Michaela, observant l'embarras de son fils avec indulgence, fut surprise lorsqu'elle sentit une légère tape sur son épaule.
Elle se retourna et découvrit Hank derrière elle. "Je peux vous voir une minute, Michaela ?" demanda-t-il. "En privé..."
Elle se leva immédiatement. "Bien sûr," répondit-elle avant de le suivre jusqu'à la clotûre qui démarquait la limite du café.
Il s'appuya nonchalamment contre un poteau de bois et porta son cigare jusqu'à ses lèvres puis, les yeux fixés sur le groupe vêtu de noir autour des tables, il remarqua avec désinvolture : "Je ne m'attendais pas à ce que vous alliez à ces funérailles, Michaela."
Elle se tendit, comme si souvent lorsqu'elle était en présence de Hank et qu'elle n'était pas sûre s'il se moquait d'elle ou non.
Elle répondit : "Je ne vous y ai pas vu."
"Je n'aimais pas cet homme... Je le connaissais à peine, mais je n'aimais pas ce que je connaissais," répondit Hank d'un ton neutre. "J'ai été juste surpris, après tout ce qu'il vous a fait, de voir que vous y êtes allée."
Décidant de répondre avec sérieux, elle répondit : "En fait, j'y suis allée pour Miriam, pas pour moi..."
"Cela n'a pas dû être évident..."
Elle baissa le regard. "Non, non, ça ne l'était pas..." Elle avala sa salive et, leva à nouveau les yeux vers lui, elle demanda avec inquiétude : "Comment va Sophie ?"
"Pas trop mal... Les boursoufflures diminuent... Elle n'a pas le moral, cependant... et elle déteste avoir à se cacher dans sa chambre," répondit-il. Puis, il ajouta d'une manière qui lui était typique : "Elle ne me sert pas à grand chose comme ça."
"Hank !" s'exclama Michaela, visiblement choquée jusqu'à ce qu'elle remarque l'étincelle d'amusement dans ses yeux.
Elle sourit timidement, regrettant de s'être faite avoir, et demanda : "Elle a fait ses bagages ?"
"Oui... En fait, elle a une tante dans le Kansas... si son visage n'est pas trop mal, elle prend le train de demain..."
Michaela hocha la tête et plongea la main dans l'une de ses poches pour en sortir une petite liasse de billets. "Je... J'espérais vous voir avant qu'elle s'en aille... Pouvez-vous lui donner ceci ? Cela devrait l'aider jusqu'à ce qu'elle trouve à nouveau du travail."
Il leva la main et l'agita pour repousser l'argent. "Ce n'est pas nécessaire, Michaela... J'ai déjà tout prévu."
"Mais je me sens responsable, s'il vous plaît," l'implora-t-elle en avançant à nouveau l'argent vers lui.
Il plissa les yeux et, avec un haussement d'épaules, le prit et le rangea dans l'une des poches de son pantalon.
"Est-ce qu'elle a des vêtements décents ?" demanda-t-elle. "Je pourrais lui trouver quelques petites choses..."
Hank secoua la tête. "Tout est en ordre, Michaela... Je lui ai dit d'aller s'acheter des choses à Denver."
Michaela hocha la tête, résignée.
"J'espère que tout se passera bien... elle a vécu quelque chose de terrible... et d'après ce qu'elle m'avait dit, sa vie entière a été été plutôt misérable," remarqua-t-elle avec compassion.
"Elle va s'en sortir," la rassura-t-il. "En plus, je lui ai dit que, si elle voulait, elle pourrait revenir dans quelques mois... Je lui ai dit qu'elle avait juste à m'envoyer un télégramme et je lui envoie l'argent pour rentrer..."
Michaela serra les lèvres et se tendit.
Il secoua la tête. "Je sais, je sais... mais pas nécessairement comme une de mes filles, ça vous va ?" demanda-t-il sèchement.
Elle lui fit un petit sourire et acquiésça.
"Et Berta ?" demanda-t-elle soudain. "Je suis étonnée que Jake et Hank ne l'aient pas questionnée. Elle était tellement sous le choc que j'ai eu peur qu'elle dise que Sophie avait un rendez-vous avec Adrian après la fermeture de l'hôtel."
Hank fit un grand sourire. "Vous n'avez pas vu qu'elle n'était plus là ?" la taquina-t-il. "Elle est dans un hôtel de Denver depuis la nuit où ça s'est passé. J'ai envoyé des télégrammes à quelques femmes que je connais là-bas... Elles prennent soin d'elle... à mes frais... Je réalise que toute cette affaire me coûte beaucoup d'argent..."
"Ca nous coûte à tous beaucoup plus que ça n'aurait dû," commenta Michaela, songeuse.
Elle leva à nouveau les yeux vers les siens. "Dites-moi quelque chose," dit-elle, "pourquoi n'avez-vous rien fait contre Adrian quand il a battu Sophie la première fois ? Dans le passé, vous l'auriez fait sortir de votre hôtel en le tenant par une oreille... et vous auriez brisé la réputation du directeur de l'hôtel rival..." Il se détourna soudain d'elle, apparemment mal à l'aise. "Hank ?" demanda-t-elle.
L'air penaud, il se tourna et répondit finalement : "Le fait qu'il était le directeur de l'hôtel était le problème..."
Elle fronça les sourcils. "Pourquoi ?" demanda-t-elle, très étonnée.
Son regard se dirigea vers les tables où certains habitants étaient encore installés. "Myra avait juste commencé de travailler pour lui," dit-il tout bas.
Elle ne comprenait toujours pas. "Et ?"
"Eh bien... il savait qu'elle et moi étions amis... de bons amis... J'ai passé beaucoup de temps là-bas... J'ai pensé qu'il aurait pu s'en prendre à Myra..."
"Mais il n'aurait rien fait !" s'exclama Michaela avant de réaliser qu'elle était dans l'erreur.
Il remarqua son changement d'attitude, leva les sourcils et hocha la tête. "C'est le genre d'hommes qui n'a pas peur de frapper les femmes..."
"Il aurait aussi pu licencier Myra ou peut-être pire... parce qu'elle est votre amie," conclut Michaela avec résignation.
"Oui..."
Michaela secoua la tête. "Il y a vraiment beaucoup de choses auxquelles il aurait dû répondre, n'est-ce pas ?" songea-t-elle d'un air pensif.
"Eh bien, ce n'est pas sur terre qu'il devra se justifier... mais peut-être qu'il l'a déjà fait... en mourant," suggéra Hank. "Il est mort, c'est le plus important... Il ne pourra plus blesser personne, ni Sophie, ni vous, ni même Myra..."
Michaela se tourna pour s'appuyer contre la clotûre de bois à côté de lui. "J'étais tellement en colère après lui," dit-elle tout bas. "Il n'avait aucun droit de faire certaines choses qu'il a faites..."
Elle avala sa salive. "Vous savez, Sully a découvert qu'il avait une clef de la clinique..."
"C'est vrai ?" s'exclama Hank avec indignation. "Comment l'a-t-il eue ?"
"Nous en avons parlé hier soir à la maison, en famille..." répondit Michaela. "Andrew se rappelle d'avoir égaré sa clef pendant quelques jours il y a des mois de cela, peut-être même avant que je reprenne le travail... Il l'a finalement retrouvée, cachée sous des papiers sur son bureau, dans la clinique du Château..."
"Et vous pensez que Tilson l'avait volée pour en faire une copie ?"
Michaela hocha la tête et il dit avec dégoût : "Il a réussi à entrer... ou à faire des choses qu'il n'aurait pas dû ?" demanda-t-il avec une pointe de colère.
"Oh, oui, il pénétrait régulièrement dans la clinique," répondit calmement Michaela. "Il me laissait des roses sur mon bureau quand je n'étais pas là..."
Hank secoua la tête avec stupéfaction. "Pas étonnant qu'il vous rendait si nerveuse..." dit-il. "Cet homme n'était pas clair... Vous êtes une femme mariée..."
Michaela sourit et dit : "Cela ne semblait pas avoir d'importance pour Adrian..."
Hank leva la main et passa les doigts avec agitation dans ses longs cheveux bouclés. "En parlant de ça," dit-il, "je voulais vous dire... eh bien... Je ne suis pas très bon pour ça... mais... je crois que je vous dois des excuses..."
Michaela fronça les sourcils de surprise et dit : "Ah bon ?"
"Oui... Je ne savais pas ce que cet homme vous faisait... mais si j'avais fait quelque chose contre lui... les choses auraient pu dégénérer..."
Michaela secoua la tête. "Non, Hank... Vous ne saviez pas ce qu'il me faisait... Je dois admettre que j'étais en colère de vous voir ne rien faire... au moins pour Sophie... mais je ne vous tiens pas responsable de ce qu'il s'est passé... Je crois que nous avons tous gardé des choses pour nous-mêmes... pour différentes raisons, moi autant que vous..."
"Il n'a jamais... je veux dire, il n'a jamais..." bégaya-t-il. Il donna soudain un grand coup de talon dans un poteau de bois derrière lui avec colère. "Oh, bon sang... Il ne vous a jamais blessé, n'est-ce pas ?"
Michaela se dépêcha de le rassurer. "Non, bien sûr que non... Il m'a approchée le plus près le jour où vous êtes intervenu... oh, et lors de ma chute d'Eclair aussi..."
Hank hocha la tête et soupira de soulagement, ce qui fit sourire Michaela. Elle ne comprendrait jamais cet homme !
Après un moment de silence, elle ajouta: "Eh bien... je suis simplement contente que tout cela soit fini... maintenant, nous pouvons tous reprendre nos vies... J'ai comme l'impression qu'il y avait une grande ombre au-dessus de moi... mais maintenant, elle est partie..." dit-elle tout bas.
Hank hocha à nouveau la tête. "En parlant de reprendre nos vies... J'ai l'intention de parler à Sully..."
"Ah ?"
Il eut soudain l'air déconcerté. "Je me disais que... eh bien... C'est peut-être temps que je me construise une maison à moi... Je ne vais pas vivre à la Pépite toute ma vie..."
Elle leva les sourcils.
"C'est pour ça que vous aidez Matthew, c'est ça ?" demanda-t-elle avec ruse.
Il hocha la tête. "J'ai pensé que si je les aidais... alors ils m'aideraient en retour... Mais je ne veux rien d'aussi grand que vous... pas d'étage ni rien... juste quelques pièces... et un grand et long porche devant..."
Michaela le regarda d'un air interrogateur. Cela ne ressemblait pas du tout à Hank.
"Et vous pensez que vous aimerez vivre dans un endroit comme ça, Hank ? Et où comptiez-vous la bâtir cette maison ?"
Il haussa les épaules et lâcha dans l'air un parfait rond de fumée. "J'ai repéré un joli petit terrain sur la route du Château," répondit-il avec une nonchalance calculée.
Michaela avala sa salive, se rappelant une conversation qu'ils avaient eue il y avait quelques mois de cela. "Ah... Hank, cela n'a rien à voir avec Myra, si ?" demanda-t-elle, essayant de cacher son inquiétude.
"Ce n'est pas vos affaires, Michaela... Vous ne savez jamais quand vous devez fermer la bouche, n'est-ce pas ?"
"Je suis désolée si je donne l'impression de vouloir intervenir... seulement, je n'envisagerais pas de refaire la cour à Myra si j'étais vous..." l'avertit-elle. "C'est juste que... eh bien..."
"Elle ne me voit plus comme un prétendant..." conclut Hank.
Il lui lança un petit sourire. "Je l'ai compris il y a des mois... mais elle et Samantha vivent dans cette petite chambre au Château... un enfant a besoin de la place pour jouer..."
"Donc, vous allez lui construire une maison ?"
"Eh bien... Ce sera ma maison... Mais je pense que ça va encore prendre du temps avant que j'aille y habiter... Elles pourront l'utiliser jusqu'à ce que j'arrête le travail..." dit-il avec un grand sourire.
Michaela secoua la tête. "Hank... vous ne cessez jamais de m'étonner," s'exclama-t-elle.
Elle jeta un regard vers plusieurs personnes qui commençaient à les observer avec curiosité. "Venez... Nous ferions mieux de rejoindre les autres..." dit-elle rapidement. "Mais, dites à Sophie que je lui souhaite tout le meilleur... et que j'aimerais avoir de ses nouvelles... savoir qu'elle va bien, qu'elle est en sécurité..."
Il hocha la tête. "Je lui dirai," répondit-il.
Lui aussi regarda vers les tables du restaurant. "On dirait que certains se demandent ce qu'on est en train de faire," ajouta-t-il en souriant. "Je devrais vous prendre dans les bras, ça leur ferait un sacré choc !"
Prise au dépourvu, Michaela le regarda rapidement dans les yeux, et, sans vraiment savoir s'il plaisantait ou non, elle se dépêcha de rejoindre sa famille et ses amis avant qu'il puisse mettre sa menace à exécution.
"Toi et Hank avez parlé pendant longtemps," remarqua Sully, tout en conduisant le chariot, dans la direction de la maison.
"Oui..." répondit-elle, émergeant de ses pensées. "Sophie part demain... J'espère que personne ne lui posera de questions sur ses bleus..."
"Personne ne va la remarquer," l'assura-t-il. "Elle fera juste partie de la foule à la gare..."
"Je suppose..." répondit-elle avec espoir.
Elle posa la tête sur son épaule. "Je suis si contente que tout soit sur le point de s'arranger. Je sais que nous aurons encore à nous occuper de Miriam, bientôt, mais, comme je l'ai dit à Hank, j'ai le sentiment que le nuage qui pesait au-dessus de ma tête est parti."
Il lui passa un bras autour des épaules et l'attira plus près contre lui. "Il est temps de reprendre nos vies," dit-il avec sincérité. "Comme Dorothy a dit... nous avons un mariage à célébrer..."
"Oui... Cela va être merveilleux... et bien sûr, nous pouvons les aider à emménager dans leur nouvelle maison... Je n'ai pas encore eu la chance de la voir finie... Sully... A quoi ressemble-elle ?"
"Elle me semble très bien... Je sais que Matthew et Kathleen en sont très fiers... c'est ce qui compte."
"Et tu les as aidés..." affirma-t-elle avec fierté également.
"Pas autant que j'aurais voulu..."
Elle le regarda soudain dans les yeux avec un sourire coquin sur les lèvres. "J'ai découvert aujourd'hui pourquoi Hank vous a aidés..."
"Vraiment ?" s'exclama-t-il avec surprise. "Pourquoi alors ? Je t'ai toujours dit qu'il voulait quelque chose en retour..."
"Eh bien, tu avais raison," dit-elle en souriant. "Maintenant, il aimerait avoir 'ton' aide."
"Pour faire quoi ?" demanda Sully avec étonnement. "Je ne vais pas travailler à la Pépite... Tu sais bien ce que j'en pense..."
"Oh, je crois pourtant que tu l'aideras... mais ça n'a rien à voir avec la Pépite d'Or..."
Sully fronça les sourcils. "Ah bon ?"
Elle secoua la tête. "Alors, qu'est-ce qu'il veut me faire faire ?"
Michaela rit et lui prit la main qu'il avait posée sur son épaule. "Je ne pense pas que je vais te le dire," le taquina-t-elle. "Enfin, pas tout de suite... Je vais te laisser deviner..."
"Ah, vraiment ?"
"Oui... Peut-être que tu vas trouver un moyen de me faire parler plus tard..."
Il fit un grand sourire et avança la main sur son cou et juste au-dessus de ses seins. "Je crois qu'on va pouvoir s'arranger..." murmura-t-il tandis qu'elle frissonnait de plaisir en sentant ses caresses sensuelles et aimantes.
49ème et dernier chapitre :
"Oh, Kathleen, c'est magnifique... Tu es sublime," s'exclama Michaela tandis qu'elle et Colleen observaient une Kathleen excitée virevolter dans la pièce dans sa robe de mariée récemment achetée.
La jeune femme était revenue de son dernier voyage à Denver avant le mariage et n'avait pas pu s'empêcher d'essayer sa robe.
Elle tournoyait autour d'elle, un nuage ondoyant de satin couloir ivoire dont la teinte très douce donnait un aspect crémeux à sa peau pâle et faisait briller ses cheveux bruns et bouclés.
"C'est vraiment très beau, n'est-ce pas ?" acquiesça-t-elle gaiement. "Exactement comme je l'imaginais."
Elle arrêta de bouger dans tous les sens et se tint devant le grand miroir dans la chambre de Sully et Michaela.
Michaela vint se placer derrière son épaule, Colleen fit de même de l'autre côté, et elles contemplèrent toutes le reflet enchanteur dans la glace.
Le grand mais discret décolleté se finissait sur le dessus de ses épaules, le luxueux tissu était brodé à la hauteur de sa poitrine et lui collait ensuite à la peau jusqu'à la taille, accentuant sa ligne parfaite.
Les manches se terminaient juste avant le coude et étaient bordées d'une dentelle fine.
La jupe quant à elle, grâce à plusieurs jupons renforcés, tombait presque miraculeusement sur le sol, sans traîner pour autant.
Dans le dos de la robe, il y avait une longue ligne de petits boutons de perle au-dessus de laquelle la traîne en dentelle, longue de six pieds, était accrochée.
"Oh... Tu vas être la plus belle des mariées !" s'enthousiasma Colleen.
Kathleen rencontra les regards étincelants des deux femmes avec un sourire et elle secoua la tête.
"Oh, non," dit-elle. "J'ai vu tes photographies de mariage, souviens-toi..."
Michaela et Colleen se regardèrent avec compréhension, puis Michaela dit : "Colleen a raison... Vous êtes vraiment une magnifique mariée. J'ai tellement hâte de voir la tête de Matthew..."
Kathleen rougit.
"Vous pensez qu'il aimera ?" demanda-t-elle avec désir.
"Je sais que oui," répondit sincèrement Michaela. "Même si je crois que vous pourriez arriver au mariage avec un tissu dont on se sert pour faire des sacs en toile qu'il serait toujours aussi content."
Kathleen rougit à nouveau d'embarras et se tourna vers le miroir. "Je crois que je ferais mieux de l'enlever," dit-elle en admirant sa robe de conte de fées d'un air un peu préoccupé. "Avant que je ne l'abîme..."
Elle prit sa jupe des deux mains et la fit tournoyer autour de ses jambes.
"Encore deux jours à attendre," dit-elle doucement. "Seulement deux jours..."
Michaela la prit par les épaules et les lui serra avec compassion. "Le temps passera bien assez vite," dit-elle avec un généreux sourire pour la rassurer.
Kathleen se tourna vers elle. "Vous ne voulez pas à nouveau réfléchir à ma proposition de vous tenir à mes côtés, Michaela ?" demanda-t-elle avec sérieux. "J'aimerais que vous et Colleen participiez..."
"Oh, je participerai," répondit Michaela. "Mais non... C'est votre journée... Sully et moi allons vous regarder avec douceur pendant que Colleen et Brian se tiendront près de vous deux..."
"Vous êtes sûre ?" demanda Kathleen.
"Absolument..." répondit Michaela. "En plus... J'aurai deux petits enfants bien excités à m'occuper... Imaginez dans quel état ils seraient si je restais à vos côtés..."
Elle leva les sourcils d'un air rêveur et les trois femmes éclatèrent de rire.
"Est-ce que Katie aime sa nouvelle robe ?" demanda Kathleen. "Elle va être si belle quand elle marchera au milieu de l'allée avec son panier de pétales de rose..."
Michaela rit. "J'ai eu du mal à la convaincre de l'enlever après qu'elle l'ait mise," répondit-elle. "Elle va compter les heures jusqu'au jour du mariage... Maintenant, venez... Retirez votre robe... Les hommes en bas vont se demander ce que nous faisons..."
Kathleen hocha la tête et se tourna pour que Colleen puisse défaire les boutons de perle au dos de la robe.
Elle resta immobile un moment, pensive, et demanda : "Est-ce que vous pensez que les hommes se posent des questions et s'inquiètent pour le mariage autant que nous ?"
Colleen et Michaela échangèrent un nouveau regard avant que Michaela réponde : "Oh, ils s'inquiètent autant... peut-être pas à propos des mêmes choses, mais..."
"Et est-ce qu'ils trouvent cela excitant ? J'ai l'impression que mon ventre s'envole comme s'il y avait des centaines de papillons à l'intérieur... et mon coeur bat vite... Vous croyez que Sully était tout aussi excité pour votre mariage, Michaela ? Et Andrew ?"
Michaela sourit en repensant à ce souvenir. "A sa façon à lui... Je pense que Sully était excité... Nous avons attendu très longtemps," répondit-elle.
"Alors que moi et Andrew nous sommes mariés très vite, en pensant que nous partirions à Philadelphie... tout a dû être fait en vitesse... donc peut-être que l'excitation et l'inquiétude étaient différentes," ajouta Colleen.
Kathleen baissa les yeux un moment et demanda, gênée : "Etiez-vous... Je veux dire... Etiez-vous nerveuse ? Et je ne parle pas que du mariage..."
Michaela attendit de voir si Colleen allait répondre, mais lorsqu'elle se tut, elle affirma : "Je pense que toutes les femmes sont nerveuses à ce sujet, Kathleen, c'est naturel... Je sais que moi je l'étais..."
La jeune femme tourna la tête pour regarder Michaela. "Vous l'étiez ? Mais vous étiez bien plus viel--" Elle s'arrêta et avala sa salive.
Michaela rit. "Vieille ?" demanda-t-elle. "Oui... Mais plus sage ? Non."
Elle s'approcha pour prendre les mains de Kathleen dans les siennes. "Matthew vous aime de tout son coeur... On a juste à remarquer la façon dont il vous regarde pour le savoir... C'est un homme doux, je sais que tout se passera bien..."
Kathleen se mordit la lèvre et hocha la tête. "Je veux le rendre tellement heureux," murmura-t-elle.
"Et il veut exactement la même chose pour vous," répondit Michaela. "Partager votre vie avec un homme... avec tout ce que cela apporte... cela peut être merveilleux... La clef de tout, c'est le partage..."
"Comme vous le faites avec Sully..."
"Nous essayons... il faut y travailler... Ca ne vient pas toujours facilement, surtout au début..."
"Mais vous et Sully êtes si proches..."
Michaela hocha la tête et sourit, les yeux brillants. "Oui, nous le sommes..." acquiesça-t-elle doucement. "Très proches," ajouta-t-elle en rougissant légèrement.
Comme si c'était fait exprès, il y eut un soudain coup frappé à la porte de la chambre et Sully appela : "Michaela ?"
Kathleen se déplaça sur le côté pour ne pas être vue et Michaela ouvrit la porte.
"Ah, Michaela... Dorothy est en bas avec Monsieur Finnegan... Elle a dit que tu lui as demandé de l'emmener ici après son arrivée à la gare," l'informa Sully avec un regard interrogateur.
Michaela fit un grand sourire. "Ah, c'est très bien qu'il soit ici," répondit-elle avec joie.
Elle se tourna vers les deux filles. "Je vais en bas avec Sully," dit-elle. "Rejoignez-nous dès que vous êtes prêtes..."
Elle sortit de la pièce et referma la porte derrière elle.
Elle se dirigea vers les escaliers et s'apprêta à descendre, mais Sully l'arrêta en lui prenant le bras. "Qu'est-ce que ça veut dire, Michaela ?" demanda-t-il, visiblement dérouté. "Qui est ce Finnegan ?"
Michaela leva les sourcils et sourit en pensant à cette petite cachotterie. "Tu le découvriras bien assez tôt," dit-elle doucement avant de se hisser sur la pointe des pieds pour l'embrasser rapidement.
Elle l'entraîna vers les escaliers. "Viens... Nous ne devons pas faire attendre nos invités."
Lorsqu'ils entrèrent dans le salon, un homme dodu au visage rubicond se leva maladroitement de la chaise à bascule dans laquelle il était installé.
Il s'avança de quelques pas vers eux et tendit la main. "Ah, Dr Quinn," dit-il. "Un plaisir de vous revoir..."
Michaela sourit et accepta sa poignée de main.
"Je suis si reconnaissante que vous ayez pu venir en si peu de temps, Monsieur Finnegan," répondit-elle.
Elle se tourna vers Sully. "Voici mon mari, Byron Sully... Sully, Monsieur Finnegan est le photographe de Denver que nous avons engagé pour le mariage de Matthew et Kathleen."
Sully serra la main de l'homme qui souriait et dit : "Vous n'êtes pas un peu en avance, Monsieur Finnegan ?"
Le photographe leva les sourcils et expliqua avec un sourire : "Votre femme m'a envoyé un télégramme en me demandant si je pouvais venir aujourd'hui... Je crois qu'elle a un autre travail pour moi..."
Sully se tourna vers Michaela et la regarda avec curiosité.
Elle lui prit la main et dit doucement : "J'ai pensé que... eh bien... puisque nous en avons l'opportunité, nous pourrions prendre des photographies de la famille... Avec Colleen et Andrew qui partent à Philadelphie dans quelques mois... et Matthew et Kathleen qui se marient..."
Sully sourit et se tourna vers le rondelet petit homme.
"Ça me semble être une bonne idée... Quand aimeriez-vous commencer ? Nous sommes tous là, je crois..."
Il regarda vers la cheminée où Andrew, Matthew et Brian s'amusaient avec Katie et William.
Michaela l'interrompit : "Je suggère qu'on offre à Monsieur Finnegan quelque chose à boire avant de sortir faire les photographies... devant la maison... Cela vous va ? Monsieur Finnegan, je vous en prie, asseyez-vous et mettez-vous à l'aise..."
Il y eut plusieurs signes de têtes d'approbation et, après que leur visiteur se soit assis, elle se rendit dans la cuisine pour faire du café.
Sully fit un signe de tête au photographe et la suivit dans la cuisine, en marchant près derrière elle avant de poser les mains sur ses hanches.
"Bonne idée," lui dit-il à l'oreille tandis qu'elle s'appuyait contre son corps chaud. "Tu n'es pas encore inquiète au sujet de la photographie de mariage que Tilson a volé, si ?" demanda-t-il.
Elle se tourna pour le regarder dans les yeux. "Je ne peux pas l'oublier, Sully," murmura-t-elle. "Je... J'ai pensé que... prendre de nouvelles photographies pourraient..." Elle ralentit et s'arrêta.
Il l'embrassa avec amour sur le front et sur le bout du nez.
Après l'avoir bercée quelques instants, il ajouta: "Comme j'ai dit, ça me va très bien... Mais je veux que tu te sortes l'autre photographie de la tête... Elle n'a plus d'importance..." dit-il doucement.
Elle soupira, hocha la tête et baissa les yeux avant de se retourner vers le pot de café.
"Bien... Dr Quinn, Monsieur Sully... Vous devriez peut-être vous mettre au milieu sur la marche du bas," ordonna Monsieur Finnegan alors qu'il réfléchissait à l'agencement de cette photographie de cette assez grande famille à l'extérieur de leur maison.
"Voilà... maintenant, vous, jeune homme," dit-il à Brian. "A côté de votre mère."
Brian s'approcha et vint câler son épaule contre celle de sa mère.
Elle se tourna pour le regarder quelques secondes en s'émerveillant du fait qu'il était maintenant légèrement plus grand qu'elle, avait fini l'école et s'apprêtait à faire son propre chemin dans le monde.
Monsieur Finnegan regarda Katie dont l'expression rebelle était un peu décourageante.
Elle avait été très en colère lorsque sa mère ne lui avait pas permis de mettre sa nouvelle robe pour les photographies.
"Euh... tu voudrais peut-être être avec ton papa ?" suggéra-t-il. La petite fille plissa les yeux et garda les lèvres bien serrées.
"Hé, Katie... Pourquoi tu ne viens pas ici avec moi ?" demanda Sully.
Elle se tourna, les mains sur les hanches, et lui fit face.
"J'aimerais bien avoir ma Katie avec moi sur la photographie," dit-il d'une voix suppliante.
Elle sembla le regarder avec suspicion pendant quelques secondes et capitula soudain en courant dans ses bras ouverts.
Il la souleva du sol et elle se blottit dans son étreinte tandis qu'il l'embrassait sur la joue.
Michaela, tenant déjà William dans les bras, les observa avec indulgence.
Il semblait que Katie allait toujours être la petite fille de son père.
"Maintenant, vous mademoiselle, monsieur..." dit Monsieur Finnegan en indiquant Colleen et Andrew. "A côté du jeune homme, je crois... Vous pourriez peut-être vous mettre un peu derrière lui, monsieur."
Le jeune couple vint se placer fièrement à côté de Brian et Michaela.
Colleen avala sa salive avec amertume : dans quelques mois, ils partiraient tous les deux pour Philadelphie.
Il pourrait se passer une année avant qu'elle les revoit !
Elle lutta contre une soudaine envie de pleurer.
La main de Sully vint se poser sur sa hanche et elle sut qu'il savait ce à quoi elle pensait et elle lui fit un petit sourire.
"Maintenant, vous, monsieur et la jeune demoiselle... à côté de Monsieur Sully," ordonna le photographe.
Kathleen se déplaça pour venir à côté de Sully, plus grand qu'elle, et Matthew s'installa un peu derrière son épaule gauche, une main autour de sa taille.
Ils se penchèrent tous les deux un peu pour lancer des sourires chaleureux à Michaela.
Elle leur répondit en souriant de toutes ses dents.
Deux autres jours et un autre de ses enfants serait marié.
Il lui semblait que c'était seulement hier que Matthew avait emmené ses jeunes frère et soeur dans la vieille maison et avait déclaré avec un air rebelle qu'ils étaient là uniquement parce qu'ils étaient obligés.
Maintenant, Matthew était davantage son ami que son fils et elle était ravie à l'idée qu'il allait vivre près d'elle avec sa merveilleuse femme.
Kathleen apportait à Matthew un bonheur qui lui avait manqué si longtemps.
Michaela savait que le respect mutuel et l'amour que se portait le jeune couple les feraient traverser chaque épreuve de leur chemin.
Il était clair que c'était une union qui allait durer.
Monsieur Finnegan se recula un peu vers le corral, créant la forme d'une phographie avec ses mains de façon à déterminer avec plus de précision la composition de cette photographie.
"Oui," dit-il, plus à lui-même qu'aux autres. "Très bien..."
Il revint vers son appareil et entreprit de mettre un verre à l'intérieur. "Tout le monde me regarde maintenant... De grands sourires..." ordonna-t-il.
Tout le monde, y compris William qui ne pouvait pas comprendre ce qu'il se passait mais qui sentait que le moment était important, se figea soudain et, avec un petit coup du poignet, Monsieur Finnegan prit la première photographie.
Baignée par le soleil d'été, la famille Sully/Quinn/Cooper/Cook fut capturée dans le temps.
Lorsque le photographe indiqua qu'ils pouvaient enfin bouger, il y eut des rires et des grands sourires.
"Une autre peut-être ?" suggéra Monsieur Finnegan.
"Tout le monde en voudra une," dit Sully. "Vous feriez peut-être mieux d'en prendre plusieurs..."
Pendant les quelques minutes qui suivirent, Monsieur Finnegan photographia la famille dans diverses poses, appréciant l'amour et le bonheur évident qui semblait émaner du groupe.
Il fut cependant déconcerté pendant quelques secondes lorsque, au milieu d'une prise, un cavalier apparut dans le lointain, un cavalier qui s'avéra être un Indien !
Lorsque l'homme, vêtu d'une tunique indienne traditionnelle, fut accueilli par de grands sourires et des étreintes (surtout par Miss Jennings qui avait regardé tout cela avec tendresse), il se détendit, même s'il ne pouvait s'empêcher d'être sur la défensive.
Un petit moment plus tard, un couple de Noirs et leur bébé arrivèrent dans un chariot, venant de la ville, et furent à nouveau accueillis avec joie.
C'était effectivement une famille intéressante !
"Ah... Monsieur Finnegan... J'aimerais que Grace et Robert E soient sur une photographie... Ce sont les parrains de Katie... et j'aimerais la même chose pour Dorothy et Nuage-Dansant..." demanda Michaela.
"Très bien, Dr Quinn," répondit l'homme au visage tout rond. "Mais toutes ces photographies vont vous coûter cher..."
"C'est très bien... nous pouvons nous le permettre," coupa Sully en prenant la main de sa femme avant de la serrer.
L'homme sourit.
"Très bien, alors... Où voudriez-vous qu'ils se placent ?"
Après que Nuage-Dansant et Dorothy aient pris place à côté de Sully, Matthew et Kathleen et que Robert E et Grace se soient mis à côté de Colleen et Andrew, la séance de photographies reprit.
Entre différentes prises, il y avait beaucoup de rires et de bavardages joyeux jusqu'à ce que Monsieur Finnegan se recule finalement en disant : "Cela devrait suffire maintenant... J'en ai pris beaucoup..."
Le groupe se décomposa très vite et le photographe commença à démonter son appareil.
Michaela se précipita immédiatement vers lui. "Euh... non, nous n'avons pas encore tout à fait fini, Monsieur Finnegan... s'il vous plaît..."
Le photographe leva les sourcils d'étonnement. "J'aimerais que vous en preniez encore une ou deux de plus, d'accord ?" lui demanda-t-elle.
"Bien sûr," répondit-il tout de suite. "De tout le monde ?"
Elle secoua la tête. "Non," répondit-elle avec prudence. Elle se tourna vers sa famille et ses amis, éparpillés dans la cour. "Colleen... veux-tu emmener tout le monde à l'intérieur pour le café et le gâteau ?"
"Bien sûr, maman," répondit la jeune femme, sachant bien ce que sa mère avait en tête.
Michalea prit la main de Sully et se tourna vers le photographe. "Nous revenons dans un instant," dit-elle doucement, avant de tourner les talons et d'entraîner Sully vers les marches du porche.
Une fois à l'étage dans leur chambre, Michaela ouvrit le tiroir du bas de l'armoire et souleva un vêtement familier.
Elle se tourna vers Sully songeur. "S'il te plaît ?" demanda-t-elle simplement.
Il s'avança vers elle, prit son costume de marié, le laissant se déplier au passage, et le tint contre lui.
"Ce n'est pas nécessaire, Michaela," dit-il doucement. "Je t'ai dit que la photographie n'avait pas d'importance..."
"Pour moi... ?" le supplia-t-elle. "S'il te plaît..."
Leurs regards se rencontrèrent et il sourit soudain. "Comment est-ce que je peux te dire non ?" dit-il avec amour.
Elle sourit et s'approcha de lui. "Tu ne peux pas," murmura-t-elle avec charme.
Il haussa les épaules. "Je sais," répondit-il avant d'ôter sa chemise par-dessus la tête et de mettre la lourde chemise indienne, toute décorée.
Il la mit bien droite et la regarda avec doutes. "Et toi, qu'est-ce que tu vas porter ?" demanda-t-il pour la taquiner.
Elle écarquilla les yeux. "Euh... ce que je porte en ce moment," répondit-elle en lissant la jupe de sa robe d'été décorée de fleurs.
"Si je dois m'habiller comme ça, alors toi aussi," dit-il.
"Je... je ne peux pas porter ma robe de mariée... elle a été modifée pour Colleen, tu te souviens..."
Il réfléchit un instant, puis dit doucement : "Je ne t'ai pas encore vue dans la robe que ta mère t'a envoyée pour ton anniversaire..."
"Je venais d'avoir William quand elle est arrivée," expliqua-t-elle. "Et il n'y a pas eu beaucoup d'occasions..."
"Cela pourrait en être une," suggéra-t-il. "Je ne porte pas ça si tu ne t'habilles pas autrement aussi..."
Michaela rit et se tourna vers l'amoire avant de sortir la magnifique robe de la couleur du bronze que sa mère avait envoyée. "Elle est plutôt chic, non ?" dit-elle doucement. "Et mes cheveux ?"
"Tes cheveux sont très bien comme ça... tu sais que j'aime quand ils descendent, lissés, sur tes épaules..."
Quelques minutes plus tard, Monsieur Finnegan impatient fut abasourdi de voir sortir de la maison Dr Quinn et son mari, vêtus d'habits plutôt non conventionnels.
"Juste tous les deux, s'il vous plaît," précisa Michaela au photographe.
Il hocha la tête et demanda : "Ici ? En général, les couples se font photographier à l'intérieur... l'homme est assis, la femme est debout..."
Michaela et Sully secouèrent la tête en même temps. "Non, ce n'est pas nous du tout, Monsieur Finnegan," répondit Sully. "Ici, ça sera parfait..."
"Et pour la pose ?"
Michaela prit immédiatement la main de Sully et ils se déplacèrent près de la rambarde du porche, Michaela sur la première marche, Sully sur la terre, ce qui leur donnait à peu près la même taille. "Ici, ça ira bien, non ?" demanda Sully.
"Euh... oui, bien sûr... où vous voulez," répondit le photographe.
Pendant que l'homme installait l'appareil et trouvait le bon angle avant de le charger avec une plaque de verre, Sully se tourna légèrement vers Michaela, lui prit tendrement les deux mains avant de les amener contre son torse, et l'attira près de lui.
"Comme ça, ce sera parfait," murmura-t-il, les yeux dans les yeux. "N'est-ce pas ?"
Elle sourit. "Parfait," répondit-elle, son amour pour lui brillant dans ses yeux. "Simplement parfait."
Monsieur Finnegan n'eut pas à demander au couple de rester immobile, ou de sourire, car lorsqu'il leva les yeux, ils se tenaient tout près l'un de l'autre, ne regardant pas l'appareil, sans sembler se soucier de ce qu'il se passait autour d'eux.
Il eut un petit sourire et prit la première photographie, et puis une seconde.
Pendant ces quelques secondes, Michaela et Sully, sans détacher leurs regards l'un de l'autre, semblèrent perdus dans leur propre monde, ne s'apercevant pas des regards et des sourires indulgents du photographe et de leur famille et amis qui les espionnaient à travers les rideaux de dentelle de la maison.
Sully observa Michaela tandis qu'elle se déplaçait dans la chambre pour se préparer pour la nuit.
Ce soir, il se dégageait d'elle une paix, une sérénité, qui avaient disparues depuis des mois, depuis que l'affaire Tilson avait débuté, en fait.
Et avec cette nouvelle sérénité, sa beauté était mise en valeur, une beauté qui lui coupait presque le souffle.
Son coeur s'accéléra un peu.
Il s'émerveillait parfois devant le fait qu'il l'aimait plus chaque jour, et ce soir, c'était ce qu'il ressentait.
Ils avaient traversé tellement de choses durant ces quatre années de mariage, des expériences qui avaient le potentiels de détruire un mariage, mais pas le leur.
Il la regarda s'arrêter près du berceau de William pour le regarder dormir et son coeur fit un nouveau bond.
Femme, mère, médecin, amie – chaque rôle était tout aussi important pour elle et il l'aimait pour cela.
Elle leva les yeux vers lui, rencontra son regard, sourit et Sully eut le souffle coupé.
Il repoussa les couvertures, tapota à côté de lui et elle s'avança sans hésitation.
Michaela grimpa dans le lit et se blottit immédiatement contre Sully, couchée sur le côté, la main posée sur son torse nu.
Depuis cet après-midi, elle avait attendu ce moment où elle pourrait être seule avec lui, complètement seule.
Une excitation, un besoin, étaient nés en elle, une envie de le tenir contre elle, de lui dire qu'elle l'aimait et que maintenant plus rien d'autre ne comptait.
Tout en pensant à cela, elle commença inconsciemment à caresser doucement avec sa main, sa peau nue et elle l'embrassa sur l'épaule.
Lorsque les bras de Sully qui l'encerclaient la rapprochèrent de lui, elle le regarda, lui sourit et demanda un baiser.
Il accepta volontiers et elle se souleva un peu pour que leurs visagent se rencontrent.
Lorsque le baiser se termina, elle soupira de satisfaction et se recoucha à ses côtés.
Les mouvements de son torse tandis qu'il riait en silence lui firent lever les yeux et elle se mordit la lèvre d'embarras.
Sully étreignit sa femme avec amour.
A part pour lui, le côté ingénu de Michaela était rarement révélé aux autres.
Il repoussa les cheveux qui lui tombaient sur le visage et murmura : "Ça a été une sacrée journée, n'est-ce pas ? Merci d'avoir pensé aux photographies."
"Ça ne t'a pas embêté ?"
Il secoua la tête.
"J'aime quand tu me surprends... et tu avais raison... avec Colleen et Andrew qui s'en vont et Matthew et Kathleen qui se marient..."
La main de Michaela lui caressa le torse et elle reprit là où il s'était arrêté : "Notre famille suit son propre chemin... et pourtant, elle s'agrandit en même temps... Ce sera bien d'avoir une photographie récente de nous tous... Nous étions neuf aujourd'hui, Sully, neuf !"
Il rit à nouveau. "J'ai toujours voulu une famille," dit-il. "Je n'ai jamais imaginé en avoir une aussi grande... et différente."
"Différente ?"